Déstabilisation du Sahel : un eurodéputé belge accuse l’Union européenne de maintenir des visées militaires dans la région afin de continuer à exploiter ses ressources.

Une capsule vidéo, partagée sur les réseaux sociaux et relayée par l’AIB. Nous vous proposons ci-dessous l’article de l’agence qui en rend compte.

L’eurodéputé belge Marc Botenga (Parti du travail de Belgique – PTB) a vivement critiqué la politique de défense européenne, accusant l’Union européenne de continuer de déstabiliser le Sahel afin de sécuriser l’accès à ses vastes ressources minières à bas prix.

 

« En Belgique, en France, on continue à produire, à acheter du matériel militaire pour des milliards d’euros, qui a été pensé précisément pour être utilisé dans le Sahel », a affirmé l’élu dans une séquence partagée sur son compte Facebook le 21 juin 2026.

  1. Botenga a contesté l’argument officiel selon lequel ces investissements massifs réalisés au détriment des pensions, des hôpitaux et des écoles, serviraient à se défendre face à la Russie.

« On nous dit qu’il faut se défendre de la Russie, mais on achète ce matériel militaire spécialisé pour l’Afrique », a-t-il pointé, dénonçant le sentiment chez certains de ses collègues, notamment français, d’avoir été expulsés du Sahel.

Pour l’eurodéputé, les motivations de l’Europe dans la région sont purement économiques, car le Sahel est « l’un des corridors miniers les plus importants d’Afrique ».

Il a notamment énuméré le potentiel en or, cuivre et zinc du Burkina Faso, le lithium du Mali ou encore l’uranium du Niger.

« Pendant des années, des décennies, les entreprises européennes ont eu un accès pas cher à toutes ces ressources », a-t-il fustigé, évoquant le bilan de « pays pillés et une pauvreté extrême pour leur population ».

Face à la perte d’influence de l’Europe dans cette région, marquée ces dernières années par la mise en porte des forces de l’opération française Barkhane, Marc Botenga a appelé à un changement radical de paradigme.

« Plutôt de vouloir toujours nous ingérer, de toujours faire la guerre, aidons plutôt ces pays avec tout ce qu’on peut pour soutenir leur développement souverain », a-t-il conclu, rappelant les conséquences déstabilisatrices pour la région de la destruction de la Libye en 2011.

La sortie de l’élu du PTB intervient dans un contexte de tensions persistantes entre l’Union européenne et la Confédération des États du Sahel (AES), qui a rompu plusieurs accords de coopération militaire et économique avec les partenaires occidentaux.

Peu avant son intervention, son collègue français le Général Christophe Gomart a tenu des propos grossiers sur la politique sécuritaire et intérieure du Burkina Faso.

Ce lundi 22 juin 2026, le gouvernement burkinabè a convoqué à Ouagadougou, le représentant de Bruxelles pour lui signifier, sa désapprobation, sa déception et son dégoût, suite à l’adoption d’une résolution du Parlement européen sur le Burkina Faso et aux propos outranciers du Général Gomart.

Agence d’information du Burkina

 

Développement endogène : La communauté éducative de l’école Centre B de Kaya apporte leur contribution

La communauté éducative constituée des enseignants, élèves, anciens-élèves et parents d’élèves, de l’école Centre B de Kaya a offert, le lundi 22 juin 2026, 13 sacs de ciment à l’agence Faso Mebo de Kaya, pour leur contribution à la construction de la patrie.

 13 sacs de ciment dont 10 issus de la contribution des élèves actuels et 3 sacs de leurs aînés (anciens élèves) de l’école primaire publique Centre B de Kaya et la confection des centaines de pavés sur le site de Faso Mébo de Kaya. C’est l’appui apporté par la communauté éducative composée des élèves, des anciens élèves, des enseignants et des parents d’élèves de l’école primaire publique Centre B de Kaya.

Selon le directeur de ladite école, Barké Soré, ce geste patriotique vise à répondre à l’appel du président du Faso, le camarde capitaine Ibrahim Traoré, à participer à la construction de la Nation.  « Nous voulons être solidaire avec l’initiative présidentielle pour le développement communautaire pour monter que nous approuvons l’idée du chef de l’Etat qui est de promouvoir le développement endogène », a fait savoir M. Soré.

Il a poursuivi que cette initiative vise également à inculquer à leurs apprenants des valeurs d’unité, de solidarité, d’attachement à la mère patrie tout en remerciant son Chef de circonscription l’éducation de base, Isidore Dianda pour son soutien technique à la réussite de cette activité civique et morale pour les élèves.

Le directeur Soré a également traduit toute sa reconnaissance à l’ensemble des acteurs de l’éducation qui ont contribué de loin ou de près, en occurrence les anciens élèves de l’école Centre B, pour la tenue de cette journée patriotique.

A l’issue de l’activité de Faso Mébo, les élèves et leurs encadreurs ont symboliquement planter quatre arbres au sein de leur école pour sacrifier à la tradition de la journée nationale de l’arbre.

Au cours des journées d’engagement patriotique et de participation citoyenne, l’école centre B de Kaya a apporté sa contribution à hauteur de 15 000 francs ponctués dans les contributions à Faso Mébo pour soulager un tant soit peu les personnes vulnérables.

Emil SEGDA

Segda9emil@gmail.com

Développement endogène : La communauté éducative de l’école Centre B de Kaya apporte leur contribution

La communauté éducative constituée des enseignants, élèves, anciens-élèves et parents d’élèves, de l’école Centre B de Kaya a offert, le lundi 22 juin 2026, 13 sacs de ciment à l’agence Faso Mebo de Kaya, pour leur contribution à la construction de la patrie.

13 sacs de ciment dont 10 issus de la contribution des élèves actuels et 3 sacs de leurs aînés (anciens élèves) de l’école primaire publique Centre B de Kaya et la confection des centaines de pavés sur le site de Faso Mébo de Kaya. C’est l’appui apporté par la communauté éducative composée des élèves, des anciens élèves, des enseignants et des parents d’élèves de l’école primaire publique Centre B de Kaya.

Selon le directeur de ladite école, Barké Soré, ce geste patriotique vise à répondre à l’appel du président du Faso, le camarde capitaine Ibrahim Traoré, à participer à la construction de la Nation.  « Nous voulons être solidaire avec l’initiative présidentielle pour le développement communautaire pour monter que nous approuvons l’idée du chef de l’Etat qui est de promouvoir le développement endogène », a fait savoir M. Soré.

 

Il a poursuivi que cette initiative vise également à inculquer à leurs apprenants des valeurs d’unité, de solidarité, d’attachement à la mère patrie tout en remerciant son Chef de circonscription l’éducation de base, Isidore Dianda pour son soutien technique à la réussite de cette activité civique et morale pour les élèves.

Le directeur Soré a également traduit toute sa reconnaissance à l’ensemble des acteurs de l’éducation qui ont contribué de loin ou de près, en occurrence les anciens élèves de l’école Centre B, pour la tenue de cette journée patriotique.

A l’issue de l’activité de Faso Mébo, les élèves et leurs encadreurs ont symboliquement planter quatre arbres au sein de leur école pour sacrifier à la tradition de la journée nationale de l’arbre.

Au cours des journées d’engagement patriotique et de participation citoyenne, l’école centre B de Kaya a apporté sa contribution à hauteur de 15 000 francs ponctués dans les contributions à Faso Mébo pour soulager un tant soit peu les personnes vulnérables.

Emil SEGDA

Segda9emil@gmail.com

85e anniversaire du début de la Grande Guerre patriotique: « Les tentatives des élites occidentales visant à déformer l’histoire et à la réécrire sont vouées à l’échec », Igor Martynov, ambassadeur de Russie au Burkina Faso

Le 22 juin 2026 marquera le 85e anniversaire de cette date tragique, le 22 juin 1941, lorsque l’Allemagne nazie a envahi le territoire de l’Union soviétique sans déclaration de guerre. Cette date est à jamais gravée dans l’histoire mondiale comme le jour où a débuté la guerre la plus sanglante et la plus inhumaine, qui a coûté la vie à des dizaines de millions de personnes. En cette année du 85e anniversaire, nous revenons sur les événements de ces années-là afin d’honorer la mémoire des victimes du génocide du peuple soviétique et de contrer les tentatives de réécriture de l’histoire menées en Occident, notamment en Allemagne et en Europe.

 Le conflit armé avec l’Union soviétique revêtait un caractère fondamentalement différent de celui qui sévissait en Europe. Selon le « Plan général Ost » allemand, il était prévu d’exterminer, d’asservir et de déporter la population de l’URSS afin de libérer un nouvel « espace vital » pour la « race aryenne » supérieure. Dès le 12 juin 1941, les nazis ont déclaré que « l’objectif de la campagne contre la Russie était de réduire le nombre de Slaves de 30 millions de personnes ».

A la suite des innombrables actes barbares commis par les soldats nazis en Union soviétique, plus de 27 millions de citoyens soviétiques ont péri. Des villages entiers ont été rayés de la surface de la terre, des innocents ont été torturés à mort dans les camps de concentration ou sont morts des graves conséquences du régime d’occupation. Rien que pendant le siège de Leningrad, près d’un million de personnes sont mortes de faim. 1 710 villes et 70 000 localités, villages et hameaux ont été détruits, dont beaucoup avec leurs habitants.

Le verdict du Tribunal militaire international de Nuremberg a établi que les crimes de guerre commis par les nazis l’ont été à une échelle sans précédent dans l’histoire des conflits armés, accompagnés d’une cruauté et d’une terreur dont l’ampleur est difficile à imaginer. S’appuyant sur des preuves considérables, le Tribunal a constaté que ces crimes n’étaient pas seulement commis dans le but de réprimer la résistance aux autorités d’occupation, mais qu’ils s’inscrivaient dans un plan visant à expulser et à exterminer la population civile afin de coloniser les territoires conquis.

Il est important de souligner que les faits d’expulsion et d’extermination de la population civile de l’URSS par les nazis et leurs complices, établis dans le verdict du Tribunal militaire international de Nuremberg, correspondent à la définition du génocide telle qu’elle figure dans la Convention des Nations Unies sur le génocide de 1948 et doivent être considérés comme tels.

En mémoire des victimes qui ont péri aux mains des forces de répression nazies, le Président de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine, a institué le 19 avril comme date commémorative : la Journée de la commémoration des victimes du génocide du peuple soviétique. C’est précisément ce jour-là, en 1943, que fut publié le décret №39 du Présidium du Conseil suprême de l’URSS, dans lequel fut donnée pour la première fois une évaluation juridique de la politique ciblée et de grande envergure menée par les nazis et leurs complices en vue de l’extermination de la population civile de notre pays.

Il est important de comprendre que l’Allemagne nazie n’était pas seule dans ses crimes. L’Italie, la Finlande et la Roumanie, qui a mis à sa disposition 700 000 soldats, ont combattu aux côtés d’Hitler; une légion de volontaires français; des volontaires espagnols; les légions SS norvégiennes, néerlandaises, lettones et estoniennes; une division de volontaires belges; le corps de volontaires SS « Danemark ». Des nationalistes ukrainiens ont également combattu aux côtés d’Hitler.

La Tchécoslovaquie s’est particulièrement distinguée : après son annexion par le Troisième Reich, elle n’a toléré aucun acte de sabotage ni aucun défaut de fabrication dans les usines militaires qui fournissaient au Wehrmacht divers types d’armement et de matériel.

L’Autriche occupe une place à part dans ce contexte. Après l’Anschluss, environ 700 000 Autrichiens ont adhéré au NSDAP, et pas moins de 1,3 million ont servi dans la Wehrmacht, la plupart d’entre eux sur le front de l’Est. Sur le territoire de l’Autriche actuelle, on comptait au total plus de 50 camps de concentration, stalags et camps d’extermination. « Mauthausen », avec ses « succursales », était tristement connu pour ses conditions de détention particulièrement inhumaines.

Aujourd’hui, 85 ans exactement après le début de la Grande Guerre patriotique, il est plus important que jamais de se souvenir de la plus grande catastrophe humanitaire et de rappeler les souffrances et l’héroïsme du peuple soviétique.

Toutefois, en Occident, sous l’influence de la conjoncture politique et des tendances russophobes, on assiste de plus en plus souvent à des tentatives grossières visant à réécrire l’histoire, à passer sous silence des faits importants, à occulter ou à minimiser le rôle clé joué par l’Armée rouge dans la libération de l’Europe.

Les manifestations d’idéologies racistes en Allemagne, y compris le néonazisme, accompagnées d’une russophobie agressive au niveau de l’État et d’un soutien sans limite au régime de Kiev, suscitent une inquiétude particulière. Les autorités allemandes se dérobent cyniquement à toute mesure visant à perpétuer la mémoire des millions de citoyens soviétiques victimes de la « guerre totale » à l’Est. En Allemagne, ainsi que dans les pays baltes, on démolit les monuments dédiés aux soldats de l’Armée rouge.

Les tentatives des élites occidentales visant à déformer l’histoire et à la réécrire sont vouées à l’échec. Le souvenir du génocide du peuple soviétique par l’Allemagne nazie est gravé dans notre ADN, et rien ne pourra l’effacer. L’engagement de la Russie en faveur de la préservation de la vérité historique restera inébranlable.

Igor MARTYNOV

Ambassadeur de Russie au Burkina Faso

 

 

Déclaration infondée de Christophe GOMART au Parlement européen : le Burkina Faso exprime sa désapprobation, son regret et sa déception

Suite à la Résolution adoptée par le Parlement européen visant le Burkina Faso ainsi que les propos accusateurs, grossiers et mensongers livrés à l’occasion par l’eurodéputé, le français Christophe GOMART, le gouvernement à travers le ministre des Affaires étrangères, a convoqué l’ambassadeur chef de la délégation de l’Union européenne à Ouagadougou, S.E.M Philippe BRONCHAIN, dans la matinée du lundi 22 juin 2026.
A travers cette démarche, le gouvernement du Burkina Faso a voulu exprimer sa désapprobation, sa déception et surtout le dégoût que cette Résolution suscite.
Pour le Chef de la diplomatie burkinabè, l’argument prononcé devant les députés est cousu d’informations erronées et constitue un signal de mépris dans la mesure où c’est un argument fait en totale ignorance de ce que le Burkina fait comme effort.
« Notre pays se bat depuis longtemps pour faire face à l’insécurité aux côtés du Mali et du Niger, et nous constituons cette digue que les trois leaders essayent de garder consolidée. Voir un parlementaire qui vient donner des chiffres erronés sur un pays qu’il n’a pas visité, nous pensons qu’il a souillé la sacralité du Parlement européen en tenant un discours au relent néocolonialiste », a expliqué S.E. Karamoko Jean Marie TRAORE.
Concernant la Résolution, le Camarade ministre s’est voulu direct et clair face au diplomate européen, rappelant que le Burkina Faso agit en toute souveraineté en matière de politique intérieure. Il a donc dénoncé cette prétention du Parlement européen de statuer en juge pour dicter des leçons au Burkina Faso en matière de gestion de l’espace civique et en matière sécuritaire.
« Ce député qui a pris la parole, il sait très bien comment la situation sécuritaire a commencé dans le pays. Faisant abstraction de la responsabilité de l’OTAN dans la déstabilisation de la Libye dont les conséquences ont été portées par nos pays ici, qu’il vienne en toute aisance parler de la situation sécuritaire, nous pensons que quelque part c’est malsain », a soutenu le Camarade ministre.
Quant à l’ambassadeur chef de la délégation de l’Union européenne, il dit avoir pris bonne note du message du gouvernement burkinabè. Un message qu’il transmettra immédiatement à son institution.
DCRP/MAE

Développement de l’Afrique : Les opportunités de la modernisation chinoise

Dans le cadre du programme 2026 du Centre international de presse et de communication de Chine (CIPCC), les participants francophones ont assisté à une conférence très instructive sur les opportunités qu’offrent la modernisation au développement de l’Afrique. 

« La Chine et l’Afrique représentent ensemble près d’un tiers de la population mondiale. Sans la modernisation de la Chine et de l’Afrique, il ne saurait y avoir de véritable modernisation mondiale ». Cette phrase du président chinois Xi Jinping résume la volonté de la Chine de réaliser un développement commun avec les pays africains. La Chine qui se considère comme un pays du Sud global n’aspire pas à atteindre seule le développement mais intègre l’Afrique comme un partenaire de croissance. Cette volonté tiens tellement à cœur les autorités chinoises que l’année 2035, considérée comme un agenda politique important pour la Chine (l’étape clé pour poser les fondations pour la réalisation du deuxième objectif centenaire qui vise l’édification d’ici 2049, date marquant le centenaire de la fondation de la République populaire de Chine, d’un pays socialiste moderne, prospère, fort, démocratique, culturellement avancé, harmonieux et beau) s’est transformé lors de la 8ème conférence ministérielle du Forum sur la coopération sino-africaine (FOCAC) tenue en 2021 à Dakar au Sénégal en un repère de développement commun entre la Chine et l’Afrique (2035 constitue également une date repère pour l’Union africaine car se situant à seulement deux années après la fin du deuxième Plan décennal 2024-2033 dont l’objectif est d’accélérer la mise en œuvre de l’Agenda 2063 à travers l’industrialisation, l’intégration économique et la transformation structurelle du continent).

Le président chinois Xi Jinping: « La Chine et l’Afrique, en se soutenant mutuellement sur la voie de la modernisation ouvrent une voie nouvelle pour les pays du Sud à la recherche d’indépendance et de développement »

Et pour concrétiser ce projet de développement conjoint, un plan d’actions triennal est mis en place à chaque sommet du FOCAC. L’actuel plan dénommé « Les 10 actions de partenariat pour la modernisation Chine -Afrique 2025-2035 » a été annoncé par la président chinois Xi Jinping le 5 septembre 2024 lors du 9ème sommet du FOCAC tenu à Pékin en Chine.

Mais quelles sont les opportunités concrètes qu’offrent la modernisation chinoise à l’Afrique dans le cadre d’un développement de haute qualité ? Ce thème a fait l’objet d’une conférence animé par Wang Botao, Vice-directeur de CGTN-Français au profit des journalistes francophones participant au programme 2026 du Centre international de presse et de communication de Chine (CIPCC).

L’aérospatial, un domaine de coopération stratégique

Pour répondre à cette question, Wang Botao, Journaliste et responsable de la gestion d’un réseau de correspondants répartis dans plus de 27 pays dont 23 en Afrique, a centré son intervention sur deux productions majeures récemment réalisées sous sa direction. Il s’agit du grand documentaire intitulé « Chine-Afrique 2035 : redéfinir le futur » et la série de reportages « Le Poids du Zéro ».

Ces deux productions mettent en avant divers secteurs de coopération stratégique entre la Chine et l’Afrique dont l’aérospatial.

Aux dires du journaliste de CGTN, grâce à l’accompagnement de la Chine, des pays africains comme l’Egypte et l’Algérie ont développé des projets de satellites. « La Chine aide aussi les pays africains à construire des récepteurs sur sol à l’image de la Mozambique qui a installé des stations de réception destinées aux satellites météorologiques », a-t-il indiqué.

Selon le conférencier Wang Botao, la Chine est déterminée à faire profiter les avantages offerts par son développement aux pays africains

Poursuivant, il a noté que le troisième volet de collaboration entre la Chine et l’Afrique dans le domaine de l’aérospatial concerne les indications de télédétection satellitaire. La Chine disposant d’un réseau important de satellites partage les images avec les pays africains pour les aider à mieux développer des secteurs comme l’agriculture et parer à des catastrophes naturelles. De ce qu’il a dit, la coopération sino-africaine dans le domaine de l’aérospatial prend également en compte la formation de jeunes talents.

Il s’est dit optimiste quant à de futures percées de l’Afrique dans ce domaine.  Le développement durable constitue également un axe de coopération majeur entre la Chine et l’Afrique. Les productions réalisées par CGTN ont laissé entrevoir plusieurs projets de protection de forêts naturelles développés dans des pays africains comme l’Ouganda grâce à des initiatives locales et chinoises.

Le tarif douanier zéro, une grande opportunité

Une série de reportages projetés lors de la conférence montre plusieurs domaines stratégiques de coopération entre la Chine et l’Afrique dont l’aérospatial

Le documentaire intitulé « l’Avenir en vert » dont un extrait a été projeté à l’endroit des journalistes africains montre comment l’accompagnement de la Chine a permis aux populations ougandaises de considérer l’utilisation du charbon de bambou comme alternative au chardon-bois contribuant ainsi à la lutte contre la déforestation. Toujours dans la série des documentaires, la production intitulée « aux frontières du numérique » met en évidence le numérique comme levier essentiel de développement de l’Afrique à l’image de la Chine qui en a fait un atout essentiel pour son développement. « Aujourd’hui en Chine, tout est numérisé et tout se fait pratiquement en ligne. Et cela facilite la vie de la population », a indiqué le conférencier.

Les participants ont été édifiés par les opportunités que le développement de haute qualité de la Chine pourrait offrir aux pays africains

Les échanges commerciaux constituent également un pilier important de coopération pour la « Chine-Afrique 2035 ». L’une des grandes opportunités offertes par la Chine à l’Afrique dans ce domaine est l’adoption du tarif douanier zéro qui va contribuer à l’industrialisation africaine et à la réduction de la pauvreté. « En important des produits à valeur ajoutée, la Chine encourage l’Afrique à transformer localement au lieu d’exporter brut. Et plus il y a d’exportations, plus il y a de revenus et d’emplois pour les populations.

L’un des reportages projetés lors de la conférence fait cas d’excellents échanges commerciaux entre des entreprises chinoises et africaines autour de produits tels que les champignons utilisés dans la médecine traditionnelle chinoise et le caoutchouc fortement demandé sur le marché chinois notamment dans le domaine du pneumatique.

Grâce au renforcement de la coopération sino-africaine dans ces domaines stratégiques de développement, Wang Botao s’est montré confiant quant au développement de l’Afrique.  « Aujourd’hui, la Chine poursuit son propre chemin de développement mais sans oublier l’Afrique. Ici, on dit toujours que c’est grâce aux frères africains que la Chine est retournée à l’ONU et nous leurs seront toujours reconnaissants. Notre objectif est donc de permettre aux pays africains de profiter des opportunités offertes par le développement de haute qualité de la Chine », a indiqué M. Wang.

Nadège YAMEOGO

 

 

Audience du présidence du Faso: Le Gouverneur de la BCEAO salue les performances de l’économie burkinabè

Le Président du Faso, Chef de l’État, le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ a accordé, ce lundi 22 juin 2026, une audience au Gouverneur de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO). Une opportunité pour M. Jean-Claude Kassi BROU de faire le point de la santé économique, monétaire et financière de la sous-région, tout en mettant un coup de projecteur sur les performances remarquables du Burkina Faso.
« La région est dans une dynamique positive, une bonne dynamique, et ce sont des informations importantes qu’il fallait porter à l’attention du Président du Faso », a déclaré M. Jean-Claude Kassi BROU, à l’issue de l’audience.
Le Gouverneur de la BCEAO a donc rassuré sur l’évolution des grands agrégats macroéconomiques de l’institution. Qu’il s’agisse de la croissance économique, de la maîtrise de l’inflation ou de la position extérieure, les signaux affichent une orientation favorable.
Selon l’hôte du jour, les dernières données de la BCEAO confirment une bonne orientation de la croissance du Burkina Faso et une gestion maîtrisée des tensions inflationnistes. « Nous avons également salué la résilience et la performance de l’économie burkinabè », a-t-il soutenu.
Les échanges ont aussi porté sur l’ancrage territorial de l’institution financière au Burkina Faso. Un point d’étape a été fait sur l’état d’avancement des grands chantiers de la BCEAO au pays des Hommes intègres, avec des perspectives à court et moyen termes.
Direction de la communication de la Présidence du Faso

Initiative présidentielle Faso Mêbo : La paroisse de Bogandé apporte 10 tonnes de ciment

La paroisse de Bogandé a apporté 10 tonnes de ciment à l’initiative présidentielle Faso Mêbo. La délégation de la communauté catholique de la cité de Bantia, conduite par le curé Mathieu Ouoba, a remis le don, samedi 13 juin 2026, à Fada N’Gourma.

Au-delà de sa mission sacerdotale, qui vise à promouvoir les valeurs universelles de paix, de solidarité et d’amour du prochain, l’église catholique a également répondu à l’élan patriotique suscité dans le cadre l’Initiative présidentielle Faso Mêbo. En effet, après plusieurs paroisses du diocèse de Fada N’Gourma, la communauté catholique de Bogandé a, à son tour, apporté sa contribution à l’initiative en remettant, samedi 13 juin 2026, à Fada N’Gourma, 10 tonnes de ciment. En plus de leur don, les fidèles catholiques de la cité de Bantia, conduits par leur curé Mathieu Ouoba, se sont joints aux volontaires mobilisés sur le site de Faso Mêbo.

 

Pelles et moules en main, ils ont participé activement à la confection des pavés ainsi qu’au ramassage de ceux déjà prêts à être utilisés, le tout dans une ambiance fraternelle et conviviale. Par ce geste, a déclaré le curé Mathieu Ouoba, la paroisse de Bogandé entend apporter sa pierre à l’édifice. « Nous sommes venus répondre à l’appel du camarade Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, qui nous invite à resserrer les liens et à nous tenir la main afin que, tous ensemble, nous puissions contribuer à la construction de notre chère patrie », a-t-il ajouté.

A l’entendre, la communauté catholique de Bogandé ne pouvait rester en marge d’un projet aussi noble, fédérateur et patriotique que Faso Mêbo. Ce geste s’inscrit donc dans la dynamique nationale de mobilisation autour de Faso Mêbo, a indiqué le président du conseil paroissial des laïcs de Bogandé, Anselme Tindano. « Personne ne viendra bâtir le Burkina Faso à la place des Burkinabè », a-t-il insisté, invitant chaque citoyen à apporter sa contribution, aussi modeste soit-elle.

Dans le même élan, la présidente des femmes catholiques de la paroisse, Véronique Dayamba, s’est dit fière de participer à l’effort national. Pour elle, contribuer à Faso Mêbo relève d’un devoir citoyen. « Chaque Burkinabè doit donner du sien et mettre la main à la pâte pour la construction de notre pays », a-t-elle affirmé. Cette mobilisation de la paroisse de Bogandé répond également à l’appel lancé en 2025 par l’évêque du diocèse de Fada N’Gourma, Mgr Pierre Claver Yempabou Malgo. Dans une note pastorale, l’autorité ecclésiastique avait invité les prêtres, les religieux, les religieuses et l’ensemble des fidèles catholiques du diocèse à adhérer pleinement à l’initiative présidentielle Faso Mêbo et à y prendre une part active.

Joanny SOW

Kanlou SANDAMBA (Stagiaire)

Tribunal de grande instance de Dédougou : La Chambre criminelle en session extraordinaire du 22 au 26 juin 2026

La première session extraordinaire de la Chambre criminelle du Tribunal de grande instance (TGI) de Dédougou de l’année 2026 s’est ouverte, le lundi 22 juin, au siège de la juridiction à Dédougou, chef-lieu de la région de Bankui.

Comme annoncé précédemment, la Chambre criminelle du Tribunal de grande instance (TGI) de Dédougou siège ce lundi 22 juin 2026 et ce, jusqu’au vendredi 26 juin prochain dans le cadre de sa première session extraordinaire de l’année en cours.

Cette session va connaître le jugement de 25 dossiers criminels impliquant 34 accusés dont six sont actuellement sous les verrous. Ils sont, entre autres, poursuivis pour des faits relatifs à des crimes de sang, des crimes économiques et du trafic de stupéfiants. L’audience extraordinaire inaugurale de cette session porte sur une affaire de vol aggravé portant sur une somme de plus de 4 millions FCFA et d’autres biens matériels comme des téléphones et de la boisson alcoolisée.

La population en général et singulièrement celle du ressort territorial de la juridiction est invitée à venir suivre ces audiences qui sont publiques et libres et constituent des cas d’école. Le but recherché à travers ces audiences extraordinaires est de permettre l’apurement d’un certain nombre de dossiers criminels pendants. C’est ce qu’avait indiqué le procureur du Faso, près le TGI de Dédougou, Lamoussa Hema, en conférence de presse d’annonce, le mercredi 17 juin dernier.

Yacouba BELEM