Société de transport en commun (SOTRACO) : Huit bus officiellement mis en circulation à Fada N’Gourma

La Société de transport en commun (SOTRACO) a lancé, officiellement, ses activités, le jeudi 18 juin 2026, à Fada N’Gourma. Pour cette première expérience, huit bus ont été déployés pour assurer la desserte de cinq lignes urbaines et d’une ligne intercommunale reliant Fada N’Gourma à Diapangou, avec l’objectif d’améliorer la mobilité urbaine.

Le gouverneur de l’ex région de l’Est, Ram Joseph Kafando, a invité les populations à s'approprier ces joyaux qu'il a qualifiés de « biens publics très précieux »
Le gouverneur de l’ex région de l’Est, Ram Joseph Kafando, a invité les populations à s’approprier ces joyaux qu’il a qualifiés de « biens publics très précieux »

Annoncé en novembre 2025, le déploiement des bus de la Société de transport en commun (SOTRACO) à Fada N’Gourma est désormais effectif. En effet, l’entreprise de transport public a lancé ses activités, le jeudi 18 juin 2026, dans la cité de Yendabli. Pour cette première expérience, huit bus sur un total initial de dix ont été déployés pour assurer la desserte de cinq lignes urbaines et d’une ligne intercommunale reliant Fada N’Gourma à Diapangou. Selon le chef d’agence du réseau de la SOTRACO de Fada N’Gourma, Jacques Kientega, Il s’agit de bus modernes, chacun d’une capacité de 100 places, dont 40 assises et 60 debout, équipés d’une rampe d’accès destinée aux personnes à mobilité réduite. Il a précisé qu’en raison d’une insuffisance de personnel machiniste, trois des cinq lignes urbaines seront immédiatement desservies. Le reste, a‑t‑il rassuré, sera ouvert progressivement.

Selon le chef d'agence du réseau de la SOTRACO de Fada N'Gourma, Jacques Kientega, ce sont des bus modernes, chacun d’une capacité de 100 places, dont 40 assises et 60 debout
Selon le chef d’agence du réseau de la SOTRACO de Fada N’Gourma, Jacques Kientega, ce sont des bus modernes, chacun d’une capacité de 100 places, dont 40 assises et 60 debout

A ce propos, le gouverneur de l’ex région de l’Est, Ram Joseph Kafando, a indiqué que des démarches sont en cours afin de recruter et d’affecter les machinistes nécessaires à la mise en service des trois lignes restantes, dans les meilleurs délais. S’agissant de la tarification, le chef d’agence Kientega a déclaré que le prix de la course est fixé à 200 F CFA pour tous les usagers en milieu urbain. Des abonnements préférentiels sont également proposés. Les élèves, étudiants et personnes vivant avec un handicap bénéficieront d’un abonnement mensuel de 3 000 F CFA ou trimestriel de 9 000 F CFA. Les élèves fonctionnaires et apprenants des centres de formation professionnelle paieront 6 000 F CFA par mois, tandis que l’abonnement est fixé à 10 000 F CFA par mois et 30 000 F CFA par trimestre pour les autres usagers. Jacques Kientega a également fait savoir que le réseau emploie actuellement sept chauffeurs, deux caissières, deux contrôleurs et un garagiste.

Un soulagement pour la population

Dans son allocution, le gouverneur Ram Joseph Kafando s’est réjoui de l’aboutissement de ce projet qui, selon lui, vient répondre à une attente de longue date des populations, en particulier des élèves, des étudiants et des travailleurs. Cela permettra, a-t-il dit, d’améliorer la fluidité des déplacements, de renforcer la sécurité routière, de réduire l’impact environnemental et d’alléger le coût du transport urbain. Le camarade Kafando a salué cette « vision éclairée » du chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré. Par ailleurs, il a invité les populations à s’approprier ces joyaux, à respecter les arrêts aménagés, à adopter des comportements civiques et à prendre soin de ces bus, qu’il a qualifiés de « biens publics très précieux ». Il a, en outre, exhorté les organisations de la société civile à accompagner cette dynamique citoyenne et a recommandé, enfin, à l’équipe locale de la SOTRACO d’assurer une gestion responsable, professionnelle et rigoureuse des bus.

Le premier vice-président de la délégation spéciale de la commune de Fada N'Gourma, Ernest Natama : « Cela offre aux populations un moyen de transport sûr, accessible et moderne, à des coûts réduits »
Le premier vice-président de la délégation spéciale de la commune de Fada N’Gourma, Ernest Natama : « Cela offre aux populations un moyen de transport sûr, accessible et moderne, à des coûts réduits »

Au nom des populations, le premier vice-président de la délégation spéciale de la commune de Fada N’Gourma, Ernest Natama, a exprimé sa gratitude au premier responsable de la SOTRACO pour l’extension des services de la société à la commune. Il a, lui aussi, invité les usagers à s’approprier cet outil et à le préserver pour le bénéfice de toute la communauté.

Joanny SOW

Kanlou SANDAMBA (Stagiaire)

51es Assemblées annuelles de la BID : Bakou ouvre les débats sur l’intégration régionale au service d’une prospérité durable

Les travaux des 51es Assemblées annuelles du Groupe de la Banque islamique de développement (BID) se sont officiellement ouverts ce jeudi 18 juin 2026 à Bakou sous la présidence du Chef de l’État azerbaïdjanais, Son Excellence Ilham ALIYEV.
Le Burkina Faso prend part à ces assises à travers une délégation conduite par le ministre de l’Économie et des Finances, Dr Aboubakar NACANABO, Gouverneur du Burkina Faso auprès de la BID. La participation du pays à cette rencontre témoigne de son engagement en faveur d’une coopération économique renforcée et de son attachement aux mécanismes de solidarité et d’intégration susceptibles d’accélérer le développement des États membres.
Le rendez-vous de Bakou réunit les Gouverneurs des États membres, les dirigeants d’institutions financières internationales, les partenaires au développement ainsi que des acteurs du secteur privé autour du thème « Intégration régionale pour une prospérité durable ». Ces Assemblées annuelles offrent un cadre de réflexion et de dialogue sur les voies et moyens de renforcer les échanges économiques, les infrastructures régionales, les investissements transfrontaliers et la coopération entre les États membres afin de stimuler une croissance durable et inclusive.
À l’ouverture officielle, le Président azerbaïdjanais, Son Excellence Ilham ALIYEV a présenté les acquis économiques de son pays, mettant en avant une stabilité politique, sociale et financière qui, selon lui, constitue le fondement du développement enregistré depuis l’indépendance il y’a 35 ans. Il a notamment souligné la maîtrise de la dette extérieure, limitée à 6 % du PIB, la solidité des finances publiques avec un budget équilibré ainsi que le partenariat de longue date de son pays avec la BID.
Le Président du Groupe de la BID quant à lui, a plaidé pour une intégration régionale renforcée face à la fragilité persistante des économies mondiales. Mettant en avant les 16 milliards de dollars de financements mobilisés en 2025 et plus de 209 milliards de dollars engagés depuis la création de l’institution, il a souligné la volonté de la Banque de devenir plus réactive aux besoins de ses pays membres à travers un ambitieux plan stratégique quinquennal. Pour Muhammad Sulaiman Al-Jasser, « le véritable développement ne se mesure pas aux milliards décaissés, mais aux vies transformées », la solidarité demeurant un impératif au cœur de l’action de la BID.
Pour le Burkina Faso, ces Assemblées annuelles constituent une plateforme privilégiée pour promouvoir ses priorités de développement, consolider ses partenariats avec le Groupe de la BID et contribuer aux réflexions stratégiques sur les mécanismes permettant de bâtir des économies plus intégrées, plus résilientes et plus prospères.
DCRP/MEF

Intelligence artificielle au Burkina Faso: vers la validation d’une feuille de route nationale

Le ministère de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques a organisé un atelier pour valider la feuille de route nationale sur l’intelligence artificielle au Burkina Faso, mercredi 17 juin 2026, à Ouagadougou.

Le Burkina Faso s’est inscrit dans une démarche de faire de l’Intelligence artificielle (IA), un outil au service des réalités et des besoins des populations tout en respectant les priorités, les valeurs et la souveraineté nationales. Dans cet esprit, le ministère de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques a élaboré une feuille de route, de concert avec d’autres acteurs issus de l’administration publique, du secteur privé, du monde universitaire, des centres de recherche, de la société civile, de la diaspora et des partenaires techniques et financiers.

Ce, en vue de structurer la vision nationale et d’orienter les actions vers le développement d’un écosystème technologique responsable, inclusif et compétitif. L’atelier de validation de ladite feuille de route a eu lieu, mercredi 18 juin 2026, à Ouagadougou. En effet, cette feuille de route, selon le Secrétaire général (SG) du ministère en charge de la transition digitale, Borlli Jonas Michel Somé, répond à un ensemble cohérent de cadres stratégiques nationaux et internationaux. Ce sont, notamment les orientations des autorités nationales pour la promotion de la souveraineté renforcée avec l’avènement de la Révolution progressiste populaire (RPP), la prise en compte des engagements au sein de la Confédération des Etats du Sahel (AES), la reconnaissance du numérique et l’innovation technologique par le Plan national de développement (PLAN RELANCE 2026-2030). L’élaboration du document a connu plusieurs étapes à travers des ateliers.

Il s’est agi d’abord, pour le SG de faire un diagnostic partagé en identifiant les opportunités et défis, ensuite de recueillir les contributions de tous les acteurs nationaux et de la diaspora dans la feuille de route et enfin de prendre en compte les défis majeurs énumérés dans le plan de relance 2026-2030. « L’atelier qui nous réunit ce jour constitue une étape décisive dans ce processus. Il ne s’agit pas d’une simple formalité de validation. Il s’agit, en réalité, d’un exercice de consolidation, d’appropriation institutionnelle et de mise en cohérence stratégique, afin que le document final soit à la fois pertinent, réaliste, inclusif et pleinement aligné sur les priorités nationales », a-t-il confié. S’adressant aux participants, il a fait comprendre que le document soumis à l’appréciation doit permettre de disposer un cadre national de référence pour orienter l’action publique et fédérer les initiatives autour des priorités clairement établies.

En quelque sorte, a-t-il précisé, le document se veut un outil qui contribue, entre autres, à renforcer les bases institutionnelles et stratégiques de la gouvernance de l’intelligence artificielle, soutenir la production, la sécurisation et la valorisation des données, favoriser la recherche, l’innovation et l’entrepreneuriat numérique… Formuler des recommandations A cet effet, il a invité les participants à examiner le document avec la rigueur requise, dans un esprit de dialogue constructif, de recherche de consensus et de primauté de l’intérêt général. « Les observations et recommandations issues de vos travaux devront permettre d’aboutir à un document final de qualité, capable de servir de repère stratégique à l’action gouvernementale sur la période 2026-2030 », a-t-il lancé.

En abordant les domaines d‘intervention de l’IA, le secrétaire permanent de l’innovation et de la veille technologique émergente du numérique, Yaya Traoré, a justifié que les autorités souhaitent mettre en place des solutions basées sur l’IA, notamment sous forme de « chatbots » intelligents, afin d’accompagner les producteurs agricoles dans leurs activités quotidiennes. Dans le document soumis à l’appréciation des parties prenantes, les solutions basées sur l’intelligence artificielle concernent les secteurs de l’éducation, la santé, l’administration publique, l’agriculture, l’eau et l’énergie, etc., Pour M. Traoré, l’objectif est de développer des outils innovants capables d’améliorer les services publics, d’accroître l’efficacité des secteurs productifs et de faciliter l’accès des citoyens à l’information et aux services.

Oumarou RABO

Coopération: l’envoyée spéciale de la Suisse pour le Sahel échange pour de meilleures perspectives de collaboration

Le camarade ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, a reçu en audience, le mercredi 17 juin 2026, l’envoyée spéciale de la Confédération suisse pour le Sahel.

Cédrine Beney dit être venue s’imprégner de l’évolution de la situation dans la sous-région, en vue d’en tenir compte dans les initiatives entrant dans le cadre de la coopération entre son pays et la Confédération des Etats du Sahel. A ce titre, les échanges ont porté sur le contexte sécuritaire et la coopération entre le Burkina Faso et les pays voisins ainsi que les rapports entre la Confédération AES et certains Etats.

Dans son exposé, le Camarade ministre des Affaires étrangères a indiqué que la situation sécuritaire au Burkina Faso connait des avancées notables malgré les informations distillées par certains médias faisant croire le contraire. Il en a profité pour fustiger le narratif erroné sur le Sahel, entretenu par certains Etats qui offrent d’ailleurs des espaces médiatiques aux terroristes.

« L’instabilité est devenue un business et ceux qui en tirent profit ne sont pas les Etats déstabilisés mais des acteurs externes qui arment et financent les terroristes », déplore le chef de la diplomatie burkinabè. Malgré tout, il y’a une reprise en main de la situation et un cadre institutionnel de la coopération entre le Burkina Faso et les organisations sous régionales et africaines qui tend vers la décrispation, grâce à des acteurs parmi lesquels le chef de la Mission de l’Union africaine pour le Mali et le Sahel (MISAHEL) et le Médiateur de la CEDEAO auprès de l’Alliance des Etats du Sahel (AES).

Karamoko Jean Marie Traoré a, par ailleurs, souligné que toutes les initiatives sur le Sahel sont à saluer, pourvu qu’elles soient sincères et contribuent à présenter l’image réelle de cet espace aux énormes potentialités. Au terme des échanges, Mme Berney dit repartir bien imprégnée des dernières évolutions au Burkina Faso et dans la sous-région. Elle a, par ailleurs, partagé avec les premiers responsables du ministère des Affaires étrangères, quelques activités que son pays entend dérouler de concert avec la Confédération AES, dans le sens de la consolidation des relations entre les deux entités.

DCRP/MAE

Coopération: la Russie et l’Egypte échangent avec le Burkina sur le renforcement de leur partenariat

Le camarade ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, a reçu respectivement en audience, le mardi 16 juin, l’ambassadeur de la Fédération de Russie, Igor Martynov et celui de la République arabe d’Egypte, Mohamed Zakaria Hussein El Ghazawy.

Avec le diplomate russe, les échanges ont essentiellement porté sur les futures visites de délégations russes au Burkina Faso dans le cadre du renforcement de la coopération entre les deux pays, notamment dans le secteur de l’énergie. Pour le camarade ministre des Affaires étrangères, cette visite est très attendue par la partie burkinabè, au regard de l’importance du secteur de l’énergie pour le pays des Hommes intègres. Avec l’ambassadeur égyptien, des sujets d’intérêt commun ont été abordés, dans la dynamique de maintenir une coopération solide entre Ouagadougou et Le Caire.

A ce titre, il a été relevé la nécessité d’accroitre le volume des échanges de délégations entre les deux pays afin de consolider les liens dans les domaines politique et économique. Ainsi, les deux hommes ont convenu d’une visite, dans un avenir proche, d’une délégation burkinabè en Egypte dans un format qui prendra en compte des hommes d’affaires. Le diplomate égyptien et le chef de la diplomatie burkinabè ont salué la qualité des relations entre les deux pays, des relations de longue date devenues aujourd’hui un véritable patrimoine à sauvegarder.

DCRP/MAE

Burkina : l’organe de régulation des médias inflige une amende de 50 millions FCFA à Canal+ International

Le Conseil supérieur de la communication (CSC) du Burkina Faso a condamné la société Canal+ International au paiement d’une amende de 50 millions francs CFA pour non-respect de ses obligations conventionnelles relatives à l’accessibilité des chaînes publiques nationales sur le territoire burkinabè, même à l’expiration de l’abonnement et sans besoin d’envoyer un sms à l’opérateur pour activer la gratuité.

Selon une décision signée, le 12 juin 2026, par le président du Conseil supérieur de la communication (CSC), Wendingoudi Louis Modeste Ouédraogo, il est reproché au géant français de la télévision par satellite de ne pas avoir rendu effectif l’accès gratuit et sans condition (« en clair ») aux chaînes de la Radiodiffusion télévision du Burkina (RTB) pour ses abonnés résidant dans le pays. L’obligation de diffuser ces chaînes publiques nationales, même après l’expiration des abonnements, découle d’une convention signée, le 14 février 2025, entre le régulateur et Canal+ International.

Malgré l’octroi d’un délai supplémentaire pour des ajustements techniques, puis une mise en demeure adressée en avril 2025, le CSC dit avoir constaté la persistance de blocages, notamment l’obligation imposée aux usagers d’envoyer un SMS pour activer la gratuité. L’instance de régulation, qui s’est autosaisie du dossier, note que l’ultimatum fixé, au 11 juin 2026, est resté infructueux. Ce qui «constitue une violation des termes de la convention et dénote d’un manque de volonté sur un engagement conventionnel majeur», assure le CSC. Le groupe audiovisuel français dispose d’un délai de 30 jours à compter de la notification pour s’acquitter de cette amende de 50 millions de FCFA auprès du Trésor institutionnel du CSC.

Par ailleurs, une nouvelle période de 30 jours lui est accordée pour « lever tous les obstacles à l’accès en clair aux chaînes de la RTB […] et sans qu’il n’y ait besoin pour eux d’envoyer aucun SMS ». Faute de se conformer à cette injonction dans les temps impartis, Canal+ International s’expose à des « sanctions de degré supérieur », prévient l’autorité de régulation. Notons que dans sa décision, le CSC rappelle à Canal + l’obligation de rendre permanemment accessible les chaines publiques burkinabè aux autres clients résidant hors du Burkina Faso et disposant d’abonnements actifs. En rappel, cette décision intervient un mois, après la décision du CSC d’interdire la diffusion des programmes de TV5 Monde suites à la désinformation et à l’apologie de terrorisme qui ont émaillé la couverture des attaques terroristes au Mali en fin avril 2026.

Agence d’information du Burkina

Energie nucléaire : Etudiants et chercheurs découvrent les opportunités

L’Agence burkinabè de l’énergie atomique, en partenariat avec l’Université Joseph-Ki-Zerbo, a organisé une conférence publique sur le thème : « Le nucléaire au service du développement : technologies innovantes, métiers d’avenir », mercredi 17 juin 2026, à Ouagadougou.

Des étudiants et des chercheurs se sont réunis à l’Université Joseph-Ki-Zerbo (UJKZ), mercredi 17 juin 2026, à Ouagadougou. Ils ont, en effet, répondu à l’appel de l’Agence burkinabè de l’énergie atomique (ABEA) qui, en partenariat avec l’UJKZ, a organisé une conférence publique sur la question du nucléaire. Le thème du conclave est : « Le nucléaire au service du développement : technologies innovantes, métiers d’avenir », ouvrant le débat sur les technologies innovantes et les métiers d’avenir du nucléaire.

La thématique a été développée par les conférenciers Pr Nina Astrid Ouédraogo, enseignante en radiodiagnostic et imagerie médicale, Delwendé Nabayaogo, expert en sécurité nucléaire, Pr Ismaël Henri Nestor Bassolé, expert en sciences et technologies des aliments et Pr Martial Zoungrana, expert en énergie, radioprotection, sûreté et sécurité nucléaire. Selon les organisateurs, la conférence publique veut sensibiliser le public et particulièrement les étudiants et les chercheurs aux opportunités qu’offrent les technologies nucléaires dans des secteurs stratégiques, à l’image de la santé, l’agriculture, l’énergie, l’environnement et la formation aux métiers d’avenir.

Ils ont indiqué que le nucléaire occupe une place primordiale dans le développement des pays, au moment où les nations se distinguent par leurs ressources naturelles et leurs capacités à maîtriser la science et les technologies de pointe.

Explorer les sciences et les technologies

Plusieurs communications vont être livrées tout au long de cette rencontre. Pour le Directeur général (DG) de l’ABEA, Harouna Sawadogo, cette réunion se veut un espace d’apprentissage, de dialogue et de partage d’expériences entre enseignants-chercheurs, chercheurs et étudiants. « Les technologies nucléaires ne se limitent pas seulement à la production d’électricité », a-t-il expliqué.

Le DG de l’ABEA a précisé que ces technologies sont déjà perceptibles, notamment dans la santé, l’agriculture, l’industrie et la gestion de l’eau. A ses dires, la valorisation des ressources, l’innovation technologique et la formation du capital humain sont devenues des priorités majeures, à travers la vision du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré. Une nouvelle génération de scientifiques, d’ingénieurs, de techniciens, de chercheurs et d’experts devrait être formée pour être capable de porter les grandes transformations du Burkina Faso, a ajouté Harouna Sawadogo.

« Nous ne devons pas faire du Burkina Faso un simple consommateur de technologies. Notre pays doit être un acteur majeur de la production de connaissances, de la recherche scientifique et de l’innovation », a-t-il déclaré. Harouna Sawadogo a fait savoir que les différents exposés vont familiariser davantage les participants aux applications du nucléaire et aux bénéfices de carrière dans le métier du nucléaire. Le président de l’UJKZ, Pr Antoine Béré, a qualifié cette conférence publique de cadre important qui donne à la jeunesse estudiantine, aux enseignants-chercheurs, aux chercheurs et au grand public, l’occasion de mieux comprendre les enjeux, les perspectives et les opportunités liés aux technologies nucléaires.

Il a soutenu que le thème abordé est plus que nécessaire pour l’avenir du monde universitaire et lance la réflexion sur les pistes de recherche et les perspectives de carrière. « Cette conférence doit être pour vous une source d’inspiration et un appel à l’excellence. Je vous invite également à accorder une attention particulière à toutes les communications », a-t-il lancé aux participants. L’Agence burkinabè de l’énergie atomique est un organe étatique, placée sous la tutelle de la Présidence du Faso, pour piloter la stratégie nationale nucléaire. Elle vise à développer l’usage pacifique de l’énergie nucléaire, notamment la construction d’une centrale, pour assurer la souveraineté énergétique. L’ABEA est chargée d’élaborer et d’évaluer les politiques et stratégies nucléaires.

Boukary BONKOUNGOU

Cadre de concertation SIG-DCRP: les communicants invités à déconstruire les stéréotypes sur le Burkina

Le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a présidé, le mercredi 17 juin 2026 à Ouagadougou, la première rencontre de l’année du cadre de concertation entre le Service d’information du gouvernement et les Directions de la communication et des relations presse (SIG-DCRP).

«Déconstruction des stéréotypes sur le Burkina Faso », c’est autour de ce thème que s’est tenu le premier cadre de concertation entre le Service d’information du gouvernement (SIG) et les Directeurs de la communication et des relations presse (DCRP) des ministères et des institutions du Burkina. La rencontre a été présidée, le mercredi 17 juin 2026, par le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo. C’était une occasion pour les communicants publics de partager leurs préoccupations qui sont liées au manque de ressources humaines et financières, au manque d’équipements mais aussi le renforcement des capacités des acteurs. Les DCRP ont, en retour, reçu de nouvelles orientations de la part du ministre chargé de la Communication. Il s’agit de leur contribution aux conférences régionales organisées par le SIG, leur implication à commémoration de l’An 4 de l’arrivée au pouvoir du Président du Faso à travers la production d’articles sur les réalisations et projets en cours dans leurs ministères respectifs.

En outre, les communicants publics ont été invités à animer la plateforme : « Burkina en marche » avec des productions et participer aux chroniques du gouvernement publiées dans le quotidien d’Etat Sidwaya. Au cours de la rencontre, une communication sur le mémorandum de déconstruction des stéréotypes sur le Burkina Faso et les actions de développement a été animée par San Simon Coulibaly, expert au bureau des analyses stratégiques du ministère des affaires étrangères. Le communicateur a reconnu effectivement que des stéréotypes sont véhiculés sur le Burkina. Cependant, s’est-il réjoui, le mémorandum met en exergue des acquis énormes, les grandes réformes engagées par le pays et les perspectives pour un Burkina souverain et prospère.

Promouvoir l’image du Burkina

Au-delà des stéréotypes, il pense que toute la population doit mettre la main dans la pâte pour faire en sorte que la communication, l’intoxication et la désinformation de l’impérialiste ne passent pas.

Le coordonnateur du SIG, Jérémie Sié Coulibaly, a rappelé que dans ce contexte où la bataille de l’information se joue à l’échelle mondiale, des contre-vérités se disent sur les Etats et chaque jour, des récits qui ne reflètent pas la réalité du Burkina Faso sont véhiculés. C’est pourquoi, il a invité les communicants publics à renforcer la cohérence de la communication institutionnelle et à s’engager à défendre et à promouvoir l’image du Burkina. Quant au ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, il a indiqué que ce cadre est essentiel pour l’harmonisation des pratiques communicationnelles et la coordination des actions qui en découlent. Pour lui, la communication publique doit encore évoluer pour passer d’une communication administrative à une communication stratégique.

« Nous devons raconter et présenter davantage les résultats de nos efforts dans tous les domaines de développement. Nous devons raconter davantage les histoires de nos héros pour donner le goût de la fierté au citoyen lambda qui se sous-estime », a exhorté le ministre aux communicateurs publics. Car, il a estimé qu’un peuple qui ne valorise pas ses réussites finit par voir ses sacrifices et ses efforts compromis dans le prisme de la désinformation. A l’issue des échanges, des résolutions ont été prises. Elles consistent à répertorier tous les stéréotypes qui peuvent exister dans chaque institution, à vulgariser le mémorandum à travers la formation des hommes de médias et enfin à réaliser des capsules-vidéos sur le mémorandum qui pourraient être diffusées sur les chaines de télévisions et sur les réseaux sociaux.

Adama SEDGO

Gloria BEOGO (Stagiaire)

Souveraineté alimentaire: le périmètre irrigué de Séguéré mis en eau pour booster la production nationale

Le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié, a procédé, le mardi 16 juin 2026, à Séguéré (commune rurale de Bama), à la mise en eau officielle d’un périmètre irrigué de 180 hectares (ha). Cette infrastructure stratégique, financée à hauteur de plus de 3,8 milliards francs CFA avec l’appui de la Banque mondiale, va permettre de booster la production nationale.

C’est une page sombre de plusieurs années d’attente qui se tourne définitivement pour les populations de Séguéré, dans la commune rurale de Bama, province du Houet. En effet, le mardi 16 juin 2026, l’ambiance était à la fête pour la cérémonie de mise en eau du périmètre irrigué de la localité réalisé par le Projet de résilience et de compétitivité agricole (PReCA). Le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié, accompagné du Représentant résident de la Banque mondiale au Burkina Faso, Hamoud Abdel Wedoud Kamil, ainsi que des autorités régionales, a procédé à l’ouverture des vannes de ce périmètre irrigué de 180 hectares (ha).

Ce geste consacre la renaissance d’un projet qui, débuté sous l’égide du Programme de développement intégré de la vallée de Samandéni (PDIS), était resté à l’arrêt depuis 2017. Après avoir visité la station de pompage et la salle de commande, le ministre et sa délégation ont pu constater le refoulement effectif de l’eau vers les canaux secondaires qui desservent désormais les parcelles. Ce geste symbolique met fin au désarroi des producteurs locaux qui ne croyaient plus à l’achèvement de ces travaux. La réalisation de ce périmètre a nécessité un investissement total de 3 853 795 832 F CFA. Le chantier qui a repris, le 11 mars 2024, sous l’impulsion des autorités, a mobilisé des infrastructures de pointe : une station d’exhaure équipée de groupes électropompes, un groupe électrogène de secours, un réseau d’irrigation et de drainage entièrement bétonné, ainsi que des digues de protection pour sécuriser les cultures contre les crues du fleuve Mouhoun.

Une bouffée d’oxygène pour l’Offensive agropastorale

Pour le Représentant résident de la Banque mondiale au Burkina Faso, Hamoud Abdel Wedoud Kamil, cet achèvement est une source de grande fierté. « Ce projet a été couronné par notre institution comme un projet modèle. L’équipe a même reçu un « award » pour ce projet considéré comme phare dans notre portefeuille », a-t-il déclaré avec satisfaction. A l’en croire, ces investissements structurants démontrent la volonté du gouvernement burkinabè d’aller vers l’amélioration durable des conditions de vie des populations rurales. La mise en service de ce périmètre s’inscrit en droite ligne de la vision du Chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré, visant à atteindre une souveraineté alimentaire totale. Selon le ministre d’Etat, le commandant Ismaël Sombié, l’objectif est de transformer structurellement l’agriculture burkinabè en misant sur la maîtrise de l’eau.

« Le défi pour notre pays sahélien est la collecte de la ressource en eau et son utilisation optimale », a-t-il affirmé, rappelant que plus de 11 000 ha de périmètre irrigués ont été réalisés en trois ans à travers le pays. En termes d’impacts éco-nomiques, les prévisions sont ambitieuses. Le périmètre de Séguéré devrait offrir une capacité de production annuelle minimale de 600 tonnes de riz en campagne humide et 400 tonnes de blé en campagne sèche froide. A cela s’ajoutent 2 000 tonnes de tomates et 1 700 tonnes d’oignons.

Ces productions devraient générer une valeur financière supérieure à 1,88 milliard francs CFA par an au profit des acteurs locaux. Au-delà des infrastructures, le défi majeur reste la gestion et la pérennité de l’ouvrage. Le ministre a exhorté les populations à prendre soin de ce « bijou » technique. « Quand on a goûté au pire et quand on a la chance d’avoir le meilleur, il faut savoir en prendre soin », a-t-il lancé aux bénéficiaires. La gestion sera désormais appuyée par la création d’un attelage entre les exploitants et des structures étatiques.

Noufou NEBIE