Secteur des télécommunications: un taux d’exécution des engagements situé entre 80 et 90 %

Le ministère de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques a tenu une réunion de suivi des engagements des opérateurs de télécommunications, le vendredi 19 juin 2026, à Ouagadougou.

Face aux préoccupations récurrentes des usagers concernant la qualité des services de téléphonie mobile et d’internet, le gouvernement burkinabè, l’autorité de régulation et les opérateurs de télécommunications ont engagé depuis 2024 un processus de concertation visant à améliorer les performances des réseaux.  Dans cette dynamique, le ministère de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques a tenu une réunion de suivi des engagements pris par les opérateurs sur la qualité des services de communications électroniques, vendredi 19 juin 2026, à Ouagadougou.

Il s’est agi d’évaluer le niveau d’exécution des engagements pris, d’identifier les difficultés rencontrées et de définir les actions à poursuivre pour renforcer la connectivité au profit des populations. La ministre chargée des Communications électroniques, Aminata Zerbo, a rappelé que les opérateurs se sont engagés à renforcer leurs infrastructures en vue d’améliorer la couverture et la qualité des services, notamment dans les chefs-lieux des régions et le long des principaux axes routiers. Ils ont également pris l’engagement d’accroître la transparence sur les tarifs et les offres destinées aux consommateurs.

Elle a également signifié que l’autorité de régulation s’est engagée à mettre à disposition la bande de fréquences 2600 MHz afin de permettre aux opérateurs d’améliorer leurs capacités techniques. Selon elle, le gouvernement œuvre à faciliter les procédures administratives liées à l’implantation des infrastructures de télécommunications, notamment à travers la mise en place d’un guichet unique et l’amélioration de l’accès à l’énergie pour les sites de communications électroniques. Aminata Zerbo a salué les efforts consentis par l’ensemble des acteurs dans la mise en œuvre des recommandations.

Un bilan satisfaisant

Le directeur général des communications électroniques, Nongobzanga Zongo, a dressé un bilan satisfaisant des engagements pris. « Les engagements prévus pour l’année 2025 ont été entièrement exécutés. Orange Burkina Faso et Moov Africa Burkina Faso ont chacun installé les 200 sites, tandis que Telecel Faso a réalisé les 150 sites pour lesquels il s’était engagé », a-t-il révélé. Nongobzanga Zongo a ajouté que pour ce qui est de l’année 2026, les travaux se poursuivent à un rythme jugé satisfaisant. « Moov Africa Burkina Faso, qui prévoit l’installation de 100 nouveaux sites, affiche un taux de réalisation d’environ 50 %. Quant à Telecel Faso, cinq sites sont déjà opérationnels, 20 sont en cours d’installation et 125 autres sont en phase de construction », a-t-il détaillé.

Camarade Zongo a également mis en avant les efforts du gouvernement en matière de libération de nouvelles bandes de fréquences, destinées à accompagner l’évolution des technologies mobiles vers la 5G. Cette évolution devrait permettre d’améliorer davantage la connectivité et de répondre aux besoins croissants des utilisateurs. Il a aussi rappelé que des campagnes de sensibilisation ont été menées dans les différentes régions avec l’appui des autorités administratives et locales afin de favoriser l’implantation des infrastructures de télécommunications.IL s’est dit confiant quant à l’atteinte des objectifs fixés d’ici la fin de l’année.

Abibata KARA

(Collaboratrice)

Amélioration de l’accès aux soins spécialisés : Le Premier ministre inaugure quatre nouveaux centres d’hémodialyse 

‎Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a procédé, ce samedi 20 juin 2026 à Banfora, à l’inauguration simultanée de quatre nouveaux centres d’hémodialyse implantés à Banfora, Dori, Dédougou et Fada N’Gourma. Cette réalisation s’inscrit dans la politique gouvernementale d’amélioration de l’accès aux soins spécialisés et de renforcement du système national de santé.
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‎D’un investissement global de plus de 1,2 milliard de francs CFA, ces infrastructures modernes permettront d’offrir environ 45 000 séances supplémentaires de dialyse par an. Elles portent ainsi la capacité nationale de prise en charge à plus de 200 000 séances annuelles, marquant une avancée majeure dans l’accompagnement des patients atteints d’insuffisance rénale chronique au Burkina Faso.

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‎Selon le Chef du Gouvernement, ces réalisations traduisent la vision du Président du Faso, qui fait de la santé l’une des priorités de l’action gouvernementale, aux côtés du retour de la sécurité sur l’ensemble du territoire national.
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‎« Dans la marche de la Révolution progressiste populaire, nous n’oublions pas la question de l’amélioration significative des conditions de vie des populations. En la matière, la santé constitue l’une des grandes priorités définies par le camarade Président du Faso », a souligné le Premier ministre.‎
‎Il a rappelé qu’avec ces nouvelles infrastructures, le nombre de centres d’hémodialyse mis en service sous l’impulsion du Président du Faso s’élève désormais à sept. Pour le Premier ministre, ce résultat témoigne du passage des engagements aux réalisations concrètes et traduit la détermination du Gouvernement à rapprocher les soins des populations.


‎À Banfora, le Chef du Gouvernement a évoqué le cas d’un patient contraint, pendant près de huit ans, d’effectuer régulièrement le trajet Banfora-Bobo-Dioulasso pour bénéficier de sa prise en charge. Un témoignage qui illustre, selon lui, le poids de la maladie pour les patients et leurs familles, ainsi que toute la portée de l’ouverture de ces nouveaux centres.‎
‎Le Premier ministre a invité les populations à s’approprier ces infrastructures sanitaires et à contribuer, aux côtés des professionnels de santé, à leur préservation. Le ministre de la Santé, Dr Robert Lucien Jean-Claude Kargougou, a pour sa part indiqué que cette mise en service rapproche progressivement les séances d’hémodialyse des populations sur l’ensemble du territoire. Au nom des patients, Pr Albert Ouédraogo a exprimé sa gratitude aux autorités pour ces réalisations.


‎Cette dynamique va se poursuivre dans le cadre du Plan RELANCE, avec la construction prévue de six nouveaux centres d’hémodialyse à Koudougou, Manga, Ziniaré et Kaya, ainsi que de deux méga-centres de 200 et 100 postes, dans les régions du Kadiogo et du Guiriko.


‎Parallèlement, le Gouvernement a engagé des réformes sociales majeures, notamment la suppression de la caution de 500 000 francs CFA auparavant exigée aux patients atteints d’insuffisance rénale chronique en phase terminale, ainsi que la réduction de 80 % du tarif des séances d’hémodialyse, passé de 15 000 à 2 500 francs CFA.‎


‎Avec l’ouverture de ces nouveaux centres et les mesures prises pour alléger le coût des soins, le Gouvernement franchit une nouvelle étape dans sa politique d’accès équitable aux services de santé spécialisés, au bénéfice des patients et de leurs familles.


‎𝐃𝐂𝐑𝐏/𝐏𝐫𝐢𝐦𝐚𝐭𝐮𝐫𝐞
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Libertés religieuses au Burkina Faso : Les représentants du peuple adoptent la loi pour la cohésion nationale

Les députés de l’Assemblée législative du peuple, réunis en séance plénière sous l’égide du Chef du Parlement, le Camarade Dr Ousmane BOUGOUMA, ont examiné et adopté, le samedi 20 juin 2026, le projet de loi portant libertés religieuses au Burkina Faso.

Avant l’adoption de la loi, 202 amendements de formes et de fonds ont été intégré au texte initial. Cette adoption à l’unanimité témoigne de l’engagement des représentants du peuple à accompagner l’action gouvernementale dans la mise en place d’un dispositif juridique équilibré, garantissant à la fois la liberté de culte, le respect de l’ordre public et la préservation de la cohésion sociale. Engagé depuis 2015, le processus d’élaboration de ce texte a mobilisé l’État, les confessions religieuses ainsi que les organisations de la société civile.

Composée de six titres et de 110 articles, la loi portant libertés religieuses au Burkina Faso présente plusieurs avantages majeurs : elle constitue un dispositif spécifique et inédit relatif aux libertés religieuses ; elle engage le pays tout entier dans la voie d’un environnement favorable à l’essor d’une pluralité religieuse collaborative, gage de paix durable et de progrès social ; elle balise un terrain favorable à un contrôle social apaisé ; elle organise les conditions d’intervention de l’État dans la sphère religieuse et, inversement, les conditions d’intervention des religions dans la sphère publique ; elle permet de donner un contenu concret au principe de laïcité de l’État ; et elle assume l’héritage des nombreuses initiatives déjà entreprises dans ce domaine.

Présentant les enjeux du texte devant la représentation nationale, le Ministre d’État, Ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, le Camarade Émile ZERBO, a souligné son caractère équilibré et protecteur. Pour le Ministre d’État, l’encadrement du domaine religieux permettra de prévenir les dérapages liés à l’exercice du culte et d’assurer à chacun le droit à la liberté de religion. Saisie au fond du projet de loi, la Commission des affaires générales, institutionnelles et des droits humains (CAGIDH) a salué l’avènement de cette qui permettra au Burkina Faso de se doter d’un outil juridique inédit.

Parmi les apports majeurs attendus figurent : la clarification du principe constitutionnel de laïcité de l’État ; la définition des conditions d’intervention réciproque entre l’État et les cultes ; la prévention et la gestion des dérives sectaires ou communautaires ; la valorisation du rôle social des religions et de leurs leaders ; et, surtout, la consolidation d’un environnement favorable à la coexistence pacifique des différentes confessions sur l’ensemble du territoire. Consciente des débats suscités par ce texte au sein de l’opinion publique, la CAGIDH a néanmoins formulé deux recommandations clés à l’attention du Gouvernement : assurer une large vulgarisation de la loi, en impliquant les faîtières religieuses afin de faciliter son appropriation par les communautés à la base ; et réaliser sans délai un état des lieux des édifices religieux, pour préparer le terrain à sa mise en œuvre harmonieuse et concertée.

DCRP/ Parlement du Burkina Faso

Financement du commerce: le Burkina Faso et l’ITFC scellent un partenariat stratégique pour la période 2026-2030

Le Camarade Aboubakar NACANABO, Ministre de l’économie et des finances et S.E. Ingénieur, Adeeb Yousuf Al-Aama, Directeur Général de la Société Internationale Islamique pour le Financement du Commerce (ITFC) ont procédé, ce 19 juin 2026, en marge des Assemblées Annuelles du Groupe de la BID à Bakou, à la signature de l’Accord-Cadre 2026-2030 consacré au financement du commerce dans des domaines prioritaires convenus entre le Gouvernement du Burkina Faso et l’ITFC.
D’un montant total d’un milliard (1.000.000.000) de dollars US, l’Accord-Cadre vise à contribuer activement au développement socio-économique du Burkina Faso, dans le cadre du Plan R.E.L.A.N.C.E. 2026-2030 en finançant les opérations prioritaires du Gouvernement liées au commerce.
Ce mécanisme de financement vise à soutenir des secteurs stratégiques de l’économie à travers la prise en charge des importations de produits énergétiques, d’intrants agricoles, de denrées alimentaires essentielles et de produits pharmaceutiques. Il permettra également de renforcer les exportations de produits agricoles prioritaires, notamment le coton et l’anacarde, tout en mettant à la disposition des banques locales des lignes de crédit destinées à soutenir le financement du secteur privé.
La signature de cet Accord Cadre témoigne non seulement de l’excellence des relations de coopération entre le Burkina Faso et le Groupe de la Banque islamique de développement mais aussi la volonté affichée des deux parties de booster les échanges commerciaux ainsi que les flux d’investissements entre le Burkina Faso et les pays arabes et africains.
𝐃𝐂𝐑𝐏/𝐌𝐄𝐅

Developpement des infrastructures routières : Le Premier ministre ouvre à la circulation le nouveau pont de Hèrèdougou

Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a procédé, dans la matinée de ce samedi 20 juin 2026, à la mise en circulation du nouveau pont de Hèrèdougou et de ses ouvrages de décharge. Ce nouvel ouvrage qui franchit le Grand Balé, affluent du fleuve Mouhoun, garantit désormais la continuité du trafic sur la nationale n°1, y compris en période de crue.

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‎Le nouveau pont est un ouvrage à poutres en béton armé d’une portée totale de 72 mètres et d’une hauteur de 11,45 mètres. Il est composé de trois travées de 23,33 mètres chacune. L’infrastructure comprend également trois ouvrages de décharge, constitués de deux dalots de 4 x 4 x 3 mètres et d’un dalot de 4 x 3 x 2 mètres.

 

‎La plateforme de chaussée s’étend sur une largeur de 10 mètres et est dotée d’équipements de sécurité et de confort, notamment des glissières, des garde-corps ainsi qu’une signalisation adaptée.

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‎Le coût global de réalisation s’élève à 4,548 milliards de francs CFA TTC, y compris les prestations de contrôle. Entièrement financés par l’État burkinabè, les travaux ont été réalisés en dix mois, hors saison pluvieuse, par l’entreprise PFO Africa Burkina Faso, sous le contrôle du bureau d’études CAEM Sarl et la supervision de la Direction générale des infrastructures de transport.

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‎Le Premier ministre a salué la qualité des travaux ainsi que l’engagement de l’ensemble des acteurs ayant contribué à la réalisation de cet ouvrage stratégique.

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‎« La réalisation de ce nouvel ouvrage est d’une importance capitale et stratégique, non seulement pour Hèrèdougou, mais pour l’ensemble du Burkina Faso et même au-delà, puisque cette artère est empruntée par des transporteurs desservant plusieurs pays de la sous-région. Nous pouvons considérer que la mise en circulation de ce nouvel ouvrage de franchissement à Hèrèdougou est une victoire », a indiqué le Chef du Gouvernement.

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‎Il a rappelé que cette réalisation fait suite aux instructions fermes du Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, après les épisodes répétés de submersion de l’ancien ouvrage, qui avaient entraîné des perturbations du trafic sur la Route nationale n°1.

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‎« Aujourd’hui, c’est une réalité parce que nous sommes sur un pont beaucoup plus imposant. Il est plus haut de pratiquement cinq mètres que l’ancien ouvrage, plus long et plus large. C’est un ouvrage qui offre davantage de garanties face au risque de submersion. On peut dire que, de façon définitive, ce problème est résolu », a souligné le Premier ministre.

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‎Aux usagers et aux populations riveraines, le Chef du Gouvernement a lancé un appel à la prudence, au respect du code de la route et des normes de tonnage, afin de préserver durablement l’ouvrage.

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‎« Nous ne souhaitons pas que cet ouvrage soit le théâtre de drames de la circulation. C’est pourquoi nous appelons les usagers à faire preuve de la plus grande responsabilité, notamment en réduisant leur vitesse à l’approche du pont », a-t-il insisté.

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‎Le ministre de la Construction de la Patrie, Mikaïlou Sidibé, a soutenu que la réalisation du pont de Hèrèdougou s’inscrit dans la vision portée par le Manifeste de la Révolution progressiste populaire du Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré.

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‎« La Révolution n’est pas une idée abstraite, mais une œuvre quotidienne de construction nationale », a-t-il rappelé, soulignant que cet ouvrage traduit concrètement les principes de souveraineté, de dignité et de progrès collectif.

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‎Les populations de Hèrèdougou et des villages voisins voient en ce nouvel ouvrage de franchissement une réponse durable aux difficultés liées aux inondations en période de crue. Elles ont exprimé leur reconnaissance aux plus hautes autorités pour la prise en compte de leurs préoccupations.

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‎Avec la mise en circulation du nouveau pont de Hèrèdougou, le Burkina Faso franchit une étape importante dans la modernisation de ses infrastructures routières et renforce davantage la fluidité ainsi que la sécurité du trafic sur l’un de ses axes les plus stratégiques.

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‎𝐃𝐂𝐑𝐏/𝐏𝐫𝐢𝐦𝐚𝐭𝐮𝐫𝐞

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GALIAN 2026 : La Présidence du Faso octroie cinq prix

La Présidence du Faso a décerné le vendredi 19 juin 2026, à Ouagadougou, cinq prix spéciaux aux journalistes qui se sont illustrés dans la production d’articles sur les Initiatives présidentielles au cours de la nuit des Galian, le concours qui récompense les meilleures œuvres journalistiques.

Le Ministre Directeur de Cabinet du Président du Faso, Camarade Capitaine Martha Céleste Anderson Dekomwin MEDAH, proclamant les prix spéciaux de la Présidence du Faso
Le Ministre Directeur de Cabinet du Président du Faso, Camarade Capitaine Martha Céleste Anderson Dekomwin MEDAH, proclamant les prix spéciaux de la Présidence du Faso

Les lauréats ont reçu leurs récompenses des mains du Ministre Directeur de cabinet du Président du Faso, Camarade Capitaine Martha Céleste Anderson Dekomwin MEDAH.

Le Ministre Directeur de cabinet du Président du Faso, Camarade Capitaine Martha Céleste Anderson Dekomwin MEDAH, (droite) remettant à Frédéric TENSABA, son prix composé d'un trophée, une attestation et un chèque d'une valeur d'un million FCFA
Le Ministre Directeur de cabinet du Président du Faso, Camarade Capitaine Martha Céleste Anderson Dekomwin MEDAH, (droite) remettant à Frédéric TENSABA, son prix composé d’un trophée, une attestation et un chèque d’une valeur d’un million FCFA

Il s’agit de :
-Frédéric TENSABA de la RTB radio Bobo, dans la catégorie radiodiffusion sonore, avec son œuvre « Production du blé au Burkina Faso. Vers l’autosuffisance à l’horizon 2030 » ;
-Karim BIKIENGA de la RTB télé, en Radiodiffusion télévisuelle avec son œuvre « Culture du blé au Burkina Faso : une relance a succès » ;
-Abdel Aziz NABALOUM des Éditions Sidwaya dans la catégorie presse écrite pour son article « Développement durable : Initiative Faso Mêbo : les soldats sont au front et nous ici » ;
-Serge Ika KI du média Lefaso.net, en presse en ligne pour son reportage, « Burkina infrastructures : immersion au cœur du chantier citoyen Faso Mêbo » ;
-Ahmed Kam OUEDRAOGO de la radio Savane FM/Bobo, dans la catégorie langues nationales avec sa production, « Les avantages/bienfaits des innovations technologiques agricoles » en langue nationale dioula.

Dans la catégorie langue nationale, le journaliste Kam Ahmed OUEDRAOGO de Savane FM/Bobo repart avec un trophée , une attestation et un chèque d'une valeur d'un million, prix spécial de la Présidence du Faso
Dans la catégorie langue nationale, le journaliste Kam Ahmed OUEDRAOGO de Savane FM/Bobo repart avec un trophée , une attestation et un chèque d’une valeur d’un million, prix spécial de la Présidence du Faso

À travers ces reconnaissances, la Présidence du Faso marque son accompagnement des médias pour leur apport au développement au Burkina Faso.

Direction de la communication de la Présidence du Faso

8e édition de la Journée nationale de l’Arbre : « Planter un arbre, c’est contribuer à la vie de l’humanité entière », dixit Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ

Le Président du Faso, Chef de l’État, Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ a planté son arbre ce samedi 20 juin 2026, dans le cadre de la célébration de la Journée nationale de l’Arbre placée sous le thème : « Ma concession, mon arbre », célébrée le 20 juin de chaque année. À l’issue de la plantation, le Président du Faso a livré un message, appelant chaque Burkinabè à planter et à entretenir son arbre, car « planter un arbre, c’est contribuer à la vie de l’humanité ».

Dans son message, le Chef de l’État a expliqué les enjeux liés à la plantation d’arbre. « Planter un arbre, c’est un acte très important. L’arbre contribue à nourrir les hommes et les animaux, à donner de l’ombrage, à assurer l’équilibre écologique, à embellir notre environnement, à soigner les êtres humains et les animaux », a-t-il souligné.

Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ a démontré que la vie sur terre est dépendante de la végétation, en s’inspirant de la relation entre l’abeille et l’arbre. « Les arbres contribuent à nourrir les abeilles. Les fleurs des arbres, par leur nectar et leurs pollens, contribuent à nourrir les abeilles. Et les abeilles sont ces insectes qui sont responsables, en majorité, de la pollinisation sur terre. Ce qui veut dire que si on n’a pas d’arbre, il n’y aura pas d’abeille et on n’aura pas de vie, on ne pourra plus se nourrir », fait savoir le Chef de l’État.

Au regard de l’importance de l’arbre dans la vie, le Président du Faso, Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ a lancé un appel : « Planter un arbre, c’est contribuer à la vie de l’humanité entière. J’invite chacun à pouvoir poser cet acte, planter au moins un arbre, l’entretenir pour que cet arbre puisse servir l’humanité ».

Direction de la communication de la Présidence du Faso

Opération Burkindi de la Douane: des marchandises de plus 734 millions F CFA saisies

La direction générale des Douanes a présenté à la presse une importante saisie de marchandises frauduleuses, dans le cadre de l’opération Burkindi, d’une valeur totale de plus 734 millions F CFA, jeudi 18 juin 2026.

Le message de tolérance zéro pour les fraudeurs que le directeur général des Douanes, l’Inspecteur divisionnaire Yves Kafando, ne cesse de répéter n’est pas une simple déclaration d’intentions. Il se traduit au quotidien sur le terrain par des victoires dans la lutte contre la fraude. En effet, dans le cadre de l’opération Burkindi, la Douane a réalisé une grosse saisie de marchandises frauduleuses et de contrebande d’une valeur totale 734,1 millions F CFA.

La saisie a été présentée aux hommes de médias, ce jeudi 18 juin 2026, à Ouagadougou. Elle est composée, entre autres, de 50 tonnes de sachets plastiques d’une valeur de 45 millions F CFA, 264 000 comprimés de tramadol d’une valeur de 19,2 millions F CFA, 3983 cartons d’herbicides valant 298,7 millions F CFA, 800 kg de pénicilline estimé à 40 millions F CFA. Le butin saisi aux mains des fraudeurs comprend également 180 fûts de cyanure estimés à 15,7 millions F CFA, des boissons sucrées d’un montant de 20 millions F CFA, des anacardes évalués à 32 millions F CFA, 13 motos d’une valeur de 19,5 millions F CFA. La saisie a été réalisée grâce à la vigilance de plus en plus accrue des services des douanes malgré les stratagèmes des fraudeurs et contrebandiers.

Certaines pratiques consistent à camoufler insidieusement des produits frauduleux ou de contrebande au milieu de marchandises déclarées, comme les cartons d’herbicides couverts par des sacs de mil, de maïs ou des sacs de friperie contenant en réalité des produits vétérinaires non autorisés. L’étau se resserrant de plus en plus sur eux au niveau des grands axes, certains font recours à des tricycles pour transporter leur butin de fraude à travers des pistes. « Le mode opératoire des fraudeurs évolue, mais nous avons les moyens de nous y adapter. Leurs modes opératoires ne sont pas au-dessus de nos compétences et capacités », a confié le directeur général des Douanes, Yves Kafando.

Maintenir le cap de l’engagement et de la collaboration

Entre aveux, regrets, engagements à ne plus continuer dans la fraude, les contrevenants pris la main dans le sac, ont appelé tous ceux qui sont dans ces activités illicites à s’abstenir, dans l’intérêt supérieur de la Nation. C’est le cas de Hamidou Korgho, qui servait d’intermédiaire dans le trafic de la drogue. Son travail consistait à aller prendre la drogue au Ghana pour la convoyer au Mali au profit d’un certain Ablo. Pour son premier deal avec 22 Kg de drogue, il a été rémunéré à 200 000 F CFA.

Pour sa deuxième opération au cours de laquelle il a été pris, une commission de 250 000 F CFA s’il réussissait à acheminer les 59 kg de chanvre indien. « Je lance un appel à tous ceux qui sont dans la fraude ou qui veulent commencer d’arrêter, car, ce n’est pas bien pour le pays. Personnellement, je prends l’engagement de tout arrêter, je vais reprendre mon activité de ferrailleur », a-t-il confié, tout en demandant la clémence de l’administration douanière.

Certains transporteurs voient leurs chauffeurs s’adonner à des pratiques de fraude en détournant la destination des camions à leur insu. C’est le cas de Ambroise Ouédraogo. Au lieu de transporter du clinker, son chauffeur a pris le malin plaisir de transporter frauduleusement des produits prohibés comme le cyanure, le tramadol. Ambroise Ouédraogo a tenu à lancer un appel aux chauffeurs et aux transporteurs à être des modèles, des patriotes et à ne pas sacrifier la Nation sur l’autel de leurs petits intérêts.

En tout état de cause, la direction générale des Douanes sera sans pitié pour tous ceux qui enfreignent à la règlementation économique et commerciale. « Notre message est unique et reste le même : nous n’allons laisser prospérer aucune pratique de fraude sur l’ensemble du territoire national », a martelé Yves Kafando. Il a félicité ces collaborateurs pour le boulot abattu sur le terrain.

Il s’est réjoui de la collaboration des forces de police, des VDP et des populations qui ont permis de réussir ces opérations, tout en appelant à maintenir le cap de cette synergie. Après une année passée à la tête de l’administration douanière, le DG Kafando a indiqué que son engagement reste total, et cela conformément aux orientations de la Révolution progressiste populaire.

Mahamadi SEBOGO

Windmad76@gmail.com

Journée internationale de sensibilisation à l’albinisme: plusieurs activités pour changer le regard envers les albinos

L’Association KEYOIKLAI a commémoré, le jeudi 11 juin 2026, à Bobo-Dioulasso, la Journée internationale de sensibilisation à l’albinisme. Cette journée, marquée par plusieurs activités, vise à promouvoir l’inclusion sociale, la protection des droits des personnes vivant avec l’albinisme.

La Journée internationale de sensibilisation à l’albinisme célébrée chaque 13 juin a été marquée par plusieurs activités à Bobo-Dioulasso. Il s’agit des activités récréatives avec des enfants, d’un repas communautaire, des causeries thématiques et d‘un panel. C’est l’association KEYOIKLAI qui a célébré cette journée, le jeudi 11 juin 2026. A son ouverture la présidente de l’association, Bienvenue Ouattara, a signifié que cette manifestation a pour but de bâtir une société où les personnes vivant avec l’albinisme sont protégées, accompagnées, valorisées et pleinement incluses.

De son constat, les personnes vivant avec l’albinisme font face à de nombreuses difficultés comme l’accès à l’école, à l’emploi, la stigmatisation ou l’incompréhension. La présidente de KEYOIKLAI a alors appelé à regarder les albinos autrement. C’est le même message qu’a lancé le représentant des parrains, Jean Baptiste Tiendrebeogo. Pour lui, ces personnes ne doivent jamais être regardées à travers le filtre du préjugé ou de la peur. « Elles doivent être regardées avec respect, avec considération et avec responsabilité et engagement.

Nous prenons devant vous l’engagement moral de rester attentifs à cette cause et de contribuer, selon nos responsabilités et nos moyens, à la faire avancer », a rassuré M. Tiendrebeogo. Pour faire avancer cette cause, le secrétaire général de la région du Guiriko Souleymane Nakanabo, a demandé d’accorder une attention particulière à certaines réalités vécues par les personnes vivant avec l’albinisme. Elles doivent, selon lui, avoir droit aux soins adaptés, à une éducation inclusive et aux opportunités sociales et économiques. Il a invité les albinos à être fiers, à faire fi des regards des autres et à occuper leur place dans la société. Le secrétaire général a souhaité que la Journée internationale de sensibilisation à l’albinisme soit non seulement un moment de sensibilisation, mais aussi un point d’engagement renouvelé pour renforcer la protection, la dignité et l’inclusion des personnes vivant avec l’albinisme dans la région du Guiriko et dans l’ensemble du pays.

Adaman DRABO

Perthiou DIARRA (Stagiaire)

Journée nationale de l’arbre 2026 : « Quand on plante soi-même, on protège mieux », Hassime Rabo, directeur régional des eaux et forêts du Guiriko

A la veille de l’édition 2026 de l’initiative nationale « Une heure patriotique pour reverdir le Faso », prévue, ce samedi 20 juin, le directeur régional des eaux et forêts du Guiriko, le colonel Hassime Rabo, revient sur les acquis de la précédente campagne de reboisement. Dans cet entretien, il évoque les performances enregistrées dans la région, les difficultés rencontrées sur le terrain ainsi que les enjeux de cette nouvelle édition placée sur le thème : « Ma concession, mon arbre ».

Sidwaya (S) : Quel bilan peut-on faire de l’opération « Une heure patriotique pour reverdir le Burkina Faso » au niveau de la région de Guiriko ?

Hassime Rabo (H.R) : L’édition 2025 de l’initiative « Une heure patriotique pour reverdir le Burkina Faso » s’est déroulée le 22 juin 2025. Ce qu’on a pu noter, c’est qu’elle a suscité un engouement au niveau de la population. Les gens étaient beaucoup motivés au regard des résultats que nous avons engrangés. Il faut noter qu’il y a eu un travail en amont que nous avons fait, notamment la mobilisation de la population à travers des émissions radio, des contacts ou des rencontres.

L’autorité régionale, de même que les autorités coutumières, et religieuses se sont fortement impliquées dans la réussite de cette édition. Nous avons pu planter plus d’un million d’arbres, ce qui classe le Guiriko comme deuxième région au niveau national. « Une heure patriotique pour reverdir le Burkina Faso » de l’année dernière nous a donné entièrement satisfaction. Les objectifs ont été atteints. Aussi, sur le million d’arbres que nous avons mis en terre, nous pouvons estimer qu’entre 60 et 70% ont survécu. Et cela est dû à la protection et à l’entretien des plantes. Quand on plante soi-même les arbres on a le temps effectivement de l’entretenir, de le protéger contre la divagation des animaux, les feux de brousse et autres.

S : Quelles sont les espèces qui ont été privilégiées pendant cette opération ?

H.R : L’année dernière nous avons privilégié les plantes médicinales, c’est-à-dire les plantes qui rentrent effectivement dans les soins de la population. Nous avons également des espèces qui donnent des produits forestiers non ligneux. Comme vous le savez, nous faisons la promotion des produits forestiers non ligneux qui contribuent vraiment à la sécurité alimentaire.

S : Quelles sont les difficultés que vous avez eues dans la conduite de l’opération l’année dernière ?

H.R : Les difficultés ne peuvent pas manquer pour toute activité de cette envergure. La première difficulté est l’insuffisance des moyens malgré les énormes efforts que fait l’Etat. A cela, il faut ajouter la mentalité même de la population. Les gens pensent que c’est à la direction régionale des eaux et forêts qu’il faut venir chercher les plantes. Comme son nom le dit, c’est vraiment des actes patriotiques. Chacun doit pouvoir acheter son arbre pour aller faire le travail lui-même ou trouver des gens pour le boisement, l’entretien, la protection.

C’est vraiment des actes patriotiques que nous demandons à ce niveau. L’autre difficulté que nous avons rencontrée est la divagation des animaux. Quoi qu’on dise, vous allez voir que dans la ville de Bobo-Dioulasso, il y a eu beaucoup de plantations d’arbres. Mais quand vous regardez, vous constaterez qu’il y a des zones où c’est la divagation des animaux qui a contribué à baisser le taux de survie. On peut noter également les feux de brousse. Au niveau de la zone ouest, les feux de brousse sont toujours récurrents. Ces feux de brousse contribuent vraiment à tirer nos taux de survie vers le bas.

Il y a également l’incivisme. Il faut se dire que parfois il y a certaines personnes qui contribuent à travers leur comportement, à arracher les plants ou à faire des activités qui ne contribuent pas à la survie des plants. Il faut aussi compter avec les changements climatiques. Au cours des mois de mars, avril et mai, il y a des pics de chaleur qui ne contribuent pas à une bonne survie des plants.

S : Malgré ces difficultés, le bilan reste quand même satisfaisant ?

H.R : Je disais tantôt que le taux de survie des plants mis en terre oscille entre 60 et 70%. Il faut dire que nous n’avions pas ces taux bien avant ces initiatives. Les taux étaient entre 25 et 30%. Mais avec les innovations que nous avons effectivement apportées dans le reboisement, nous sommes entre 60 et 70%. Sur notre site dans la commune de Toussiana, nous sommes autour de 90% de taux de survie. C’est un site sécurisé, clôturé, avec un point d’eau. Il y a une organisation des populations bénéficiaires qui s’en occupe. Quand toutes les conditions sont réunies, le taux de survie des plants est quand même acceptable.

S : La région du Guiriko est l’une des régions relativement bien boisées. Quel peut être l’impact de ce genre d’opération sur l’ensemble du couvert végétal ?

H.R : Il y a beaucoup d’activités qui contribuent quand même à la dégradation du couvert végétal, notamment l’orpaillage, l’extension incontrôlée des champs, l’utilisation des pesticides et autres. Vous avez vu que le ministère a donné une conférence où il ressort que nous perdons 110 000 hectares de forêts par an. Bobo-Dioulasso fait partie de ces 110 000 hectares. Donc, en reboisant, nous compensons ce que nous avons détruit. Ce n’est pas de façon visible que nous voyons cet impact.

Je me dis qu’avec les sensibilisations, à un certain moment, nous allons établir un équilibre entre ce qu’on perd et ce qu’on compense. En ce moment, vous verrez qu’effectivement, la végétation est beaucoup fournie. Mais actuellement, nous tendons vers l’équilibre, mais nous ne sommes pas à l’équilibre d’abord.

S : La prochaine édition est pour demain. Quel est l’objectif visé ?

H.R : Le top départ de l’édition 2026 « Une heure patriotique pour reverdir le Burkina Faso » va être donné, demain samedi 20 juin 2026, par le chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré, à 8 heures sur le thème de cette année est « ma concession, mon arbre ». Ce thème invite la population, chacun, à reboiser, ne serait-ce qu’un arbre, dans sa cour et de l’entretenir. Même si vous n’avez pas votre cour, vous pouvez aller chez votre voisin, votre cousin ou votre oncle pour planter votre arbre. Nous voulons des arbres, des arbres qu’on va entretenir. Il ne s’agit pas seulement de reboiser, mais il faut entretenir également ce qu’on a planté.

Quand l’arbre est planté au niveau des concessions, cela veut dire qu’il sera bien entretenu parce que chaque matin, vous allez l’arroser avant d’aller au travail. Les soirs, quand vous allez revenir, vous allez y jeter un coup d’œil. C’est cela que nous visons. C’est à cela que répond le thème de cette année. Nous invitons les gens à un bon suivi, à l’entretien, à la protection des arbres à travers des grilles, même à la maison. Il faut les arroser chaque matin et il faut même les soigner à travers des tailles. Parfois, s’il y a des maladies qui commencent, il faut rapidement les traiter. Si l’arbre est planté à la maison, je pense que le suivi est encore plus facile.

S : Quel est l’avantage d’avoir des arbres dans sa concession ?

H.R : Avoir des arbres dans la cour présente plusieurs avantages. Il y a l’ombre qu’offrent les arbres. Cela crée également un microclimat. Dans la cour vous allez sentir quand même un petit changement de température par rapport aux autres zones où effectivement il n’y a pas d’arbre. La présence des arbres dans la cour peut servir à combler beaucoup de besoins, comme la disponibilité des fruits, des feuilles. Les arbres peuvent aussi être utilisés à des fins médicinales. Donc l’un dans l’autre les arbres présentent de nombreux avantages quand ils sont plantés dans des concessions.

S : Et pour cette année, qu’est-ce qui va se passer au niveau de la région ?

H.R : Au niveau de la région du Guiriko, nous avons effectivement mis en place une stratégie de mobilisation en collaboration avec le gouvernement. Nous avons déjà rencontré les pépiniéristes. Ceux-ci ont promis de réduire le prix des plants de 25 à 50%. Ils ont même offert des plants pour qu’on puisse les donner à ceux qui n’ont pas vraiment les moyens nécessaires pour les acheter. Nous sommes également en train de faire des émissions radiophoniques pour inviter la population à planter.

Nous comptons également engager les crieurs publics dans les quartiers pour qu’ils informent la population de l’initiative. Avec les autorités régionales nous avons prévu une cérémonie officielle à Bobo-Dioulasso à l’issue de laquelle chacun pourra aller planter ne serait-ce qu’un arbre chez lui.

S : Est-ce que les plants seront disponibles pour cette année ?

H.R : Nous avons demandé aux pépiniéristes de tout faire pour disponibiliser les plants. Il aura des points de vente à travers la ville de Bobo-Dioulasso. Les plantes seront exposées à l’esplanade de la mairie, à la place Tiefo Amoro,ou au niveau des ronds-points pour qu’elles soient plus proches de la population. Ceux qui veulent les plants peuvent aller sur ses différents sites et chez les différents pépiniéristes pour se procurer les espèces qu’ils veulent pour aller les planter dans leurs concessions.

S : Quel message avez-vous pour la population à l’orée du lancement de l’édition 2026 de l’opération « L’heure patriotique pour reverdir le Faso » ?

H.R : Nous visons au moins un million de plants que nous voulons planter en une heure dans la région. Nous invitons la population à se mobiliser et à s’orienter vers les agents des eaux et forêts pour avoir de bonnes informations sur les types d’arbres qu’ils veulent planter. Nous allons les conseiller sur les techniques de reboisement. Nous appelons une fois de plus la population à se mobiliser pour que l’initiative « une heure patriotique pour reverdir le Burkina Faso » soit une réalité. C’est de là que nous pourrons compenser les pertes de nos forêts que nous connaissons.

Adaman DRABO