Image de la cité

Malgré les sensibilisations des autorités et des services compétents sur le port du casque des motocyclistes et l’interdiction de l’usage du téléphone en circulation, il n’est pas rare de voir certains citoyens ignorer royalement ces règles élémentaires de la circulation. En effet, le cas de ce motocycliste en est une parfaite illustration parmi tant d’autres. Avec son casque accroché au rétroviseur de sa motocyclette et un sac au milieu, il a parcouru des centaines de mètres sur la chaussée située vers le centre hospitalier universitaire Yalgado-Ouédraogo en manipulant son téléphone portable, le mercredi 17 juin 2026, aux environs de 11 heures. A traves ces actes d’incivisme en circulation, l’usager met sa vie et celle des autres en danger. Il est temps d’abandonner ces actes à hauts risques qui ont pion sur rue dans les centres urbains du Burkina pour des comportements responsables en circulation.

Le choix de la rigueur juridique

La décision rendue, le mercredi 17 juin 2026, par le Conseil constitutionnel du Sénégal dans l’affaire relative à la réintégration de l’ancien Premier ministre, Ousmane Sonko, à l’Assemblée nationale constitue un tournant important dans l’interprétation des compétences des institutions de la République. Saisi par 18 députés de l’opposition qui contestaient la légalité de l’intégration de Ousmane Sonko, le Conseil constitutionnel a choisi de ne pas se prononcer sur le fond du dossier.

Les sages ont plutôt déclaré leur incompétence à connaître de cette affaire. A première vue, cette décision peut apparaître comme une esquive. Pourtant, une analyse objective montre qu’elle s’inscrit dans une logique de respect strict des limites constitutionnelles du Conseil et de la séparation des pouvoirs. Les requérants soutenaient que le Conseil constitutionnel, en tant que juge de la régularité des élections et garant du bon fonctionnement des institutions, pouvait examiner la décision du Bureau de l’Assemblée nationale ayant permis à Ousmane Sonko de retrouver son siège de député après son départ de la Primature.

Ils invoquaient notamment l’article 92 de la Constitution ainsi que la mission de régulation institutionnelle reconnue au Conseil. Mais, les sages ont adopté une lecture restrictive de leurs prérogatives. Selon eux, leur compétence en matière électorale est limitée au contrôle de la régularité des élections nationales jusqu’à la proclamation définitive des résultats. Une fois ce processus achevé, leur intervention prend fin. Or, la décision contestée est intervenue, le 24 mai 2026, soit près de deux ans après les élections législatives anticipées de novembre 2024.

Pour le Conseil constitutionnel, il ne s’agissait donc pas d’un contentieux électoral mais d’un acte administratif interne à l’Assemblée nationale. Dès lors, ce litige échappe à son champ de compétence. Cette position traduit une volonté claire de ne pas étendre indûment les pouvoirs du juge constitutionnel. Dans un État de droit, chaque juridiction dispose d’un domaine d’intervention précis. En refusant de connaître de l’affaire, le Conseil constitutionnel rappelle qu’il ne peut se substituer aux autres juridictions ni devenir un juge universel de tous les actes des institutions.

Toutefois, cette décision ne règle pas le débat politique et juridique autour du retour de Ousmane Sonko au Parlement. En déclarant son incompétence, le Conseil n’affirme pas que l’intégration de l’actuel président de l’Assemblée nationale est légale. Il dit simplement qu’il n’est pas l’organe habilité à trancher cette question. C’est là toute la nuance. L’opposition essuie un revers procédural mais conserve la possibilité de rechercher d’autres voies de recours devant les juridictions compétentes, notamment celles chargées du contrôle de la légalité des actes administratifs.

La bataille judiciaire pourrait donc se poursuivre sous d’autres formes. Sur le plan politique, cette décision constitue néanmoins une victoire pour Ousmane Sonko. Son statut de député et de Président de l’Assemblée nationale demeure intact. En d’autres termes, elle consolide sa position institutionnelle dans un contexte marqué par des tensions persistantes entre les différents pôles du pouvoir sénégalais. Au-delà du cas Sonko, cette affaire rappelle l’importance du principe de séparation des pouvoirs.

Le Conseil constitutionnel a choisi de rester dans le périmètre que lui fixe la Constitution plutôt que de s’aventurer sur un terrain juridiquement incertain. Cette prudence peut être perçue comme un signe de maturité institutionnelle, même si elle laisse sans réponse la question fondamentale de la légalité du retour de l’ancien Premier ministre au Parlement. En définitive, le Conseil constitutionnel n’a pas fermé le dossier Sonko ; il a simplement indiqué que la clé ne se trouvait pas entre ses mains. La question du fond demeure donc entière, tandis que le débat politique, lui, est loin d’être terminé.

Kamélé FAYAMA

CAN féminine 2026: les Etalons Dames à l’école du patriotisme à Loumbila

A quelques semaines de la Coupe d’Afrique des Nations féminine au Maroc, les Etalons Dames effectuent une immersion patriotique de dix jours au Centre de formation et de production de Loumbila. L’initiative, destinée à renforcer leur cohésion, leur discipline et leur engagement avant le rendez-vous continental, a débuté hier mercredi 18 juin 2026.

Accueillies par les responsables du centre et les autorités du ministère en charge des sports, les internationales footballeuses burkinabè ont entamé un séjour placé sous le signe de la discipline, du patriotisme et du renforcement de la cohésion. Cette immersion s’inscrit dans la dynamique nationale de promotion des valeurs citoyennes et de l’engagement patriotique impulsé par les plus hautes autorités du pays. Dans le discours du directeur général du SND, lu par le secrétaire général de la structure, Inoussa Ouédraogo, l’accent a été mis sur les objectifs de cette initiative.

Selon lui, le Service national pour le développement, créé en 1984, œuvre à la formation d’une jeunesse consciente de ses responsabilités et capable de contribuer efficacement au développement du Burkina Faso. « Cette immersion vise à renforcer la cohésion, la solidarité et l’esprit de travail d’équipe. Elle permettra également aux participantes de se familiariser avec les principes fondamentaux de la discipline militaire, de la culture patriotique ainsi que des valeurs de responsabilité citoyenne », a-t-il indiqué. Durant leur séjour à Loumbila, les joueuses seront soumises à un programme riche comprenant plusieurs modules. L’éducation physique, militaire et sportive, l’histoire du Burkina Faso, l’ordre serré, les gestes de premiers secours et le Service national patriotique (SNP) figurent notamment parmi les enseignements prévus.

Représentant la ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, Annick Pikbougoum, le conseiller technique Boniface Dianda a salué l’engagement des Etalons Dames qui ont accepté de prendre part à cette expérience. Pour lui, cette formation contribuera à renforcer le civisme, le patriotisme et l’esprit de responsabilité au sein du groupe. Il a également annoncé que les participantes bénéficieront de modules spécifiquement liés à leur carrière sportive. Parmi ceux-ci figurent la lutte contre le dopage, la gestion de carrière et la préparation à la reconversion professionnelle.

« Après le sport de compétition, il y a une autre vie », a-t-il rappelé, invitant les joueuses à s’investir pleinement dans les différents enseignements qui leur seront dispensés. Pour le sélectionneur national, Pascal Sawadogo, cette immersion arrive à un moment opportun de la préparation de son équipe.

Joueuses et encadreurs enthousiastes

A quelques semaines de la CAN, il estime que les valeurs qui seront développées au cours de ces dix jours peuvent constituer un atout supplémentaire pour le groupe.

« Les valeurs de cohésion, d’esprit d’équipe et d’engagement sont des valeurs essentielles pour le football », a-t-il déclaré. Selon lui, l’expérience permettra de renforcer davantage le collectif et de consolider l’état d’esprit nécessaire pour affronter les défis de la compétition continentale. Le technicien n’a pas caché son enthousiasme en découvrant ses joueuses en uniforme. « Quand j’ai vu les joueuses en tenue, j’ai pensé à des guerrières, à des amazones », a-t-il confié. Même son de cloche du côté de la capitaine Charlotte Milogo. Elle estime que cette immersion représente une occasion de renforcer les liens entre les joueuses et d’améliorer leur préparation mentale.

« Nous sommes ici pour renforcer notre cohésion et nous préparer au mieux pour la compétition », a-t-elle affirmé. Bien consciente que dix jours sans ballon constitueront un changement important dans le quotidien des joueuses, elle reste convaincue de l’utilité de l’initiative. « Si le gouvernement a jugé nécessaire cette immersion à un mois de la CAN, c’est qu’elle peut nous apporter quelque chose de positif », a-t-elle ajouté. Pour le directeur du Centre de formation et de production de Loumbila, le capitaine Daouda Dao, l’accueil des Etalons Dames constitue une première.

« C’est la première fois que nous recevons l’équipe nationale féminine », a-t-il souligné tout en se réjouissant de voir les joueuses répondre présent à cette initiative. Selon lui, les quatorze modules prévus permettront aux participantes de renforcer leur patriotisme, leur engagement et leur sens du sacrifice. « C’est un temple de patriotisme et d’engagement », a-t-il déclaré. Il est convaincu que ce passage à Loumbila laissera des acquis durables chez les joueuses.

Pengdwendé Achille OUEDRAOGO

Flash

La saison pluvieuse est une période particulièrement attendue par la population burkinabè en raison des fortes chaleurs qui ont sévi durant les mois précédents. Les premières pluies apportent généralement beaucoup de joie, car elles permettent de respirer un air plus frais. Cependant, cette saison comporte également son lot de préoccupations. C’est durant cette période que le paludisme connaît une recrudescence, favorisée par la prolifération des gîtes larvaires des moustiques. Face à cette situation, un appel est lancé à l’ensemble de la population afin qu’elle dorme sous des moustiquaires imprégnées et adopte toutes les mesures de prévention nécessaires pour réduire les risques d’infection.

Gloria BEOGO (Stagiaire)

Le délai de traitement des actes de construction fixé à 15 jours ouvrables

Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le jeudi 18 juin 2026, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 13 H 27 mn, sous la présidence du Camarade Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations, à des révocations et autorisé des missions à l’étranger.

Lire le conseil des ministres en cliquant sur le lien ci-dessous:

CONSEIL DES MINISTRES N°20 DU 18 JUIN 2026

De l’apartheid à la xénophobie !

C’est avec consternation que nous avons tous vu les images de chasse à l’homme ouverte en Afrique du Sud ces derniers temps. C’est avec le cœur saignant que nous voyons de telles exactions contre des noirs Africains perpétrées par d’autres noirs africains. Et les premières questions que l’on pourrait légitimement se poser sont : que font les pouvoirs publics pour arrêter la bavure et sauver les victimes de cette barbarie ?

Y a-t-il une société civile en Afrique du Sud ? Quid des organisations de défense des droits de l’Homme ? Autant de questions mêlées de doutes au regard du climat de terreur qui semble s’installer dans un pays naguère « arc-en-ciel », mais dont les couleurs semblent s’effriter au gré de la xénophobie. L’autre chose qui nous tient à la gorge, c’est que c’est au pays de Nelson Mandela que le drame se trame. Et là, une certaine honte mêlée de dépit nous étreint et nous brandit à la face du monde avec la mention insupportable mais vraie : « le Noir n’aime pas le Noir ».

Oui, après l’apartheid, cette traversée du désert de la discrimination raciale et malmenée par des semblables à la peau blanche, l’Afrique du Sud est en train de fléchir le genou pour gouter à la charogne d’un bouc émissaire qui n’est nul autre que le frère ou la sœur noire. C’est triste de voir l’héritage du sage Madiba s’estomper sur le macadam d’une guerre inutile entre Africains. Et les raisons d’une telle effervescence donnent la nausée aux âmes bien pensantes. En effet, pour ces Sud-Africains qui s’en prennent aux étrangers, ces derniers sont venus voler leurs emplois. Pour ces Sud-Africains, la main-d’œuvre étrangère a durci la concurrence sur le marché de l’emploi.

C’est à se demander si cette raison n’est pas plutôt un aveu d’impuissance vis-à-vis des immigrés plus battants, plus engagés et plus travailleurs. Pourtant, le problème est ailleurs et rien ne sert de le nommer. L’Afrique du Sud semble inexorablement faire une descente abrupte dans les abysses de la case départ. Les manifestants vont jusqu’à donner des ultimatums aux étrangers pour quitter l’Afrique du Sud. Et c’est une belle occasion pour certains politiciens qui espèrent engranger des dividendes électoraux à l’orée des prochaines élections municipales. Comme pour dire que l’on peut se tailler un strapontin dans le pétrin même au prix du déclin d’un destin.

L’Afrique du Sud reste un pays fracturé par les inégalités sociales, et les frustrations qui en découlent pourraient, au-delà des étrangers, éclabousser une classe politique abonnée aux bruits de casseroles. En attendant, c’est le cœur meurtri que l’Afrique assiste à la Coupe du Monde aux relents de discrimination et à la Coupe d’Afrique de la xénophobie en Afrique du Sud. Sous les ruines de la Nation Arc-en-ciel, se profile la xénophobie sous le manteau noir d’une fraternité peinte en noir par ces mêmes Noirs qui se plaignaient des racistes blancs. Attention, l’hiver noir avance, allumons les lampions de nos cœurs pour éclairer chacun de nos pas au combat ! La nouvelle Afrique doit marcher sur le tapis de la diversité parce que nous sommes le berceau de l’humanité. Et il n’y a pas d’étranger sur la planète Terre !

Clément ZONGO

clmentzongo@yahoo.fr

Tentative d’incursion terroriste à l’aérogare de Niamey: 22 assaillants neutralisés, 20 suspects interpellés

Une tentative d’incursion d’éléments terroristes à l’aérogare de l’aéroport international Diori Hamani de Niamey, ce jeudi 18 juin 2026, a fait côté amis 11 éléments des forces de défense et de sécurité et 2 civils tués, 22 assaillants neutralisés, et une vingtaine de suspects interpellés.

Le communiqué du ministère nigérien de la Défense indique que ces assaillants arrivés à bord de deux taxis et d’une fourgonnette, ont tenté une incursion dans l’aérogare. « La prompte réaction des forces de défense et de sécurité a permis de neutraliser les assaillants avant d’atteindre l’aérogare », souligne le communiqué qui précise que « le bilan provisoire de cette tentative d’incursion perfide est : côté amis, 13 martyrs dont 11 éléments des forces de défense et de sécurité et de 2 civils tués, 4 blessés, côté ennemi 22 assaillants neutralisés, une vingtaine de suspects interpellés ».

Le matériel récuperé, quant à lui, est composé de 3M80, 2RPG7, 11AK47, des grenades à main, 80 cartouches en vrac, 44 chargeurs AK47 garnis, 3 bandes de M80 avec des milliers de cartouches, 13 portes chargeurs , 7 portatifs VHF, 11 téléphones portables et divers effets, 2 taxis et une fourgonnette saisis. Selon toujours le communiqué du ministère nigérien de la Défense « une vaste opération des forces de défense et de sécurité visant à traquer et neutraliser les éléments résiduels est en cours ». Le ministère de la Défense annonce également que « l’aéroport international Diori Hamani de Niamey est totalement sécurisé, et demeure ouvert au trafic aérien ».

« Au nom du Président de la République, chef de l’Etat, chef suprême des armées, le Ministre d’Etat, Ministre de la Défense nationale présente ses condoléances les plus émues aux familles des martyrs et souhaite un prompt rétablissement aux blessés », rapporte le même communiqué par lequel, le Ministre d’Etat de la Défense adresse « ses vives félicitations aux forces de défense et de sécurité pour leur courage et leur abnégation et tient à rassurer l’opinion nationale et internationale que la situation est maîtrisée ». Le ministre d’Etat de la Défense remercie par la même occasion la population pour son soutien constant aux forces de défense et de sécurité », et les invite à dénoncer tout acte ou comportement suspect ».

Agence nigerienne de presse

Economie numérique dans l’espace UEMOA : 1000 professionnels attendus en juillet prochain à Ouagadougou

Le ministère de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques a officiellement annoncé, jeudi 18 juin 2026, à Ouagadougou, la tenue du IVe Salon international des professionnels de l’économie numérique de l’UEMOA, du 13 au 15 juillet 2026, dans la capitale.

Le IVe Salon international des professionnels de l’économie numérique de l’Union économique et monétaire ouest africaine (SIPEN-UEMOA) est prévu du 13 au 15 juillet 2026, à Ouagadougou. A cet effet, Le ministère de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques a annoncé, jeudi 18 juin 2026, dans la capitale, la tenue de l’évènement, sur le thème « Refonder l’économie numérique au sein de l’UEMOA : intelligence artificielle, fintech et finance inclusive ».

Selon les organisateurs, le salon va réunir des professionnels de l’économie numérique des huit pays membres de l’UEMOA. Le représentant de la ministre chargée de la transition digitale, Sié Maxime Da, a souligné que le thème choisi intervient dans un contexte où les technologies numériques occupent une place croissante dans les stratégies de développement des Etats. « L’intelligence artificielle, les technologies financières, la cybersécurité, les données et les parcours numériques transforment profondément nos économies, nos administrations et nos sociétés », a-t-il indiqué.

Pour lui, la thématique traduit la volonté des organisateurs de concentrer les débats sur les leviers les plus structurants de la transformation économique régionale. Sié Maxime Da a également souligné que l’évolution du numérique présente à la fois un défi et une opportunité pour le Burkina Faso. « Elle favorise l’émergence de nouveaux modèles d’affaires et nécessite une adaptation aux transformations », a laissé entendre Sié Maxime Da. A son avis, de nombreuses initiatives conduites par le département en charge de la transition digitale permettent de bâtir progressivement un environnement numérique plus performant, plus sécurisé et adapté aux réalités du Burkina Faso.

A titre d’illustration, il a cité l’adoption de la feuille de route nationale de l’intelligence artificielle. « Cela marque la volonté du gouvernement burkinabè de préparer l’avenir tout en veillant à ce que la technologie émergente réponde aux besoins concrets de la population, de l’administration et du secteur productif », a renchéri Sié Maxime Da. A l’entendre, l’organisation de l’IVe SIPEN-UEMOA à Ouagadougou constitue une reconnaissance du dynamisme de l’écosystème numérique au Burkina.

Un cadre d’échange entre experts et décideurs

Aux dires du représentant de la ministre chargée de la transition digitale, par ailleurs directeur général de la transformation digitale, le Salon constitue également un cadre d’échanges entre décideurs publics, experts, entreprises, investisseurs, chercheurs et innovateurs de l’espace UEMOA.

En effet, il a annoncé que 1 000 participants professionnels sont attendus à Ouagadougou. Le président de la Fédération des acteurs du numérique du Burkina Faso, Georges Évariste Tassembedo, a fait savoir que trois grands panels vont être animés sur les sous-thèmes suivants : « I A et renforcement de l’économie numérique dans l’espace UEMOA », « Fintech, finance inclusive et transformation des services financiers », « Gouver-nance, confiance numérique et souveraineté financière ».

Aussi, il a fait comprendre qu’un salon d’exposition va offrir aux acteurs du numérique une vitrine pour valoriser leurs innovations. Georges Évariste Tassembedo a confié que l’un des résultats majeurs SIPEN-UEMOA va être l’adoption de la déclaration de Ouagadougou. « Ce document stratégique rassemblera les principales recommandations formulées par les Etats, les institutions financières, les entreprises technologiques, les experts et les partenaires techniques. Il constituera une feuille de route régionale pour le développement numérique dans l’espace UEMOA », a-il-dévoilé.

Boukary BONKOUNGOU

Lydia Esther BILLA (Stagiaire)

Conseil des Ministres du jeudi 18 juin 2026 : deux agents révoqués à la Police nationale pour détournement et deux décrets adoptés pour faciliter l’acquisition d’autorisations de construire et d’agréments

Le Président du Faso, Chef de l’État, Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ a présidé, ce jeudi 18 juin 2026, l’hebdomadaire Conseil des ministres. Selon le Ministre Porte-parole du Gouvernement, Camarade Pingdwendé Gilbert OUÉDRAOGO, le Conseil a examiné et adopté plusieurs dossiers et pris d’importantes décisions pour la bonne marche de la Nation et pour le plein épanouissement des Burkinabè, conformément à la vision de la Révolution Progressiste Populaire.

Au titre du ministère de la Sécurité, le Conseil des ministres a adopté un rapport relatif à une proposition de révocation de deux agents de police pour des faits de détournement de deniers publics. Selon le Camarade Commissaire divisionnaire de Police, Mahamadou SANA, le montant total détourné est estimé à 45 216 000 FCFA, destiné à la prise en charge des opérations de l’Unité Mobile d’Intervention de la Police Nationale basée à Koin dans la région des Bankui.

Il s’agit du Lieutenant de police TIAO B. Nicolas, matricule 90 605 X, Chef du service administratif et financier de la Direction régionale de la Police Nationale des Bankui, et du Sergent-chef de police ILBOUDO Pawentoré Marcelin, matricule 309 147 H, Responsable de la logistique au sein dudit service administratif et financier. Le Conseil des ministres a entériné la révocation, en application des dispositions de la loi 027-2018 portant statut du cadre de la Police nationale, et du décret N° 2019-0406 portant règlement de discipline générale de la Police Nationale.

Habitat et infrastructures de transport : deux décrets pour faciliter l’acquisition d’autorisations de construire et d’agréments

Au titre du Ministère de la Construction de la Patrie, le Conseil des ministres a adopté deux décrets. Le premier décret porte sur la catégorisation et les modalités de délivrance des actes de construction. Pour le Camarade Ministre de la Construction de la Patrie, ce décret est pris en application de la nouvelle loi portant Code de l’urbanisme et de la construction, adoptée le 3 mars 2026. « Prenant en compte la vision et les orientations reçues du Camarade Capitaine, Président du Faso, le décret vise surtout à apporter de la lisibilité, simplifier et réduire surtout les pièces exigées, et donc les coûts, et aussi les délais relatifs au traitement des différents agréments », a dit le Camarade Ministre Mikaïlou SIDIBÉ.

Le deuxième décret adopté pour le compte du Ministère de la Construction de la Patrie, porte sur les conditions et modalités de délivrance, de renouvellement, de suspension et de retrait des agréments des domaines de l’urbanisme, de l’habitat et des infrastructures de transport. Le Camarade Mikaïlou SIDIBÉ, explique que ce décret vise à harmoniser le dispositif qui gère ces agréments et simplifier les procédures pour permettre notamment aux Petites et Moyennes Entreprises naissantes de pouvoir opérer dans le secteur de la construction.

Direction de la communication de la Présidence du Faso

70 ans de relations sino-africaines  : Ensemble pour une communauté d’avenir partagé  

Dans le cadre des activités marquant la commémoration des 70 ans de relations entre la Chine et l’Afrique, un séminaire a été organisé le mercredi 18 juin 2026 à Pékin en Chine sur le thème « 70 ans de relations diplomatiques sino-africaines et sino-arabes, bâtir ensemble une communauté d’avenir partagé ». 

L’année 2026 marque le 70ème anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre la République populaire de Chine et l’Afrique. Le 30 mai 1956, l’Egypte fût le premier pays africain à reconnaître la République populaire de Chine. 70 ans après, les relations sino-africaines ont été élevées au rang de partenariat stratégique, mutuellement bénéfique et à toute épreuve.  L’excellence des relations Chine-Afrique a une fois de plus été magnifiée lors d’un séminaire consacré au 70 ans des relations sino-africaines le mercredi 18 juin 2026 à Pékin en Chine. « Malgré l’épreuve du temps, la Chine et les Etats africains se tiennent toujours côtes à côtes donnant l’exemple d’une amitié fondée sur la sincérité qui ignorent la distance « , a souligné le Vice-ministre des Affaires étrangères de la République populaire de Chine Miao Deyu.

Entrée dans l’ère nouvelle, les relations sino-africaines ont fait selon lui un grand bond en avant et sont entrées dans la meilleure période de l’histoire. « La diplomatie des Chefs d’Etats africains et de la Chine et les échanges de haut niveau sont fructueux. Les dix actions de partenariat sino-africain pour la modernisation et les huit initiatives majeures de coopération sino-arabe avancent de manière coordonnée. L’esprit d’amitié et de coopération sino-africaine s’enracine progressivement dans les cœurs », a-t-il apprécié.

Le Vice-ministre des Affaires étrangères de la République populaire de Chine Miao Deyu a appelé à un approfondissement des échanges humains culturels entre la Chine et l’Afrique.

Poursuivant, il a noté que la coopération sino-africaine constitue une force motrice principale de l’émergence collective et solidaire du sud global donnant l’exemple de la construction d’une communauté d’avenir partagé pour l’humanité.

Pour Miao Deyu, si l’amitié sino-africain se renforce au fil du temps, c’est parce que les deux parties poursuivent le respect mutuel et l’égalité et donne l’exemple d’une coopération sincère et amicale. « Elles mettent en avant la primauté du peuple et de l’action pour améliorer le bien-être de leurs populations et élargir la coopération pragmatique. Elles poursuivent la solidarité et les bénéfices mutuels et se soutiennent l’une et l’autre sur la voie du développement « , a-t-il déclaré.

Toutefois, face aux différents changements dans le monde, le Vice-ministre chinois des affaires étrangères a appelé les pays africains à travailler avec la Chine pour injecter des énergies positives de stabilité, de prospérité et de développement du monde. « Il nous faut approfondir la confiance mutuelle, renforcer l’échange des expériences sur la gouvernance d’Etat et trouver une voie de modernisation adaptée aux réalités nationales et bénéfiques pour le peuple », a-t-il préconisé.

Le séminaire a rassemblé plusieurs ambassadeurs accrédités en Chine, des représentants de l’Union africaine et de la Ligue des États arabes, ainsi que des universitaires et experts.

La Chine pour sa part entend selon lui renforcer la synergie entre le 15ème plan quinquennal, l’agenda 2063 et la vision arabe 2045, valoriser davantage les bénéfices du tarif douanier zéro et explorer les potentialités dans les domaines émergents tels que les technologies numériques, l’IA et le développement vert afin de renforcer le développement endogène et avancer ensemble vers la modernisation.

Miao Deyu a également appelé à un approfondissement des échanges humains culturels entre la Chine et l’Afrique. « La Chine et l’Afrique sont des civilisations anciennes et splendides. Nos amitiés ont été tissés il y a plus de 2000 ans suivant l’ancienne route de la soie et se sont transmises de génération en génération. Il nous faut approfondir le dialogue des civilisations, construire une architecture d’échanges diversifiée et inclusive afin de trouver des solutions aux problèmes à l’ère contemporaine dans notre histoire et notre civilisation ancienne et riche « , a-t-il soutenu.

Des résultats concrets

Il a aussi appelé à poursuivre l’équité et la justice et construire une communauté d’avenir partagé pour l’humanité. « Le président Xi Jinping a avancé la vision de construction d’une communauté d’avenir partagée et les quatre initiatives mondiales qui ont reçu un écho favorable des pays africains. Nous entendons travailler à renforcer notre coordination dans les affaires internationales, défendre ensemble les principes de la charte des Nations Unies, s’opposer ensemble aux actes unilatéraux et d’intimidation afin de renforcer ensemble la représentation et le droit à la parole du sud global et faire rayonner la voix juste de la construction d’une communauté d’avenir partagée pour l’humanité », a-t-il indiqué.

Pour l’ambassadeur Alhaji Sarjoh Bah, Représentant permanent de l’Union africaine auprès de la République populaire de Chine, ce 70e anniversaire des relations sino-africaines est plus qu’une simple commémoration d’étapes diplomatiques marquantes. « C’est la célébration d’une relation forgée par l’histoire, éprouvée par l’adversité et sans cesse renouvelée par la solidarité, le respect mutuel et la poursuite d’un progrès partagé », a-t-il déclaré.

A l’entendre, l’évolution des relations sino-africaines démontre ce qu’il est possible de réaliser lorsque les partenariats reposent sur l’égalité souveraine, la non-ingérence, l’intérêt mutuel et le respect des choix de développement des Nations. L’une des manifestations institutionnelles majeures de l’évolution des relations sino-africaines reste selon lui la création du Forum sur la coopération sino-africaine (FOCAC). « Le FOCAC a transformé une amitié de longue date en un cadre organisé et axé sur les résultats, propice au dialogue collectif et à la coopération concrète. Grâce au FOCAC, les engagements se traduisent de plus en plus par des résultats concrets dans les domaines des infrastructures, de la connectivité des transports, de l’énergie, de l’agriculture, de la santé publique, des sciences et technologies, de l’éducation, du développement des compétences et de la formation du capital humain », a-t-il apprécié.

Pour lui, la tâche stratégique qui attend la Chine et l’Afrique ne consiste pas simplement à préserver ce qui a été accompli, mais à approfondir la mise en œuvre, à renforcer l’appropriation africaine et veiller à ce que la coopération engendre une transformation durable. « L’Afrique se félicite de l’alignement continu des engagements du FOCAC sur le deuxième plan décennal de mise en œuvre de l’Agenda 2063 et sur le 15e plan quinquennal de la Chine », a-t-il noté.

Pour l’Ambassadeur Alhaji Sarjoh Bah, Représentant permanent de l’UA, ce 70e anniversaire marque la célébration d’une relation forgée par l’histoire, éprouvée par l’adversité et sans cesse renouvelée par la solidarité

Il a par ailleurs rendu hommage au président Xi Jinping pour son leadership fort et clair qui continue d’approfondir les relations sino-africaines. « La Chine, sous la direction avisée du président Xi, ne se contente pas d’accélérer sa trajectoire de développement ; elle exerce également un leadership déterminant qui façonnera l’avenir du nouvel ordre mondial. Nous saluons le président Xi pour avoir fait progresser les « Dix actions de partenariat pour la modernisation de l’Afrique » dans le cadre du FOCAC, ainsi que la politique de tarif douanier zéro entrée en vigueur le 1er mai dernier », a-t-il déclaré. Il a également félicité le président chinois pour avoir fait progresser le multilatéralisme et la coopération grâce à ses quatre initiatives mondiales sur le développement, la sécurité, la civilisation et la gouvernance. De son avis, ces quatre initiatives s’inscrivent dans le programme de transformation de l’Afrique et renforcent le multilatéralisme en donnant davantage de voix aux pays du Sud Global dans la prise de décision internationale.

Pour sa part, l’Union africaine reste déterminée selon lui à œuvrer avec la Chine, les États membres africains et tous ses partenaires pour bâtir un avenir pacifique, juste et prospère, ainsi qu’une véritable communauté d’avenir partagé pour l’humanité.

Nadège YAMEOGO