Enseignement supérieur: la Fondation Go Paga offre une crèche à l’université de Dédougou

Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Pr Adjima Thiombiano, a présidé l’inauguration officielle de la crèche de l’université Daniel-Ouezzin-Coulibaly de Dédougou, le samedi 13 juin 2026. Réalisé sur le site de l’institution universitaire à Souri (commune de Dédougou), le joyau a été offert par la Fondation Go Paga et ses partenaires.

L’Université Daniel-Ouezzin-Coulibaly (UDOC) de Dédougou dispose désormais de sa crèche. L’infrastructure a été offerte à la communauté universitaire par la Fondation Go Paga avec le soutien de ses partenaires financiers que sont Coris Bank International, Canal+ et la Générale de la gastronomie (GEGA). D’un coût global de réalisation d’environ 55 millions francs CFA, le joyau est prêt à accueillir ses locataires. Son inauguration a été actée par le ministre chargé de l’Enseignement supérieur, Pr Adjima Thiombiano, le samedi 13 juin 2026, sur le site de l’UDOC à Souri dans la commune urbaine de Dédougou.

Le président de la Fondation Coris, Emmanuel Sawadogo, a indiqué d’emblée que ce lancement des activités de la crèche universitaire incarne l’aboutissement de la vision d’une université plus inclusive, humaine et attentive aux réalités sociales de ses apprenants et de son personnel. Il a expliqué que c’est pour répondre au défi de faire en sorte que l’enseignement supérieur ne soit pas compromis par la maternité et les responsa-bilités parentales que la Fondation Coris a choisi d’accompagner la construction de cette infrastructure moderne. Laquelle infrastructure, a-t-il dit, est composée d’espaces adaptés à chaque tranche d’âge, d’un dortoir, d’une cuisine, des aires de jeux, des sanitaires et des équipements destinés à offrir aux tout-petits un environnement sécurisé, sain et pro-pice à leur épanouissement.

Offrir un espace sécurisé

Cette crèche est la deuxième réalisation dans une université publique du pays, par l’œuvre des Fondations Coris et Go Paga et leurs partenaires, après celle de l’université Norbert-Zongo de Koudougou. M. Sawadogo d’affirmer que cette continuité fonde leur conviction que le développement durable commence par l’investissement dans l’être humain. Fadima Kambou de la Fondation Go Paga de dire que leur objectif est d’accompagner le gouvernement dans la mise en œuvre de sa politique éducative accessible à tous. Elle a exprimé sa reconnaissance aux partenaires techniques et financiers pour leur soutien à la fondation. Le gouverneur des régions de Bankui et du Sourou, Babo Pierre Bassinga, a salué l’initiative des donateurs avant d’exprimer la satisfaction des bénéficiaires.

Il a confié que ce projet a vu le jour grâce aussi à l’engagement des plus hautes autorités à offrir un espace de sécurité, d’éveil et d’espoir aux enfants. Quant au ministre chargé de la Transition digitale, Dr Aminata Zerbo-Sabané, elle a fait remarquer que la construction de cette crèche répond à la vision gouvernementale de donner la chance à tous de pouvoir poursuivre les études supérieures afin de contribuer au développement socioéconomique du Burkina Faso. Au nom du gouvernement, Mme Zerbo a félicité les acteurs qui ont œuvré à la mise en place de ce joyau.

Yacouba BELEM

Ouagadougou: la BMCRF démantèle un magasin clandestin de ciment

La Brigade mobile de contrôle économique et de la répression des fraudes (BMCRF) a mené, le 16 juin 2026, une opération décisive contre la spéculation sur le ciment.

Les agents ont découvert un magasin clandestin détenant plus de 15 tonnes de ciment destiné à la spéculation. Le ciment a été immédiatement confisqué et vendu. Les recettes issues de cette vente seront intégralement versées dans le Fonds de soutien patriotique, contribuant ainsi à l’effort national. Le commerçant incriminé fera l’objet de sanctions. Toute tentative de fraude constitue une atteinte directe au pouvoir d’achat des citoyens. La BMCRF réaffirme son engagement à traquer tout vendeur de ciment illicite ou tout stockage clandestin, afin de débarrasser le marché des pratiques spéculatives. 80 00 11 84, 80 00 11 85, 80 00 11 86.

La BMCRF, la garantie d’une concurrence saine et loyale. SCRP/BMCRF

Il cache la drogue dans un canari

A.S et I.S ont comparu, le mardi 26 mai 2026, devant la Chambre correctionnelle du Tribunal de grande instance (TGI) de Bobo-Dioulasso pour détention et consommation de drogue. A.S a reconnu les faits tandis que son acolyte I.S a rejeté les accusations portées contre lui. A.S a signifié aux juges qu’il travaillait sur un site d’orpaillage qu’il a dû abandonner. Il dit avoir ramassé la drogue dans un dépôt d’ordures. Ces drogues étaient soigneusement conservées dans un canari et il en puisait de temps en temps pour fumer afin de pouvoir bien travailler selon lui. Ayant fait la connaissance de I.S dans un kiosque, A.S lui a fait la proposition de vendre la drogue qu’il détient. La substance était conditionnée dans des sachets et vendue (…)

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Adaman DRABO

Opération permis de conduire: 1 200 jeunes retenus pour l’édition 2026

Le ministère des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi a lancé l’opération permis de conduire au profit 1 200 jeunes, mercredi 17 juin 2026 à Ouagadougou. Cette formation vise à favoriser leur insertion professionnelle.

1 200 jeunes vont bénéficier d’une formation en conduite routière responsable, dans les catégories B, C et D, dans le cadre de l’édition 2026 de l’opération permis. Le ministère des Sports, de la Jeunesse et de la l’Emploi, à travers la Direction générale de l’autonomisation des jeunes et de l’éducation permanente (DAJEP) a lancé officiellement le programme, le mercredi 17 juin 2026, à Ouaga-dougou.

D’une durée de six mois, cette formation va renforcer également les capacités des jeunes bénéficiaires en civisme, citoyenneté et sécurité routière. La ministre du Sport, de la Jeunesse et de l’Emploi, Annick Lydie Djouma Pikbougoum, a fait savoir que l’initiative s’inscrit dans la volonté des autorités de promouvoir une génération de conducteurs responsables et disciplinés sur les voies publiques. Elle a souligné que l’évolution du parc automobile national offre de nouvelles opportunités économiques, mais que celles-ci sont freinées par l’insécurité routière, souvent liée à l’incivisme sur les routes. D’où, selon elle, la nécessité de renforcer l’éducation des jeunes au respect du code de la route et à l’adoption de comportements respon-sables.

Une demande croissante La ministre chargée de la jeunesse a révélé que 7 564 candidatures ont été enre-gistrées pour l’édition 2026 de l’opération permis de conduire. Pour elle, ces chiffres traduisent l’intérêt croissant des jeunes pour cette opportunité de formation et d’insertion. « Ce fort engouement confirme également la pertinence de l’initiative, car elle répond à un besoin réel d’accompa-gnement des jeunes vers des secteurs professionnels structurés, notamment celui du transport », a-t-elle confié. Le ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Emile Zerbo, a indiqué que l’édition 2026 de l’opération permis de conduire s’inscrit également dans une dynamique de réduction des risques d’accidents de la circulation. Il a précisé que les bénéficiaires seront outillés sur la connaissance approfondie des règles de circulation, conformément aux dispositions du code de la route.

En plus, il a relevé que l’accroissement du parc automobile et le développement du transport urbain et inter-urbain créent des besoins importants en chauffeurs professionnels qualifiés, capables de répondre aux exigences de sécurité et de performance. « Au-delà de la connaissance du code de la route, cette formation offre la possibilité aux bénéficiaires de saisir les opportunités d’emploi dans le secteur du transport, en pleine croissance », a-t-il déclaré. Le ministre chargé de la mobilité a invité l’ensemble des jeunes bénéficiaires à faire preuve de discipline de responsabilité et d’engagement tout au long de leur formation.

Abdoulaye BALBONE

Lydia Esther BILLA (stagiaire)

Conférence nationale des inspecteurs et contrôleurs du travail : la justice sociale et l’engagement patriotique au centre des réflexions

Les inspecteurs et contrôleurs du travail du Burkina Faso ont tenu leur 8e conférence nationale sur le thème « Administration du travail, justice sociale et engagement patriotique : enjeux, défis et perspectives », mercredi 17 juin 2026, à Ouagadougou.

Dans un contexte marqué par des défis sécuritaires et économiques croissants, le monde du travail au Burkina Faso appelle à des réponses concrètes et concertées. C’est dans cette optique que les inspecteurs et contrôleurs du travail ont tenu leur conférence nationale, mercredi 17 juin 2026, à Ouagadougou. Cette rencontre, 8e du genre, a eu pour thème : « Administration du travail, justice sociale et engagement patriotique : enjeux, défis et perspectives ». Le ministre des Serviteurs du Peuple, Mathias Traoré, a souligné l’importance de la mission de l’administration du travail dans la construction d’une société fondée sur l’équité.

Pour lui, le thème de cette édition va bien au-delà d’un simple slogan dans la dynamique de refondation nationale. « Il met en lumière la centralité de la mission de l’administration du travail », a-t-il déclaré. Mathias Traoré a exhorté les inspecteurs et contrôleurs du travail à partager librement leurs expériences de terrain, difficultés et propositions de solutions concrètes pour améliorer les conditions de travail. Il a mis en exergue l’adoption du nouveau Code du travail par l’Assemblée législative du Peuple, qu’il a qualifiée d’avancée majeure.

Le ministre des Serviteurs du Peuple a invité les participants à se l’approprier et à veiller à son application effective par l’ensemble des partenaires sociaux. Au-delà du cadre juridique, il a insisté sur les valeurs d’intégrité et de patriotisme. « Servir son pays, c’est placer l’intérêt des masses laborieuses avant toute considération individuelle, y compris face aux défis sécuritaires actuels », a-t-il soutenu. Par ailleurs, Mathias Traoré a rendu un hommage aux doyens de l’administration du travail, dont la présence constitue, selon lui, un témoignage vivant de la continuité de l’institution.

La directrice générale du travail, Stella Sylviane Zoungrana, a rappelé la vocation première de cette conférence : offrir un cadre d’échanges aux praticiens du droit du travail pour débattre des défis liés à l’application de la loi, à la sécurité sociale et au dialogue social. Elle a insisté sur le rôle central que doit jouer l’inspecteur du travail dans l’atteinte de la justice sociale. « Il s’agit notamment de garantir l’équité et les droits fondamentaux des employeurs comme des travailleurs, en particulier les plus vulnérables », a-t-elle précisé.

Abdoulaye BALBONE

Mouniratou OUEDRAOGO (Stagiaire)

MEDIAS : Burkina 24 souffle sa 15e bougie

Le média en ligne burkinabè Burkina 24 a célébré ses 15 ans d’existence, le mardi 16 juin 2026, à Ouagadougou. Il a lancé officiellement sa nouvelle identité visuelle.

Cela fait 15 ans que Burkina 24 est au service de l’information. Pour traduire sa reconnaissance à ses lecteurs, le média en ligne a célébré cette date historique, mardi 16 juin 2026, à Ouagadougou. Selon Sa directrice générale, Farida F. Zonon, Burkina 24 est aujourd’hui bien suivi du Burkina Faso. Il totalise plus de 5 millions d’abonnés à travers le monde, dont plus de 2 millions sur Facebook et 2 millions d’abonnés sur TikTok « Le média totalise à son actif 16 prix au Galian », a-t-elle relevé. Farida Zonon a souligné que le Burkina Faso vit une transformation profonde, et qu’à cet effet, le rôle des médias est plus crucial que jamais.

« Informer avec rigueur, éclairer l’opinion et accompagner les mutations sociales restent les piliers du journalisme engagé », a-t-elle soutenu. La directrice générale de Burkina 24 a aussi déclaré que ces 15 ans sonnent le début d’une nouvelle ère. C’est pourquoi son média a entrepris une évolution de son identité visuelle. « Celle-ci reflète le professionnalisme, la crédibilité et surtout elle est conçue pour traverser le temps. La couleur rouge fait référence au drapeau national. Elle symbolise également l’alerte et la réactivité du média dans sa couverture de l’information 24h/24 », a expliqué la DG.

Elle a poursuivi que la nouvelle identité visuelle exprime la volonté de Burkina 24 d’être encore plus proche du public et des millions de personnes qui le suivent à travers le monde. Farida F. Zonon a rendu hommage aux fondateurs de Burkina 24 pour leur vision et remercié les journalistes, techniciens et collaborateurs pour leur dévouement. Elle a, par ailleurs, exprimé sa gratitude aux autorités nationales et aux partenaires pour leur accompagnement constant. Pour le représentant du ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Michel Saba, 15 ans de vie pour un média représentent bien plus qu’un simple chiffre.

« Cela traduit une capacité de résilience et une volonté constante de servir le peuple », a-t-il relevé. Michel Saba a salué l’engagement de Burkina 24 en faveur d’une information professionnelle et vérifiée. Selon lui, dans un contexte où la lutte contre la désinformation demeure un défi majeur, cette position n’est pas le fruit du hasard. Le représentant du ministre chargé de la Communication a rappelé que le gouvernement demeure convaincu du rôle fondamental des médias dans la cohésion sociale et l’accompagnement des politiques publiques. Il a donc encouragé Burkina 24 à poursuivre ses efforts en faveur d’un journalisme de qualité, respectueux de l’éthique et de la déontologie.

Quant à la représentante de la ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, Fanta Sombié, elle a félicité la première responsable de Burkina 24 et toute son équipe pour ce 15e anniversaire. Elle a aussi salué la nouvelle identité visuelle comme preuve du souci d’innovation de Burkina 24. A l’issue de la cérémonie, la DG de Burkina 24 a remis un chèque symbo-lique de 2 millions francs CFA au ministère en charge de la communication pour soutenir la promotion et la valorisation des actions de la Révolution progressiste populaire. Une coupure du gâteau d’anniversaire a mis fin à la cérémonie.

Abdoulaye BALBONE

Mouniratou OUEDRAOGO (Stagiaire)

Un enracinement culturel solide

Le Mois artistique et culturel (MAC) 2026 a été lancé, le lundi 15 juin dernier à Bobo-Dioulasso. Première du genre au pays des Hommes intègres, l’initiative dépasse largement le cadre d’une simple activité scolaire ou festive. Elle traduit la volonté assumée des plus hautes autorités de faire de l’enracinement culturel, le socle du développement endogène. Le thème retenu pour cette phase pilote MAC, « Arts, culture et savoirs endogènes à l’école : levier d’enracinement identitaire, de résilience et de vivre-ensemble au Burkina Faso », découle de cette ambition. A l’analyse, ce thème rappelle que l’école ne doit pas être uniquement un lieu d’acquisition de connaissances académiques.

Au-delà, elle doit aussi contribuer à former des citoyens conscients de leur histoire, respectueux de leurs traditions et ouverts sur le monde. Dans une époque où les influences extérieures se multiplient, l’enracinement culturel apparaît comme une nécessité stratégique. Comme on a coutume de le dire, un peuple qui méconnait son histoire ou néglige ses valeurs risque de perdre progressivement ses repères. A l’inverse, une société qui assume son identité dispose d’une force supplémentaire pour relever les défis. La culture agit alors comme une boussole qui permet d’avancer vers la modernité sans rompre avec ses racines. Le développement se construit sur des références communes, une vision partagée et une capacité collective à se projeter dans l’avenir. C’est dans ce sens que Léopold Sédar Senghor affirmait que : « la culture est au début et à la fin de tout développement ».

En effet, dans un contexte mondial marqué par les transformations sociales, technologiques et économiques, le brassage culturel, la culture demeure un repère fondamental pour les peuples. Trop souvent considérée comme un secteur secondaire, la culture est pourtant au cœur de toute dynamique de développement. Elle façonne les comportements et forge le sentiment d’appartenance à une communauté. Comme le soulignait l’écrivain français, André Malraux, « la culture ne s’hérite pas, elle se conquiert ». Cette conquête passe nécessairement par l’éducation des scolaires à qui appartient le futur. Les langues nationales, les contes, les proverbes, les traditions et les pratiques artistiques véhiculent des valeurs de solidarité, de respect et de fraternité qui constituent le socle du vivre-ensemble. Leur transmission aux jeunes générations représente un investissement précieux pour l’avenir.

C’est pourquoi, l’on peut affirmer, sans risques de se tromper, que le MAC 2026 participe ainsi à la construction d’une citoyenneté enracinée dans les réalités culturelles du Burkina. Il offre aux élèves l’occasion de découvrir ou de redécouvrir la richesse de leur patrimoine tout en développant leur créativité et leur sens de la responsabilité. En valorisant les savoirs locaux, cette initiative contribue également à renforcer la confiance des jeunes dans leurs propres capa-cités et dans les ressources dont dispose leurs communautés. La forte mobilisation observée autour du lancement de cette phase pilote est à saluer. Elle témoigne d’une volonté de faire de la culture un véritable levier de développement humain. Au total, plus que salutaire, le MAC 2026 devrait permettre de préparer des générations futures, fières de leur patrimoine, conscientes de leur histoire et capables de porter avec confiance les ambitions du Burkina Faso.

Soumaïla BONKOUNGOU

TGI de Dédougou : La chambre criminelle annonce des audiences extraordinaires pour apurer son passif de dossiers

La chambre criminelle du Tribunal de grande instance (TGI) de Dédougou va tenir du 22 au 26 juin 2026 une série d’audiences extraordinaires d’apurement du passif de ses dossiers criminels enregistrés. L’information a été portée à la connaissance des journalistes au cours d’un point de presse animé par le procureur du Faso, près le TGI de Dédougou, Lamoussa Hema, mercredi 17 juin 2026, au siège de la juridiction.

Le lundi 22 juin 2026, s’ouvre au Tribunal de grande instance (TGI) de Dédougou, la toute première session extraordinaire de l’année de la chambre criminelle de ladite juridiction. Les audiences vont se poursuivre jusqu’au vendredi 26 juin prochain. Au cours de la présente session, il sera inscrit au rôle 25 dossiers impliquant 34 accusés dont six en détention. Le procureur du Faso, près le TGI de Dédougou, Lamoussa Hema, qui a livré l’information aux médias au détour d’une conférence de presse, organisée au siège de la juridiction, ce mercredi 17 juin 2026, a expliqué que le but de ces audiences extraordinaires est de permettre « l’apurement du passif des dossiers criminels » suivant des orientations données par les autorités en charge de la justice.

Accompagné dans cet exercice par l’un de ses substituts, Félix Ounténi Natama, le principal conférencier a précisé que les dossiers qui seront jugés à l’occasion portent sur des crimes de divers ordres et principalement de sang. Dont des dossiers d’assassinat, d’atteinte à la vie, de meurtre et de viol. Le magistrat a ajouté qu’il y a aussi un dossier de crime économique donc de détournement. Il a poursuivi que cette session criminelle extraordinaire va connaitre du jugement d’un dossier relatif à la drogue.
Les conférenciers ont insisté que l’accès à la salle d’audience est libre. C’est pourquoi ils ont appelé les populations à venir suivre ces audiences criminelles qui sont, à l’instar d’autres, des occasions de sensibilisation et d’apprentissage.

Yacouba BELEM

Audience du Président du Faso : Un émissaire du Président mauritanien chez le Capitaine Ibrahim TRAORÉ

Le Président du Faso, Chef de l’État, le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ, a accordé, dans la matinée du mercredi 17 juin 2026, une audience au Ministre de la Défense, des Affaires des retraités et des enfants de martyrs de la Mauritanie, Hanana OULD SIDI.
M. Hanana OULD SIDI a salué l’excellence des relations d’amitié, de coopération et de solidarité qui unissent la Mauritanie et le Burkina Faso.
M. Hanana OULD SIDI a salué l’excellence des relations d’amitié, de coopération et de solidarité qui unissent la Mauritanie et le Burkina Faso.
Le Ministre mauritanien était porteur d’un message du Président Mohamed Ould Cheikh El GHAZOUANI à son homologue burkinabè. Dans son message, le Président de la République islamique de Mauritanie adresse « ses vœux sincères de paix, de stabilité, de prospérité et de progrès pour le Peuple burkinabè », souligne le visiteur à sa sortie d’audience.
Selon l’émissaire mauritanien, l’entretien avec le Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, a été également une occasion de saluer l’excellence des relations d’amitié, de coopération et de solidarité qui unissent les deux pays.
Les deux pays ont réaffirmé leur volonté de renforcer davantage les échanges et les concertations sur les questions d’intérêt commun portant sur la souveraineté, la sécurité, l’intégration régionale et le développement.
Direction de la communication de la Présidence du Faso

Douna : mise en eau de deux périmètres irrigués

Le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié, a officiellement réceptionné, le lundi 15 juin 2026, à Douna, deux périmètres irrigués. Le premier, d’une superficie de 410 hectares (ha) a été réhabilité et le second, de 600 ha, est un nouvel aménagement.

Deux périmètres irrigués dans la commune rurale de Douna, qui étaient en chantier sont désormais opérationnels. Le ministre d’Etat chargé de l’Agriculture, le commandant Ismaël Sombié, accompagné de son staff et d’autorités régionales des Tannounyan, a officiellement réceptionné ces deux infrastructures agricoles, à travers des mises en eau symboliques, dans la matinée du lundi 15 juin 2026. Pour le premier périmètre, celui de la Léraba, il s’agit d’une réhabilitation (après une inondation qu’a subi l’ouvrage en 2024) sur une superficie totale de 410 hectares (ha). Quant au second, celui de Douna, il est un nouvel aménagement qui s’étend sur une superficie de 600 ha.

Selon Cheick Mohamed Diarra, un ingénieur du projet PAVAL en charge du financement des travaux, sur le périmètre réhabilité, les travaux ont concerné principalement la reprise du canal primaire sur 600 mètres (m) linéaires, la réalisation d’une digue de protection de 814 m linéaires, la réalisation d’une piste dotée d’ouvrages de franchissement et l’entretien des vannes existantes. Pour le nouveau périmètre de Douna, a-t-il poursuivi, les travaux ont concerné la construction d’un canal primaire de 4 kilomètres (km), de 5 canaux secondaires de 12 km, de 40 canaux tertiaires de 6000 m linéaires et des canaux quaternaires. Ce périmètre, a précisé le technicien, est subdivisé en 5 blocs répartis de part et d’autre de la rivière Léraba.

Chaque bloc est composé d’une digue de protection et l’ensemble des digues de protection font 18 km de longueur. En plus de ces digues, il a cité, entre autres, réalisations, des drains et des fossés de garde, le recalibrage du lit de la Léraba par endroit et 42 km de pistes sans oublier 12 magasins et des aires de séchage construits pour faciliter la conservation des différents produits.

Accroître les rendements

Ces investissements, à écouter M. Diarra, vont améliorer certainement les rendements. Sur le périmètre réhabilité, 5 648 tonnes de riz et de blé sont attendues par an. Pour le nouveau périmètre, ce sont 3 153 tonnes de riz qui sont attendues en campagne humide et autant en campagne sèche, en plus des 1 051 tonnes de blé attendues en campagne sèche. Pour ce qui est des coûts des réalisations, la réhabilitation a couté environ 2 milliards F CFA tandis que le nouvel aménagement a couté environ 12 milliards F CFA en TTC.

Ismaël Sombié s’est dit satisfait de ces deux réalisations. Une raison pour lui de rendre hommage au Chef de l’Etat pour sa vision pour le monde rural et pour avoir fait du monde rural un pilier important de la quête de la souveraineté nationale. Avant l’arrivée du capitaine Ibrahim Traoré au pouvoir, a fait remarquer le ministre d’Etat, le pays comptait au total 16 100 ha de périmètres irrigués avec 8 300 ha qui étaient inexploitables ou à réhabiliter. « En trois ans, entre 2023 et 2026, il a été réalisé 11 774 ha de périmètres irrigués », a-t-il affirmé. Ces deux réalisations dans la commune de Douna, à l’en croire, ne sont qu’une partie infime de ce qui a été fait ou est en train d’être fait dans l’ensemble des régions.

Il a, entre autres, évoqué des réhabilitations, des aménagements et des extensions de périmètres irrigués et des curages, des réhabilitations et des confortations de barrages. Autre chose, a insisté le commandant Sombié, il revient aux acteurs du monde rural de pouvoir prendre soin des infrastructures réalisées en évitant surtout les mauvaises pratiques du passé qui avaient conduit à la détérioration des ouvrages. Brahima Soura est président des producteurs du périmètre de la Léraba. Il a traduit sa reconnaissance aux plus hautes autorités du pays pour cet investissement qui va contribuer, il n’en doute, à l’atteinte rapide de l’autosuffisance alimentaire.

Alpha Sékou BARRY

alphasekoubarry@gmail.com