Lutte contre l’insécurité urbaine : La Police Nationale met aux arrêts un réseau de fabrication de faux permis de conduire à Zorgho

La Police Nationale, dans sa mission régalienne de protection des personnes et des biens, vient de démanteler un réseau de faussaires spécialisés dans la fabrication de faux permis de conduire. Ces présumés malfrats ont été interpellés dans le cadre de l’exécution de l’opération WIBGA 3, au cours d’une mission de contrôle sécuritaire menée par le Commissariat Central de Police de la ville de Zorgho.
En effet, au cours de l’opération, un permis de conduire dont le fond se distingue légèrement de celui du permis de conduire authentique a attiré l’attention de l’équipe. C’est ainsi que le propriétaire dudit permis, après avoir été conduit au Poste de Police pour vérification d’identité et authentification du permis de conduire présenté, va affirmer avoir obtenu son permis de conduire de manière frauduleuse auprès d’autres individus. Les investigations menées avec brio par les enquêteurs permettront d’interpeller les autres membres du réseau.
Relativement au mode opératoire du groupe, le membre actif accostait certaines de ses connaissances dans les kiosques ou même dans des auto-écoles pour leur proposer la facilité qu’il a de leur trouver des permis de conduire en seulement trois jours à compter de la réception de leurs dossiers d’enrôlement, composés juste d’une photo d’identité et d’une capture de la Carte Nationale d’Identité Burkinabè, moyennant une somme de 200.000 FCFA par dossier. Les documents de ses clients étaient ensuite transférés via WhatsApp vers un pays voisin pour traitement, puis les faux permis de conduire fabriqués étaient envoyés par les transports en commun pour être remis aux personnes demandeuses.
La Police Nationale remercie les populations pour leur franche collaboration. Elle les exhorte à toujours faire recours aux voies et moyens officiels pour se faire délivrer tout document administratif. Par ailleurs, elle les invite à poursuivre la dynamique de dénonciation des cas suspects aux numéros verts suivants : 17, 16 et 1010.
La Police Nationale, une force publique au service des citoyens !

Lutte contre la Fraude : la CNLF saisit plus de 10 000 plaquettes de produits pharmaceutiques frauduleux

La Coordination Nationale de Lutte contre la Fraude (CNLF) a réalisé, le mercredi 23 septembre 2026, une importante saisie de produits pharmaceutiques frauduleux dans le cadre de ses actions de lutte contre les trafics illicites. L’opération a permis de mettre la main sur 420 𝒑𝒂𝒒𝒖𝒆𝒕𝒔 𝒅𝒆 𝑺𝑶𝑪𝑶𝑴𝑶𝑳, 𝒄𝒐𝒏𝒕𝒆𝒏𝒂𝒏𝒕 8 400 𝒑𝒍𝒂𝒒𝒖𝒆𝒕𝒕𝒆𝒔, 𝒂𝒊𝒏𝒔𝒊 𝒒𝒖𝒆 200 𝒑𝒂𝒒𝒖𝒆𝒕𝒔 𝒅’𝑨𝑹𝑻𝑯𝑬𝑴𝑬𝑻𝑬𝑹, 𝒄𝒐𝒎𝒑𝒓𝒆𝒏𝒂𝒏𝒕 2 000 𝒑𝒍𝒂𝒒𝒖𝒆𝒕𝒕𝒆𝒔, 𝒑𝒐𝒖𝒓 𝒖𝒏𝒆 𝒗𝒂𝒍𝒆𝒖𝒓 𝒕𝒐𝒕𝒂𝒍𝒆 𝒆𝒔𝒕𝒊𝒎𝒆́𝒆 𝒂̀ 𝒑𝒍𝒖𝒔 𝒅𝒆 20 𝒎𝒊𝒍𝒍𝒊𝒐𝒏𝒔 𝒅𝒆 𝑭𝑪𝑭𝑨.

Cette saisie fait suite à l’exploitation d’un renseignement fourni par un indicateur de la CNLF. Alertés de ce qu’un véhicule en provenance de 𝑲𝒐𝒎𝒃𝒊𝒔𝒔𝒊𝒓𝒊 aurait chargé des produits suspects, les agents ont demandé à l’indicateur de suivre discrètement le véhicule afin d’identifier son point de destination et de déchargement.

Le suivi a conduit les enquêteurs jusqu’au quartier 𝑲𝒂𝒍𝒈𝒐𝒏𝒅𝒆́, où le véhicule s’est immobilisé devant une cour, sous un hangar. Les agents de la CNLF sont alors intervenus et ont positionné leur véhicule derrière celui suspecté.

À la vue des agents, 𝒍𝒆 𝒄𝒉𝒂𝒖𝒇𝒇𝒆𝒖𝒓 𝒂 𝒑𝒓𝒊𝒔 𝒍𝒂 𝒇𝒖𝒊𝒕𝒆, abandonnant le véhicule sur place. La fouille a permis de confirmer la présence du chargement. La clé étant restée sur le véhicule, les agents ont procédé à son acheminement jusqu’à la CNLF pour la suite des investigations.

Cette nouvelle saisie illustre également l’importance du renseignement et de la collaboration avec les populations dans la lutte contre les différentes formes de fraude sur l’ensemble du territoire national.

Source : Coordination Nationale de Lutte Contre la Fraude – CNLF/ Burkina

Assurances : RAYNAL Assurances célèbre 20 ans d’impact économique et d’utilité sociale

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La compagnie d’assurance, RAYNAL Assurances a annoncé le programme d’activités de commémoration de ses 20 ans d’existence sur le marché burkinabè, au cours d’une conférence de presse animée par la direction générale, le mardi 22 septembre 2026, à Ouagadougou. Bilan des deux décennies d’innovations, d’impact socioéconomique, activités sportives, don de sang, dépistage du cancer du col de l’utérus et des seins, soirée gala de célébration et de distinctions, visites aux autorités administratives, religieuses et coutumières, seront, entre autres, au menu de ce 20e anniversaire.

2006-2026, la compagnie d’assurance, RAYNAL Assurances a 20 ans
d’existence sur le marché assurantiel burkinabè. Les premiers responsables de la société ont prévu de marquer d’une pierre blanche ce 20e anniversaire. Le programme d’activités de commémoration de ces deux décennies d’innovations, de couverture des risques, de protection des personnes et de sécurisation des biens et investissements des particuliers et des entreprises, d’impact socioéconomique et d’utilité sociale a été dévoilé aux hommes et femmes de médias, ce mardi 22 septembre 2026, à Ouagadougou, au cours d’une conférence de presse animée par l’Administrateur Directeur général de RAYNAL Assurances, Osée Gaëtan QUENUM, entouré de ses proches collaborateurs. Activités sportives, don de sang, dépistage du cancer du col de l’utérus et des seins, soirée gala de célébration et de distinction, visites aux autorités administratives, religieuses et coutumière vont rythmer la célébration de ce 20e anniversaire.

Chiffres clés à l’appui, M. QUENUM est revenu sur le bilan de ces deux décennies d’activités assurantielles, soldées par un impact substantiel sur l’économie nationale. En effet, avec un chiffre d’affaires cumulé de 95,1 milliards F CFA, qui est passé de 232,8 millions F CFA en 2006 à 10,1 milliards F CFA en 2025, RAYNAL Assurances a, au cours des dernières années, indemnisé des sinistres à hauteur de 39,9 milliards F CFA, payé 15,6 milliards F CFA d’impôts et taxes, 10,5 milliards F CFA de commissions et 23,7 milliards de frais généraux ; soit un total de 89,7 milliards F CFA injectés dans l’économie burkinabè sur la période. Quant aux placements de la société (DAT, d’obligations, actions, OPCVM, comptes courants) sont passés de 118,3 millions F CFA en 2006 à 13,9 milliards F CFA en 2025. Ils sont à plus de 80% orientés vers le Burkina Faso.

A cela s’ajoutent les interventions de la Compagnie dans les domaines de l’éducation, de la culture et de l’environnement. L’organisation des Olympiades nationales RAYNAL
Assurances, qui encouragent l’émulation, la créativité et le goût de l’effort chez l’ensemble des élèves de Terminale de toutes les régions du Burkina Faso, le soutien à la Journée de l’Excellence scolaire organisée par le département de l’Education nationale, la participation à la Journée nationale de l’Arbre en qualité d’assureur officiel, la réalisation du Rond-point de la ZAD, la convention de partenariat avec le Musée national contribuant à la préservation et à la transmission du patrimoine national et le soutien aux Sotigui Awards constituent les initiatives portées par la Compagnie.

Toujours innover

En 20 ans, RAYNAL Assurances a injecté 89,7 milliards F CFA dans l’économie burkinabè.

Pour l’administrateur Directeur général, ces performances sont la résultante de plusieurs innovations portées par un collectif jeune, dynamique, compétent et professionnel, mais aussi par les six engagements qualités de la Compagnie que sont : accueil, écoute et conseils, respect des engagements contractuels, agilité, convivialité, professionnalisme et excellence, responsabilité sociétale et environnementale. Le tout porté par une vision bien assumée d’« être la solution qui accompagne ».

« Face aux préoccupations, exigences et besoins de protection des femmes, des hommes et des entreprises, RAYNAL Assurances veut être sans cesse la solution qui, grâce à son agilité, permet, facilite et accompagne les investissements, la préservation des biens et du bien-être », a confié M. QUENUM.

Et conformément à cette ambition de placer « l’innovation au cœur de l’ADN de RAYNAL », la compagnie a été pionnière dans plusieurs produits assurantiels déployés sur le marché burkinabè, a fait savoir son premier responsable. Il s’agit notamment de l’Assurance des violences politiques et terrorisme, l’Assurance caution de marché, l’Assurance-Crédit, l’Assurance de la responsabilité civile des mandataires sociaux et la Cyber Assurance.

Dans le souci de contribuer à l’inclusion assurantielle des Burkinabè, la société a déployé une solution d’assurance digitale à travers RAYNAL App, une application qui permet au client de souscrire à plusieurs produits d’assurance, payer la prime, générer le reçu de paiement et la documentation contractuelle, mais aussi de déclarer son sinistre et d’en assurer le suivi, tout en restant chez lui.

Toujours dans l’objectif d’effacer la distance qui freine encore l’accès à l’assurance, la Compagnie qui a inscrit l’agilité au cœur de sa relation avec la clientèle, a mis en place RAYNAL Assurances Mobile, qui est une solution permettant ses équipes commerciales d’aller à la rencontre des clients et de prendre leurs besoins de souscription, grâce à un dispositif mobile de production. Cette solution innovante lui a d’ailleurs valu de remporter le Prix panafricain de « l’Innovation solution inclusive en Assurance », décerné en février 2026, à Abidjan, lors de la 50e Assemblée générale de la FANAF.

Répondant aux journalistes sur les perspectives, après ces 20 ans de performance et d’impact, Osée Gaëtan QUENUM a laissé entendre qu’on ne change pas une dynamique d’innovations qui fait des recettes. Innover davantage pour toujours répondre au mieux aux besoins de la clientèle, sera au cœur des activités de RAYNAL Assurances au cours des prochaines années.

Dans ce même élan de toujours apporter des réponses assurantielles adaptées aux besoins réels des populations, RAYNAL Assurances attend son agrément devant lui permettre de déployer des produits de micro-assurance sur le marché burkinabè, a confié son Directeur général adjoint, Dominique Bamogo. La construction du siège de la Compagnie dont le processus a été enclenché avant la nouvelle obligation faite aux entreprises de grande envergure opérant sur le territoire burkinabè d’y construire leur social, fait partie des projets future de la Compagnie.

Immersion patriotique : le ministre de la Santé encourage 944 nouveaux agents

Le ministre de la Santé, Robert Kargougou, a rendu visite, mercredi 23 septembre 2026, aux 944 agents de santé en immersion patriotique obligatoire à Loumbila. Cette deuxième vague de recrues est soumise pendant 10 jours à une formation militaire et civique destinée à renforcer leur engagement au service de la Nation.

A Loumbila, 944 agents de santé ont troqué le stéthoscope contre l’instruction militaire, dans le cadre de leur Immersion patriotique obligatoire (IPO). Regroupés en plusieurs ateliers de formation, le mercredi 23 septembre 2026, ils exécutent les consignes de leurs encadreurs, sous le regard enthousiaste d’une délégation conduite par le ministre de la Santé, Robert Kargougou. Il était accompagné du ministre conseiller spécial du président du Faso, chargé notamment des questions de santé et de recherche scientifique, Pr Alfred Rakissida Ouédraogo, du directeur exécutif du Bureau national des grands projets du Burkina (BN-GPB), Pr Hamidou Sawadogo, et du coordonnateur national de l’IPS, Drissa Traoré.

Les autorités ont notamment assisté à une séance d’instruction sur le tir, permettant de constater les acquis des stagiaires dans les exercices militaires. Le programme d’immersion comprend également le secourisme au combat, l’instruction sur le tir au combat, les règlements de service dans les armées, ainsi que les épreuves physiques militaires et sportives. L’innovation majeure de cette formation réside dans l’accent mis sur la discipline et le patriotisme. A travers ces enseignements, les autorités veulent contribuer à la formation d’agents de santé davantage conscients de leurs responsabilités professionnelles et citoyennes.

Le ministre de la Santé, Robert Kargougou aux appelés : « je vous envie, parce que moi je n’ai pas eu la chance de faire cette expérience ».

« Je suis là avec une grande fierté pour ce que j’ai vu, une grande émotion pour ce que je vous ai vu faire », a déclaré, Robert Kargougou devant les appelés. Il leur a transmis la reconnaissance du Président du Faso, Ibrahim Traoré, pour leur engagement. Selon le ministre, cette immersion vise à « forger des Burkinabè de type nouveau, définitivement intègres, résolument engagés et profondément attachés à la souveraineté» du pays.
S’adressant aux stagiaires, M. Kargougou a insisté sur la solidarité et le travail en équipe.

« Il est important que vous restiez solidaires et travailliez en équipe, ici et quand vous serez déployés dans les centres de santé », a-t-il souligné. Pour le ministre, cette exigence est d’autant plus importante que la mission d’un agent de santé dépasse le seul acte médical. Il doit soigner, protéger, accueillir les patients et contribuer à leur prise en charge globale, afin de garantir aux populations un accès équitable à des soins de qualité, a ajouté, Robert Kargougou.

Une crèche pour les bébés

La visite a également permis au ministre de découvrir l’infirmerie et la crèche aménagées sur le site. Il a salué l’équipe médicale chargée de la prise en charge sanitaire des immergés. « Félicitations. Bon courage. On peut se fier à vous», leur a-t-il lancé. La présence d’un nombre important de femmes enceintes a conduit les responsables à renforcer les dispositions sanitaires. Plus de 350 femmes enceintes sont prises en charge sur le site, selon le ministre Kargougou. Certaines ont même accouché dans de bonnes conditions. Environ 200 enfants bénéficient également d’une prise en charge à travers le dispositif mis en place.

Les autorités ont assisté à une séance d’instruction sur le tir.

Arrivés, le vendredi 18 septembre à l’Institut national de formation des personnels de l’éducation (INFPE), ex-ENEP de Loumbila, les 944 appelés constituent la deuxième cohorte des 1 888 agents recrutés dans le cadre de l’Initiative présidentielle pour la santé (IPS). Sur l’effectif, 900 étaient présents sur le site lors de la visite, dont environ 600 femmes.
Les appelés sont issus de plusieurs corps. Il s’agit notamment de médecins généralistes et spécialistes, pharmaciens généralistes et spécialistes, chirurgiens-dentistes, infirmiers, sages-femmes, technologistes biomédicaux, techniciens d’hygiène hospitalière et techniciens supérieurs en imagerie médicale.

Ces recrues sont issues d’une session spéciale de recrutement organisée en 2025 dans le cadre du programme «1 000 x 5 », qui prévoit le recrutement de 5 000 agents de santé et paramédicaux sur 5 ans. Leur arrivée doit permettre aux Centres médicaux communaux (CMC) construits dans le cadre de l’IPS d’être opérationnels dès leur ouverture. L’initiative prévoit notamment la construction de 55 CMC à travers le pays, dont 25 sont actuellement en construction et une dizaine en phase de finition et d’équipement.
La première cohorte des 1 888 agents recrutés avait effectué son immersion patriotique du 6 au 16 septembre 2026.

Djakaridia SIRIBIE

SITHO 2026 : le Gouverneur du Guiriko encourage les exposants de sa région

En marge de la 16e édition du Salon international du tourisme et de l’hôtellerie de Ouagadougou (SITHO), la présidente de la délégation spéciale régionale du Guiriko, Mariama Konaté, par ailleurs, gouverneur, a visité, le mercredi 23 septembre 2026, le stand de sa région qui est invitée d’honneur.

Le Guiriko est la région invitée d’honneur de la 16e édition du Salon
international de l’hôtellerie de Ouagadougou (SITHO), qui se tient, du 22 au 27 Septembre 2026 sur le thème « Financement des projets structurants: un levier pour le développement du tourisme ». Pour l’occasion, le gouverneur du Guiriko, Mariama Konaté, également présidente de la délégation spéciale régionale s’est rendue le mercredi
23 septembre 2026, au stand de sa région pour encourager les acteurs qui y exposent les potentialités locales.

En effet, le stand de la région du Guiriko présente six expositions qui sont, entre autres, les sites touristiques, l’hôtellerie, la restauration, les agences de voyage, l’artisanat, et samandéni Beach.

Ensemble les acteurs du Guiriko veulent faire connaitre les potentialités de leur région lors de cette édition du SITHO.

A la fin de sa visite, la présidente de la délégation spéciale régionale du Guiriko Mariama Konaté a exprimé sa satisfaction de découvrir le stand du Guiriko en miniature qui met en avant les richesses touristiques, hôtelières et culturelles de la région. « Nous sommes émerveillés de voir certaines potentialités de notre région exposées ici à Ouagadougou.

Par exemple, quand vous prenez les pagnes tissés teints en kôkô dunda, on ne les retrouve nulle part ailleurs, que dans le Guiriko », a-t-elle soutenu tout en invitant les touristes nationaux et internationaux à visiter sa région qui regorge beaucoup de sites touristiques majeurs tels que les hippopotames de satiri, les villages traditionnels de Kumi et Koro.
Exposante dans le stand, la teinturière, Martine Domodo se dit satisfaite de la visite de la première responsable de la région.

Elle s’est réjouie d’avoir déjà réalisé un bon chiffre d’affaires, même si au-delà des ventes directes, l’objectif principal de sa présence au SITHO est de faire connaitre les richesses et le potentiel artisanal du Guiriko. « Notre particularité, c’est le kôkô dunda sur le pagne tissé. Notre innovation réside dans la chaine de valeurs du coton textile. Nous avons déjà vendu et nous sommes contents. Mais notre objectif premier est de nous faire connaitre, de faire connaitre notre savoir-faire et de nous fournir un bon carnet d’adresse », a-t-elle indiqué.

Yassimine Aminata OUARMA
Rasmatou OUEDRAOGO (stagiaire)

15e conférence annuelle de la DGI : bâtir une administration fiscale de demain au service de la souveraineté nationale

La Direction générale des impôts (DGI) tient sa 15e Assemblée annuelle sur le thème : « Construire la DGI de demain : quels leviers pour une administration fiscale plus performante au service de la souveraineté nationale ? », les 23 et 24 septembre 2026, à Ouagadougou.

Face aux mutations socio-économiques et technolo- giques qui affectent tous les secteurs d’activités, la Direction générale des impôts (DGI) veut se donner les moyens de rester toujours efficace dans la mobilisation des ressources au profit du buget. Pour ce faire, elle tient sa 15e Assemblée annuelle sur le thème : « Construire la DGI de demain : quels leviers pour une administration fiscale plus performante au service de la souveraineté nationale ? », les 23 et 24 septembre 2026, à Ouagadougou.

Pour la directrice générale des Impôts, Eliane T. Djiguemdé, dans un Burkina engagé sur la voie de la souveraineté et confronté à des défis sécuritaires, économiques et sociaux, garantir durablement l’efficacité dans la mobilisation des ressources propres est un impératif pour l’administration fiscale. Cette exigence de se pencher sur son avenir s’impose donc à la DGI pour plusieurs raisons. « D’abord, il y a son Plan stratégique 2023-
2027, qui arrive à son terme et implique de tirer les enseigne-ments des réformes engagées et de préparer le prochain cycle stratégique.

Le conseiller technique, Salifou Timtoré, représentant le ministre de l’Economie et des Finances : « la construction de la DGI de demain exige l’activation simultanée de plusieurs leviers structurants ».

Ensuite, les évolutions de la DGI, de son cadre de travail, ainsi que le déplacement de la matière imposable vers le foncier, l’économie informelle et l’économie numérique, exige qu’elle ajuste en permanence ses méthodes et outils », a-t-elle soutenu. Dans l’objectif d’identifier les leviers stratégiques, organisationnels, technologiques et humains à actionner pour bâtir une administration fiscale futuriste moderne, performante et résiliente, les échanges durant ces deux jours vont s’articuler autour de trois sous-thèmes.

Le 1er porte sur « l’adaptation de l’organisation, du cadre normatif et des procédures aux nouveaux défis en matière de performance continue, de modernisation et de gestion foncière ». Le 2e sous-thème est intitulé « le capital humain, le leadership et la culture de la performance comme moteurs de la transformation de la DGI ». Quant au dernier axe de réflexion des participants de la 15e AG de la DGI va concerner « la gouvernance de la donnée et le recours à l’intelligence artificielle comme leviers de performance et de sécurisation des recettes ».

Quatre changements de paradigme pour bâtir la DGI de demain

En livrant la communication inaugurale de cette conférence, le directeur général de l’Institut des Finances publiques du Burkina, Barthélémy Dabré, a identifié quatre changements de paradigme à opérer pour dessiner le prototype de la DGI de demain. Il s’agit de la nécessité de passer « d’une administration qui obéit, à une administration qui rend compte », « d’une administration qui attend la déclaration, à une administration qui préétablit l’obligation ».

Le directeur général de l’Institut des Finances publiques du Burkina, Barthélémy Dabré, a identifié quatre changements de paradigme à opérer pour contribuer à bâtir la DGI de demain.

Selon Barthéley Dabré, la DGI doit également passer, « d’une administration qui recrute des agents, à une administration qui cultive des experts » et « d’une administration qui constate, à une administration qui sait ». « Le jour où la DGI proposera l’impôt au lieu de l’attendre, elle aura changé de nature dans les quatre sens à la fois », a conclu Barthélémy Dabré. Pour le conseiller technique, Salifou Timtoré, représentant le ministre de l’Economie et des Finances, la construction de la DGI de demain exige l’activation simultanée de ces différents leviers structurants. Il a salué la pertinence des thématiques soumises à la réflexion.

« La souveraineté d’un Etat ne se proclame pas seulement. Elle se bâtit au quotidien dans la rigueur du recouvrement de l’impôt et la justice fiscale », a-t-il martelé. Tout en rappelant l’orientation des plus hautes autorités qui est d’aller vers une digitalisation intégrale des procédures et des services, afin de garantir la transparence à tous les niveaux et rapprocher l’administration du citoyen, Salifou Timtoré a invité les participants
à des réflexions audacieuses, porteuses de solutions concrètes et réalistes, pour donner au Burkina Faso les moyens de sa liberté et de son développement durable.

Mahamadi SEBOGO
Windmad76@gmail.com
Fadila Yasmine LENGANE
(Stagiaire)

Partenaires bilatéraux du Burkina Faso : vers une relance de la coopération avec Singapour

La délégation burkinabè à la 81e Assemblée générale de l’ONU a entamé la série des rencontres bilatérales le 22 septembre à New York.

La première audience est celle que le ministre des Affaires étrangères a accordée à
Frank Garcia Jr., Secrétaire d’Etat adjoint des Etats-Unis, chargé des affaires africaines. Entourés de leurs collaborateurs, les deux hommes ont évoqué avec satisfaction les acquis récemment engrangés dans la coopération entre le Burkina Faso et les Etats-Unis, dans les domaines de la sécurité et de l’économie. Ces acquis sont le résultat du dialogue et de l’écoute restaurés après un moment d’incompréhensions qui avait refroidi la coopération entre les deux pays. Tirant leçon de ce passé, Frank Garcia Jr. a réaffirmé l’engagement de son pays à privilégier un partenariat basé sur le respect de la souveraineté de chaque Etat et les intérêts mutuels, dans une concertation permanente.

Le ministre des Affaires étrangères a encouragé le partenaire américain à continuer dans cette démarche d’écoute et d’ouverture avec le Burkina Faso, pour éviter les erreurs qui ont émaillé la coopération, notamment des appréciations faites sur la base de préjugés ou sous l’influence géopolitique de certains Etats. « Ces Etats sous-estiment nos potentialités et surestiment nos défis. Aujourd’hui nous apprécions la sincérité qui guide nos relations avec les Etats-Unis. Nous demandons une lecture objective de notre contexte et un partenariat qui nous permet de trouver des solutions durables » , a indiqué le ministre Traoré.

Le chef de la diplomatie burkinabè a par la suite échangé avec son homologue du Royaume du Maroc, un pays avec lequel le Burkina Faso entretient des relations fructueuses, exemplaires et stratégiques, ancrées dans une dynamique de solidarité Sud-Sud et fondées sur le respect mutuel et la fraternité entre les peuples des deux pays. Les échanges entre le camarade ministre, Karamoko Jean Marie Traoré et Nasser Bourita, ont permis de faire un tour d’horizon sur les axes de la coopération entre Ouagadougou et Rabat, qui s’est renforcée lors de la 5e commission mixte de coopération en 2025, avec la signature de 14 instruments juridiques et accords de coopération.

Les deux ministres ont renouvelé leur disposition à faire de ce partenariat, un modèle concret de coopération interafricaine et mutuellement bénéfique. Le ministre Traoré en a profité pour saluer la vision stratégique du Roi Mohammed VI qui a initié le projet visant à désenclaver les pays du Sahel et leur offrir un accès à l’Atlantique. La dernière rencontre bilatérale de la journée du 22 septembre à New York est celle entre le ministre des Affaires étrangères burkinabè et Dr. Vivian Balakrishnan, ministre des Affaires étrangères du Singapour.

Les deux ministres ont échangé sur la nécessité de renforcer la coopération entre le Burkina Faso et la République de Singapour, notamment dans les domaines des affaires et du partage d’expériences dans le secteur des TIC. Répondant à une question de son homologue du Singapour, le ministre Traoré a présenté la situation réelle qui prévaut au Burkina Faso, en mettant l’accent sur les potentialités de notre pays et la nouvelle dynamique engagée pour des partenariats gagnant-gagnants fondés sur le respect mutuel. Les deux ministres ont souhaité des visites officielles dans leurs pays respectifs, en vue de donner plus de contenu à la coopération entre le Burkina Faso et Singapour.

DCRP/MAE

Flash

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Il est clair que de nombreuses maladies sont, aujourd’hui, causées par une alimentation inadaptée. En effet, une meilleure santé exige une alimentation saine et des rations appropriées. Parfois, il arrive que les aliments soient mal conservés ou laissés à la merci du vent et du soleil. Toute chose qui affecte leur qualité et, au-delà, la santé du consommateur. Pour préserver notre santé, il est indiqué de renforcer davantage les mécanismes de contrôle qualité et de sensibiliser les vendeurs et les consommateurs à la sécurité et aux habitudes alimentaires. Cela y va de notre bien-être.

Issouf SANKARA

Loi sur la réorganisation agraire et foncière : un atelier pour faire du foncier un bien commun

Le ministère de l’Economie et des Finances, à travers la direction générale de l’aménagement du territoire a tenu, le 23 septembre 2026, à Tenkodogo, un atelier pour vulgariser la loi portant réorganisation agraire et foncière, adoptée en octobre 2025.

Le ministère de l’Economie et des Finances veut faire mieux connaitre la nouvelle loi portant Réorganisa-tion agraire et foncière (RAF), adoptée le 21 octobre 2025. Pour cela, la Direction générale de l’aménagement du territoire (DGT) a tenu le 23 septembre 2026, à Tenkodogo, dans la région du Nakambé, un atelier de vulgarisation de cette loi. Selon le chargé d’appui technique à la DGT, Alfred Jonas Tondé, la RAF 2025 a introduit de nouvelles innovations.

Parmi elles, il a cité l’affirmation de la pleine propriété de l’Etat sur le domaine foncier national, contrairement à la loi de 2012 qui distinguait les domaines fonciers de l’Etat ; des collectivités, et le patrimoine foncier des particuliers. M. Tondé a ajouté que dans la RAF 2025, il est impossible pour les personnes étrangères de disposer de la pleine propriété de la terre. « Elles peuvent exploiter mais ne peuvent pas avoir un titre de propriété », a-t-il fait observer. Toutefois, il a précisé que la loi permet aux étrangers d’être propriétaires au Burkina Faso à condition que leur pays d’origine offre les mêmes possibilités aux Burkinabè.

Le chargé d’appui technique à la DGT a, en outre, confié que la réorganisation agraire et foncière interdit de changer de statut la réserve administrative, sauf autorisation expresse du ministre chargé des Domaines. Le représentant du gouverneur de la région du Nakambé, le secrétaire général de la région, Tasseré Nacoulma, a indiqué que la terre, quoiqu’elle nourrisse et rassemble, est parfois source de division lorsque les règles ne sont pas claires ou lorsqu’elles sont méconnues. Selon lui, ce texte détermine le salut des terres du domaine foncier national, fixe les règles d’accès et organise leur gestion.
« Nous sommes ici pour que cette loi cesse d’être celle des spécialistes mais devient un
bien commun », a-t-il déclaré.

Pour M. Nacoulma, le domaine foncier national n’est pas une abstraction administrative mais est l’ensemble des terres et des biens immeubles situés dans les limites du territoire et sur lesquels l’Etat burkinabè exerce sa souveraineté. Le secrétaire général de la région a souligné que là où la délimitation des terres est floue et où la parole donnée n’est consignée nulle part ou un même espace est disputé par deux familles, la tension peut facilement s’installer opposant des voisins, des villages, voire des générations. C’est pourquoi, il a salué la tenue de cet atelier qui, selon lui, va permettre aux différentes composantes de la région du Nakambé de mieux connaitre la loi, promulguée le 28 octobre 2025 par le président du Faso.

Anselme KAMBIRE