15e conférence annuelle de la DGI : une administration fiscale numérique, intelligente et performante pour l’avenir

Après deux jours de réflexion autour du thème : « Construire la DGI de demain : quels leviers pour une administration fiscale plus performante au service de la souveraineté nationale ? », la 15e conférence annuelle de la Direction générale des impôts (DGI) a pris fin, jeudi 24 septembre 2026, à Ouagadougou.

La 15e conférence annuelle de la Direction générale des impôts (DGI) s’est tenue les 23 et 24 septembre 2026, à Ouagadougou, sur le thème central : Construire la DGI de demain : quels leviers pour une administration fiscale plus performante au service de la souveraineté nationale ? ». Elle a permis d’identifier les leviers stratégiques, orga-nisationnels, technologiques et humains à actionner pour bâtir une administration fiscale futuriste moderne, performante et résiliente.

Il s’agit de la nécessité d’accorder un statut dérogatoire à la DGI pour lui conférer une capacité de réaction interne rapide et de clarifier et harmoniser les procédures de la chaîne foncière, domaniales et cadastrales. Pour rester performante, la DGI doit également adopter une démarche prospective d’identification des métiers et compétences critiques, intégrant l’inci-dence et l’intelligence artifi-cielle sur les postes de travail et mettre en place une direction technique dédiée à la gouvernance de la donnée structurée en services spécia-lisés.

Par ailleurs, l’administration fiscale est tenue d’élaborer et mettre en œuvre une chaîne de gouvernance de la donnée, si elle veut rester performante. Les participants de la 15e conférence annuelle de la DGI ont préconisé, en plus, de concevoir et mettre en place progressivement une solution mutualisée d’intel-ligence artificielle endogène, adaptée aux besoins des métiers de la DGI, exploitant de manière sécurisée les données dont elles disposent.

Les participants à cette 15e conférence annuelle de la DGI ont pris trois résolutions. La première consiste à engager une revue ciblée de l’organisation des procédures, afin d’identifier ce qui doit être simplifié, déconcentré, digitalisé ou réajusté pour améliorer durablement la performance. La seconde résolution est relative à la formalisation d’un dispositif de développement du leader-ship, de responsabilisation et de valorisation des compé-tences. La dernière résolution porte sur l’adoption d’une feuille de gouvernance de
la donnée et d’intégration progressive de l’intelligence artificielle dans le pilotage, l’analyse des risques, le contrôle et la sécurisation des recettes.

Une intégration progressive de l’IA

Les panélistes et participants ont été félicités pour la qualité des travaux et les recommandations formulées.

Le ministre de l’Economie et des Finances, Aboubakar Nacanabo, a salué les panélistes et le personnel de la DGI pour la qualité des recommandations et résolutions. « Le thème de cette conférence n’est pas seulement une interrogation sur l’avenir de l’adminis-tration fiscale. Il est une réflexion sur la place que doit occuper la fiscalité dans la construction du Burkina Faso nouveau. Dans la dynamique de la Révolution progressiste populaire, la mobilisation optimale des ressources internes n’est pas une simple exigence budgétaire. Elle constitue un acte de souveraineté », a-t-il soutenu.

Pour Aboubakar Nacanabo, la DGI de demain devra être bien plus qu’une administration de recou-vrement. Elle devra, selon lui, être une administration moderne, dont l’organisation, les cadres normatifs et les procédures évolueront au rythme des défis contem-porains.
Le ministre chargé des Finances s’est dit persuadé que la DGI de demain sera numérique, intelligente et performante. « Mais elle devra également demeurer profondément humaine, car derrière les technologies les plus avancées, ce sont toujours les femmes et les hommes qui portent la transformation la plus décisive », a-t-il souhaité.

La directrice générale des impôts, Eliane T. Djiguimdé, a relevé que la rencontre a permis de se rendre compte qu’en réalité, le capital humain est le socle de toute performance. « Le capital humain et la technologie vont ensemble. Nous avons parlé de l’organisation, la culture de la performance, la gestion de la donnée, le recours
à l’intelligence artificielle. Ces dimensions vont de pair », a-t- elle confié.

Adama SAWADOGO
Rasmata OUEDRAOGO
(Stagiaire)

Agadez : le colonel Ali Boubacar prend désormais le commandement de la Base 201

Le chef d’Etat-major de l’armée de l’air, le général de brigade aérienne, Salifou Mainassara a présidé, le jeudi 17 septembre 2026 dans l’enceinte de la Base 201, la cérémonie de passation de commandement de ladite base entre le colonel Alka Mahaman Sani, sortant, et le colonel Ali Boubacar, entrant.

Cette cérémonie s’est déroulée en présence du gouverneur de la région d’Agadez, le général de division Ibra Boulama, des secrétaires généraux du gouvernorat d’Agadez, du secrétaire général de la commune Urbaine d’Agadez, du Sultan de l’Aïr, ainsi que de responsables des forces de défense et de sécurité. Avant de remettre le commandement de la base 201, le chef d’Etat-major de l’armée de l’air s’est adressé aux hommes de la base aérienne en ces termes : « De la part du président de la République, chef de l’Etat, chef suprême des armées, vous reconnaîtrez désormais comme chef, le colonel Ali Boubacar, ici présent.

Vous lui obéirez en tout ce qu’il vous commandera pour le bien du service, l’exécution des règlements militaires, le respect des observations et des lois ». La base 201, note-t-on, est une base militaire aérienne située près d’Agadez. Elle est utilisée pour des opérations militaires, en particulier des missions aériennes et de renseignement. Le colonel Boubacar Hassane Ali a intégré les forces armées nigériennes le 1er Août 1998 et a gravi les échelons.

Il a suivi plusieurs formations dont celle d’inspecteur de l’aviation civile pour la certification et la supervision des compagnies aériennes au Kenya, l’école de guerre de Belgique, celle d’officier de sécurité des vols et d’enquêtes d’accidents aériens aux Etats-Unis, l’école d’Etat-major de l’air de Tunisie, ou encore le stage en renseignement senior en France et le cours de perfectionnement des officiers subalternes de l’air au Pakistan, etc. Il a également participé à plusieurs opérations militaires aussi bien au Niger qu’à l’extérieur.

Agence nigerienne de presse

 

Confédération AES : la Suisse, l’Allemagne et l’Italie viennent à la bonne information pour une meilleure coopération

En marge de l’Assemblée générale de l’ONU, les ministres des Affaires étrangères de la Confédération des Etats du Sahel ont échangé avec leurs homologues de la Suisse, de l’Allemagne et de l’Italie, dans la soirée du 22 septembre 2026.

Cette rencontre voulue par les trois pays européens, s’inscrit dans une démarche de dialogue, et a permis aux deux parties d’avoir des débats ouverts et constructifs, sur l’évolution de la situation dans l’espace sahélien et les perspectives de renforcement de la coopération avec les pays de la Confédération AES. A l’entame des échanges, les représentants des trois pays européens ont indiqué que leur objectif à travers ce cadre, est de recueillir l’information à la bonne source en vue de préserver les liens qui existent entre les deux parties.

Les ministres de la Confédération AES ont salué l’initiative des trois pays européens, estimant que le dialogue direct et le partage des informations de première main, constituent une démarche utile à une meilleure compréhension des réalités du Sahel. Les ministres malien, nigérien et burkinabè ont donc présenté la situation dans l’espace confédéral, en mettant particulièrement l’accent sur les enjeux sécuritaires. Ils ont exprimé leurs préoccupations concernant les soutiens que certains Etats européens apportent à des groupes terroristes opérant au Sahel, ainsi que les initiatives subversives et de déstabilisation contre les Etats membres de la Confédération, tout en indiquant un lien entre le terrorisme au Sahel et les logiques néocoloniales persistantes.

Malgré ce contexte, ils ont rassuré que les pays de la Confé-dération font preuve de résilience et enregistrent des résultats encoura-geants en matière de sécurité. A cela s’ajoutent des performances écono-miques enregistrées, grâce à une nouvelle vision de développement fondée notamment sur une meilleure valorisation des ressources nationales. Les autres sujets d’échanges entre les deux parties ont porté sur des défis communs, notamment la question migratoire qui concerne les deux rives de la Méditerranée.

Sur cette question, le ministre des Affaires étrangères du Burkina Faso a insisté sur la nécessité pour les pays d’accueil, d’ajuster les regards et de changer de discours, en évitant de toujours présenter les migrants comme des « problèmes » ou de toujours incriminer les pays de départ. Au terme des échanges, les deux parties se sont félicitées de la tenue de cette première rencontre et ont souligné la nécessité de maintenir le contact et de poursuivre le dialogue, afin d’identifier et de mettre en œuvre des initiatives concrètes, dans des domaines tels que l’agriculture, l’industrialisation et les infras-tructures, en vue de contribuer à une transformation durable et positive du Sahel.

Les représentants du Mali, du Niger et du Burkina Faso, ont précisé que dans sa nouvelle dynamique, la Confédération AES ne cherche pas à s’isoler mais demeure ouverte à toute coopération fondée sur le respect de la souveraineté et des intérêts de ses Etats membres. Au lendemain de cette concertation, le ministre des Affaires étrangères burkinabè a eu une rencontre bilatérale avec son homo-logue de la Confédération Suisse SEM Ignazio CASSIS. Celui-ci a exprimé sa gratitude aux ministres des Affaires étrangères de la Confédération AES, pour la qualité des échanges qui se sont déroulés dans un climat de sincérité.

DCRP/MAE

Action spectaculaire

Pilier pour la santé, le sport est aussi un lien social et d’inclusion. C’est dans cette dynamique que les jeux de l’AES ont été initiés afin de stimuler l’intégration des peuples du Burkina Faso, du Mali et du Niger. A l’occasion de sa IIe édition tenue du 7 au 16 septembre 2026, à Ouagadougou, de nouveaux exploits sportifs ont été établis au niveau des disciplines classiques. Des gestes d’éclat, telle cette prise spectaculaire, lors de la compétition en lutte traditionnelle, ont émerveillé le public.

Traitement du diabète : Adjaratou Souratié soutient sa thèse sur le potentiel thérapeutique de certaines plantes

Adjaratou Souratié a défendu sa thèse de doctorat unique en science des aliments et nutrition, Spécialité biochimie alimentaire, mardi 22 septembre 2026, à Ouagadougou.

L’étude des feuilles des plantes nutritionnelles et anti-diabétiques a été au cœur des recherches de la docto-rante Adjaratou Souratié de l’université Joseph-Ki-Zerbo. Elle a défendu sa thèse de doctorat unique en science des aliments et nutrition, spécialité : bio-chimie alimentaire, mardi 22 septembre 2026, à Ouagadougou. « Evaluation des potentialités nutritionnelles et antidiabétiques des feuilles de Leptadenia hastata (Lelongo en mooré) et Maerua angolensis (Zilogo) du Burkina Faso » a été le thème de ses recherches. Le jury a été présidé par le Pr Cheikna Zongo de l’université Joseph-Ki- Zerbo.

Après avoir présenté la synthèse de ces travaux durant 45 mn et répondu aux préoccupations des membres du jury, Adjaratou Souratié a été sanctionnée de la
« Mention très honorable ». Elle est devient officiellement docteure en bio-chimie alimentaire. En félicitant l’impétrante, le jury a salué la pertinence du thème qui évalue l’apport des plantes traditionnelles dans les soins diabétiques et nutritionnels. La désormais Dr Adjaratou Souratié a expliqué que son travail contribue à la connaissance et à la valorisation scientifique du Leptadenia hastata et du Maerua ango-lensis.

Aussi elle met en évidence leur intérêt potentiel comme ressources alimentaires locales dans une perspective de diversification alimentaire, de sécurité nutritionnelle et de prévention nutritionnelle des maladies métabo-liques, comme le cardiovasculaire et le diabète. Ces feuilles ont été cueillies dans 5 localités du Burkina Faso pour voir
si le lieu où pousse la plante change sa richesse nutritionnelle. Dr Souratié a souligné que Leptadenia hastata s’impose comme une excellente source de protéines, d’acides aminés essentiels, de minéraux tels que le calcium, le potassium, le fer et le zinc, ainsi que
de caroténoïdes. Quant au Maerua angolensis, elle se distingue par sa richesse en fibres alimentaires et sa teneur appréciable en vitamine C.

Elle a souligné que les plantes agissent surtout en aidant à mieux contrôler le taux de sucre dans le sang d’un patient diabétique. Elles ralentissent la digestion des sucres après le repas et évitent que la glycémie ne monte trop vite. Grâce à leurs antio-xydants, elles protègent aussi l’organisme des dégâts liés au diabète. En résumé elle a relevé que ces deux plantes sont de véritables aliments-santé. Dans ces expérimentations, elle a précisé que les effets étaient comparables à ceux des médicaments de référence.

Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE
( Collaborateur)

Utilisation de l’intelligence artificielle : des secrétaires généraux à l’école des bonnes pratiques

Le ministère de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, organise les 24 et 25 septembre 2026 à Ouagadougou, une session de formation des secrétaires généraux des ministères et des institutions sur l’utilisation de l’intelligence artificielle.

L’utilisation judicieuse et ration-nelle de l’Intelligence artificielle (IA) préoccupe le ministère de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques. C’est dans cette optique qu’il organise, les 24 et 25 septembre 2026, à Ouaga-dougou, une session de formation sur cet outil au profit de l’ensemble des secrétaires généraux des
ministères et institutions.

La cérémonie d’ouverture a été présidée jeudi 24 septembre 2026 par le directeur de cabinet de la ministre chargée de la Transition digitale, Abdoulaye Mamboné. Cette formation pratique de deux jours vise selon lui à montrer aux participants les outils existants et tout le potentiel de l’IA. Abdoulaye Mamboné a rappelé que le gouvernement a adopté deux chantiers sur la transformation numérique qui accordent une place importante à l’intelligence artificielle.

« Il était essentiel que les secrétaires généraux, au regard de la fonction stratégique qu’ils occupent, puissent être sensibilisés au potentiel qu’offre l’intelligence artificielle dans leur travail du quotidien et aux zones de risque qu’elle peut comporter », a-t-il souligné.
Le directeur de cabinet de la ministre chargée des Postes a signifié que la session va permettre aux participants de savoir comment encadrer l’usage de l’IA dans les départements ministériels et institutions.

Sécuriser les données administratives

Pour le formateur, Rodrigue Kafando, les aspects théo-riques, les concepts fondamentaux, les bonnes pratiques, les IA génératives et des sessions pratiques sont les points essentiels qui vont être abordés au cours de la formation. « Nous allons leur montrer les types de données, qu’ils peuvent utiliser sur ces outils sans difficultés ou sans avoir
à divulguer des informations confidentielles », a-t-il précisé.

La secrétaire générale adjointe du Mi-nistère de l’Administration territoriale et de la mobilité (MATM), Kiswendsida Alice Ouédraogo, une des participantes, a salué cette initiative de renforcement des capacités. « Nous accueillons cette formation avec beaucoup de joie. A l’heure où nous assistons à l’explosion de l’utilisation de l’intelligence artificielle, il était bon que les secrétaires généraux, qui sont à la coordination des activités des différents départements ministériels, sachent davantage comment l’utiliser de façon professionnelle pour en faire profiter nos admi-nistrations, tout en veillant à la sécurité des données », a-t-elle dit.

Dans un contexte de digitalisation avancée, Kiswendsida Alice Ouédraogo a souligné qu’il est intéressant de sécuriser les données administratives. « Il n’est pas bon que nous mettions toutes nos informations qui pourraient être exploitées par l’extérieur, pour impacter négativement les activités de notre pays », a -t-elle insisté.

Pingdebwoaga Urielle Lauryn KABORE
Fadila Yasmine
(Stagiaire)

 

Campagne agropastorale dans les Koulsé : le ministre d’Etat Sombié félicite les acteurs ruraux

Le ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié, a eu un échange franc avec les acteurs du monde rural de la région des Koulsé, lundi 21 septembre 2026, à Kaya.

aLes acteurs du monde rural de la région des Koulsé, venus des trois provinces que sont le Sandbontenga, le Namentenga et le Bam, ont eu l’occasion de s’exprimer. En effet, ils ont échangé, sans langue de bois, avec le ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié, afin de dévoiler leurs préoccupations, lundi 21 septembre 2026, à Kaya.

Tour à tour, les producteurs semenciers, les acteurs des filières lait, bétail-viande, miel, les éleveurs, les maraîchers, les pisciculteurs, les transformatrices des Produits forestiers non ligneux (PFNL) et les exploitants de maïs, de blé, ont passé en revue les acquis obtenus, les difficultés vécues et les perspectives.

Ils ont évoqué, dans l’ensemble, la sécurisation des terres, les appuis en tracteurs, en forages, la réhabilitation de certains barrages, les semences de qualité, l’accès au marché et aux médicaments vétérinaires, les zones pastorales, la dégradation du lac Bam, etc. Le chef du département chargé de l’Agriculture a dit comprendre leurs vœux
tout en les félicitant d’avoir tous relevé les succès engrangés avec l’instauration de la Révolution progressiste populaire (RPP).

« Il y a de cela trois ans que le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a pris la ferme décision de permettre au Burkina d’être indépendant sur tous les plans notamment le volet alimentaire, en brisant les liens de la servitude. Il a alors donné l’autorisation d’accompagner les acteurs du monde rural », a-t-il déclaré.

Changer de paradigme

Les acteurs du monde rural ont exprimé leurs préoccupations.

Selon lui, au regard de cette campagne agropastorale marquée par une forte insuffisance et une irrégularité des pluies, les producteurs doivent changer de paradigme. « La lutte contre la faim va profiter à tous les Burkinabè. C’est pourquoi, tous les acteurs, qu’ils soient producteurs, transformateurs ou éleveurs, doivent mettre les bouchées doubles pour l’atteinte de la souveraineté alimentaire », a expliqué le ministre d’Etat chargé de l’Agriculture. Il a assuré que cette rencontre est un instant d’écoute pour permettre au gouvernement d’être au parfum des contraintes des intervenants du monde rural
et de trouver des solutions.

« Il est donc impératif que tout ce que vous avez énuméré comme préoccupations soit examiné le plus rapidement possible », s’est-il adressé aux forces vives rurales des Koulsé. Il a rappelé que la campagne précédente s’est bien passée et les céréales ont été achetées par la Société nationale de gestion du stock de sécurité alimentaire (SONAGESS). « Nous avons eu l’idée de ne pas écouler les productions céréalières et la SONAGESS a reçu l’instruction de les emmagasiner pour les rendre disponibles en cas de besoin », a soutenu le commandant Ismaël Sombié. Il a invité les acteurs du monde rural à redoubler d’effort tout en les rassurant que tout va rentrer dans l’ordre.

« Le président du Faso considère les contraintes vécues par chaque Burkinabè comme les siennes. Vous êtes donc protégés par le chef de l’Etat qui se préoccupe des producteurs, des éleveurs, des transformateurs, etc. », a fait savoir le ministre d’Etat Sombié. Les ancêtres, s’est-il souvenu, ont légué le Burkina Faso d’une superficie de 274 200 km2 aux filles et fils . « En conséquence, il n’est pas question que nous laissons perdre un seul cm2 du territoire.

Les Forces de défense et de sécurité sont mobilisées et engagées pour la sécurité du pays. Il nous appartient maintenant de lutter contre la faim en profitant du peu
de pluies pour construire des retenues d’eau », a-t-il laissé entendre. Il a également relevé, entre autres, la collaboration entre la Société d’Etat Faso Guulgo et la SONAGESS pour l’accès aux céréales en vue de la production des aliments de qualité pour animaux.
Le ministre d’Etat chargé de l’Agriculture a, par ailleurs, exhorté l’ensemble des acteurs du monde rural à rester engagés pour l’atteinte des objectifs de l’Offensive agropastorale, halieutique et hydraulique 2026-2028. Sa tournée de suivi de la campagne agropastorale et halieutique se poursuit dans les autres régions du Burkina Faso.

Boukary BONKOUNGOU

 

Conseil des Ministres du 24 septembre 2026 : Le Gouvernement officialise les statuts de 315 Martyrs et 10 Invalides de la Nation et met fin au « laisser-faire » pour les associations et ONG

Le Conseil des Ministres s’est tenu, ce jeudi 24 septembre 2026, sous la présidence du Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ, Président du Faso, Chef de l’État. Selon le Ministre Porte-parole du Gouvernement, Pingdwendé Gilbert OUÉDRAOGO, plusieurs dossiers ont été examinés et d’importantes décisions prises pour le plein épanouissement des Burkinabè dans la dynamique de la Révolution Progressiste Populaire (RPP).
Au titre de la Primature et en application de la loi du 10 juin 2022 portant statut de martyr et d’invalide de la Nation, le Conseil a adopté deux décrets rendant hommage aux citoyens qui se sont illustrés par leur bravoure et leur sacrifice lors des récents événements politiques, sociaux et sécuritaires du pays, selon le Porte-parole du Gouvernement.
En application de cette loi, « ces deux décrets visent la reconnaissance de la qualité de martyr de la Nation à 315 personnes et d’invalide de la Nation à 10 personnes », précise Camarade Pingdwendé Gilbert OUÉDRAOGO, Porte-parole du Gouvernement.
Les personnes reconnues invalides de la Nation bénéficient, entre autres, de la gratuité du transport et des soins publics, la prise en charge psychosociale et la prise en charge de leurs enfants mineurs en qualité de pupilles de la Nation. Les personnes reconnues martyrs de la Nation bénéficient de la prise en charge de leurs enfants mineurs en qualité de pupilles de la Nation, d’une prise en charge psychosociale des ayants droit ainsi que des frais de transport et d’inhumation. « Ces mesures visent à apporter un soutien concret et pérenne aux familles et aux ayants droits confrontés à des situations de vulnérabilité, concrétisant ainsi la gratitude solennelle de la Nation burkinabè envers ses héros », souligne le Ministre OUÉDRAOGO.
Création de « FASO SANYA » pour l’entretien des édifices publiques
Pour le compte du ministère l’Économie et des Finances, le Conseil a adopté plusieurs décrets s’inscrivant dans la dynamique du Plan R.E.L.A.N.C.E. Face au constat d’un mauvais entretien généralisé des bâtiments publics dû aux lourdeurs administratives, l’État a décidé de la création de FASO SANYA, une structure dédiée à la maintenance (nettoyage, plomberie, électricité, climatisation, rénovation). Ce nouvel Établissement public à caractère administratif (EPA) travaillera en collaboration avec la Maison des Compétences Burkina Suudu Bawdè pour mobiliser des coopératives d’ouvriers qualifiés pour des interventions agiles et ciblées.
En vue de veiller au respect des priorités nationales et garantir l’impact réel des financements, le Conseil a adopté deux décrets fixant les conditions d’obtention du statut d’ONG. Selon le Ministre Aboubakar NAKANABO, des textes d’application formalisent désormais l’attribution du statut officiel d’ONG : « un accord-cadre sera obligatoire pour les associations de droit burkinabè et une convention de siège régira les entités étrangères ». Un délai de grâce d’un an est accordé aux organisations pour se conformer aux nouvelles exigences.
80 % des ressources mobilisées doivent aller directement au terrain
Désormais, toute ONG intervenant au Burkina Faso devra consacrer au moins 80 % de son budget global aux investissements directs. Pour le Gouvernement, il s’agit d’éviter que les fonds levés au nom des populations vulnérables ne soient absorbés par des frais de fonctionnement, et de garantir un impact réel sur le quotidien des citoyens.
Au titre du Ministère de la Santé, le Conseil a adopté le projet de loi portant Code de la santé publique. Rendue indispensable par l’obsolescence du texte précédent datant de 1994, cette réforme majeure vise à doter les professionnels d’un outil de régulation moderne pour améliorer la prise en charge médicale et garantir un accès équitable aux soins à l’ensemble de la population, selon le Camarade Ministre de la Santé, Robert Lucien Jean Claude KARGOUGOU.
Au nombre des innovations, on note l’intégration de textes sur le don d’organes et la promotion du secteur privé de santé, la prise en compte explicite des soins palliatifs à tous les niveaux de la pyramide sanitaire, le renforcement de la vigilance sanitaire et de la régulation du marché pharmaceutique, la création d’un corps de réserve sanitaire et la réglementation renforcée de la médecine légale et de la chirurgie plastique.
Direction de la communication de la Présidence du Faso

Lutte contre le trafic illicite : La Police Nationale saisit des produits d’une valeur de près de 82.000.000 FCFA dans le Nakambé

Dans le cadre de sa mission régalienne de protection des personnes et des biens et le renforcement du sentiment de sécurité, la Direction Régionale de la Police Nationale du Nakambé (DRPN-NKB), à travers ses services déconcentrés, a mené avec brio des missions de patrouilles, de fouilles sécuritaires, et a tenu des check-points au niveau des entrées des différentes localités de la région telles que Tenkodogo, Koupéla, Pouytenga, Dialgaye et Garango qui ont permis de démanteler des réseaux de contrebandiers de ciments, de produits de première nécessité, de produits pharmaceutiques prohibés et des pesticides.
En effet, dans le cadre de l’exécution des opérations WIBGA 2 et WIBGA 3 (en cours), les services spécialisés de la Police Nationale de la région du Nakambé ont mené, avec abnégation et professionnalisme, des missions en collaboration avec les autres Forces de Défense et de Sécurité.
Ces opérations ont permis, pour le compte de la Direction Provinciale de la Police Nationale du Boulgou, de démanteler cinq (05) réseaux de contrebandiers. Le butin saisi était composé de cartons de produits pharmaceutiques prohibés, de tonnes de ciment, de cartons d’herbicides, de bidons d’huile, de cartons de boîtes de tomates en conserve, de cartons de spaghetti, ainsi que de deux camions, d’un minibus et d’un tricycle. La valeur de l’ensemble de ces biens saisis est estimée à 29.000.000 FCFA.
Pour le compte de la Direction Provinciale de la Police Nationale du Kourittenga, les équipes ont démantelé six (06) groupes de malfrats et saisi, entre autres, des baguettes d’explosifs, des rouleaux de cordeaux détonants, des détonateurs, des cartouches de CAREIDOL et DYCLOSA, des cartons de cigarettes, des pesticides, des canettes de boissons, du cyanure, ainsi que des cartons de Maggi, de boîtes de tomates, de savon, des sacs de sucre et des balles de sachets noirs. L’ensemble de ce butin est évalué à plus de 53.000.000 FCFA, portant le total du montant des biens saisis à 82.000.000 FCFA.
La Police Nationale réitère ses remerciements à l’ensemble des populations pour la franche collaboration et les exhorte à toujours poursuivre la dénonciation des cas suspects aux numéros verts que sont les 17, 16 et 1010.
La Police Nationale, une force publique au service des citoyens !

Lutte contre l’insécurité urbaine : La Police Nationale met aux arrêts un réseau de fabrication de faux permis de conduire à Zorgho

La Police Nationale, dans sa mission régalienne de protection des personnes et des biens, vient de démanteler un réseau de faussaires spécialisés dans la fabrication de faux permis de conduire. Ces présumés malfrats ont été interpellés dans le cadre de l’exécution de l’opération WIBGA 3, au cours d’une mission de contrôle sécuritaire menée par le Commissariat Central de Police de la ville de Zorgho.
En effet, au cours de l’opération, un permis de conduire dont le fond se distingue légèrement de celui du permis de conduire authentique a attiré l’attention de l’équipe. C’est ainsi que le propriétaire dudit permis, après avoir été conduit au Poste de Police pour vérification d’identité et authentification du permis de conduire présenté, va affirmer avoir obtenu son permis de conduire de manière frauduleuse auprès d’autres individus. Les investigations menées avec brio par les enquêteurs permettront d’interpeller les autres membres du réseau.
Relativement au mode opératoire du groupe, le membre actif accostait certaines de ses connaissances dans les kiosques ou même dans des auto-écoles pour leur proposer la facilité qu’il a de leur trouver des permis de conduire en seulement trois jours à compter de la réception de leurs dossiers d’enrôlement, composés juste d’une photo d’identité et d’une capture de la Carte Nationale d’Identité Burkinabè, moyennant une somme de 200.000 FCFA par dossier. Les documents de ses clients étaient ensuite transférés via WhatsApp vers un pays voisin pour traitement, puis les faux permis de conduire fabriqués étaient envoyés par les transports en commun pour être remis aux personnes demandeuses.
La Police Nationale remercie les populations pour leur franche collaboration. Elle les exhorte à toujours faire recours aux voies et moyens officiels pour se faire délivrer tout document administratif. Par ailleurs, elle les invite à poursuivre la dynamique de dénonciation des cas suspects aux numéros verts suivants : 17, 16 et 1010.
La Police Nationale, une force publique au service des citoyens !