Les participants au programme 2026 du Centre international de presse et de communication (CIPCC) ont visité l’Ecole du Parti du Comité central du Parti communiste chinois (PCC) le jeudi 18 juin 2026 et échangé avec des responsables du parti.
Peu de partis dans le monde peuvent se targuer d’avoir une histoire aussi longue et une période ininterrompue de gouvernance de l’Etat comme le Parti communiste chinois (PCC). Au pouvoir depuis 1949, la qualité de la gouvernance du PCC est sans doute le résultat de l’excellente formation dont bénéficie ses membres. Ministres, gouverneurs, maires de grandes villes, patrons d’entreprises publiques, responsables universitaires ou encore haut gradés de l’armée sont tous passés par l’école du parti à un moment de leur carrière. Créée en 1933, l’Ecole du Parti du Comité central du PCC constitue le principal vivrier de formation des cadres politiques du pays. Chaque année, des milliers de responsables y suivent des sessions de perfectionnement pour renforcer leurs compétences en gouvernance, administration publique et gestion stratégique. « Chaque année, nous formons entre 20 000 et 30 000 cadres « , a indiqué le professeur Xie Chuntao, Vice-président chargé du travail quotidien de l’Ecole et membre du Comité central du PCC.
Ayant passé sept ans à vivre et à travailler dans un village pauvre de la province du Shaanxi, le président Xi Jinping s’est fixé pour objectif de veiller à ce que les gens aient suffisamment à manger et mènent une vie meilleure
Mais le rôle de l’Ecole du Parti du Comité central du PCC ne se limite pas à la formation des cadres. Elle joue également d’autres rôles importants telle que l’innovation théorique du parti qui consiste principalement à l’étude la pensée directrice du parti. Depuis le XVIIIe Congrès national du PCC, les communistes chinois représentés principalement par Xi Jinping ont persisté à combiner les principes fondamentaux du marxisme avec la réalité concrète de la Chine ainsi qu’avec l’excellente culture traditionnelle chinoise. Ils ont ainsi créé la pensée de Xi Jinping sur le socialisme à la chinoise de la nouvelle ère. Cette pensée constitue l’essence de la culture chinoise et de l’esprit chinois à notre époque, et marque une nouvelle avancée dans la sinisation du marxisme. « Nous nous efforçons de couvrir tous les membres du parti dans notre travail de diffusion et même d’atteindre les citoyens ordinaires. Nous nous efforçons aussi de parvenir à l’unité de pensée de tout le parti et de tout le peuple et d’adopter l’unité politique et d’action », a assuré Xie Chuntao. On peut dire que c’est une expérience réussie car le PCC, au pouvoir depuis 1949 a su faire preuve d’un bon leadership, rassemblant le peuple autour d’un idéal commun qui est le renouveau de la Nation chinoise.
L’école du parti du Comité central du PCC est restée fidèle à sa devise « Rechercher la vérité dans les faits, éviter les discours creux » établie en 1941 par Mao Zedong
L’École du Parti du Comité central du PCC adhère donc à la pensée de Xi Jinping sur le socialisme à la chinoise de la nouvelle ère comme principe directeur. Elle améliore continuellement la qualité de l’enseignement et de la recherche, renforce la construction des think-tanks, et apporte des contributions positives au développement de la pensée théorique du Parti, à la formation des cadres, au développement de la philosophie et des sciences sociales à la chinoise, ainsi qu’à l’édification intégrale de la société de moyenne aisance et à la modernisation à la chinoise.
« L’État, c’est le peuple, et le peuple, c’est l’État”
Le professeur Xie Chuntao, membre du Comité central du PCC : “Si nous ne sommes pas au service du peuple, alors celui-ci n’a aucune raison de nous soutenir”
La troisième fonction importante de l’école est la Recherche en philosophie et sciences sociales. Le président chinois Xi Jinping, qui a été président de l’école du parti de 2007 à 2012 a proposé de construire une philosophie et des sciences sociales à la chinoise. « Il nous a demandé de nous baser sur la culture traditionnelle chinoise exceptionnelle, les valeurs chinoises, les institutions fondamentales chinoises et nos expériences réussies pour construire une philosophie et des sciences sociales à la chinoise. Il faut utiliser cette philosophie et ces sciences sociales pour éduquer et influencer nos jeunes à cet égard. Notre école a une responsabilité importante », a avoué Xie Chuntao.
L’école du parti communiste constitue par ailleurs un laboratoire d’idées de haut niveau. « Nos enseignants ainsi que nos stagiaires font des recherches. Nos résultats de recherche de valeur sont soumis aux dirigeants du comité central du PCC. Certains résultats ont reçu leur attention et certains de nos sujets sont même devenus des politiques du parti et de l’Etat », a fait savoir Xie Chuntao.
Depuis sa création, l’Ecole du Parti du Comité central du PCC a apporté des contributions significatives au maintien de la ligne idéologique du Parti et à l’innovation théorique du Parti. Elle a joué un rôle majeur dans le développement des causes du Parti et du peuple, en particulier dans l’avancement de la réforme et de l’ouverture. Elle est restée fidèle à sa devise « Rechercher la vérité dans les faits, éviter les discours creux » établie en 1941 par Mao Zedong qui a aussi dirigé l’école du parti.
L’objectif fondamental du PCC est de servir le peuple. « Le président Xi Jinping répète souvent à nos responsables et cadres du Parti que nous devons placer notre peuple au cœur de nos préoccupations. Nous devons nous efforcer de répondre à toutes sortes de demandes émanant du peuple », a déclaré le professeur Xie.
Pour les responsables du PCC, la légitimité du gouvernement dépend de sa capacité à servir les citoyens. « L’État, c’est le peuple, et le peuple, c’est l’État”, rapelle fréquemment le président Xi Jinping aux membres du parti. “Si nous ne sommes pas au service du peuple, alors celui-ci n’a aucune raison de nous soutenir », a déclaré le professeur Xie. L’objectif ultime de la gouvernance est d’améliorer la vie des citoyens ordinaires. Selon le professeur Xie, cette philosophie a guidé bon nombre des principales décisions politiques de la Chine au cours de la dernière décennie.
L’un des exemples les plus marquants est la lutte contre la pauvreté qui a constitué une priorité pour le président Xi Jinping dès son accession au pouvoir. Le pays a massivement investi dans les infrastructures, l’éducation, les soins de santé et le développement rural dans le cadre de ses efforts visant à améliorer le niveau de vie.
Donner la priorité aux citoyens
Le professeur Xie a expliqué que l’engagement du président Xi en faveur de la réduction de la pauvreté découle en partie de son expérience personnelle. Adolescent, Xi Jinping a passé sept ans à vivre et à travailler dans un village pauvre de la province du Shaanxi. « Il a mentionné à de nombreuses reprises que c’est depuis lors qu’il s’est fixé pour objectif de veiller à ce que les gens aient suffisamment à manger et mènent une vie meilleure », a déclaré le professeur Xie.
Les journalistes ont accordé un grand intérêt aux échanges avec les responsables du PCC et ont posé des questions afin de mieux apprendre sur le parti
Au-delà de la lutte contre la pauvreté, le principe de donner la priorité aux citoyens se reflète également dans la campagne anticorruption menée par la Chine. Le professeur Xie a souligné que le président Xi considérait la corruption comme une menace directe pour la confiance du public et le développement national. « Si l’on ne s’attaque pas à la corruption, les gens finiront par tourner le dos au parti », a-t-il déclaré. C’est pourquoi, des mesures fortes sont prises au sein du parti contre certains mauvais comportements tels que le détournement des ressources publiques, le gaspillage et l’abus de pouvoir. « Le président Xi Jinping, dès sa prise de pouvoir a pris des dispositions fortes au sein du parti afin de bannir toute forme de corruption et garantir une bonne image auprès de la population. On peut dire sans risque de se tromper que le PCC bénéficie à plus de 90% d’une très bonne audience auprès du peuple chinois », a souligné le professeur Xie Chuntao.
Ne perdant pas de vue son objectif fondamental qui est de servir le peuple, le PCC travaille à assurer le développement économique du pays contribuant ainsi à améliorer le niveau de vie de la population. « Depuis cinq années, même si nous avons été confrontés à plusieurs défis tels que la pandémie du covid, le taux de croissance du PIB est aussi impressionnant. Depuis maintenant, le PIB a atteint plus de 140 000 milliards de RMB », a apprécié le représentant du PCC. Au regard de la stabilité et des résultats concrets engrangés par le PCC depuis son accession au pouvoir, on peut dire sans risque de se tromper que la Chine a su trouver le type de gouvernance qui lui conviens et qui répond aux aspirations de son peuple.
Le Cabinet OROGNA CONSULTING, spécialisé dans les solutions de Ressources Humaines, lance un recrutement pour le compte d’une entreprise évoluant dans le secteur du Bâtiment et des Travaux Publics (BTP) basée à Ouagadougou. Dans le cadre du renforcement de ses capacités opérationnelles et managériales, cette entreprise recherche cinq (05) cadres qualifiés pour intégrer ses équipes.
Le Premier ministre de la République du nigerienne, Ali Mahamane Lamine Zeine, a reçu, ce mercredi 24 juin 2026 à Niamey, les ministres en charge des Finances et des Mines du Burkina Faso et du Mali, en compagnie de leurs homologues nigériens chargés des Affaires étrangères et du Pétrole.
Il s’agit du Dr Aboubakar Nacanabo, ministre de l’Économie et des Finances du Burkina Faso, de Yacouba Zabré Gouba, ministre de l’Énergie, des Mines et des Carrières du Burkina Faso, de Alousseini Sanou, ministre d’État, ministre de l’Économie et des Finances du Mali et du Pr Amadou Keïta, ministre des Mines du Mali.
Notons que le Burkina Faso, le Mali et le Niger forment la Confédération des États du Sahel (AES). Ces États entendent unir leurs efforts afin de promouvoir un développement intégré de l’espace communautaire.
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Sources: Agence nigérienne de presse
L’adoption, le samedi 20 juin 2026, par l’Assemblée législative du peuple (ALP) de la loi relative aux libertés religieuses constitue bien plus qu’une simple réforme juridique. A y voir de près, elle traduit la volonté des autorités burkinabè de répondre à une question devenue sensible dans un contexte marqué par l’insécurité et les mutations sociales. Il s’agit de savoir comment garantir pleinement la liberté de religion sans compromettre la cohésion nationale ? Depuis toujours, le Burkina Faso a été cité en exemple pour la qualité de la coexistence entre les différentes communautés religieuses.
C’est connu de tous. Chrétiens, musulmans et adeptes des religions traditionnelles ont longtemps vécu dans un climat de respect mutuel qui a contribué à la stabilité du pays. Cette réalité demeure une richesse nationale qu’il convient de préserver. Cependant, les évolutions observées ces dernières années ont mis en lumière de nouveaux défis. La progression des discours extrémistes dans certaines régions du monde, l’utilisation croissante des réseaux sociaux comme outils de radicalisation, ainsi que la multiplication de messages de haine ou d’intolérance ont montré que les équilibres sociaux les plus solides ne sont jamais définitivement acquis. Le Burkina Faso, confronté à la menace terroriste depuis plusieurs années, ne saurait ignorer ces risques.
C’est dans ce contexte que la nouvelle législation prend tout son sens. Contrairement à certaines inquiétudes qui pourraient émerger, le texte ne remet pas en cause le principe fondamental de la liberté religieuse consacré par la Constitution. Il cherche plutôt à définir les limites nécessaires à son exercice lorsque celui-ci entre en conflit avec l’ordre public, la sécurité ou les droits d’autrui. L’encadrement des prédications, la lutte contre les discours incitant à la haine, l’exigence de transparence dans le financement des organisations religieuses ou encore la réglementation de l’ouverture des lieux de culte s’inscrivent dans cette logique de prévention.
Dans un environnement, où les mouvements extrémistes exploitent souvent les failles institutionnelles pour diffuser leurs idéologies, l’Etat estime qu’une plus grande vigilance est devenue indispensable. Toutefois, l’efficacité d’une telle loi ne se mesurera pas uniquement à la rigueur de ses dispositions. L’un des principaux mérites de cette réforme réside dans la démarche qui a précédé son adoption. Les consultations menées avec les responsables religieux, les experts et les institutions concernées témoignent à souhait d’une volonté de construire un consensus autour d’une question particulièrement sensible. Cette approche participative constitue, il faut le dire, un gage de légitimité et favorise l’adhésion des acteurs concernés.
Au-delà des aspects techniques, cette loi rappelle que la liberté religieuse n’est pas seulement un droit individuel. Elle est également une responsabilité collective. Dans une société confrontée à de multiples défis, les religions ont un rôle essentiel à jouer dans la promotion de la paix, de la tolérance et du vivre-ensemble. C’est cela dont chaque Burkinabè a besoin. Cela, afin de contribuer à la consolidation de l’un des fondements les plus précieux de la Nation burkinabè qu’est l’harmonie entre les croyances au service de l’unité nationale.
La première édition des journées scientifiques de la Police nationale se tient du 24 au 26 juin 2026 à Ouagadougou. L’objectif est de réfléchir à des solutions endogènes pour renforcer l’efficacité des forces de sécurité face au terrorisme et à la criminalité organisée.
Pour faire face à la menace terroriste et la criminalité liée aux nouvelles formes de délinquance, les méthodes classiques d’intervention doivent être renforcées par des approches fondées sur la science et la technologie. Fort de cette vision, le ministère de la Sécurité organise les journées scientifiques de la police nationale pour la première fois, du 24 au 26 juin 2026 à, Ouagadougou. Placé sur le thème : « Sciences, innovation et souveraineté technologique : quels leviers pour une police moderne et plus efficace ?» L’événement se veut un cadre de mutualisation des intelligences pour des actions de police plus efficientes.
Au cours des journées scientifiques de la police nationale, plusieurs communications vont être présentées. L’une d’elles va porter sur « la valorisation des résultats de la recherche scientifique au profit de la sécurité des personnes et des biens : articulation entre universités, centres de recherche et forces de sécurité » et une autre sur « l’innovation technologique endogène : Comment les startups et les industries locales peuvent-elles réinventer les équipements de terrain et la logistique des forces de sécurité ? ». Selon le ministre de la Sécurité, Mahamoudou Sana, la police scientifique doit désormais occuper une place centrale dans cette nouvelle dynamique.
« Elle ne saurait être un simple service d’appui. Elle doit devenir un maillon vivant et déterminant de l’action policière, capable de soutenir l’enquête, d’orienter la décision opérationnelle et de renforcer l’efficacité de la réponse sécuritaire », a-t-il déclaré. En outre, de l’avis du ministre de la Sécurité, l’exploitation des données, l’intelligence artificielle, les systèmes d’information sécurisés, les technologies de surveillance et les outils numériques constituent des atouts pour une police moderne.
Il a ajouté que leur maîtrise participe directement à la réalisation de l’ambition de construire une sécurité souveraine, intelligente et visionnaire du Burkina Faso. « Cette ambition rejoint les objectifs de la réforme de la police de proximité qui vise à améliorer durablement la qualité du service public de sécurité, renforcer la confiance de la population et accroître la performance opérationnelle de nos forces », a renchéri Mahamoudou Sabna.
Répondre efficacement aux défis sécuritaires
Le ministre de la Sécurité a également fait savoir que la souveraineté technologique se construit par l’investissement dans le capital humain, la recherche appliquée, l’innovation locale et le développement de partenariats solides entre les acteurs de la sécurité et le monde académique. Pour le parrain de ces journées scientifiques, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Adjima Thiombiano, cette activité représente une réelle opportunité pour que la science chemine à côté de la sécurité afin de répondre aux aspirations profondes de la société.
« Il est plus que temps que les chercheurs, les enseignants-chercheurs et tous les autres acteurs, puissent travailler main dans la main avec la sécurité pour relever les nouveaux défis du moment », a-t-il déclaré. Adjima Thiombiano a invité tout le monde de la recherche scientifique, de l’innovation et de la technologie à faire le déplacement de l’École nationale de police pour comprendre les défis sécuritaires du moment, mais surtout mesurer leur apport pour pouvoir véritablement permettre au peuple burkinabè de retrouver la paix et la sécurité.
Le directeur général de la Police nationale, Thierry Dofizouho Tuina, a salué ces la tenue de ces journées, parce que l’institution doit s’arrimer à la révolution scientifique et technologique afin d’en tirer des moyens pour répondre efficacement aux défis sécuritaires. Il a déclaré que les recommandations issues des journées scientifiques de la Police nationale serviront de feuille de route pour la modernisation technologique de l’institution policière, face à l’urgence d’adapter les réponses opérationnelles aux évolutions de la menace.
En présentant, par la bouche d’un député européen, le Burkina Faso comme un « État failli » au plan sécuritaire sous le joug d’un « régime autocratique » où les « sanctuaires terroristes disposant d’armes de toutes natures prolifèrent », l’Union européenne prépare des interventions militaires musclées contre nos Etats sous le couvert de la « légitime défense ». En effet, sous le vocable d’armes de toutes natures, les « experts militaires occidentaux » en sont venus à y inclure, les missiles balistiques de longue portée, capables de porter des coups meurtriers aux capitales européennes, à partir de l’un quelconque de nos pays.
C’est ainsi qu’il est de plus en plus courant d’entendre les éditorialistes français évoquer cette hypothèse et la nécessité d’y mettre fin à titre « préventif ». A l’instar de la technique usitée par le Président américain George Bush Junior pour détruire l’Irak de Saddam Hussein qui commençait à devenir une vraie menace pour l’État hébreu. Il s’agit de trouver un alibi bâti sur la légitime défense pour attaquer nos pays. Derrière ces prétextes, se cachent comme à l’accoutumée le désir de nous maintenir sous leur joug séculaire et de tirer tous les profits découlant de cet assujettissement.
La volonté souverainiste enclenchée par nos pays, ne dessert pas uniquement la France, mais l’Europe entière dont l’équilibre énergétique dépend en grande partie de l’uranium nigérien et qui a besoin de nos ressources en or et minéraux précieux pour faire face aux autres grandes puissances à savoir la Russie, la Chine et les États-Unis qui la considère désormais comme un boulet au pied . Derrière les diatribes verbales récurrentes se cache une campagne de conditionnement de l’opinion publique internationale pour justifier cette forfaiture en gestation. Après les organismes prétendument défenseurs des droits de l’homme, place est faite donc aux politiques pour donner plus de « respectabilité » à ces thèses saugrenues et tirées par les cheveux.
Et , comme c’est une question de survie,il faut aller chercher le diable partout, même dans un bénitier. Impératif de survie,car, la France pour ne citer qu’elle est en passe de rejoindre le rang des pays pauvres très endettés selon les standards même des institutions de notation occidentales . Le taux de suicide qui atteint des proportions inquiétantes dans le pays est illustratif de sa déliquescence économique et sociale. Le monde agricole est la principale cible de cette pauvreté surtout depuis la signature des accords du Mercosur qui a acté son acte de décès futur . Le secteur industriel n’est pas mieux loti avec la concurrence des produits chinois qui dictent leur loi sur le marché.
Et, comme Trump a porté le coup de grâce au secteur des sirupeux et des produits de luxe avec des droits de douane exorbitants,seules les guerres de prédation peuvent redonner vie au coq gaulois. D’où ces manœuvres terrestres, aériennes et navales observées à nos frontières respectives et que les autorités nigériennes viennent de dénoncer récemment. Il faudrait cependant aller au-delà des condamnations de principe pour se préparer à tous les niveaux afin de faire face à cette guerre impérialiste que le Président du Faso, Ibrahim Traoré, a si bien nommée l’hiver noir. L’heure n’est plus à la tergiversation et la mobilisation doit être maximale car l’honneur,la dignité et la survie de nos Etats est à ce prix. Quand l’homme refuse, il dit non !
A la suite de la résolution du Parlement européen sur le Burkina Faso, le gouvernement a adressé une note verbale aux institutions européennes compétentes, dans laquelle, il a exprimé « sa vive indignation » et rappelé le principe de non-ingérence dans les affaires internes d’un État souverain.
A Ouagadougou, le long des barrages ou dans les bas-fonds sont souvent exposés soigneusement dans des contenants en plastique, des milliers de jeunes plants. Ils sont arrosés avec minutie par des hommes et des femmes aux gestes précis et à l’abri des regards. Ce sont des pépiniéristes dont le métier reste largement méconnu du grand public. Le président du conseil d’administration de la faitière des sociétés coopératives des pépiniéristes et paysagistes du Burkina Faso, Tasséré Amos Tièmtoré, fait un décryptage des défis à relever et des opportunités à saisir.
Chaque matin, avant même le lever du soleil, ils sont déjà à l’œuvre à Ouagadougou. Arrosoir à la main, ils veillent sur des milliers de jeunes plants à travers la capitale avec l’espoir qu’ils devien-dront un jour des manguiers, des flamboyants, des neems ou encore des bougainvilliers. Ces hommes et ces femmes, appelés pépiniéristes, exercent un métier noble mais souvent méconnu. Tasséré Amos Tièmtoré est le président du conseil d’administration de la faîtière des sociétés coopératives des pépiniéristes et paysagistes du Burkina Faso.
Il confie que son métier consiste à produire des plants et à les vendre au public. En plus des arbres fruitiers, les pépiniéristes produisent également des fleurs et des plantes ornementales qui contribuent à l’embellissement des maisons. Installés généralement à proximité des points d’eau, ils jouent un rôle essentiel dans le verdissement des espaces urbains. Tasséré Amos Tièmtoré relève qu’à Ouagadougou, on dénombre près de 20 sociétés coopératives regroupant environ 1 500 pépiniéristes, tandis que leur effectif est estimé à près de 5 000 sur l’ensemble du territoire national.
Il avise que l’activité est lucrative. « C’est un métier qui nourrit son homme. Les recettes tirées de la vente des plants permettent aux producteurs de prendre en charge les besoins de leurs familles, notamment l’alimentation, les soins et la scolarisation des enfants », se réjouit-il. Si ce métier permet à des milliers de familles de subvenir à leurs besoins, il traverse néanmoins aujourd’hui une période difficile marquée par les réaménagements urbains et le déplacement de nombreux sites de production. En effet, ces pépiniéristes exercent dans des conditions souvent précaires, installés sur des sites provisoires, sans véritable sécurité foncière et exposés aux aléas des aménagements urbains.
A Ouagadougou, où plusieurs chantiers de réhabilitation ont entraîné le déplacement de nombreuses pépinières, ces acteurs de l’économie verte tentent de préserver leur activité, entre résilience, solidarité et espoir de lendemains meilleurs. Selon Tasséré Amos Tièmtoré, l’année en cours restera particulièrement éprouvante pour les pépiniéristes. « Les travaux d’aménagement du canal de Ouagadougou ainsi que les interventions au niveau des barrages de Boulmiougou et de Tanghin ont contraint de nombreux pépiniéristes à quitter leurs sites de production.», déplore-t-il. Puis de préciser que de nombreux plants sont morts lors du déménagement.A ceux-ci s’ajoutent d’autres professionnels qui ne savent plus où déposer leurs sacs à planter.
Un statut pour encadrer le métier
Les pépiniéristes sont souvent installés sur des sites provisoires, sans véritable sécurité foncière et exposés aux aléas des aménagements urbains.
Même si le président du conseil d’administration de la faîtière des sociétés coopératives des pépiniéristes et paysagistes du Burkina Faso reconnaît que ces travaux sont nécessaires pour le développement de la ville, il note que les pertes enregistrées fragilisent les producteurs. Face à cette situation, la faitière lance un appel aux autorités. Un cri du cœur qui semble être entendu. Pour Tasséré Amos Tièmtoré, un site est en cours d’identification du côté de la bande verte de Ouagadougou afin de permettre aux producteurs de reprendre leurs activités dans de meilleures conditions.
« Les échanges engagés avec les autorités devraient aussi permettre d’accorder un véritable statut au pépiniériste et d’assainir davantage la profession », assure-t-il. Le président du conseil d’administration de la faitière des sociétés coopératives des pépiniéristes et paysagistes du Burkina Faso soutient que l’objectif est de mieux protéger les producteurs et de garantir la qualité des plants mis sur le marché. « Les actions de renforcement des capacités se poursuivent également. Des formations de formateurs ont déjà été organisées afin d’améliorer les techniques de production conformément aux normes du secteur », confié-t-il.
Il salue également l’accompagnement de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso, qui a facilité la formalisation d’une centaine d’entreprises de pépiniéristes et permis à plusieurs d’entre elles d’accéder à des financements pour développer leurs activités. Malgré les difficultés actuelles, les pépiniéristes restent convaincus que leur secteur connaîtra des jours meilleurs. Entre professionnalisation, struc-turation des coopératives et accompagnement institu-tionnel, ils espèrent continuer à contribuer durablement au reboisement, à l’embellisse-ment des villes et à la préservation de l’environne-ment au Burkina Faso.
Kientega Kaongo Wilfried Séraphin est le coordonnateur du Projet d’Appui à l’Inclusion Financière et à l’Accès au Financement des PME (PAIF-PME). Dans cette interview, il nous fait le bilan des 7 années de mise en œuvre du projet.
Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?
Merci pour l’occasion que vous m’offrez à travers vos colonnes pour un faire un point sur les sept années de mise en œuvre du projet. Je suis Kientega Kaongo Wilfried Séraphin, Coordonnateur du PAIF-PME.
Après sept années de mise en œuvre, quel regard global portez-vous sur le Projet d’Appui à l’Inclusion Financière et à l’Accès au Financement des PME (PAIF-PME) ?
Pour répondre à votre question, il est important de rappeler le contexte dans lequel le projet a été mis en œuvre. Le PAIF-PME est né de la volonté du Gouvernement en 2019, avec l’appui financier de la Banque mondiale, d’un montant de cent-dix (110) millions de dollars, pour une durée initiale de six ans. Sa mise en œuvre s’est déroulée dans un environnement marqué par plusieurs défis, notamment des crises sécuritaires, socio-politiques et sanitaires (la COVID19). Le projet a également connu deux restructurations pour s’adapter à ces évolutions. Malgré ce contexte exigeant, les résultats obtenus sont particulièrement encourageants. De manière globale, le bilan esttrès positif. Le PAIF-PME s’est progressivement imposé comme un projet structurant dans la transformation du secteur financier au Burkina Faso. Sur le plan des performances,81 % des indicateurs
globaux ont atteint ou dépassé leurs cibles, et l’ensemble des indicateurs liés à l’objectif de développement du projet ont été réalisés, voire dépassés, y compris après leur révision à la hausse lors de la revue à mi-parcours. Ces résultats traduisent non seulement une exécution satisfaisante du projet, mais surtout unimpact concret et mesurableau bénéfice des populations, des institutions et des acteurs économiques. En définitive, le PAIF-PME apparaît aujourd’hui comme une expérience réussie, qui a contribué à poser des bases solides pour le développement de l’inclusion financière et l’amélioration de l’accès au financement des PME.
L’un des axes majeurs du projet est la digitalisation des paiements publics. Quels changements concrets cela a-t-il apporté ?
La transformation engagée est profonde et touche directement les paiements publics au quotidien, notamment le règlement des pensions, des droits de douane, ainsi que des impôts et taxes dus à l’État. Avant l’intervention du projet, ces paiements reposaient essentiellement sur l’usage du numéraire, le cash comme on dit, avec des contraintes importantes en termes de sécurité, de délais de traitement et de traçabilité des opérations. En effet, parallèlement aux projets de numérisation, le Projet a appuyé un diagnostic approfondi afin de répertorier les flux Gouvernement et élaboré un plan d’action en vue de passer à un portail de paiements Gouvernementaux pleinement intégré. Il était donc attendu en termes d’actions prioritaires dans ce volet les points suivants : achat de logiciels et de matériel informatique pour la mise en œuvre du portail de paiement de la CNSS, de la CARFO et de la DGD, assistance technique et formation pour la création, l’utilisation et la gestion de portail, frais de transaction facturés par les prestataires pour effectuer les paiements (réduction progressive pendant la durée du Projet), campagnes de sensibilisation à l’intention des bénéficiaires de la CNSS et de la CARFO et des entreprises
La Banque des dépôts du Trésor a été inaugurée par le camarade Ibrahim Traoré, Président du Faso, chef de l’Etat.
et particuliers opérant dans l’import/export, renforcement des capacités du personnel de la CNSS, de la CARFO et de la DGD, diagnostic approfondi pour répertorier tous les flux de paiement du Gouvernement et élaboration d’un plan d’action pour passer à un portail de paiement du Gouvernement entièrement intégré. Aujourd’hui, grâce au PAIF-PME, des avancées concrètes sont observées : plus de 16 000 retraités de la CARFO et de la CNSS perçoivent désormais leurs pensions à travers des canaux digitaux, la plateforme e-Douanes est en phase de test avancée, avec une mise en production imminente, la biométrie de CARFO est opérationnelle et l’enrôlement des pensionnés se poursuit quotidiennement, de manière globale, près de 17 858 usagers utilisent aujourd’hui des comptes de transaction, dépassant largement la cible initiale fixée à 9 300 bénéficiaires. Au-delà de ces résultats chiffrés, le changement le plus significatif reste d’ordre qualitatif. Les services sont désormais plus rapides, plus transparents, plus sécurisés, avec une réduction notable des risques de fraude, et surtout plus accessibles et confortables pour les usagers. En définitive, le projet a contribué à moderniser la relation entre l’État et les citoyens, en la rendant plus fluide, plus fiable et davantage orientée vers la qualité du service public.
Le Trésor public semble avoir connu une transformation majeure. Pouvez-vous nous en dire plus ?
Le Trésor public est, en effet, l’un des principaux bénéficiaires du PAIF-PME. Le projet a accompagné une transformation en profondeur de ses systèmes d’informations et de ses modes de fonctionnement, à travers des réformes structurantes et audacieuses depuis 2019.Il faut juste rappeler que les résultats attendus de l’intervention du projet au profit de la Direction générale du Trésor et de la comptabilité publique (DGTCP) étaient les suivants :appui à l’installation de scanners de chèques et de la connexion réseau à la chambre de compensation automatisée (CCA) de la BCEAO, activation des virements électroniques de faible valeur, établissement d’une connexion SWIFT pour permettre des paiements de montants élevés, plateforme nationale pour le Trésor (système bancaire fondamental). Concrètement en ce qui concerne les réformes majeures soutenues par le PAIF-PME, cette modernisation s’est traduite par plusieurs avancées significatives sur le terrain:la connexion du Trésor public aux systèmes de paiement régionaux, notamment STAR-UEMOA et SICA-UEMOA, GIM-UEMOA renforçant ainsi l’intégration financière, la révision générale du SI bancaire, le SGDF, pour le mettre aux standards en la matière, l’émission et l’acquisition des cartes de débit pour la clientèle disposant de compte, avec l’embarquement dans le portefeuille de la Banque de la clientèle privé particulier, notamment les travailleurs du public, la mise en place de plateformes digitales telles que eProcedures (lan@ya) et eBanking, qui facilitent et sécurisent les opérations ; ces deux innovations majeures constituent pour la DGTCP un pas décisif vers un service public plus accessible, plus transparent et plus performant et un service bancaire public qui gagne en
Kientéga Kaongo Wilfried Séraphin a coordonné le PAIF-PME durant tout le processus.
fluidité, en rapidité et en efficacité, l’opérationnalisation de la Banque de Dépôt du Trésor (BDT) lancée officiellement le 2 août 2024 à Ouagadougou, par le Président du Faso, son Excellence, le Capitaine Ibrahim TRAORE, l’opérationnalisation de la plateforme nationale de paiement FASO ARZEKA dont le lancement officiel par son Excellence Monsieur le Premier Ministre est intervenu le jeudi 30 janvier 2025 par la fourniture conséquente en équipements et matériels à la DGCTP, le renforcement des infrastructures, notamment avec l’acquisition d’équipements techniques, de solutions de sécurité, entre autres, et de moyens modernes de paiement, ainsi qu’un engagement dans une démarche qualité conforme à la norme ISO 9001, entre autres. A ces investissements s’ajoute un important effort de renforcement sans précédent des capacités du personnel. En effet, les agents ont bénéficié de formations en cybersécurité, en architecture des systèmes, ainsi qu’en qualité de service, avec un accent particulier sur la maîtrise des nouveaux outils numériques. Les résultats obtenus par le projet au niveau de la Direction générale du Trésor et de la Comptabilité Publique (DGTCP) sont très significatifs. À titre illustratif, plus de 9,5 millions de transactions sont été traitées via les systèmes de paiement régionaux, dépassant largement l’objectif initial fixé à 6,5 millions. Ce niveau de performance s’explique par plusieurs facteurs : des investissements massifs soutenus dans les équipements et infrastructures, une accélération de la digitalisation des services, un renforcement continu des compétences des agents pour un service rendu aux clients (usagers du service publics notamment de la Direction générale du Trésor et de la Comptabilité Publique), un contexte économique et politique relativement favorable aux réformes et surtout, l’engagement et l’accompagnement constants des autorités du Ministère de l’Économie et des Finances pour la mise en œuvre de toutes ces réformes. Aujourd’hui, la Direction Générale du Trésor et de la Comptabilité Publique se positionne comme une administration moderne, plus performante, plus sécurisée et pleinement alignée sur les standards internationaux. Avec l’opérationnalisation de la BDT, la plateforme ARZEKA, la connexion aux système régionaux de paiement SICA st STAR-UEMOA, GIM-UEMOA, e-BDT et lan@ya, c’est autant de réformes audacieuses qui vont sans nul doute améliorer significativement les résultats en terme de recouvrement des recettes pour l’Etat, la réduction des délais de traitements, la transparence des opérations et la confiance des clients de l’administration, et c’est là un impact sans commune mesure sur le changement de comportement, d’habitudes dans les opérations et relations avec les services de l’administration financière. Nous assistons donc à une vraie transformation plus profonde en vue de rendre le service public aux clients de la DGTCP (usagers des services offerts par la DGTCP).
Qu’en est-il du secteur de la microfinance, souvent considéré comme fragile ?
Le secteur de la microfinance, souvent perçu comme fragile, a constitué un axe important de l’intervention du projet. À ce niveau, le PAIF-PME a apporté une contribution significative à la consolidation et à la modernisation du secteur, en accompagnant plusieurs acteurs clés. Il s’agit notamment de la Direction de la Surveillance et du Contrôle des Systèmes Financiers Décentralisés (DSC-SFD), du Fonds d’Appui aux Activités Rémunératrices des Femmes (FAARF) et de l’Agence Nationale de Promotion de la Finance Inclusive (ANPFI). Les résultats attendus étaient respectivement pour ces trois structures de mise en œuvre étaient de :renforcer la solidité et la durabilité du secteur de la microfinance (3,0 millions USD). Supervision et renforcement du secteur de la microfinance, renforcer la capacité du FAARF à faciliter la transition de la clientèle vers le secteur financier formel, Inciter les femmes rurales à intégrer le secteur financier formel, mettre en place un Observatoire des services financiers de qualité : Afin de renforcer la confiance dans les services financiers, Campagnes d’éducation financière : La sensibilisation pour l’utilisation des moyens numériques est cruciale pour l’adoption des services financiers numériques. Cette intervention vise à accroître la compréhension, la confiance et l’utilisation adéquate de la finance numérique par les clients. Les campagnes d’éducation financière s’appuieront notamment sur les technologies mobiles pour assurer que celles-ci sont largement diffusées auprès des particuliers et des entreprises. Concrètement, plusieurs outils structurants ont été mis en placeet des résultats obtenus : un système d’information mutualisé au profit des Systèmes Financiers Décentralisés, pour améliorer la gestion et le suivi de leurs activités ; un dispositif de supervision digitalisée,
basé sur les risques, permettant un contrôle plus efficace et plus réactif du secteur ; une interconnexion avec les solutions de mobile money, facilitant l’accès aux services financiers numériques pour les populations ; un système d’information de gestion performant au profit du FAARF, 72865 clientes du FAARF utilisent des comptes bancaires ou de mobile money dans leurs opérations avec l’institution sur un objectif de 23 577 juste avant le changement institutionnel ; 81 991 clientes du FAARF ont leurs transactions traitées dans le SIG sur une cible de 117 886 (données avant le changement institutionnel), la mise en place de la plateforme de l’Observatoire de la Qualité des Services Financiers (OQSF) pour suivre la qualité des services offerts aux usagers ; une plateforme de gestion des plaintes (SATIS), renforçant la protection des clients ; une plateforme intégrée d’éducation financière, WARICALAN, destinée à améliorer les connaissances financières des populations ; ainsi que l’acquisition d’infrastructures techniques, notamment des serveurs, pour assurer l’hébergement et la sécurisation de ces différents outils. 280 000 personnes ont bénéficié d’une éducation financière à travers le digital. Des campagnes de sensibilisation des populations en éducation financière ont été assurées á travers le processus suivant : Recrutement d’un cabinet pour la numérisation de modules d’éducation financière, recrutement d’un cabinet pour la diffusion de ces modules sous formes de capsules interactives dans les canaux digitaux (pages Facebook, sites web, Whatsaps etc.). Deux campagnes ont été organisées et ont permis l’atteinte de la cible initiale fixée à 275 000.En complément, le projet a mobilisé une assistance technique spécialisée, ainsi que des expertises en maîtrise d’ouvrage, afin de garantir la qualité et la durabilité des solutions mises en œuvre. Dans l’ensemble, toutes ces actions facilitées par le projet ont permis de rendre le secteur de la microfinance plus structuré, plus transparent et mieux outillé, tout en facilitant l’accès des populations, notamment les plus vulnérables, à des services financiers modernes et sécurisés.
Le troisième pilier concerne les PME. Quels impacts concrets peut-on retenir ?
Le Premier ministre a procédé au lancement de Faso Arzeka.
Le troisième pilier du projet, consacré aux PME, constitue en effet l’un des volets les plus structurants de notre intervention. Il s’est caractérisé par une approche équilibrée, agissant à la fois sur l’offre de financement et sur la demande, afin de répondre de manière plus efficace aux besoins du secteur. Concrètement, deux mécanismes complémentaires ont été mis en place par le Gouvernement : Le premier mécanisme est le Fonds de Garantie Partielle de Portefeuille (GPP), mis en œuvre à travers une convention de gestion entre l’Etat et la SOFIGIB pour accompagner le secteur financier. Ce nouveau mécanisme de financement dans le paysage financier national a permis de réduire le risque pour les institutions financières et de faciliter l’octroi de crédits à des acteurs souvent jugés risqués. En termes de performances obtenues grâce à cet outil de financement, nous pouvons relever quelles sont particulièrement significatives. En effet, la GPP a permis à 13 604 bénéficiaires sur une cible de 12 000 soit un taux de réalisation de 113,37%, (dont de
nombreux exploitants agricoles, PME et femmes entrepreneures) parmi lesquels 5 921 entreprises dirigées par des femmes sur une cible de 4000, soit un taux de réalisation de 148,03% au 28/02/2026. Le volume total des financements mobilisés atteint 142 869 941 599 FCFA sur objectif révisé fixé à 82 500 000 000 F CFA en fin de projet soit un taux de réalisation de 173,18% au 28/02/2026. Il est important de souligner que, sans ce mécanisme de garantie, une grande partie de ces bénéficiaires n’aurait pas pu accéder à ces financements dans de telles proportions. Ces performances s’expliquent par plusieurs facteurs clés : une forte disponibilité et un accompagnement rapproché de l’équipe de gestion du mécanisme au sein de la SOFIGIB, un suivi rigoureux des engagements des institutions financières participantes, avec des actions de relance ciblées ;une gestion optimisée des ressources, permettant de réallouer les fonds vers les acteurs les plus performants ; et enfin, la confiance progressive des institutions financières, qui se sont pleinement approprié le dispositif.
Quant au second mécanisme, il repose sur un accompagnement direct des PME et un renforcement de leurs capacités.
Au titre des appuis directs, 162 lauréats sur un objectif de 150 ont été sélectionnés ont bénéficié d’une subvention de 2,6 milliards de FCFA, d’un appui technique, notamment à travers l’organisation de deux éditions de la Compétition des Plans d’Affaires (CPA, ainsi que des actions de renforcement des capacités pour produire des projets solides et bancables. En relation avec le renforcement des capacités des PME, il convient de noter que le projet a procédé d’abord à une évaluation des besoins pour adapter et prioriser son appui en services de développement des entreprises (SDE) : Une étude a été réalisée sur les besoins de renforcement des capacités des MPME au Burkina Faso. Ensuite, le projet a apporté une Assistance Technique et des équipements pour les prestataires SDE dont deux ont été sélectionnés par un appel à projet : Formation, assistance technique et fourniture d’équipements à la MEBF et à l’AFP-PME. L’ensemble des actions réalisé améliore les compétences opérationnelles des deux structures sélectionnées en vue d’un meilleur accompagnement des entreprises. Les actions de formations prioritaires menées en faveur des femmes entrepreneurs et des PME se résument ainsi qu’il suit : Formations ciblées pour les femmes entrepreneurs, formation de 700 femmes déplacées internes des régions du Centre Nord et de l’Est en entrepreneuriat et gestion des Activités Génératrices de Revenus (AGR), formation de 200 femmes déplacées internes de la région du Centre-Est sur les bonnes pratiques de transformation agroalimentaire, formation de 494 femmes du Centre, Hauts-Bassins et Centre Nord et Boucle de Mouhoun et Centre Est en Gestion d’entreprise et relation bancaire, formation de 200 femmes des régions de la Boucle de Mouhoun, Hauts-Bassins et Centre Nord sur les itinéraires techniques de production, transformation et commercialisation du riz, formation de 200 femmes entrepreneurs du FAARF de la région du Centre et des Hauts- Bassins sur l’Initiative Personnelles (IP), formation de 200 femmes de la région du Centre Est, centre-Ouest et Sud-Ouest sur les bonnes pratiques de transformation en agroalimentaire, formation de 575 femmes PDI de la région du Centre-Nord et de l’Est sur les techniques de production de savon. Le renforcement des capacités pour les PME sélectionnées: 400 promoteurs des régions du Nord et des Cascades, Centre Sud et du Plateau Central ont été formés aux meilleures pratiques agricoles et céréalières, 300 PME ont bénéficié de formation d’entrepreneur agricole/ entrepreneuriat agricole (FBS) à Ouahigouya, 300 promoteurs agricoles ont été formés sur les techniques de cultures hors sol/sous serre et à Ouagadougou, 300 autres entrepreneurs agropasteurs en techniques d’embouche des ruminants (bovine/ovine) et la biosécurité à Ouahigouya et Ziniaré. De notre point de vue, au regard des résultats ci-dessus évoqué, on peut noter que ce pilier a permis de poser les bases d’un écosystème de financement des PME plus inclusif, plus structuré et plus dynamique, au bénéfice du développement économique et de la création d’opportunités.
Justement, pourquoi la CPA est-elle considérée comme une innovation majeure ?
Le Coordonnateur du Projet est reconnaissant à tous les partenaires de mise en œuvre.
La Compétition des Plans d’Affaires (CPA) est considérée comme une innovation majeure parce qu’elle intervient à un niveau déterminant, là où de nombreux dispositifs rencontrent des limites : elle est placée en amont du financement. Plutôt que de se concentrer uniquement sur l’octroi de crédits, la CPA agit sur la qualité même des projets. Elle permet de transformer des idées souvent informelles en projets structurés, crédibles et bancables. Concrètement, la CPA contribue à : accompagner les entrepreneurs dans la formalisation et la maturation de leurs initiatives, rapprocher les PME des institutions financières, en facilitant le dialogue et la compréhension mutuelle, intégrer des dimensions essentielles telles que le genre et l’innovation, afin de promouvoir une croissance plus inclusive et durable.Vu sous cet angle, la CPA joue un rôle de passerelle. Elle constitue un véritable pont entre l’économie informelle et le financement formel, en levant progressivement les barrières qui empêchent de nombreuses PME d’accéder aux opportunités de financement. C’est cette capacité à structurer la demande et à préparer efficacement les entreprises qui fait de la CPA un levier particulièrement innovant et à fort impact.
Quels ont été les principaux défis rencontrés ?
Les défis rencontrés au cours de la mise en œuvre du projet ont été de plusieurs ordres, ce qui est tout à fait normal pour une réforme de cette envergure. Nous avons d’abord été confrontés à une résistance au changement, notamment dans le cadre de la digitalisation des services, où l’adoption des nouveaux outils a parfois nécessité du temps et de l’accompagnement. À cela s’ajoute une maturité numérique encore limitée chez certains acteurs, ainsi que des contraintes en ressources humaines, en particulier en matière de compétences techniques spécialisées. Le contexte sécuritaire, la pandémie de la covid 19, les changements institutionnels en cours de mise en œuvre, a également représenté un défi, en impactant par moments le déploiement des activités sur le terrain. Cependant, ces difficultés ont été progressivement surmontées grâce à une approche adaptée. Le Projet a mis l’accent sur : le renforcement des capacités, à travers des formations ciblées, un accompagnement de proximité des acteurs et surtout, une forte coordination entre les différentes institutions impliquées, une adaptation progressive et permanente aux différentes évolutions qui ont caractérisé ou marqué toute la période de mise en œuvre du PAIF-PME. C’est cette combinaison d’efforts qui a permis de maintenir la dynamique du projet et d’atteindre les résultats enregistrés aujourd’hui.
Quels enseignements majeurs tirez-vous de cette expérience ?
De cette expérience, nous tirons plusieurs enseignements majeurs, dont trois apparaissent particulièrement déterminants. Premièrement, latransformation numériqueconstitue un levier puissant de modernisation et d’inclusion financière. Toutefois, elle ne peut produire pleinement ses effets que si elle est accompagnée sur le plan humain, notamment à travers la formation, la sensibilisation et l’appropriation par les utilisateurs. Deuxièmement, lacoordination entre les différents acteursest essentielle. Les résultats obtenus sont le fruit d’une collaboration étroite entre les institutions publiques, les partenaires techniques et financiers, ainsi que les acteurs du secteur privé. Sans cette synergie, les réformes auraient été plus difficiles à mettre en œuvre. Enfin, nous retenons que l’efficacité des interventions repose sur uneapproche intégrée. Il ne suffit pas de faciliter l’accès au financement ; il faut également renforcer les capacités des bénéficiaires et leur offrir un accompagnement adapté. C’est cette combinaison entre financement, renforcement des compétences et appui technique qui garantit des résultats durables, un suivi permanent sur le terrain pour s’assurer que toute ressource publique dépensée, investie dans ces circonstances va contribuer à améliorer la vie des bénéficiaires de ces appuis. Ce qui est plus que jamais recherché c’est ce qui contribue à changer, améliorer, faciliter la vie, le quotidien, réduire la souffrance des populations, ce qui impacte positivement en terme qualitatif ou qualitatif.
Ces enseignements constituent aujourd’hui des bases solides pour orienter les futures interventions dans le domaine de l’inclusion financière et du développement des PME.
Une seconde phase est évoquée. Quelles perspectives cela ouvre-t-elle ?
Effectivement, une seconde phase du projet est actuellement en réflexion, dans le cadre d’un nouveau cycle de financement. Cette perspective ouvre des opportunités importantes pour capitaliser sur les acquis et aller encore plus loin. Elle permettra, en premier lieu, de consolider les résultats déjà obtenus, en assurant la pérennité des réformes engagées, notamment dans la digitalisation des services financiers et la modernisation des institutions. Ensuite, cette nouvelle phase offrira la possibilité d’étendre les solutions digitales, en les rendant plus accessibles à un plus grand nombre d’usagers, y compris dans les zones encore peu desservies. Enfin, elle contribuera à amplifier l’impact en faveur des PME, en renforçant les mécanismes de financement, d’accompagnement et d’innovation. Le potentiel est particulièrement important aujourd’hui, avec le développement rapide des fintechs, qui ouvrent de nouvelles perspectives pour rendre les services financiers plus inclusifs, plus innovants et mieux adaptés aux besoins des populations et des entreprises. Et plus concrètement et au regard des grandes réformes déjà engagées ou en cours grâce à la première phase, des priorités actuelles du gouvernement et des enjeux tant dans le secteur public que privé un accent particulier pourrait être mis sur la consolidation et le renforcement des grands chantiers ouverts parmi lesquels, sans être exhaustif, on pourrait utilement retenir entre autres : une consolidation de la digitalisation en capitalisant sur le succès de la numérisation des paiements public du gouvernement en l’étendant à d’autres secteurs pour accroître la transparence, la qualité du service offert aux clients (usagers) et réduire les coûts de transaction, un renforcement des infrastructures techniques et structurelles de la Banque de dépôts du Trésor qui emporte avec elle sur les sept (7) dernières années les plus importantes réformes audacieuses transformationnelles entreprises en matière de paiement dans le secteur public, un renforcement sans précédent du secteur de la microfinance et la sécurisation des dépôts des épargnants, l’ouverture d’une ligne de crédit à long terme pour le financement des PME et des entreprises, une extension de l’éducation financière par une généralisation des campagnes d’éducation financière via le mobile qui a montré une grande efficacité pour toucher les populations rurales et les femmes.
En conclusion, que retenez-vous du PAIF-PME ?
Le PAIF-PME a accompagné des promoteurs d’entreprises qui avaient des projets structurants dans le cadre du Concours des plans d’affaires.
Ça été une mission, une expérience vécue. Des hommes et des femmes se sont mobilisés, de l’expertise a été mobilisée au plan national et au-delà des frontières nationales. C’est un engagement pris, des responsabilités assumées pour répondre, pour conduire une mission combien importante et exaltante confiées par les autorités du ministère de l’économie et des finances. En conclusion, le PAIF-PME démontre qu’un projet bien conçu et bien mis en œuvre peut produire à des transformations structurelles durables. Au cours de sa mise en œuvre, le Projet a enregistré des avancées significatives. Le projet a notamment : contribué à la modernisation des procédures de paiements publics à travers le numérique, en les rendant plus rapides, plus sécurisés et plus transparents, contribué au renforcement du secteur de la microfinance, en le rendant plus structuré et plus résilient, contribué à l’éducation financière et à la protection des consommateurs par la mise en place des outils appropriés (plateforme d’éducation financière, l’éducation financière à travers le digital) et amélioré de manière concrète l’accès des PME au financement, grâce à des mécanismes adaptés et innovants (Garantie partielle de portefeuille, CPA). Mais au-delà de ces résultats, l’apport le plus important du projet réside dans les bases qu’il a permis de poser. Il a contribué à construire un écosystème financier plus inclusif, davantage digitalisé et globalement plus performant, au bénéfice des citoyens, des entreprises et de l’économie nationale. C’est cette dynamique durable qui constitue aujourd’hui la véritable valeur ajoutée du PAIF-PME.
Votre dernier mot ?
Je voudrais saluer le leadership des autorités du Ministère de l’économie et des finances (MEF) qui nous ont accompagné et apporté toutes les orientations nécessaires ayant permis d’atteindre ces résultats. Je voudrais également traduire ma gratitude aux membres du Comité de pilotage pour leur accompagnement constant, dire merci à toute l’équipe du l’UGP, les partenaires de mise en œuvre qui ont mouillé le maillot comme on dit, l’expertise mobilisée autour du projet, la Banque mondiale pour sa grande flexibilité durant la mise en œuvre, les services techniques du MEF pour leur sollicitude durant ces sept années passées ensemble. A vous tous pour avoir été à nos côtés, recevez notre profonde gratitude. Ce niveau de résultat satisfaisant est le vôtre, il est collectif. Enfin, je voudrais avoir une pensée pieuse à la Secrétaire de Direction du projet qui, malheureusement, nous a quitté le 20 février 2025. Puisse le Seigneur Tout-puissant et miséricordieux lui accorder le repos éternel.
Le comité d’organisation du forum africain des technologies de la santé, sécurité et bien-être au travail (AFRISST) a annoncé au cours d’une conférence de presse, le mercredi 24 juin 2026, la tenue de la première édition prévue, du 2 au 4 juillet 2026, à Ouagadougou.
Ouagadougou abritera, du 2 au 4 juillet 2026, la première édition du forum africain des technologies de la santé, sécurité et bien-être au travail (AFRISST) autour du thème, « Innovations technologiques en santé sécurité au travail : défis et perspectives pour un développement durable des entreprises en Afrique ». En prélude à cet évènement, le comité d’organisation a dévoilé à la presse, ce mercredi 24 juin 2026, à Ouagadougou, les ambitions et les innovations majeures de ce forum.
Au programme de la première édition de l’AFRISST, il est prévu huit conférences de haut niveau, des panels qui seront animés par des experts, des ateliers pratiques, ainsi que des rencontres B2B destinées à favoriser la collaboration et les opportunités d’affaires. Pour le président du comité d’organisation, Dr Sounkalo Djibo, le forum ambitionne de devenir le carrefour africain de référence dédié à la promotion de la santé, de la sécurité au travail et de valorisation des innovations technologiques dans ce domaine. En outre, a-t-il relevé, l’AFRISST entend créer un espace unique de dialogue, d’apprentissage et de partage d’expériences. C’est pourquoi, il a invité les institutions publiques, les entreprises, les universités et les médias à rejoindre cette dynamique.
Il a rappelé que l’Afrique connaît depuis plusieurs années, une dynamique de croissance et de transformation économique dans les secteurs de l’industrie, des mines, de l’agriculture, des transports, du bâtiment, des télécommunications et des services. Cette évolution, a-t-il estimé, s’accompagne de défis considérables liés à la santé et à la sécurité des travailleurs. Chaque jour, a-t-il regretté, des millions de travailleurs exercent dans des environnements exposés à des risques physiques, chimiques, biologiques, ergonomiques ou psychosociaux. L’industrie minière, a-t-il précisé, est l’un des secteurs où il y’a plus d’accidents avec 9,6 accidents par million d’heures de travail.
Interrogé, le Dr Sounkalo Djibo a expliqué que les innovations technologiques concernent notamment l’intelligence artificielle, les outils connectés aux équipements de protection individuelle tels que les casques, les gants et les gilets. « Le télétravail constitue également une innovation qui peut affecter positivement ou négativement les conditions de travail », également a-t-il ajouté. S’agissant de l’approche santé-sécurité et bien-être au travail, Dr Sounkalo Djibo a soutenu que le capital humain est important dans toute entreprise. C’est pourquoi, a-t-il laissé entendre, ce forum entend sur pencher sur tout ce qui est accidentologie, bien-être mental, psychologique et risques psychosociaux, en vue de participer à la productivité et à l’efficacité des entreprises. –