Réseau de transport en commun: de nouvelles lignes d’autobus en vue

La direction générale de la Société de transport en commun (SOTRACO) a organisé un atelier de validation des nouvelles lignes d’autobus pour améliorer la mobilité des personnes et biens dans la ville de Ouagadougou et de ses communes environnantes, jeudi 4 juin 2026, à Ouagadougou.

Le gouvernement s’engage à améliorer les services de transports en commun, pour faire face aux défis croissants de la mobilité urbaine dans la capitale burkinabè. C’est dans cette même lancée que la direction générale de la Société de transport en commun (SOTRACO) a tenu un atelier de validation des nouvelles lignes d’autobus, jeudi 4 juin 2026, à Ouagadougou. L’atelier a été placé sur le thème de l’amélioration de la mobilité des populations de ladite ville et des communes environnantes, grâce au transport en commun.

Il s’est agi, de présenter le projet de nouvelles lignes du réseau de bus, d’évaluer leurs performances et de proposer des solutions concrètes, pour optimiser l’exploitation des bus dans toutes les localités. Selon le gouverneur de la région du Kadiogo, Abdoulaye Bassinga, les études techniques menées par la SOTRACO ont permis d’identifier 13 nouvelles lignes urbaines et 9 lignes intercommunales supplémentaires. « Il faut saluer les efforts consentis par les plus hautes autorités, pour l’acquisition des 500 bus qui vont faciliter le déplacement des élèves et étudiants, ainsi que l’ensemble de la population », s’est-il-réjoui. Abdoulaye Bassinga a invité la population à adopter des comportements civiques afin de préserver les bus.

Il a exhorté l’ensemble des délégations spéciales présentes à renforcer la sensibilisation de la population et de faciliter la circulation des engins sur toute l’étendue du territoire. Pour le directeur général de la SOTRACO, Idrissa Sawadogo, ces extensions devraient permettre de desservir de nouveaux quartiers et de mieux connecter les zones périphériques au centre-ville de Ouagadougou. Selon lui, la transformation spatiale rapide de Ouagadougou a entraîné une augmentation significative des besoins en mobilité.

« Chaque jour, les citoyens parcourent de longues distances pour rejoindre leurs lieux de travail, d’études ou de services », a-t-il expliqué. Il a ajouté que cette situation a engendré plusieurs conséquences, notamment l’insécurité routière, les embouteillages aux heures de pointe et la pollution environnementale. C’est pourquoi, a-t-il conclu, l’Etat a entrepris de faire de la SOTRACO un véritable outil de service public, appuyé par une augmentation du capital social porté à 5 milliards de francs CFA.

Boukary BONKOUNGOU

Lydia Esther BILLA (stagiaire)

Coopération bilatérale: le ministre Karamoko Jean Marie Traoré échange avec une mission parlementaire serbe

Le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré et le ministre délégué, Bêbgnasgnan Stella Eldine Kabré ont reçu en audience, le mercredi 3 juin 2026, une délégation de parlementaires serbes, conduite par le député Slavenko Ristic, président de la commission défense et sécurité du parlement serbe et par ailleurs, président directeur général de Tehnicki Remont Bratunac, spécialisé dans le domaine des technologies de la défense.

En visite de travail au Burkina Faso, la délégation est venue explorer les opportunités de renforcement de la coopération avec notre pays, en mettant l’accent notamment sur la coopération dans le domaine de la sécurité-défense et de la formation. Le chef de la délégation, Slavenko Ristic, a salué la nouvelle vision en marche au Burkina Faso et exprimé les admirations des autorités serbes pour le leadership du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré. « La voie du président du Faso est entendue et suscite beaucoup d’admiration dans mon pays », a-t-il lancé. Selon M. Slavenko Ristic, la Serbie a amorcé une nouvelle dynamique de coopération avec les pays africains.

« L’Afrique, c’est le futur et nous voulons faire partie de ce futur », a-t-il affirmé. Tout en souhaitant la bienvenue à la délégation, le chef de la diplomatie burkinabè a salué cette initiative qui témoigne de l’intérêt de la Serbie pour le Burkina Faso. Il a indiqué que le Burkina Faso et la Serbie disposent d’un potentiel de coopération qui reste à être valorisé. A l’endroit de son hôte, le ministre des Affaires étrangères a expliqué que le Burkina Faso est dans une dynamique de diversification de ses partenariats, et à ce titre, notre pays a des égards particuliers envers les pays de l’Europe de l’Est. 

« Nous sommes à la recherche de partenaires avec lesquels nous pouvons développer des partenariats gagnant-gagnant», a-t-il dit.  Avec le député serbe, le chef de la diplomatie a décliné la nouvelle vision du Burkina Faso. Il l’a invité à plaider pour un changement de la perception infondée de certains pays d’Europe envers les pays africains. Slavenko Ristic dit avoir pris bonne note de ses remarques et s’est engagé à être le relais de la nouvelle vision du Burkina et de l’Afrique au sein des instances européennes, pour un rééquilibrage de la coopération avec le Burkina Faso et les autres pays africains.

DCRP/MAE

Cérémonial militaire d’hommage à Thomas Sankara: les diplomates s’engagent dans une collecte internationale des archives de Sankara

La huitième édition du cérémonial militaire solennel organisée, chaque premier jeudi du mois, au Mémorial Thomas-Sankara pour rendre hommage au père de la Révolution et à ses compagnons, s’est déroulée le jeudi 4 juin 2026, à Ouagadougou, sous la présidence du ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré.

Les Burkinabè continuent de magnifier et perpétuer la mémoire du capitaine révolutionnaire Thomas Sankara. Ainsi, le jeudi 4 juin 2026 à Ouagadougou, les populations ont répondu présent au traditionnel cérémonial militaire en sa mémoire. Présidé par le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, ce rendez-vous a permis d’assister au protocole de relève de la garde militaire au Mémorial Thomas-Sankara. Cette séquence a été présentée par les éléments de la garde rouge et de la cavalerie du groupement d’escorte et d’honneur de la Gendarmerie nationale.

Puis, devant les participants dont la majorité est composée des différents services rattachés au ministère des Affaires étrangères, le ministre de tutelle, Karamoko Jean Marie Traoré, président de la huitième journée du cérémonial, a fait savoir qu’il est important de marquer une halte à chaque début de mois pour magnifier et se rappeler des hauts fait du leader de la Révolution d’aout 1983. Il a également ajouté que chaque Burkinabè ou Africain doit être un « Sankara » c’est-à-dire un « acteur de la justice sociale, de la dignité et de la lutte pour la liberté des peuples opprimés ».

Le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, a remis les archives de Thomas Sankara à son homologue chargé de la Communication, Pingwendé Gilbert Ouédraogo

« Sankara doit être vivant dans nos pensées, nos faits et gestes, nos actes au quotidien etc. Aujourd’hui, plus que jamais, le legs de Thomas Sankara est porté avec dignité, abnégation et détermination par le capitaine-Président Ibrahim Traoré pour la construction d’un Burkina Faso nouveau, libre et souverain », a fait remarquer le patron de la diplomatie burkinabè. Et de préciser que son département jouera sa partition comme il l’a toujours fait dans le cadre de la collecte des archives et artéfacts de Thomas Sankara et de la Révolution démocratique et populaire.

Déjà, à la fin de l’hommage militaire, un lot d’archives retraçant un pan de l’histoire de Thomas Sankara a été remis au ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme. Un acte salué par le ministre chargé de la Communication, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, qui a invité une fois de plus les diplomates à accompagner la collecte internationale des archives de la RDP. « Pour rependre les idéaux de la Révolution et la lutte pour la libération de l’Afrique en général et du Burkina Faso en particulier, Thomas Sankara voyageait beaucoup.

Ainsi, nous souhaitons que vous soyez les relais dans vos pays hôtes respectifs dans le cadre de la collecte des archives de Thomas Sankara », a indiqué le ministre Ouédraogo aux ambassadeurs présents à la cérémonie. Il a également insisté sur l’engagement de chacun pour l’initiative « Ma brique pour Sankara » qui se veut une mobilisation financière afin de poursuivre et de parachever le Mémorial Thomas-Sankara qui n’est qu’à ses débuts. Une visite guidée au Mémorial a été effectuée par les participants au cérémonial militaire mensuel.

Wanlé Gérard COULIBALY

Baseball Five: GIP-PNVB / JICA Wendpanga-A s’adjuge le trophée inaugural

Le plateau omnisports de la Maison des Jeunes et de la Culture de Ouagadougou (MJCO) a accueilli, les 23 et 24 mai 2026, la première édition de la compétition intercommunale de Baseball Five. Organisé par le Groupement d’intérêt public – Programme national de volontariat au Burkina Faso (GIP-PNVB), en partenariat avec l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA) et la Fédération burkinabè de baseball, le tournoi a été remporté par l’école primaire Wendpanga-A, victorieuse de Pabré-B sur le score de 16 points à 11.

Le sport comme vecteur d’inclusion sociale et de brassage entre les jeunes. Telle est l’ambition portée par le Groupement d’Intérêt Public – Programme National de Volontariat au Burkina Faso, en collaboration avec la JICA, à travers cette première édition de la compétition intercommunale de Baseball Five. Pendant deux jours, la Maison des Jeunes et de la Culture de Ouagadougou a vibré au rythme des encouragements des supporters, des autorités présentes et des performances des jeunes athlètes.

Initiée dans le cadre de la coopération technique japonaise, cette compétition a réuni plusieurs équipes issues des communes de la région du Kadiogo. Au terme des différentes confrontations, les formations de Wendpanga-A et de Pabré-B se sont hissées en finale pour un duel engagé et spectaculaire.

A l’arrivée, l’équipe de Wendpanga-A a pris le meilleur sur celle de Pabré-B par 16 points à 11, décrochant ainsi le trophée de cette édition inaugurale. Le match, disputé en plusieurs manches, a tenu toutes ses promesses. Dès la première phase, les deux équipes se sont livrées un véritable mano a mano, se neutralisant sur le score de 10 points partout.

La deuxième manche a permis à Wendpanga-A de prendre l’ascendant grâce à une meilleure organisation défensive et offensive. Les futurs vainqueurs se sont imposés par 2 points à 0, profitant de quelques erreurs de concentration de leurs adversaires. Dans la troisième phase, Wendpanga-A a confirmé sa domination en remportant la manche par 4 points à 1 grâce à des frappes précises et une excellente coordination collective. La quatrième et dernière phase n’a enregistré aucun point, les deux équipes accusant le coup physiquement après une rencontre particulièrement intense.

Au classement final, Pabré-A s’est adjugé la troisième place tandis que Wendpanga-B a terminé au pied du podium. Discipline dérivée du baseball traditionnel, le Baseball Five se joue avec des équipes mixtes composées de cinq joueurs et nécessite uniquement une balle en caoutchouc. Facilement accessible sur le plan matériel, cette pratique favorise la participation des jeunes filles et garçons issus de différents milieux sociaux, notamment les personnes déplacées internes et les communautés hôtes.

Pour le coach national de la Fédération burkinabè de baseball, Junior Zabré, le niveau technique affiché par les différentes équipes demeure encourageant au regard du temps relativement court consacré à l’apprentissage de la discipline. « Ils n’ont eu que trois mois pour découvrir et apprendre cette discipline. Ce n’était pas évident de maîtriser les règles en si peu de temps, mais le niveau présenté aujourd’hui est satisfaisant. Au vu de cette finale, nous pouvons affirmer que la relève est assurée au Burkina Faso », a-t-il apprécié.

Le coach de l’équipe victorieuse, Abdoul Aziz Bonkoungou, a pour sa part expliqué ce succès par la solidité mentale de ses joueurs et le travail accompli durant la préparation. « Je leur demande toujours de ne pas s’attarder sur les erreurs commises, mais de rester concentrés sur les actions suivantes. C’est un travail collectif construit progressivement qui a été récompensé aujourd’hui », a-t-il confié.

Au-delà de l’aspect purement sportif, cette compétition s’inscrit dans les objectifs du Programme de renforcement des capacités des jeunes au Burkina Faso (PRCJ), mis en œuvre depuis 2024 avec l’appui de la JICA. Le programme a permis le déploiement de 103

« Le directeur général du GIP-PNVB, Djourmité Nestor Noufé, a salué l’engagement des jeunes et les valeurs de cohésion véhiculés par le sport. »

volontaires nationaux dans plusieurs communes de la région, notamment Pabré, Saaba, Tanghin-Dassouri et Ouagadougou. Ces volontaires interviennent dans des domaines variés tels que l’encadrement préscolaire, l’agriculture hors-sol et la réfection routière. Le volet sportif vise particulièrement à renforcer la cohésion sociale et la solidarité intercommunale.

Le directeur général du GIP-PNVB, Djourmité Nestor Noufé, a salué l’engagement des neuf équipes engagées dans la compétition. « Derrière le sport, il y a la cohésion sociale, le rassemblement et des valeurs de civisme qui contribuent à former les citoyens de demain. Cette compétition traduit notre volonté d’offrir à la jeunesse des cadres d’expression saine », a-t-il indiqué, tout en exprimant le souhait de voir l’événement se poursuivre dans les années à venir avec l’accompagnement de la JICA.

Le représentant résident de la JICA, Kobayashi Takemichi, s’est également réjoui du bon déroulement du tournoi. « Le baseball est un sport très populaire au Japon et nous sommes heureux de partager cette expérience avec la jeunesse burkinabè. Les rencontres ont été très intéressantes, le fair-play a prévalu et les jeunes ont surtout pris du plaisir ensemble », a-t-il souligné.

Cette première édition se referme ainsi sur une note de satisfaction générale, laissant entrevoir de belles perspectives pour le développement du Baseball Five au Burkina Faso.

Pengdwendé Achille OUEDRAOGO

Fatimata ZOUNGRANA

(Stagiaire)

Situation des personnes vivant avec l’épilepsie: des professionnels de santé en ordre de bataille pour de meilleurs soins

La ligue burkinabè de lutte contre l’épilepsie a ouvert, le mercredi 3 juin 2026 à Ouagadougou ses premières journées scientifiques.

« Epilepsie, tous concernés, agissons ensemble ! », c’est autour de ce thème que la Ligue burkinabè de lutte contre l’épilepsie (LBCE) tient, du 3 au 5 juin 2026 à Ouagadougou, ses premières journées scientifiques. Pendant trois jours, des professionnels de santé, des chercheurs et des étudiants vont se pencher la situation des personnes vivant avec l’épilepsie et proposer des solutions pour la prise en charge.

Pour le président de la LBCE, Pr Anselme Dabilgou, cette rencontre scientifique est un moment historique et témoigne de la volonté de la ligue de mieux comprendre, prévenir et mieux prendre en charge les personnes vivant avec l’épilepsie, souvent victimes de stigmatisation. Il a déploré la persistance des préjugés qui entourent encore l’épilepsie en Afrique et au Burkina Faso. « Pourtant,   il s’agit d’une maladie neurologique qui peut être bien diagnostiquée et traitée », a-t-il précisé.

Pour le président de la LBCE, Pr Anselme Dabilgou, l’épilepsie est une maladie neurologique qui peut être traitée.

C’est pourquoi, a laissé entendre Pr Dabilgou, la LBCE s’est engagée à promouvoir la dignité et les droits humains des personnes vivant avec l’épilepsie. Et pour y parvenir, il compte, entre autres, intensifier la sensibilisation des communautés, renforcer les capacités des professionnels de santé sur le diagnostic et la prise en charge des patients.

Le représentant du président de la délégation spéciale consulaire de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF), par ailleurs parrain, Raoul Tiéné, a salué la tenue de cette rencontre particulière et humaine, car elle est une initiative profondément utile à la population burkinabè. Il a réaffirmé l’engagement ferme du président de la délégation consulaire de la CCI-BF, à toujours accompagner la Ligue dans ses missions. M. Tiéné a invité les acteurs du secteur privé à s’intéresser à la santé, car l’investissement dans le secteur de la santé n’est pas un acte économique mais un acte de souveraineté sanitaire.

Le représentant du ministre de la Santé, Joël Arthur Kiendrebéogo, a rassuré que la souveraineté sanitaire est une priorité du gouvernement. Il a traduit sa reconnaissance aux initiateurs des journées scientifiques sur l’épilepsie.  Selon lui, le ministère de la Santé fonde l’espoir que les réflexions vont contribuer à déconstruire les croyances erronées au sujet de l’épilepsie et une meilleure insertion sociale des malades au sein de leurs communautés.

Adama SEDGO

Photographie artistique: des photographes découvrent les B.A BA

Une équipe de photographes, en collaboration avec les ateliers Maneere, organise du 29 mai au 5 juin 2026 à Ouagadougou, une exposition photo. A l’occasion, les acteurs ont tenu un master class sur la photographie artistique, lundi 1er juin 2026, à Ouagadougou.

Des professionnels de la photographie veulent aider le secteur à produire de belles œuvres. En partenariat avec les ateliers Maneere, une équipe de photographes, composée du Canadien Philippe Blondel, du Togolais Marcel Ahondo Kodjo et du Burkinabè Sibiri Jacques Ouédraogo, a organisé un master class sur la photographie artistique le lundi 1er juin 2026 dans la capitale burkinabè. Il s’est tenu à l’occasion d’une exposition qui se déroule du 29 mai au 5 juin au quartier Tanghin de Ouagadougou. Le photographe, Philippe Blondel, a justifié la tenue du master class par le manque d’outils didactiques en matière de photographie artistique.

Sibiri Jacques Ouédraogo a indiqué qu’au cours de ce master class, il s’agira de former les apprenants sur comment monter un « portfolio revew », réaliser une exposition photographique et postuler aux différents appels à projets.  Les formateurs vont dispenser des cours théoriques aux apprenants et les soumettre à des exercices pratiques. L’exposition va don servir de cadre d’apprentissage.

Le photographe, Marcel Kodjo, a loué l’initiative qui va permettre aux autodidactes de se former. Pour lui, de telles occasions sont des opportunités à saisir. Il a ajouté qu’elles contribuent aux partages d’expériences, créent un réseautage et ouvrent de nouvelles perspectives.

L’artiste photographe, Cynthia Diakité, plus connue sous le nom de « Fire woman » a assuré que ce master class a enrichi ses connaissances. « Savoir rédiger un portfolio, son CV, une lettre de motivation, sa biographie n’est pas chose aisée pour nous les techniciens », a-t-elle reconnu. Elle a aussi affirmé que ce cadre lui a permis d’élargir son cercle de réseautage et d’obtenir des promesses de collaboration pour un sujet artistique commun.

L’exposition photo a été réalisé par le duo Sibiri Jacques Ouédraogo et Phillipe Blondel. Ce dernier a expliqué que les travaux ont débuté en 2021. Selon lui, la trentaine de photographies exposées évoquent la crise environnementale qui touche l’Afrique. « C’est aussi un projet qui traite de la rencontre du Burkinabè Jacques et du Canadien que je suis, afin d’ouvrir des horizons plus grands », a-t-il souligné. Jacques Ouédraogo a souligné que les  photos illustrant les conséquences de la crise environnementale ont fait l’objet de sujets d’entretien dans des écoles de Ouagadougou.

                                                                              Rémi ZOERINGRE

Kourittenga : le projet BMZ redonne l’espoir aux enfants et adolescentes à Baskouré

Une délégation du ministère de la Famille et de la Solidarité s’est rendue à Baskouré, le mercredi 3 juin 2026, pour toucher du doigt les impacts des activités menées par la direction provinciale chargée de la solidarité du Kourittenga. Financées par le Fonds national de la Solidarité et soutenues par l’UNICEF à travers le projet BMZ, ces initiatives ciblent les communes de Baskouré, Gounghin et Andemtenga.

Le projet BMZ s’attaque de front aux fléaux qui minent le plein épanouissement des jeunes filles dans la province du Kourittenga, notamment le Mariage d’enfants (ME), les Mutilations génitales féminines (MGF) et les violences de tout genre.

Ainsi, en partenariat avec le ministère de la Famille et de la Solidarité à travers sa direction provinciale du Kouritenga, le projet a mené plusieurs activités au profit de la population cible. Quelques années après leur mise en œuvre, une délégation du ministère est allée, le 3 juin 2026, sur les traces de ces réalisations à Baskouré.

Et le bilan est plus que parlant, notamment le placement en formation professionnelle de 90 adolescentes (déscolarisées ou non scolarisées) victimes ou à risque en 2025, l’octroi de 350 vélos aux adolescentes scolarisées vulnérables pour l’année académique 2024-2025 à travers les trois communes bénéficiaires, la  dotation en Activités génératrices de revenus (AGR) couplée à une formation en éducation financière au profit de 15 adolescentes à risque et 10 familles vulnérables et la fourniture d’actes de naissance à 1 300 enfants vulnérables en 2025, dont 1 000 hors délai et 300 dans les délais.

Sur le terrain, la satisfaction se lit sur les visages et se ressent dans les témoignages des bénéficiaires et de leurs proches.

Nadbiega Marie Sonia, élève en classe de 5e, a vu son quotidien d’écolière transfiguré par l’octroi d’un vélo :

« Avant, quand je n’avais pas le vélo, j’arrivais souvent en retard et avec la fatigue. Maintenant, j’arrive toujours à l’heure et je glane de bonnes notes. Merci au donateur ».

Dans les ateliers d’apprentissage, l’espoir renaît. Sarifatou Kouraogo, 12 ans, apprend la couture chez Sandwidi Karim. Ce dernier ne tarit pas d’éloges sur sa jeune apprentie, malgré les défis matériels :

« L’enfant vient chaque fois à l’heure. Elle apprend très vite et avec sagesse. Malgré tout, les difficultés ne manquent pas : elle ne possède pas sa propre machine, ce qui fait que les autres finissent de coudre avant qu’elle ne puisse commencer. »

Une remise symbolique d’actes de naissance a été faite

Du côté de l’Atelier Wendkouni de Baskouré, c’est Gueswendé Marie-Jeanne Zougmoré, qui tisse son avenir avec optimisme « cette formation va beaucoup m’aider. Après mon apprentissage, je ne manquerai de rien. Je vais travailler et puis aider mes parents. »

Face à ces résultats, la directrice provinciale de la famille et de la solidarité du Kourittenga, Sylvie Oboulbiga/Tankoano, a exprimé sa satisfaction quant à la pertinence du projet. « J’apprécie cette activité parce qu’elle a un impact positif réel dans la vie des bénéficiaires. Par exemple, l’établissement d’actes de naissance a permis aux enfants de s’inscrire à l’école. Certains étaient en classe d’examen et, grâce à cette opération, ils ont pu déposer leurs dossiers. D’autres ont même pu établir leur CNIB. De même, la dotation en vélos a contribué à diminuer drastiquement les absences et les abandons liés aux difficultés de déplacement. »

La visite de la délégation ministérielle vient ainsi réaffirmer l’engagement des autorités et de ses partenaires, à briser le cycle de la précarité et à offrir un bouclier social aux enfants et aux jeunes filles du Kourittenga.

Amédée SILGA

Image cité

La recherche effrénée du profit peut conduire certaines personnes à poser des actes contraires aux normes établies dans la société. En effet, ce mouvement de quatre hommes tous sur des motocyclettes n’est guère une séance de rallye. Il s’agit d’un système de convoi des motocyclettes neuves d’un magasin vers un point de vente. Le mouvement est dirigé par celui de la gauche et relayé par les 2 autres du milieu. Cette acrobatie qui s’est déroulée à Ouagadougou vers le cimetière municipal dans la soirée, du 21 mai 2026, aux environ de 18 Heures, est un véritable danger pour les autres usagers de la route. Certes, elle permet au commerçant de faire une économie d’argent mais , elle demeure un acte d’incivisme qui doit être banni de la circulation routière.

 

3e foire « De la graine à la table »: Faire des semences paysannes un levier de la souveraineté alimentaire

Après trois jours d’expositions, de rencontres, de réseautage, de réflexions, d’échanges autour des panels, la IIIe édition de la Foire des semences paysannes, dénommée « De la graine à la table » a pris fin, le samedi 23 mai 2026, à Loumbila. La cérémonie de clôture a été marquée par l’adoption d’une feuille de route pour la promotion des systèmes semenciers paysans et la préservation des ressources phytogénétiques au Burkina Faso.

L’association Yelemani est convaincue qu’il n’y a pas de souveraineté alimentaire sans souveraineté semencière. Dans le but de contribuer à garantir cette souveraineté, elle a initié la foire « De la graine à la table », qui se veut un cadre de promotion et de préservation des semences paysannes, de valorisation et de transmission des savoirs endogènes en la matière. La IIIe édition de ce rendez-vous annuel s’est tenue, du 21 au 23 mai 2026, à Loumbila, sur le thème : « Banque de semences paysannes et souveraineté alimentaire au Burkina Faso : enjeux, défis et perspectives ».

Elle a été marquée par plusieurs activités à savoir des panels et table ronde, démonstrations de pratiques de production de semences maraichères, compétitions d’arts oratoire, culinaire et de semences paysannes, des expositions de semences et de produits bio, une représentation théâtrale sur l’agroécologie. Les échanges se sont articulés autour des thématiques suivantes : « collaboration banques communautaires et la recherche », « gestion efficiente des ressources phytogénétiques au niveau national et local pour notre souveraineté alimentaire », « gestion de la banque par les communautés ».

La foire a été marquée, entre autres, par des expositions des semences paysannes et des produits bio.

A l’issue des 72 heures, les participants ont adopté une feuille de route visant à « renforcer les dynamiques nationales pour la promotion des systèmes semenciers paysans et la préservation des ressources phylogénétiques au Burkina Faso ». Elle est assortie de recommandations adressées à l’Etat, à l’association Yelemani, aux organisations de la société civile et aux ONG et PTF.

Recommandations et actions prioritaires

Il s’agit, entre autres, de la nécessité de faire la promotion des résultats des chercheurs sur les variétés paysannes, partager les différentes stratégies adoptées au niveau national avec les acteurs à la base pour une meilleure appropriation, renforcer les banques communautaires de semences paysannes, développer une collaboration durable entre chercheurs et communautés, sensibiliser davantage les producteurs sur les risques liés aux nouveaux OGM et à la pollution génétique, Il a également été recommandé de promouvoir la recherche-action paysanne et les savoirs locaux, d’impliquer les agents Etatiques dans la promotion des semences paysannes, valoriser les résultats comparatifs montrant la performance des variétés paysannes, sensibiliser les écoles sur les semences paysannes et les semences en voie de disparition.

La feuille de route comporte également des actions prioritaires à court, moyen et long terme. Elles portent sur la mobilisation des acteurs, le plaidoyer sur les semences locales et l’agroécologie, les partenariats scientifiques et institutionnels, l’intégration des savoirs endogènes dans les politiques publiques, le renforcement des réseaux de producteurs et consommateurs. Plus concrètement, il s’agit d’élaborer un bulletin sur les semences paysannes, faire la connexion entre les banques de semences paysannes et les jardins scolaires, sensibiliser les producteurs et organisations des producteurs sur les enjeux majeurs liés aux ressources phytogénétiques, assurer la visibilité des initiatives des banques communautaires, mettre en place un catalogue des semences paysannes et diffusion des résultats, sensibiliser les médias sur l’agroécologie, etc.

Poursuivre le combat

Les participants ont adopté une feuille de route assortie d’actions prioritaires visant à renforcer la promotion et la protection des systèmes semenciers paysans.

La présidente de l’association Yelemani, Blandine Sankara, s’est réjouie des résultats atteints à l’issue de la foire. Pour elle, l’évènement a permis de valoriser les semences paysannes et la biodiversité agricole, promouvoir une alimentation saine, locale et nutritive, renforcer les liens entre producteurs, consommateurs, restauratrices, jeunes et chercheurs, entre autres. « Durant ces journées, nous avons célébré bien plus que des semences, des mets locaux ou des savoir-faire culinaires. Nous avons célébré la vie, la transmission, la mémoire de nos terroirs et la capacité de nos communautés à nourrir le présent tout en protégeant l’avenir », a-t-elle confié.

Pour Mme Sankara, la foire vient rappeler une vérité implacable. « La souveraineté alimentaire commence par la maitrise de nos semences, de nos terres, de nos savoirs et de nos habitudes alimentaires », a souligné Blandine Sankara. Elle a exhorté les acteurs à poursuivre le combat pour la souveraineté alimentaire dans les champs, les écoles les marchés, les cuisines et les communautés. « Continuons ensemble à semer la conscience, cultiver la dignité et récolter un avenir plus juste et plus sain pour nos populations », a conclu la présidente de Yelemani.

Mahamadi SEBOGO

Atelier Luban : Un joyau de sagesse au service de la coopération internationale 

Lors de leur séjour dans la ville de Tianjin, les journalistes africains participant au programme 2026 du Centre international de presse et de communication de Chine (CIPCC) ont touché du doigt les racines de la formation professionnelle en Chine à travers la visite de l’Atelier Luban, un modèle éducatif devenu une référence mondiale en matière de formation technique et de coopération internationale. 

Dans sa politique de coopération, la Chine adopte cette sagesse orientale qui est d’« apprendre à pêcher plutôt que donner du poisson ». C’est dans cet esprit que s’inscrit la création de l’Atelier Luban. Il a pour objectif prioritaire de renforcer la formation des compétences techniques et de favoriser la compréhension mutuelle entre les nations.

Luban dont l’origine se trouve dans la ville de Tianjin située dans le nord-est de la Chine. L’Atelier Luban est en effet une marque célèbre créée par la Chine pour les échanges humains et la coopération internationale en éducation professionnelle entre la Chine et l’étranger.

L’Atelier Luban est une marque célèbre créée par la Chine pour les échanges humains et la coopération internationale en éducation professionnelle entre la Chine et l’étranger

Son nom vient de Luban, grand artisan de l’antiquité chinoise, symbole de savoir-faire exceptionnel et d’une haute déontologie professionnelle. Il a conçu de nombreux outils de menuiserie, des dispositifs mécaniques et des techniques de construction.

Dans le cadre de la construction de haute qualité de l’initiative « La Ceinture et la Route », l’Atelier Luban est un projet d’enseignement concret construit à l’étranger par des établissements chinois et étrangers, sur le modèle de coopération inter-établissements et d’intégration industrie-formation. Il partage avec le monde le modèle pédagogique, les normes professionnelles, les équipements techniques et les ressources de l’éducation professionnelle chinoise, et forme des talents qualifiés dont les pays partenaires ont besoin pour leur développement économique et social.

Luban d’où l’atelier tire son nom est un grand artisan de l’antiquité chinoise, symbole de savoir-faire exceptionnel et d’une haute déontologie professionnelle

L’Atelier Luban bénéficie de la grande attention des chefs d’État du monde entier. Depuis 2018, le Président chinois Xi Jinping a donné à plusieurs reprises des consignes importantes à propos de l’Atelier Luban. Il a indiqué notamment qu’il doit proposer une formation professionnelle aux jeunes, former davantage de talents qualifiés et préparer des ambassadeurs de l’amitié entre les peuples.

En tant que bien public international au service de l’initiative « La Ceinture et la Route » et action majeure pour construire une communauté de destin pour l’humanité, l’Atelier Luban fonctionne selon des normes unifiées et rigoureuses. Grâce à la coopération entre établissements, entreprises et administrations chinois et étrangers, il intègre sa formation diplômante dans le système éducatif national des pays partenaires et forme des talents techniques.

Un véritable navire d’amitié

Depuis 2018, le Président chinois Xi Jinping a donné à plusieurs reprises des consignes importantes à propos de l’Atelier Luban

Pour la formation professionnelle, il propose des cours spécialisés aux entreprises locales pour soutenir le développement socio-économique. Son innovation majeure repose sur le modèle pédagogique EPIP (Ingénierie – Pratique – Innovation – Projet), qui privilégie la résolution de problèmes concrets en situation réelle. D’une part, des cas et environnements professionnels sont intégrés à l’enseignement pour développer les compétences pratiques et favoriser un emploi de qualité des étudiants. D’autre part, des formateurs étrangers viennent se perfectionner en Chine puis retournent enseigner dans leur pays, pour former ensemble les talents locaux nécessaires. Ces pratiques ont abouti à la définition d’une marque, deux fonctions, trois voies, quatre significations et cinq principes de l’Atelier Luban.

À ce jour, la Chine a créé 38 Ateliers Luban dans 32 pays en Asie, Europe, Afrique et Amérique.

L’Atelier Luban privilégie une construction de haute qualité et un développement approfondi. Il a élaboré des normes de construction, d’équipement et d’évaluation, et perfectionne sans cesse ses modalités de mise en œuvre. Des instances spécialisées comme le comité d’experts et l’alliance des Ateliers Luban garantissent la qualité des projets.

À ce jour, la Chine a créé 38 Ateliers Luban dans 32 pays en Asie, Europe, Afrique et Amérique. En Afrique, l’Atelier Luban s’est développé en taille et en notoriété, offrant un modèle de partage des compétences pour les pays du Sud global. Intégré aux résultats du Forum de coopération Chine-Afrique, il compte 17 établissements couvrant toutes les régions du continent.

Les étudiants issus des Ateliers Luban se distinguent régulièrement lors des compétitions internationales remportant des médailles aux jeux mondiaux des compétences des établissements professionnels

L’Atelier Luban constitue un véritable navire d’amitié qui porte les établissements chinois et étrangers vers une coopération gagnant-gagnant.

Elle incarne la pensée : « L’amitié entre les nations naît de la proximité entre les peuples, et celle-ci naît de la communion des cœurs ». Elle prouve que, quelle que soit la distance, un pas courageux et une volonté commune permettent de cheminer ensemble vers le développement partagé et un avenir paisible et harmonieux.

Ville berceau et origine de l’Atelier Luban, Tianjin apporte une contribution majeure aux échanges et à la coopération internationale en éducation professionnelle. A travers l’Atelier Luban, elle démontre que la formation professionnelle peut devenir un puissant moteur de développement industriel, de coopération internationale et d’échanges interculturels.

Nadège YAMEOGO