Baccalauréat 2026 dans le Djôrô : « Un homme intègre ne triche pas et ne fraude pas », Siaka Barro aux candidats

Le gouverneur de la région du Djôrô, Siaka Barro, a donné le mardi 23 juin 2026 le coup d’envoi des épreuves écrites du baccalauréat, session 2026, au Lycée professionnel régional Dona Somé de Gaoua. Accompagné d’une délégation régionale, il est allé encourager les candidats tout en les invitant à faire preuve de confiance en eux-mêmes, de sérénité et surtout d’intégrité.

Les épreuves écrites du baccalauréat, session 2026, ont officiellement débuté le mardi 23 juin au Lycée professionnel régional Dona Somé de Gaoua. Avant l’ouverture de la première enveloppe contenant les sujets, le gouverneur de la région du Djôrô, Siaka Barro, à la tête d’une délégation administrative et éducative, a sillonné plusieurs salles de composition pour encourager les candidats et leur prodiguer des conseils.

Au contact des élèves, le premier responsable de la région a appelé chacun à aborder les épreuves avec sérénité, confiance et détermination. Il les a surtout invités à rester fidèles aux valeurs d’intégrité qui fondent l’identité burkinabè. « Restez concentrés, Faites-vous  confiance et soyez moins stressés », a-t-il conseillé candidats, leur demandant également  d’être des Burkinabè intègres. « Un homme intègre ne triche pas, un homme intègre ne fraude pas. Il réussit grâce à son travail et à ses efforts », a  rappelé,  Siaka Barro aux candidats.

Après cette tournée d’encouragement, le gouverneur a procédé au lancement officiel de l’examen par l’ouverture de la première enveloppe.

Dans la région du Djôrô, 3 416 candidats prennent part à cette session, dont 1 919 garçons et 1 497 filles. Ils composent dans 15 jurys répartis dans six localités : Gaoua, Dano, Diébougou, Batié, Dissin et Kampti. Comparativement à la session précédente qui comptait plus de 3 616 candidats, les effectifs sont en légère baisse cette année.

Pour le gouverneur, cette situation s’explique en partie par l’amélioration progressive du contexte sécuritaire ayant permis à des élèves déplacés internes de regagner leurs localités d’origine pour y poursuivre leur scolarité.  Il y voit également l’impact des orientations croissante des jeunes vers de l’enseignement technique et de l’apprentissage des métiers. « De plus en plus de jeunes choisissent les filières professionnelles. C’est un choix important pour l’avenir du pays, car ces formations permettront de disposer de compétences capables de contribuer au développement économique du Burkina Faso », a-t-il souligné.

Parmi les faits marquants de cette première journée figure le cas d’une candidate, Asséta Da, qui, après avoir donné naissance à une fille dans la nuit précédant l’examen, a rejoint sa salle de composition quelques heures plus tard.

Une détermination qui a suscité l’admiration du gouverneur. Celui-ci lui a adressé ses félicitations et ses vœux de réussite, souhaitant qu’elle puisse concilier sa nouvelle vie de mère avec la poursuite de ses études.

Selon le directeur régional en charge de l’enseignement secondaire et de la formation professionnelle, Pawin Michel Somé, les candidats sont inscrits dans les séries A, C et D de l’enseignement général ainsi que dans plusieurs filières de l’enseignement technique et professionnel.

A l’en croire, l’une des innovations majeures de cette session est la participation de onze candidats de la série F4, une première pour la région. Ces derniers composeront à Bobo-Dioulasso. Des candidats sont également inscrits dans les filières agroalimentaire, électrotechnique, maintenance des véhicules automobiles et techniques de vente et commerciales.

Le directeur régional a, lui aussi, invité les candidats à composer dans le respect strict des règles de l’examen. Il a rappelé que toute tentative de fraude ou de tricherie sera sanctionnée conformément à la réglementation en vigueur. Il a par ailleurs exprimé sa gratitude aux enseignants, encadreurs pédagogiques, personnels administratifs et parents d’élèves pour les efforts consentis tout au long de l’année scolaire. Le gouverneur a enfin rendu hommage aux Forces de défense et de sécurité ainsi qu’aux Volontaires pour la défense de la patrie (VDP), dont l’engagement a contribué à l’amélioration de la situation sécuritaire dans plusieurs localités de la région.

À l’issue de cette cérémonie de  lancement, les autorités régionales ont affiché leur ambition de voir le Djôrô réaliser des performances supérieures à celles de la session précédente et figurer parmi les régions les plus performantes du Burkina Faso. Les résultats du premier tour sont attendus pour le jeudi 2 juillet 2026, et le second tour le lundi 06 juillet 2026.

Boudayinga J.-M. THIENON

Baccalauréat 2026 à Gaoua : Assèta Da, devenue mère dans la nuit, elle refuse de renoncer à son examen

Dans la région du Djôrô, Assèta Da, candidate au baccalauréat 2026, Série A4  a pris part aux épreuves quelques heures après avoir donné naissance à un enfant dans la nuit précédant le lancement des compositions.

Le matin du mardi 23 juin 2026, alors que les autres candidats rejoignaient progressivement les salles d’examen, elle s’est rendue dans son centre de composition au Lycée professionnel régional Dona Somé de Gaoua pour participer aux épreuves, malgré les contraintes liées à son accouchement récent.

La situation a été relevée lors de la tournée du gouverneur de la région du Djôrô, Siaka Barro dans les salles de composition, effectuée avant l’ouverture de la première enveloppe. Informé du cas, le premier responsable régional a salué la présence de la candidate dans la salle de composition et a exprimé un message de soutien à son endroit.  « Je salue son courage et je prie qu’elle obtienne son baccalauréat et poursuive sereinement son parcours scolaire et académique », a-t-il affirmé. Par ailleurs, il a encouragé l’ensemble des candidats à aborder les épreuves avec sérénité et confiance. .

Pour sa part, la candidate, Asseta Da a expliqué les circonstances de sa présence en salle d’examen. « J’ai accouché hier et aujourd’hui, il y a du mieux après mon accouchement. Je suis en bonne santé. Cela ne peut pas m’empêcher de  composer », a-t-elle confié. Pour elle, l’arrivée de ce bébé hier n’a aucun impact sur son examen. « Je promets à mon bébé de réussir à mon examen »,  a-t-elle déclaré. La candidate poursuit ainsi les épreuves du baccalauréat 2026 au même titre que les autres candidats engagés dans cette session.

B J-M T

Baccalauréat session 2026: 5265 candidats de la région de Yaadga à la conquête du premier diplôme universitaire.

Le gouverneur de la région de Yaadga, Thomas Yampa accompagné d’une forte délégation a donné le stop départ pour les épreuves écrites du Baccalauréat session 2026 au Lycée Professionnel Régional Naaba Kango de Ouahigouya ce mardi 23 juin 20256.

 Accompagner des ses collaborateurs ainsi que le directeur régional de l’enseignement secondaire de la formation professionnelle et technique de Yaadga, le gouverneur Thomas Yampa à l’entame, a fait le tour de quelques salles de composition afin de s’imprégner de l’état d’esprit des candidats. A chaque étape, l’autorité régionale a tout d’abord félicité l’ensemble des acteurs du système éducatif pour leur résilience et pour tous les efforts consentis dans la réalisation de ces examens de fin d’année. Par la suite, M. Yampa a invité tout le monde, enseignants, élèves et parents d’élèves a plus de sérénité pour la réussite totale des examens de baccalauréat de la session de 2026.

Le directeur régional de l’enseignement secondaire de la formation professionnelle et technique de Yaadga Drissa Belem, « Nous pouvons vous affirmez que toutes les conditions sont réunies pour la bonne tenue des examens »

Selon le directeur régional de l’enseignement secondaire et de la formation professionnelle et technique de la région de Yaadga Drissa Belem toute été mis en œuvre afin la composition se déroule dans les bonnes conditions. « Pour cette session de baccalauréat session 2026 pour la région de Yaadga c’est au total 5265 candidats dont 2841 filles et 2424 garçons de la région qui composent. Malgré le contexte sécuritaire, nous avons mis les petits plats dans les grands pour que les examens se déroulent dans de bonnes conditions. A l’heure actuelle il y’a pas de difficulté, tous les candidats de la région sont leurs centres de composition et cela a été possible grâce aux efforts des autorités et de la communauté éducative de la région. Aux candidats, nous les invitons à garder toujours la sérénité tout au long de la composition, aux respects stricts des consignes des surveillants, a évité toute action dangereuse (tentative de fraude) qui peut interrompre leur composition » a -t-il souligné.

Nematou Belem « Je peux vous assurer que je suis prête. Je me suis préparée durant toute l’année pour l’examen, il n’ya pas d’inquiétude j’ai la confiance que je réussirai à mon examen. J’invite mes camarades candidat à avoir la confiance de soi-même, de   respecter les consignes de nos encadreurs et la bonne nouvelle  sera là » a-t-elle confié. Rendez-vous est donc pris 02 juillet 2026 dans les différents jurys pour les résultats du 1er tour.

 

Bassirou BADINI

Brûlures d’estomac : les remèdes pour y faire face

L’acidité est naturellement présente dans l’estomac. C’est elle qui permet à l’Homme de digérer les aliments qu’il ingère tout en évitant les contaminations bactériennes. Mais parfois, au cours de la digestion, des remontées gastriques, appelées plus communément brûlures d’estomac, peuvent survenir au niveau de l’œsophage ou de la gorge. Voici quelques conseils pratiques pour y faire face.

Lorsque les brûlures d’estomac sont ponctuelles et non pathologiques, certains remèdes peuvent s’avérer efficaces pour réduire l’excès d’acidité au-dessus de l’estomac et permettre ainsi de soulager rapidement les maux liés.

Adapter son alimentation est le premier réflexe à adopter lorsque l’on est sujet à l’acidité gastrique. En mangeant des repas sains et équilibrés et en délaissant les aliments gras, riches et agressifs comme l’alcool, les brûlures d’estomac devraient faire disparaître les brulures d’elles-mêmes. En effet, la digestion se fait ainsi dans moins d’acidité, ce qui limite les remontées acides de l’estomac vers l’œsophage.

Le premier remède pour lutter contre les troubles de reflux acides consiste à prévenir plutôt que guérir. Certaines plantes digestives comme la mélisse, le gingembre frais râpé, la verveine ou la citronnelle possèdent d’excellentes propriétés digestives. Surtout si elles sont consommées après chaque repas, sous forme d’infusion. D’autres aliments sont d’une grande aide pour lutter contre les problèmes gastriques. C’est le cas des légumes cuits comme l’endive, la carotte ou les épinards, mais aussi des fruits, de la viande maigre (volaille), du poisson ou de certains laitages, comme le yaourt.

A l’inverse, certains aliments sont à proscrire et font partie des causes principales de l’apparition des maux gastriques : les aliments transformés, les plats préparés, les plats riches en graisses et l’alcool. ​​​​​​​

Que faire si les remontées acides persistent malgré de bonnes habitudes alimentaires ? certains remèdes devraient vous aider à obtenir des résultats immédiats.

D’abord, Il faut boire du jus de pomme de terre. En plus de soulager les remontées acides, il permet également de soulager les ulcères et s’avère très bon pour la santé. Buvez tous les matins 10 cl de jus de pomme de terre crue à jeun pendant 3 à 4 semaines.

Ensuite le bicarbonate de soude est un remède naturel, qui consiste à tout simplement prendre du bicarbonate pour soulager le RGO (reflux gastro-œsophagien). Plutôt que de multiplier les médicaments, le bicarbonate fait des miracles à bien des niveaux. Consommé en petite quantité avec un peu d’eau, il fait baisser le taux d’acidité présent dans votre corps.

En outre, manger une banane pendant une crise permet de soulager immédiatement la brûlure d’estomac, tout en contribuant à réduire le taux d’acidité de l’organisme. A consommer de préférence en dehors des repas pour que tous ses nutriments soient absorbés. Encore mieux, arrosez-la d’un filet de jus de citron pour calmer immédiatement les douleurs.

Enfin l’eau d’argile est un puissant digestif. Il fait partie des meilleures astuces pour soulager les douleurs d’estomac. Pour le prendre, il suffit de mélanger une cuillère à café d’argile en poudre dans une tasse d’eau et vous consommez ce mélange tous les soirs pendant deux à trois semaines. Attention, ce remède est déconseillé aux femmes enceintes.

Les causes des brûlures d’estomac

Le Reflux gastro-œsophagien (RGO) peut être causé par différents facteurs et s’accompagne parfois de constipation, de nausées ou d’autres troubles digestifs. Parmi les causes, on note la fatigue et le stress. Une personne fatiguée, anxieuse ou stressée a tendance à réduire sa production d’enzymes digestives. Cela a pour conséquence une perturbation importante de la digestion, ce qui peut conduire à des brûlures d’estomac, des ballonnements, des nausées, de la constipation et d’autres maux liés à la digestion.

Aussi, une mauvaise alimentation, à la longue, peut perturber les enzymes digestives et abîmer les muqueuses. Les carences en apports nutritifs associées à une alimentation trop riche peuvent provoquer divers symptômes comme des brûlures d’estomac et autres problèmes liés au processus de digestion.

Plusieurs autres éléments peuvent également expliquer l’apparition des brûlures d’estomac et le recours à un traitement médicamenteux. Il s’agit du surpoids, des mauvaises postures au travail, de la consommation d’alcool ou de tabac, des dîners pris trop près du coucher, du café en excès et des vêtements qui serrent trop au niveau du ventre…

Quelle eau contre les brûlures d’estomac ?

L’eau alcaline ionisée est l’un des meilleurs traitements naturels pour lutter contre les problèmes acides. En plus d’être un bouclier contre l’acidité, l’eau alcaline a l’avantage d’être très agréable à boire, plus savoureuse et plus soyeuse que les eaux classiques. Egalement, plutôt que de consommer des médicaments, tentez de fabriquer votre propre eau en y faisant infuser du miel et du citron. Ces deux aliments sont en effet réputés pour leurs propriétés antiacides.

Quid du lait ? On entend souvent dire qu’il faudrait boire un grand verre de lait pour calmer les brûlures d’estomac. Pourtant ce remède fait débat. En effet, cette solution autrefois prônée par les médecins n’est en réalité qu’un pansement temporaire. Le lait soulage le reflux sur le coup mais favorise en réalité la production d’acidité à long terme. Si vous ne pouvez pas vous passer de votre verre de lait quotidien, pensez à y ajouter un peu de miel pour limiter le risque de maux gastriques.

Adama SEDGO

Source : www.aufeminin.com

Déclaration infondée de Christophe Gomart au Parlement européen: le Burkina Faso exprime sa désapprobation, son regret et sa déception

Suite à la résolution adoptée par le Parlement européen visant le Burkina Faso ainsi que les propos accusateurs, grossiers et mensongers livrés à l’occasion par l’eurodéputé, le français Christophe Gomard, le gouvernement à travers le ministre des Affaires étrangères, a convoqué l’ambassadeur chef de la délégation de l’Union européenne à Ouagadougou, Philippe Bronchain, le lundi 22 juin, à Ouagadougou.

A travers cette démarche, le gouvernement du Burkina Faso a voulu exprimer sa désapprobation, sa déception et surtout le dégoût que cette résolution suscite. Pour le chef de la diplomatie burkinabè, l’argument prononcé devant les députés est cousu d’informations erronées et constitue un signal de mépris dans la mesure où c’est un argument fait en total ignorance de ce que le Burkina fait comme effort. « Notre pays se bat depuis longtemps pour faire face à l’insécurité aux côtés du Mali et du Niger, et nous constituons cette digue que les trois leaders essayent de garder consolidée. Voir un parlementaire qui vient donner des chiffres erronés sur un pays qu’il n’a pas visité, nous pensons qu’il a souillé la sacralité du Parlement européen en tenant un discours au relent néocolonialiste », a expliqué Karamoko Jean Marie Traoré.

Concernant la résolution, le camarade ministre s’est voulu direct et clair face au diplomate européen, rappelant que le Burkina Faso agit en toute souveraineté en matière de politique intérieur. Il a donc dénoncé cette prétention de Parlement européen de statuer en juge pour dicter des leçons au Burkina Faso en matière de gestion de l’espace civique et en matière sécuritaire. « Ce député qui a pris la parole, il sait très bien comment la situation sécuritaire a commencé dans le pays. Faisant abstraction de la responsabilité de l’OTAN dans la déstabilisation de la Libye dont les conséquences ont été portées par nos pays ici, qu’il vienne en toute aisance parler de la situation sécuritaire, nous pensons que quelque part c’est malsain », a soutenu le camarade ministre. Quant à l’ambassadeur chef de la délégation de l’Union européenne, il dit avoir pris bonne note du message du gouvernement burkinabè. Un message qu’il transmettra immédiatement à son institution.

DCRP/MAE

Gestion des postes de contrôle frontalier: la CEMAC veut s’inspirer du PCJ de La Léraba, un « modèle de facilitation des échanges »

C’est un satisfecit pour Scanning Systems, filiale du Groupe Tassec Investment Holdings Company, dirigé par l’homme d’affaires Mory Diané. Après avoir fait ses armes comme opérateur de référence des Postes de contrôle juxtaposés (PCJ) en Afrique de l’Ouest, l’entreprise franchit une nouvelle étape dans son développement panafricain en annonçant des négociations avancées avec la Commission de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) pour la conception, le financement et la réalisation de quatre nouveaux PCJ en Afrique centrale.

Ce projet s’inspire du succès opérationnel et commercial du modèle développé par Scanning Systems notamment à travers les PCJ de Cinkansé (Burkina Faso–Togo) et de La Léraba (Burkina Faso–Côte d’Ivoire), devenus des références régionales en matière de facilitation des échanges. Ainsi, le 18 juin 2026, une délégation de haut niveau de la Commission de la CEMAC, accompagnée de représentants de l’UEMOA, a effectué une visite des installations du PCJ de La Léraba. Bâtie sur une superficie de 15 ha, la plateforme multimodale est capable de traiter plus de 800 véhicules/jour grâce à des équipements de pointe : pèse-essieu, détecteurs de gabarits, scanners à rayons x de dernière génération pour les containers et les bagages ainsi qu’un système informatique centralisé et performant de gestion des opérations.

Scanning Systems un pionnier de la gestion des PCJ

En seulement deux mois d’activités environ 25 000 véhicules de marchandises y ont transité et plus de 19 300 véhicules voyageurs pour 65 288 passagers. Pour le Commissaire chargé du marché commun de la CEMAC, Ngabo Seli Mbogo, cette visite répond à un double objectif : « Scanning Systems est pionnier de la gestion des PCJ et il était important pour la CEMAC tout en s’assurant de la qualité et de l’expertise de ce partenaire de visiter les installations construites et gérées par Scanning Systems. Cela répond à un besoin réel de faciliter dans notre espace communautaire la libre circulation des personnes et des biens.  Pour y parvenir, il nous faut disposer d’infrastructures permettant de réduire le temps de passage aux frontières et les tracasseries pour in fine doper le commerce intra régional ». « Cette visite est importante pour l’UEMOA en ce sens que c’est la première fois que nous recevons des collègues d’un autre espace communautaire venus s’inspirer et s’imprégner de nos réalisations. Les PCJ sont l’œuvre de l’Union et je voudrais féliciter Scanning Systems pour la qualité des infrastructures », a déclaré le commissaire chargé de l’aménagement du territoire communautaire et des transports, Jonas Gbian. Ce partenariat renforce le positionnement de la société comme champion panafricain de la facilitation des échanges intra-africain via la mise en place d’infrastructures modernes aux frontières. En 2025, le PCJ de Cinkansé a enregistré un transit d’environ 400 000 véhicules, soit un trafic en hausse de 20,2 % sur un an. Dans le même temps, les délais d’attente ont drastiquement chuté, passant de cinq jours en moyenne à seulement quelques heures. Forte d’une progression spectaculaire de son chiffre d’affaires de + 18,6% sur un an, Scanning Systems vante la robustesse du modèle économique porté par le dynamisme croissant des corridors qu’elle exploite.

Plus de 13 milliards FCFA mobilisés pour le PCJ de La Léraba

Mis en service cette année, le PCJ de La Léraba illustre la capacité de Scanning Systems à structurer, financer et à exécuter des projets d’infrastructures de grande envergure. Plus de 13 milliards F CFA ont ainsi été mobilisés auprès d’un consortium de banques locales, notamment la Société Générale Côte d’Ivoire, la BNI, Ecobank et Vista Bank fondé par Simon Tiemtoré, confirmant la confiance des acteurs financiers régionaux dans le modèle porté par l’entreprise. C’est précisément cette infrastructure que la délégation de la CEMAC est venue visiter. C’est un actif opérationnel de facilitation de la libre circulation, financé localement, conçu selon les standards internationaux. Scanning Systems va se servir de ce modèle pour son expansion future, dans le cadre du marché unique de la Zlecaf, avec laquelle elle a noué un partenariat stratégique.  En ligne de mire, Scanning Systems va construire quatre PCJ pilotes en Afrique centrale ouvrant ainsi un nouveau chapitre de son expansion africaine. Les études préliminaires de faisabilité du projet ont été conduites et validées par la Commission de la CEMAC. « Ce partenariat avec la CEMAC constitue la reconnaissance de plus de deux décennies de travail. Nous avons démontré qu’il était possible de concevoir, financer et exploiter des infrastructures de contrôle frontalier répondant aux meilleurs standards internationaux, en mobilisant des acteurs régionaux et au bénéfice des économies africaines. Le PCJ de La Léraba en est l’illustration concrète », a expliqué, Wilfrid Flottes de Pouzols, Directeur général adjoint de Scanning Systems.

Kouza KIENOU

(Correspondance particulière)

Le ministre chargé de la Communication, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo aux journalistes de la RTB : « Vous êtes au premier plan de la guerre communicationnelle »

Le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a pris part, le lundi 22 juin 2026, à la conférence de rédaction commune de la RTB Télévision et de la RTB Radio à Ouagadougou.

Cette immersion qui intervient au lendemain des récentes réformes qui ont consacré la fusion des deux rédactions, avait pour objectif de permettre au ministre de s’imprégner du fonctionnement des conférences de rédaction, d’échanger avec les professionnels des médias publics et de leur adresser un message d’encouragement à la suite de la bonne moisson réalisée au palmarès de la 29ᵉ édition du concours « Prix Galian ».

Au cours des échanges, le ministre a salué le professionnalisme des équipes de la RTB et rappelé l’importance de la conférence de rédaction comme cadre privilégié d’évaluation, de partage d’expériences et d’amélioration continue des productions journalistiques. Il a insisté sur la nécessité de considérer les critiques formulées lors de ces rencontres comme des opportunités de perfectionnement au service de la qualité de l’information.

Le ministre Pingdwendé Gilbert Ouédraogo a également exhorté les journalistes au respect rigoureux de la déontologie et des règles professionnelles, soulignant que la crédibilité de la RTB repose avant tout sur la qualité de ses journaux télévisés et parlés. Il a encouragé les équipes à renforcer le travail collaboratif, la relecture des contenus et la hiérarchisation de l’information afin de réduire les risques d’erreurs dans un contexte marqué par la pression de l’actualité. Le camarade ministre a ensuite réaffirmé la confiance des autorités envers les médias publics, qu’il considère comme des acteurs majeurs de la bataille communicationnelle pour contrer le narratif dégradant sur le Burkina. « Vous êtes au premier plan de la guerre communicationnelle », a-t-il déclaré tout en saluant les initiatives diverses engagées pour donner davantage de visibilité aux actions de développement en cours au Burkina Faso. Il a enfin félicité l’ensemble du personnel pour les distinctions obtenues aux Galian 2026, notamment le Super Galian remporté par la RTB, preuve selon lui, de l’excellence et du savoir-faire des professionnels de la maison. Pour sa part, le directeur général de la RTB, Atéridar Galip Somé, a exprimé sa reconnaissance au ministre pour son soutien constant et son engagement en faveur du renforcement des capacités logistiques, matérielles et en ressources humaines des médias publics. Il a assuré que les équipes resteront mobilisées pour relever les défis actuels et poursuivre leur mission au service de l’information des populations.

DCRP/ MCCAT

Nayala: le ministre de la Sécurité à l’écoute des forces combattantes et des populations

Très tôt dans la matinée du dimanche 21 juin 2026, le ministre de la Sécurité, Mahamadou Sana, a effectué une sortie de terrain dans la province du Nayala. Accompagné du gouverneur de la région des Bankui et des autorités administratives locales, il s’est rendu au camp BIR 23 de Toma ainsi que dans les communes de Kougny et de Gassan.

Accueilli par des populations fortement mobilisées, le ministre a indiqué être porteur d’un message du camarade Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, et du camarade Premier ministre. Cette visite avait pour objectif d’apprécier directement la situation sécuritaire, d’encourager les forces combattantes et d’échanger sans intermédiaire avec les populations. Les rencontres ont été marquées par des échanges francs et directs avec les Forces de défense et de sécurité (FDS), les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP), les dozos et les forces vives. Ces cadres de dialogue ont permis au ministre de recueillir les préoccupations des différents acteurs, d’apporter des éléments de réponse et de réaffirmer l’engagement du gouvernement à accompagner les forces engagées dans la reconquête du territoire national.

A Kougny, le chef de canton, au nom des populations, a exprimé sa gratitude aux plus hautes autorités du pays en ces termes : « camarade ministre de la Sécurité, transmettez au camarade Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, notre profonde reconnaissance. C’est la première fois dans notre histoire qu’un ministre effectue une visite dans notre localité. C’est pourquoi, nous avons suspendu nos activités champêtres, commerciales et sociales pour vous accueillir et témoigner notre soutien aux actions entreprises pour la sécurisation de notre pays ».

Face aux forces combattantes, le ministre de la Sécurité a adressé ses vives félicitations pour leur engagement, leur professionnalisme, leur courage et les résultats obtenus sur le terrain. Il les a encouragées à maintenir la vigilance, la discipline, la cohésion et la détermination qui contribuent chaque jour à la sécurisation des populations et à la reconquête du territoire national. Le ministre a également salué la résilience et la mobilisation des populations aux côtés des forces combattantes.

Il a insisté sur l’importance de la confiance, de la remontée du renseignement et de la collaboration entre les populations et les FDS, gages d’une victoire durable contre le terrorisme. Au terme de cette tournée, le ministre de la Sécurité s’est félicité de la qualité des échanges avec les populations et les forces combattantes. Il a salué l’esprit de collaboration qui prévaut dans la province du Nayala et réaffirmé la détermination du gouvernement à poursuivre ses efforts pour le renforcement de la sécurité et le retour durable de la paix sur l’ensemble du territoire national.

DCRP-MSECU

Promotion du genre: les acteurs renforcent son intégration dans les programmes de développement

Le ministère de la Famille et de la Solidarité, avec l’appui technique et financier de l’Agence belge de coopération internationale, a tenu une assemblée générale des cellules institutionnelles et ministérielles pour la promotion du genre, lundi 15 juin 2026, à Ouagadougou.

L’un des objectifs de la Direction générale de la promotion de la femme et du genre (DGPFG) du ministère de la Famille et de la Solidarité est d’informer l’opinion publique sur les avancées et perspectives en matière de promotion du genre en valorisant les efforts du gouvernement burkinabè et des partenaires. Pour une meilleure prise en compte du genre dans les politiques publiques, elle a tenu avec l’appui technique et financier de l’Agence belge de coopération internationale (Enabel), une assemblée générale des cellules institutionnelles et ministérielles, lundi 15 juin 2026, à Ouagadougou. La présentation de l’état de mise en œuvre des recommandations de 2025, du bilan des activités de 2025 des cellules genre, des résultats de l’évaluation de la stratégie nationale du genre 2020-2024 étaient à l’ordre du jour de l’assemblée générale. A cela s’ajoutent les échanges et partage d’expériences sur les acquis et difficultés liés à la mise en œuvre des activités.

Le directeur de la promotion du genre, Pébi Blaise Tiénin, a noté que l’assemblée générale vise à renforcer l’institutionnalisation et l’intégration du genre à tous les niveaux et la synergie d’actions entre les cellules institutionnelles et ministérielles.

Formuler des suggestions et recommandations

Il a annoncé que l’institutionnalisation du genre et sa prise en compte à tous les niveaux demeure un défi. Le renforcement de l’accès équitable des hommes et des femmes aux services sociaux de base représente, selon le directeur de la promotion du genre, l’autre cheval de bataille des cellules de genre pour 2026. La conseillère technique de la ministre de la Famille et de la Solidarité, Salimata Romba, a souligné l’importance de la prise en compte du genre dans les actions de développement des ministères et des institutions. Elle a invité les participants à formuler des suggestions et recommandations pour relever ce défi. Salimata Romba a rappelé les missions et objectifs assignés à la direction de la promotion du genre. Elle a remercié l’ensemble des partenaires techniques et financiers pour leur soutien en matière de promotion du genre.

La représentante des Partenaires techniques et financiers (PTF), Marielle Joussé, expert en santé à Enabel Burkina Faso, pour Enabel, l’agence de coopération belge pour le développement d’accompagner l’activité a justifié les raisons de leur accompagnement. « Nous avons tenu à accompagner la direction en charge de la promotion du genre, parce que le projet dans son entièreté vise à lutter contre les inégalités de genre entre les femmes et les hommes à plusieurs niveaux », a-t-elle signifié.

                                                                    Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE

      (Collaborateur)

Afrique du Sud : un spectacle indigne

Depuis avril 2026, l’Afrique du Sud fait face à une vague de violences et de manifestations xénophobes, alimentées par des groupes et mouvements nationalistes. Les ressortissants africains et asiatiques sont accusés par ces milices anti-immigration d’être responsables de la criminalité grandissante et d’aggraver le chômage endémique. Les discours hostiles des nationalistes n’ont pas tardé à laisser place à des chasses à l’Homme et à des contrôles de documents.

Les étrangers en situation irrégulière sont traqués comme du gibier à Johannesburg, Pretoria ou dans d’autres villes, ce qui a contraint plusieurs pays (Ghana, Mozambique, Nigeria, Zambie…) à rapatrier d’urgence leurs ressortissants. Des milliers de ressortissants africains ont regagné leurs pays, prenant les devants avant le 30 juin, date à laquelle les groupes anti-immigration ont prévu tenir de nouvelles manifestations. Il vaut mieux se mettre à l’abri des ennuis.

En réaction à cette situation qui scandalise le continent, le Président sud-africain, Cyrille Ramaphosa,  a  déclaré : « le peuple sud-africain n’est pas xénophobe. Il n’y a aucune place pour la xénophobie, le racisme, le sexisme, l’afrophobie ou toute autre forme d’intolérance ». Censés rassurés, ces propos ne peuvent pas effacer d’un coup de bâton magique, les violences xénophobes constatées ces dernières semaines au sein de la « Nation arc-en-ciel ».

Le spectacle désolant, auquel l’on assiste, est de nature à nuire à l’image de l’Afrique du Sud, une terre où toutes les communautés sont censées pourtant vivre en harmonie. Ce pays, qui a vécu ses heures les plus sombres, avec l’apartheid, système d’oppression et de domination de la minorité blanche sur la majorité noire, semble renouer autrement avec ses vieux démons. Le pays de Nelson Mandela fait revivre malheureusement le scenario tunisien, où les migrants d’Afrique subsaharienne avaient été pris pour cible en 2023.

A la vérité, l’Afrique du Sud est coutumière des violences xénophobes depuis 2008. Dans un contexte de chômage massif et de pauvreté, les migrants sont devenus des boucs émissaires des échecs de la gouvernance. L’Afrique du Sud est  en droit de lutter contre l’immigration illégale (une législation restrictive et répressive a été mise en place), mais cela doit se faire dans le strict respect de la personne humaine.

Il n’est pas question de laisser des groupes extrémistes prendre le dessus et traiter les migrants en quête d’une vie meilleure comme des animaux. Stigmatiser les étrangers est devenu l’argument favori des nationalistes et des hommes politiques. Même s’ils combattent les dérives, les partis politiques surfent à chaque campagne électorale ou à certaines occasions sur la politique d’immigration, laissant transparaitre une certaine hypocrisie. Même le Congrès national africain (ANC) au pouvoir depuis 1994 ne peut pas se dédouaner. Des observateurs n’hésitent d’ailleurs pas à lier les évènements actuels aux élections municipales de novembre prochain.

Certains hommes politiques ne préparent-t-ils pas leur terrain tapis dans l’ombre en activant la fibre nationaliste dans l’espoir de rallier des voix ? Les autorités sud-africaines doivent œuvrer sans faux fuyants à ce que le rejet des migrants ne soit pas un trait distinctif de leur pays. L’ancien Président Nelson Mandela, qui considérait la libre circulation et l’intégration des peuples comme des principes fondamentaux, doit se retourner dans sa tombe en ce moment.   

Kader Patrick KARANTAO