Industrie et commerce intra-AES : Le Premier ministre appelle à des résultats concrets
Taïwan, partie du territoire chinois : Un statut inébranlable et irréversible
En séjour en Chine dans le cadre du programme 2026 du Centre international de presse et de communication de Chine (CIPCC), les participants africains francophones ont assisté à une conférence sur le principe d’une seule Chine et la pratique d’“Un pays, deux Systèmes”, jeudi 11 juin 2026 à l’Université de Renmin à Pékin.
L’un des objectifs du programme du Centre internation de presse et de communication de Chine (CIPCC) est de permettre aux journalistes étrangers de mieux connaître la Chine. Pour ce faire, des conférences sur le développement socio-économique, la diplomatie, la culture, la science et la technologie de la Chine seront organisées à leur intention durant leur séjour.
La première conférence a eu lieu le jeudi 11 juin 2026 à l’Université de Renmin à Pékin. Elle a porté sur le principe d’une seule Chine et la pratique d’“Un pays, deux Systèmes”. Animé par Wang Ning de l’Université des langues étrangères de Beijing, elle a permis aux journalistes africains de comprendre le contenu essentiel du principe d’une seule Chine, ses fondements juridiques solides et sa position incontestable sur la scène internationale.
De prime abord, le conférencier a noté que le statut de Taïwan en tant que partie du territoire chinois est ancré de manière irréversible dans l’histoire, le droit international et la réalité géopolitique.

Se référant à l’histoire, il a noté que Taiwan fait partie du territoire sacré de la Chine depuis l’Antiquité, et les gouvernements centraux chinois ont exercé une juridiction continue et ininterrompue sur la région.
À partir de la dynastie Song déjà, a-t-il révélé, le pouvoir central a institué des organes administratifs à Penghu, marquant le début de l’exercice formel de la juridiction sur la région.
Autres dates clés qu’il a mentionnées est la création de la préfecture de Taïwan en 1684 et son élévation au rang de province en 1985.

Toutefois, en avril 1895, a poursuivi Wang Ning, le gouvernement Qing, a été contraint de signer le traité de Shimonoseki, dont l’article 2 a imposé la cession de Taïwan et des îles Penghu au Japon, marquant une violation flagrante de la souveraineté chinoise. Mais, a-t-il souligné, cette occupation coloniale, issue d’une agression militaire, n’a changé en rien le statut historique, juridique et culturel de Taïwan en tant que territoire inaliénable de la Chine.
Du reste, a noté le conférencier, le retour de Taïwan à la Chine après la victoire de la seconde Guerre mondiale a été acté par des documents juridiques internationaux incontournables et contraignants.
Une réalité objective et incontournable
Il a cité notamment la Déclaration du Caire publiée en décembre 1943 par la Chine, les États-Unis et le Royaume-Uni qui stipulait explicitement que « tous les territoires que le Japon avait volés aux Chinois, y compris Taïwan, devaient être restitués à la Chine ».
De ce qu’il a dit, c’est la première base juridique internationale pour le retour de Taïwanà la Chine.
Le second document dont le conférencier a fait cas est la Déclaration de Potsdam signée en juillet 1945 par la Chine, les États-Unis, le Royaume-Uni (rejoints par l’Union des républiques socialistes soviétiques) qui a confirmé et renforcé les engagements pris à Caire. Ce document, a-t-il indiqué, à conférer une force juridique contraignante irréfutable à la restitution de Taïwan à la Chine.
Le 15 août 1945, l’empereur japonais annonça l’acceptation de la Déclaration de Potsdam et la capitulation sans condition marquant la fin de l’agression japonaise et ouvrant la voie à la restitution légale de Taïwan à la Chine.
Le 25 octobre 1945, la cérémonie de reddition japonaise à Taipei a officialisé la reprise de l’exercice de la souveraineté chinoise sur Taïwan. Dès lors, a insisté le conférencier, Taïwan est redevenu intégralement et définitivement un territoire chinois, tant en vertu du droit international que dans les faits concrets.
Après la création de la République populaire de Chine (RPC) en 1949, la communauté internationale a progressivement reconnu et consolidé ce principe fondamental, qui constitue la base des relations diplomatiques avec la Chine. À la 26e session de l’Assemblée générale, la résolution 2758 a été adoptée scellant définitivement le principe d’une seule Chine. Cette résolution, a expliqué Wang Ning, a confirmé que Taïwan est une partie indivisible du territoire chinois, un fait juridique et politique universellement reconnu par la communauté internationale.
En 1972, le japon à travers la Déclaration conjointe sino-japonaise a officiellement reconnu que le gouvernement de la RPC est le seul gouvernement légal de la Chine, et a pleinement compris et respecté que Taïwan fait partie intégrante du territoire chinois, en s’engageant à respecter l’article 8 de la Déclaration de Potsdam.
S’appuyant sur ces fondement historiques, juridiques et le consensus mondial, le conférencier a conclu qu’il n’existe qu’une seule Chine, et Taïwan en est une partie indivisible. Ancré dans l’histoire, le droit et le consensus mondial, ce fait est selon lui une réalité objective et incontournable.
Concernant le concept « Un Pays, deux Systèmes », il a fait savoir qu’il a été proposé par la Chine dans les années 1980 pour résoudre les problèmes de Hong Kong et Macao et réaliser la réunification nationale. Selon ce principe, Hong Kong et Macao sont des Régions administratives spéciales (RAS) inaliénables de la République populaire de Chine. Elles bénéficient ainsi d’une haute autonomie, inscrite dans leurs lois fondamentales, leur permettant de gérer leurs propres affaires dans divers domaines clés.
Un succès concret et tangible
Sur le plan Administratif, par exemple, le conférencier a expliqué que les deux RAS bénéficient d’une gestion complète des affaires locales, incluant l’éducation, la santé, les transports, l’immigration et la police, sans intervention directe du gouvernement central. Elles jouissent également d’un pouvoir judiciaire indépendant, y compris celui de jugement final, exercé par leurs propres juridictions, basées sur le droit commun (Hong Kong) et le droit civil (Macao).

Au plan législatif, l’adoption de lois locales est assurée par leurs propres assemblées législatives, dans la limite des lois fondamentales et de la souveraineté de la Chine.
Au niveau économique et financier, les RAS ont des monnaies indépendantes dont le Dollar HK pour Hong Kong et Pataca pour Macao, ainsi que des systèmes fiscaux autonomes et un statut de centres financiers internationaux, régis par leurs propres règles économiques.
Toutefois, a précisé Wang Ning, le gouvernement central assure la défense nationale et les affaires diplomatiques de Hong Kong et Macao. Ces deux pouvoirs, a indiqué le conférencier, appartiennent à la souveraineté d’un État unifié et sont essentiels pour garantir la sécurité et les intérêts des RAS sur la scène internationale.
Pour lui, le modèle « Un pays, deux systèmes » a démontré son succès concret et tangible depuis 20 ans, assurant la stabilité, la prospérité et le respect des libertés fondamentales dans les RAS.
A titre illustratif, a-t-il mentionné, Hong Kong a conservé son statut de grand centre financier mondial de premier plan, tandis que Macao s’est affirmée comme un centre touristique et culturel international de renommée.
Conformément à la Loi fondamentale, les libertés de parole, de presse, de publication, de rassemblement et de réunion sont pleinement garanties et exercées en toute liberté par les résidents de Hong Kong et Macao.
Les deux RAS ont également maintenu selon ses dires une croissance économique soutenue et une vie prospère pour leurs habitants. Intégrées au grand marché continental, elles profitent, de l’avis du commentateur de la chaîne CGTN, de synergies exceptionnelles, notamment via la construction de la Grande région de la Baie de Canton, un moteur puissant pour leur développement commun et intégré.
En somme, a-t-il conclu, « Un Pays, deux Systèmes », constitue une stratégie ingénieuse qui réconcilie l’intégrité de l’unité nationale avec le maintien des particularités locales et du mode de vie existant.
Nadège YAMEOGO
Flash
Un car de transport en commun d’une compagnie reliant Ouagadougou à Bobo-Dioulasso a été entièrement détruit par un incendie, le 11 juin 2026. Fort heureusement, tous les passagers ont été évacués à temps. Mais jusqu’à quand compterons-nous sur la chance ? Cet incident rappelle l’impérieuse nécessité de respecter les codes de conduite et les normes de sécurité. Chaque car doit disposer d’extincteurs fonctionnels et d’un personnel formé aux premiers secours. Transporteurs et autorités doivent renforcer les contrôles afin d’éviter qu’un tel sinistre ne se transforme un jour en tragédie.
Soumaïla BONKOUNGOU
Semaine nationale des arts et de la culture des universités 2026 : 128 prix décernés
Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, le Pr Adjima Thiombiano, représentant le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a clos, les activités de la VIIe édition de la Semaine nationale des arts et de la culture des universités du Burkina Faso (SENAC-UB), samedi 13 juin 2026, à Dédougou.
Les rideaux sont tombés sur l’édition 2026 de la Semaine nationale des arts et de la culture des universités du Burkina Faso (SENAC-UB), le samedi 13 juin, à Dédougou, capitale de la région de Bankui. Cette ville a abrité, du 8 au 13 juin 2026, la présente édition placée sous le patronage du Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo. La cérémonie de clôture a connu la présence d’une importante équipe gouvernementale dont le ministre en charge de la culture, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, celui de la construction de la patrie, Mikaïlou Sidibé et le ministre chargé des Sports, Annick Pickbougoum.
Le directeur général du Centre national des œuvres universitaires (CENOU), Pr Noël Thiombiano, a indiqué que cette édition a été « celle de tous les records avec 1 276 participants issus de 29 universités et instituts du Burkina Faso ». Il s’est réjoui de l’expression de la diversité culturelle nationale et de l’engagement patriotique de la jeunesse universitaire au service de la cohésion nationale comme l’a stipulé le thème de cette VIIe édition de la SENAC-UB. Ce sont au total 128 prix qui ont été décernés au terme des compétitions finales.
Les disciplines et catégories en jeux ont été relatives aux arts du spectacle et de la scène, à l’art culinaire, aux jeux de société, au para-athlétisme, à la lutte traditionnelle, à la culture générale, à l’art oratoire, à l’athlétisme, au football, au handball, au basketball et au volleyball. L’université Lédéa- Bernard-Ouédraogo de la cité de Naaba Kango a été celle qui a raflé le plus de trophées et de prix, au total 19..
Une jeunesse consciente de son rôle
A en croire le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, par ailleurs porte-parole des parrains de cette édition, les différentes compétitions déroulées ont permis de valoriser notre richesse culturelle.
Elles ont offert l’occasion à la jeunesse estudiantine de se mettre en action, a-t-il poursuivi. Il a rappelé que la diversité culturelle est « le socle de notre cohésion, le fondement de notre vivre-ensemble et le ciment de notre unité ». Le ministre Ouédraogo a salué les prestations, les créations et les réflexions faites par les étudiants à l’occasion de la présente SENAC-UB. Ainsi, a-t-il ajouté, cette frange de la jeunesse a démontré « sa pleine conscience de son rôle dans la construction d’une Nation forte, solidaire et souveraine ». Représentant le Premier ministre à cette clôture, le ministre en charge de l’Enseignement supérieur, Pr Adjima Thiombiano, a rendu hommage aux FDS et VDS dont les actions ont permis l’organisation des différentes compétitions dans la sérénité.
Il a confié qu’à travers les activités de cette semaine culturelle, la jeunesse universitaire a prouvé qu’elle est une force d’espérance et de résilience capable de transformation. « Durant cette semaine, vous avez offert au Burkina le plus beau visage de la jeunesse » tant par le talent, la discipline, l’engagement que par le patriotisme. Il a souligné que l’université n’est pas seulement un lieu de savoirs.
« Elle est aussi un espace de citoyenneté et de fraternité où l’on cultive les valeurs nécessaires pour bâtir notre Nation », a enchainé le ministre Thiombiano avant d’appeler les responsables universitaires à « faire des sports et de la culture, des axes centraux de la vie estudiantine ». Le chef du département en charge de l’enseignement supérieur a donné rendez-vous à Ouahigouya pour la VIIIe édition de la SENAC-UB en 2027.
Yacouba BELEM
Djenné/Mali: les FAMa neutralisent un gros bonnet du terrorisme
Les Forces armées maliennes (FAMa) ont neutralisé un chef terroriste majeur lors d’une opération conduite, le 3 juin 2026, dans la zone de Djenné, région de Mopti. L’annonce a été faite par l’Etat-major des armées dans un communiqué publié, le 13 juin 2026. Cette opération s’inscrit dans le cadre des opérations de sécurisation du territoire national.
Selon le communiqué, l’individu neutralisé, identifié sous le nom de Oumar Barry alias Oumar Kéréna, Farouk, Housseini Mawdo, a été localisé puis neutralisé à Mougnan, à environ 45 kilomètres à l’ouest de Djenné, à la suite d’une frappe de drone précise et ciblée. Originaire de Tébi, commune de Kéréna, cercle de Douentza, il avait entamé son parcours au sein du MUJAO avant de gravir les échelons du commandement terroriste. Il a successivement occupé les fonctions de chef de la zone de Serma, puis de coordinateur des activités terroristes sur plusieurs théâtres opérationnels, couvrant les régions de Sikasso, Koutiala ainsi qu’une partie du Burkina Faso.
La même source indique que par son ascension et son rôle dans la structuration et la coordination de ces réseaux armés, il occupait une position centrale au sein du dispositif terroriste, faisant de lui une cible de haute importance du JNIM. Avec la neutralisation de ce chef terroriste, les Forces armées maliennes (FAMa) infligent de nouveau un coup dur aux organisations criminelles. Dans la dynamique de sécurisation du pays, le chef d’Etat-major général des Armées a réaffirmé la détermination inébranlable des FAMa à poursuivre sans relâche la lutte contre le terrorisme. « Les groupes armés terroristes continueront d’être activement recherchés, identifiés et neutralisés sur l’ensemble du territoire national, jusqu’à leur complète éradication », a rassuré la hiérarchie militaire.
L’Essor/Mali
Un acte patriotique
Le ministre Secrétaire général de la présidence du Faso, Dr Zakaria Soré, a officiellement remis, le vendredi 12 juin 2026, un chèque de 35 332 000 F CFA au Fonds de soutien patriotique (FSP). Ce montant, fruit de la distribution du Recueil de discours du capitaine Ibrahim Traoré et du Manifeste de la Révolution progressiste populaire (RPP) aux prix respectifs de 15 000 et 1 000 F CFA, prouve à souhait que les idées et les idéaux peuvent être une force motrice de mobilisation au service de la Nation.
Lancée le 26 avril dernier à Bobo-Dioulasso, à l’occasion de la 22e édition de la Semaine nationale de la culture (SNC), la campagne de mise en circulation de ces deux ouvrages présentent déjà des résultats satisfaisants, le tout dans la transparence et la traçabilité. En effet, le paiement des ouvrages s’effectue exclusivement par mobile money. Ce choix garantit une meilleure sécurisation des recettes, permet un suivi rigoureux des transactions et renforce la confiance des citoyens quant à la destination des fonds collectés.
Au-delà de la dimension financière, le Recueil et le Manifeste sont des référentiels qui permettent aux Burkinabè de s’approprier les fondements, les ambitions et les valeurs de la dynamique politique en cours. Ils offrent des clés de lecture sur les défis de souveraineté, d’indépendance économique, de développement endogène et de mobilisation populaire. En les lisant, les citoyens enrichissent leur compréhension de la vision portée par les autorités nationales et participent à l’édification d’une conscience collective mue par l’intérêt supérieur de la Nation.
Acheter un livre, dans ce contexte, c’est aussi faire œuvre utile. C’est contribuer directement au soutien des forces combattantes qui, de jour comme de nuit, consentent d’immenses sacrifices pour assurer la sécurité des populations et la reconquête totale du territoire national. Chaque contribution porte donc un message de reconnaissance adressé à ces femmes et hommes qui se battent avec courage pour préserver l’intégrité du Burkina Faso. Les acquis du FSP sont aujourd’hui visibles en ce qu’il a permis de renforcer les capacités opérationnelles des forces engagées sur le théâtre des opérations à travers l’acquisition de matériels et équipements de pointe.
Il a également contribué à l’amélioration des conditions de prise en charge des combattants et à l’accompagnement de diverses actions liées à la sécurisation du territoire. Ces résultats démontrent que l’union fait la force. La souveraineté est certes une vision politique, mais elle est surtout une responsabilité collective qui exige l’engagement de tous. Les ouvrages actuellement disponibles dans les points de distribution officiels, notamment aux Archives nationales, aux Editions Sidwaya à Ouagadougou et dans les gouvernorats des différentes régions offrent une occasion concrète de participer à cette dynamique.
En les achetant, le citoyen s’approprie les idéaux de la RPP, enrichit sa compréhension des enjeux nationaux et apporte une contribution tangible à l’effort de paix. Les lire devient alors un acte de patriotisme qui participe à la consolidation de la souveraineté, à la défense de la liberté et à la conquête de l’indépendance totale à laquelle ∏aspire le peuple burkinabè.
Par Assetou BADOH
IIe édition des BOAD DEVELOPMENT DAYS: Financer un habitat durable et inclusif dans les pays de l’UEMOA
La Banque ouest africaine de développement (BOAD) a ouvert la IIe édition des BOAD DEVELOPMENT DAYS, ce jeudi 11 juin 2026, dans la capitale togolaise, sur le thème : « Bâtir l’avenir de l’UEMOA : financer un habitat durable, inclusif et moteur de souveraineté énergétique ».
«L’habitat n’est pas seulement une question de logement. Il est au cœur de notre projet de société, de notre développement économique et de notre ambition collective de souveraineté ». C’est fort de cette conviction du président Serge Ekué que la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) tient la IIe édition des BOAD DEVELOPMENT DAYS, les 11 et 12 juin 2026, à Lomé au Togo, sur le thème : « Bâtir l’avenir de l’UEMOA : financer un habitat durable, inclusif et moteur de souveraineté énergétique ».
Il s’agit, au cours de ces deux jours d’échanger, de dégager des pistes d’actions pour adresser de manière durable cette problématique à la fois économique et sociale, et qui se complexifie du fait d’une forte croissance démographique dans l’espace UEMOA. En effet, avec une démographie galopante à plus de 3 % par an et une urbanisation qui est l’une des plus fulgurantes de la planète, en 2050, la région va franchir la barre des 300 millions d’habitants, dont plus de la moitié vivra en ville. « Chaque matin, des milliers de jeunes rejoignent nos capitales.
Ils arrivent, porteurs d’un espoir légitime : celui d’une vie meilleure, d’un emploi, d’un avenir. Mais trop souvent, ce rêve se brise sur un mur invisible : l’accès impossible à un logement décent, abordable et connecté aux services de base », a souligné le président de la BOAD, Serge Ekué. Pour lui, face à ce défi immense, il existe deux choix : subir cette urbanisation, en accepter les fractures sociales et la vulnérabilité climatique ou décider d’agir, pour transformer cette pression démographique en un formidable levier de croissance. Et c’est tout l’intérêt de ces BOAD DEVELOPMENT DAYS.
La nécessité de changer de paradigme
« L’habitat ne peut plus être traité comme une simple variable d’ajustement social. C’est un moteur économique de premier ordre. Financer un logement durable, c’est injecter de la valeur dans nos économies locales. C’est créer des emplois non délocalisables pour nos artisans, structurer nos filières de matériaux locaux, protéger le pouvoir d’achat des ménages grâce à la sobriété énergétique, et stabiliser nos sociétés », a-t-il soutenu. Mais, les réponses à la problématique du logement ne peuvent plus être abordées de manière isolée, loin de celles liées à l’énergie.
« Un habitat moderne est un habitat connecté à une énergie fiable, accessible et durable. Un habitat résilient est un habitat capable de produire, de gérer et d’optimiser sa consommation énergétique. Un habitat d’avenir est un habitat qui contribue à réduire notre dépendance énergétique et à renforcer notre autonomie collective. C’est pourquoi nous devons considérer le logement et l’énergie comme les deux piliers d’une même ambition stratégique », a souligné le président de la BOAD. « Il faut sauter tous les verrous financier, normatif et de l’inclusion afin de réussir la mobilisation des financements nécessaires, car un logement décent n’est pas un privilège.
C’est un droit. Et parce que l’avenir de l’UEMOA s’écrira dans des villes humaines, durables et résilientes », a-t-il insisté. Le ministre togolais de l’Aménagement du territoire, de l’Urbanisme et de l’Habitat, Kodjo Adedze, a salué la BOAD pour cette initiative ambitieuse qui place à juste titre la question du logement au cœur de l’agenda commun de transformation économique et sociale. En consacrant ces deux jours à cette problématique, la Banque ouest-africaine de développement met en lumière une question essentielle, celle de savoir comment loger dignement nos populations, tout en construisant des villes résilientes, productives et souveraines, a-t-il confié. « Il nous faut changer de paradigme, aussi bien dans les modèles de financement du logement que dans la construction, car on ne peut construire comme ce qu’on a l’habitude de faire, a indiqué Kodjo Adedze.
Mahamadi SEBOGO
Recouvrement des recettes douanières: le DG Yves Kafando encourage les vérificateurs à redoubler d’ardeur
Le directeur général des Douanes, Yves Kafando, a tenu une rencontre d’échanges avec les vérificateurs en douane sur les procédures de dédouanement et les missions qui leur sont assignées, samedi 13 juin 2026, à Ouagadougou.
L’administration douanière du Burkina reconnait le rôle essentiel que joue les vérificateurs en douane dans l’assurance du respect des réglementations en matière de dédouanement, de perception des droits et taxes et de lutte contre les fraudes et trafics illicites. Cependant, les défis demeurent nombreux, après un semestre d’exécution des programmes d’activités. Ainsi, dans le but d’engranger des résultats satisfaisants en fin d’année, le Directeur général (DG) des Douanes, Yves Kafando, a tenu une rencontre d’échanges avec les vérificateurs en douane, samedi 13 juin 2026, à Ouagadougou.
L’objectif était de leur rappeler les procédures de dédouanement, les missions et attributions qui leur sont assignées, mais surtout les encourager et recueillir leurs préoccupations en vue d’y apporter des réponses appropriées. « Ce soir, nous avons décidé de rencontrer l’ensemble des vérificateurs qui officient dans les bureaux pour échanger, sans langue de bois, sur un certain nombre de pratiques et de missions qui nous sont confiées, dans l’optique d’être en phase avec les objectifs que nous attendons en fin d’année », a confié le DG des douanes.
Il a précisé que les échanges ont porté sur les procédures de dédouanement et attributions qu’ils exercent au quotidien dans les offices. « Il était indiqué que nous puissions leur rappeler l’ensemble de ces procédures, parce que les défis qui nous attendent sont nombreux », a justifié Yves Kafando. Le premier responsable de l’administration douanière a dit avoir aussi recensé toutes les préoccupations que les participants ont soulevées. « Des solutions seront apportées pour leur permettre d’exercer leurs missions dans des conditions optimales », a-t-il promis.
Au regard des différents échanges fructueux, le DG des douanes a dit être convaincu que les objectifs seront atteints lorsque les conclusions de cette rencontre seront mises en œuvre.
Juguler les préoccupations soulevées
Il a révélé que les principales préoccupations soulevées sont, entre autres, liées au parking, à la fluidité, au volume de travail, au renforcement de capacités des hommes, au bordereau électronique du suivi des cargaisons, délivré par le Conseil burkinabè des chargeurs (CBC). « Nous allons prendre langue avec les premiers responsables des structures concernées pour voir comment on peut davantage fluidifier ces documents », a-t-il assuré. Avec le respect scrupuleux de la charge à l’essieu du Règlement n°14/2005/CM/UEMOA, a ajouté Yves Kafando, le volume du travail s’est accru au niveau des frontières et des bureaux intérieurs.
« Nous devons nous adapter rapidement pour juguler ces préoccupations », a-t-il avancé. Yves Kafando a soutenu que dans le cadre de la Révolution progressiste populaire, les agents de douane savent qu’ils ont un rôle essentiel à jouer dans la mobilisation des recettes. Des participants, à l’image de l’inspectrice des douanes, vérificatrice à la Direction de la valeur, de l’analyse du risque et du renseignement (DVAR), Florence Hien, ont apprécié positivement la démarche du directeur général des Douanes. « Cette rencontre, première du genre, nous galvanise et permet d’être confiants dans le cadre du travail. On a beaucoup appris. Nous avons été encouragés à travailler dans le sens de maximiser le recouvrement des recettes », s’est-elle satisfaite.
Adama SAWADOGO
Mesures sociales du gouvernement: le ministre Mikaïlou Sidibé lance l’opération sous le signe de l’emploi et de la solidarité
Le ministre de la Construction de la Patrie, Mikaïlou Sidibé, a lancé le samedi 13 juin 2026, à Boromo, dans la province des Balé, les mesures sociales du gouvernement. Cette initiative mise en œuvre par le secrétariat technique des travaux à haute intensité de main d’œuvre vise à rendre les cadres de vie sains et à offrir des opportunités d’emplois aux personnes vulnérables dans les localités bénéficiaires.
Le Secrétariat technique des travaux à haute intensité de main d’œuvre (ST-TRHIMO) est une structure du ministère de la Construction de la Patrie. Elle pilote un ensemble de mesures sociales décidé par le gouvernement pour améliorer les conditions de vie des populations dans un contexte d’insécurité. Ces mesures concernent les jeunes et les femmes déscolarisés ou non scolarisés et qui sont sans emplois. Leur travail consiste notamment à l’assainissement du cadre de vie par le curage des caniveaux, le débroussaillage manuel le long des axes routiers et des services publics.
Leur mission s’effectue dans le cadre d’un contrat de travail de 6 mois à l’issue des lesquels ils sont formés en activités génératrices de revenus et regroupés en coopératives de 25 membres chacune. Ces coopératives vont mener des activités qui vont permettre à leurs membres d’améliorer leurs conditions de vie et aussi aider d’autres personnes dans la précarité. Le Bureau national des grands projets du Burkina Faso et Burkina Suudu Bawdè accompagnent le ST-TRHIMO dans la mise en œuvre des mesures sociales qui vont avoir lieu dans 22 communes du Burkina Faso.
Elles vont concerner 1 500 personnes dans ces localités. Le ministre de la Construction de la Patrie, Mikaïlou Sidibé, a lancé le samedi 13 juin 2026, à Boromo, province des Balé dans la région du Bankuy, ces mesures sociales du gouvernement au titre de l’’année 2026. Pour le ministre, les mesures sociales visent un double objectif. Il s’agit d’une part, d’assainir le cadre de vie et d’autre part, de promouvoir l’insertion socioéconomique des personnes vulnérables par la création d’emplois.
A l’entendre, ces personnes recrutées appelées brigadiers vont procéder au curage des caniveaux, à l’assainissement des quartiers, à l’entretien de certaines voiries urbaines ou au débroussaillage manuel des emprises des routes. « A travers ces actions, ces brigadiers seront rémunérés. Il aura également une formation qui va leur être offerte pour qu’ils apprennent des métiers pour subvenir à leurs besoins et ce métier sera leur activité plus tard. Ces actions se mènent dans le cadre de la RPP conduite sous la vision du camarade président du Faso. Nous voulons que toutes nos actions aient un visage humain.
C’est le sens de ces mesures sociales qui visent à toucher certaines couches de notre société pour pouvoir les impliquer dans les tâches de la Révolution », a signifié Mikailou Sidibé. Il a invité les populations bénéficiaires à mettre la main à la pâte pour encourager le gouvernement à aller dans ce sens. Pour le secrétaire technique, le lieutenant Eric Bouda, les mesures sociales sont un outil redoutable contre le chômage et la précarité. Ces propos sont confirmés par une bénéficiaire à Boromo, Rokya Sanogo. Pour elle, les mesures sociales vont non seulement permettre de vivre dans un cadre décent, mais elles vont permettre aux bénéficiaires d’avoir des revenus pour subvenir à leurs besoins, surtout que la plupart de ces brigadiers sont des personnes déplacées internes.
Adaman DRABO






