Ouédraogo, directeur de la législation et du contentieux à la DGI : « Il n’y a ni de nouveaux impôts, de nouvelles taxes, ni d’augmentation d’impôts »

Le directeur de la législation et du contentieux, à la direction générale des Impôts, Idrissa Ouédraogo, présente dans cette interview, les implications fiscales de la loi de finances rectificative, adoptée le 23 septembre 2026 par les députés.

Sidwaya (S) : Qu’est-ce qui a justifié l’adoption de la Loi de finances rectificative (LFR) ?

Idrissa Ouédraogo (I.O) : Dans la vie de l’Etat, dans la gestion budgétaire, on a trois types de lois de finances. On a la Loi de finances initiale (LFI) qui est votée pratiquement en fin d’année pour régler le budget de l’Etat de l’année à venir. Par exemple, en fin décembre 2025, l’Assemblée législative du peuple a adopté la LFI pour donner quitus au gouvernement d’exécuter le budget de l’Etat en 2026.

Chemin faisant, pendant l’exécution de ce budget, il s’est avéré que ce qui avait été arrêté comme prévisions de recettes qui doivent financer les dépenses, les différentes régies, à savoir la direction des Impôts, la direction des Douanes et la direction générale du Trésor et de la Compatibilité publique ont fait de bonnes réalisations, des dépassements qui ont nécessité l’allocation de nouveaux
crédits au profit de certains départements ministériels.

Au regard donc de ces dépassements, il était nécessaire que l’on revisite le budget
pour permettre d’effectuer de nouvelles dépenses. C’est ce qui a justifié l’adoption de cette Loi de finances rectificative (LFR) qui a eu lieu en cours d’exécution du budget et qui est le second type de loi de finances. En d’autres termes, cette LFR vient corriger ce qui avait été initialement arrêté au regard des évolutions qui ont été constatées dans la mobilisation des ressources en cours d’année.

Ce qui a été alloué comme crédits supplémentaires est d’environ 300 milliards de francs CFA, qui ont été répartis pour prendre en charge des dépenses supplémentaires de l’Etat. Comme l’a souligné le camarade ministre de l’Economie et des Finances, il s’agit de certaines dépenses prioritaires de l’Etat, notamment la sécurité, le projet SMART, les investissements dans les secteurs stratégiques, l’acquisition des véhicules, etc. L’année prochaine, l’Assemblée va adopter une loi de finances qu’on appelle loi de règlement qui va venir valider l’exécution du budget de cette année. C’est le troisième type de loi de finances.

C’est donc principalement au regard des évolutions qu’on a essayé de réajuster la mobilisation des ressources aux nouvelles dépenses pour accorder de nouveaux crédits pour leur prise en charge.

S : Cette LFR comporte-t-elle de nouvelles mesures fiscales ou crée-t-elle de nouveaux impôts ou taxes ?

I.O : Les dispositions fiscales ont été modifiées en vue de prendre en compte les nouvelles orientations du gouvernement. Il s’agit pour l’essentiel des mesures d’accompagnement, des mesures de faveur fiscale accordées à certains secteurs d’activité tels que les assurances, le secteur de l’élevage, la production, les PME. L’objectif est d’accompagner ces secteurs-là dans la production d’une part, de la richesse, la création d’emplois, mais aussi pour l’atteinte de l’autosuffisance alimentaire.

S : La loi de finances rectificatives a introduit un certain nombre d’exonérations de TVA. Qu’est-ce qui explique ces exonérations et quelles sont les matières imposables ou les secteurs concernés pour ces faveurs fiscales ?

I.O : Nous pouvons retenir l’exonération des produits laitiers de la TVA. Comme produits laitiers, on a le yaourt, le fromage, la crème, etc., tout ce qui dérive de la transformation du lait. Avant cette LFR, ces produits laitiers étaient soumis à la TVA. Mais ici, pour que le produit soit exonéré de la TVA, il est prévu une condition. Il faudrait que les intrants, la matière première qui rentrent dans la production de ce produit laitier soit dérivé de la production locale.

C’est une autre façon aussi d’accompagner le consommons local. Mais il est prévu un arrêté interministériel qui viendra apporter des précisions quant à la proportion des matières locales dans la production de ce produit fini, afin que ce produit puisse être exonéré de la TVA. Autrement dit, si la matière première est essentiellement importée, le produit fini ne va pas bénéficier de l’exonération de la TVA. L’idée ici, c’est de soutenir la production locale.

La seconde mesure fiscale concerne l’exonération de la TVA sur la matière première qui rentre dans la production d’aliments pour bétail, volaille et poisson.
Pour rappel, le Code général des impôts, en son article 307, a exonère déjà de la TVA sur les aliments bétail, volaille et poisson produits localement. Mais les intrants n’étaient pas exonérés de la TVA.

L’innovation ici, est que tout ce qui est intrant qui va rentrer dans la fabrication de ces produits va également être exonéré au même titre que les produits finis. Que ces intrants soient importés, ou produits localement, l’exonération de la TVA est consacrée. Cela a un sens parce que le produit fini étant exonéré, la TVA qui était supportée sur ces intrants-là, les producteurs n’avaient pas la possibilité de la récupérer parce qu’il n’y a pas de TVA collectée. Cette TVA est arrivée comme une charge d’exploitation. Cela veut dire qu’il y a un impact sur la marge, peut-être sur le prix du produit fini.

Cette exonération est donc une mesure de faveur. Mais là aussi, il est prévu l’adoption d’un arrêté interministériel qui sera pris par le ministre en charge des finances et celui en charge de l’élevage, afin de pouvoir apporter plus de précision sur ces intrants qui seront concernés par l’exonération. La mesure est accompagnée d’une exonération des droits de douane pour les intrants qui feront l’objet d’importation. Autre mesure,
on a l’exonération de la TVA sur les opérations de confection et de poses des plaques d’immatriculation des véhicules, que ce soit 4 roues ou 2 roues.

De par le passé, ces opérations étaient soumises à la TVA. Mais dans la pratique, il y a des difficultés, car la confection ainsi que la pose des plaques sont réglementée, les acteurs devant avoir un agrément. Et les prix, que ce soit la pose ou la confection, étaient fixés par l’arrêté du ministre. Du coup, les promoteurs agréés n’ont pas cette possibilité de pouvoir les moduler et mettre une TVA là-dessus.

Or, ce qu’ils font comme services, ce sont des prestations de services passibles de la TVA. Du coup, il pouvait y avoir des redressements. Mais on est obligé d’abandonner, car manifestement, il était compliqué pour ces acteurs-là de pouvoir les payer. Vu que ce sont des recettes de services en tant que telles, il a été proposé et acté d’exonérer ces opérations de la TVA.

En réalité, l’objectif est de donner une sécurité juridique à ces acteurs pour éviter qu’il y ait des redressements, car s’il n’y a pas un texte qui dit que ces opérations sont exonérées, l’administration fiscale va toujours exiger cette TVA, avec des rappels de droits. La mesure permet donc d’apporter beaucoup de garanties et de sécurité à ces personnes agréées qui sont dans ce domaine.

L’autre mesure d’exonération de la TVA porte sur les primes de réassurance. Les couvertures de risques sont considérées fiscalement comme des prestations de services que les assureurs offrent au profit des réassureurs qui sont hors du Burkina. Fiscalement, on considère la réassurance comme étant dans le champ de la TVA.

Mais, le Code général des impôts a expressément exonéré de la TVA sur les opérations d’assurance qui sont faites par les assureurs au niveau local parce qu’il y a la taxe unique sur les assurances. Or, pour les opérations de réassurance, il n’y a pas de taxe unique sur les assurances.

Et aussi, vu que les réassureurs sont pour la plupart hors du territoire, les services qu’ils offrent sont considérés comme étant passibles de la TVA pour le compte de tiers. C’est celui qui verse la rémunération qui a l’obligation de déclarer ce qu’on appelle TVA pour le compte de tiers qui est le réassureur qui est hors du territoire national. Mais cela crée aussi des difficultés parce que la prime perçue par l’assureur l’a été auprès des assurés.

C’est une partie de ces primes qui est transférée pour la réassurance. Cela crée donc des difficultés au niveau des sociétés d’assurance qui ont fait l’objet de redressements, de rappels de droits. Mais pour payer, c’est compliqué. En même temps cela devient aussi un frein pour le développement de ces assurances.

Du coup, il a été proposé d’exonérer les opérations de la réassurance de la TVA. En même temps c’est aussi l’occasion pour le Burkina d’internaliser une décision de la Conférence interafricaine des marchés des assurances (CIMA) qui avait été prise depuis 2010, demandant aux Etats d’exonérer les primes de réassurance de tout impôt et taxe.

Vu que ce sont des prestations de services, fiscalement, normalement, en les payant, on doit faire une retenue à la source. En principe, une société locale de réassurance qui verse la prime à un réassureur non résident devrait faire une retenue à la source.
La mesure a aussi contribué à exonérer les primes de réassurance des retenues à la source. La prime qui revient aux réassureurs ne sera donc pas frappé d’impôt, de TVA ni de retenue à la source. Mais, il faut préciser que cette mesure de faveur en matière de retenue à la source fiscale ne concerne que le réassureur qui se trouver dans l’espace CIMA.

Le réassureur qui n’est pas dans l’espace CIMA n’est pas concerné par l’exonération. En ce moment, les primes qui sont rétrocédées au réassureur doivent faire l’objet de la retenue à la source sur les sommes versées aux prestataires non-résidents.
Donc, c’est une retenue qui existe pour tous les prestataires non-résidents.

Que ce soit la formation, la consultation, si vous n’êtes pas résidents au Burkina, celui qui est bénéficiaire, en payant la rémunération doit obligatoirement retenir 20%, si le prestataire n’est pas dans l’espace UEMOA ou dans un Etat qui a signé une convention avec le Burkina. C’est une mesure de faveur toujours au profit des assureurs, car comme il n’y a plus la retenue, il n’y a plus d’obstacle. C’est peut être l’occasion aussi de pouvoir souscrire à beaucoup plus de polices de réassurance. Les assureurs seront plus tentés de venir au Burkina, parce que c’est pratiquement défiscalisé.

S : Il est également question de la modification du régime fiscal applicable aux boissons non alcoolisées. Que vise cette modification et de quoi s’agit-il concrètement ?

Le directeur de la Législation et du Contentieux à la DGI, Idrissa Ouédraogo : « C’est une autre façon aussi d’accompagner le consommons local ».

I.O : Je ne dirai pas des exonérations mais des mesures de faveur. C’est le cas des boissons par exemple. Donc, il y a une catégorie de boissons pour lesquelles le taux qui est applicable a été réduit à la baisse, notamment les jus aromatisés. Le taux de la taxe qu’on appelle la taxe sur les boissons varie. Pour les boissons alcoolisées, le taux varie entre 30% à 70% en fonction de la teneur. Les boissons de moins de 8 degrés d’alcool sont taxées à 30%. Celles qui dépassent 8 degrés sont taxées à 50%. Les vins et liqueurs sont taxés à 70%. Pour les boissons non alcoolisées, on en a aussi deux catégories. Les boissons énergisantes sont taxées à 50% et les non énergisantes à 15%.

Dans ce dernier cas, il y a les eaux aromatisées. L’eau aromatisée, c’est de l’eau avec de l’arôme pour donner une certaine saveur. Ces eaux étaient taxées à 15%. Le constat est que ce sont des eaux qui sont beaucoup consommées en milieu rural contrairement aux grandes villes. Pour ces eaux aromatisées, la mesure de faveur est que le taux de taxation baisse de 15 à 5%. L’objectif est de rendre ces boissons beaucoup plus accessibles mais aussi accompagner les industries de boissons dans la création d’emplois et de richesses. Des inquiétudes ont été soulevées en termes de santé publique ; si elles étaient dangereuses.

La mesure est purement économique pour accompagner le secteur industriel de boissons. Il s’agit aussi de rendre les eaux accessibles à cette franche de la population qui, généralement, est démunie.
Et puis, on se dit aussi que si ces boissons sont autorisées depuis longtemps, c’est qu’il n’y a pas de souci particulier au niveau de la santé. Si ces produits étaient dangereux, le laboratoire national de santé publique devenu agence n’allait pas autoriser sa vente. Pour les boissons non aromatisées, comme les boissons sucrées, le taux demeure à 15 %. Il n’y a donc pas de changement.

S : La loi a aussi rétablit les mesures d’incitations fiscales et douanières au profit des petites et moyennes entreprises. Pouvez-vous nous en dire plus ?

I.O : Ce n’est pas une nouvelle mesure, mais une reconduction. La loi avait été adoptée en 2023 et est arrivée à expiration en décembre 2025. Elle avait
été prise à l’époque pour accompagner la mise en œuvre de la loi portant promotion des PME/PMI.

Comme elle était arrivée à expiration, à partir de janvier 2026, nous n’étions plus en mesure d’accorder les mesures d’exonération prévues. Une étude a donc été réalisée afin d’apprécier la nécessité de reconduire ou pas ces mesures. L’étude a été proposée par le secrétariat permanent du Comité de politique fiscale. La direction générale des impôts et la douane ont été associées au processus. Tous ceux qui avaient bénéficié de ces mesures ont fait l’objet d’une évaluation à partir des données disponibles.

L’étude a abouti à la proposition de reconduire la mesure. D’une part, les entreprises, notamment les PME, ont pu en bénéficier. D’autre part, il y a eu de l’engouement. Nous avons encore reçu des dossiers, y compris d’anciens dossiers transmis au ministère avant l’expiration de la loi, mais que nous ne pouvions plus traiter par qu’il y a l’expiration. On peut toujours dire qu’il s’agit de renonciations à des recettes fiscales, mais il faut également regarder ce que ces mesures ont permis de créer en matière d’emplois. C’est notamment ce qui a conduit à proposer la reconduction de la mesure.

En termes de contenu, ce sont des exonérations matérielles destinées à accompagner les PME dans l’acquisition de matériel. Pour les PME qui évoluent, par exemple, dans la production, il est prévu des exonérations en matière de patente pendant trois ans, deux années d’exonération totale et une troisième année avec une réduction de 50 %.
En matière de droits de douane, des mesures sont aussi prévues pour le matériel importé.
Les transports et les véhicules importés sont également concernés. Le paquet comprend donc plusieurs mesures.

S : Ces mesures concernent les PME de tous les secteurs ?

I.O : Oui, les PME des tous les secteurs sont concernées. La loi portant promotion des PME a défini des critères permettant de déterminer les entreprises qui peuvent être reconnues comme PME. Pour bénéficier des avantages, il faut donc avoir le statut de PME. Pour l’obtenir, il faut constituer un dossier qui est soumis à la Commission nationale des PME.

Celle-ci apprécie le dossier pour voir si l’entreprise remplit les critères.
La loi définit les microentreprises, les petites entreprises et les moyennes entreprises. Selon la classification retenue, les microentreprises sont celles dont le chiffre d’affaires annuel est inférieur ou égal à 15 millions F CFA.

Les petites entreprises sont celles dont le chiffre d’affaires est compris entre 15 et 50 millions CFA. Quant aux moyennes entreprises, leur chiffre d’affaires se situe entre 50 millions et 1 milliard de francs CFA. Les grandes entreprises ne sont donc pas concernées par ces mesures. Elles ne sont pas éligibles.

En principe, toutes les PME qui répondent aux critères doivent disposer de ce statut. Il s’agit d’une reconnaissance légale et officielle. Pour bénéficier des exonérations, il faut donc introduire un dossier. Le dossier est examiné par la Commission nationale des PME. La DGI fait partie de ce comité. Si le dossier est bon, un projet d’arrêté est élaboré, puis soumis à la signature des ministres chargés du Commerce et des Finances. C’est cet arrêté qui donne droit aux avantages fiscaux. Tout cela est décrit dans le dispositif.

S : Autre innovation de cette loi, c’est l’autorisation exceptionnelle des mutations volontaires de droits provisoires afférents aux terrains nus à usage d ‘habitation et autres que d’habitation hors délai de mise en valeur. En Français facile, qu’est-ce que cela veut dire ?

I.O : Il y a un constat. Beaucoup de propriétaires ont acheté des terres ou se sont vu attribuer des terrains, mais n’ont pas pu les mettre en valeur. Aujourd’hui, il est difficile, pour la Direction générale des impôts, de connaître avec exactitude la situation de tous les propriétaires terriens. Certains ont acquis des terrains, mais n’ont pas pu effectuer les mutations, notamment parce que les conditions de mise en valeur prévues par la réglementation n’ont pas été respectées.

L’objectif de la mesure est donc d’accompagner tous ceux qui n’ont pas pu mettre leur terrain en valeur dans le délai de cinq ans, de pouvoir faire les papiers et effectuer les mutations c’est-à-dire d’obtenir les documents fonciers à leur nom même sans avoir mis leur terrain en valeur. Mais la mesure ne concerne pas uniquement les terrains à usage d’habitation. Elle s’étend également aux terrains à usage autre que d’habitation. C’est l’innovation de cette année.

Les années précédentes, la mesure concernait uniquement les terrains à usage d’habitation. Cette année, elle est étendue aux terrains à usage autre que d’habitation. Cela va nous permettre d’avoir un fichier plus fiable des propriétaires terriens. Cette mesure va également faciliter l’établissement de la taxe additionnelle applicable aux terrains non mis en valeur. Si vous vous souvenez, une réforme a été adoptée l’année dernière pour soumettre les terrains non mis en valeur au paiement d’une taxe, sous peine de retrait.

Pour pouvoir retirer, il faut d’abord savoir à qui appartiennent les terrains. Nous saurons ainsi avec davantage de précision à qui appartiennent les différents terrains. Et lorsqu’un terrain n’est toujours pas mis en valeur, il sera plus facile d’engager les démarches liées au paiement de la taxe additionnelle.
La question principale qui nous revient est notamment l’évaluation de l’impact. Une évaluation sera faite pour faire l’impact de la mesure sur le plan économique, sur le plan social de la mesure.

En résumé, cette nouvelle loi n’introduit pas de nouveaux impôts, pas de nouvelles taxes, pas d’augmentation d’impôts aussi. C’est juste des mesures de faveur pour accompagner des secteurs sociaux comme l’élevage, les PME et PMI, le domaine d’assurances. Car les enfants ont besoins d’être assurés, les sociétés ont besoins d’être assurées. Même les mesures de mutation, c’est pour accompagner la population. Les Burkinabè doivent être rassurés que c’est pour aider. Ce qui serait bon c’est de travailler avec ces bénéficiaires pour que s’il y a un impact qu’il y a un impact sur les prix sur le marché. L’objectif
est que cet impact profite à la population, au consommateur final.

Interview Réalisée par
Mahamadi SEBOGO

Production des savoirs sur l’Afrique: des chercheurs africains repensent l’analyse du discours

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IIe colloque international de l’Observatoire de production et d’analyse du discours (OPAD) se tient, du 24 au 26 septembre 2026, à l’université Joseph-Ki-Zerbo.

Le représentant du ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, le conseiller technique, Alain Ouédraogo, a présidé à la cérémonie d’ouverture du IIe colloque international de l’Observatoire de production et d’analyse du discours (OPAD) qui se tient, du 24 au 26 septembre 2026, à Ouagadougou.

Placé sur le thème « Repenser l’analyse du discours à partir des théories et épistémologies africaines : enjeux endogènes, postcoloniaux et scientifiques », cet événement réunit des chercheurs de neuf pays africains pour formuler des outils méthodologiques adaptés aux réalités du continent.

L’objectif du colloque selon le président du comité d’organisation, Dr Boukary Nébié, est de questionner les pratiques, les théories et l’épistémologie des chercheurs africains. « Notre ambition est d’endogénéiser totalement les théories et les concepts que nous développons », a-t-il poursuivi. Selon le représentant du ministre chargé de l’Enseignement supérieur, Alain Ouédraogo, le thème de la rencontre est pertinent, d’actualité et interpellateur.

« Repenser l’analyse du discours à partir des théories et des épistémologies africaines, c’est affirmer que l’Afrique a aussi des cadres de pensée susceptibles de contribuer à l’enrichissement de la science universelle », a-t-il ajouté. Alain Ouédraogo, estime que la recherche scientifique n’est véritablement féconde que lorsqu’elle part des expériences, des histoires et des savoirs des sociétés qu’elle étudie.

Le président du comité scientifique du colloque, Pr Sidiki Traoré, a déclaré que la production du savoir sur l’Afrique s’est longtemps effectuée sous le prisme des outils occidentaux, au service du projet colonial puis du fonctionnement impérial. Il a salué la publication récente des travaux de déconstruction menés par des penseurs africains.

La conférence inaugurale a été animée par Pr Djédjé Hilaire Bohui, de l’université Félix- Houphouët-Boigny de Côte d’Ivoire. Il a traité des limites opérationnelles des praxis méthodologiques importées, lorsqu’elles s’appliquent à la façon de parler des Africains. En réponse, Pr Bohui propose un protocole interprétatif centré sur les avertissements communicationnels africains.

Julien ZOUNGRANA
Rasmatou OUEDROAGO
(Stagiaire)

Tourisme dans l’AES : les acteurs plaident pour des mécanismes de financement adaptés au secteur

La première édition du forum des acteurs du tourisme de la Confédération des Etats du Sahel s’est achévé, jeudi 24 septembre 2026 à Ouagadougou.

Organisé les 23 et 24 septembre 2026 à Ouagadougou en marge de la 16e édition du
Salon international du tourisme et de l’hôtellerie de Ouagadougou (SITHO), le premier forum des acteurs du tourisme de la confédération des Etats du Sahel (AES) a réuni plusieurs acteurs autour du thème : « Investissement intégré et souveraineté économique : bâtir une destination touristique sahélienne compétitive ».

Durant deux jours, les participants ont échangé sur les défis et les opportunités du développement du tourisme au Burkina Faso, au Mali et au Niger. Les discussions ont notamment porté sur le financement des infrastructures touristiques, l’intégration des projets touristiques aux grands chantiers de l’AES, la promotion des destinations sahéliennes et l’utilisation du numérique pour renforcer leur visibilité.

A l’issue des travaux, les participants ont recommandé, entre autres, l’élaboration d’une stratégie confédérale de développement du tourisme, l’harmonisation des codes d’investissement touristique dans l’espace AES et la mise en place de ressources propres au secteur. Ils ont notamment proposé l’ouverture d’un guichet dédié au tourisme au sein de la banque confédérale.

La création d’infrastructures immatérielles telles que des sites web, des plateformes digitales et des banques de données numériques consacrées aux richesses culturelles et

Bili Tieno, participant, a salué l’institution de ce forum.

touristiques des trois pays figurent également parmi les recommandations. Les acteurs ont par ailleurs souhaité que les projets touristiques soient arrimés aux grands programmes structurants de l’AES, notamment les autoroutes, les chemins de fer, les compagnies aériennes, les aérodromes et les gares routières.

Pour Bili Tieno, technicien supérieur en tourisme et hôtellerie, participant, le thème du forum vient à point nommé. il s’inscrit dans un contexte confédéral où il est question de promouvoir les destinations locales et de doter les acteurs du tourisme et de l’hôtellerie de leviers et de mécanismes de financement de leurs activités.

Adapter les financement aux réalités des acteurs

Quant au secrétaire général du ministère du Tourisme et de l’Artisanat du Niger, Souleymane Anafi, il a insisté sur la nécessité d’adapter les mécanismes de financement aux réalités des entrepreneurs du secteur. Selon lui, les projets touristiques doivent être intégrés aux grands chantiers structurants dès leur conception, afin de créer un véritable

A l’issue de deux jours de travaux, les participants ont plaidé pour l’harmonisation des codes d’investissements touristiques dans l’espace AES.

écosystème touristique autour de ces infrastructures. Le sécrétaire général a relevé que les mécanismes classiques de financement, notamment ceux destinés aux grands projets hôteliers, ne correspondent pas toujours aux besoins des petits opérateurs qui constituent une partie importante du tissu touristique.

« Pour la majorité des entrepreneurs du secteur, ce sont de petites auberges de 10 à 20 chambres. Ce sont des petits restaurants, des petites agences qui font des circuits en pinaces sur le fleuve », a-t-il justifié.
La directrice générale du tourisme, Monique Ilboudo, représentant le ministre chargé du Tourisme du Burkina Faso, s’est réjouie de ces deux jours de travaux qui ont permis de dégager des pistes concrètes pour faire du tourisme un instrument de création de richesse, de valorisation du patrimoine et de rapprochement des peuples. Elle a souhaité que ce premier forum soit le point de départ d’une coopération touristique structurée entre le Burkina Faso, le Mali et le Niger.

Wendaabo Cathérine KOURAOGO
Issouf SANKARA
(Stagiaire)

Réhabilitation des personnalités historiques : l’histoire de Tiefo Amoro contée à Bobo-Dioulasso

L’Institut d’enseignement militaire supérieur Tiéfo Amoro (IEMS-TA) a organisé, dans l’après-midi du mercredi 23 septembre 2026, à Bobo-Dioulasso, une conférence publique consacrée aux faits de guerre de celui dont l’institut porte le nom. Cette conférence vise à faire connaitre l’histoire de cet homme historique aux officiers stagiaires
de l’école.

L’Institut d’enseignement militaire supérieur Tiéfo-Amoro (IEMS-TA) entend faire connaitre à ses officiers stagiaires l’histoire de Tiefo Amoro. Elle a, à cet effet, organisé le mercredi 23 septembre 2026, à Bobo-Dioulasso, une conférence publique sur la vie sociale, les hauts faits de guerre et les enseignements à tirer de la vie de cette figure historique dont l’institut d’enseignement militaire supérieur porte le nom. La conférence a été animée par le chargé de recherche en histoire et civilisation africaines à l’institut des sciences
des sociétés du Centre national de la recherche scientifique et technologique (INSS/CNRST), Dr Harouna Ouattara.

Le conférencier a retracé la vie sociale et les faits de guerre de Tiefo Amoro qui a régné et combattu à la fin du XIXe siècle à Noumoudara, à une trentaine de kilomètres de Bobo-Dioulasso. Selon sa communication, Tiefo Amoro serait né vers 1840 et serait le 11e chef des Tiefo. Il s’est engagé dans de nombreuses batailles dont celles de Bama, de Péni et de Noumoudara contre Samory Touré autour de 1897. A entendre l’historien, Tiefo Amoro se serait donné la mort que de se rendre à Samory Touré et cela suite à une trahison qui a affaibli son armée face à celle de son adversaire. Le conférencier a alors loué le courage, la loyauté, l’audace et le patriotisme de Tiefo Amoro et a appelé les jeunes générations à s’en inspirer.

Valoriser nos braves hommes

Le commandant de l’IEMS-TA, le colonel-major, Céleste Joseph Moussa Coulibaly, a salué l’initiative de réhabilitation des grands hommes qui ont fait l’histoire du Burkina Faso.

« L’histoire de Tiéfo Amoro est pleine d’enseignements en termes de loyauté, et de leadership. Le leadership suppose notamment le courage, la capacité à oser prendre une décision au moment où il y a un risque tout en demeurant attaché à l’honneur, à la dignité et au patriotisme », a signifié Harouna Ouattara.

Le docteur en histoire a salué cette conférence qui permet de valoriser nos braves hommes, ce qui constitue selon lui, une rupture avec les anciennes pratiques qui faisaient la part belle à l’enseignement de l’histoire des figures historiques étrangères dans nos écoles et instituts de formation. Le commandant de l’IEMS-TA, le colonel major, Céleste Joseph Moussa Coulibaly, a abondé dans le même sens. Pour lui, Tiefo Amoro a été une grande valeur qui est restée pendant longtemps dans l’ombre et qu’il fallait réhabiliter. C’est pour cela, s’est-il réjoui, que le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a attribué son nom à l’IEMS-TA.

« Nous avons vu les valeurs essentielles qui caractérisent les grands hommes, à savoir la loyauté, l’audace, le sacrifice suprême quand il s’agit de sauver sa Patrie en danger. Nous avons initié cette conférence pour permettre à la 2e promotion de l’Institut d’enseignement militaire supérieur Tiéfo Amoro de s’approprier les valeurs de nos grands chefs au Burkina Faso et en Afrique pour en finir avec ce mal qui nous a été imposé », a-t-il dit. Un des stagiaires de l’école, le commandant Karim Sayo, a loué cette initiative qui leur permet de s’approprier les valeurs défendues par Tiefo Amoro. Outre l’IEMS-TA, le nom de TiefoAmoro a été attribué à une importante place publique à Bobo-Dioulasso, à savoir la Place Tiefo Amoro située à la gare de train.

Adaman DRABO
Eudocsie Benèdicte TOE
(Stagiaire)

Création de « Faso Sanya » pour la gestion des batiments publics

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Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le jeudi 24 septembre 2026, en séance ordinaire, de 09 H 00 min à 13 H 00 min, sous la présidence du Camarade Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations, mis fin à une fonction et autorisé des missions à l’étranger.

I. DELIBERATIONS

I.1. AU TITRE DE LA PRESIDENCE DU FASO
Le Conseil a adopté un rapport relatif à l’inscription de projets sur la liste des projets spécifiques du Bureau national des Grands projets du Burkina (BN-GPB).
Les projets concernent l’acquisition d’équipements de l’Académie technologique du Faso et des amphithéâtres.
Ces équipements permettront de rendre fonctionnels dans les meilleurs délais l’Académie technologique du Faso et les amphithéâtres nouvellement construits.
Le montant global de ces projets s’élève à cinq milliards huit cent cinquante-quatre millions cinquante-quatre mille sept cent quatre-vingt-douze (5 854 054 792) F CFA.
Le financement est assuré par le budget de l’Etat, exercice 2026.

I.2. AU TITRE DE LA PRIMATURE
Le Conseil a adopté un rapport relatif à deux (02) projets de décret portant respectivement reconnaissance de la qualité de Martyr de la Nation et reconnaissance de la qualité d’Invalide de la Nation.
L’histoire récente du Burkina Faso a été marquée par des évènements majeurs d’ordre politique, social et sécuritaire au cours desquels des citoyens se sont illustrés par leur engagement, leur courage et leur sacrifice au service de la Patrie.
A l’occasion de ces évènements, certains ont subi des atteintes graves à leur intégrité physique et d’autres ont malheureusement perdu la vie. Ces situations ont été préjudiciables à leurs familles, notamment les ayants droit, appelant ainsi une attention particulière de l’Etat.
En reconnaissance de ce sacrifice, la loi n°004-2022/ALT du 10 juin 2022 portant statut de martyr et d’invalide de la Nation a été adoptée. En application de cette loi, les deux décrets visent la reconnaissance de la qualité de Martyr de la Nation à 315 personnes et d’Invalide de la Nation à 10 personnes.
L’adoption de ces décrets permet de traduire la reconnaissance de la Nation burkinabè à ces personnes qui se sont illustrées par des actions de bravoure.

I.3. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES
Le Conseil a adopté six (06) décrets.
Le premier décret porte déclaration d’utilité publique urgente, le projet de création d’un établissement d’enseignement technique sur le site actuel du lycée Saint Joseph, sis au secteur 05 de l’arrondissement n°01 de Ouagadougou.
Le Conseil des ministres lors de sa séance du 27 novembre 2025, a approuvé l’acquisition du site du lycée Saint Joseph, pour un montant de
2 000 000 000 F CFA. Fermé depuis près de trois ans, cet établissement est bâti sur un terrain d’une superficie de 12 412 m2, constitué de la parcelle 00, îlot 08, section 138 (IC) du secteur 05 de l’arrondissement n°01 de Ouagadougou.
Après plusieurs relances, les documents requis en vue de la transformation des termes contractuels n’ont toujours pas été transmis par les héritiers. Cette situation retarde la mise en œuvre du projet s’inscrivant dans le cadre du programme
« Initiative présidentielle pour une éducation de qualité pour tous ».
L’adoption de ce décret permet de déclarer d’utilité publique urgente, le projet de création d’un établissement d’enseignement technique sur le site actuel du lycée Saint Joseph.

Le deuxième décret porte approbation et modalités de signature des documents cadres de partenariat entre l’Etat et les Organisations non gouvernementales (ONG) et associations de développement au Burkina Faso.
Ce décret vise l’application de la loi n°011-2025/ALT du 17 juillet 2025 portant liberté d’association.
Les principales innovations du décret sont :
– la catégorisation des associations intervenant au Burkina Faso avec le statut d’« Association de développement » obtenu à partir de la signature de l’accord-cadre et de la convention d’établissement ;
– l’opérationnalisation de l’accord-cadre et de l’agrément d’ONG ;
– l’obligation à l’évaluation administrative, financière et technique des activités des associations étrangères et de droit burkinabè ;
– la fixation d’un seuil minimum de montant d’investissement cumulé pour être éligible aux statuts d’ONG ;
– la fixation de la durée de validité de la convention d’établissement, de l’accord-cadre et de l’agrément d’ONG.
L’adoption de ce décret permet de préciser les modalités de signature des documents cadres de partenariat entre l’Etat et les Organisations non gouvernementales et associations de développement au Burkina Faso.

Le troisième décret porte approbation et modalités de signature des documents de collaboration entre l’Etat et les Organisations non gouvernementales et associations au Burkina Faso.
Ce décret vise l’application de la loi n°011-2025/ALT du 17 juillet 2025 portant liberté d’association.
Les principales innovations du décret sont :
– l’encadrement du mécanisme de financement des activités d’une structure administrative par une organisation associative qui désire accompagner l’Etat sans pour autant s’établir légalement sur le territoire national ;
– la création d’une commission d’examen et de validité des documents de collaboration et des programmes d’investissement au sein de chaque département ministériel ;
– l’instauration d’autres documents types de partenariat tels que le plan d’investissement territorial des organisations associatives signé au niveau des collectivités territoriales et le protocole d’accord pour les organisations dont la durée des interventions est inférieure à 12 mois ;
– la détermination des modalités de signature et de renouvellement des documents de collaboration au niveau des départements ministériels et des collectivités territoriales.
L’adoption de ce décret permet de préciser les modalités de signature des documents de collaboration entre l’Etat et les Organisations non gouvernementales et associations au Burkina Faso.

Le quatrième décret porte approbation des statuts de la société d’Etat BIOTHIC INDUSTRIE SA.
BIOTHIC INDUSTRIE SA est une unité industrielle moderne spécialisée dans l’extraction d’huiles essentielles, implantée à Léo.
L’adoption de ce décret permet à la société d’Etat BIOTHIC INDUSTRIE SA de se doter de textes règlementaires en vue d’accomplir efficacement ses missions, conformément au décret n°2000-189/PRES/PM/MCIA du 17 mai 2000 portant statut général des Sociétés d’Etat.

Le cinquième rapport est relatif à un projet de décret portant création de « Faso Sanya ».
L’Etat burkinabè mobilise chaque année des
ressources financières considérables pour la construction, l’acquisition et la réhabilitation des infrastructures publiques. Les dépenses de
nettoyage, de gardiennage et de réhabilitation
de ces infrastructures sont passées de
8 782 645 445 F CFA en 2023 à 18 802 531 190 F CFA en 2025. Au-delà de ces efforts financiers importants, des préoccupations liées à la gestion du patrimoine immobilier public demeurent.
La création de « Faso Sanya » vise à professionnaliser la gestion de la maintenance des bâtiments publics, à mutualiser les ressources et les compétences et à assurer une prise en charge préventive et corrective des infrastructures publiques.
L’adoption de ce décret permet la création de « Faso Sanya ».

Le sixième rapport est relatif à un projet de décret portant approbation des statuts particuliers de « Faso Sanya ».
L’adoption de ce décret permet à « Faso Sanya » de se doter de textes règlementaires en vue d’accomplir ses missions, conformément au décret n°2014-613/PRES/PM/MEF du 24 juillet 2014 portant statut général des Etablissements publics de l’Etat à caractère administratif.

I.4. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES
Le Conseil a adopté un rapport relatif à une demande d’agrément pour la nomination d’un Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République islamique d’Iran auprès du Burkina Faso.
Le Conseil a marqué son accord pour la nomination de Monsieur Hossein TAGHDAR, en qualité d’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République islamique d’Iran auprès du Burkina Faso, avec résidence à Ouagadougou.

I.5. AU TITRE DU MINISTERE DES SERVITEURS DU PEUPLE
Le Conseil a adopté un décret portant modalités et critères d’évaluation des fonctionnaires d’Etat.
Ce décret vient en application de la loi n°081-2015/CNT du 24 novembre 2015 portant statut général de la fonction publique d’Etat.
Les principales innovations du décret sont :
– le regroupement des modalités d’évaluation dans un seul texte ;
– la possibilité donnée à un responsable hiérarchique de noter un agent en cas de défaillance de son supérieur hiérarchique immédiat ;
– la possibilité donnée au fonctionnaire nommé en cours d’année ou au fonctionnaire relevé de ses fonctions d’être évalué à son nouveau poste si la durée d’occupation du poste est égale à 6 mois ;
– l’élargissement des dispositions relatives à la situation particulière au fonctionnaire qui, en cas de force majeure n’a pas pu avoir 6 mois d’occupation du poste ;
– l’attribution d’une note forfaitaire au fonctionnaire bénéficiaire d’une mise à disposition auprès d’une fédération, d’une confédération ou d’une centrale syndicale ;
– l’attribution d’une note forfaitaire en cas de reconstitution de carrière du fonctionnaire qui n’a pas travaillé pendant la période concernée par la reconstitution de carrière.
L’adoption de ce décret permet de renforcer le dispositif de gestion des évaluations des fonctionnaires d’Etat.

I.6. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE
Le Conseil a examiné un projet de loi portant Code de la santé publique.
Ce projet de loi est une relecture de la loi n°23/94/ADP du 19 mai 1994 portant Code de la santé publique.
Après plusieurs années de mise en œuvre de ladite loi, certaines de ses dispositions sont devenues obsolètes.
Cette relecture vise à mettre à la disposition des acteurs de la santé un outil actualisé de régulation du secteur et d’amélioration continue de la santé de la population, en garantissant une offre et un accès équitable aux soins et services de santé de qualité.
Les principales innovations de la loi sont :
– le renforcement de l’offre de soins et de services de santé à tous les niveaux du système prenant en compte les soins palliatifs et de fin de vie, les médecines alternatives, l’assistance médicale à la procréation, l’auto-prise en charge et la réalisation des examens de laboratoire en milieu de soins et hors laboratoire ;
– la création d’un corps de réserve sanitaire ;
– l’institution d’un dossier médical personnel, de la santé numérique, y compris la télémédecine, de la e-pharmacie et de l’identifiant de santé unique ;
– la prise en charge de la santé communautaire.
Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée législative du Peuple.

II. COMMUNICATIONS ORALES
II.1. Le ministre de l’Economie et des finances a fait au Conseil la situation d’exécution du budget de l’Etat, exercice 2026, au 30 juin.
Au 30 juin 2026, les recettes budgétaires recouvrées se chiffrent à 1 972,85 milliards F CFA, pour un objectif semestriel de 1 617,43 milliards F CFA, correspondant à un taux d’exécution de 121,97%. Par rapport à la même période en 2025, les recettes budgétaires s’élevaient à 1 562,05 milliards F CFA.
Au terme du premier semestre 2026, le niveau d’exécution des crédits de paiement s’établit à
1 832,67 milliards F CFA sur une prévision de 3 918,29 milliards F CFA, soit un taux d’exécution de 46,77%. A la même date en 2025, le montant des dépenses exécutées était de 1 640,39 milliards F CFA.
Au niveau de la gestion de la trésorerie, au total 3 306,42 milliards F CFA ont été encaissés sur les comptes de disponibilités des comptables directs du Trésor, au premier semestre 2026 contre 2 298,67 milliards F CFA en 2025 à la même période.

L’épargne et le solde budgétaires sont ressortis respectivement à 532,32 milliards F CFA et à 59,58 milliards F CFA.
Le Conseil félicite les acteurs pour le niveau d’exécution du budget de l’Etat, exercice 2026 au 30 juin et les exhorte à poursuivre les efforts en faveur d’une efficacité budgétaire.
Il a, en outre, marqué son accord pour la transmission dudit rapport à l’Assemblée législative du Peuple.

II.2. Le ministre de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme a fait au Conseil une communication relative au choix de la République togolaise, comme pays invité d’honneur de la 30e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO).
Ce choix vise à renforcer les liens entre les peuples burkinabè et togolais, à favoriser les échanges culturels et professionnels et à contribuer au rayonnement des cinémas d’Afrique.
Cette édition du FESPACO, prévue du 20 au 27 mars 2027, est placée sous le thème : « Cinéma d’Afrique et développement endogène ».

II.3. Le ministre de la Justice a fait au Conseil une communication relative à la tenue de la deuxième phase de la 3e édition des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC).
Cette deuxième phase se déroulera du 02 au 16 octobre 2026 et intervient dans le prolongement de la première phase tenue du 26 mars au 09 avril 2026. Elle vise à approfondir la mobilisation des citoyens autour du thème : « Produisons burkinabè, consommons burkinabè ! » avec pour slogan « Tous pour le Made in Burkina : Faisons de chaque achat un acte de souveraineté ! ».
L’objectif général des JEPPC est d’amener les citoyens à s’approprier les valeurs de patriotisme, de civisme et de citoyenneté et à développer des réflexes d’engagement patriotique et de participation citoyenne en faveur de la paix, de la cohésion sociale, de la défense de l’intérêt général et de la construction de la Nation.
Plusieurs activités sont prévues pour cette 2e phase des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne dont l’exposition gouvernementale sur les acquis et les réalisations de la Révolution progressiste populaire.

II.4. Le ministre des Sports, de la jeunesse et de l’emploi a fait au Conseil le compte rendu du 1er Forum confédéral de la jeunesse et du volontariat des Etats du Sahel tenu du 28 au 30 août 2026 à Ouagadougou.
Placé sous le thème : « Consolidation de la Confédération des Etats du Sahel :
rôle, responsabilité et engagement de la jeunesse », ce forum a réuni plus d’un millier de jeunes des pays membres de l’AES et des pays invités, le Tchad et le Togo.
Plusieurs panels ont situé davantage les participants sur la responsabilité de la jeunesse dans l’édification d’un espace confédéral unifié, solide et stable. Ils ont également permis de renforcer la compréhension mutuelle et d’identifier des passerelles entre l’expérience des anciens et les attentes de la jeunesse.

III. NOMINATIONS

III.1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

A. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINSTRATION TERRITORIALE ET DE LA MOBILITE
– Le camarade Hikoti GNOUMOU, Mle 130 465 B, Magistrat, catégorie P5, grade terminal, 4e échelon, est nommé Directeur de Cabinet ;
– Le camarade Namoussa Yenoapo François BANGOU, Mle 184 260 D, Administrateur civil, 2e classe, 1er échelon, est nommé Chargé de mission.

B. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES
– Le camarade Soré Hubert Martin KABORE, Mle 257 137 M, Administrateur des services financiers, 2e classe, 1er échelon, est nommé Directeur provincial du Contrôle des marchés publics et des engagements financiers du Koulpélogo ;
– Le camarade Ousmane ILINGA, Mle 294 286 N, Administrateur des services financiers, 1re classe, 5e échelon, est nommé Directeur provincial du Contrôle des marchés publics et des engagements financiers du Bazèga ;
– La camarade Soumaï Georgette TOUGRI/HEMA, Mle 225 088 T, Administrateur des services financiers, 1re classe, 8e échelon, est nommée Directrice provinciale du Contrôle des marchés publics et des engagements financiers du Ganzourgou ;
– Le camarade Bakary DRABO, Mle 104 264 D, Administrateur des services financiers, 2e classe, 3e échelon, est nommé Directeur provincial du Contrôle des marchés publics et des engagements financiers du Bam ;
– Le camarade Yaya DIARRA, Mle 257 133 U, Administrateur des services financiers, 2e classe, 1er échelon, est nommé Directeur provincial du Contrôle des marchés publics et des engagements financiers de la Koosin ;
– Le camarade Oumar BELEM, Mle 216 131 U, Administrateur des services financiers, 2e classe, 2e échelon, est nommé Directeur provincial du Contrôle des marchés publics et des engagements financiers du Kourwéogo ;
– Le camarade Nomwendé BAMOGO, Mle 272 811 K, Administrateurs des services financiers, 2e classe, 1er échelon, est nommé Directeur provincial du Contrôle des marchés publics et des engagements financiers du Ioba ;
– Le camarade Oumarou KORGO, Mle 235 882 H, Administrateur des services financiers, 2e classe, 2e échelon, est nommé Directeur provincial du Contrôle des marchés publics et des engagements financiers des Balé ;
– Le camarade Edmond OUEDRAOGO, Mle 334 168 Z, Administrateur des services financiers, 1re classe, 5e échelon, est nommé Directeur provincial du Contrôle des marchés publics et des engagements financiers du Lorum ;
– Le camarade Sougrinoma Abdoul-Aziz OUEDRAOGO, Mle 294 297 X, Administrateur des services financiers, 1re classe, 5e échelon, est nommé Directeur provincial du Contrôle des marchés publics et des engagements financiers du Tuy ;
– Le camarade Ousmane SAM, Mle 334 179 M, Administrateur des services financiers, 1re classe, 4e échelon, est nommé Directeur provincial du Contrôle des marchés publics et des engagements financiers du Namentenga ;
– Le camarade Yaya SOURABIE, Mle 246 840 N, Administrateur des services financiers, 1re classe, 5e échelon, est nommé Directeur provincial du Contrôle des marchés publics et des engagements financiers du Noumbiel ;
– Le camarade Soumana TOURE, Mle 119 337 F, Administrateur des services financiers, 2e classe, 4e échelon, est nommé Directeur provincial du Contrôle des marchés publics et des engagements financiers du Sanguié ;
– Le camarade Bouabani Jonathan TOMPOUDI,
Mle 92 063 K, Administrateur des services de Santé,
1re classe, 4e échelon, est nommé Comptable principal des matières du Centre hospitalier régional de Ziniaré ;
– La camarade Wendeboudé Odette ZONGO/COMBAMTANGA, Mle 264 177 B, Administrateur des services de Santé, 1re classe, 3e échelon, est nommée Comptable principal des matières du Centre hospitalier régional de Kaya ;
– Le camarade Nestor ZALLA, Mle 391 863 E, Administrateur des hôpitaux et des services de Santé, 1re classe, 2e échelon, est nommé Comptable principal des matières du Centre hospitalier régional de Tenkodogo.

C. AU TITRE DU MINISTERE DES SERVITEURS DU PEUPLE
– Le camarade Soumaïla GANSORE, Mle 216 845 W, Inspecteur du travail, 2e classe, 3e échelon, est nommé Chargé de mission ;
– Le camarade Eric DARGA, Mle 105 213 J, Conseiller en gestion des ressources humaines, 1re classe, 4e échelon, est nommé Directeur général de la Fonction publique ;
– Le camarade Wendpanga Achille ILBOUDO, Mle 226 376 K, Inspecteur du travail, 1re classe, 6e échelon, est nommé Directeur général du travail ;
– Le camarade Sombila OUEDRAOGO, Mle 78 077 T, Conseiller en gestion des ressources humaines, 2e classe, 3e échelon, est nommé Chargé d’études ;
– Le camarde Bonyamine OUARMA, Mle 278 897 S, Conseiller en gestion des ressources humaines, 2e classe, 1er échelon, est nommé Directeur de la législation de la Fonction publique ;
– Le camarade Gislain MILLOGO, Mle 245 174 C, Administrateur des services financiers, 2e classe,
2e échelon, est nommé Directeur des marchés publics ;
– Le camarade Djissié SOUGUE, Mle 216 830 K, Inspecteur du travail, 2e classe, 3e échelon, est
nommé Directeur régional des Serviteurs du Peuple de Bankui ;
– Le camarade Djakaridja SOULAMA, Mle 216 831 T, Inspecteur du travail, 2e classe, 3e échelon, est nommé Directeur régional des Serviteurs du Peuple du Djôrô ;
– Le camarade Roger Rakiswendé OUEDRAOGO, Mle 212 435 E, Conseiller en gestion des ressources humaines, 1re classe, 6e échelon, est nommé Directeur régional des Serviteurs du Peuple du Goulmou ;
– La camarade Hagniki Bertille AYORO, Mle 59 694 V, Conseiller en gestion des ressources humaines, 2e classe, 7e échelon, est nommée Directrice régionale des Serviteurs du Peuple du Guiriko ;
– Le camarade Paloupouguini Abdel Aziz Yannick NASSOURI, Mle 216 822 N, Inspecteur du travail, 2e classe, 2e échelon, est nommé est nommé Directeur régional adjoint des Serviteurs du Peuple du Guiriko ;
– Le camarade Rasmané OUEDRAOGO, Mle 57 923 H, Inspecteur du travail, 2e classe, 5e échelon, est nommé Directeur régional des Serviteurs du Peuple
du Kadiogo ;
– La camarade Aminata OUEDRAOGO, Mle 91 876 A, Conseiller en gestion des ressources humaines, 1re classe, 7e échelon, est nommée Directrice régionale des Serviteurs du Peuple des Koulsé ;
– Le camarade Hamado KABORE, Mle 247 946 G, Inspecteur du travail, 2e classe, 2e échelon, est nommé Directeur régional des Serviteurs du Peuple du Liptako ;
– Le camarade Bedoua Apollinaire BAKO, Mle 201 113 E, Conseiller en gestion des ressources humaines, 1re classe, 3e échelon, est nommé Directeur régional adjoint des Serviteurs du Peuple du Liptako ;
– Le camarade Naboosba SAWADOGO, Mle 237 982 P, Conseiller en gestion des ressources humaines, 2e classe, 2e échelon, est nommé Directeur régional des Serviteurs du Peuple de Nando ;
– Le camarade Ismaël SAWADOGO, Mle 212 165 P, Inspecteur du travail, 2e classe, 4e échelon, est nommé Directeur régional des Serviteurs du Peuple du Nakambé ;
– La camarade Kégnabié KABORE/KANKO, Mle 303 647 T, Conseiller en gestion des ressources humaines, 1re classe, 5e échelon, est nommée Directrice régionale des Serviteurs du Peuple du Nazinon ;
– La camarade Edith DABONE, Mle 238 578 B, Inspecteur du travail, 2e classe, 3e échelon, est nommée Directrice régionale des Serviteurs du Peuple de Oubri ;
– La camarade Pingdwendé Syntiche GUEBRE/OUEDRAOGO, Mle 225 934 A, Inspecteur du travail, 2e classe, 2e échelon, est nommée Directrice régionale des Serviteurs du Peuple des Tannounyan ;
– Le camarade Tambi Edouard GNAMWEMBA, Mle 37 726 W, Conseiller en gestion des ressources humaines, 2e classe, 3e échelon, est nommé Directeur régional des Serviteurs du Peuple de Yaadga.

D. AU TITRE DU MINISTERE DE LA FAMILLE ET DE LA SOLIDARITE
– Le camarade Ourobé Eric COULIBALY, Mle 57 224 L, Administrateur des affaires sociales, 2e classe, 2e échelon, est nommé Secrétaire général.

III.2. FIN DE FONCTIONS
AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE
Le Conseil a mis fin aux fonctions de :
– Camarade Lébinoua NIKIEMA, Mle 55 711 M, Administrateur des services financiers, Directeur du Contrôle des marchés publics et des engagements financiers de la Commission nationale des Droits humains (CNDH).

III.3. NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION
Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs aux Conseils d’administration :
– de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) au titre du ministère des Serviteurs du Peuple ;
– du Centre hospitalier universitaire pédiatrique Charles de Gaulle (CHUP-CDG) au titre du ministère de la Santé ;
– de la Société d’approvisionnement de distribution des produits de grande consommation (FASO YAAR) au titre du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat.
Le Conseil a également procédé à la nomination du Président du Conseil d’administration de la Société d’approvisionnement de distribution des produits de grande consommation (FASO YAAR).

A. MINISTERE DES SERVITEURS DU PEUPLE
Le Conseil a adopté deux (02) décrets.
Le premier décret nomme le camarade Karlé ZANGO, Mle 111 287 K, Inspecteur du travail, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère des Serviteurs du Peuple au Conseil d’administration de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement du camarade Pama SENI.
Le second décret renouvelle le mandat des personnes ci-après, Administrateurs représentant l’Etat au Conseil d’administration de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) pour une dernière période de trois (03) ans.

Au titre du ministère de la Famille et de la solidarité :
– Le camarade Moussa OUATTARA, Mle 53 482 W, Administrateur des affaires sociales.

Au titre du ministère de la Santé :
– La camarade Diane KABORE, Mle 85 911 X, Administrateur des hôpitaux et des services de santé.

B. MINISTERE DE LA SANTE
Le Conseil a adopté un décret portant nomination du camarade Larba OUEDRAOGO, Agent communautaire, Administrateur représentant la délégation spéciale régionale du Kadiogo au Conseil d’administration du Centre hospitalier universitaire pédiatrique Charles de Gaulle (CHUP-CDG) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement du camarade Djibril BAMOGO.

C. MINISTERE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE L’ARTISANAT
Le Conseil a adopté deux (02) décrets.
Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de la Société d’approvisionnement de distribution des produits de grande consommation (FASO YAAR) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT
Au titre du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat :
– Le camarade Seydou ILBOUDO, Mle 119 818 S, Conseiller des affaires économiques ;
– Le camarade Issaka SAWADOGO, Mle 343 479 E, Conseiller des affaires économiques.

Au titre de la Présidence du Faso :
– Le camarade Karim TRAORE, Mle 23 012 (APEC), Cadre de banque.

Au titre du ministère de l’Economie et des finances :
– La camarade Mariame HIEN/ZERBO, Mle 231 938 M, Enseignant-chercheur.

Au titre du ministère de la Santé :
– Le camarade Elie KABRE, Mle 55 881 X, Professeur titulaire.

Au titre du ministère de l’Agriculture, de l’eau, des ressources animales et halieutiques :
– Le camarade Séni NIKIEMA, Mle 254 897 T, Conseiller en études et analyse.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LA CHAMBRE DE COMMERCE ET D’INDUSTRIE DU BURKINA FASO (CCI-BF)
– Le camarade Issa OUATTARA, Mle 23 19 136 Z, Economiste.
Le second décret nomme le camarade Seydou ILBOUDO, Mle 119 818 S, Conseiller des affaires économiques, Président du Conseil d’administration de la Société d’approvisionnement de distribution des produits de grande consommation (FASO YAAR) pour un premier mandat de trois (03) ans.

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En circulation, il n’est pas rare de voir que certains usagers changent de direction, ou de voie, tournent ou se rabattent sans prendre au préalable la peine de signaler leur intention aux autres usagers. Pourtant, le clignotant n’est pas un accessoire décoratif. Il constitue un moyen essentiel de communication entre les usagers de la route. Il ne sert pas à justifier une manœuvre déjà effectuée. Son utilisation correcte permet de situer les autres acteurs de la circulation de prendre en compte les options d’un usager positionné à l’avant afin d’anticiper les mouvements et de réduire les risques d’accident. Ainsi, le clignotant doit être actionné suffisamment tôt pour permettre à l’environnement de celui qui l’actionne de comprendre son intention dans la progression. Il s’agit d’un élément important dans la circulation en ce sens qu’il organise la progression, favorise les dépassements et préserve la sécurité des usagers. Il faut faire du clignotant un réflexe, et non une option.

 

Wendaabo Cathérine KOURAOGO

Burkina Faso, la destination de la fascination

La 16e édition du Salon international du tourisme et de l’hôtellerie de Ouagadougou (SITHO) bat son plein au Burkina Faso depuis le 22 septembre et ce, jusqu’au 27
septembre 2026 dans une ambiance fraternelle avec le Mali et le Niger, sans compter l’engouement des partenaires et autres touristes venus de partout pour célébrer la découverte. La Confédération des Etats du Sahel entend faire de cette édition du SITHO le point de départ d’une vision commune et d’une synergie d’action pour le développement du secteur touristique. Ce SITHO se veut également celui de la résilience dans un contexte d’adversité marquée par une guerre imposée.

Comme un pied de nez à la face des contempteurs et des incrédules, ce salon est l’expression de la foi des battants insoumis en un avenir radieux et place en orbite la destination Burkina Faso comme une terre aux potentialités touristiques rares.
En effet, le Burkina Faso est un pays culturellement riche et diversement fourni en sites touristiques. Du pittoresque à l’épique en passant par les mystères de l’inattendu, le pays des Hommes intègres est un véritable joyau de fascination avec un peuple aux bras ouverts et chauds.

Du patrimoine matériel à l’immatériel, le pays regorge de richesses inouïes à voir, à entendre, à toucher et à goûter sans oublier l’historique ou légendaire caractère du Burkinabè marqué du sceau indélébile de l’intégrité. Le Burkina Faso reste la terre de l’humilité qui grandit, du respect qui force la fierté, de l’amour de soi qui ne se laisse pas piétiner, de la vérité qui blesse l’égo sans le moindre écho, bref, de l’homme qui préfère sa natte au lit douillet sans sommeil, mais aussi de l’hôte qui cède son lit à l’étranger pour dormir à terre. Parce qu’être Burkinabè se vit plus qu’il ne se dit. Quand vous visitez le Burkina Faso, vous n’explorez pas que des sites touristiques, vous traversez des battants de cœurs ouverts, prêts à accueillir sans hypocrisie. Parce que nos ancêtres étaient vrais et dignes.

A l’ombre majestueuse des Ruines de Loropéni, vieilles d’au moins 1000 ans et situées dans la région du Djôrô, cette forteresse en pierre du 11e siècle est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO le 26 juin 2009. Ces impressionnantes murailles de 6 mètres de haut s’étendent sur 11 130 m² et témoignent de l’apogée du commerce transsaharien de l’or du XIVe au XVIIe siècle, contrôlé par les peuples Lohron ou Koulango. On ne peut pas visiter les Ruines de Loropéni sans faire le voyage de l’histoire qui intrigue. Ce site archéologique fait la fierté du Burkina et les hommes qui ont œuvré à son érection au panthéon de l’UNESCO méritent nos admirations et notre reconnaissance.

Les cinq sites de métallurgie ancienne du fer de Douroula dans les Banwa, Tiwêga dans le Sandbontenga, Yamané dans la province de l’Oubritenga, Kindibo, du Passoré et Békuy dans la province du Tuy témoignent du savoir-faire de nos ancêtres en matière de production de fer dans notre pays depuis le 5e siècle avant Jésus-Christ. La Cour royale de Tiébélé, inscrite en 2024 est un ensemble architectural en terre établi depuis le 16e siècle. C’est un site original qui témoigne de l’organisation sociale et des valeurs culturelles du peuple kasena.

L’intérêt touristique de cette cour repose aussi sur l’architecture traditionnelle marquée du sceau artistique des femmes dont le talent de décoration a fait de la façade un véritable chef d’œuvre mural aux traits de génie.

Le Complexe W-Arly-Pendjari est un patrimoine naturel transnational étendue sur une aire protégée de plus de 1 714 000 hectares et partagé entre le Burkina Faso, le Niger et le Bénin. C’est le seul bien naturel du Burkina inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1996. La partie burkinabè du parc s’étend sur 528 930 hectares et couvre le Parc national d’Arly, le Complexe régional du W et les zones cynégétiques de Koakrana et de Kourtiagou. C’est un véritable refuge pour la faune sauvage d’Afrique de l’Ouest composée d’éléphants, de lions, de léopards, de guépards, de lycaons et de lamantin d’Afrique.
Chaque Burkinabè doit être un ambassadeur d’image positive de notre beau pays.

Chaque Burkinabè doit visiter son pays, sortir de son salon et au-delà des écrans de télé, aller toucher du doigt et du regard les richesses inouïes de son patrimoine touristique. C’est un devoir citoyen qui devrait faire l’objet de mesures incitatives. On pourrait par exemple primer les meilleurs touristes nationaux, accorder des tarifs préférentiels pour les familles, les élèves et les étudiants, mettre en place des cartes de fidélité touristiques, encourager les écoles et universités à visiter des sites et à intégrer ces visites au programme des activités pédagogiques ou ludiques et inclure dans le cursus scolaire des
modules ou des communications destinées à sensibiliser et à susciter l’intérêt des jeunes pour le tourisme interne.

On pourrait également organiser des compétitions scolaires sur les sites touristiques du Burkina Faso, instituer des bourses écocitoyennes pour les meilleurs projets de développement du secteur touristique au profit des jeunes entrepreneurs du domaine et mettre à profit des leaders d’opinion pour susciter l’intérêt du public pour nos sites. Bref, inciter chaque département ministériel et les entreprises privées à s’imposer chaque année au moins deux sorties récréatives sur des sites touristiques. Enfin, il faudra poursuivre et intensifier le nettoyage de l’espace AES du banditisme commandité et jeter des colombes blanches au pied de chaque Burkinabè, Malien et Nigérien pour de paisibles randonnées qui chantent.

Clément ZONGO
clmentzongo@yahoo.fr

Union africaine-Confédération des Etats du Sahel: le Président de l’UA renouvelle son engagement à restaurer la confiance entre les deux institutions

Le Président de la République du Burundi, Evariste Ndayishimiye, également Président en exercice de l’Union africaine, a reçu les ministres des Affaires étrangères de la Confédération des Etats du Sahel, le mercredi 23 septembre 2026 en marge des travaux de l’Assemblée générale de l’ONU.

Le renforcement de la coopération régionale, notam- ment entre l’Union africaine et la Confédération AES, ainsi que la situation sécuritaire et la solidarité africaine en faveur
de la paix, de la sécurité et du développement, ont meublé les échanges. Le Président Ndayishimiye a renouvelé son engagement en faveur du dialogue, pour restaurer de bonnes relations entre les deux organisations africaines, après une période de tensions. Tout en regrettant un manque de solidarité dans une sous-région confrontée aux défis communs, il a invité les pays de l’AES à mettre en place un outil qui permettra une meilleure compréhension du contexte, de la vision et des priorités de l’espace confédéral.

Les ministres de l’AES ont salué l’engagement du président burundais et réaffirmé la disponibilité de leurs premières autorités à maintenir un dialogue ouvert avec l’Union africaine dans une démarche de sincérité. Rappelons qu’en avril 2026
lors d’une visite officielle à Ouagadougou, le président en exercice de l’Union africaine
avait déjà appelé à la construction d’un « avenir commun » et d’un
« pont solide » entre l’organisation continentale et la Confédération des Etats du Sahel (AES).

DCRP/MAE

Eliminatoires CAN 2027/Burkina#Bénin : les Etalons prêts pour une bonne entame à domicile

Dans quelques heures, soit à 19h GMT ce vendredi 25 septembre, les Etalons du Burkina Faso croiseront les crampons avec leurs homologues Guépards du Bénin pour la première journée des éliminatoires de la CAN 2027. En conférence de presse d’avant match, les représentants des deux sélections ont livré leurs analyses et attentes pour cette confrontation.

« Le plus im-portant c’est de commencer de la plus belle des manières ces éliminatoires de la CAN avec une victoire à domicile. Les coéqui-piers et moi sommes conscients de cela et nous allons rester concentrés sur cet objectif ». Cette déclaration du gardien
des Etalons Hervé Koffi en conférence de presse résume tout l’enjeu de ce match contre les Guépards du Bénin.

Frank Lassina Traoré a été le dernier Etalon à rejoindre l’écurie pour des difficultés de déplacement depuis l’Ukraine. Le groupe au grand complet depuis le 22 septembre a enchainé les séances sous la houlette du sélectionneur national pour la réalisation de cet objectif.

« Nous avons consacré le lundi au travail de régénération pour entrer dans le vif du sujet à partir de mardi avec beaucoup d’analyse à travers des séances vidéo. Nous sommes ainsi revenus sur nos derniers matchs contre la Russie et la Biélorussie ainsi que le plan de jeu. Nous avons continué à peaufiner la projection par rapport à notre projet de jeu la séance suivante pour terminer avec une piqure de rappel », a expliqué Amir Abdou.

L’ambiance au sein du groupe est bonne, a assuré le technicien. Avec un effectif fortement remanié, la pression est réelle mais elle procède de la volonté de réussir, donc rien d’insurmontable.
« C’est à nous de gérer ce stress au niveau des joueurs mais l’état d’esprit est bon et les jeunes sont bien intégrés. Hier (NDLR : 22 septembre) nous avons fait une bonne séance bien rythmée avec de l’envie, ils sont tous à l’écoute de ce que nous voulons mettre en place.

Hervé Koffi a, au nom de ses camarades, affirmé leur soutien à Adama Nagalo qui traverse des moments difficiles.

Ils savent ce qu’on attend d’eux. C’est que dans la configuration actuelle il faut montrer que le Burkina fait partie de ces grandes équipes africaines et nous devons relever le défi », a ajouté le sélectionneur des Etalons. L’étude de l’adversaire béninois a bien fait partie de la préparation même si coach Abdou préfère ne pas faire de fixation.
« Nous connaissons cet adversaire de qui nous avons obtenu beaucoup d’informations en théorie. Notamment les différents positionnements de son bloc.

Nous avons travaillé, vidéo à l’appui, à ce que les joueurs aient assez d’informations qui soient directes pour qu’ils aient toujours ce flash.
C’est une équipe expérimentée qui compte des joueurs de qualité malgré les absences que nous connaissons avec un quatior offensif assez intéressant avec Junior Olaïtan, Aiyegun Tosin, Jodel Dossou et Joseph Oloko.

Nous allons essayer d’être bons, rigoureux et performants pour aller chercher ce résultat positif », a-t-il mentionné. Pour sa part, le sélectionneur béninois, Gernot Rohr, qui a dirigé par le passé les Etalons
(en 2015) se veut mesuré quant à la manière d’appréhender ce duel entre Etalons et Guépards.

« C’est la plus jeune équipe que j’ai eue à diriger. Ce sera un match difficile mais nous espérons faire un bon résultat et accrocher une 2e place au final dans ce groupe.
On n’envisage pas la défaite même s’il y a une vingtaine de places au classement FIFA entre le Burkina et nous, ce qui fait qu’il est favori sur ce match chez lui », a indiqué Gernot Rohr.

Le résultat de l’autre match du groupe, qui avu la victoire de son prochain adversaire (la Mauritanie) importe peu, a-t-insisté, même s’il déplore le jour de repos de plus que celui-ci aura. La Mauritanie occupe provisoirement la première place grâce à sa victoire 3-1 hier face à la Centrafrique.

Voro KORAHIRE