Burkina Faso-Ghana: les travaux de réaffirmation de la ligne frontalière lancés

Le gouverneur de la région du Nazinon, Massadalo Yvette Nacoulma, a présidé, le lundi 22 juin 2026 à Pô, dans la province du Nahouri, la cérémonie officielle d’installation des membres de la Commission mixte paritaire de réaffirmation (CMPR) de la frontière Burkina-Ghana suivie du lancement des travaux de réaffirmation de la ligne frontalière.

Composée de 20 membres dont 10 de chaque pays, la Commission mixte paritaire de réaffirmation de la frontière Burkina-Ghana (CMPR) est chargée de procéder à la démarcation et à la réaffirmation des limites territoriales afin de transformer les frontières en de véritables passerelles d’échanges, de paix et de prospérité partagée. Elle a officiellement été installée, le lundi 22 juin 2026, à Pô, dans la province du Nahouri, au cours d’une cérémonie, présidée par le gouverneur de la région du Nazinon, Massadalo Yvette Nacoulma.

Celle-ci avait à ses côtés, l’ambassadeur du Ghana, représenté par le ministre des Terres et des Ressources naturelles du Ghana, Kenneth Akibaté. Pour faciliter la mission de la commission sur le terrain, huit jours avaient été consacrés à l’élaboration du document final dans la ville de Pô. Représentée par le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, le gouverneur du Nazinon, Massadalo Yvette Nacoulma, en s’adressant à la commission, a indiqué que la démarcation et la réaffirmation des limites territoriales sont des préalables indispensables à la sérénité entre pays limitrophes et à la stabilité sous régionale.

« La tâche qui vous attend est aussi exaltante que délicate. Votre expertise, votre rigueur et votre impartialité seront vos meilleurs atouts pour accomplir ce travail dans le strict respect des textes et des instructions juridiques bilatéraux qui lient les deux nations », leur a-t-elle dit. Pour elle, la réaffirmation de la frontière n’est pas un simple exercice juridique de pose de bornes ou de repère géodésique. C’est, selon Mme Nacoulma, une œuvre de consolidation de la souveraineté des nations.

Une meilleure administration de l’espace frontalier

Selon le Secrétaire permanent (SP) de la commission nationale des frontières, Fidèle Gouem, en procédant à la réaffirmation et à la matérialisation des limites territoriales, les deux pays, notamment le Burkina et le Ghana ne veulent nullement diviser, ni séparer les communautés qui vivent de part et d’autre de cette ligne distante d’environ 583 km. L’objectif, d’après lui, est d’offrir plutôt une visibilité claire de l’espace sur lequel s’exerce la souveraineté de chaque Etat.

Après la cérémonie officielle de lancement des travaux de réaffirmation de la ligne frontalière, d’installation des membres de la commission et de les signatures des conventions et rapports par les représentants des deux pays, les officiels se sont déportés à Dakola, à la frontière du Burkina et du Ghana pour une restauration symbolique d’une borne. Après cela, l’ambassadeur de la République du Ghana au Burkina Faso, Kenneth Akibaté, chef de la délégation ghanéenne, a salué la tenue de cette importante activité.

Pour lui, la réaffirmation de la frontière commune constitue une étape déterminante pour une meilleure administration de l’espace frontalier. Les autorités coutumières des deux régions frontalières et plusieurs autorités burkinabè ont assisté à cette rencontre parmi lesquels, les gouverneurs des régions du Djôrô, du Nakambé et du Nando. Il est à noter que l’événement a été rendu possible grâce à l’accompagnement du GIZ/PFUA.

                                                                                     Hamidou Koudougou Ouéna

Fada N’Gourma : un faux pasteur condamné pour viol aggravé

Kantigui, de passage à Fada N’Gourma, a appris qu’un individu, se présentant comme pasteur, a comparu, le vendredi 19 juin 2026, devant la Chambre criminelle du Tribunal de grande instance (TGI) de Fada N’Gourma. Agé d’une cinquantaine d’années, marié et père de deux enfants, il a été reconnu coupable de viol sur mineure. En répression, le faux pasteur a écopé d’une peine de 11 ans de prison, dont 3 ans ferme, assortie d’une amende de (…)

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Soudan du Sud : le défi des élections

Le Soudan du Sud, le plus jeune pays au monde, qui a accédé à l’indépendance en 2011, va enfin tenir ses premières élections générales, plusieurs fois reportées. En début de semaine, la Commission électorale nationale (CEN) a annoncé, l’organisation des élections dans cet Etat fédéral d’Afrique de l’Est, le 22 décembre 2026.  Les Sud-soudanais iront aux urnes, ce jour-là, pour élire le chef de l’Etat, les députés, les exécutifs et les législateurs des 10 Etats et des trois zones administratives qui composent leur pays. Cet événement politique majeur est censé mettre le Soudan du Sud sur la voie de la démocratie, mais encore faut-il lever des obstacles pour la tenue effective de ces élections.

La CEN est confrontée à des défis liés à l’existence de vides juridiques en matière de législation électorale, à la constitution des listes électorales et au financement du processus électoral.  Pour un budget total de 250 millions de dollars pour l’organisation des élections, 21 millions ont été mis à la disposition de la CEN pour l’instant.  Autant dire que l’argent nécessaire pour la tenue des scrutins est loin d’être réuni.  Mais il faut noter, que le report à maintes reprises des élections est dû en grande partie à une situation sécuritaire précaire. Entre 2013 et 2018, date à laquelle un accord a été signé pour la mise en place d’un gouvernement de transition, le pays a vécu une guerre civile opposant les partisans du Président Salva Kiir et ceux du chef de file de l’opposition, Riek Machar. 

La rivalité entre les deux hommes, tous des septuagénaires, est loin d’être terminé d’ailleurs et continue de maintenir le Soudan du Sud dans l’incertitude. La   collaboration entre ces deux personnalités, pour la conduite du gouvernement de transition, n’a pas prospéré.  Accusé de trahison, Riek Machar a été démis de ses fonctions de premier vice-Président et assigné à résidence depuis mars 2025. Cette situation a malheureusement favorisé le retour au conflit armé. Depuis un an, les troupes gouvernementales et les forces d’opposition se combattent à nouveau dans certaines zones, ce qui fait planer des doutes sur la sécurité des élections projetées.  Si Kiir est assuré de se présenter à la future présidentielle, Machar, lui ignore son sort, ce qui pourrait braquer davantage ses partisans. Voir le Soudan du Sud annoncé la tenue des premières élections de son histoire, après plusieurs rendez-vous manqués, est salutaire.

Ces élections doivent toutefois se dérouler dans un climat de sérénité.  En la matière, les Sud-Soudanais naviguent entre optimisme et pessimisme, tant l’horizon ne parait pas si clair qu’on pourrait le croire. Le gouvernement de transition, dirigé par le Président Salva Kiir, est donc interpellé à prendre les  dispositions nécessaires pour garantir les conditions sécuritaires, juridiques, financières et logistiques  pour des élections apaisées, libres et  crédibles.  Il n’y a pas de gages qu’on ira dans ce sens, mais les réalités pourraient changer favorablement avant l’échéance.  En s’engageant à organiser les élections, dans un contexte difficile, le Soudan du Sud entend relever un important défi.  Qu’il en soit ainsi…

Kader Patrick KARANTAO

Contribution citoyenne : La Fondation Afkar Gambéré Ernest offre des œuvres au ministère en charge de la culture

La Fondation Afkar Gambéré Ernest a organisé, samedi 20 juin 2026 à Ouagadougou, une cérémonie d’attribution de Contributions citoyennes au ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme (MCCAT).

La fondation Afkar Gambéré Ernest veut contribuer à la promotion du patrimoine culturel et au développement de l’Afrique. Ainsi dans le cadre de la célébration de ses trois ans d’existence, la fondation, a organisé, le samedi 20 juin 2026 à Ouagadougou, une cérémonie d’attribution de Contributions citoyennes au ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme (MCCAT). Pour la présidente de la Fondation Afkar Gambéré Ernest, Pélagie Flore Arbi/Gambéré, le but de la cérémonie est l’accomplissement d’un acte patriotique à travers la remise de trois œuvres au MCCAT. La première œuvre est un artefact, une photo du père de la révolution, Capitaine Isidore Noël Thomas Sankara valorisant la culture et le cinéma. La deuxième œuvre est un film Tombouctou, ville du passé et de l’avenir valorisant le cinéma africain. « Nous sollicitons que le ministère en charge de la culture mette à la disposition de la télévision de l’AES, ce film afin que la culture africaine puisse être connue et valorisée de tous », a-t-elle souhaité. La troisième œuvre est de la fondation. Il s’agit d’une stratégie de distribution et d’exploitation cinématographique élaborée dans le cadre de sa mission de « Promouvoir en Afrique la distribution et l’exploitation du cinéma africain ». En plus de la remise des œuvres, un hommage a été rendu au réalisateur du film Tombouctou, ville du passé et de l’avenir, Emmanuel Sanou. « Nous avons décidé de reconnaitre le mérite du cinéaste réalisateur Emmanuel Sanou qui a toujours su être au côté de la fondation en apportant sa contribution », a-t-elle déclaré.

La présidente de la fondation Afkar Gambéré Ernest, Pélagie Flore Arbi/Gambéré est heureuse d’avoir accompli un acte patriotique à travers la remise des œuvres culturels et cinématographiques.

Le chargé de mission du ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Bakari Koné, a remercié la fondation pour les œuvres remises. « Toutes ces œuvres mises à la disposition du ministère permettront d’enrichir le patrimoine culturel et le 7e art dans l’atteinte des objectifs de la fondation », a-t-il dit. Il a ajouté que le ministère reste disponible pour accompagner la fondation dans la valorisation des œuvres culturelles et cinématographiques. A travers des capsules vidéos, la fondation a mis en lumière ses activités de promotion selon la vision de feu Gambéré Ernest. La fondation a réalisé, entre autres, des ateliers d’écriture et de réécriture de scenario, attribué le prix Gambéré Ernest au FESPACO( 2023 et 2025), fait des appels à projets de production de film court métrage. Feu Gambéré Ernest fut, selon la fondation, un fonctionnaire de la Société Nationale d’exploitation Cinématographique du Burkina (SONACIB), héritière de la SONAVOCI née lors de la nationalisation héroïque des salles de cinéma par le président Sangoulé LAMIZANA.

Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE

Crédit photo : Bertrand KAMBIRE

 

 

Koulsé : 3601 candidats au baccalauréat toutes séries confondues

Le gouverneur de la région des Koulsé, Blaise Ouédraogo, a ouvert, le 23 juin 2026, au lycée provincial Moussa Kargougou, la première enveloppe contenant l’épreuve de mathématique du baccalauréat série F3, session 2026.

La région des Koulsé a enregistré pour l’année scolaire 2025-2026, 3601 inscrits dont 2052 filles et 1549 garçons pour la quête du premier diplôme universitaire dans quatre séries, à savoir les baccalauréats séries A, D, C et technologiques, répartis entre 15 jurys, selon le Directeur régional de l’enseignement secondaire et de la formation professionnelle et technique (DRESFP) des Koulsé, Guingri Kaboré.

Sawadogo Aïssèta, candidate en quête, pour la deuxième fois, du baccalauréat série D. En dépit de son handicap moteur, elle s’est dite confiante quant à la réussite de son premier diplôme universitaire. « J’ai préparé mon examen de tout cœur pour pouvoir valider mon année scolaire », a-t-elle indiqué. Elle a donc invité ses camarades de classe à bannir le découragement, le stress, en ce sens que les épreuves sont à l’image des devoirs faits en classe. Ouédraogo Sakinatou est candidate pour la première fois au baccalauréat série F3, Electro-maintenance. « Je pense que ça va aller. J’ai confiance en moi et en Dieu. Je vous promets 100% dans notre salle », a-t-elle rassuré. Même son de cloche pour le candidat Ouédraogo Francis, candidat en série F3 pour son premier coup d’essai. « On a tellement préparé, mais je pense que ça va aller. Par la grâce de Dieu. On espère faire 100% dans notre série F3 à Kaya », a-t-il espéré.

Après avoir apprécié positivement la présence des autorités régionales pour l’ouverture de la première enveloppe, le DR Kaboré a souligné que pour cette année scolaire l’accent a été mis sur un curriculum élaboré selon l’Approche par les compétences (APC). « Cette approche met l’accent sur le développement des compétences, davantage que sur l’accumulation des connaissances. Donc les curriculums ont été davantage tropicalisés, contextualisés. Le curriculum a pris en compte des savoirs endogènes. Donc dans l’évaluation, c’est davantage beaucoup plus centré sur ces compétences-là que les curriculums ont été élaborés. Donc c’est une innovation en ce sens que ça fait la deuxième promotion qui arrive en classe de terminale », a fait savoir Guingri Kaboré.

Des secretariats aux classes d’examens, le gouverneur des Koulsé, Blaise Ouédraogo a encouragé le corps enseignant et les candidats pour leur abnégation durant neuf mois.  « Il faut que les élèves comprennent qu’ils seront évalués par rapport à ce qu’ils ont eu à apprendre en classe. Ce n’est pas une innovation, mais nous avons été très contents de voir qu’il y a un bac en agriculteur, ce qui répond clairement à la vision de la souveraineté alimentaire. Nous souhaitons que ces candidats réussissent et que dans quelques années, cette conquête de souveraineté soit une réalité tangible sur le terrain, parce que nous aurions maintenant des acteurs de plus en plus qualifiés », s’est réjoui le gouverneur Ouédraogo.

Quant aux autres séries de domaines, notamment le F3, F4, quel que soit le domaine scientifique, Blaise Ouédraogo a déclaré que la centrale nucléaire, pour l’énergie nucléaire, en cours est une opportunité pour ses futurs scientifiques. Il a également fait une mention spéciale aux forces combattantes qui sécurisent ces examens de fin d’année. « Grâce aux FDS, nous arrivons à faire toujours un pas après un pas, et nous avons l’intime conviction que sans eux, ces examens n’allaient pas avoir lieu dans de très bonnes conditions. Aujourd’hui, lorsque les élèves voient les FDS dans les centres, ça les rassure, et cette nouvelle donne nous permet de dire qu’il y a une symbiose entre la population et les FDS », a espéré le gouverneur des Koulsé.

Emil SEGDA

Segda9emil@gmail.com

Koulsé : 3601 candidats au baccalauréat séries confondues

Le gouverneur de la région des Koulsé, Blaise Ouédraogo, a ouvert, le 23 juin 2026, au lycée provincial Moussa Kargougou, la première enveloppe contenant l’épreuve de mathématique du baccalauréat série F3, session 2026.

 

La région des Koulsé a enregistré pour l’année scolaire 2025-2026, 3601 inscrits dont 2052 filles et 1549 garçons pour la quête du premier diplôme universitaire dans quatre séries, à savoir les baccalauréats séries A, D, C et technologiques, répartis entre 15 jurys, selon le Directeur régional de l’enseignement secondaire et de la formation professionnelle et technique (DRESFP) des Koulsé, Guingri Kaboré. Sawadogo Aïssèta, candidate en quête, pour la deuxième fois, du baccalauréat série D. En dépit de son handicap moteur, elle s’est dite confiante quant à la réussite de son premier diplôme universitaire. « J’ai préparé mon examen de tout cœur pour pouvoir valider mon année scolaire », a-t-elle indiqué.

Elle a donc invité ses camarades de classe à bannir le découragement, le stress, en ce sens que les épreuves sont à l’image des devoirs faits en classe. Ouédraogo Sakinatou est candidate pour la première fois au baccalauréat série F3, Electro-maintenance. « Je pense que ça va aller. J’ai confiance en moi et en Dieu. Je vous promets 100% dans notre salle », a-t-elle rassuré. Même son de cloche pour le candidat Ouédraogo Francis, candidat en série F3 pour son premier coup d’essai. « On a tellement préparé, mais je pense que ça va aller. Par la grâce de Dieu. On espère faire 100% dans notre série F3 à Kaya », a-t-il espéré.

Le gouverneur des Koulsé, Blaise Ouédraogo ouvrant la première enveloppe contenant l’épreuve de mathématique, série F3.

Après avoir apprécié positivement la présence des autorités régionales pour l’ouverture de la première enveloppe, le DR Kaboré a souligné que pour cette année scolaire l’accent a été mis sur un curriculum élaboré selon l’Approche par les compétences (APC). « Cette approche met l’accent sur le développement des compétences, davantage que sur l’accumulation des connaissances. Donc les curriculums ont été davantage tropicalisés, contextualisés. Le curriculum a pris en compte des savoirs endogènes. Donc dans l’évaluation, c’est davantage beaucoup plus centré sur ces compétences-là que les curriculums ont été élaborés.

Donc c’est une innovation en ce sens que ça fait la deuxième promotion qui arrive en classe de terminale », a fait savoir Guingri Kaboré. Des secretariats aux classes d’examens, le gouverneur des Koulsé, Blaise Ouédraogo a encouragé le corps enseignant et les candidats pour leur abnégation durant neuf mois.  « Il faut que les élèves comprennent qu’ils seront évalués par rapport à ce qu’ils ont eu à apprendre en classe. Ce n’est pas une innovation, mais nous avons été très contents de voir qu’il y a un bac en agriculteur, ce qui répond clairement à la vision de la souveraineté alimentaire. Nous souhaitons que ces candidats réussissent et que dans quelques années, cette conquête de souveraineté soit une réalité tangible sur le terrain, parce que nous aurions maintenant des acteurs de plus en plus qualifiés », s’est réjoui le gouverneur Ouédraogo.

Quant aux autres séries de domaines, notamment le F3, F4, quel que soit le domaine scientifique, Blaise Ouédraogo a déclaré que la centrale nucléaire, pour l’énergie nucléaire, en cours est une opportunité pour ses futurs scientifiques. Il a également fait une mention spéciale aux forces combattantes qui sécurisent ces examens de fin d’année. « Grâce aux FDS, nous arrivons à faire toujours un pas après un pas, et nous avons l’intime conviction que sans eux, ces examens n’allaient pas avoir lieu dans de très bonnes conditions. Aujourd’hui, lorsque les élèves voient les FDS dans les centres, ça les rassure, et cette nouvelle donne nous permet de dire qu’il y a une symbiose entre la population et les FDS », a espéré le gouverneur des Koulsé.

Emil SEGDA

Segda9emil@gmail.com

Légende : Ph. : Emil SEGDA

 

 

 

Mogtédo : La Gendarmerie nationale met fin à un réseau de convoyage de mineurs vers des sites aurifères étrangers

Grâce à la vigilance de ses unités sur le terrain, la Gendarmerie nationale a déjoué une tentative de trafic de 23 enfants mineurs destinés à être acheminés vers des sites d’orpaillage en Côte d’Ivoire, au Mali et en Guinée. Une opération qui illustre l’engagement constant des forces de sécurité dans la protection des enfants et la lutte contre la traite des personnes.

Le mardi 23 juin 2026, dans le cadre des contrôles sécuritaires de routine menés sur les axes routiers, les éléments de la Brigade Territoriale de Mogtédo ont procédé à l’interception de vingt-trois (23) enfants mineurs âgés de 12 à 15 ans à bord de minicars de transport en commun.

Les vérifications effectuées sur place ont permis d’établir que ces enfants étaient en partance pour des sites aurifères situés en Côte d’Ivoire, au Mali et en Guinée, où ils devaient être exploités dans des conditions particulièrement préoccupantes.

Les investigations préliminaires menées avec professionnalisme par les enquêteurs ont conduit à l’identification de six (06) individus de nationalité burkinabè suspectés d’être impliqués dans le convoyage des mineurs. Saisi du dossier, le Procureur du Faso a ordonné la présentation des personnes mises en cause devant son parquet afin qu’elles répondent de leurs actes devant la justice.

Dans cette affaire, la réponse apportée démontre l’efficacité de la collaboration entre les différents acteurs engagés dans la protection des personnes vulnérables. En effet, les services de l’Action sociale ont été immédiatement sollicités pour assurer la prise en charge, l’assistance et la protection des enfants concernés.

Cette intervention réussie témoigne de la détermination de la Gendarmerie Nationale à lutter contre les réseaux criminels qui exploitent la vulnérabilité des enfants à des fins économiques. Elle met également en lumière l’importance de la coopération entre les forces de sécurité, les autorités judiciaires, les services sociaux et les populations dans la prévention et la répression de la traite des personnes.

La Gendarmerie Nationale invite les citoyens à demeurer vigilants et à signaler sans délai tout mouvement suspect impliquant des mineurs ou toute situation pouvant s’apparenter à la traite ou au trafic d’êtres humains. Chaque information utile peut contribuer à sauver des vies et à protéger l’avenir de nombreux enfants.

La Gendarmerie Nationale, Une force humaine.

Initiative présidentielle pour une éducation de qualité pour tous : ‎La ferme de l’école comme outil de socialisation et de déconstruction des préjugés sur l’agriculture

Le Camarade Ministre Secrétaire général de la Présidence du Faso, Dr Zakaria SORÉ, Coordonnateur national de l’Initiative présidentielle pour une Éducation de Qualité pour tous (IPEQ), a présidé ce mardi 23 juin 2026, l’atelier de validation du manuel de la ferme de l’école.
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Pour le Camarade Ministre Secrétaire Général de la Présidence du Faso, Coordonnateur national de l’IPEQ, Dr Zakaria SORÉ, la ferme de l’école constitue un élément de la réforme du système éducatif voulue par le Camarade Président du Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ
Pour le Camarade Ministre Secrétaire Général de la Présidence du Faso, Coordonnateur national de l’IPEQ, Dr Zakaria SORÉ, la ferme de l’école constitue un élément de la réforme du système éducatif voulue par le Camarade Président du Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ

‎Ce manuel s’inscrit dans la vision du Camarade Président du Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, qui a engagé des réformes profondes du système éducatif. Dans ces réformes, « il est donné une place importante aux travaux manuels. La ferme de l’école constitue un élément de cette réforme contenue dans l’Initiative présidentielle pour une éducation de qualité pour tous », a indiqué Dr Zakaria SORÉ. Le manuel est l’instrument qui dicte et qui trace la voie de la mise en œuvre de la ferme de l’école, dans les établissements publics ou privés, a-t-il précisé.


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‎Trois types de ferme sont prévus : une ferme agricole, une ferme mixte (agricole et piscicole) et une ferme piscicole. « L’idée est qu’on utilise les opportunités dans les établissements pour permettre aux élèves de s’initier aux productions agricoles. Il y aura un ensemble d’équipements qui vont permettre de faire des activités agricoles, des activités agricoles et piscicoles, ou des activités de plantation d’arbres. En initiant la ferme de l’école, on permet, non seulement, aux élèves d’apprendre, de connaître ce métier, mais aussi de réparer un certain nombre d’éléments qui ont circulé autour de la ferme de l’école », a indiqué le Coordonnateur national de l’IPEQ, Dr Zakaria SORÉ.

Au-delà de son rôle de socialisation et d’apprentissage, la ferme de l’école s’affirme comme un puissant levier pour déconstruire les préjugés sur le monde agricole et ses acteurs.

‎Dans le cadre de l’élaboration de ce manuel, l’Initiative présidentielle pour une Éducation de qualité pour tous a associé les acteurs étatiques, les associations confessionnelles et religieuses œuvrant dans le secteur de l’éducation et les organisations intervenant dans le secteur de l’agriculture.


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‎Direction de la communication de la Présidence du Faso

BAC 2026 : 3906 candidats des régions du Goulmou, de la Tapoa et de la Sirba en quête du passeport pour l’université

Les épreuves écrites du Baccalauréat ont débuté, ce mardi 23 juin 2026, dans les régions du Goulmou, de la Tapoa et de la Sirba. Pour cette session, 3906 candidats des trois régions vont à la conquête de leur premier diplôme universitaire.

Dans les régions du Goulmou, de la Tapoa et de la Sirba, 3906 candidats dont 1765 garçons et 2141 filles ont débuté, le mardi 23 juin 2026, les épreuves écrites du Baccalauréat, toute série confondue. Les autorités régionales, conduites par le gouverneur Ram Joseph Kafando, ont donné le top de départ de l’examen au Lycée Diaba Lompo (LDL), situé dans la ville de Fada N’Gourma. Selon le Directeur régional (DR) chargé de l’enseignement secondaire de l’ex-région de l’Est, Gabriel Sawadogo, les 3906 élèves composent dans 17 jurys, répartis dans 14 centres de composition.

Avant d’ouvrir l’enveloppe contenant l’épreuve de français de la série D au Lycée Diaba Lompo les autorités régionales ont galvanisé les candidats.
Avant d’ouvrir l’enveloppe contenant l’épreuve de français de la série D au Lycée Diaba Lompo les autorités régionales ont galvanisé les candidats.

Pour cette session, a-t-il relevé, les trois régions enregistrent une baisse du nombre de candidats par rapport à la précédente qui comptait 4600 candidats environ. Selon lui, cela s’explique principalement par une baisse significative du nombre de candidats libres dans ces régions. Il a estimé également que certains élèves ont probablement changé de localité.  En outre, le camarade Sawadogo a fait savoir qu’aucun centre n’a été délocalisé cette année. Mieux, a-t-il confié, Kantchari, une localité à fort défi sécuritaire, a été érigée en centre d’examen. Par ailleurs, le camarade Sawadogo a rassuré qu’aucun incident n’a été signalé.

Les autorités régionales ont invité les candidats à composer dans la dignité et le respect des règles prescrites.
Les autorités régionales ont invité les candidats à composer dans la dignité et le respect des règles prescrites.

Avant d’ouvrir la toute première enveloppe contenant l’épreuve de français de la série D, le gouverneur Kafando s’est adressé aux candidats en ces termes :« Chers élèves, abordez les épreuves avec confiance, calme et détermination, mais surtout composez dans la dignité et le respect des règles prescrites ». C’est ainsi qu’ils parviendront, a-t-il dit, à hisser la région à un rang honorable à la proclamation des résultats. « Aussi, je voudrais magnifier l’engagement et la résilience des acteurs et des partenaires du système éducatif. Je tiens également à saluer le travail abattu en amont par les Forces de défense et de sécurité (FDS) », a-t-il conclu.

Joanny SOW

Kanlou SANDAMBA

Baccalauréat 2026 dans l’Oubri : 3 514 candidats à l’assaut du premier diplôme universitaire

Les épreuves écrites du baccalauréat, session 2026, ont officiellement débuté, mardi 23 juin, dans la région de l’Oubri. Le lancement régional a eu lieu au lycée provincial Bassy de Ziniaré, en présence des autorités administratives et éducatives. Au total, 3 514 candidats prennent part à cet examen décisif de leur parcours scolaire.

Le coup d’envoi des épreuves écrites du baccalauréat 2026 a été donné, mardi 23 juin 2026, dans la région de l’Oubri. La cérémonie officielle de lancement s’est déroulée au lycée provincial Bassy de Ziniaré, au niveau des jurys 370 et 371, sous la présidence du secrétaire général de la région, Ibrahim Boly, représentant la gouverneure. Entouré des autorités administratives, des forces de défense et de sécurité ainsi que des responsables du système éducatif, M. Boly a procédé à l’ouverture de la première enveloppe contenant l’épreuve de français destinée aux candidats de la série D. Avant le début des compositions, il a encouragé les postulants, les invitant à la sérénité, à la discipline et à l’intégrité. « Nous leur avons demandé de rester burkinabè, de demeurer intègres, honnêtes et travailleurs. Rien ne sortira en dehors de ce qui a été enseigné pendant l’année scolaire », a-t-il indiqué, tout en leur souhaitant plein succès.

Dans les salles d’examen, l’atmosphère est marquée par un mélange de stress, d’émotion et d’espoir. Plusieurs candidats ont reconnu ressentir une certaine appréhension à l’approche des premières épreuves, mais se sont montrés confiants quant à leurs chances de réussite après une année de préparation.

Selon la direction régionale en charge des Enseignements secondaire, la région de l’Oubri compte, cette année, 3 514 candidats au baccalauréat, toutes séries confondues. Dans la province du Bassitenga, 1 711 candidats, dont 1 041 filles et 670 garçons, composent dans huit jurys répartis entre Ziniaré, Dapélogo et Loumbila. Le plus âgé des candidats a 43 ans tandis que le plus jeune a 18 ans.
La directrice provinciale des Enseignements secondaire et de la Formation professionnelle et technique du Bassitenga, Léocadie Traoré/Hien, a insisté sur la vigilance et la rigueur à tous les niveaux du processus. « C’est l’avenir de milliers de jeunes qui est en jeu. Il faut que le travail soit fait avec beaucoup de sérieux, aussi bien dans la surveillance que dans la correction », a-t-elle souligné.
Pour le directeur régional de l’Enseignement secondaire de l’Oubri, Dr Dramane Derme, toutes les dispositions ont été prises afin d’assurer le bon déroulement de l’examen. Il a formulé le vœu que les résultats de cette session soient meilleurs que ceux de l’année précédente.

Djakaridia SIRIBIE