Gestion des épidémies: la région du Kadiogo dresse le bilan épidémiologique

La direction régionale de la santé du Kadiogo a tenu la session de l’année 2026 de son comité régional de gestion des épidémies, le vendredi 19 juin 2026, à Ouagadougou.

La direction régionale de la santé du Kadiogo se préoccupe de la gestion des épidémies de son ressort territorial. En effet, le comité régional de gestion des épidémies du Kadiogo s’est réuni, vendredi 19 juin 2026, à Ouagadougou. Selon le Conseiller technique (CT) du gouverneur du Kadiogo, Souleymane Bagayen, cette rencontre est justifiée par l’impact des urgences sanitaires et la tendance des données épidémiologiques nationales. La session a porté, a-t-il indiqué, sur l’analyse de la situation épidémiologique des dix dernières semaines.

Le paludisme a également été examiné de façon spécifique, a-t-il déclaré.Camarade Bagayen a relevé qu’au-delà des constats, cette session s’est fixé un double objectif. Il s’agit d’établir le bilan épidémiologique et de planifier les actions futures de prévention dans la région du Kadiogo. Souleymane Bagayen a déclaré que la situation épidémiologique est globalement calme dans la région du Kadiogo, avec toutefois quelques cas signalés. Il a toutefois souligné qu’en raison de la forte densité de la population et des nombreuses zones d’habitation spontanée, les risques épidémiologiques restent constants. Face à ces enjeux, le CT a invité les membres du comité à une prise de conscience collective. Il a plaidé pour l’intensification des actions de communication et de sensibilisation. « L’hygiène et l’assainissement sont des leviers essentiels de réduction des phénomènes épidémiques », a-t-il soutenu.

Souleyman Bagayen a aussi indiqué que les épidémies de dengue en 2023 et de rougeole en 2024 ont servi de référence. Elles appellent, a-t-il insisté, au renforcement de façon synergique des dispositifs de prévention et des réponses, selon l’approche « One Health ».

Quant au directeur régional de la santé du Kadiogo, Daniel Yerbanga, il a indiqué que les centres de santé assurent un suivi hebdomadaire de toutes les maladies. Parmi celles-ci, il a cité la méningite, les fièvres hémorragiques et la fièvre jaune. Ce suivi permet, selon lui, de détecter toute hausse et d’y apporter une réponse rapide. 

Daniel Yerbanga a souligné que la diversité des profils au sein du comité est pleinement justifiée.  « L’environnement, l’élevage, l’administration territoriale et les partenaires financiers contribuent tous à la lutte contre les épidémies », a-t-il précisé. Par ailleurs, le directeur régional de la santé du Kadiogo a exhorté la population à signaler tout phénomène inhabituel et à fréquenter les centres de santé. « L’automédication reste un frein majeur à la détection précoce des épidémies »,a-t-il  prévenu.

Abdoulaye BALBONE

Mouniratou OUREDRAOGO(Stagiaire)

Production semencière: 60 000 tonnes attendues

L’Union nationale des sociétés coopératives des producteurs semenciers du Burkina (UNPS-B) a organisé du 19 au 21 juin 2026 à Ouagadougou, la IIIe édition de la foire des semences améliorées certifiées.   

L’Union nationale des sociétés coopératives des producteurs semenciers du Burkina (UNPS-B) entend rapprocher les semences de qualité des producteurs. Dans cette dynamique, elle a organisé la IIIe édition de la foire des semences améliorées certifiées, vendredi 19 juin 2026 à Ouagadougou. Cette édition, tenue du 19 au 21 juin, est placée sur le thème : « Accessibilité des semences améliorées certifiées : un levier de souveraineté alimentaire dans le contexte de l’offensive agropastorale et halieutique ».

Le président de l’UNPS-B, Inoussa Ouédraogo, a indiqué que cette initiative vise à promouvoir les semences améliorées certifiées en vue de contribuer à l’atteinte de la souveraineté alimentaire. Il a souligné que l’union, forte de 4 500 producteurs, a dépassé l’objectif minimal de production de 20 000 tonnes de semences qui lui avait été assignée. « Pour la campagne 2025, le besoin annuel a été dépassé. C’est une production d’environ 24 000 tonnes qui a été atteinte », s’est-il réjoui. Fort de cette performance, il a affirmé que l’UNPS-B ambitionne de produire 60 000 tonnes de semences améliorées certifiées, toutes spéculations confondues, au cours de la campagne agricole 2026-2027, soit une augmentation de 250 %.

Pour rapprocher davantage les semences des producteurs, Inoussa Ouédraogo a annoncé le lancement officiel de la plateforme de vente en ligne dénommée « Sima Yaar ». Grâce à cette innovation digitale, les agriculteurs pourront souscrire à leurs besoins en semences et être livrés dans un délai maximal de 24 heures. La phase pilote concerne six régions. « L’accès aux semences ne doit plus être un privilège. Elle doit être accessible à chaque producteur, où qu’il soit », a-t-il expliqué.

Un carrefour stratégique

Le président de l’UNPSB a souligné que la foire des semences constitue un carrefour stratégique réunissant autorités, chercheurs, producteurs semenciers, distributeurs, commerçants, producteurs agricoles, partenaires techniques et financiers pour partager les expériences et renforcer les synergies.

Il a indiqué que des panels ont été animés afin de mieux cerner les préoccupations des acteurs et formuler des plaidoyers à l’endroit des autorités. Inoussa Ouédraogo a également salué la participation de délégations étrangères, notamment celles du Mali et du Niger, traduisant ainsi la dimension sous-régionale.  Le représentant des parrains, Lambert Zongo, a rappelé que la souveraineté alimentaire ne se décrète pas, mais se construit saison après saison, champ après champ. Il a souligné que la semence constitue le premier maillon de toute chaîne de production agricole et un facteur déterminant de la transformation du secteur.

Présidant la cérémonie, le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, de l’Eau et des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié, a félicité les producteurs semenciers pour les résultats engrangés au cours de la campagne écoulée. « Nous avons une quantité importante de semences certifiées qui a été produite », a-t-il déclaré. Le ministre d’Etat, chargé de l’Agriculture a invité les producteurs à saisir l’opportunité de la foire pour s’approvisionner en ce début de campagne agricole. Il a également encouragé l’ensemble des acteurs de la filière à poursuivre les efforts afin de consolider les acquis et contribuer davantage à l’autosuffisance alimentaire du Burkina Faso.

Aly SAWADOGO

Fatimata ZOUNGRANA

(Stagiaire)

Les pas rassurants de la RPP

Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a procédé, le samedi 20 juin 2026, à trois inaugurations majeures qui traduisent avec éloquence la dynamique de transformation en cours dans notre pays. En effet, le même jour, le chef du gouvernement a d’abord ouvert à la circulation le nouveau pont de Hèrèdougou sur la Route nationale n°1.

Lors de son séjour à Banfora, il a simultanément inauguré 18 Centres de santé et de promotion sociale (CSPS) et 49 Postes de santé communautaire (PSC) répartis sur le territoire national Il a aussi mis en service quatre nouveaux centres d’hémodialyse construits à Banfora, Dori, Dédougou et Fada N’Gourma. Quelques jours auparavant, c’est le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié, qui procédait à la mise en eau du périmètre irrigué de Séguéré, d’une superficie de 180 hectares, ainsi qu’à celle de plus de 1 000 hectares de périmètres irrigués dans la province de la Léraba.

Ces réalisations sont l’expression concrète d’une vision, celle d’un Burkina Faso qui avance résolument sur le chemin de son développement malgré les défis. L’ouverture à la circulation du nouveau pont de Hèrèdougou constitue une avancée majeure. Réalisé pour un coût global de 4,548 milliards de F CFA entièrement financé par l’Etat burkinabè, cet ouvrage stratégique garantit désormais la continuité du trafic sur l’axe Ouagadougou-Bobo-Dioulasso, même en période de crue. Il sécurise la mobilité des personnes et des biens, renforce les échanges économiques et consolide l’intégration sous régionale.

Les 18 nouveaux CSPS et les 49 PSC rapprochent davantage les soins des populations et permettent de toucher plus de 150 000 personnes. Dans un pays où l’accès équitable aux services sociaux de base demeure un enjeu majeur, ces infrastructures constituent une réponse forte aux attentes des citoyens, notamment des femmes, des enfants et des populations vivant dans les localités les plus reculées.

Dans la même dynamique, les quatre nouveaux centres d’hémodialyse qui représentent un investissement de plus de 1,2 milliard F CFA, avec pour objectif d’offrir environ 45 000 séances supplémentaires par an, portant la capacité nationale à plus de 200 000 séances annuelles.

Au-delà des chiffres, il s’agit de soulager des milliers de patients et leurs familles, souvent confrontés à de longs déplacements et à des coûts importants pour accéder aux soins spécialisés.

Dans le domaine agricole, les aménagements hydro-agricoles dotés d’équipements modernes et mis en eau à Séguéré et dans la Léraba ouvrent des perspectives prometteuses parce ce qu’ils permettront aux producteurs de pratiquer une agriculture irriguée intensive tout au long de l’année avec à la clé plusieurs milliers de tonnes de riz et de blé. Ces investissements structurants participent directement à la quête de la souveraineté alimentaire, condition essentielle de l’indépendance économique de notre pays.

En somme, les infrastructures sanitaires, routières et agricoles inaugurées ces derniers jours sont la preuve que le Burkina Faso se construit au rythme d’une volonté politique inébranlable et d’un engagement citoyen de plus en plus affiché. Partout sur le territoire national émergent des réalisations qui améliorent concrètement les conditions de vie des populations et renforcent les bases d’un développement durable. Ces chantiers traduisent la volonté des plus hautes autorités de transformer les aspirations populaires en réalisations tangibles.

Cette dynamique s’inscrit pleinement dans la vision portée par la Révolution progressiste populaire (RPP) qui allie avec succès trois exigences complémentaires : la reconquête du territoire, la refondation de l’Etat et le développement endogène. Pendant que les Forces combattantes poursuivent avec détermination leur mission de sécurisation du territoire national, l’Etat continue d’investir dans les secteurs stratégiques afin de répondre aux besoins fondamentaux des populations.

Cependant, la souveraineté totale à laquelle aspire notre Nation doit se construire par l’engagement citoyen, la discipline collective et l’appropriation des infrastructures réalisées. Désormais, le bien commun appartient à tout le monde. L’heure est donc à l’unité, au travail et à la mobilisation autour des actions du gouvernement afin que chaque réalisation contribue à bâtir, pierre après pierre, un Burkina souverain et prospère.

Par Assetou BADOH

Construction du CHR de Gaoua: environ 92 % de taux d’exécution

Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a effectué, le dimanche 21 juin 2026, une visite de terrain afin de s’enquérir de l’état d’avancement des travaux de construction du Centre hospitalier régional universitaire (CHRU) de Gaoua.

Après une première visite effectuée sur le chantier du Centre hospitalier régional universitaire (CHRU) de Gaoua, le samedi 2 août 2025, le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, y est retourné le dimanche 21 juin 2026. Cette nouvelle descente sur le terrain s’inscrit dans la dynamique de suivi rapproché de cette importante infrastructure sanitaire.

L’objectif demeure le même : s’assurer de l’état d’avancement des travaux, apprécier la qualité des réalisations et veiller au respect du calendrier d’exécution.

D’un coût global de réalisation de 45 916 990 000 F CFA, cette infrastructure disposera d’une capacité de 306 lits, équipés de matériels de pointe, et s’étendra sur une superficie de 25 hectares, au quartier Tonkar de Gaoua.

Au terme de la visite guidée des différents bâtiments, le chef du gouvernement a exprimé sa satisfaction face aux progrès enregistrés depuis son dernier passage en août 2025.

« Lors de notre précédente visite, le taux d’exécution des travaux était de 54 %. Aujourd’hui, il avoisine les 92 %. Rien qu’à travers ces chiffres, on peut mesurer le chemin parcouru », a-t-il déclaré.

Le chef du gouvernement a relevé que les gros œuvres sont pratiquement achevés et que la majorité des équipements médicaux est déjà disponible sur le site. Il a également noté l’avancement des travaux d’aménagement intérieur ainsi que le démarrage imminent des travaux de voirie, avec la pose du bitume annoncée dans les jours à venir.

Tout en saluant les efforts de l’entreprise chargée de la réalisation du projet ainsi que ceux des équipes techniques mobilisées, le Premier ministre les a invitées à maintenir la cadence afin de permettre une livraison avant même l’échéance contractuelle fixée à décembre 2026.

« Nous avons engagé l’ensemble des acteurs à mettre davantage de cœur à l’ouvrage pour que ce rythme se maintienne et s’intensifie. Nous avons foi que nous pourrons terminer avant le délai contractuel », a-t-il indiqué.

Poursuivre le suivi du chantier jusqu’à son achèvement

Pour le Premier ministre, cette infrastructure concrétise la vision du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, qui avait procédé à la pose de la première pierre le 30 novembre 2023. Il a rappelé que le gouvernement assure un suivi rapproché du chantier afin de garantir le respect des orientations données et la qualité des réalisations.

« Nous voulons qu’à l’inauguration, cette infrastructure hospitalière soit à la hauteur des ambitions affichées et qu’elle permette de rapprocher les soins spécialisés des populations de la région et au-delà », a-t-il affirmé.

Le Premier ministre a enfin souligné que le futur CHRU de Gaoua contribuera non seulement à améliorer l’offre de soins au Burkina, mais également à accueillir des patients provenant des pays voisins, notamment de la Côte d’Ivoire. Il a assuré que le gouvernement poursuivra le suivi « rigoureux » du chantier jusqu’à son achèvement.

Pour l’entreprise chargée de la réalisation de l’ouvrage, Ellipse Projects, le futur CHRU de Gaoua constitue un projet d’envergure qui se distingue à la fois par sa qualité technique et par la rapidité de son exécution.

Selon la directrice de projet pour Ellipse Projects, Graciela Garrigue, le chantier affiche des performances remarquables malgré les nombreuses contraintes rencontrées au cours de sa réalisation.

« Ce qui est exceptionnel dans ce projet, c’est d’abord le délai dans lequel, nous avons réussi à réaliser les travaux jusqu’à présent. Nous avons connu des difficultés, mais nous avons maintenu le rythme et nous nous efforçons de le conserver jusqu’à la fin », a-t-elle expliqué.

Elle a également mis en avant la qualité des infrastructures et des équipements qui seront mis à la disposition des populations. « Le Burkina aura la chance de disposer d’un hôpital de grande qualité, construit selon les règles de l’art, avec des technologies de pointe et des équipements modernes, aussi bien sur le plan technique que médical. C’est une avancée majeure pour le pays et nous sommes honorés d’y contribuer », a-t-elle souligné.

Interrogée sur la date de livraison de l’infrastructure, la responsable du projet a rappelé que l’échéance contractuelle demeure fixée à décembre 2026. « Nous poursuivons les efforts sans relâche afin d’achever les travaux dans les meilleures conditions possibles. Contractuellement, la livraison est prévue pour décembre, et toutes les équipes restent mobilisées pour respecter cet engagement », a-t-elle indiqué.

Boudayinga J-M THIENON

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Faîtière des Caisses populaires du Burkina: Augustin Sawadogo prend les rênes du conseil d’administration de la FCPB

La Faîtière des caisses populaires du Burkina (FCPB) a organisé la passation de charges entre le président du conseil d’administration sorti et le nouveau président du conseil d’administration, vendredi 19 juin 2026, à Ouagadougou.

Le Conseil d’administration (CA) de la Faîtière des caisses populaires du Burkina (FCPB) a un nouveau président. Il s’agit de Augustin Sawadogo. Il a officiellement pris fonction, le vendredi 19 juin 2026, à Ouagadougou. Ses premiers mots sont ceux d’un appel à l’engagement collectif constant de tous pour relever les défis, à commencer par l’alignement au nouveau cadre juridique régissant le secteur de la microfinance. « Notre première priorité sera l’appropriation et la mise en œuvre rigoureuse des exigences de la nouvelle loi n°001-2025/ALT du 13 février 2025 », a-t-il confié.

Pour lui, cette réforme constitue le socle sur lequel l’actuel CA doit bâtir une gouvernance transparente, moderne et résiliente. Augustin Sawadogo s’est également engagé à accélérer la transformation digitale du Réseau des caisses populaires du Burkina (RCPB) afin de rapprocher davantage les services de ses coopérateurs, tout en renforçant l’éducation financière des femmes, des jeunes et du monde rural. Pour y arriver, l’accompagnement de la direction générale de la FCPB et de l’ensemble des agents du réseau s’avère nécessaire. « Je vais pouvoir compter sur l’expertise, le dynamisme et l’engagement de la directrice générale, Azaratou Sondo, ainsi que l’ensemble du personnel technique de la faîtière », a-t-il fait savoir.

Les acquis du Conseil sorti

Le PCA a exhorté les nouveaux administrateurs à faire preuve d’esprit d’équipe, de rigueur et de dévouement afin de contribuer au rayonnement du mouvement. Le président du conseil d’administration sorti de la FCPB, Adama Kaboré, a souligné que la cohésion de son équipe ainsi que la résilience de son modèle de gouvernance ont permis de maintenir le cap malgré un contexte socio-économique complexe. « Nous avons consolidé notre assise financière, étendu l’accès à nos services dans les zones les plus reculées et engagé le RCPB sur la voie de la transformation digitale. Nous avons également posé les bases de l’alignement de notre gouvernance avec les exigences de la nouvelle loi n°001-2025/ALT du 13 février 2025 », a-t-il souligné. Adama Kaboré a adressé ses vœux de succès au nouveau PCA de la FCPB, l’invitant à œuvrer efficacement pour le rayonnement de l’institution. Il a exprimé sa gratitude à la directrice générale et à l’ensemble du personnel technique pour leur engagement à ses côtés.

Mahamadi SEBOGO

Astride OUEDRAOGO

(Stagiaire)

Nuit de l’Arbre 2026: des acteurs récompensés pour la restauration des terres dégradées

Le ministère de la Sécurité a organisé dans le cadre de la célébration de la VIIIe édition de la Journée nationale de l’Arbre 2026, la Ire édition de la « Nuit de l’Arbre », samedi 20 juin 2026, à Ouagadougou.

Répondre aux questions environnementales en reverdissant le Burkina Faso est un défi que le ministère de la Sécurité à travers la direction générale des eaux et forêts se donne de relever. Dans le cadre des activités de la VIIIe édition de la Journée nationale de l’arbre (JNA) 2026, le département a organisé la « Nuit de l’Arbre », samedi 20 juin 2026, à Ouagadougou, pour célébrer les acteurs engagés dans la promotion de l’arbre.

« Ma concession, mon arbre » a été le thème retenu. La cérémonie a connu la proclamation des résultats du prix du meilleur site de la JNA 2025 mettant en compétition toutes les régions du Burkina, du prix Yacouba Sawadogo destiné à récompenser les initiatives de restauration des terres dégradées. La remise d’attestation de reconnaissance à des acteurs et la présentation du plan de réhabilitation du parc urbain Bangre-weogo a été également les moments de la « Nuit de l’Arbre ».

Le prix de la meilleure région dans la promotion de la JNA a été décerné à la région du Nazinon. Il a été remis au gouverneur de cette région, Massadola Yvette Nacoulma. Elle a expliqué que sa région a fait un taux de suivi de 99% dans la promotion et restauration de l’arbre.

Quant au prix Yacouba Sawadogo, il a été attribué à la promotrice de l’association sugr-nooma, Marthe Toé. Chaque lauréat a reçu un trophée et un chèque de 2 000 000FCFA.

Cinq personnalités publiques ont reçu des distinctions pour leur contribution dans la promotion et la vulgarisation des politiques et stratégies de reforestation. Le ministre de la Sécurité, le commissaire de police Mahamadou Sana, a soutenu que plus de 5 millions de plants ont été mis en terre à travers l’ensemble du territoire national dans la matinée du samedi 20 juin 2026.

Pour lui, planter un arbre c’est contribuer à l’économie verte, à la sécurité alimentaire en renforçant l’équilibre sociale. « Les arbres participent à la lutte contre les effets du changement climatique grâce à leur capacité à séquestrer le carbone et surtout à produire de l’oxygène nécessaire à toute vie », a-t-il poursuivi.

Le ministre de la Sécurité a invité les Burkinabè à répondre à l’appel du président du Faso et à faire de l’arbre une cause personnelle et un engagement au quotidien.

Pour le président du comité d’organisation de la Journée nationale de l’Arbre, le commandant Ahmed Ouédraogo, les forêts et ressources naturelles demeurent soumises à de fortes pressions liées aux effets conjugués des facteurs anthropiques et climatiques. Selon lui, il est du devoir collectif d’intensifier les efforts engagés pour restaurer les équilibres écologistes.

                               Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE

                                                                    (Collaborateur)

Journée nationale de l’Arbre: 800 000 arbres plantés dans les régions du Goulmou, de la Sirba et de la Tapoa

La VIIIe édition de la Journée nationale de l’Arbre couplée à l’opération « L’Heure patriotique pour reverdir le Faso », a été célébrée, samedi 20 juin 2026. Dans les régions du Goulmou, de la Tapoa et de la Sirba, 800 000 plants ont été mis en terre en une heure, contribuant ainsi à l’objectif national de cinq millions d’arbres plantés entre 8h00 et 9h00.

La VIIIe édition de la Journée nationale de l’arbre (JNA), organisée, le samedi 20 juin 2026, sur le thème : « Ma concession, mon arbre », a tenu toutes ses promesses. En effet, les populations des régions du Goulmou, de la Sirba et de la Tapoa se sont mobilisées comme un seul homme pour planter 800 000 arbres en une heure. Dans l’enceinte d’entités administratives publiques et privées et dans des domiciles, plusieurs espèces végétales ont été plantées à la faveur de l’opération « L’heure patriotique pour reverdir le Faso ».

Selon le directeur régional des eaux et forêts de l’ex-région de l’Est, le lieutenant-colonel des eaux et forêts, Romuald Nikiema, les services forestiers ont privilégié des espèces locales pourvoyeuses de produits forestiers non ligneux, comme le baobab, le néré et le tamarinier, reconnues pour leur importance dans l’alimentation. Pour que cette opération fasse tache d’huile, le lieutenant-colonel, M. Nikiema a invité chaque citoyen à planter au moins un arbre dans sa concession.

« Chaque membre de la famille doit pouvoir disposer de son arbre. L’année prochaine, nous ferons le bilan afin d’apprécier le taux de survie des plants », a-t-il indiqué. Au-delà de la plantation, le gouverneur de l’ex- région de l’Est, Ram Joseph Kafando, a insisté sur la nécessité d’assurer le suivi des jeunes plants. Selon lui, l’arbre constitue à la fois une source d’alimentation, de santé et de bien-être pour les populations. « Il faut planter, mais surtout entretenir », a-t-il martelé. Il a, par ailleurs, exprimé sa reconnaissance aux partenaires qui ont accompagné l’initiative à travers la mise à disposition de plants. Revenant sur les acquis de l’édition précédente, le lieutenant-colonel des eaux et forêts Romuald Nikiema, a fait savoir que les trois régions avaient enregistré en 2025 un taux de survie de plus de 85 %, preuve, selon lui, d’une prise de conscience grandissante des populations quant à l’entretien des plants.

Joanny SOW

Kanlou SANDAMBA

Secteur des télécommunications: un taux d’exécution des engagements situé entre 80 et 90 %

Le ministère de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques a tenu une réunion de suivi des engagements des opérateurs de télécommunications, le vendredi 19 juin 2026, à Ouagadougou.

Face aux préoccupations récurrentes des usagers concernant la qualité des services de téléphonie mobile et d’internet, le gouvernement burkinabè, l’autorité de régulation et les opérateurs de télécommunications ont engagé depuis 2024 un processus de concertation visant à améliorer les performances des réseaux.  Dans cette dynamique, le ministère de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques a tenu une réunion de suivi des engagements pris par les opérateurs sur la qualité des services de communications électroniques, vendredi 19 juin 2026, à Ouagadougou.

Il s’est agi d’évaluer le niveau d’exécution des engagements pris, d’identifier les difficultés rencontrées et de définir les actions à poursuivre pour renforcer la connectivité au profit des populations. La ministre chargée des Communications électroniques, Aminata Zerbo, a rappelé que les opérateurs se sont engagés à renforcer leurs infrastructures en vue d’améliorer la couverture et la qualité des services, notamment dans les chefs-lieux des régions et le long des principaux axes routiers. Ils ont également pris l’engagement d’accroître la transparence sur les tarifs et les offres destinées aux consommateurs.

Elle a également signifié que l’autorité de régulation s’est engagée à mettre à disposition la bande de fréquences 2600 MHz afin de permettre aux opérateurs d’améliorer leurs capacités techniques. Selon elle, le gouvernement œuvre à faciliter les procédures administratives liées à l’implantation des infrastructures de télécommunications, notamment à travers la mise en place d’un guichet unique et l’amélioration de l’accès à l’énergie pour les sites de communications électroniques. Aminata Zerbo a salué les efforts consentis par l’ensemble des acteurs dans la mise en œuvre des recommandations.

Un bilan satisfaisant

Le directeur général des communications électroniques, Nongobzanga Zongo, a dressé un bilan satisfaisant des engagements pris. « Les engagements prévus pour l’année 2025 ont été entièrement exécutés. Orange Burkina Faso et Moov Africa Burkina Faso ont chacun installé les 200 sites, tandis que Telecel Faso a réalisé les 150 sites pour lesquels il s’était engagé », a-t-il révélé. Nongobzanga Zongo a ajouté que pour ce qui est de l’année 2026, les travaux se poursuivent à un rythme jugé satisfaisant. « Moov Africa Burkina Faso, qui prévoit l’installation de 100 nouveaux sites, affiche un taux de réalisation d’environ 50 %. Quant à Telecel Faso, cinq sites sont déjà opérationnels, 20 sont en cours d’installation et 125 autres sont en phase de construction », a-t-il détaillé.

Camarade Zongo a également mis en avant les efforts du gouvernement en matière de libération de nouvelles bandes de fréquences, destinées à accompagner l’évolution des technologies mobiles vers la 5G. Cette évolution devrait permettre d’améliorer davantage la connectivité et de répondre aux besoins croissants des utilisateurs. Il a aussi rappelé que des campagnes de sensibilisation ont été menées dans les différentes régions avec l’appui des autorités administratives et locales afin de favoriser l’implantation des infrastructures de télécommunications.IL s’est dit confiant quant à l’atteinte des objectifs fixés d’ici la fin de l’année.

Abibata KARA

(Collaboratrice)

Amélioration de l’accès aux soins spécialisés : Le Premier ministre inaugure quatre nouveaux centres d’hémodialyse 

‎Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a procédé, ce samedi 20 juin 2026 à Banfora, à l’inauguration simultanée de quatre nouveaux centres d’hémodialyse implantés à Banfora, Dori, Dédougou et Fada N’Gourma. Cette réalisation s’inscrit dans la politique gouvernementale d’amélioration de l’accès aux soins spécialisés et de renforcement du système national de santé.
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‎D’un investissement global de plus de 1,2 milliard de francs CFA, ces infrastructures modernes permettront d’offrir environ 45 000 séances supplémentaires de dialyse par an. Elles portent ainsi la capacité nationale de prise en charge à plus de 200 000 séances annuelles, marquant une avancée majeure dans l’accompagnement des patients atteints d’insuffisance rénale chronique au Burkina Faso.

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‎Selon le Chef du Gouvernement, ces réalisations traduisent la vision du Président du Faso, qui fait de la santé l’une des priorités de l’action gouvernementale, aux côtés du retour de la sécurité sur l’ensemble du territoire national.
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‎« Dans la marche de la Révolution progressiste populaire, nous n’oublions pas la question de l’amélioration significative des conditions de vie des populations. En la matière, la santé constitue l’une des grandes priorités définies par le camarade Président du Faso », a souligné le Premier ministre.‎
‎Il a rappelé qu’avec ces nouvelles infrastructures, le nombre de centres d’hémodialyse mis en service sous l’impulsion du Président du Faso s’élève désormais à sept. Pour le Premier ministre, ce résultat témoigne du passage des engagements aux réalisations concrètes et traduit la détermination du Gouvernement à rapprocher les soins des populations.


‎À Banfora, le Chef du Gouvernement a évoqué le cas d’un patient contraint, pendant près de huit ans, d’effectuer régulièrement le trajet Banfora-Bobo-Dioulasso pour bénéficier de sa prise en charge. Un témoignage qui illustre, selon lui, le poids de la maladie pour les patients et leurs familles, ainsi que toute la portée de l’ouverture de ces nouveaux centres.‎
‎Le Premier ministre a invité les populations à s’approprier ces infrastructures sanitaires et à contribuer, aux côtés des professionnels de santé, à leur préservation. Le ministre de la Santé, Dr Robert Lucien Jean-Claude Kargougou, a pour sa part indiqué que cette mise en service rapproche progressivement les séances d’hémodialyse des populations sur l’ensemble du territoire. Au nom des patients, Pr Albert Ouédraogo a exprimé sa gratitude aux autorités pour ces réalisations.


‎Cette dynamique va se poursuivre dans le cadre du Plan RELANCE, avec la construction prévue de six nouveaux centres d’hémodialyse à Koudougou, Manga, Ziniaré et Kaya, ainsi que de deux méga-centres de 200 et 100 postes, dans les régions du Kadiogo et du Guiriko.


‎Parallèlement, le Gouvernement a engagé des réformes sociales majeures, notamment la suppression de la caution de 500 000 francs CFA auparavant exigée aux patients atteints d’insuffisance rénale chronique en phase terminale, ainsi que la réduction de 80 % du tarif des séances d’hémodialyse, passé de 15 000 à 2 500 francs CFA.‎


‎Avec l’ouverture de ces nouveaux centres et les mesures prises pour alléger le coût des soins, le Gouvernement franchit une nouvelle étape dans sa politique d’accès équitable aux services de santé spécialisés, au bénéfice des patients et de leurs familles.


‎𝐃𝐂𝐑𝐏/𝐏𝐫𝐢𝐦𝐚𝐭𝐮𝐫𝐞
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Libertés religieuses au Burkina Faso : Les représentants du peuple adoptent la loi pour la cohésion nationale

Les députés de l’Assemblée législative du peuple, réunis en séance plénière sous l’égide du Chef du Parlement, le Camarade Dr Ousmane BOUGOUMA, ont examiné et adopté, le samedi 20 juin 2026, le projet de loi portant libertés religieuses au Burkina Faso.

Avant l’adoption de la loi, 202 amendements de formes et de fonds ont été intégré au texte initial. Cette adoption à l’unanimité témoigne de l’engagement des représentants du peuple à accompagner l’action gouvernementale dans la mise en place d’un dispositif juridique équilibré, garantissant à la fois la liberté de culte, le respect de l’ordre public et la préservation de la cohésion sociale. Engagé depuis 2015, le processus d’élaboration de ce texte a mobilisé l’État, les confessions religieuses ainsi que les organisations de la société civile.

Composée de six titres et de 110 articles, la loi portant libertés religieuses au Burkina Faso présente plusieurs avantages majeurs : elle constitue un dispositif spécifique et inédit relatif aux libertés religieuses ; elle engage le pays tout entier dans la voie d’un environnement favorable à l’essor d’une pluralité religieuse collaborative, gage de paix durable et de progrès social ; elle balise un terrain favorable à un contrôle social apaisé ; elle organise les conditions d’intervention de l’État dans la sphère religieuse et, inversement, les conditions d’intervention des religions dans la sphère publique ; elle permet de donner un contenu concret au principe de laïcité de l’État ; et elle assume l’héritage des nombreuses initiatives déjà entreprises dans ce domaine.

Présentant les enjeux du texte devant la représentation nationale, le Ministre d’État, Ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, le Camarade Émile ZERBO, a souligné son caractère équilibré et protecteur. Pour le Ministre d’État, l’encadrement du domaine religieux permettra de prévenir les dérapages liés à l’exercice du culte et d’assurer à chacun le droit à la liberté de religion. Saisie au fond du projet de loi, la Commission des affaires générales, institutionnelles et des droits humains (CAGIDH) a salué l’avènement de cette qui permettra au Burkina Faso de se doter d’un outil juridique inédit.

Parmi les apports majeurs attendus figurent : la clarification du principe constitutionnel de laïcité de l’État ; la définition des conditions d’intervention réciproque entre l’État et les cultes ; la prévention et la gestion des dérives sectaires ou communautaires ; la valorisation du rôle social des religions et de leurs leaders ; et, surtout, la consolidation d’un environnement favorable à la coexistence pacifique des différentes confessions sur l’ensemble du territoire. Consciente des débats suscités par ce texte au sein de l’opinion publique, la CAGIDH a néanmoins formulé deux recommandations clés à l’attention du Gouvernement : assurer une large vulgarisation de la loi, en impliquant les faîtières religieuses afin de faciliter son appropriation par les communautés à la base ; et réaliser sans délai un état des lieux des édifices religieux, pour préparer le terrain à sa mise en œuvre harmonieuse et concertée.

DCRP/ Parlement du Burkina Faso