Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) : La Direction régionale de Fada N’Gourma offre des bourses d’études et des kits scolaires à 50 orphelins, ainsi que des vivres à 80 veuves

La Direction régionale de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) de Fada N’Gourma a remis, mercredi 16 septembre 2026, des bourses d’études et des kits scolaires à 50 enfants vulnérables de ses assurés. Le même jour, l’institution de prévoyance sociale a fait don également de vivres à 80 veuves.

Chacune des 80 veuves des assurés de la CNSS a reçu un sac de riz de 50kg d’une valeur de 30 000 F CFA
Chacune des 80 veuves des assurés de la CNSS a reçu un sac de riz de 50kg d’une valeur de 30 000 F CFA

Fidèle à son slogan « Les vertus de la solidarité », la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) est sensible à la situation des enfants vulnérables de ses assurés. En effet, comme à l’accoutumée, la Direction régionale de la CNSS de Fada N’Gourma a remis, mercredi 16 septembre 2026, des bourses d’études et des kits scolaires à 50 orphelins, à l’orée de la rentrée scolaire. Chaque bénéficiaire a reçu la somme de 100 000 F CFA et un kit d’une valeur de 25 000 F CFA, composé d’un sac, de cahiers et du matériel pédagogique. Par ailleurs, le même jour, la CNSS a remis des vivres à 80 veuves de ses assurés. Chacune est repartie avec un sac de riz de 50 kilogrammes d’une valeur de 30 000 F CFA. Qu’ils aient reçu de bourses ou de vivres, les bénéficiaires proviennent tous des localités qui relèvent du ressort territorial de la direction régionale, notamment Fada N’Gourma, Tenkodogo, Koupela et Zabré. Cette année, à l’échelle nationale, ce sont au total 600 enfants et 600 veuves qui ont bénéficié de l’opération, organisée simultanément à Fada N’Gourma, à Ouagadougou, à Bobo-Dioulasso, à Ouahigouya et à Dédougou. Selon le Directeur régional (DR) de la CNSS de Fada N’Gourma, Salifou LOUGUE, l’institution de prévoyance sociale vient de perpétuer une vielle tradition de solidarité. « C’est devenu une habitude. La CNSS, dans son programme d’activité, en complément des prestations classiques déjà servies, mène, depuis plus d’une décennie, une opération d’octroi de bourses et de don de kits scolaires aux enfants vulnérables de ses assurés », a-t-il ajouté.

La petite Mina (nom d’emprunt) a reçu, des mains du DR de la CNSS de Fada N’Gourma, Salifou LOUGUE (gauche) et du représentant du gouverneur de la région du Goulmou, Botetessan BONOU (droite), la somme de 100 000 F CFA et un kit scolaire d’une valeur de 25 000 F CFA
La petite Mina (nom d’emprunt) a reçu, des mains du DR de la CNSS de Fada N’Gourma, Salifou LOUGUE (gauche) et du représentant du gouverneur de la région du Goulmou, Botetessan BONOU (droite), la somme de 100 000 F CFA et un kit scolaire d’une valeur de 25 000 F CFA

« Un acte de solidarité qui vise à rélever le taux de scolarisation des orphelins »

Pour la représentante des orphelins, Mina (nom d’emprunt), que la vie a mise à l’épreuve très tôt, ce geste vient à point nommé. « Camarade Directeur, cet acte de solidarité de la CNSS est un soulagement, un encouragement et un catalyseur d’espoir. Votre geste va au-delà de l’aide matérielle, il est un message d’amour qui nous touche les cœurs que nous n’oublierons jamais. Nous vous en remercions infiniment », a-t-elle déclaré. En retour, la petite Mina a promis, au nom de ses camarades, « d’étudier avec assiduité, discipline et rigueur tout en respectant ses professeurs et ses ainés ».

Selon le DR de la CNSS de Fada N’Gourma, Salifou LOUGUE, à travers ce geste, l’institution de prévoyance sociale veut contribuer à rélever le taux de scolarisation des orphelins
Selon le DR de la CNSS de Fada N’Gourma, Salifou LOUGUE, à travers ce geste, l’institution de prévoyance sociale veut contribuer à rélever le taux de scolarisation des orphelins

Un engagement qui répond parfaitement aux attentes du bienfaiteur et des autorités régionales. A ce propos, le camarade Salifou LOUGUE a invité les bénéficiaires à s’investir pleinement dans leurs études. Car, a-t-il souligné, l’octroi de la bourse est conditionné par de bons résultats scolaires. « Ce sont les meilleurs qui sont sélectionnés. Et l’objectif, justement, c’est de contribuer à relever le taux de scolarisation des orphelins et de réduire le taux de déperdition scolaire et la délinquance juvénile », a-t-il précisé. Pour sa part, le représentant du gouverneur du Goulmou, Botetessan BONOU, par ailleurs Secrétaire général (SG) de la province du Gourma, a félicité, de vives voix, la CNSS pour son engagement en faveur des couches vulnérables. Il a exhorté l’institution à poursuivre cette dynamique pour le bien-être des enfants.

Joanny SOW

 

𝐈𝐧𝐟𝐫𝐚𝐬𝐭𝐫𝐮𝐜𝐭𝐮𝐫𝐞𝐬 𝐬𝐩𝐨𝐫𝐭𝐢𝐯𝐞𝐬 : 𝐮𝐧 𝐡𝐨̂𝐭𝐞𝐥 𝐬𝐩𝐨𝐫𝐭𝐢𝐟 𝐑+𝟓 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐄𝐭𝐚𝐥𝐨𝐧𝐬 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝟏𝟓 𝐦𝐨𝐢𝐬 ‎

Le Camarade Premier ministre, Chef du Gouvernement, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a procédé, ce mardi 22 septembre 2026, au Centre omnisports d’entraînement des Étalons (COMET), à Ouaga 2000, au lancement des travaux de construction d’un hôtel sportif R+5 et de ses infrastructures sportives d’accompagnement. D’un coût de plus de 25 milliards de francs CFA, ce projet doit être réalisé dans un délai de 15 mois.
‎Implanté sur une superficie de plus de huit hectares, le futur complexe vise à offrir aux sportifs de haut niveau des conditions d’hébergement, d’entraînement et d’encadrement adaptées aux exigences de la performance. Son coût s’élève à 25 211 763 675 francs CFA HTVA.
‎Le projet comprend deux immeubles R+5 : le premier abritera 57 suites doubles destinées aux équipes A et le second, 300 chambres standards pour les autres catégories d’équipes. Un bâtiment R+1 accueillera le pôle médical et paramédical. Des espaces de restauration, des salles polyvalentes, un plateau omnisport, des vestiaires, une salle VAR et un gymnase compléteront le dispositif.
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‎Le volet sportif prévoit des terrains de football en gazon naturel et synthétique, dont l’homologation FIFA est prévue, des courts de tennis, un bassin olympique de natation, ainsi que des bassins à remous et de relaxation. Des travaux de voirie et de réseaux divers accompagneront l’aménagement du site.
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‎À l’issue de la pose de la première pierre, le Chef du Gouvernement a présenté ce projet comme une concrétisation de la vision du Camarade Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, en matière de développement du sport. La transformation du COMET doit, selon lui, permettre aux sportifs burkinabè de disposer d’un cadre à la hauteur des ambitions nationales et d’exprimer pleinement leur potentiel.
‎Le Camarade Premier ministre a identifié deux leviers essentiels à l’émergence d’une véritable industrie du sport : la réalisation d’infrastructures modernes et les réformes du secteur. Il a également insisté sur la nécessité de poursuivre les investissements dans les régions et les provinces afin d’offrir aux talents des conditions propices à leur progression. À cet égard, il a souligné l’importance de la place accordée aux disciplines autres que le football dans les aménagements du COMET. Le second levier, a-t-il poursuivi, concerne les réformes du secteur. « Des réformes profondes et courageuses seront opérées », a-t-il indiqué, précisant qu’elles devront être guidées par la recherche de l’intérêt général.
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‎Le Chef du Gouvernement a, par ailleurs, posé des exigences de qualité, de solidité et de durabilité des ouvrages. Il a rappelé que les ressources mobilisées, dans un contexte national marqué par l’effort de guerre, sont le fruit de l’effort collectif du peuple burkinabè. ‎« Dans 15 mois, nous serons là pour être sûrs que le chantier est mené à son terme et surtout qu’il est mené en respectant véritablement toutes les règles en matière de qualité, de solidité, de durabilité », a-t-il affirmé.
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‎Tout en exprimant sa confiance dans l’expérience de l’entreprise chargée des travaux, le Camarade Premier ministre l’a appelée à respecter ses engagements, aussi bien en matière de délais que de conformité technique des ouvrages.
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‎Pour sa part, la Camarade ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, Annick PIKBOUGOUM/ZINGUE OUATTARA, a rappelé la dimension historique du COMET. Créé à la faveur de la Coupe d’Afrique des Nations de 1998, organisée au Burkina Faso, le centre accompagne depuis près de trois décennies la préparation des Étalons. Ce projet marque, selon elle, une nouvelle étape dans le développement de ce site emblématique du sport burkinabè.
La ministre a réaffirmé la responsabilité de son département dans le suivi des travaux, le respect des normes et la maîtrise des délais. Elle a appelé l’ensemble des entreprises et des équipes mobilisées à faire preuve de rigueur et de professionnalisme.
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‎La transformation qualitative du Centre omnisports d’entraînement des Étalons ainsi lancée, traduit l’ambition de faire du sport un levier d’épanouissement de la jeunesse, de cohésion nationale et de rayonnement du Burkina Faso. L’enjeu est désormais de conjuguer infrastructures de qualité, réformes et valorisation des talents pour bâtir une véritable industrie du sport au service du développement national.
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‎𝐃𝐂𝐑𝐏/𝐏𝐫𝐢𝐦𝐚𝐭𝐮𝐫𝐞

Mali/Dépôt de gerbe de fleurs au Monument de l’indépendance : Le Président Assimi GOÏTA honore la mémoire des Héros de l’indépendance

Le Président de la Transition malienne, le Général d’Armée Assimi GOÏTA, a sacrifié à la tradition dans la matinée de ce mardi 22 septembre 2026, en déposant une gerbe de fleurs au Monument de l’indépendance. Cela avec toute la solennité et toute la ferveur requise.

Plusieurs personnalités ont pris part à cette cérémonie sobre de dépôt de gerbe de fleur à la place de l’indépendance de Bamako. Outre le président de la transition, l’on notait la présence des membres du gouvernement avec à sa tête le premier ministre Général de Division Abdoulaye MAIGA, le président du #CNT, Général de Corps d’Armée Malick DIAW, les médaillés d’or de l’indépendance, les dignitaires des ordres nationaux, les diplomates accrédités au Mali, les chefs d’États-majors des armées et de nombreuses autres personnalités.

Après l’exécution de l’hymne national du Mali, le président de la Transition Général d’Armée Assimi GOÏTA a déposé une gerbe de fleurs au Monument de l’Indépendance sous le son de la Fanfare de la Garde Nationale, en souvenir des martyres de l’indépendance.

Le Président de la Transition honore ainsi la mémoire des Héros de l’Indépendance et de tous nos devanciers qui ont œuvré pour l’avènement d’un Mali debout et souverain. Comme pour dire que la célébration du 22 Septembre, c’est d’abord et avant tout une question de perpétuation de la mémoire collective qui a fondé notre pays.

Source : #ORTM_Web

‎#Sidwaya.info

Mali : Adresse à la nation de son excellence, le Général d’armée Assimi Goïta, président de la transition, chef de l’État, à l’occasion du 66ème anniversaire de l’accession du Mali à l’Indépendance

Maliennes, Maliens,

Mes chers compatriotes,

Hôtes du Mali,

En ce jour de mémoire et de devoir, je rends grâce à Allah le Tout-Puissant de nous offrir la chance, pour la 66e fois, de célébrer la marche souveraine de notre Nation. Je voudrais également exprimer notre reconnaissance au Président Modibo Keïta et à ses compagnons.

Mes chers compatriotes,

La célébration du 66e anniversaire de l’accession de notre pays à la souveraineté internationale coïncide avec l’an 5 de la Rectification de la Transition. Conformément au devoir de redevabilité qu’exige la gestion des affaires publiques, les membres du Gouvernement ont organisé des séances de restitution des actions réalisées devant les forces vives de la Nation.

Mes chers compatriotes,

Tout en demeurant ouvert au dialogue et à la réconciliation entre frères maliens, notre volonté ferme de défendre l’intégrité de notre territoire et l’unité nationale reste intacte. Dans ce contexte, la lutte contre l’insécurité et les groupes armés terroristes va se renforcer davantage.

Le Mali adapte sa politique et son outil de défense à toutes les formes de menaces, en adoptant une stratégie qui s’appuie sur la proactivité des opérations militaires sur le terrain, les réformes institutionnelles et structurelles profondes, ainsi que la coopération avec les partenaires stratégiques régionaux et internationaux.

Pour atteindre cet objectif, nous mettons constamment l’accent sur l’amélioration des conditions de vie et de travail des militaires, l’acquisition d’équipements modernes, la formation du personnel et la modernisation des infrastructures.

Aujourd’hui, les FAMa montrent une nouvelle image : celle d’une armée professionnelle, disposant de matériels modernes, moralement forte et socialement valorisée.

L’armée malienne entend donc poursuivre ses opérations de défense du territoire et de sécurisation des personnes dans une collaboration de confiance de plus en plus renforcée avec les armées des autres pays de l’AES et les partenaires stratégiques internationaux.

Nous nous nous inclinons devant la mémoire de nos vaillants soldats, tombés au champ d’honneur. Notre pensée va également à toutes les victimes du terrorisme et leurs familles ainsi qu’aux blessés, à qui je souhaite un prompt rétablissement. Leur sacrifice restera gravé dans la mémoire de Nation reconnaissance.

Mes chers compatriotes,

Notre outil diplomatique, aguerri à hauteur de mission, continue de faire triompher les idéaux de notre État en faisant respecter par tous les partenaires internationaux les principes constitutionnels qui guident l’action publique, à savoir : le respect de la souveraineté du Mali, les choix souverains du Peuple et la défense de ses intérêts.

Conformément à la vision panafricaniste des Pères Fondateurs de la Nation malienne et en tenant compte des enjeux géopolitiques actuels, le Mali poursuit son engagement dans le renforcement de la Confédération des États du Sahel.

Malgré les embûches, l’AES poursuit sa marche résolue vers la réaffirmation de la souveraineté de ses États membres, dans une coopération refondée avec les organisations sous-régionales et régionales.

Mes chers compatriotes,

Sans aucun doute, notre pays a connu des avancées significatives dans plusieurs domaines grâce à l’engagement et à l’abnégation de tous ses enfants.

Pour arriver à ces résultats, le peuple malien a dû redevenir lui-même l’architecte de son présent et de son futur.

Dans cette dynamique, la vision Mali kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063, cette boussole stratégique par laquelle nous nous sommes fixés l’ambition d’une Nation souveraine, unie, juste, sécurisée et prospère et la Stratégie Nationale pour l’Émergence et le Développement Durable, ont été de véritables catalyseurs pour la création des conditions d’un développement souverainement fondé sur nos ressources internes et nos priorités, capable de s’ajuster face aux aléas extérieurs.

C’est dans ce contexte macroéconomique globalement favorable que la croissance réelle du PIB, qui s’est établie à 5,6 % en 2025, devrait poursuivre sa dynamique en 2026 pour atteindre 6,3 %.

Cette nouvelle politique économique se fonde en grande partie sur la mobilisation des ressources internes et leur gestion efficace. Le secteur minier y joue de plus en plus un rôle majeur, porté par les réformes engagées, qui font passer le Mali de la logique de rente minière à celle de l’investissement minier.

C’est ainsi que les premières retombées des fonds miniers ont été enregistrées avec 18,435 milliards FCFA et 109,142 milliards FCFA, respectivement pour le Fonds Minier de Développement Local et le Fonds de Réalisation des Infrastructures Énergétiques, Hydrauliques et de Transport.

Mes chers compatriotes,

Fidèles à leur vision de la croissance partagée en vue d’une plus grande justice sociale, les autorités de la Transition travaillent inlassablement pour la réduction des inégalités, la création des emplois et le développement des services de base.

Tout en stabilisant l’approvisionnement du pays en carburant, le Gouvernement a sensiblement amélioré la desserte en électricité et en eau potable, impactant positivement les activités économiques et la vie de nos concitoyens. Les efforts vont se poursuivre dans ce sens pour le bien-être social et économique des Maliens.

Le Gouvernement va continuer également les efforts pour la stabilisation des prix des denrées de première nécessité. C’est tout le sens des actions réalisées dans le secteur rural, de l’amélioration des traitements des travailleurs et des soutiens accordés au secteur privé.

Je voudrais ici saluer le sens patriotique de l’ensemble des acteurs de tous les secteurs en ces moments difficiles pour notre Nation.

Le Malikura est un chantier réel aujourd’hui. Mis en mouvement autour des idées de la souveraineté et de la refondation, incarné dans les grandes rencontres populaires et refondatrices et traduit dans la vision Mali 2063, tous les secteurs se consolident à l’image des mines, des infrastructures routières, hospitalières et académiques.

Mes chers compatriotes,

En décrétant 2026-2027, Année de l’Éducation et de la Culture, j’ai voulu confirmer notre ambition commune d’avoir un peuple bien formé, totalement éveillé aux enjeux de notre époque et ancré dans ses valeurs culturelles fondamentales.

Les succès académiques réalisés au niveau des différents ordres d’enseignement et la mobilisation de l’ensemble des acteurs pendant les grandes rencontres sportives et culturelles montrent à suffisance que le Malidenkura n’est plus de l’ordre du projet, mais qu’il se construit progressivement et surement.

Je voudrais ici saluer l’ensemble des acteurs de l’éducation et de la culture, en particulier la jeunesse qui cristallise notre espérance d’une Nation forte et prospère.

Mes chers compatriotes,

Les Maliens ont montré en maintes occasions qu’ils ont soif de paix et de réconciliation.

La Charte pour la paix et la réconciliation nationale a été saluée par l’ensemble du peuple malien, car elle offre une base solide pour la résolution des conflits dans notre pays.

Pour consolider cette dynamique, l’Observatoire de la paix et de la réconciliation nationale, créé le 2 mars 2026, a pour mission d’accompagner la mise en œuvre de la Charte et de contribuer aux actions de paix et de cohésion nationale.

Je voudrais profiter de ce moment de communion nationale pour réitérer mon appel à la réconciliation, à l’unité et à la cohésion en vue de bâtir ensemble le Mali, notre héritage commun. Le Mali reste disponible pour accueillir tous ses enfants qui veulent participer à la construction nationale.

Mes chers compatriotes,

La mobilisation de la jeunesse autour de nos valeurs culturelles, vaste champ immatériel et véritable trésor national, augure du succès du chantier de la construction citoyenne.

Les Maliens établis à l’extérieur, déjà actifs dans la construction nationale, ont toute leur place sur ce chantier historique, non comme observateurs, mais comme bâtisseurs, à travers tous les cadres participatifs créés à leur profit.

Mes chers compatriotes,

Le Mali avance, s’invente et se fortifie chaque jour dans une vision souveraine constante, à la sueur de tous ses dignes enfants.

L’un des plus grands biens dont nous disposons aujourd’hui, c’est de décider et d’agir par nous-mêmes et nous devrions préserver cela à tout prix.

Un Peuple. Un But. Une Foi. C’est ainsi que le Mali a choisi de marcher, et c’est ainsi qu’il va continuer d’avancer.

Bonne fête d’indépendance à toutes et à tous !

Ensemble, nous ferons le Mali Kura,

Qu’Allah bénisse le Mali et protège les Maliens.

Je vous remercie.

Une rencontre entre opéra chinois, opéra occidental et traditions musicales

Le 21 septembre à 10 h, heure d’Afrique de l’Ouest (WAT), CGTN Français vous a proposé sur BoomLive un live culturel consacré aux liens entre l’opéra chinois et les traditions musicales du monde. Depuis la scène historique de la Guilde de Huguang, à Beijing, l’animatrice Coco et l’artiste-compositeur originaire du Togo, D’mo, ont réuni des artistes et invités venus de Chine, du Burkina Faso, de la République démocratique du Congo et d’Algérie autour d’une même question : qu’est-ce que l’opéra chinois peut nous inspirer ?

Un lieu chargé d’histoire

Pour cette rencontre, direction la Guilde de Huguang, dans le district de Xicheng, au cœur de l’un des quartiers historiques de Beijing. Ce lieu exceptionnel abrite notamment le Musée de l’opéra chinois et conserve l’une des rares scènes de théâtre traditionnelles encore présentes dans la capitale.

Restaurée et ouverte au public, la guilde a accueilli de grands maîtres de l’opéra chinois, parmi lesquels Tan Xinpei, Yu Shuyan et Mei Lanfang. Chargée d’histoire et réputée pour son acoustique, elle symbolise aussi la rencontre des cultures du Nord et du Sud de la Chine. Un cadre idéal pour faire dialoguer les arts de la scène. C’est aussi ici que le film Adieu ma concubine, de Chen Kaige, a été tourné.

Quand le rap rencontre l’opéra chinois

Avant de partir à la rencontre des invités, Coco et D’mo ont partagé une expérience originale : l’apprentissage de plusieurs formes d’opéra chinois, dont l’opéra de Pékin, l’opéra du Henan et l’opéra Huangmei.

Accompagnés par des maîtres de l’opéra chinois, ils ont appris plusieurs chants et gestes emblématiques, avant de les revisiter avec des éléments de rap. Une rencontre entre rythmes contemporains et tradition chinoise.

L’actrice de premier rang Li Hongyan, de la Troupe Mei Lanfang du Théâtre de Beijing, les a également initiés à un extrait de Mu Guiying prend le commandement, offrant aux participants un premier aperçu des exigences vocales et corporelles de l’opéra chinois.

 

Trois invités, trois histoires, une même découverte

Autour de la table, trois invités ont raconté leur rencontre avec l’opéra chinois, chacun à partir de sa propre culture.

Karim Badolo, du Burkina Faso, a évoqué son expérience du maquillage facial et du costume de Bao Gong. Les couleurs et les motifs du visage de l’opéra chinois lui ont rappelé la tradition des masques au Burkina Faso, où le port d’un masque peut transformer celui qui le porte en un personnage différent. Une première résonance entre deux traditions de représentation.

Maissa Benali Cherif, venue d’Algérie, s’est intéressée à l’opéra du Henan et à l’histoire de Hua Mulan. À travers ce personnage, elle a évoqué la force des femmes et les résonances possibles entre les traditions culturelles chinoises et nord-africaines. L’histoire de Mu Guiying, qui reprend le commandement à 53 ans, a notamment ouvert une réflexion sur la place des femmes expérimentées dans les récits héroïques.

Rocco Nkanga, de la République démocratique du Congo, a reconnu dans l’opéra chinois des éléments familiers de sa propre culture musicale : le rythme, l’expression corporelle et la narration par le chant. Le « chant en dialogue » de l’opéra Huangmei lui a rappelé le chant responsorial africain, où une voix chante et où d’autres lui répondent.

De l’opéra de Pékin à l’opéra occidental

L’un des temps forts de la rencontre a été consacré aux défis musicaux. D’mo a revisité un extrait de Hua Mulan en y apportant son univers rap, tandis que Coco a invité les participants à reconnaître plusieurs airs célèbres de l’opéra occidental.

Derrière leurs différences de langues, de costumes et de styles, ces traditions partagent une même vocation : raconter des histoires et faire vivre les émotions par la voix.

L’opéra de Pékin et l’opéra occidental, l’un trésor national de la Chine, l’autre classique de l’Occident, ont beaucoup de points communs dans l’art de « raconter une histoire avec la voix ».

Des aigus impressionnants aux vocalises, du souffle à l’expression des émotions, ces arts exigent une maîtrise vocale exceptionnelle. Mais ils ont surtout en commun cette capacité à faire entendre les joies, les peines, les colères et les espoirs humains.

Des traditions qui se répondent

Pour finir, Coco, D’mo et les invités ont partagé ce que l’opéra chinois leur évoque de leurs pays respectifs. Des masques burkinabè aux chants responsoriaux africains, chacun a retrouvé des échos de sa propre culture dans les traditions chinoises.

À travers ce live, nous souhaitons montrer que les arts traditionnels sont aussi des espaces de création, de dialogue et de découverte. À la Guilde de Huguang, les voix de plusieurs continents se sont réunies autour d’un même langage : celui de la musique et des émotions humaines.

Quand les cultures se rencontrent, les différences deviennent une source d’inspiration.

Synthèse de Nadège YAMEOGO

Source : CGTN Français

 

81e Assemblée générale de l’ONU : le Burkina Faso, le Mali et le Niger se concertent en vue de porter dignement la voix de la Confédération AES

La 81e session de l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies s’ouvre ce lundi 22 septembre à New-York aux États-Unis.
La Confédération des Etats du Sahel entend marquer d’une pierre blanche sa participation à ce rendez-vous mondial, en mettant en avant les aspirations des peuples de l’espace confédéral ainsi que la vision et les idéaux portés par leurs dirigeants. C’est à ce titre que les ministres des Affaires étrangères du Mali, de la République du Mali et de la République du Niger et les chefs des Missions diplomatiques de ces trois pays à Washington et à New-York, ont tenu une réunion préparatoire dans la soirée du dimanche 21 septembre.
Il s’est agi pour eux de révisiter le programme général et de s’accorder sur les éléments de langage qui doivent caractériser les différentes interventions, le but étant d’agir dans une démarche de cohérence, notamment dans le cadre de l’évènement parallèle sur la Confédération des Etats du Sahel qui sera animé par les Chefs de la diplomatie des trois pays.
« Le seul mot d’ordre c’est d’agir dans le sens de la consolidation de la Confédération AES, c’est aussi d’agir dans le sens de la continuité de la bataille pour la correction des narratifs sur l’espace confédéral. Nous sommes là pour porter la voix de l’AES nous-mêmes et ne pas laisser d’autres acteurs parler à notre place », indique le ministre des Affaires étrangères du Burkina Faso.
Bien avant cette rencontre, le Camarade ministre Karamoko Jean Marie TRAORE et les membres de la délégation burkinabè qu’il conduit cette année à l’Assemblée générale de l’ONU, ont eu des échanges à la Mission Permanente du Burkina Faso à New-York.
A cette réunion, le ministre TRAORE a donné des orientations aux membres de la délégation, pour une participation qui corresponde aux instructions du Camarade Président du Faso et du Camarade Premier ministre.
Tout en félicitant les Chefs des Missions diplomatiques du Burkina Faso à Washington et à New-York pour le travail abattu en amont, il a invité chaque membre de la délégation, à œuvrer dans un esprit d’équipe et d’engagement, pour une participation réussie du Burkina Faso à cette session de l’Assemblée générale de l’ONU.
DCRP/MAE

Suivi de la campagne agricole : le commandant Ismaël Sombié encourage les producteurs dans les Koulsé

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Le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié, a poursuivi sa tournée de suivi de la campagne agro-pastorale et halieutique 2026-2027, lundi 21 septembre 2026, dans la région des Koulsé.

L’unité de production d’aliments fortifiés dénommée “Paaspanga” de Korsimoro, dans la région des Koulsé, est désormais fonctionnelle. En effet, elle a été inaugurée, lundi 21 septembre 2026 par le ministre d’Etat ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié. L’usine comprend des tamiseurs, des dépelliculeuses, des mélan-geurs, des broyeurs, des éplucheuses, etc. Grâce à l’espace de conservation de produits maraîchers comme l’oignon, le manioc et la patate douce, cette infrastructure produit des aliments fortifiés pour l’alimentation surtout des enfants (farines de maïs enrichie en plusieurs formules, barres de céréales enrichies) et pour la sécurité alimentaire.

Selon le Directeur général (DG) de la Société nationale de gestion de stock et de sécurité alimentaire (SONAGESS), Wendpagagdé Alfred Kola, il s’agit d’un complexe semi-industriel de transformation de produits agricoles et de conservation des produits de la
riziculture. Il a ajouté que la mise en service de l’usine “Paaspanga” traduit la volonté du gouvernement, à travers l’offensive agro-pastorale et halieutique, de prendre en charge et réduire les pertes après les récoltes.

La station de pompage de l’ONEA à Korsimoro a reçu également la visite du ministre d’Etat chargé de l’Eau. Le commandant Ismaël Sombié a découvert un système de pompage solaire d’Adduction d’eau potable simplifié (AEPS) de capacité 100 m³, possédant deux forages qui alimentent la localité. Il a instruit les techniciens de tout mettre en œuvre pour satisfaire tous les demandeurs d’eau potable au plus vite, surtout que la ressource en eau potable est disponible. En route pour la commune de Boussouma, le chef du département en charge de l’agriculture a marqué un arrêt dans un quartier à proximité de la station
de l’ONEA. Il a constaté de visu l’opérationnalisationon d’une borne fontaine qui traduit le résultat positif des réalisations de l’ONEA et fait la fierté des bénéficiaires.

Une production de 90 tonnes de riz attendue à Forgui

Dans la commune de Boussouma, la délégation ministérielle a touché du doigt les réalités des riziculteurs du village de Forgui. Ces derniers exploitent un bas-fond de 30 ha avec, une production attendue de 90 tonnes de riz, soit trois tonnes par ha. 330 personnes dont 225 femmes et de Personnes déplacées internes (PDI), travaillent dans la rizière emblavée par la méthode Tin Tua Soani (aménageons ensemble en langue gulmancema). Dans ce bas-fond de 625 m², se dégagent 402 parcelles de riz de variétés KBR8 et TS2.

Le commandant Ismaël Sombié et sa délégation ont également visité dans la commune de Pissila, un bas-fond de riz de variétés Orylux 6 et KBR8, dans le village de Koalma. Sur ce périmètre rizicole d’un rendement prévisionnel de 70 tonnes de riz est attendu. Le ministre d’Etat chargé de l’Agriculture a encouragé les producteurs et félicité des ressortissants de la localité qui ont apporté des appuis en pioches et en pellets pour contribuer à emblaver le bas-fond. La visite du champ rizicole a permis de savoir que le riz est au stade de tallage et de montaison avec une situation phytosanitaire relativement calme.

Les exploitants, sur tous les sites visités, ont sollicité des soutiens en forages, unité de transformation, animaux d’élevage, etc. Le ministre d’Etat Sombié a promis d’apporter des réponses à ces doléances.

La tournée du ministre d’Etat Sombié dans les Koulsé s’est achevée par
la rencontre avec les acteurs du monde rural de la région. Tour à tour, agriculteurs, pisciculteurs, éleveurs, maraîchers, entre autres, ont exposé leurs préoccupations au chef du département en charge de l’agriculture.

Les PDI ont remercié le gouvernement et le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré pour les différents accompagnements. Le commandant, Ismaël Sombié a adressé ses félicitations à tous les acteurs du monde rural des Koulsé pour leur résilience et le travail abattu dans leurs différentes activités. Il a rappelé le vœu cher du chef de l’Etat qui appelle toutes les forces vives à maintenir la dynamique de l’offensive agro-pastorale et halieutique 2026-2028.

Boukary BONKOUNGOU

Valorisation du patrimoine artistique : le Musée national accueille l’exposition permanente « Rupture »

Le Musée national a organisé le vernissage de l’exposition « Rupture », qui réunit les univers de quatre artistes, vendredi 18 septembre 2026 à Ouagadougou

Les œuvres de quatre artistes sont expo-sées au Musée natio-nal dans le cadre de l’exposition « Rupture ». Elles ont été dévoilées au public dans la soirée du vendredi 18 septembre 2026. Il s’agit des œuvres des sculpteurs Siriki Ky et Abou Traoré, du peintre Christophe Sawadogo et du photographe Nyaba Ouédraogo.

Le directeur général du Musée national, Sabari Dao, a expliqué que l’exposition « Rupture » traduit la volonté de questionner les habitudes, renouveler les regards et ouvrir de nouvelles perspectives. Il a soutenu que la mission d’un musée ne se limite pas à conserver les traces du passé. « Le musée doit rester vivant.

Il doit faire dialoguer patrimoine, création contemporaine, artistes et publics », a insisté Sabari Dao. Il a invité le public à venir découvrir cette exposition permanente pour laquelle le Musée national a emménagé une salle spéciale.Le représentant du mi-nistre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Allasane Ouango, a salué cette exposition qui met en lumière quatre figures de la création contemporaine burkinabè et africaine.

Il a relevé que les œuvres de ces artistes donnent à voir différentes manières de regarder, d’interroger et de représenter la société, la mémoire et les transformations du monde. « Rupture peut être comprise comme un changement, une remise en question, un déplacement du regard ou encore une ouverture vers de nouvelles possibilités », a-t-il déclaré. Cette conception du thème a trouvé un écho parti-culier, lors d’un panel animé par les artistes à l’honneur.

« Rupture » : entre continuité et questionnement

Le vernissage de l’exposition « rupture » a réuni acteurs de la culture et personnalités diplomatiques.

Christophe Sawadogo a confié que la rupture peut prendre la forme d’un retrait du tumulte quotidien. « Elle renvoie notamment à la recherche de ce qui a été perdu ou interrompu dans le parcours culturel et artistique.
La rupture évoque aussi l’existence de chaînons manquants, afin de permettre une expression plus authentique des personnalités et des identités », a-t-il affirmé.

De son côté, l’artiste-sculpteur Siriki Ky refuse d’associer automatiquement
la rupture à une cassure. Pour lui, elle constitue plutôt une interpellation.
« Il s’agit de montrer qu’il existe d’autres façons de fonctionner, travailler et s’exprimer dans l’art », a-t-il déclaré. Pour le sculpteur, Abou Traoré, la rupture n’est qu’une continuité.

Le photographe Nyaba Ouédraogo estime que la rupture se situe dans l’évolution des pratiques artistiques. « La photographie ne doit plus être réduite au simple fait de prendre une image. Elle implique désormais une démarche, une réflexion sur le sujet, le thème, la technique et l’esthétique », a-t-il expliqué. Pour lui, la rupture est donc aussi artistique, esthétique et intellectuelle.

Maria KAHOUN
(Stagiaire)

Dr Lalidia Bruno Ouoba, vétérinaire : l’utilisation abusive des antimicrobiens en élevage favorise la sélection de bactéries résistantes

Au Burkina Faso, les antibiotiques sont largement utilisés dans la prise en charge des maladies animales. Mais leur usage sans encadrement professionnel, l’automédication et le recours à des produits dont la composition ou le dosage sont mal maîtrisés peuvent favoriser l’émergence de bactéries résistantes. Dans une approche « One Health » (Une seule santé), la lutte contre ce phénomène concerne à la fois les secteurs de la santé animale, de la santé humaine et de l’environnement. Le Dr Lalidia Bruno Ouoba, vétérinaire et directeur technique du Laboratoire national de l’élevage (LNE), explique les enjeux et les bonnes pratiques à privilégier.

Sidwaya (S) : Quels sont les types d’antibiotiques les plus couramment utilisés dans le secteur de l’élevage au Burkina Faso ?

Dr Lalidia Bruno Ouoba (L.B.O.) : Plusieurs classes d’antibiotiques sont uti-lisées. Parmi les plus courantes figurent les tétracyclines, notamment l’oxytétracycline, ainsi que les pénicillines, les sulfamides et les macrolides.
Ces molécules sont uti-lisées chez différentes espèces animales, notamment les bovins, les ovins et les volailles, mais également chez les animaux de compagnie comme les chiens et les chats.

S : Ces antibiotiques sont-ils administrés aux animaux à des fins curatives ou préventives ?

L.B.O : L’usage principal des antibiotiques en santé animale demeure curatif, car les animaux, tout comme les humains, tombent malades. Les vétérinaires et agents de santé animale sont donc amenés à les utiliser pour traiter certaines affections après évaluation de l’animal. L’utilisation préventive peut intervenir dans certains contextes particuliers, notamment lorsqu’une ma-ladie est susceptible d’entraîner des surinfections bactériennes. Toutefois, l’objectif doit être de réduire autant que possible le recours aux antimicrobiens en privilégiant les mesures de prévention, notamment la vaccination et la biosécurité, afin de limiter l’introduction et la propagation des maladies dans les élevages.

S : Quelles sont les principales causes de l’usage abusif et inapproprié des antimicrobiens dans l’élevage ?

L.B.O : L’automédication en est l’une des principales causes. Certains éleveurs estiment, à tort, pouvoir traiter eux-mêmes leurs animaux dès lors qu’ils
ont facilement accès aux médicaments. A cela s’ajoute une insuffisance de supervision vétérinaire, liée notamment au nombre limité de praticiens par rapport à l’étendue du territoire. Il existe également un besoin de renforcer la sensibilisation des éleveurs et des autres acteurs sur les risques liés à la résistance aux antimicrobiens. Enfin, la facilité d’accès à certains médicaments, notamment en dehors des circuits appropriés, peut favoriser des usages inadaptés.

S : Certains éleveurs utilisent le « Tupay », acheté dans la rue, pour traiter les animaux. Que pensez-vous de cette pratique ?

L.B.O : Le « Tupay », souvent présenté sous forme de gélules jaune-rouge vendues sur certains marchés, est parfois présenté comme contenant de l’oxytétracycline à faible dosage. Toutefois, cette utilisation n’est pas recommandée, car la composition exacte et le dosage du produit peuvent ne pas être maîtrisés. Même si ce type de produit peut
parfois atténuer temporairement certains symptômes, la bonne pratique consiste à consulter un vétérinaire. Celui-ci doit examiner les animaux, évaluer les signes cliniques, émettre une suspicion diagnostique et prescrire un traitement adapté.
L’usage de produits dont la composition et le dosage ne sont pas maîtrisés contribue à renforcer la pression de sélection des bactéries résistantes. Il est donc important de mettre fin à ces pratiques et de privilégier l’intervention de professionnels qualifiés.

S : Existe-t-il un cadre réglementaire encadrant la prescription et la distribution des antibiotiques vétérinaires ?

L.B.O : Il existe un cadre réglementaire bien défini. Le Code de santé animale et de santé publique vétérinaire prévoit plusieurs dispositions relatives à la prescription et à l’utilisation des médicaments vétérinaires. La prescription doit obligatoirement être effectuée par un vétérinaire, conformément aux textes en vigueur.

S : L’usage abusif des antibiotiques en santé animale peut-il contribuer à la résistance antimicrobienne chez l’homme ?

Flux des déterminants de la résistance aux antibiotiques entre les différents réservoirs. En bleu sont indiqués
les points où sont administrés des antibiotiques.

L.B.O: Absolument. L’utilisation abusive des antimicrobiens en élevage favorise la sélection de bactéries résistantes. Certaines de ces bactéries sont spécifiques aux animaux, tandis que d’autres sont communes à l’animal et à l’homme.
Ces germes résistants peuvent persister chez des animaux apparemment sains et être disséminés dans l’environnement à travers les déjections. En raison
de pratiques d’hygiène parfois insuffisantes, l’homme peut être exposé à ces agents pathogènes par la consommation de viande, de lait, d’œufs ou de produits agricoles contaminés. Lorsque ces bactéries provoquent une infection chez l’homme, les traitements classiques peuvent s’avérer inefficaces en raison de leur profil de résistance.

S : Quelles sont les principales voies de transmission ?

L.B.O : La transmission peut se faire directement par le contact avec des animaux porteurs ou indirectement par la consommation de
produits animaux contenant des résidus d’antimicrobiens, lorsque les délais d’attente ne sont pas respectés. L’ingestion répétée de faibles doses d’antibiotiques peut également favoriser l’apparition de résistances au sein de la flore bactérienne humaine.

S : Disposez-vous de données ou d’études illustrant ce phénomène au Burkina Faso ?

L.B.O : Oui, plusieurs études existent. Le laboratoire natio-nal de l’élevage mène notamment des activités de surveillance de la résistance aux antimicrobiens dans les fermes laitières et avicoles. Des analyses ont permis d’identifier des germes résistants, notamment dans les cas
de mammites bovines et en élevage de volailles. Par ailleurs, des données issues du suivi des échecs thérapeutiques contribuent à documenter ce phénomène au niveau national.

S : Quels mécanismes de pharmacovigilance vétérinaire sont mis en place ?

L.B.O : Un décret encadre la pharmacovigilance vété-rinaire. Il prévoit la collecte continue de données sur les médicaments vétérinaires, tant au niveau de leur importation que de leur commercialisation et de leur utilisation sur
le terrain. Toutefois, le système reste confronté à
des défis, notamment en termes de ressources humaines, de sensibilisation des acteurs et de remontée systématique de l’information.

S : Comment le mauvais usage des antimicrobiens chez les animaux peut-il favoriser la résistance antimicrobienne au Bur-kina Faso et quelles mesures sont prises pour limiter ce phénomène ?

L.B.O: La Résistance aux antimicrobiens (RAM) constitue l’une des principales menaces sanitaires contemporaines. Elle survient lorsque des micro-orga-nismes développent la capacité de résister aux médicaments utilisés pour les combattre. Les antibiotiques, indispensables au traitement de nombreuses infections bactériennes chez l’homme comme chez l’animal, peuvent ainsi perdre progressivement leur efficacité lorsqu’ils sont mal utilisés.

En santé animale, le pro-blème est particulièrement important.
Les bactéries résistantes peuvent circuler entre les animaux, les humains et l’environnement. L’Organisation mondiale de la santé animale (OMSA) rappelle que l’utilisation responsable des antimicrobiens, associée notamment à la prévention des maladies, à la vaccination et aux mesures de biosécurité, constitue un élément essentiel de la lutte contre la RAM. Au Burkina Faso, cette pro-blématique est prise en compte dans une approche multisectorielle « One Health », qui reconnaît les liens étroits entre santé humaine, santé animale et santé environnementale.

S : Face à la circulation des bactéries résistantes entre l’homme, l’animal et l’environnement, comment l’approche “Une seule santé” permet-elle au Burkina Faso de lutter contre la résistance aux antimicrobiens ?

L.B.O : La résistance aux antimicrobiens ne s’arrête pas aux frontières entre les secteurs. Les bactéries résistantes peuvent circuler entre les animaux, les humains et l’environnement. C’est pour-quoi les organisations internationales recommandent une approche intégrée associant santé humaine, santé animale et santé environnementale. Au Burkina Faso, cette approche constitue un axe important de la réponse à la RAM. Elle implique notamment les services vétérinaires, les professionnels de santé, les laboratoires, les producteurs, les éleveurs, les consommateurs, les chercheurs, les médias et les communautés.

S : Quelles sont les principales alternatives à l’utilisation systématique des antibiotiques en élevage ?

L.B.O : La première et principale alternative, c’est la vaccination. Elle permet de prévenir les maladies, notamment celles d’origine virale, pour lesquelles les antibiotiques sont inefficaces. A travers les campagnes nationales de vaccination, des millions d’animaux sont protégés chaque année, ce qui réduit fortement le recours aux antimicrobiens. Une autre alternative importante concerne l’amélioration des conditions d’élevage. Une bonne hygiène, le nettoyage, la désinfection et la mise en place de mesures de biosécurité limitent la transmission des maladies, surtout dans les élevages familiaux.
L’alimentation joue également un rôle clé. Un animal bien nourri est plus résistant aux maladies. C’est pourquoi des contrôles sont régulièrement effectués sur les aliments pour bétail afin d’en garantir la qualité. Enfin, à plus long terme, la sélection de races plus résistantes aux maladies constitue une piste prometteuse. Toutes ces alternatives combinées permettent de réduire durablement l’usage des antibiotiques et de lutter contre l’antibiorésistance.

S : Quels progrès ou initiatives locales méritent d’être salués dans la lutte contre la RAM en santé animale ?

L.B.O : En termes d’initiatives, il y en a quand même quelques-unes. Les grandes directions techniques intègrent de plus en plus la sensibilisation dans leurs actions, car elle est essentielle dans la lutte contre la résistance aux antimicro-biens.
Aux côtés de l’Etat, les associations professionnelles et communautaires jouent également un rôle actif. Ensemble, ces acteurs organisent, selon leurs moyens, des activités d’information à destination des éleveurs, des praticiens et du grand public.
L’objectif est d’expliquer les risques liés à un mauvais usage des antibiotiques, car beaucoup ne mesurent pas encore l’impact réel de leurs pratiques. Ces actions de terrain, centrées sur l’information et l’éducation, sont aujourd’hui les initiatives les plus visibles et les plus prometteuses. Mieux informés, les acteurs changent progressivement leurs comportements, ce qui constitue un progrès majeur dans
la lutte contre la RAM.

S : Quels messages adresser aux éleveurs, aux vétérinaires et aux consommateurs pour un usage plus responsable des antibiotiques ?

L.B.O : Les messages doivent s’adresser à tous les acteurs, car la résistance aux antibiotiques concerne toute la chaîne. Pour les éleveurs, le message principal est simple : en cas de maladie, il faut faire appel aux professionnels de la santé animale et éviter l’automédication. Le vétérinaire doit intervenir non seulement pour traiter, mais aussi pour conseiller dès l’installation de l’élevage, afin de prévenir les maladies.
Pour les vétérinaires, l’enjeu est d’être plus dispo-nible et plus rigoureux dans le suivi des élevages. Il ne suffit pas de prescrire un médicament, il faut accompagner l’éleveur et veiller au respect des recommandations pour éviter les mauvaises pratiques.
Enfin, pour les consommateurs, il s’agit d’être plus vigilant sur l’origine et la qualité des produits. Ne pas choisir uniquement en fonction du prix, mais privilégier les circuits suivis par les services techniques. Cette vigilance encourage les bonnes pratiques et contribue à un usage plus responsable des antibiotiques.

Entretien réalisé par : Wamini Micheline
OUEDRAOGO

 

Don de sang : Des journalistes mobilisés pour sauver des vies

Le premier contingent de journalistes en immersion patriotique volontaire, en collaboration avec le Centre national de transfusion sanguine (CNTS), a organisé, une journée de don de sang, lundi 21 septembre 2026, à Ouagadougou.

La solidarité s’exprime aussi par le don de sang. C’est dans cet élan que le premier contingent de journalistes en immersion patriotique volontaire à l’Académie de police a organisé en collaboration avec le Centre national de transfusion sanguine (CNTS), une journée de collecte de sang le lundi 21 septembre 2026 à Ouagadougou.

Au moins 40 poches sont attendues au cours de cette séance de collecte de sang. Journaliste à Horizon FM et porte-parole des appelés à l’immersion patriotique volontaire des Hommes de média, David Saba a affirmé que cette initiative vise à mettre en application ce qu’ils ont appris lors de leur séjour au sein de l’Académie de police. Pour lui, donner son sang est un acte patriotique.

« C’est une forme de solidarité à l’endroit des personnes dans le besoin dont les blessés de guerre », a-t-il indiqué. Le journaliste à l’Economiste du Faso, Crépin Somda, a soutenu que le sang sauve des milliers de vie, surtout dans les moments critiques. A cet effet, il a invité les personnes aptes à songer à donner du sang aux nécessiteux. Aurélie Minougou de la radio Ouaga FM a également relevé que lors de l’immersion à l’Académie de police de Pabré, des valeurs de patriotisme, d’entraide et de solidarité leur ont été inculquées.

De son avis, c’est un devoir de mettre cela en pratique, ce à travers cette collecte du liquide précieux pour sauver des vies. Elle a surtout fait allusion aux femmes enceintes, enfants, ainsi que les blessés en opération qui sont dans le besoin. Elle a appelé chaque citoyen à faire preuve de solidarité en donnant son sang parce que les hôpitaux en ont besoin. Médecin hématologiste en service au CNTS de Ouagadougou, Déborah Yé a salué ce geste de solidarité des professionnels de médias. « Il est rempli de bon sens et surtout d’une pensée pour les malades dans les hôpitaux », a-t-elle affirmé.

Aly SAWADOGO
Fadila Yasmine LENGANE
(Stagiaire)