Certains parents estiment que l’internat constitue une solution aux difficultés scolaires de leurs enfants. En effet, lorsqu’ils constatent que ces derniers ont beaucoup de difficultés, ils préfèrent parfois les éloigner, plutôt que d’identifier les véritables causes de leur échec scolaire et y remedier. L’internat ne saurait être un refuge où on depose son enfant
recalcitrant L’éducation des enfants incombe avant tout aux parents. Avant de confier leur éducation à une tierce personne, il convient donc qu’ils assument pleinement leur part de responsabilité.
Le Groupement d’intérêt public-Programme national de volontariat au Burkina Faso (GIP-PNVB) a organisé, le vendredi 18 septembre 2026 à Ouagadougou, la nuit des ambassadeurs du volontariat national.
Le Groupement d’intérêt public-Programme national de Volontariat au Burkina Faso (GIP-PNVB) souhaite renforcer l’engagement des ambassadeurs et partenaires pour le développement du volontariat national. C’est pourquoi, il a organisé, le vendredi 18 septembre 2026 à Ouagadougou, une nuit dédiée à ces derniers. La cérémonie a été présidée par le ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, Annick Pickbougoum. Placé sous le thème :« Dynamiser le volontariat national : rôle et contribution des ambassadeurs dans un contexte de défis multiples», l’événement a réuni des membres du gouvernement, des diplomates et des chefs d’institutions. A l’occasion, 13 ambassadeurs du volontariat issus de personnalités, du gouvernement, des médias et des associations, ont été distingués.
Parmi eux, le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean-Marie Traoré s’est engagé solennellement à travailler dans son secteur pour faire en sorte que le programme national de volontariat rayonne de par le monde, qu’il brille pour les volontaires et pour le bien du pays. « Il ne s’agit pas d’une simple reconnaissance. Il s’agit d’un appel à faire plus », a-t-il laissé entendre. Le ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, Annick Pickbougoum a salué le travail abattu par les volontaires dans tous les secteurs pour le développement national.
Le directeur général du GIP-PNVB, Djourmité Nestor Noufé, a dressé le bilan des activités de sa structure.
« En réunissant les ambassadeurs du volontariat national, l’objectif est de leur présenter le travail déjà accompli et de solliciter leur appui inestimable afin d’amplifier la participation des jeunes », a-t-elle justifié. Elle a reconnu également les efforts faits par les plus hautes autorités du Burkina Faso pour la jeunesse.
Cette rencontre a servi de cadre au directeur général du GIP-PNVB, Djourmité Nestor Noufé, de faire le bilan des activités de sa structure. « Depuis sa création, le programme a mobilisé 225 983 volontaires, hissant le dispositif burkinabè dans le top 4 des meilleurs programmes de volontariat en Afrique », s’est-il réjoui. Aux nouveaux ambassadeurs, le directeur général les a encouragés à poursuivre leur accompagnement.
« Vous êtes désormais des relais privilégiés de notre vision et des acteurs de la promotion d’une culture de l’engagement, de la solidarité, du civisme, du patriotisme et du service
à la communauté », a-t-il lancé.
L’équipe King Vert a triomphé de celle de FC Wagess en finale de la IIIe édition de la compétition de football dénommée Trophée des champions de la région de Oubri. Le match qui s’est décanté aux tirs au but s’est tenu sur le terrain du stade municipal de Ziniaré le dimanche 20 septembre.
Après sa finale manquée de 2025, King Vert inscrit son nom au palmarès du Trophée des champions. Ce dimanche 20 septembre en finale de la compétition, l’équipe a pris le dessus sur son adversaire FC Wagess dans la séance de tirs au but par 4 tirs réussis contre 1 après un score nul et vierge au terme du temps règlementaire. Une issue heureuse pour cette formation qui a été beaucoup éprouvée dans le jeu. FC Wagess a en effet bien entamé la partie jouée en deux fois 30 minutes. La bonne défense du vainqueur lui a permis cependant de contenir les assauts et d’aller à l’oxygénation sans concéder d’action de but. Ce qui n’est pas le cas en seconde phase.
Le public s’est fortement mobilisé pour cette finale.
Les joueurs de FC Wagess accentuent le pressing de retour sur la pelouse et King Vert ne doit son salut qu’en grande partie à la chance. A la 49e et 50e minute, King Vert est sauvé coup sur coup par la barre transversale qui renvoie deux tentatives sur des attaques répétées de son adversaire. Dans la séance de tirs au but, les champions retrouvent la lucidité et surtout l’adresse nécessaire pour tromper le portier de FC Wagess à quatre reprises et repousser une tentative adverse sur trois. Pour cette prouesse ils repartent avec le trophée, la médaille d’or, un jeu de maillots et la somme de 500 000 F CFA. FC Wagess se console avec un jeu de maillots et 300 000 F CFA.
Guilingou Junior occupe la 3e place et est récompensée de 150 000 F CFA. Le président de la Fondation Fabrice Simporé Global Initiatives (FSGI), promoteur de la compétition a rappelé que l’objectif de ce tournoi qui a mobilisé des équipes des provinces de la région de Oubri est de rassembler la jeunesse autour des valeurs parmi lesquelles la paix et la cohésion sociale. C’est dans cette optique que l’édition 2026 a été placée sur le thème : « Discipline du sport en faveur de l’unité et de l’engagement patriotique ».
Un choix judicieux selon le patron de l’événement, le ministre chargé de la Guerre, Célestin Simporé a salué l’initiative et sa contribution à la promotion de la fraternité, du dialogue et des valeurs citoyennes. « Dans le contexte actuel de notre pays, nous avons, plus que jamais besoin de cohésion sociale. (…)
A travers cette initiative, nous voyons qu’une action portée au niveau local peut devenir un véritable outil de mobilisation communautaire et de promotion de la paix. Nous devons désormais œuvrer à son développement et l’élargissement du programme Jeunesse-paix-et sécurité de la Fondation à d’autres localités afin qu’il puisse toucher davantage de
jeunes et multiplier les espaces de dialogue, de sensibilisation, de cohésion et d’engagement citoyen », a-t-il ajouté.
En marge des 25 ans de la résolution 1325 du Conseil de sécurité de l’ONU sur les femmes, la paix et la sécurité, l’association Tabital-Lobal a organisé un atelier de dialogue multi-acteurs, le mardi 15 septembre 2026, à Ouahigouya.
Les questions de paix, de cohésion sociale et du vivre-ensemble commandent l’implication de toutes les couches sociales notamment la gente féminine qui occupe une place prépondérante. C’est dans cette optique que l’association humanitaire Tabital-Lobal a tenu, le mardi 15 septembre 2026 à Ouahigouya, un cadre d’échanges. Cet atelier trouve sa source dans la résolution 1325 de l’ONU qui veut que les femmes soient associées pleinement dans la prévention et la résolution des conflits au sein de leur communauté.
Autorités administratives, responsables coutumiers et religieux, femmes et jeunes filles, responsables des associations et des organisations féminines ont tous répondu présent.
Prenant la parole au nom du conseil d’administration de Tabital-Lobal, Guigma Diane Franceline Bamouni, a souligné l’engagement quotidien des femmes dans la région de Yaadga en vue de garantir une société apaisée.
« Chaque jour, dans nos familles, nos quartiers, nos villages, nos associations et nos groupements, des femmes contribuent à maintenir le dialogue, à accompagner les personnes vulnérables, à prévenir les tensions et à renforcer la solidarité entre les communautés. Depuis son adoption en 2000, la Résolution 1325 a consacré un principe désormais incontournable : les femmes ne peuvent pas être considérées uniquement comme des personnes affectées par les crises”, a-t-il affirmé. “Elles doivent également être reconnues et soutenues comme des actrices de prévention, de médiation, de cohésion sociale, de relèvement et de consolidation de la paix. Thomas Sankara disait dans cette même lancée : la révolution et la libération des femmes vont de pair.
Un rôle essentiel dans la société
Nous ne pouvons pas imaginer transformer la société sans la participation des femmes », a-t-elle précisé. Convaincue que la contribution de chaque participant est importante, la PCA Bamouni, a formulé le vœu que chacun des participants s’engage sans réserve dans le combat que Tabital-Lobal mène au profit de la femme.
Pour le haut-commissaire de la province du Yatenga, Pierre Claver Bancé, représentant le gouverneur de la région de Yaadga, l’association Tabital-Lobal a toujours œuvré pour
l’épanouissement des femmes en défendant leurs droits et leur implication dans le processus de développement. « Je voudrais félicité Tabital-Lobal et ses partenaires pour cette initiative qui permet de prolonger cette réflexion des questions de la femme au niveau de la région de Yaadga.
Les femmes doivent persévérer, s’engager davantage, contribuer aux questions de paix, de résolution des conflits et surtout de cohésion sociale. Elles ont un rôle essentiel dans la société et plus les femmes seront engagées, mieux nous aurons une société de paix », a-t-il précisé. Selon les responsables des organisations féminines de Ouahigouya, des activités de ce genre contribueront sans doute à mettre en avant le rôle de la femme dans la contribution de retour de la paix dans nos sociétés.
Salimata Ouédraogo est la coordinatrice départementale des organisations féminines de Ouahigouya. Pour elle, ce fut une occasion de marquer une halte et d’apprécier l’importance de la mise en œuvre de la résolution 1325 au Burkina et particulièrement dans la commune de Ouahigouya. « Désormais, nous nous engagerons à mobiliser davantage les femmes de la commune à tendre vers les actions de paix et de l’entraide mutuelle », a-t-elle laissé entendre.
En rappel, cet atelier qui s’inscrit dans la dynamique de la campagne « 1325 chez nous » et exécuté par Tabital-Lobal dans le cadre du projet » Femme, jeune, paix et
sécurité », est financé par Diakonia. A travers cet atelier local de dialogue multi-acteurs organisé à l’occasion des 25 ans de la Résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations unies sur les femmes, la paix et la sécurité, l’association Tabital Lobal et ses partenaires réaffirment leur engagement aux côtés de la femme afin que celle-ci occupe réellement sa place dans les décisions qui concernent la paix, la prévention des conflits et la sécurité des communautés.
L’impétrant, Issa Dicko a présenté et soutenu sa thèse de doctorat unique, le lundi 21 septembre 2026 à l’école normale supérieure de Koudougou sur le thème : « Pérennisation des acquis des projets éducatifs au Burkina Faso : configurations Institution-Capacités-Communauté et trajectoires dans la phase post-projet ». Le jury présidé par le professeur, Tindaogo Valléan a reconnu, la qualité des travaux de recherches de l’impétrant qui a décroché la mention « très honorable ».
Le Burkina Faso met en œuvre des projets et programmes dans plusieurs domaines dont celui de l’éducation. Mais la pérennisation de la plupart de ces projets et programmes reste une préoccupation majeure pour les acteurs. C’est en réponse à cette préoccupation que l’impétrant, Issa Dicko, a engagé ses travaux de recherches de thèse sur la question à travers le thème : « Pérennisation des acquis des projets éducatifs au Burkina Faso : configurations Institution-Capacités-Communauté et trajectoires dans la phase post-projet ».
La soutenance a eu lieu, le lundi 21 septembre 2026 à l’Ecole normale supérieure (ENS) de Koudougou. Le jury présidé par Pr Tindaogo Valléan était composé de 5 membres. Il s’agit du directeur de thèse, Dr Gninneyo Sylvestre-Pierre Niya, les rapporteurs, Dr Adama Kéré et Ibrahima Traoré du Mali et l’examinateur, Tinsakré Konkobo. Après une présentation orale d’une vingtaine de minutes suivie des réponses aux questions des membres du jury, le travail de Issa Dicko a été sanctionné par la mention “très honorable”.
Les membres ont tour à tour salué la qualité du travail et les efforts fournis par celui qui vient ainsi d’accéder au grade de docteur en science de l’éducation option : “politiques éducatives”. Dans son exposé, lssa Dicko a indiqué que le Burkina Faso a, au cours de ces dernières années, opérationnalisé des politiques publiques par le biais des projets qui ont apporté beaucoup de choses, mais force est de constater qu’après la clôture, on ne voit pas forcément les acquis.
« Mon travail a consisté à m’intéresser à ce que deviennent les acquis lorsque les projets arrivent à leur terme et à proposer des plans de sortie assez clairs pour qu’on ne puisse pas être dans l’éternel recommencement », a-t-il fait savoir. De l’avis du nouveau docteur, la pérennisation ne correspond pas à la survie du projet. Elle apparait lorsque les acquis trouvent une place durable dans le fonctionnement ordinaire du système éducatif.
« La pérennisation des projets »
Dans ses travaux, Issa Dicko a fait des propositions opérationnelles quant à la pérennisation des acquis des projets. Pour lui, il faut d’abord identifier les fonctions qui doivent continuer, identifier clairement les responsabilités qui doivent les porter et faire en sorte que les compétences, que les projets forment, se transmettent. Cela afin d’éviter que la rareté des ressources n’amène les acteurs à un éternel recommencement. « En effet, l’on doit faire en sorte que tout ce qu’on investit comme argent dans les projets, puissent vraiment servir et avoir un impact durable », a-t-il ajouté.
Le directeur de thèse, maître de conférences en sciences de l’éducation à l’école normale supérieure, Dr Gninneyo Sylvestre-Pierre Niya, a félicité l’impétrant pour son dynamisme, son esprit d’écoute et sa maîtrise parfaite du sujet qui ont contribué à aboutir à ses résultats. « La thèse a mis en lumière le défaut des aspects de la gestion des projets au niveau du système éducatif. Le cadre ICC a été le cadre d’analyse de cette thèse, où on essaie de voir la pérennisation des projets dans le domaine de l’éducation au sein des communautés bénéficiaires », a-t-il signifié.
Issa Dicko s’est réjoui d’avoir bénéficié de l’accompagnement de son directeur de thèse à qui il a exprimé toute sa gratitude. Il a aussi remercié les membres du jury pour les différents apports qui vont enrichir davantage le document final. Sans toutefois oublier de souligner les défis de la recherche. « Entreprendre des travaux de recherches dans le cadre d’une thèse de doctorat nécessite beaucoup de moyens que la plupart des étudiants n’arrivent toujours pas à mobiliser. Cela limite parfois la
densité de leur travail », a relevé M. Dicko.
De professeur d’Anglais rêvé à « super enseignant » lors de la journée de l’excellence scolaire 2026, Didier Zongo, enseignant en Education physique et sportive (EPS), a construit un parcours marqué par la passion, la persévérance et l’excellence. Professeur au lycée provincial Bassy de Ziniaré, il cumule 14 années d’expériences et s’investit pleinement dans la gymnastique, comme entraîneur et responsable fédéral. Son approche pédagogique, qui associe sport et apprentissages scolaires, lui a permis de se distinguer au concours d’excellence des enseignants. Pour lui, cette distinction constitue moins une consécration qu’un nouveau départ. Didier Zongo entend poursuivre son engagement auprès des élèves et contribuer davantage au développement du sport scolaire burkinabè.
Sidwaya (S) : Pouvez-vous nous parler brièvement de votre parcours d’enseignant ?
Didier Zongo (EPS) : Je suis professeur d’Education physique et sportive (EPS) au lycée provincial Bassy de Ziniaré. J’ai 14 années d’expériences. Je suis titulaire d’un master de recherches en sciences et techniques des activités physiques et sportives. Je suis secrétaire général adjoint de la Fédération burkinabè des gymnastiques depuis 2017. Je suis entraîneur de gymnastique artistique masculine et féminine. Je suis expert national en gymnastique aérobique. A l’université, j’ai étudié l’Anglais et j’ai obtenu une licence.
S : Comment, après une licence en Anglais, se retrouve-t-on professeur d’EPS ?
D. Z : (Rire…). C’est toute une histoire. Depuis que j’ai découvert l’Anglais en sixième, je m’y suis beaucoup intéressé. Au fil des années, je suis devenu
excellent en Anglais. Mon rêve, c’était d’être professeur d’Anglais. Après le bac, je me suis inscrit au département d’Anglais à l’université.
Je partageais la chambre avec des cousins. C’est l’un d’eux qui m’a incité à passer le concours des professeurs d’EPS. Parce qu’en EPS, j’aurais beaucoup de temps. Je donne cours de 7 h à 10 h et de 16 h à 18 h. Donc, si je suis professeur d’EPS, je peux continuer mes études en Anglais. On devait passer le concours ensemble, mais, curieusement, il n’est pas allé déposer son dossier. C’est moi qui vais déposer mon dossier pour le concours d’EPS. Je passe le concours, puis je suis admis. C’est ainsi que les choses ont
commencé à se dessiner. J’ai suivi ma formation et, parallèlement, j’ai pu continuer mes études.
Une fois sur le terrain, j’ai appris à aimer l’EPS. Elle a vraiment pris le dessus. Aujourd’hui, je suis pleinement épanoui en tant qu’enseignant d’EPS.
S : Aujourd’hui, vous êtes le « Super enseignant » au niveau du secondaire. Comment avez-vous été nominé ?
D. Z : Tout a commencé l’année dernière, en 2025. Quand on a lancé le concours d’excellence des enseignants, le proviseur l’a partagé dans le groupe WhatsApp du lycée. Il y a un collègue qui m’a appelé pour me demander de postuler. Je me suis d’abord dit : pourquoi dois-je postuler ? C’est quelqu’un qui m’appelle et qui me dit de postuler. Est-ce que ce n’est pas un message du Bon Dieu ? C’est comme ça que je l’ai pris d’abord. Ça ne vient pas de moi.
C’est quelqu’un qui m’encourage. J’ai dit : d’accord, je vais le faire. Dans la même semaine, je croise une autre collègue, professeure d’anglais, qui m’encourage à postuler également. C’est là que je commence à constituer mon dossier et que je postule. Au niveau de mon établissement, nous étions trois. Nous avons constitué les dossiers ensemble. Le mien a été retenu. Au niveau provincial aussi, c’est mon dossier qui a été retenu. Au niveau régional, selon les termes de référence, deux dossiers sont sélectionnés. Là aussi, je fais partie des deux lauréats régionaux. Il faut dire que j’ai commencé à me dire que je serais retenu. J’étais plus confiant l’année dernière que cette année. J’avais déjà cousu une tenue pour la cérémonie. (Rire…)
Mais, bizarrement, les résultats sont sortis et mon nom n’y figurait pas. Je me disais que mon dossier était solide. Mais bon… Dieu sait ce qu’il fait.
Quand le concours a été lancé cette année, il y a encore eu des encouragements de certains collègues. Le proviseur m’a dit de tenter. Alors, j’ai baptisé mon dossier : « Dernière chance ». Je me suis dit que, si ça ne marchait pas cette année, je ne concourrais plus. Le dossier a suivi le même parcours, jusqu’au niveau régional. Je me suis dit qu’il y avait quelque chose de fort qui se préparait. Mais, je n’espérais pas autant que l’année dernière.Ça m’a surpris au même titre que tous ceux qui étaient dans la salle. C’est quand j’ai entendu le mot « gymnastique » que je me suis dit : « La chose, c’est pour moi ».
S : Au moment où vous entendez votre nom, qu’est-ce que vous avez ressenti ?
D. Z : Franchement, je ne sais pas comment le décrire. C’était trop d’émotion. Ça me dépassait. C’était un mélange de réalité et de rêve, de surprise et de joie. Tout était vraiment mêlé. Quand j’ai voulu me lever, on m’a dit de m’asseoir d’abord. On ne m’avait pas encore appelé. Je ne me maîtrisais même plus. Oui, j’étais vraiment comblé, très heureux. Je tremblais même devant le chef de l’Etat. J’ai dû laisser tomber mon attestation parce que j’avais trop d’émotion.
S : Qu’est-ce que ce prix représente pour vous, sur les plans personnel et professionnel ?
Didier Zongo, super enseignant du secondaire 2026 : “C’était un mélange de réalité et de rêve, de surprise et de joie”.
D. Z : Ce prix représente beaucoup. C’est un nouveau départ pour moi, une invitation à encore donner le meilleur de moi-même. Parce que je pense que je peux toujours apporter quelque chose. Je ne suis pas à la fin de mon potentiel. J’ai toujours quelque chose à apporter dans la discipline, en EPS, dans le sport et particulièrement en gymnastique.
Ce prix m’invite vraiment à tout donner. Parce que c’est un chemin à parcourir. Ce n’est pas une destination finale. Donc, il faut chercher encore à aller plus loin sur ce chemin. L’excellence n’a pas de fin. C’est un chemin qu’on doit découvrir à chaque fois. Et ça doit nous mener loin.
S : Comment le vivez-vous au quotidien ?
D.Z : Je le prends avec beaucoup d’humilité. Je suis toujours moi-même. Je suis fier de ce prix.
S : Comment le prix a-t-il été accueilli par vos collègues et votre établissement ?
D.Z : Je suis très satisfait du soutien autour de ma personne. Les autorités, ma hiérarchie, mes collègues, tous étaient vraiment mobilisés. C’est un soutien sans faille. Ils m’ont vraiment accompagné. Ils m’ont félicité et ils m’ont donné encore envie d’aller de l’avant. Parce qu’ils se sont retrouvés aussi dans ce prix, puisque cela fait la fierté, d’abord, de l’établissement, de la province et de la région de Oubri.
S : Aujourd’hui, selon vous, dans votre dossier, quels sont les éléments qui vous ont permis d’attirer particulièrement l’attention des membres du jury ?
D. Z : Dans mon dossier, ce qui a déjà fait la différence avec les camarades lauréats, j’ai cru comprendre que personne n’avait été décoré, sauf moi. Donc, c’était déjà un atout pour moi. Aussi, j’ai un master dans ma discipline. J’ai produit des documents pour les professeurs de gymnastique. J’ai formé des collègues en gymnastique. J’ai participé à la rédaction du référentiel des examens au niveau de l’EPS. J’ai également participé à l’élaboration des nouveaux enchaînements gymniques qui entrent en vigueur cette année. J’ai aussi participé à de nombreux ateliers auprès de mes encadreurs pédagogiques. J’ai également participé à des formations à l’extérieur. Je crois que tout cela a enrichi mon CV.
Sur le plan extrascolaire, depuis 2018, après les cours, j’encadre les mêmes élèves que j’enseigne. Donc, pendant les vacances, nous participons à beaucoup de compétitions. A la rentrée, nous revenons avec des médailles du championnat national. De 2018 à 2026, nous avons remporté près d’une trentaine de médailles. En 2025, c’est cinq médailles d’or. En 2026, nous avons remporté 12 médailles, dont 10 en or et deux en argent. Je pense que cela a joué en ma faveur.
S : Aujourd’hui, percevez-vous cette distinction comme la preuve que l’EPS est une discipline comme toute autre ?
D. Z : Bien sûr. Je dis aux apprenants que l’EPS est un tout. C’est la super matière pour moi. Quand je suis là, tout tourne autour de l’EPS. A travers ce prix, les gens comprennent que l’EPS est une discipline vraiment transversale. En EPS, on fait des mathématiques, de la physique-chimie, de l’histoire, toutes les disciplines. C’est la seule discipline qui prend en compte et agit sur toutes les dimensions de la personne : physique, intellectuelle, morale, culturelle et affective. Or, les autres disciplines, c’est uniquement l’intellect. Nous, on fait bouger. Sans l’EPS, les élèves seraient assis à longueur de journée, sans bouger. En plus de les faire bouger, on leur inculque des valeurs. Cela fait que c’est une discipline complète. Quand on ne l’a pas compris, on pense que l’EPS se limite à leur faire faire deux tours du terrain, à courir… Non. L’EPS se suffit.
S : Quelle est la plus-value que vous apportez, surtout dans votre manière d’enseigner ?
D. Z : Mon défi, c’est de faire en sorte que l’apprenant ne se dise pas que ce qu’il a fait, il l’a déjà vu. Je ne veux pas faire une séance et que l’élève se dise que c’est ce qu’on a vu hier. Je fais tout pour rendre mon cours très
attractif.
S : Concrètement, qu’est-ce que vous faites pour que ce soit différent ?
D. Z : Par exemple, les élèves de sixième découvrent l’Anglais. Lorsqu’on doit compter, par exemple, le nombre d’élèves par groupe, on compte en Anglais. C’est une manière de répéter les nombres en Anglais. Si on doit utiliser les lettres de l’alphabet, c’est la même chose. Donc, on trouve toujours le moyen de faire réviser les autres disciplines dans le cours d’EPS.
S : Comment aidez-vous les élèves à combler leurs difficultés ?
L’enseignant d’EPS et ses élèves ont remporté de nombreuses médailles dans plusieurs compétitions sportives.
D. Z : J’ai développé mon style. Moi, en EPS, je donne des exercices de maison. C’est du jamais vu. Ce que je dis, c’est en pratique. Ce n’est pas en théorie. En théorie, on peut bien donner des exercices, mais moi, en pratique, je donne des exercices de maison. Quand je me rends compte que ça ne va pas, je t’appelle à côté et je te dis : « Vu que tout le monde a réussi à le faire sauf toi, ce qui te reste à faire, c’est de répondre à cela à la maison, à ton rythme ». Beaucoup écoutent mes conseils, les appliquent et rattrapent leur retard à la séance suivante.
S : Selon vous, quelle est l’importance de l’EPS pour un élève ?
D. Z : L’EPS est une discipline qui façonne la personnalité de l’élève dans toutes ses dimensions. Quand on est en bonne santé, c’est là qu’on peut parler de l’école. D’un point de vue physique, l’EPS a des avantages
incommensurables. D’un point de vue moral, avec les jeux de rôles, les
responsabilités, tout cela… on apprend aux enfants à développer des valeurs sociales. Les différentes actions qu’on enseigne amènent l’élève à développer son intellect.
S : Quelles sont les principales contraintes de l’EPS ?
D. Z : Les contraintes, c’est surtout le manque de matériel. On n’a pas de gymnases ni de complexes sportifs. Malgré le peu de moyens, on arrive à avoir de bons résultats. Donc, souvent, j’imagine ce que nous pourrions faire si vraiment nous avions les moyens de travailler. Naturellement, le
Burkinabè est athlétique. En sport, on ne force pas trop.
S : Selon vous, le sport scolaire est-il actuellement vraiment valorisé au Burkina Faso ?
D. Z : L’engouement autour des compétitions sportives scolaires n’est plus comme avant. Aujourd’hui, c’est organisé par trois ministères. On a ceux qui donnent l’argent, le ministère des Finances, ceux qui ont la matière première, le ministère de l’Enseignement secondaire et ceux qui organisent, le ministère des Sports. Je pense que ceux qui ont la matière sont ceux qui doivent organiser. Chaque année, on a des collègues qui se retirent. Cela fait qu’il n’y a plus d’engouement comme avant. Au niveau régional, il y a eu des disciplines dans lesquelles, il n’y a pas eu de compétitions. Quand on fait le ratio entre les établissements et les inscriptions, on se rend compte que les gens ne s’y intéressent plus.
Et, c’est dommage.
S : Aujourd’hui, comment peut-on relancer ces activités pour faire du sport scolaire un véritable levier de détection des talents sportifs ?
D. Z : Pour moi, il faut mettre les moyens, notamment financiers. Il faudra créer un cadre pour échanger véritablement sur ce problème, pour que ceux qui ont la matière se donnent et qu’ils soient davantage impliqués. Il faudrait trouver une formule pour que les compétitions sportives scolaires ne meurent pas. Beaucoup de collègues sont découragés. Il faut trouver un moyen de motiver les gens. Il y a des talents sportifs dans les écoles. Des talents bruts à extraire. Si on baisse les bras, ce n’est pas intéressant. Donc, il faut accompagner les apprenants, leur offrir un cadre d’expression pour affiner leur talent. C’est la relève du sport burkinabè.
S : Quels conseils pouvez-vous donner à un jeune qui hésite à embrasser le métier d’enseignant d’EPS ?
D. Z : Ce sont des mots d’encouragement pour dire qu’il ne faut pas venir dans une profession ou exercer un métier où l’on n’est pas content. Alors, si c’est quelque chose qui vous tient à cœur, il faut y aller. Il faut chercher à comprendre et s’engager. Je dirai à ceux qui s’intéressent vraiment à l’éducation physique de ne pas se gêner, de ne pas être complexés. C’est un emploi comme tout autre qui nourrit son homme. Je pense que c’est un vaste chantier parce qu’il y a beaucoup à faire en EPS. L’EPS est liée à plusieurs domaines. Aujourd’hui, on parle d’économie du sport, d’histoire du sport, de géographie du sport, de géologie du sport, de journalisme sportif.
S : Aujourd’hui, si vous aviez un message à l’endroit des décideurs pour aider à développer l’enseignement de l’EPS, quel serait-il ?
D. Z : Je dirais aux autorités que c’est le sport et la culture qui vendent l’image d’un pays. Quand on parle du Burkina Faso, c’est la culture ou c’est le sport. Alors, il ne faut pas hésiter. Il faut mettre les moyens dans le sport parce que c’est là que je suis. C’est un domaine qui aide véritablement un pays à s’ouvrir au monde. Il permet de hisser notre drapeau partout. Je suis dans le monde sportif et je sais que, si on met les moyens dans le sport au Burkina Faso, je ne vois pas une nation en Afrique qui pourrait nous battre.
Si on donne les moyens, si on met en place les infrastructures et les équipements nécessaires, je suis sûr qu’en Afrique, quand on parlera de sport, on citera, le nom du Burkina Faso. En athlétisme, on fait déjà des choses incroyables. Mais quand vous voyez dans quelles conditions les athlètes s’entraînent et obtiennent ces résultats, on imagine un peu ce que cela donnerait si c’était dans de meilleures conditions. C’est la même chose chez nous en gymnastique. Nous aussi, nous n’avons pas les moyens. On travaille et on prend des risques. Naturellement, le Burkinabè est assez courageux. Mais, on a vraiment besoin de moyens dans les établissements pour donner aux apprenants le goût du sport.
S : Après ce titre, quels sont vos prochains défis ?
D. Z. : Les défis sont énormes. Le premier, c’est de maintenir ce niveau d’engagement. Ensuite, c’est de le surpasser. C’est véritablement faire mieux que ce que j’ai eu à faire jusque-là. Donc, c’est de ne pas décevoir. Tant que je peux apporter quelque chose, je n’hésiterai pas. Nous allons continuer à fournir plein d’efforts et à faire des sacrifices.
La 16e édition du Salon international du tourisme et de l’hôtellerie de Ouagadougou s’ouvre officiellement, ce mardi 22 septembre 2026 au parc d’exposition du SIAO. En attendant la cérémonie officielle, prévue dans l’après-midi, le secteur du tourisme a donné le ton hier lundi avec un cross populaire suivi d’une séance d’aérobic.
Les premières foulées de la 16e édition du Salon international du tourisme et de l’hôtellerie de Ouagadougou (SITHO) ont résonné hier lundi 22 septembre 2026, dans les rues de la capitale. Parti du parc d’exposition du SIAO, le cross populaire a conduit les participants, avec à leur tête, le ministre en charge du tourisme, la ministre de la Famille, le ministre secrétaire général du gouvernement, jusqu’à l’intersection située devant le CHU de Bogodogo, avant un retour au point de départ par les deux voies Kalgondin-Sanyiri.
Au-delà de l’effort physique, l’initiative a permis de mobiliser plusieurs catégories de participants autour du tourisme. Professionnels du secteur, représentants de l’administration et citoyens ont répondu à l’appel des organisateurs. Après le cross, une séance d’aérobic est venue prolonger cette mobilisation qui se voulait à la fois sportive, populaire et symbolique.
Pour le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, cette entrée en matière n’est pas fortuite. Le tourisme et le sport entretiennent, selon lui, des liens étroits, notamment à travers la découverte des territoires et la pratique des activités de plein air. Le ministre a surtout salué la mobilisation des Burkinabè qui ont répondu présents à cette activité. Il a inscrit cette participation dans une dynamique plus large de solidarité et d’engagement citoyen autour des différentes initiatives portées par les pouvoirs publics.
Après cette mise en jambes, le SITHO entre véritablement dans le vif du sujet ce mardi. La cérémonie officielle d’ouverture est prévue à 15 heures au parc d’exposition du SIAO, sous la présidence du Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo.
Après les kilomètres, place à l’aérobic pour maintenir l’élan d’une mobilisation placée sous le signe du sport et de la convivialité.
Cette 16e édition est consacrée au financement des projets structurants comme levier de développement du tourisme. Le choix de cette thématique traduit une préoccupation centrale pour les professionnels du secteur, confrontés à la nécessité de disposer d’infrastructures et de ressources financières suffisantes pour développer leurs activités.
Le salon devrait ainsi servir de cadre de rencontre entre les promoteurs touristiques, les entrepreneurs, les banques et les établissements financiers.
L’ambition est de favoriser les échanges autour des mécanismes de financement et de créer davantage de possibilités pour accompagner les projets touristiques.
La question apparait d’autant plus importante que le Burkina Faso cherche à renforcer son tourisme interne et à améliorer les conditions d’accueil sur ses différents sites.
Le développement des infrastructures, la qualité des services et la capacité des opérateurs à investir constituent autant d’enjeux pour accroitre l’attractivité de la destination Burkina.
La présente édition du SITHO aura également une dimension sous régionale avec la tenue du premier Forum des acteurs du tourisme de la Confédération des Etats du Sahel. Le Mali et le Niger sont les pays invités spéciaux de cette édition.
Cette ouverture vers les deux autres pays membres de l’AES devrait permettre aux professionnels de réfléchir aux possibilités de coopération et de valorisation commune des potentialités touristiques de l’espace sahélien.
Le rendez-vous de Ouaga- dougou intervient par ailleurs dans un contexte où le Burkina Faso mise davantage sur le tourisme interne. Depuis juillet, la quatrième édition de la grande saison du tourisme interne invite les populations à découvrir les richesses touristiques du pays.
Pour le ministre en charge du tourisme, cette dynamique doit contribuer à faire du tourisme un véritable levier de développement économique et social. Elle doit également encourager les Burkinabè à mieux connaitre leur patrimoine culturel, historique et naturel.
Du 22 au 27 septembre, professionnels, exposants, visiteurs et partenaires sont donc attendus au SIAO. Les rencontres professionnelles, les expositions, les échanges avec les acteurs financiers, les activités culturelles et les différentes animations prévues devraient rythmer les six jours du salon.
Après avoir débuté par des foulées dans les rues de Ouagadougou, le SITHO s’apprête désormais à entrer dans sa phase principale. L’enjeu sera de transformer les rencontres et les échanges en opportunités concrètes pour les acteurs d’un secteur appelé à jouer un rôle accru dans la diversification de l’économie nationale.
La Caisse populaire de Dapoya a organisé une cérémonie de remise de bourses d’études d’une valeur de 2 650 000 F CFA à 43 enfants de ses coopérateurs défunts, lundi 21 septembre 2026, à son siège à Ouagadougou, en présence des autorités coutumières et communales et des parents.
Conformément au slogan du Réseau des caisses populaires du Burkina Faso (RCPB) : « Soli- daires pour un mieux-être », la Caisse populaire de Dapoya, une fois de plus, a montré qu’au-delà de sa contribution au financement de l’économie locale et à la collecte de l’épargne, elle a une mission sociale à remplir au profit des communautés au sein desquelles elle opère. Après une première édition de remise de bourses à douze
enfants de coopérateurs défunts au titre de l’année scolaire 2025-2026, elle a encore renouvelé sa solidarité à l’endroit de 43 orphelins dont 34 élèves du primaire et neuf du secondaire.
La bourse est d’une valeur de 50 000 F CFA pour les élèves du primaire et de 100 000
F CFA pour ceux du secondaire. C’est au total une enveloppe de 2 650 000 F CFA que l’institution financière a mobilisée pour l’éducation de ces orphelins. En plus de la liquidité, les boursiers ont reçu des sacs scolaires.
Pour le vice-président du conseil d’administration de la Caisse populaire de Dopoya, Damien Gampiné, le passage de douze à 43 boursiers traduit l’engagement de l’institution financière d’élargir sa solidarité à l’endroit de la communauté, à travers son soutien à la scolarisation des enfants de ses anciens coopérateurs qui ne sont plus de ce monde. « Cette progression est le fruit des efforts de l’ensemble des acteurs et de notre détermination à faire de l’éducation un véritable levier de développement. A vous chers bénéficiaires, ces bourses constituent certes une aide financière, mais elles représentent surtout une marque de confiance et d’encouragement.
En plus des enveloppes de 50 000 F CFA pour les élèves du primaire et de 100 000 F CFA pour ceux du secondaire, les boursiers ont reçu des sacs scolaires.
Donc, faites-en bon usage et redoubler d’effort dans vos études », a-t-il lancé aux nouveaux boursiers.
La directrice de la Caisse populaire de Dapoya, Viviane Ouédraogo, pour sa part, a invité les parents ou tuteurs à assurer un meilleur suivi de l’éducation des enfants, afin de garantir le renouvellement des bourses. Car, sur les 12 bénéficiaires de l’année dernière, trois n’ont pas été renouvelés, faute de présentation des bulletins des enfants comme exigé.
« Cette déplorable situation incombe aux parents et non aux enfants », a-t-elle fait savoir.
Tout en prenant bonne note de cette observation, la représentante des parents des boursiers, Djeneba Sawadogo, a traduit sa reconnaissance à l’institution financière pour cette marque de solidarité à l’endroit de leurs protégés. Elle a souhaité que ses activités prospèrent, afin qu’elle puisse continuer à soutenir d’autres enfants. Au nom du chef coutumier de Dapoya, Malgre-Naba a salué ce geste de la Caisse populaire. Pour lui, il montre que les orphelins des regrettés coopérateurs ne sont pas des laissés-pour-compte, car à travers la Caisse populaire, ils ont le soutien de la société.
Pionnier de la chirurgie réparatrice des séquelles de l’excision au Burkina Faso, l’éminent gynécologue et obstétricien, le professeur Michel Akotionga, a rendu l’âme, lundi 21 septembre 2026, à Ouagadougou.
L’homme qui a consacré toute sa carrière à la médecine burkinabè, le professeur Michel Akotionga, est décédé. L’annonce de la disparition de ce médecin gynécologue de renom a été faite par la Société des gynécologues et obstétriciens du Burkina (SOGOB), lundi 21 septembre 2026, à Ouagadougou. Bâtisseur de la médecine moderne au Burkina Faso, Pr Akotionga a consacré son existence à la gynécologie-obstétrique et à la transmission du savoir. Mentor hors pair, il a forgé des générations entières de praticiens.
Mais, son œuvre ne s’arrête pas aux bancs des amphithéâtres. Fervent défenseur de la cause féminine, il s’est dressé en première ligne du combat contre les mutilations génitales, menant une croisade sans relâche pour rendre aux femmes leur santé et leur dignité. Son « plus grand rêve » pour les femmes était de faire en sorte qu’un jour, au Burkina Faso, qu’aucune fille ne soit excisée.
En 1994, le professeur Michel Akotionga a été le premier médecin du Burkina Faso à pratiquer une opération pour réparer les dommages physiques causés par les mutilations génitales féminines. Depuis, il a formé plus de 600 sages-femmes, infirmières et gynécologues à la chirurgie réparatrice. Il laisse ainsi à la santé publique burkinabè un héritage précieux composé de générations de praticiens aguerris en gynécologie et une avancée décisive dans le combat pour la santé, l’intégrité et la dignité des femmes du pays des hommes intègres.
Le ministère de la Santé a tenu la première session ordinaire de son Conseil d’administration de secteur ministériel (CASEM) de l’année 2026, lundi 21 septembre 2026 à Ouagadougou
Le ministère de la Santé veut faire de la carte sanitaire digitalisée, un outil de transformation du système de santé. C’est pourquoi, il a inscrit au cœur de la première session ordinaire de son Conseil d’administration de secteur ministériel (CASEM) de l’année 2026, la question de la carte digitalisée. Placée sur le thème, « De la donnée stratégique : La carte sanitaire digitalisée, un outil de transformation du système de santé », cette rencontre a permis aux participants d’examiner les principaux résultats du rapport de la carte sanitaire ainsi que les avancées enregistrées dans son processus de digitalisation.
En outre, la session a servi de cadre pour examiner le bilan du premier semestre du plan d’actions du ministère. Cet exercice de redevabilité, selon le ministre de la Santé, Robert Lucien Jean Claude Kargougou permet de mesurer le niveau d’exécution des activités programmées, d’identifier les difficultés rencontrées et de dégager les mesures correctives nécessaires pour la suite de l’année. De ce bilan, il se dégage des résultats que le ministre juge encourageants. Pour preuve, a-t-il relevé, sur 8 759 activités programmées au premier semestre, 67,80 % ont été entièrement réalisées ou amorcées.
Parmi les avancées enregistrées, a-t-il cité, figure l’inauguration de 71 infrastructures sanitaires qui vont contribuer à améliorer l’accès aux soins pour plus de 150 000 personnes. Le secteur de la santé, a-t-il poursuivi, a également enregistré la mise en service de quatre nouveaux centres d’hémodialyse à Banfora, Dédougou, Dori et Fada N’Gourma. En outre, il note la réduction de la charge du paludisme, avec 1,4 million de cas évités au cours des deux dernières années.
Malgré ces avancées, interpelle le ministre, des défis restent à relever, notamment dans la mobilisation et l’utilisation des ressources. Car, a-t-il expliqué, le taux d’allocation des ressources s’établit à 41,40 %, ce qui nécessite de poursuivre les efforts afin d’assurer une mise en œuvre optimale des priorités du département.
Relativement à la digitalisation de la carte sanitaire, le ministre Kargougou a indiqué que son département entend renforcer la planification et le pilotage du système de santé à partir de données fiables accessibles et géo-localisées. Cette transformation constitue, pour lui, un impératif pour une gestion moderne et efficace pour le secteur de la santé. « Cette carte sanitaire digitalisée permettra de visualiser en temps réel les disparités géographiques dans l’offre des soins, de faciliter une meilleure répartition des ressources et des infrastructures, le pilotage des ressources humaines, l’approvisionnement en médicaments essentiels ainsi que l’entretien des équipements biomédicaux »,
a-t-il détaillé.
Cette démarche s’inscrit, selon le premier responsable du département de la santé, dans la mise en œuvre de la Stratégie nationale de transformation sanitaire (SNTS) 2026-2030, qui prévoit une gestion rigoureuse des infrastructures sanitaires, des ressources humaines et des plateaux techniques. Elle intervient également après le déploiement de la plateforme e-AGREMENT-MS, une étape précédente de la digitalisation du secteur.