Promotion de la résilience au sein de l’AES: des pièces de théâtre remises à des radiodiffusions

La compagnie Danthemuz a remis des pièces de théâtre radiophoniques aux radios partenaires du projet « La guerre, les femmes et la paix », vendredi 19 juin 2026, à Ouagadougou.

Le projet « La guerre, les femmes et la paix », initié par la compagnie Danthemuz met en lumière des textes d’auteures africaines traduits en trois langues nationales notamment en mooré, dioula et fulfuldé. Il vise à diffuser des messages de résilience et de cohésion sociale à travers les pays membres de la Confédération de l’alliance des Etats du sahel (AES). La compagnie Danthemuz, porteur du projet a remis symboliquement les pièces de théâtre radiophoniques aux radios partenaires pour diffusion sur les antennes locales et communautaires du Burkina Faso, du Mali et du Niger.

Elles ont été écrites par trois auteures qui apportent ainsi leur vision de la situation que traverse l’Alliance des Etats du Sahel (AES) depuis plus d’une décennie à travers des sketches radiophoniques, il s’agit de Habibatou Diarra du Mali avec la pièce « Le rêve qui voulait naître », Natyra Ibrahim du Niger avec « Enfin l’aube » et Rihanata Ilboudo du Burkina Faso avec « Parlons-nous ». Selon le secrétaire général de La compagnie Danthemuz, Vincent Bazié, le projet « La guerre, les femmes et la paix », est né de la nécessité de poursuivre les actions de sensibilisation, malgré les contraintes sécuritaires qui limitent les représentations théâtrales dans certaines localités.

« Nous avons donc réfléchi à un projet capable de toucher les populations autrement, tout en mettant en lumière le rôle des femmes dans les dynamiques de paix », a-t-il poursuivi. Pour lui, cette diffusion régionale permettra de toucher un public diversifié, notamment les populations vivant dans les zones rurales et vulnérables. Le projet a été soutenu par la coopération suisse et financé à hauteur de 7, 97 millions FCFA par le Ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme , à travers le Fonds de développement culturel et touristique (FDCT).

Lancé en décembre 2025, le projet « La guerre, les femmes et la paix », a franchi une étape importante en février 2026 et a permis d’harmoniser les informations et d’engager un travail de lecture et d’adaptation autour de trois œuvres. Le représentant du FBDES-Toogo (Fonds burkinabè de développement économique et social), Sayba Naon, a salué la pertinence de l’initiative et a exprimé sa satisfaction quant aux résultats obtenus. Pour lui, ce travail, en plus de contribuer au des bénéficiaires, motive les partenaires. « Avec des messages d’espoir, de vivre-ensemble et de solidarité, le projet entend ainsi garder la flamme d’un avenir meilleur des peuples des trois pays de l’AES », a conclu la réalisatrice du projet Laure Guiré.

Valentin KABORE (Collaborateur)

5 ans de prison ferme pour un trio de cambrioleurs

D.S et M.K sont accusés de vol aggravé. Les faits ont eu lieu dans la nuit, du 22 au 23 juillet 2025, à Safané. Les accusés étaient face à leurs responsabilités devant la chambre criminelle du Tribunal de grande instance (TGI) de Dédougou, le lundi 22 juin 2026, au premier jour de la session criminelle extraordinaire de l’année de ladite chambre. Tel un ouragan qui (…)

Retrouvez Au coin du palais sur https://www.sidwaya.info/numerique/

Yacouba BELEM

​Gaoua : la Direction régionale de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat de la région de Djôrô a saisi 6000 plaquettes d’œufs impropre à la consommation

Dans le cadre de la lutte contre la fraude et les pratiques commerciales illicites, la Direction régionale de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat de la région du Djôrô, en étroite collaboration avec la Direction régionale de la Police Nationale et celle en charge des Ressources animales, a saisi le vendredi 19 juin dernier une importante quantité d’œufs prohibés provenant d’un pays voisin ayant officiellement déclaré un foyer d’Influenza Aviaire hautement pathogène (grippe aviaire H5N1).

​En plus du risque sanitaire lié à leur origine, ces 5 936 plaquettes, estimées à plus de 13 900 000 FCFA, étaient transportées et stockées dans des conditions totalement inappropriées. À la suite d’une inspection minutieuse menée par la Zone d’Appui Technique de l’Elevage (ZATE) de Gaoua, la marchandise a été déclarée impropre à la consommation. Par conséquent, elle a fait l’objet hier mardi d’une destruction par enfouissement par les services compétents.

​#sidwaya.info

 

Houndé sous les eaux : cinq vies emportées par des pluies dévastatrices

La ville de Houndé, chef-lieu de la province du Tuy dans la région du Guiriko, est en deuil après les fortes pluies qui ont frappé la zone le 23 juin 2026. Selon un communiqué de la mairie publié le 24 juin, des précipitations exceptionnelles de 148 millimètres ont provoqué des inondations dramatiques, causant des pertes humaines et d’importants dégâts matériels.

Le bilan provisoire fait état de cinq corps repêchés : quatre garçons et une fille. Trois des victimes ont déjà été identifiées et rendues à leurs familles pour les funérailles. Les deux autres corps, dont l’identification est en cours, ont été transportés à la morgue du Centre médical avec antenne chirurgicale (CMA) de Houndé.

Face à cette tragédie, les équipes de secours, épaulées par les Forces de défense et de sécurité et plusieurs acteurs locaux, restent mobilisées pour les opérations de recherche, de sauvetage et d’aide aux sinistrés.

Tout en présentant ses sincères condoléances aux familles touchées, le Président de la Délégation spéciale de la commune de Houndé a appelé la population à la plus grande prudence. Il les encourage notamment à éviter les zones dangereuses et à suivre scrupuleusement les consignes de sécurité données par les autorités.

Cette nouvelle catastrophe nous rappelle brutalement les défis auxquels font face plusieurs localités du Burkina Faso en cette saison des pluies, où les épisodes pluviométriques extrêmes exposent les populations aux risques d’inondation et de pertes humaines.

P.O.O.

Collaboration AES- CEDEAO: un document-cadre de négociation en élaboration

Les experts de l’AES se sont réunis à Ouagadougou, le mardi 23 juin 2026, autour d’un atelier d’élaboration d’un document-cadre stratégique en vue des futures consultations entre la Confédération des Etats du Sahel et la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO)

La Confédération des Etats du Sahel (AES) trace peu à peu les pistes de collaboration et d’échanges futurs avec la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO). En effet, le mardi 23 juin dernier, les experts de l’AES, réunis en atelier à Ouagadougou, vont produire au sortir de leur rencontre un document-cadre stratégique en vue des futures consultations entre l’AES et la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

Selon le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères du Burkina Faso, Hermann Yirigouin Toé, il s’agit d’un rendez-vous des experts pour préparer un document fiable sur « l’avenir des rapports futurs et définir la doctrine de négociation » entre la confédération et la CEDEAO. Pour lui, ce document est avant tout la boussole diplomatique de l’AES et vise à déterminer clairement une approche commune pour formaliser les lignes de négociation et d’échange avec la CEDEAO, tout en garantissant la souveraineté et les intérêts supérieurs des populations de l’AES.

Il a précisé que lorsque le Mali, le Burkina Faso et le Niger officialisaient leur retrait de la CEDEAO le 29 janvier 2025, ce n’était pas pour développer une politique isolationniste, mais plutôt pour consolider leur propre union et s’organiser de manière souveraine pour assurer la paix, la sécurité et le développement de leurs Etats. Ainsi, a ajouté Hermann Yirigouin Toé, avec la main tendue de la CEDEAO et la désignation d’un médiateur désigné, il est de bon ton que la confédération prépare le terrain pour les échanges de haut niveau à venir.

Dans un esprit de dialogue constructif

Ainsi, le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères a indiqué que la rencontre va permettre précisément d’identifier les principaux domaines de négociation, évaluer l’impact sur la souveraineté et les populations de l’espace commun, et produire un document-cadre qui va servir de guide dans la démarche des négociations. En effet, l’objectif de cet atelier est de doter la Confédération d’un document de référence stratégique permettant d’orienter les discussions sur les questions d’intérêt commun, notamment l’intégration régionale, la libre circulation des personnes et des biens, la coopération économique, la sécurité régionale ainsi que les mécanismes de concertation entre les deux espaces.

Durant trois jours, les participants examineront les différents axes de coopération et identifieront les priorités stratégiques susceptibles de renforcer les relations entre l’AES et la CEDEAO dans un esprit de dialogue constructif, de respect mutuel et de préservation des intérêts des peuples de la région, comme l’a précisé le chef de la délégation du Niger, l’ambassadeur Ousmane Alhassane. Selon lui, il est nécessaire de mettre sur pied une démarche commune issue des valeurs et des principes de l’AES pour aller vers des négociations bénéfiques pour les communautés de l’espace confédéral.

Aussi, le chef de la délégation des experts venus du Mali, l’ambassadeur Mahamane Maïga, a fait savoir qu’il était nécessaire de disposer d’une feuille de route claire devant permettre aux plus hautes autorités de mener les négociations en toute souveraineté. D’ailleurs, il a précisé que le travail préparatoire qui se fait résulte des instructions et orientations des trois chefs d’Etat de l’AES depuis la rencontre entre les ministres des Affaires étrangères de l’espace confédéral et le président de la commission de la CEDEAO, en mai 2026.

Wanlé Gérard COULIBALY

Colloque sur la musique burkinabè : valoriser la musique nationale pour reconquérir la souveraineté culturelle

Le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a présidé le colloque sur la musique burkinabè, le mardi 23 juin 2026, à Ouagadougou.

La musique burkinabè, riche et diversifiée, demeure peu valorisée malgré son potentiel. C’est pourquoi, le ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, par l’entremise du Centre national des arts, du spectacle et de l’audiovisuel (CENASA) a tenu un colloque sur la question, le mardi 23 juin 2026, à Ouagadougou. La cérémonie a été présidée par le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingwendé Gilbert Ouédraogo. Ce colloque a servi de tremplin pour une réflexion dont l’objectif ultime est l’épanouissement du Burkina à travers le monde.

Pour atteindre cet objectif, trois panels ont été animés. Le premier a abordé la question de la consommation de la musique burkinabè et de son apport à la souveraineté nationale. Le deuxième sur la consommation locale des produits culturels burkinabè, état des lieux, analyse et perspective. Enfin, le troisième s’est appesanti sur les stratégies de positionnement de la musique burkinabè sur les marchés culturels extérieurs. « Consommer la musique produite par nos artistes, c’est soutenir notre économie culturelle, créer des emplois, renforcer notre identité nationale et contribuer à l’indépendance culturelle de notre pays », a souligné le ministre Ouédraogo.

Pour lui, ce colloque, cadre de réflexion, permet d’identifier les obstacles qui limitent encore l’accès et la valorisation des productions culturelles. « Il aide à dégager des pistes d’action concrètes afin que les Burkinabè deviennent plus que jamais les meilleurs ambassadeurs de leur propre culture », a-t-il précisé. Car, il pense que la richesse, la diversité et la qualité de la création musicale burkinabè méritent une reconnaissance continentale et internationale. « Nos artistes disposent du talent nécessaire pour conquérir de nouveaux horizons », foi du ministre. A cet effet, il a invité les acteurs à œuvrer pour une meilleure production, une meilleure structuration du secteur, une professionnalisation continue et une diplomatie culturelle dynamique.

Quant au directeur général du CENASA, Abraham Ouesséna Abassagué, il a souligné que le développement du pays ne se fait pas seulement au niveau économique ni agricole, mais aussi sur le plan culturel. « C’est la culture qui fait qu’on se sent fort, qu’on ait une identité et qu’on veuille la défendre », a-t-il soutenu. Son souhait est qu’à l’issue des panels, des pistes de solutions et d’actions soient dégagées pour être adressées au gouvernement, aux entreprises privées, aux compagnies de transport, aux espaces de loisirs. Le but étant de tendre cette aspiration de la souveraineté culturelle voulue de tous.

Adama SEDGO

Mouniratou OUEDRAOGO

(Stagiaire)

Lutte contre le paludisme saisonnier: la chimio-prévention 2026 débute ce 25 juin

Le secrétariat permanent pour l’élimination du paludisme a animé une conférence de presse sur la campagne de chimio-prévention du paludisme saisonnier plus, édition 2026, dénommée CPS+. Il s’est agi de donner des informations sur les actions à mener, d’indiquer les différentes dates ainsi que les stratégies adoptées pour la réussite de cette campagne.

A l’entame de la saison pluvieuse, comme à l’accoutumée, le secrétariat permanent pour l’élimination du paludisme accorde ses violons pour lutter efficacement contre ce fléau, à travers la campagne de chimio-prévention. Cette chimio-prévention du paludisme saisonnier consiste à administrer gratuitement des médicaments préventifs aux enfants âgés de 3 à 59 mois, afin de les protéger pendant la saison des pluies, période de forte transmission. En prélude à la première campagne qui s’ouvre ce 25 juin, le secrétariat permanent pour l’élimination du paludisme était face aux Hommes de médias, le mardi 23 juin 2026, à Ouagadougou. 

« Pour cette année 2026, près de 5 millions d’enfants seront protégés à travers l’ensemble des passages, dont plus de 1,2 million dès le premier passage prévu, du 25 au 28 juin », a annoncé le secrétaire permanent pour l’élimination du paludisme, Dr. Sidzabda Christian Bernard Kompaoré. Selon lui, ce premier passage va concerner 24 districts sanitaires ayant les plus grandes incidences.  Et les quatre autres passages prévus du 23 – 26 Juillet, du 20-23 Août, du 17- 20 Septembre et du 15-18 octobre 2026 vont intéresser l’ensemble des 70 districts sanitaires.

Avantages de la chimio-prévention

M. Kompaoré a expliqué que pour atteindre tous les enfants, deux stratégies sont développées à savoir, la stratégie porte-à-porte et la stratégie fixe. Toutefois, il a indiqué qu’une autre approche complémentaire est aussi mise en œuvre dans les régions de Djôro et Tannouyan qui est la stratégie fixe avancée qui consiste à offrir le paquet de la CPS+ aux enfants cibles, à travers des sites plus proches des populations situés dans les quartiers ou secteurs d’un village ou d’une ville. « Les avantages de cette chimio-prévention sont importants avec une réduction d’environ 75 % des cas de paludisme chez les enfants dans des conditions optimales et une diminution des formes graves ainsi que des cas de décès », a fait savoir le secrétaire permanent pour l’élimination du paludisme.

De ce fait il a invité les parents à présenter tous les enfants éligibles aux distributeurs communautaires, afin qu’aucun enfant ne soit laissé pour compte.  L’efficacité de la CPS+ reposant en grande partie sur la bonne administration des médicaments, M. Kompaoré a également exhorté les parents et les gardiens d’enfants à veiller au respect strict des trois jours de prise de médicaments à chaque passage.

Les médicaments sont uniquement préventifs

En effet, une prise incomplète ou incorrecte réduit considérablement l’efficacité de la protection. Cependant, le secrétaire permanent pour l’élimination du paludisme a souligné que ces médicaments sont préventifs et ne remplacent pas le traitement en cas de maladie. « Un enfant malade n’est pas éligible au CPS+ », a-t-il averti. Aussi, M. Kompaoré a souligné que depuis quelques années, la CPS a évolué vers une approche intégrée. Ainsi, en plus de l’administration des médicaments, la campagne intègre notamment le dépistage de la malnutrition aiguë, la recherche des enfants non à jour de leur vaccin antipaludique, la prise en charge communautaire des enfants fébriles, ainsi que l’identification et la destruction des gîtes larvaires. Pour lui, cette dernière composante est essentielle, car, en éliminant les eaux stagnantes et autres lieux de reproduction des moustiques, les communautés contribuent directement à réduire la transmission du paludisme.

Quel bilan faites-vous de la campagne précédente ? quels sont les moyens mis à votre disposition pour l’édition 2026 ? Quels sont vos défis ?

Bilan 2025 satisfaisant

A ces questions, le conférencier a fait savoir que le bilan 2025 a été satisfaisant avec une réduction des cas de paludisme à 75%. « 21 districts ont bénéficié de 5 passages et 41 sur les 70 districts sanitaires ont reçu 4 passages. La campagne a atteint 94% de la cible. Le dépistage de la malnutrition ainsi que la destruction des gites larvaires ont enregistré une couverture de 73%. 7 millions de cas ont été enregistrés en 2025 contre 10 millions, soit une réduction de 3 millions de cas, avec moins de 2000 cas de décès chez les enfants », a rapporté Dr. Sidzabda Christian Bernard Kompaoré.  Il a ajouté qu’aux côtés de ses partenaires, l’Etat burkinabè a mobilisé 5 milliards F CFA pour lutter contre le paludisme en 2026 et plus de 2 milliards FCFA sont consacrés à la CPS. Pour ce qui concerne les défis, le chef de département prévention médicamenteuse de prise en charge, Dr Ousseni Ouédraogo, a cité le maintien de la qualité de la CPS+, l’observance des trois prises des médicaments par les enfants. C’est pourquoi, il a déploré la négligence de certains parents dans le respect de l’administration des produits aux enfants. Parmi les difficultés rencontrées les conférenciers ont cité l’inaccessibilité de certaines zones.

Kadi RABO

Tribunal de grande instance Ouaga 2 : 300 dossiers à juger en citation directe

Le tribunal de grande instance Ouaga 2   tient une session extraordinaire de citation directe du 22 juin au 27 juillet 2026 à Ouagadougou.

Pour désengorger au maximum les dossiers au rôle de citations directes, le Tribunal de grande instance (TGI) Ouaga 2   organise, une session extraordinaire du 22 juin au 27 juillet 2026, à Ouagadougou. Dans ce tribunal, en termes de dossiers en attente de jugement, les préoccupations majeures tournent autour du rôle de citations directes parce qu’en matière de flagrance ou de rôle criminel, il y a moins de dossiers dans les tiroirs. Ces citations directes concernent des infractions comme des coups et blessures volontaires, des atteintes à l’honneur, à la dignité et à la vie privée.

Selon le procureur du Faso près du TGI   Ouaga 2, Prosper Lafama Thiombiano, en citation directe, le rôle s’établi autour de 300 dossiers. A l’entendre, cela veut dire qu’il y a énormément de justiciables qui attendent le traitement judiciaire de leur dossier. Ainsi pour lui, c’est une bonne occasion avec l’appui du ministère qui permet d’étaler un calendrier extraordinaire de jugement de ces dossiers aidant d’enrôler précisément 164 dossiers qui représentent   60 % de l’ensemble. « Cela intervient à l’orée des vacances judiciaires et vous savez que les vacances judiciaires sont une occasion d’engorgement davantage de nos rôles. Donc, si nous avons l’occasion de juger plus de 60 % de ce rôle-là, c’est sûr qu’avec ce qu’on va enregistrer   à l’occasion des vacances judiciaires, à la rentrée, nous pouvons avoir un rôle suffisamment allégé et nous pensons que c’est gage d’une justice efficace et diligente qui donne satisfaction aux judiciaires et permet une plus grande efficacité de la justice et de la chambre pénale », a expliqué le procureur.

En outre, pour camarade Thiombiano, l’objectif de l’opération est de satisfaire, situer les justiciables sur leurs attentes en ce qui concerne les dossiers en justice et permettre à l’institution d’être plus efficace dans l’intérêt de la justice burkinabè. Aussi, de son avis, le rôle de citation directe concerne en réalité les dossiers dans lesquels, les prévenus ne sont pas détenus. Ils sont en liberté, attendant qu’on programme les dossiers pour comparaitre librement.  Par ailleurs, il a appelé tous les justiciables concernés à consulter les rôles qui sont affichés au niveau de la juridiction pour être à l’audience. L’avocat au barreau du Burkina et membre du conseil de l’Ordre des avocats, Me Bertin Kienou, pour sa part, a apprécié positivement cette initiative du TGI Ouaga 1.

« Il est vraiment intéressant lorsque la juridiction elle-même prend l’initiative d’organiser des sessions extraordinaires afin de pouvoir vider des   dossiers », a-t-il dit. Il a poursuivi que pour les avocats, le délai raisonnable est un des principes essentiels du procès équitable. Ainsi, le fait de pouvoir tenir les audiences, rendre les jugements dans un délai raisonnable est vraiment l’une des luttes que le barreau mène depuis longtemps. Cette initiative traduit une volonté forte du ministère de la justice d’accélérer le traitement des affaires pénales, de réduire les délais de jugement et de garantir aux justiciables une réponse judiciaire plus rapide et plus efficace.

Evariste YODA

70 ans de relations sino-africaines: pour une communauté d’avenir partagé

Dans le cadre des activités marquant la commémoration des 70 ans de relations entre la Chine et l’Afrique, un séminaire a été organisé, le mercredi 18 juin 2026 à Pékin en Chine sur le thème : « 70 ans de relations diplomatiques sino-africaines et sino-arabes, bâtir ensemble une communauté d’avenir partagé ».

L’année 2026 marque le 70e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre la République populaire de Chine et l’Afrique. L’excellence de ces relations a une fois de plus été magnifiée lors d’un séminaire organisé par le ministère des Affaires étrangères de Chine et l’institut chinois d’études internationales, le mercredi 18 juin 2026 à Pékin en Chine. « Malgré l’épreuve du temps, la Chine et les Etats africains se tiennent toujours côtes à côtes donnant l’exemple d’une amitié fondée sur la sincérité », a souligné le vice-ministre chinois des Affaires étrangères, Miao Deyu. Entrée dans l’ère nouvelle, les relations sino-africaines ont fait selon lui un grand bond et sont entrées dans la meilleure période de leur histoire.

« Les dix actions de partenariat entre les deux parties avancent de manière coordonnée tandis que l’esprit d’amitié et de coopération sino-africaine s’enracine progressive- ment dans les cœurs », a-t-il apprécié. Pour lui, la coopération sino-africaine constitue la force motrice principale de l’émergence collective et solidaire du sud global donnant l’exemple de la construction d’une communauté d’avenir partagé pour l’humanité. Et si cette amitié se renforce au fil du temps, c’est parce que les deux parties, de l’avis du vice-ministre chinois, poursuivent le respect mutuel et l’égalité et donne l’exemple d’une coopération sincère et amicale.

« Elles poursuivent la solidarité, se soutiennent l’une et l’autre sur la voie du développement », a-t-il salué. Toutefois, face aux différents changements dans le monde, Miao Deyu a appelé les pays africains à travailler avec la Chine pour injecter des énergies positives de stabilité, de prospérité et de développe-ment au monde. « Il nous faut approfondir la confiance mutuelle et renforcer l’échange d’expériences entre nos différents pays », a-t-il préconisé. Il a également appelé à un approfondissement des échanges humains et culturels entre les deux parties.

« La Chine et l’Afrique ont des civilisations anciennes et splendides. Il nous faut approfondir le dialogue des civilisations, construire une architecture d’échanges diversifiée et inclusive afin de trouver des solutions aux problèmes dans notre histoire et dans notre riche civilisation », a-t-il soutenu.

Des résultats concrets

Pour le Représentant permanent de l’Union africaine (UA) auprès de la République populaire de Chine, Alhaji Sarjoh Bah, le 70e anniversaire des relations sino-africaines est plus qu’une simple commémoration d’étapes diplomatiques marquantes. « C’est la célébration d’une relation forgée par l’histoire, éprouvée par l’adversité et sans cesse renouvelée par la solidarité, le respect mutuel et la poursuite d’un progrès partagé », a-t-il déclaré.

A l’entendre, l’évolution des relations sino-africaines démontre ce qui est possible de réaliser lorsque les partenariats reposent sur l’égalité souveraine, la non-ingérence, l’intérêt mutuel et le respect des choix de développement des Nations. L’une des manifestations institutionnelles majeures de cette évolution reste, selon lui, la création du Forum sur la coopération sino-africaine (FOCAC). « Le FOCAC a transformé une amitié de longue date en un cadre organisé et axé sur les résultats, propice au dialogue collectif et à la coopération concrète.

Grâce au FOCAC, les engagements se traduisent de plus en plus par des résultats concrets dans les domaines des infrastructures, de la connectivité des transports, de l’énergie, de l’agriculture, de la santé publique, des sciences et technologies, de l’éducation, du développement des compétences et de la formation du capital humain », a-t-il apprécié.

De son avis, la tâche stratégique qui attend la Chine et l’Afrique ne consiste pas simplement à préserver ce qui a été accompli, mais à approfondir la mise en œuvre, à renforcer l’appropriation africaine et veiller à ce que la coopération engendre une transformation durable. Pour sa part, l’UA reste déterminée aux dires de son Représentant permanent, à œuvrer avec la Chine, les Etats membres africains et tous ses partenaires pour bâtir un avenir pacifique, juste et prospère, ainsi qu’une véritable communauté d’avenir partagé pour l’humanité.

Nadège YAMEOGO

Mémorial Thomas-Sankara: les ministres chargés du Commerce de l’AES ravivent leurs convictions révolutionnaires

Les ministres du Commerce et de l’Industrie des pays de la Confédération des Etats du Sahel (AES) ont visité dans la matinée du mardi 16 juin 2026, à Ouagadougou, le Mémorial Thomas-Sankara.

Présents à Ouagadougou, dans le cadre des travaux d’accélération du processus d’intégration économique au sein de l’espace de la Confédération des Etats du Sahel (AES), les ministres chargés du Commerce et l’Industrie du Mali et du Niger ont mis à profit leur séjour pour visiter, ce mardi 16 juin, le Mémorial Thomas -Sankara. Accompagnés sur ce lieu emblématique par leur homologue du Burkina Faso, Serge Gnaniodem Poda, ils ont pu découvrir la statue du père de la Révolution d’août 83, son bureau, ses objets de travail, sa jeep de commandement militaire, ainsi que le Mausolée où il se repose avec ses 12 compagnons d’infortune du 15 octobre 1987.

A chaque étape, le guide touristique du jour a apporté des explications et éclairages sur l’histoire du capitaine Thomas Sankara, sa formation militaire, ses responsabilités politiques, ses combats idéologiques et le projet d’infrastructures destiné à perpétuer sa mémoire et ses idéaux. Au sortir de la visite, le ministre du Commerce et de l’Industrie du Niger, Abdoulaye Seydou, a déclaré que c’est pour eux, un sentiment de plaisir de voir la mémoire de Thomas Sankara réhabilitée. « Aujourd’hui, c’est une fierté de voir son héritage assumé par les autorités burkinabè, dans toute son essence.

Visiter ce site ne fait que renforcer davantage notre conviction dans la démarche révolutionnaire et souverainiste empruntée par nos trois leaders de l’AES », s’est-il réjoui. Le ministre chargé du Commerce du Mali, Moussa Alassane Diallo, a soutenu que Thomas Sankara avait fait le choix de se sacrifier pour éclairer la conscience de toute l’Afrique afin que le peuple africain puisse prendre son destin en main. Vers l’intégration de l’idéal Sankara dans les systèmes éducatifs A son avis, dans le sillage des réformes du système éducatif dans les trois pays, la vie de Sankara, sa politique, son idéologie, doivent être prises en compte et enseignée dans les écoles primaires, secondaires et les universités.

A l’en croire, les acteurs n’auront qu’à faire appliquer ce que Sankara a eu à concevoir comme politique. « Au niveau de l’AES, nous sommes déjà dans cette dynamique. En moins de cinq ans, les résultats engrangés au Burkina, au Mali et au Niger, en termes de développement socio-économique, sont satisfaisants. Aussi, nos armées sont devenues puissantes. En dépit des multiples défis, elles engrangent des résultats immenses », a-t-il étayé. Selon le ministre nigérien chargé du Commerce, cette campagne « Ma brique pour Sankara » doit bénéficier de la mobilisation de tous.

« Ce projet du mémorial Thomas-Sankara est à un niveau d’exécution de 10%. C’est pour nous l’occasion de lancer un appel aux peuples de l’AES en premier lieu et au peuple africain qui aspire à une Afrique digne, libre, souveraine, d’apporter leurs contributions pour que ce projet puisse se réaliser », a-t-il lancé. Pour le ministre Abdoulaye Seydou, l’Etat burkinabè a déjà pris l’engagement de financer 60% du budget et le reste du financement doit être assuré par le peuple.

« Lors du lancement du projet en 2017, l’ancien Président ghanéen, Jerry John Rawlings, nous disait qu’il pouvait être construit par des gens riches, mais nous ne voulons pas de cette approche, car Sankara est un homme du peuple. Nous voudrions que le peuple africain finance lui-même ce Il a, par ailleurs, félicité leur homologue, Serge Gnaniodem Poda, pour cette opportunité qui leur a été donnée de venir raviver leurs convictions militantes, panafricaines et révolutionnaires.

Adama SAWADOGO

Gloria BEOGO (Stagiaire)