Société burkinabè des fibres textiles: le DG Braïma Barro dénonce une tentative d’escroquerie

Le Directeur général de la Société burkinabè des fibres textiles (SOFITEX), Braïma Barro, a animé un point de presse dans l’après-midi du samedi 13 juin 2026, pour dénoncer une vaste tentative d’escroquerie reposant sur la diffusion d’un faux document attribué à l’entreprise. Face aux journalistes, Braïma Barro a formellement démenti les informations contenues dans ce document frauduleux qui circule depuis le 11 juin dernier sur les différents canaux de communication.

La Société burkinabè des fibres textiles (SOFITEX) et ses partenaires sont victimes d’une cyber-attaque. En effet, depuis le 11 juin dernier, un faux document attribué à la nationale des fibres textiles prétend qu’il y a une fusion entre la SOFITEX et une société dénommée Oulic Trading Limited. Ledit document intitulé « Avis d’autorité administrative-Nomination d’un administrateur unique et instructions bancaires », laisse croire que cette société est désignée comme administrateur unique de la SOFITEX et invite les partenaires de la société cotonnière à effectuer désormais leurs paiements sur un compte bancaire domicilié à Hong Kong.

Dans une conférence de presse animée dans l’après-midi du samedi 13 juin 2026, le Directeur général (DG) de la SOFITEX, Braïma Barro, a formellement démenti ces allégations. Pour lui, il s’agit d’une manœuvre frauduleuse soigneusement éla-borée dans le but de tromper les partenaires commerciaux de la société et de détourner des fonds destinés à la filière coton. Le Directeur général a insisté sur le fait qu’aucun accord de fusion n’a été conclu entre la SOFITEX et Oulic Trading Limited. Il a également rejeté catégoriquement toute prétention selon laquelle cette société disposerait d’un mandat ou d’un quelconque pouvoir pour représenter la SOFITEX.

« Cette entreprise n’a jamais été nommée administrateur unique de la SOFITEX et ne possède aucune qualité pour agir en son nom », a-t-il martelé. Concernant les coordonnées bancaires figurant dans le document litigieux, Braïma Barro a été tout aussi catégorique. Les comptes mentionnés ne sont pas ceux de la SOFITEX et aucun versement ne doit y être effectué. Il a rappelé que les procédures de paiement, la gouvernance et les circuits officiels de communication de l’entreprise demeurent inchangés. « Toute modification de cette nature ne peut intervenir que dans le respect des textes en vigueur et à travers des communications officielles dûment authentifiées », a-t-il précisé.

Face à cette situation, la Direction générale appelle l’ensemble des clients, fournisseurs, producteurs de coton, partenaires financiers et institutions bancaires à faire preuve de la plus grande vigilance. Elle rappelle que toutes les correspondances électroniques officielles de la société sont émises exclusivement à partir des adresses portant le nom de domaine « @sofitex.bf ». Les partenaires sont donc invités à vérifier systématiquement l’authenticité de toute demande inhabituelle avant d’y donner suite. Le patron de la SOFITEX a laissé entendre que dès la découverte de la fraude une note d’information a été rapidement diffusée à l’ensemble des acteurs de la chaîne de commercialisation de la fibre de coton afin de prévenir tout risque de détournement.

Toutefois, il a reconnu que si certains clients avaient effectué des virements vers les comptes frauduleux indiqués dans le document, les conséquences auraient pu être importantes pour la commercialisation de la fibre de coton et pour les relations d’affaires entretenues par la SOFITEX avec ses partenaires internationaux. Par ailleurs, une plainte a été déposée auprès des services compétents afin d’identifier les auteurs de cette opération de désinformation et d’usurpation. Les investigations se poursuivent.

Le Directeur général n’exclut pas que des outils d’intelligence artificielle aient été utilisés dans la confection du faux document, tant celui-ci présente une apparence crédible et professionnelle. En conclusion, la SOFITEX se veut rassurante. Elle affirme que ses activités se déroulent normalement et réitère sa détermination à protéger les intérêts de ses partenaires ainsi que ceux de l’ensemble de la filière coton burkinabè.

Kamélé FAYAMA

Edition 2025 du prix de l’excellence scolaire : 5 millions FCFA et une villa offerts à deux super lauréats

Les deux enseignants super lauréats de la journée de l’excellence scolaire, édition 2025, ont reçu chacun une villa flambant neuve et une somme de 5 millions F CFA, vendredi 12 juin 2026, à la Cité Yennenga, à Koubri, à la sortie Sud de Ouagadougou.

La consécration des super lauréats de l’édition 2025 de la journée de l’excellence scolaire a été réalisée. Mahoua Baoula, super enseignante du primaire et Adama Zallé, super enseignant du post-primaire et secondaire, ont en effet reçu leurs récompenses, vendredi 12 juin 2026, à la Cité Yennenga, à Koubri, à la sortie Sud de Ouagadougou. Ils ont remporté chacun une villa flambant neuve et un chèque d’une valeur de 5 millions F CFA, en reconnaissance à leurs performances exceptionnelles aux services de l’éducation. Le ministre de l’Enseignement secondaire et de la Formation technique et professionnelle, Moumouni Zoungrana, a exprimé sa gratitude aux deux super lauréats pour leur contribution à l’édification d’un enseignement de qualité.

Pour lui, l’école burkinabè est le secteur sur lequel la Révolution progressiste populaire (RPP) va s’appuyer pour transformer la société burkinabè. En ce sens, le travail des super enseignants s’inscrit dans une dynamique d’amélioration progressive de la qualité de l’enseignement. Selon lui, la présente célébration s’inscrit dans la volonté du gouvernement de promouvoir un enseignement de qualité fondé sur la promotion des valeurs endogènes. Le ministre chargé de l’enseigne-ment secondaire a indiqué que cet évènement ne se limite pas à une cérémonie de récompense.

« Il s’agit de magnifier le travail bien fait, de cultiver l’esprit de compétition, l’esprit de l’excellence dans le domaine de l’éducation », a-t-il expliqué. Une journée de reconnaissance Moumouni Zoungrana a remercié l’ensemble des acteurs de l’enseignement qui, à son avis, sont tous mobilisés pour garantir une éducation performante aux futurs cadres de la société. « Nous avons vu les résultats du premier tour des examens nationaux. Comparativement à ceux des années antérieures, il est important d’apprécier le travail acharné des enseignants », a-t-il laissé entendre.

Par ailleurs, il a remercié la Fondation Bank of Afrika (BOA) pour avoir gratifié les lauréats d’une villa et la société CEG Immobilier pour l’octroie des 5 millions F CFA aux lauréats. Pour le représentant du directeur de la BOA, Djibril Thiombiano, offrir deux villas aux super enseignants traduit la conviction qu’un investissement dans le capital humain est la clé de tout développement durable. « Depuis sa création, la Fondation BOA a consacré plus de 2 milliards F CFA à des actions sociales à fort impact dont une part significative consacrée à l’éducation et à la formation », a-t-il confié. A ses dires, cet accompagnement désormais institué comme un rendez-vous annuel témoigne de l’engagement constant de la Fondation BOA auprès des enseignants et des structures éducatives.

« Cette villa symbolise l’abnégation portée par votre engagement exceptionnel et votre contribution à la formation des générations futures », a-t-il ajouté. Djibril Thiombiano a invité les lauréats à poursuivre avec plus d’ardeur ce métier qui construit l’avenir du Burkina Faso. Le directeur de CGE immobilier, Ibrahim Ouattara, a fait savoir que ce geste est un signe de respect à l’égard des enseignants qui se sacrifient pour garantir un avenir radieux aux Burkinabè. Il a salué le ministère en charge de l’enseignement pour l’initiative. Mahoua Baoula, au nom des lauréats, a exprimé sa satisfaction envers le ministre chargé de l’enseignement pour l’honneur fait aux lauréats. En plus, elle a réitéré la volonté des super gagnants de bâtir un Burkina Faso meilleur, à travers un enseignement efficace basé sur des valeurs citoyennes et endogènes.

Boukary BONKOUNGOU

Lydia Esther BILLA (Stagiaire)

Intégration économique: les experts affinent les mécanismes de mise en œuvre des recommandations ministérielles

Le ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat a donné le ton de la 4e rencontre des ministres de l’Industrie, du Commerce et le secteur privé de la confédération des États du Sahel (AES), prévu du 13 au 16 juin 2026 à Ouagadougou. Les experts ont ouvert les travaux de cette rencontre, le samedi 13 juin 2026, dans la capitale burkinabè.

La Confédération des Etats du Sahel (AES) poursuit la lutte pour l’intégration économique et la souveraineté de ses Etats membres. En écho à ce combat, le ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat (MICA), organise la 4e rencontres des ministres de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat les 15 et 16 juin 2026 à Ouagadougou. En prélude à cette activité, les experts des ministères des trois Etats des départements en charge de l’industrie, du commerce et les représentants du secteur privé se sont réunis les 13 et 14 juin 2026 à Ouagadougou.

Selon le secrétaire général du ministère en charge du commerce, Alassane Ouédraogo, cette activité vise à préparer les documents de qualité pour l’accélération de l’intégration économique de la confédération. Il a indiqué que les documents examinés par les experts seront soumis à l’appréciation des ministres chargé de l’Industrie, du Commerce des pays membres de l’AES. Lors des travaux, il va s’agir de faire le point des avancées et de préciser les modalités opérationnelles des prochaines étapes dans la mise en œuvre des recommandations formulées lors des rencontres antérieures.

« En tant qu’acteurs publics et délégués du secteur privé, il nous revient de faire des propositions innovantes pour la concrétisation des recommandations validées par nos autorités », a indiqué le secrétaire général du MICA. Pour ce faire, les experts vont dans un premier temps identifier les actions prioritaires à fort impact, analyser les obstacles à la libre circulation. Et dans un second temps, ils travailleront à mobiliser des mécanismes de financement adaptés, notamment au profit des secteurs stratégiques.

Vers une zone de libre-échange

Pour Alassane Ouédraogo, ses travaux permettront d’accélérer la dynamique vers une « véritable zone de libre-échange » entre les trois Etats. « L’ambition qui nous anime est de bâtir un cadre structurant et cohérent, capable de stimuler l’intégration économique régionale à travers des actions résolument tournées vers des résultats concrets », a-t-il confié. Le SG du MICA a fait savoir que les différentes rencontres ministérielles antérieures ont tracé les sillons pour la construction d’un véritable espace économique et commercial au sein de l’AES.

Pour lui, ces rencontres participent fortement à la consolidation des liens entre les Etats de la confédération, et au renforcement de la synergie entre le secteurs publics et privés respectifs. « Je vous exhorte camarades experts, à faire des propositions pragmatiques assorties d’échéances claires et de mécanismes de suivi efficaces », a-t- il lancé à l’endroit des experts. Selon Alassane Ouédraogo, c’est à ce prix que le Mali, le Niger et le Burkina Faso, pourront faire avancer “de manière tangible” le projet de la Confédération des Etats du Sahel et bâtir un avenir économique solide pour ses populations. Par ailleurs, il a salué l’engagement et la détermination des ministres depuis la première rencontre à Bamako en octobre 2024. « Je suis persuadé que la qualité de vos contributions permettra de transformer nos ambitions en réalisations concrètes », a-il conclu.

Mahamadi SEBOGO

Lydia Esther BILLA (Stagiaire)

Journée de la Russie: la fraternité du peuple burkinabè témoignée au peuple russe

Le ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères, camarade Stella Kabré et le ministre délégué chargé des Ressources animales, camarade Amadou Dicko avec à leurs côtés le président de l’Institut des peuples noirs, camarade Appolinaire Joachimson Kyélem de Tambèla, ont pris part dans la soirée, du vendredi 12 juin 2026, à Ouagadougou, à la Journée de la Russie, célébrée chaque 12 juin.

Correspondant à la fête nationale de la Fédération de Russie, la Journée de la Russie est célébrée cette année sous le signe de l’unité des peuples multiethniques de la Fédération, « garant de la grandeur et de l’invincibilité de la Russie » selon Igor Martynov, ambassadeur de la Russie au Burkina Faso. « La solennité de cette fête est l’expression manifeste du Président Vladimir Poutine, de, non seulement valoriser la communauté et l’identité socioculturelle de son peuple, mais aussi de renforcer la résistance populaire face aux tentatives extérieures de division », a souligné l’ambassadeur Martynov.

Rendant hommage aux devanciers, qui, de par leur abnégation et courage ont permis à la Russie de s’imposer dans le concert des Nations, le diplomate russe a indiqué que la génération actuelle est prête à continuer la lutte et à « défendre la Russie contre toute agression et protéger notre identité, notre culture et notre foi, dans un contexte géopolitique tendu ». Une occasion pour Igor Martynov, en communion avec ses frères présents sur le territoire burkinabè, de saluer la bienveillance du peuple du Burkina Faso qui a fait le choix de la Russie pour coopérer dans bien de domaines.

Les relations au beau fixe entre les deux pays ont été saluées par le ministre délégué, la camarade Stella Kabré qui, au nom du président du Faso, a transmis les félicitations et la fraternité du peuple burkinabè au peuple ami de la Fédération de Russie. Des avancées notables dans le partenariat Pour elle, le choix de la Fédération de Russie de résister à un ordre mondial inégal constitue un stimulant pour le Burkina Faso et l’Afrique toute entière dont l’unité, la stabilité et la dignité sont menacées par des puissances impérialistes. « L’expérience de la Russie est une source d’inspiration pour le Burkina Faso, engagé dans un processus de refondation politique, économique et institutionnelle à travers la Révolution progressiste populaire.

Elle sonne également comme une motivation à transformer les contraintes actuelles en opportunités et à bâtir un développement endogène en fonction des priorités nationales et des réalités avec au cœur des actions, le bien-être du peuple burkinabè », a-t-elle indiqué. Le ministre délégué précise que c’est dans cette dynamique que l’on note des avancées notables dans le partenariat avec la Fédération de Russie depuis le rétablissement des relations diplomatiques.

A ce titre, on peut relever entre autres, la réouverture de l’ambassade de la Russie en 2023 à Ouagadougou, la visite du chef de l’Etat en mai 2025, la mise en place de la commission mixte intergouvernementale et la conclusion d’accords dans les domaines de l’énergie, de la formation, de la santé, de l’agriculture, de la défense, entre autres ainsi que des perspectives ouvertes dans le domaine du nucléaire civile, selon la camarade Stella Eldine Kabré. Igor Martynov a, par ailleurs, annoncé la tenue courant 2026, du 3e sommet Russie-Afrique auquel le Burkina Faso et les pays de l’AES sont invités avec pour objectif de renforcer davantage l’axe Ouagadougou-Moscou et l’axe Moscou-AES.

DCRP/MAE

Campagne nationale « Dɛmɛ Sira » : Coris Bank signe un chèque de 50 millions F CFA pour la solidarité

Coris Bank international a remis un chèque de 50 millions de francs CFA au ministère de la Famille et de la Solidarité, le vendredi 12 juin 2026 à Ouagadougou. Le don constitue un appui pour la campagne nationale de solidarité « Dɛmɛ Sira ».

Dans le cadre de sa politique sociétale et de responsabilité, Coris Bank international en compagnie de la Fondation Coris a décidé de faire un don de 50 millions de francs CFA au ministère de la Famille et de la Solidarité (MFS). La cérémonie s’est déroulée au sein du département dans la matinée du vendredi 12 juin 2026 à Ouagadougou. Le secrétaire général du ministère de la Famille et de la Solidarité, Émile Zabsonré a exprimé un sentiment de joie et de connaissance à l’endroit de la fondation Coris Bank. Il a rendu un hommage à l’institution qui a été réceptive à l’appel lancé lors de la campagne nationale « Dɛmɛ Sira ».

Le secrétaire général du MFS a rappelé que la fondation Coris Bank et la mutuelle de Coris Bank, ont déjà fait une très bonne contribution lors de cette campagne. « Il faut dire que ces contributions sont très importantes au regard des actions que nous voulons faire. Ainsi, nous envisageons, à travers ces ressources, réaliser des forages en faveur des populations qui sont en train de retourner chez eux. Parce que, comme vous le savez aussi, avec les actions des forces de défense et de sécurité, aujourd’hui, il y a des résultats très probants sur le terrain », a-t-il expliqué. Emile Zabsonré a ajouté que la construction des adductions d’eau potable aux profits des personnes réinstallées dans leurs localités d’origine est une priorité du gouvernement.

Emile Zabsonré a lancé un appel à la contribution à l’endroit d’autres partenaires. La directrice générale de Coris Bank International, Gisèle Gumedzoé, a salué et félicité la ministre de la Famille et de la Solidarité pour toutes les actions qui sont effectuées sur le territoire national, à l’endroit des populations, surtout des populations vulnérables. « Il y a beaucoup d’efforts qui sont déployés et de résultats engrangés. Ainsi, nous voulons encourager ces efforts. Et nous souhaitons saluer également l’initiative (Dɛmɛ Sira) qui vise à permettre à toutes les franches de la population de pouvoir contribuer pour relever les défis sur le terrain », a-t-elle déclaré.

Gisèle Gumedzoé a ajouté que Coris Bank international est heureuse de participer à assurer l’accès à l’eau potable, car, l’eau c’est la vie. « L’eau est également un levier de santé, de cohésion, de prospérité et apporte le développement durable. Donc, nous avons décidé d’investir dans ce levier et nous savons que cela sera utilisé à bon escient au profit des populations pour que les populations puissent bénéficier et pouvoir assurer le développement », a-t-elle renchéri. La directrice générale de Coris Bank international a assuré que cette banque restera toujours aux côtés des autorités pour accompagner toute initiative qui vise à l’amélioration des conditions de vie et au développement durable.

Evariste YODA

Prix d’excellence 2026 de la DGI : 35 agents et 14 contribuables primés

La Direction générale des impôts (DGI) a tenu la VIe édition de son prix d’excellence, samedi 12 juin 2026, à Ouagadougou. 35 agents et 14 contribuables ont été récompensés.

La Direction générale des impôts (DGI) demeure reconnaissante à ses dévoués agents et aux contribuables les plus civiques en matière fiscale. Sur les 2500 agents que compte l’institution, les mérites de 35 d’entre eux ont été reconnus. Parmi les contribuables, 14 personnes physiques et morales ont été récompensées. Ces lauréats ont été primés lors de la VIe édition du prix d’excellence de la DGI qui s’est tenue dans la soirée du samedi 12 juin 2026, à Ouagadougou, sous la présidence du ministre de l’Economie et des Finances, Aboubakar Nacanabo.

Tous les lauréats ont reçu des trophées, attestations, des gadgets. Les lauréats des super prix ont, en plus, obtenu chacun un bon d’études de 2 millions F CFA. Le prix d’honneur est revenu à Ecobank Burkina Faso pour s’être illustré comme un partenaire engagé auprès de la DGI pour l’aboutissement des teléprocédures fiscales. Le super prix agent a été décerné à Ireitora Somda de la direction des moyennes entreprises du Centre 1 (DME C1), avec une note de 97 sur 100. Le super prix contribuable a été attribué à la Société burkinabè d’intermédiation financière (SBIF). Le secrétaire général du département, Vieux Abdoul Rachid Soulama, représentant le ministre de l’Economie et des Finances, a félicité la DGI pour l’organisation de l’édition 2026 du Prix d’excellence.

Pour lui, ce prix, célèbre la volonté de promouvoir l’excellence et de créer l’émulation au sein de la DGI. « Cela est visible à travers les resultats obtenus par la DGI. Entre 2024 et 2025 et même au 31 mai 2026, la DGI, comme les autres régies de recettes, a fait de bonnes performances. Elle a toujours été au-delà des objectifs qu’on lui a fixés. Elle mérite nos félicitations et encouragements », a-t-il reconnu. De son avis, ces actions vont permettre à la DGI de maintenir cette dynamique. M. Soulama a également félicité les différents lauréats et les a exhortés à maintenir le cap. Il a estimé que leurs récompenses doivent les amener à travailler davantage.

« Lorsqu’on célèbre les agents d’impôts, on célèbre aussi les performances dans le budget de l’Etat », a-t-il dit. Selon la directrice générale des impôts, Talato Eliane Djiguemdé, dans une adminis-tration qui compte près de 2500 collaborateurs, avec 45 managers de premier niveau et plus de 400 managers de niveau 2, être désigné parmi les meilleurs constitue déjà une consécration.

Un acte de solidarité envers la communauté

En outre, elle a confié que le prix de l’excellence honore également celles et ceux qui, dans le secteur privé comme dans le secteur public, accomplissent avec régularité et responsabilité leur devoir fiscal. « Derrière chaque école construite, chaque centre de santé équipé, chaque route aménagée ou chaque service public rendu, il y a des femmes et des hommes qui ont accepté de contribuer à l’effort collectif à travers l’impôt.

Ce soir, nous rendons hommage à ces citoyens et à ces entreprises qui ont compris que le paiement de l’impôt n’est pas seulement une obligation légale, mais un acte de solidarité envers la communauté », a-t-elle précisé. La directrice générale des impôts a rappelé que l’année 2025 a été particulièrement fructueuse pour son institution. « Dans un contexte national marqué par de nombreux défis, la DGI a su faire preuve de résilience et d’efficacité en mobilisant plus de 1 790 milliards F CFA, tout budget confondu. Ce qui constitue un accroissement de 20% de recettes par rapport à 2024. Les résultats enregistrés ne constituent pas seulement une performance administrative.

Ils traduisent non seulement la capacité croissante de notre pays à financer lui-même son développement, mais aussi la confiance des citoyens envers les institutions de la République », s’est-elle satisfaite. Le super agent de la DGI, Ireitora Somda, a confié que cette reconnaissance est un appel à aller encore de l’avant dans le travail. « Notre méthode de travail est simple. C’est sur la base d’une lettre de mission et la déontologie de la Fonction publique que nous exécutons les tâches qui nous sont assignées. Je suis aussi animé par la satisfaction du travail bien accompli », a-t-il expliqué.

Le directeur financier et comptable de la SBIF, Elie Tiemtoré, a dédié le Super Prix contribuable au directeur général et à l’ensemble du personnel de la SBIF. « Nous avons fait un travail remarquable, en contribuant à l’atteinte des objectifs de la DGI. Ce prix vient nous encourager à redoubler d’effort. Il est important pour chaque entreprise de s’acquitter de ses obligations fiscales parce que l’impôt permet de construire le pays », a-t-il lancé.

Adama SAWADOGO

Prix du journalisme pour la paix et la cohésion sociale 2026 : Sidwaya s’adjuge les 3 prix en presse écrite et un prix spécial

La Commission épiscopale justice et paix a organisé la Ve édition de la soirée de récompense des lauréats du prix du journalisme pour la paix et la cohésion sociale, jeudi 12 juin 2026, à Ouagadougou.

La Ve édition du prix du journalisme pour la paix et la cohésion sociale (PJPCS) initié par la Commission épiscopale justice et paix (CJP-Burkina) dans la mise en œuvre des activités de l’Initiative paix au sahel/Sahel peace initiative (SPI) a eu lieu au cours d’une soirée de récompense des lauréats, jeudi 12 juin 2026, à Ouagadougou. Cette édition a eu pour thème : « Renforce-ment de la paix et de la cohésion sociale à travers la promotion de la résilience, du dialogue communautaire et la lutte contre l’extrémisme violent et la radicalisation ». Aux cours de la soirée de récompense, 21 journalistes ont été primés avec 13 prix officiels et huit prix spéciaux.

Sidwaya a remporté les 3 prix officiels dans la catégorie presse écrite et 1 prix spécial. Ainsi le 1er prix est revenu à Abdel Aziz Nabaloum, pour son œuvre « promotion de la cohésion sociale : La foi au service de la paix ». Il repart avec un trophée, un chèque de 500 000 F CFA, un roman et une attestation. Yacouba Belem remporte le 2e prix pour son œuvre « commune de Dédougou : La solidarité des populations hôtes redonne espoir aux déplacés internes ». Il gagne un chèque de 300 000 F CFA plus une attestation.

Le 3e prix revient à Djakaridia Siribié pour son œuvre « Exploitation agricole à Matourkou : Des réfugiés passent de l’assistance humanitaire à l’autonomie ». Il obtient un chèque de 150 000 F CFA plus une attestation. Adama Sedgo reçoit le prix spécial du partenaires Oxfam avec un chèque de 200 000 F CFA pour son œuvre « Périmètre aménagé du Youtenga dans l’Oubri/les PDI, force motrice de l’offensive agropastorale ».

Dans la catégorie télévision, le journaliste de Burkina Info, Abdoul Rahim Tapsoba reçoit le 1er prix. Fréderic Tensaba de la RTB radio Bobo décroche le 1er prix dans la catégorie radio et Jean-Marc Kambou de Refletinfo.net, le 1er prix dans la catégorie presse en ligne. Tous ont reçu un trophée, un chèque de 500 000 F CFA, plus un roman sur la paix.

Le prix régional transfrontalier, une innovation

Cette Ve édition du prix du journalisme pour la paix et la cohésion sociale a connu la participation des pays de la sous-région.

Le journaliste Drissa Diallo du Mali a remporté le prix régional transfrontalier pour son œuvre « Un vocal qui divise ». La présidente du jury Dominique Marie Nyaméogo a noté que le jury a réceptionné au total 56 œuvres dans quatre catégories. Il s’agit de 47 œuvres nationales dont neuf en presse écrite, 22 en presse en ligne, dix en radio et six en télévision. A cela, s’ajoutent neuf œuvres de la sous-région avec la participation, du Mali, de la Côte -d’Ivoire, du Niger et du Ghana.

La présidente du jury a souligné que l’inno-vation de la Ve édition a été l’intégration du prix régional. Le président de la commission épiscopale justice et paix et de l’initiative paix au Sahel, Monseigneur Alexandre Bazié, a soutenu que l’instauration du prix régional trans-frontalier vise à prôner la paix partout. « La parole peut construire et détruire. Il revient donc aux habitants du Sahel de favoriser un usage positif et efficace de la parole pour la construction de la paix », a-t-il signifié.

Le ministre conseiller spécial du Président du Faso, Samuel Kalkoumdo, a salué l’initiative, reconnais-sant la valeur des journalistes dans la quête du vivre-ensemble et de la cohésion sociale. Le secrétaire général régional de l’initiative paix au sahel, Abbé Herman Ouédraogo, s’est réjoui de l’accomplissement de l’édition. Quant au président du comité d’organisation, Abbé Sié Mohamed Éric Dah, il a remercié et invité les partenaires à les rejoindre pour les prochaines éditions.

Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE (Collaborateur)

Palais Royal du Yatenga : Le « Rassam Naaba Lolgua II » intronisé dans ses fonctions de ministre de la jeunesse

L’ancien ministre de l’agriculture, Salifou Ouédraogo a été officiellement intronisé le samedi 13 juin 2026 au Palais du Naaba Kiiba de Yatenga, le Rassam Naaba Lolga II, ministre de la jeunesse, chargé des questions coutumières au Palais du roi Naaba Kiiba de Yatenga.

Quarante-cinq jours après le décès de Rassam Naaba Yémdé, la cour royale de Yatenga a nouveau dignitaire de Rassam Naaba. Il s’agit de l’ancien ministre de l’agriculture Salifou Ouédraogo qui a été officiellement installé dans ses fonctions ce 13 juin 2026 comme Rassam Naaba avec nom règne « Rassam Naaba Lolga II » .La cérémonie qui a mobilisée plusieurs notables, chefs coutumiers, leaders communautaires parents et amis venus témoigner leur soutien au nouveau ministre de la jeunesse, le « Rassam Naaba » au Palais du roi Naaba Kiiba de Yatenga .Dans une ambiance empreinte de solennité et de respect des valeurs ancestrales, les rites traditionnels consacrant l’élévation du nouveau Rassam Naaba ont été exécutés conformément aux usages du royaume. Cette nomination marque une nouvelle étape dans la vie institutionnelle du Palais royal du Yatenga et traduit la volonté des autorités coutumières de renforcer l’encadrement de la jeunesse dans un contexte national marqué par de nombreux défis.

Selon les responsables coutumiers, le poste du ministre de la jeunesse occupe une place stratégique au sein de l’organisation du royaume. Il sert de trait d’union entre les autorités traditionnelle et les jeunes générations afin de promouvoir les valeurs de respect, de solidarité, de discipline et d’engagement citoyen.

Prenant la parole au nom des notables le Toom Naaba Guigma a souligné la portée de cette intronisation. Pour lui, le choix porté sur le Rassam Naaba Lolgua II est le résultat de ses qualités humaines, de son sens de l’écoute de rassembleur d’engagement citoyen pour la promotion de la paix. Le Rassam Naaba joue un rôle important et après le décès du Rassam Naaba Yemdé il été du devoir de trouver un successeur pour assurer les rites au royaume. « Aujourd’hui le royaume confie une responsabilité importe à un homme dont la mission est très capitale au sein du Palais du royaume de Yatenga. Il occupe une place stratégique autour du roi Naaba Kiiba et représente un acteur principal pour toutes les questions coutumières. Nous lui souhaitons un long et fructueux règne » a-t-il déclaré.

Visiblement ému par la confiance placée en lui le nouveau Rassam Naaba Lolga II a exprimé sa gratitude au roi du Yatenga ainsi qu’à l’ensemble des notables. Il a pris l’engagement d’assumer sa mission avec humilité, responsabilité et dévouement. « Je mesure l’importance de la charge qui m’est confié ce jour 13 juin 2026.C’est une date historique pour moi. Je travaillerai à toujours à rester dans la droite ligne de la volonté du roi de Yatenga, sa majesté Naaba Kiiba.J’invite chacun à contribué à la préservation de la paix, à la promotion du dialogue et au développement de notre communauté » a-t-il indiqué.

La cérémonie s’est achevée par les bénédictions des autorités coutumières et religieuse. Les prières formulées ont porté sur la réussite du nouveau ministre de la jeunesse, la prospérité du royaume de Yatenga, ainsi que le retour de la paix et la sécurité sur toute l’étendue du territoire national.

Fidèle à l’héritages de ses ancêtres à travers l’intronisation de Rassam Naaba Lolgua II aux couleurs des rites traditionnelles du Palais de Yatenga, le roi Naaba Kiiba rappelle que la modernité ne saurait se construire sans les valeurs qui fondaient notre société ancienne. Un message fort qui resonne comme un appel à la jeunesse burkinabè à puiser dans ses racines pour bâtir un avenir de paix, d’unité et de prospérité conformément à la vision des autorités avec la révolution progressiste populaire. Au-delà de la désignation et l’intronisation du nouveau Rassam Naaba Lolgua II, la cour   royale du Yatenga réaffirme son engagement et la volonté du roi Naaba Kiiba de maintenir vivantes les traditions séculaires du Royaume.

En rappel, c’est le 29 avril dernier que le prédécesseur de Rassam Naaba Lolgua II, feu Rassam Naaba Yemdé, après   15 ans de règne a été rappelé à Dieu.

Bassirou BADINI

 

 

 

 

 

 

Résultats du CEP 2026 : La région des Tannounyan enregistre un taux de succès de 94,01%

Les résultats du certificat d’études primaires (CEP) ont été livrés le samedi 13 juin sur l’ensemble du territoire national. Dans la région des Tannounyan, la moisson a été bonne, à à croire le Directeur régional de l’enseignement primaire, Dari Anselme Dah. Sur 14 114 candidats qui ont composé, 13 297 ont décroché leur diplôme, soit un taux de succès de 94,01%.

 Les candidats au Certificat d’Etudes primaires (CEP) et à l’entrée en 6e connaissent leur sort depuis le samedi 13 juin 2026. Les résultats ont en effet été proclamé ce jour sur l’ensemble du territoire national. Dans la région des Tannounyan, 14 294 candidats étaient inscrits et 14 144 ont effectivement pris part aux épreuves. À l’arrivé ce sont 13 297 candidats (7086 filles et 6211 garçons) qui ont réussi à décrocher leur diplôme, soit un taux global de 94,01%. La province Comoé a enregistré 10 590 inscrits, 10 473 ont composé et 9 866 (5256 filles et 4610 garçons) ont été admis, soit un taux de réussite au niveau provincial de 94, 20%. Quant à la province de la Léraba, elle a reçu 3 704 inscrits, pour 3 671 présents.  À la délibération ce sont 3431 candidats (1830 filles et 1601 garçons) de cette province qui admis, soit un taux de réussite 93, 46%. Un motif de satisfaction pour le Directeur régional de l’Education préscolaire, primaire et non formelle des Tannounyan, Dari Anselme Dah, que nous avons interrogé. Il s’est d’abord félicité que tout ce soit bien passé au cours de cette session.

De la reproduction des sujets, leur conditionnement dans les enveloppes, leur distribution dans les différents jurys et centres d’examen, aux délibérations, en passant par l’administration des épreuves, la correction et les travaux de secrétariat tout es les opérations se sont déroulées sans incident majeur. Il a outre expliqué que le taux global de succès de 94,01% inclus les candidats libres. « Sans les candidats libres nous enregistrons un taux de succès de 94,27%. Ce taux reflète les efforts de nos enseignants sur le terrain », a-t-il précisé. Pour Dari Anselme Dah, il y a de quoi se réjouir. Il a à cet effet adressé à l’ensemble des acteurs  sous sa coupe, et particulièrement les enseignants titulaires des classes de CM2, les directeurs des écoles ayant présenté des candidats et à l’ensemble du corps enseignant, ses félicitations. « Je salue les sacrifices consentis pour enseigner ces élèves »,  a-t-il dit. Il a par ailleurs remercié ses supérieurs hiérarchiques et les partenaires qui accompagnent le système éducatif.

Alpha Sékou BARRY

alphasekoubarry@gmail.com

SENAC-UB 2026 : « Faites de la culture et du patriotisme les piliers intangibles de votre engagement citoyen », Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO

Le Ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert OUÉDRAOGO a pris part le samedi 13 juin 2026 dans la Salle polyvalente de Dédougou, à la Nuit des lauréats de la 7e édition de la Semaine Nationale des Arts et de la Culture des Universités du Burkina Faso (SENAC-UB), organisée par le Centre National des Œuvres Universitaires (CENOU).
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‎Cette 7e édition est co-parrainée par le Ministre d’État, Ministre de l’Administration Territoriale et de la Mobilité, Émile ZERBO, le Ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert OUÉDRAOGO et le Ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, Annick Lydie PIKBOUGOUM.


‎Organisée du 7 au 14 juin 2026 dans la région de Bankui autour du thème « Diversité culturelle et engagement patriotique : la jeunesse universitaire au service de la cohésion nationale », la SENAC-UB a réuni des étudiants des universités publiques et privées du Burkina Faso.


‎Plusieurs groupes artistiques ont pris part aux différentes compétitions consacrées aux arts du spectacle et de la scène, à l’art culinaire, aux compétitions sportives et aux jeux de société. Les disciplines en lice comprenaient notamment le slam, la musique, le théâtre, l’humour, le conte, les arts culinaires, la lutte traditionnelle, le football, le handisport, le scrabble, le awalé, le damier et la pétanque. La Nuit des lauréats a permis de récompenser les meilleures performances.


‎Dans son message lu par le Ministre chargé de l’Enseignement supérieur (Pr Adjima THIOMBIANO), le Premier ministre, haut patron de l’événement a félicité l’ensemble des participants et rappelé que cette célébration est avant tout celle du talent et de l’engagement de la jeunesse universitaire. « Il n’y a ni perdants ni gagnants ; vous êtes tous des gagnants », a-t-il indiqué avant d’inviter les étudiants à faire de leur diversité une force au service du Burkina Faso.


‎Prenant la parole au nom des co-parrains, le Ministre Pingdwendé a salué la qualité des prestations et la discipline dont les étudiants ont fait preuve tout au long de la semaine. « Vous êtes les dignes héritiers de nos traditions et les bâtisseurs de notre avenir. Nous vous encourageons à poursuivre dans cette lancée. Faites de la culture et du patriotisme les piliers intangibles de votre engagement citoyen », a-t-il déclaré.
‎Le porte-parole des parrains a également réaffirmé leur engagement à soutenir les initiatives en faveur de l’épanouissement de la jeunesse.


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‎La cérémonie a mobilisé plusieurs membres du Gouvernement venus témoigner leur soutien à la jeunesse estudiantine. Cette forte mobilisation traduit l’intérêt accordé à la promotion de la culture, du patriotisme et de l’engagement citoyen comme fondements de la cohésion nationale.
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‎Source : DCRP / MCCAT