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Il ne se passe pas un jour sans que la BCLCC enregistre des plaintes. A plus d’un égard, les gens sont victimes d’arnaques, orchestrées pour la plupart à travers les réseaux sociaux. A y voir de près, l’on pourrait croire que les multiples appels à la vigilance lancés par la brigade ne reçoivent pas un écho favorable auprès du public. Pourtant, c’est tout le contraire. Le hic est qu’il y a aussi des personnes qui font le culte du gain facile. Il est alors dans leur intérêt de s’informer régulièrement auprès des personnes et organismes habilités pour prévenir les risques cybernétiques auxquels ils pourraient faire face.

Issouf SANKARA
(Stagiaire)

Gambie : une avancée judiciaire

C’est une bonne nouvelle pour les victimes de la répression et des abus de l’ancien Président gambien, Yaya Jammeh, qui a perdu le pouvoir en 2017, après sa défaite à l’élection présidentielle face à Adama Barrow. Le Fonds d’indemnisation des victimes du régime de l’ex-chef de l’Etat, créé par la Commission vérité, réconciliation et réparations (TRRC), va être renfloué de 2,5 milliards de dollars.

Cette somme provient de la saisie et de la vente d’une résidence acquise par le couple Jammeh en 2010 aux Etats-Unis, à la suite d’une enquête pour des faits de corruption, menée par la justice gambienne. La coopération des autorités judiciaires américaines a permis de rendre possible cette opération qui va faciliter la mise en œuvre du programme d’indemnisation des victimes du pouvoir Jammeh. Au-delà des investigations approfondies sur les violations des droits humains sous l’ère Jammeh, la TRCC a jugé bon de faire des versements de compensations aux victimes.

Plus de 1000 personnes sont concernées par le programme d’indemnisation entamé en janvier 2026. Si cette réparation financière est à saluer, le principal commanditaire des faits incriminés, dont les biens sont traqués, court toujours. Alors que plusieurs de ses anciens collaborateurs ont été jugés, Yaya Jammeh, lui, s’est réfugié depuis sa chute en Guinée Equatoriale, se mettant hors de portée de la justice. La justice gambienne a indiqué qu’il sera arrêté et jugé, s’il revenait au bercail, mais on est encore loin du compte. La création d’un tribunal hydrique a même été approuvée, mais rien n’y fit.

L’absence de traité d’extradition entre les deux pays et la protection dont il bénéficie de la part du Président équato-guinéen, Theodoro Obiang Nguema, compliquent son extradition. En 2021, la TRCC, qui tient Yaya Jammeh pour responsable de la mort d’environ 250 personnes, a pourtant recommandé des poursuites judiciaires contre lui pour meurtres, tortures, viols et exécutions extrajudiciaires. Il ne reste plus qu’à tout mettre en œuvre pour que l’ex-dictateur comparaisse un jour à la barre pour répondre de ses actes. On récolte ce que l’on a semé, comme le dit l’adage.

Les 22 ans de règne de Yaya Jammeh ne sauraient passer par pertes et profits. Il doit rendre des comptes devant l’histoire et devant le peuple gambien, traumatisé par son passage au sommet de l’Etat. Les responsabilités des atrocités et exactions commises sous son régime doivent être situées, afin de permettre au peuple gambien de panser ses plaies. Les victimes espèrent toujours que justice leur sera rendue. Le régime Jammeh évoque des douloureux souvenirs, difficiles à enterrer, tant bon nombre de ses compatriotes ont souffert le martyr. S’il semble à l’abri de la justice, se la coulant douce en terre équato-guinéenne, Yaya Jammeh devra tôt ou tard s’expliquer sur les actes répréhensibles commis sous sa gouvernance. Ce moment viendra…

Kader Patrick KARANTAO

81e Assemblée générale de l’ONU : le Burkina, le Mali et le Niger se concertent en vue de porter dignement la voix de la Confédération AES

La 81e session de l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies s’ouvre, ce 22 septembre, à New-York aux Etats-Unis.

La Confédération des Etats du Sahel entend marquer d’une pierre blanche sa participation à ce rendez-vous mondial, en mettant en avant les aspirations des peuples de l’espace confédéral ainsi que la vision et les idéaux portés par leurs dirigeants. C’est à ce titre que les ministres des Affaires étrangères du Burkina Faso, de la République du Mali et de la République du Niger et les chefs des Missions diplomatiques de ces trois pays à Washington et à New-York, ont tenu une réunion préparatoire dans la soirée du dimanche 21 septembre.

Il s’est agi pour eux de révisiter le programme général et de s’accorder sur les éléments de langage qui doivent caractériser les différentes interventions, le but étant d’agir dans une démarche de cohérence, notamment dans le cadre de l’évènement parallèle sur la Confédération des Etats du Sahel qui sera animé par les chefs de la diplomatie des trois pays. « Le seul mot d’ordre c’est d’agir dans le sens de la consolidation de la Confédération AES, c’est aussi d’agir dans le sens de la continuité de la bataille pour la correction des narratifs sur l’espace confédéral.

Le ministre des Affaires étrangères du Burkina Faso, Karamoko Jean Marie Traoré : « Nous sommes-là pour porter la voix de l’AES nous-mêmes et ne pas laisser d’autres acteurs parler à notre place ».

Nous sommes-là pour porter la voix de l’AES nous-mêmes et ne pas laisser d’autres acteurs parler à notre place », indique le ministre des Affaires étrangères du Burkina Faso. Bien avant cette rencontre, le camarade ministre Karamoko Jean Marie Traoré et les membres de la délégation burkinabè qu’il conduit cette année à l’Assemblée générale de l’ONU, ont eu des échanges à la Mission permanente du Burkina Faso à New-York.

A cette réunion, le ministre Traoré a donné des orientations aux membres de la délégation, pour une participation qui corresponde aux instructions du camarade président du Faso et du camarade Premier ministre. Tout en félicitant les chefs des missions diplomatiques du Burkina Faso à Washington et à New-York pour le travail abattu en amont, il a invité chaque membre de la délégation, à œuvrer dans un esprit d’équipe et d’engagement, pour une participation réussie du Burkina Faso à cette session de l’Assemblée générale de l’ONU.

DCRP/MAE

SITHO : la 16e édition ouvre ses portes

Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a présidé l’ouverture de la 16e édition du Salon international du tourisme et de l’hôtellerie de Ouagadougou (SITHO), mardi 22 septembre 2026.

Le Burkina Faso donne, une nouvelle fois, rendez-vous aux acteurs du tourisme et de l’hôtellerie. En effet, la cérémonie officielle d’ouverture de la 16e édition du Salon international du tourisme et de l’hôtellerie de Ouagadougou (SITHO) est
intervenue le mardi 22 septembre 2026. Présidée par le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, elle a été marquée par des allocutions, des prestations d’artistes et l’ouverture des expositions et du village SITHO.

La région du Guiriko est désignée région invitée d’honneur de cette édition. Le Mali et le Niger sont, quant à eux, les pays invités spéciaux. Ainsi, du 22 au 27 septembre, ce salon
réunira dans la cour du SIAO, des acteurs du secteur autour des enjeux liés au développement du tourisme. Plusieurs activités sont au programme, notamment des expositions professionnelles, des rencontres B to B, des excursions et séjours touristiques, des concours, des journées consacrées aux pays invités spéciaux, des soirées culturelles et des espaces gastronomiques.

Cette 16e édition est placée sur le thème : « Financement des projets structurants : un levier pour le développement du tourisme ».
Un thème qui, selon le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, traduit une préoccupation essentielle, celle de créer les conditions permettant au potentiel touristique du Burkina Faso de se transformer davantage en activité économique viable, en emploi et en opportunités sûres pour les populations.

Pour lui, le développement du tourisme exige entre autres, des investissements conséquents dans les infrastructures, dans la mobilité, dans la formation et dans la promotion des solutions numériques pour être en phase avec les grandes mutations du moment. « La mobilisation des financements adaptés constitue à cet égard un enjeu déterminant, un défi qu’il nous faut coûte que coûte relever si nous voulons être compétitifs et attractifs », a-t-il estimé.

Le tourisme comme levier stratégique

Le Premier ministre a ouvert officiellement les expositions et le village du SITHO.

Le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme du Mali, Mamou Daffé a, au nom des deux pays invités spéciaux, salué l’hospitalité du Burkina Faso qui, selon lui, illustre la communion d’esprit et de cœur qui unit les Etats membres de la confédération AES. Il pense que c’est en unissant leurs forces, en mutualisant leurs ressources, leurs expertises, et leurs financements que les trois pays créeront une dynamique pour un développement et un avenir radieux pour leurs populations.

« Le tourisme est un levier stratégique, géostratégique de développement mais aussi un outil de notre émancipation collective », a laissé entendre Mamou Daffé.
Quant au parrain de cette 16e édition du SITHO, Roland Nikièma, par ailleurs directeur général de Wendkuni Bank international, il a indiqué que le secteur privé burkinabè a le devoir de se tenir aux côtés de l’Etat pour bâtir les fondations d’une économie diversifiée et résiliente.

« C’est dans cet esprit que nous avons accepté de nous associer à cette
édition du SITHO », a-t-il renchéri. Pour le secteur financier, l’enjeu consiste, selon lui, à mieux appréhender les spécificités de l’activité touristique, à accompagner la structuration des projets et contribuer à la mobilisation des financements nécessaires.

Wendyam Pascaline KALMOGO
Déborah Bénédicte YAMEOGO
(Stagiaire)

 

Financement du Plan RELANCE 2026-2030 : les banques et institutions de microfinance s’y engagent

Le ministre de l’Economie et des Finances, Aboubakar Nacanabo, a présidé la rencontre de présentation du Plan RELANCE 2026-2030 aux Associations professionnelles des Banques et établissements financiers et des institutions de microfinance du Burkina Faso, mardi 22 septembre 2026, à Ouagadougou.

La mise en œuvre du plan RELANCE 2026-2030 est évaluée à 36 000 milliards F CFA. Et l’Etat prend en charge, à travers les ressources propres, deux tiers du financement. Le tiers restant va être financé par des partenaires, à travers des ressources extérieures et le secteur privé. Le ministère de l’Economie et des Finances veut inciter les banques et institutions de microfinance à s’y impliquer davantage.

C’est dans ce sens qu’il a organisé une rencontre de présentation de ce plan à l’intention de l’Association professionnelle des banques et établissements financiers du Burkina Faso (APBEF-B) et l’Association professionnelle des institutions de microfinance du Burkina Faso (APIM-BF), mardi 22 septembre 2026, à Ouagadougou.

A l’occasion, le chef du département de tutelle, Aboubakar Nacanabo, a rappelé que le plan RELANCE est articulé autour de quatre piliers.
« Nous pensons que les banques peuvent intervenir surtout dans les piliers 4, où il y a les grands investissements de l’Etat, mais également dans les piliers 3, où il y a des investissements dans les domaines de l’éducation et de la santé », a préconisé le ministre Nacanabo.

Il a confié que des banques se positionnent, déjà, pour le financement du plan RELANCE, à travers de nombreuses d’activités. « Mais, nous leur avons fait cette présentation pour qu’elles puissent voir toute l’étendue du plan et ce qui est attendu
d’elles », a-t-il signifié.

Il a, en outre, soutenu que des projets très importants seront financés en Partenariat public-privé (PPP). « Et les banques peuvent accompagner les porteurs des projets pour pouvoir les financer. Nous allons commencer à mettre en œuvre les financements innovants. La diaspora bond va encore être rééditée », a-t-il souligné. A l’issue de ces échanges, Aboubakar Nacanabo a dit être persuadé que les institutions financières de la place ont mieux compris le plan RELANCE.

« Elles se sont mieux appropriées du Plan et ont pris des engagements pour accompagner l’Etat dans la mise en œuvre de ce plan », a-t-il assuré. Le président de l’APBEF-B, Diakarya Ouattara, a précisé qu’ils ont eu l’opportunité de poser des questions sur comment les banques vont s’inscrire pleinement dans le financement du plan RELANCE 2026-2030, mais aussi de faire des propositions en lien avec des instruments innovants pouvant servir à mobiliser les ressources.

Accompagner le secteur privé

« Le ministre a attiré notre attention sur la nécessité d’accompagner le secteur privé pour l’industrialisation et la création d’emplois. Nous avons pris l’engagement et manifesté notre entière disponibilité à accompagner le plan de développement de notre pays. Nous nous inscrivons pleinement », a-t-il confirmé. M. Ouattara a relevé que le financement extérieur du plan est estimé à 5 %. En ce qui concerne les banques, il a noté qu’elles vont s’inscrire dans une enveloppe globale de 10 000 milliards FCFA correspondant à 30 % des besoins de financement. « Les banques vont porter une grande partie de ce montant pour permettre au plan RELANCE d’atteindre ces objectifs », a-t-il déclaré.

Le président de l’APIM-BF, Seydou Soungalo Yaméogo, a pour sa part, ajouté que le secteur de la microfinance est prêt à accompagner la mise en œuvre de ce plan RELANCE. « Nous avons un encours d’épargne de plus de 659 milliards F CFA et un encours de crédit à l’économie de plus de 474 milliards FCFA. De façon globale, la microfinance contribue à plus de 6% au financement de l’économie nationale. C’est dire qu’actuellement, nous avons une grande capacité pour accompagner l’économie », a-t -il étayé.

Il a, cependant, souligné des défis majeurs qui minent le secteur de la microfinance. « Nous avons constaté que les acteurs ont besoin de financement à long terme, alors qu’ils disposent de ressources à court terme », a-t-il mentionné. Pour lui, il importe de capaciter la microfinance pour qu’elle puisse avoir la ressource pour jouer pleinement son rôle dans le financement de l’économie.

« Le portefeuille de crédit des institutions de microfinance connait un fort taux de dégradation. Nous sommes à un taux de plus de 6%, les banques sont à 12%. Nous demandons à l’Etat de nous appuyer dans le partage des risques pour nous permettre de massifier davantage notre offre auprès des populations », a-t-il souhaité.

Après avoir suggéré l’instauration d’un cadre d’echanges et une feuille de route sur la participation effective de la microfinance dans la mise en œuvre de ce plan RELANCE, M. Yaméogo a sollicité l’accompagnement des plus hautes autorités pour la digitalisation de la microfinance.

« Nous avons plus de 2 millions de membres. La digitalisation va nous permettre d’accroître notre portée dans la collecte de l’épargne et toucher les couches vulnérables dans le monde rurale », a-t-il estimé.

Adama SAWADOGO

 

Caisse populaire de Dédougou: des kits et des bourses scolaires aux enfants de coopérateurs défunts

La Caisse populaire de Dédougou a offert des kits et des bourses scolaires à onze élèves orphelins de ses coopérateurs, le samedi 19 septembre 2026, au cours d’une cérémonie officielle présidée par le secrétaire général de la province du Mouhoun, Boureima Ouédraogo.

La traditionnelle cérémonie annuelle de remise de kits et de bourses scolaires aux enfants les plus démunis des clients décédés de la Caisse populaire de Dédougou s’est tenue,
le samedi 19 septembre 2026. 2e du genre, l’activité s’est déroulée à son siège à Dédougou.

Elle a été présidée par le secrétaire général de la province du Mouhoun, Boureima Ouédraogo, représentant le haut-commissaire, Bassouleymane Ouattara. Etaient également présents à cette activité sociale, le directeur et la présidente du conseil d’administration de la Caisse populaire, le représentant du chef de canton de Dédougou ainsi que les bénéficiaires et leurs tuteurs.

11 scolaires orphelins dont cinq du primaire et six du secondaire ont reçu au cours de la cérémonie de cette IIe édition des kits et des bourses. Ceux du primaire ont reçu chacun un trousseau d’écolier et une bourse scolaire d’une valeur de 50 000 F CFA. Quant aux six autres du secondaire, ils ont obtenu chacun un kit scolaire et empoché une enveloppe financière de 100 000 F CFA à titre de bourse pour poursuivre leur scolarisation ou études supérieures. Naziko Millogo a traduit la satisfaction et la reconnaissance des tuteurs des bénéficiaires à la Caisse populaire pour son accompagnement et son engagement constant auprès de ces enfants qui ont besoin de soutien pour poursuivre leur cursus scolaire.

Votre réussite scolaire constituera la plus belle récompense

Les acteurs saluent cette œuvre sociale de la Caisse populaire de Dédougou

La Présidente du conseil d’administration (PCA) de la Caisse populaire de Dédougou, Bita Nadinga, a indiqué que cette cérémonie démontre la volonté de l’institution financière de faire rayonner les valeurs de solidarité, d’entraide et de responsabilité sociale qui fondent leur mouvement coopératif.

« La caisse populaire de Dédougou souhaite à travers cette initiative apporter un soutien concret aux familles de nos coopérateurs disparus et contribuer à la poursuite de la scolarité de leurs enfants », a-t-elle déclaré. Une enveloppe financière de 800 000 F CFA a été alors mobilisée par l’institution cette année pour témoigner de l’attention qu’elle porte à ses coopérateurs et à leurs familles et notamment de l’importance accordée à l’instruction des jeunes, a souligné la PCA. Aux bénéficiaires directs, elle a expliqué que ces bourses leur sont octroyées en vue de les accompagner dans leur parcours scolaire et les encourager à persévérer en dépit des épreuves de la vie.

« Travaillez avec sérieux, discipline et détermination car votre réussite scolaire constituera la plus belle récompense de vos efforts et une manière d’honorer la mémoire de vos parents », a-t-elle conseillé aux orphelins. A écouter Mme Nadinga, la caisse est pleinement consciente de l’importance et de la nécessité d’investir dans l’éducation. C’est justement la raison pour laquelle elle se tient aux côtés de ces enfants pour soutenir leur scolarisation. Le but étant de leur donner les moyens de construire leur avenir afin de devenir des acteurs de développement de leur pays.

Et par cette initiative, l’institution de micro finance veut cultiver une vision de proximité avec ses adhérents, celle d’une structure attentive à leurs préoccupations et résolument engagée dans le développement social de sa communauté, a-t-elle ajouté.
Le président de la cérémonie, Boureima Ouédraogo, a salué une activité de portée sociale.
« Elle vise à redonner espoir aux enfants et à leurs familles », a affirmé le secrétaire général de la province du Mouhoun.

A l’en croire, la caisse, par cette œuvre, consolide le tissu social en favorisant la formation d’une ressource humaine indispensable au développement du pays. Il a par ailleurs invité les bénéficiaires à faire bon usage des dons et à travailler à l’école pour réussir. Le représentant du haut-commissaire a demandé aux tuteurs d’accompagner ces enfants à grandir. Cela, a-t-il précisé, passe aussi par le suivi de leur scolarisation.

Yacouba BELEM

Campagne agro-pastorale dans le Bam : le ministre d’Etat Sombié félicite les producteurs et agents techniques

Le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié a poursuivi sa tournée de suivi de la campagne agro-pastorale et halieutique 2026-2027, dans la région des Koulsé, mardi 22 septembre 2026. Il a visité une ferme agro-pastorale dans la province
du Sandbontenga, à Kaya, un périmètre rizicole et le lac Bam, à Kongoussi.

Les vannes du ciel se sont ouvertes sur la région des Koulsé, lundi 21 septembre
2026 dans la soirée. Le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié qui en a été témoin dans la province du Sandbondtenga a poursuivi son suivi de la campagne agro-pastorale et halieutique 2026-2027, dans ladite province et dans le Bam, mardi 22 septembre 2026.

La première étape de sa visite dans le Sandbondtenga a concerné la ferme agro-pastorale du producteur Adama Kinda. Elle a une superficie de 10 hectares. Le site appelé « Boul-Pooré » se situe dans le village de Yabo dans la commune de Mané. La ferme emploie 22 femmes et 4 hommes. Elle possède en outre trois forages, deux bassins de 235 m3 chacun et une motopompe. Adama Kinda cultive du sorgho, du niébé, de l’oignon, de l’aubergine, de l’arachide et majoritairement du maïs sur 5,5 hectares avec une production attendue de 2,5 tonnes par hectare.

Le commandant Ismaël Sombié a félicité le producteur pour son engagement à l’atteinte de la souveraineté alimentaire avant d’inspecter d’autres champs de sorgho, de petit mil et de maïs, à proximité de la ferme. Il a également instruit certains propriétaires de ces champs issus des techniques du zaï de les désherber au moins trois fois.

Des riziculteurs encouragés

Le périmètre rizicole de 21,5 ha du village de Koulinièrè a été visité.

Dans la province du Bam, la tournée s’est poursuivie dans le village de Koulinièrè, dans la commune de Tikaré.Le ministre d’Etat Sombié a salué la prouesse des riziculteurs résilients qui ont emblavé un champ de 21,5 hectares. Sur ce périmètre de 344 parcelles y compris celles des « VDP agricoles » de 625 m2 chacune se dégagent.

La porte-parole des femmes, Wendkonté Inès Ouédraogo a indiqué que le riz de variété FKR19 est au stade de tallage avec une situation phytosanitaire relativement calme. Elle a ajouté que le rendement prévisionnel est de trois tonnes par hectare et la production attendue est de 64,5 tonnes pour un bénéfice de plus de 7 millions F CFA. Wendkonté Inès Ouédraogo a exprimé la satisfaction de l’ensemble des exploitants du site pour les 20
hectares de labours offerts par le gouvernement.

Cependant, elle a évoqué des besoins en motopompes, en motoculteurs et en forages pour la culture de contre-saison, de boulis, de magasins de stockage, de matériels de transformation.

Le commandant Ismaël Sombié a loué le travail réalisé par les populations et les agents techniques d’agriculture de la localité. Malgré les poches de sécheresse résolues par des retenues d’eau et les aléas sécuritaires, la campagne affiche de bonnes perspectives aux dires des techniciens agricoles dans l’ensemble. Le chef du département chargé de l’agriculture a, par ailleurs, invité les « VDP agricoles » à former une coopérative d’épargne pour bien gérer les fruits de leur labeur.

La tournée du ministre Sombié s’est achevée dans la région par la visite du lac Bam d’une capacité de 40 millions de m3 d’eau, fortement dégradé avec à la clé une diminution d’eau et équipé d’une station de pompage obsolète.

C’est avec un mécontentement visible que le commandant Ismaël Sombié a découvert une retenue d’eau qu’il a qualifiée de boulis. Qui détient le dossier de plusieurs milliards F CFA de sa réhabilitation et les autres documents ? Le premier responsable chargé de l’agriculture a voulu en savoir davantage. Face à cette situation alarmante, il a ordonné ses services compétents à se mettre à l’œuvre pour donner au lac Bam son lustre d’antan.

Boukary BONKOUNGOU

 

Service national patriotique : début de la formation de la 85e promotion prévue le 25 septembre 2026

Dans le cadre du recrutement des appelés non-salariés de la 85e promotion du Service national patriotique (SNP), il a été dit à Kantigui que l’accueil, initialement prévu le lundi 21 septembre 2026 à partir de 7 heures à la direction régionale de l’Agence Faso Boolé(AFB), ex-Service national pour le développement (SND) de Bobo-Dioulasso, en (…)

Retrouvez On murmure sur https://www.sidwaya.info/numerique/

Kantigui
kantigui2000@gmail.com
(+226) 25 31 22 89

Enseignement secondaire: les personnels d’administration outillés pour la mise en œuvre des réformes

La conférence annuelle des personnels d’administration des établissements post-primaires et secondaires se tient, du 22 au 24 septembre 2026, à Ouagadougou.

Le ministère de l’Enseignement secondaire et de la Formation professionnelle et technique organise la session 2026 de la conférence annuelle des personnels d’administration des
établissements post primaires et secondaires, du 22 au 24 septembre, à
Ouagadougou. Elle est placée sur le thème : « Mise en œuvre des réformes dans l’enseignement secondaire : développement des compétences par la formation professionnelle et l’enseignement scientifique et technologique ». Selon la cheffe de circonscription Ouaga 3, Mireille Dao, cette rencontre est un espace de réflexion, de partage d’expériences, de renforcement des capacités et surtout d’engagement collectif en faveur de la transformation de notre système éducatif.

Le ministre de l’Enseignement secondaire et de la Formation professionnelle et technique, Moumouni Zoungrana, a insisté sur le rôle central du personnel administratif dans le
système éducatif. « Il ne peut pas y avoir un établissement si on a des élèves
et des enseignants et que le personnel administratif est absent », a-t-il affirmé. Pour lui, l’administration forme une famille où chaque maillon est essentiel.

Moumouni Zoungrana a rappelé que les réformes engagées s’inscrivent dans le cadre de la Révolution progressiste populaire. « La révolution est une rupture, un changement de mentalité. Ceux qui sont dans l’éducation sont ceux-là qui doivent implémenter ce changement.

Nous sommes en guerre contre tout ce qui nous rabaisse et nous infantilise », a-t-il soutenu. C’est pourquoi, le ministre chargé de l’Enseignement secondaire a appelé les personnels d’administration à s’approprier ces réformes et les porter dans leurs établissements respectifs.

Un appel à l’équité et à la justice

Moumouni Zoungrana a exhorté les personnels administratifs des établissements post-primaires et secondaires à plus d’équité et de justice dans la gestion des établissements.

« Soyons dans l’équité dans la répartition des salles
de classe, des volumes horaires. Il ne faut pas qu’il y ait des enseignants qui n’ont pas leurs volumes horaires pendant que d’autres sont sous le poids du travail », a-t-il martelé.
Le ministre chargé de l’Enseignement secondaire a annoncé, la création de l’Académie technique du Faso (ATF), destinée à retenir les jeunes talents burkinabè et à développer les séries scientifiques et technologiques.

« Nous avons des enfants hyper intelligents, des enfants travailleurs, mais malheureusement que nous n’avons pas gardés. C’est au nom de cette responsabilité qu’on a créé l’ATF », a-t-il révélé.

Le ministre chargé de l’Enseignement secondaire a encouragé les participants à la conférence annuelle des personnels administratifs des établissements post primaires et secondaires à formuler des propositions pour réussir l’implémentation des réformes en cours.

Leila Sylvia SAWADOGO
Rasmatou OUEDRAOGO
(Stagiaire)

Journées portes ouvertes de la CNSS de Fada N’Gourma : Immersion grandeur nature dans l’univers de la prévoyance sociale

La Direction régionale de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) de Fada N’Gourma a ouvert ses portes au public, du 16 au 18 septembre 2026. Au programme : formation à la e-CNSS, traitement diligent de dossiers techniques, sensibilisation des partenaires à la régularisation de leurs situations et distinction des employeurs exemplaires.

Sœur Léontine OUEDRAOGO du Centre d’accueil d’enfants en détresse YENGUUDI recevant son attestation des mains du DR de la CNSS de Fada N’Gourma, le Camarade Salifou LOUGUE
Sœur Léontine OUEDRAOGO du Centre d’accueil d’enfants en détresse YENGUUDI recevant son attestation des mains du DR de la CNSS de Fada N’Gourma, le Camarade Salifou LOUGUE

Dans sa volonté de se rapprocher davantage de ses partenaires et de ses assurés, la Direction régionale de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) de Fada N’Gourma a ouvert ses portes, du 16 au 18 septembre 2026. Placé sous le thème : « Journées portes ouvertes de la Direction régionale de la CNSS de Fada N’Gourma : trois jours dans les arcanes d’une institution de prévoyance sociale au service de milliers d’assurés », cet évènement a offert un cadre privilégié de dialogue, de sensibilisation et de communion autour des valeurs de solidarité et de protection sociale. Au cours de ces 72h d’immersion grandeur nature dans l’univers de la prévoyance sociale, les employeurs ont été outillés sur la e-CNSS, une solution digitale innovante qui vient simplifier les démarches administratives. C’était l’occasion pour certains employeurs et assurés d’adhérer à cette plateforme numérique, reconnue pour son efficacité et sa sécurité. Parmi eux, Boukari KOADIMA et Adiza NABA qui voient en ce portail une innovation majeure. Cette trouvaille est un ouf de soulagement pour les assurés et les employeurs qui peuvent, en un clic, accéder aux services de la CNSS, a ajouté le Directeur régional (DR) Salifou LOUGUE.

Les employeurs ont été formés à l’utilisation de la e-CNSS, une solution digitale innovante
Les employeurs ont été formés à l’utilisation de la e-CNSS, une solution digitale innovante

Des employeurs exemplaires distingués

En outre, durant ces trois jours, le Camarade LOUGUE et ses collaborateurs ont rencontré les employeurs « en difficulté » afin de recueillir leurs préoccupations et d’explorer ensemble des pistes de solution. Selon le responsable du service recouvrement et contentieux, Moussa KANO, il s’est agi, également, de les sensibiliser au respect strict de leurs engagements vis-à-vis de la CNSS. Car, a-t-il indiqué, « un travailleur qui se sent en sécurité, c’est un avantage pour l’employeur ». Les journées portes ouvertes de la CNSS, c’était aussi de la promptitude et de la célérité dans le traitement des dossiers techniques.

Selon le DR de la CNSS de Fada N’Gourma, le Camarade Salifou LOUGUE, c’est un pari réussi pour cette première édition
Selon le DR de la CNSS de Fada N’Gourma, le Camarade Salifou LOUGUE, c’est un pari réussi pour cette première édition

Albert BEOGO, récemment admis à la retraite, a reçu son chèque quelques instants après avoir introduit son dossier. Même scenario pour Mambaguili LOMPO qui s’est réjoui de voir son dossier d’allocation familiale traité le même jour alors que les délais réglementaires sont de 14 jours pour les prestations familiales et 45 jours pour les pensions, selon Tidiani BELEM, chef de service prestation. Celui‑ci a souligné qu’au‑delà de l’évènement, la Direction régionale de la CNSS de Fada N’Gourma s’emploie à traiter tout dossier complet en moins de trois jours. « C’est un défi que nous travaillons à relever chaque jour », a-t-il soutenu. Les trois jours à la CNSS, c’était enfin des moments de reconnaissance et de communion avec les employeurs exemplaires. Ils sont une vingtaine de partenaires qui ont été distingués au soir de l’évènement. « En remettant des attestations de reconnaissance aux employeurs modèles, nous voulons encourager l’ensemble des partenaires de la CNSS Fada à continuer à payer les cotisations sociales. Cela permet de protéger les travailleurs et surtout d’assurer leurs vieux jours », a insisté le Camarade LOUGUE.

Joanny SOW