Programme national de volontariat : 1 million de réservistes à recruter

Le directeur général du Groupement d’intérêt Public-Programme national de volontariat au Burkina Faso (GIP-PNVB), Djourmité Nestor Noufé, a animé une conférence de presse, vendredi 18 septembre 2026 à Ouagadougou sur le recrutement des volontaires nationaux.

Le Groupement d’intérêt Public-Programme national de volontariat au Burkina Faso (GIP-PNVB) ambitionne recruter 1 million de volontaires réservistes au cours des cinq prochaines années, à raison de 200 000 par an. Les candidatures sont recevables, dès le 25 septembre 2026, à travers la plateforme d’enregistrement des Volontaires nationaux réservistes (VNR).

L’information a été annoncée, lors d’une conférence de presse, vendredi 18 septembre à
Ouagadougou. Le directeur général du GIP-PNVB, Djourmité Nestor Noufé, a indiqué qu’il s’agit de créer les conditions pour que chaque jeune, qui le souhaite, puisse transformer son patriotisme en action concrète. « Nous voulons faire émerger une génération de
citoyens formés, disciplinés, solidaires, patriotes, engagés et prêts à répondre lorsque la Nation les appelle », a-t-il expliqué. Le DG du GIP-PNVB a aussi fait savoir que le volontaire national réserviste pourra être mobilisé lorsque les circonstances l’exigeront dans le respect des compétences et des responsabilités des services publics.

« Il pourra contribuer à relever les défis et les urgences sanitaires, aux opérations de solidarité et de réponse aux catastrophes, à l’hygiène et à l’assainissement, à la protection de l’environnement, à l’entretien d’infrastructures communautaires, à la cohésion sociale, au déploiement des services publics dans les zones reconquises et à d’autres missions d’intérêt général », a-t-il précisé.

En plus, Djourmité Nestor Noufé a annoncé le recrutement des volontaires seniors. Cette initiative a pour objectif, a-t-il justifié, de capitaliser et réinjecter l’expertise des hauts cadres admis à la retraite, des experts seniors, des jeunes professionnels ayant une expérience de plus de 20 ans, au service de la jeune génération de professionnels des secteurs clés du développement national. Il s’agit de sept volontaires seniors en entrepreneuriat, avec des profils de banquiers, fiscalistes, experts en industrie et de 15 dans le domaine de la santé.

De l’avis du DG du GIP-PNVB, les sept volontaires animeront un camp de mentorat endogène de cinq jours à Ziniaré. Quant aux 15 volontaires
seniors en santé, ils seront mobilisés à l’hôpital Saint Camille à Ouagadougou, pendant trois jours pour offrir des consultations et des dépistages gratuits de haut niveau aux populations vulnérables.

Djourmité Nestor Noufé a invité les collectivités et les partenaires techniques et financiers à accompagner cette dynamique et à faire du volontariat un outil de mobilisation citoyenne au service des besoins réels des communautés.

Pingdebwoaga Urielle Lauryn KABORE
Fadila Yasmine LENGANE
(Stagiaire)

Sensibilisation des journalistes sur les chantiers de l’UEMOA : participants et organisateurs dressent un bilan satisfaisant

Débutée le 14 septembre 2026, à Ouagadougou, la session d’information et de sensibilisation des journalistes économiques et financiers de l’espace communautaire sur les enjeux et chantiers de l’intégration régionale, organisée par la Commission de l’UEMAO, a pris fin le 18 septembre dernier sur une note de satisfaction.

L’objectif de la Commission de l’UEMOA de donner les outils nécessaires aux journalistes pour qu’ils puissent informer les populations sur les chantiers de l’Union afin de susciter leur adhésion au processus d’intégration régionale est atteint. En effet, après cinq jours de formation sur la Vision prospective 2040 de l’UEMOA et son Plan stratégique Impact 2030, les Hommes de médias venus des huit pays de l’espace communautaire et les organisateurs ont dressé le 18 septembre 2026, un bilan satisfaisant. Durant la session, les participants ont pu se familiariser avec les ambitions de l’UEMAO en matière d’intégration régionale, de politiques et projets de développement communautaire.

Et cela, à travers des communications livrées par les experts sur les thèmes tels que, « Défis de la mise en œuvre de la vision 2040 et du plan stratégique IMPACT 30 », « UEMOA, zone d’intégration modèle pour la jeunesse (bourses d’excellence) », « La stratégie régionale de l’intelligence artificielle », « Stratégies de développement du secteur privé et promotion du dialogue public-privé de l’espace UEMOA-2026-2030 », « Projets d’infrastructure de l’UEMOA » et enfin « ZLECAf : stratégie de renforcement de la compétitivité des Etats membres et du secteur privé de l’UEMOA ».

Les présentations ont également porté sur des sujets comme « La convergence des performances et des politiques économiques des Etats membres » et la « présentation des livres blancs des filières Coton-textile, Engrais-Phosphate et riz ».

Mise à niveau des journalistes, une activité importante

Les journalistes ont été invités à jouer leur partition pour le renforcement de l’intégration régionale.

Les participants ont salué la tenue de cette session qui leur a été bénéfique et ont traduit leur gratitude au président de la Commission de l’UEMOA, Abdoulaye Diop qui s’investit depuis 2021 dans le renforcement de leurs capacités. « J’ai appris beaucoup de choses sur les actions de la Commission de l’UEMOA. Cette session va beaucoup m’aider dans le traitement de mes sujets liés à l’intégration sous régionale », s’est réjouie Rahila Ousseini Tagou du journal nigérien, Le Sahel.

Pour le directeur de publication de Abidjan.net, Robert Kra, cette session lui a permis d’avoir une situation de l’Union au plan économique, social, voire dans tous les domaines. « J’ai été édifié de savoir que la Commission de l’UEMOA est en train d’élaborer un programme sur l’intelligence artificielle qui va être lancé incessamment », a-t-il confié. Dans le même élan, le directeur de publication Sika Finance, Jean Mermoz Konandi salut cette belle opportunité d’immersion au sein de l’UEMOA qui est très engagée pour l’intégration régionale.

« Pour nous, journalistes qui écrivons sur l’UEMOA, c’est essentiel, car, nous avons besoin d’être imprégnés de tout ce qu’elle fait, de son approche, de ses méthodes, de ses projets en vue de mieux porter l’information à nos lecteurs », a-t-il renchéri.
Le coordonnateur de la Plateforme des Médias de l’UEMOA (PDM-UEMOA), Léonard Dossou a traduit sa gratitude au président Abdoulaye Diop, pour sa constante disponibilité à l’écoute des médias.

Il a invité les journalistes à rester engagés pour faire de la Plateforme, un outil au service de l’intégration régionale, du développement communautaire. Il les a appelés en outre à se mobiliser pour la réussite des prochaines activités de la PDM-UEMOA, notamment le forum international de la presse économique, le prix d’excellence en journalisme économique et les journées de l’UEMOA.

Le directeur de la communication de la Commission de l’UEMOA, Arzouma Sébastien Babakan, a félicité l’ensemble des participants pour leur assiduité durant le déroulement de la session, mais aussi pour le travail de large couverture de l’activité. « Nous saluons le dynamisme de la Plateforme qui se renforce d’année en année. Elle a initié les Journées de l’UEMOA, le Prix Abdoulaye Diop. Nous allons l’appuyer dans la mise en
œuvre », a-t-il promis.

Quant à la conseillère en communication du président de la Commission de l’UEMOA, Aminata Mbodj, elle a réitéré l’engagement de son premier responsable à inscrire le renforcement des capacités des journalistes au rang de ses priorités et à soutenir les initiatives de la PDM-UEMOA.

Mahamadi SEBOGO
Windmad76@gmail.com

 

Ethiopie : le spectre de la guerre

C’est une nouvelle de nature à agiter le spectre de la guerre en Ethiopie. Sept groupes armés hostiles à la république fédérale ont annoncé, le dimanche 20 septembre 2026, la création de la « Coalition des forces populaires éthiopiennes pour la survie ». Cette entité, qui a pour ambition de faire tomber le gouvernement fédéral du Premier ministre, Abiy Ahmed, compte dans ses rangs, le Front de libération du peuple du Tigré (TPLF) et le Mouvement national amhara des Fano.

Le cercle des ennemis du gouvernement éthiopien s’organise avec la mise en place de la nouvelle coalition, ce qui fait redouter un retour à la guerre. Les Ethiopiens ont raison de craindre pour l’avenir, avec cette ligue de rebelles naissante. Les douloureux souvenirs du conflit dans la région du Tigré restent vivaces dans leurs esprits, qu’ils ne sont plus prêts à revivre des moments cauchemardesques. Si elle avait pris fin avec la signature de l’Accord de Pretoria en Afrique du Sud, cette guerre, qui a duré de 2020 à 2022, a fait au moins
600 000 morts.

Ce modus vivendi n’a pas pour autant permis de mettre fin aux hostilités. La question cruciale du désarmement reste un gros défi, tant plusieurs groupes rebelles, dont le TPLF, ont refusé de se plier à cette exigence pour favoriser la paix. Même le mouvement des Fano, qui avait combattu aux côtés de l’exécutif éthiopien, lors de la guerre civile du Tigré, n’a pas adhéré à ce principe. Ce statu quo justifie d’ailleurs la reprise des affrontements dans la région concernée et ses environs, même si on est encore loin de l’intensité de la guerre d’avant. Des tensions militaires ont été enregistrées, ces dernières semaines, attestant de la fragilité de la situation sécuritaire en Ethiopie.

L’environnement n’est manifestement pas favorable à la paix et tend plutôt à une reprise des hostilités avec la coalition des sept groupes opposés à l’Etat fédéral.
Ce regroupement de rebelles peut-il autant faire trembler le gouvernement d’Abiy Ahmed ? La réalité est tout autre. S’ils ont tous l’exécutif éthiopien dans leur viseur, les groupes armés formant la coalition auront du mal à faire face à la puissance de feu du gouvernement fédéral éthiopien.

Ces dernières années, les dirigeants de ce pays d’Afrique de l’Est se sont dotés d’un arsenal de guerre moderne important, avec des drones de combat de dernière génération, pour faire face à toute adversité. Défaire le gouvernement Abiy Ahmed, qui dispose, par ailleurs,
d’assises politiques solides, ne sera pas une mince affaire à la lumière des éléments
exposés.

Aussi, les membres de la coalition ont-ils des contentieux sur le contrôle des terres fertiles dans l’Ouest du Tigré et des divergences idéologiques sur la gestion du pouvoir d’Etat à même de nuire à leur action commune. Leurs intérêts ne vont pas forcément dans le même sens. Certes, la coalition des opposants armés est une menace sécuritaire, mais elle ne saurait en réalité faire vaciller l’exécutif éthiopien.

Les rebelles s’amusent-ils à faire peur pour se mettre en valeur ou vont-ils sérieusement mettre leurs forces en commun pour atteindre l’objectif affiché ? En tous les cas, les autorités éthiopiennes sont préparées à toute éventualité dans un environnement de défiance, dont elles ont parfaitement connaissance. Mais le souhait le plus ardent est que la paix s’installe définitivement en terre éthiopienne.

Kader Patrick KARANTAO

 

Audience du Président du Faso : « Jour de rentrée » à Koulouba pour les lauréates du concours « HAKILI Mousso »

Le Président du Faso, Chef de l’État, le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ a reçu ce lundi 21 septembre 2026 en audience, les lauréates du concours de détection de talents scientifiques féminins « HAKILI Mousso », conduite par la Ministre Conseillère spéciale du Président du Faso, chargée du Développement technologique, la Camarade Dr Floriane OUÉDRAOGO/ZONGO.
Ce lundi 21 septembre était « jour de rentrée » à Koulouba pour les filles lauréates du concours national de détection des talents scientifiques féminins « HAKILI Mousso » et les meilleurs enseignants dans les disciplines scientifiques. Dans cette “salle de classe” d’une heure, ils ont eu droit à une master class du Président du Faso, le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ, sur l’importance des disciplines scientifiques dans le développement.
Outre les félicitations pour leur esprit d’abnégation, de surpassement de soi, le Leader de la Révolution Progressiste Populaire a prodigué des conseils aux lauréates. Il s’agit entre autres de l’amour des métiers scientifiques, du travail, de la confiance en soi. « Ne vous fixez-pas de limites. Vous êtes capables de tout faire. (…) Demain, nous attendons de vous des ingénieurs en mécanique, mécatronique, électronique, en physique, en astrologie. Vous devez vous donner des objectifs et les atteindre », a dit le Chef de l’État.
HAKILI Mousso, un creuset pour l’éclosion d’une élite féminine
Le Leader de la Révolution Progressiste Populaire, a rappelé que le Concours « HAKILI Mousso » ne s’inscrit pas dans la politique du genre importée par les impérialistes avec le dessein d’opposer les femmes aux hommes. « Nous nous inscrivons dans une politique d’élite. Encourager les femmes vers certains métiers qui nous intéressent », a indiqué le Président du Faso, le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ.
Au cours de cette audience, le Président du Faso a réitéré son engagement pour le développement du Burkina Faso dont la clé de voûte repose sur la qualité des ressources humaines.
La première en chimie à « HAKILI Mousso », Inès Marie Fabiolas NIKIEMA est ressortie bien confiante de l’entretien avec le Chef de l’État. Celle qui rêve de faire carrière dans l’aéronautique pour participer à développer son pays, a pris l’engagement de bien travailler et afin d’être un modèle pour les autres jeunes.
Direction de la communication de la Présidence du Faso

Sciences et technologie : Ouagadougou accueille un symposium international

Pour la sixième fois, le Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST), l’Université Thomas-d’Aquin (USTA) et le Centre d’études et de recherche biomoléculaire Pietro Annigoni (CERBA) organisent le Symposium international sur la science et la technologie (SIST), du 21 au 26 septembre 2026 à Ouagadougou. Le SYST 2026 se tient sur le thème « Sciences, Technologies, Innovations et Savoirs endogènes pour la souveraineté et la transformation durable de l’Afrique ».

La 6e édition du SIST va accueillir des participant en présentiel et en ligne.
La 6e édition du SIST va accueillir des participant en présentiel et en ligne.

Pour le président du comité d’organisation du SYST, le Dr Emmanuel Nanema, ce thème se veut être en adéquation avec la vision actuelle du gouvernement sous l’impulsion du président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, qui prône la souveraineté. Il a annoncé que 585 communications orales dans les domaines des sciences agricoles, des sciences appliquées et technologiques, ainsi que des sciences de l’Homme et des Sociétés vont meubler le symposium. « À cela s’ajoutent quatre panels de haut niveau qui seront animés par d’éminents experts venant du monde politique, de la science et de la culture », a ajouté le Dr Emmanuel Nanema. Quant aux participants, ils sont 941 à s’être enregistrés sur la plateforme créée à l’occasion de la 6e édition du SIST.

Le ministre d’Etat chargé de la guerre Célestin Simporé : « Le thème s’inscrit dans la volonté du président du Faso d’affranchir le Burkina Faso des maux qui le minent ».
Le ministre d’Etat chargé de la guerre Célestin Simporé : « Le thème s’inscrit dans la volonté du président du Faso d’affranchir le Burkina Faso des maux qui le minent ».

Le patron de l’édition 2026 du symposium sur la science et la technologie, le ministre d’État, ministre de la Guerre et de la Défense patriotique, le général de division Célestin Simporé, a salué lui aussi le choix du thème. Pour lui, il s’inscrit dans la volonté du président du Faso d’affranchir le Burkina Faso des maux qui le minent.

Des solutions concrètes aux problèmes du Burkina

Il a estimé que l’organisation de cette manifestation scientifique est une démonstration de la symbiose parfaite entre les acteurs publics et privés pour la promotion de la recherche scientifique au Burkina. « La biennale de cette année entend apporter des solutions concrètes aux problèmes actuels et permettre aux chercheurs de poursuivre une carrière scientifique et académique de haut niveau », a poursuivi le patron du SYST 2026. Le général Simporé a félicité les chercheurs, car pour la deuxième fois consécutive, le Burkina s’est hissé au premier rang du classement des pays membres du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES).

Le ministre chargé de l’enseignement supérieur, Adjima Thiombiano : « au Burkina Faso, on veut plus compter sur la technologie qui vient de l’extérieur ».
Le ministre chargé de l’enseignement supérieur, Adjima Thiombiano : « au Burkina Faso, on veut plus compter sur la technologie qui vient de l’extérieur ».

Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Adjima Thiombiano, a estimé que le symposium va contribuer à faire du Burkina une nation forte sur le plan scientifique, mais suffisamment ancrée dans ses valeurs endogènes. « Le défi de la recherche aujourd’hui, c’est d’abord d’être à l’écoute de la société, ensuite de pouvoir mener des travaux de recherche de façon pointue et enfin de rendre ces résultats disponibles et assimilables auprès des populations afin que chacun des Burkinabè puisse s’approprier ces solutions et puisse assurer le développement socio-économique du pays », a-t-il détaillé.

Le parrain de la rencontre, le Trésor humain vivant Konomba Traoré, a affirmé que son choix en tant que co-parrain est un acte patriotique de reconnaissance de l’importance des savoirs endogènes des pays noirs africains.

Wendyam Pascaline KALMOGO

Aissatou DIARRA (Stagiaire)

Transition verte en Chine : Un nouvel élan pour la coopération sino-européenne

La Chine poursuit résolument sa transition écologique dans la mise en œuvre de son 15e plan quinquennal, plaçant la civilisation écologique au cœur de ses stratégies nationales. Au fil des décennies, elle a réalisé des progrès remarquables en matière de protection de l’environnement et de développement vert, tout en ouvrant de nouvelles perspectives pour la coopération internationale.

CGTN français a interviewé Arvea Marieni, Conseillère senior de l’Organisation Mondiale du Design Vert (WGDO) et Directrice des solutions d’ingénierie pour la transition écologique de BEAM CUBE, elle partage sa lecture des avancées de la Chine en matière de développement durable, les points de convergence entre la Chine et l’Union européenne sur les stratégies vertes, ainsi que la valeur universelle du concept de civilisation écologique pour la gouvernance écologique mondiale. Retrouvez l’intégralité de l’interview à travers ces liens :

https://francais.cgtn.com/2026/09/21/ARTI1789973249692863

facebook.com/reel/1638170967913279/

https://x.com/CGTNFrancais/status/2101933454237520212

Synthèse de Nadège YAMEOGO

Source : CGTN Français 

 

L’Initiative pour la gouvernance mondiale : Une nouvelle voie pour un multilatéralisme fécond

Le dérèglement du monde, occasionné par le mépris du droit international, l’hégémonisme, le protectionnisme et les droits de douane unilatéralement imposés, a porté un coup dur à la gouvernance mondiale qui se trouve à la croisée des chemins. Le monde est dans un contexte d’incertitudes qui menacent la paix et la stabilité. Face à ce constat alarmant, la Chine a fait le pari d’innerver la gouvernance mondiale d’un nouveau souffle. C’est dans cette perspective que le président chinois Xi Jinping a lancé l’Initiative pour la gouvernance mondiale (IGM) le 1ᵉʳ septembre 2025 à l’occasion d’un sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) qui s’est tenu à Tianjin. L’IGM se veut une proposition pertinente qui appelle à mettre l’ONU au cœur de la gouvernance mondiale. L’humanité tout entière, de par sa diversité, doit participer sur un pied d’égalité à la marche du monde. La loi du plus fort ne saurait exclure une grande partie du monde dans la prise de décisions qui la concernent directement.

Articulée autour de cinq principes fondamentaux que sont l’égalité souveraine, la conformité à l’état de droit international, la pratique du multilatéralisme, la promotion d’une approche centrée sur le peuple et la prise de mesures concrètes, l’IGM propose d’œuvrer avec le reste du monde de manière concertée pour la promotion d’une gouvernance mondiale plus équitable, plus juste et plus inclusive. Tous les pays du monde, indépendamment de leur taille et de leur poids économique, doivent jouer leur partition dans la gouvernance du monde avec pour boussole l’autorité centrale de l’ONU. En clair, il faut sortir des logiques de confrontation qui ne font que creuser le lit des incompréhensions et empêchent d’appréhender les défis communs de l’humanité dans une large concertation.

Un an après le lancement de l’IGM, l’on peut dire que l’initiative chinoise a suscité une large adhésion à travers le monde entier au regard de sa portée qui est de favoriser la construction d’une communauté d’avenir partagé pour l’humanité. À ce jour, ce sont près de 160 pays et organisations qui soutiennent l’IGM. L’ONU l’a également accueillie favorablement. À ce titre, un « groupe d’amis de la gouvernance mondiale » rassemblant plusieurs pays a été créé sous l’égide de l’ONU afin de contribuer à l’application des principes édictés par l’IGM. En clair, l’initiative formule des propositions qui peuvent aider à créer un large consensus dans la conduite des affaires mondiales. Les guerres et les conflits qui émaillent la planète et le non-respect des règles du jeu du commerce mondial ne profitent à aucune partie, y compris les instigateurs de ces perturbations. Les idéaux de paix, de développement commun, la solidarité face aux défis comme le changement climatique devraient être la préoccupation de tous. Comme l’a souligné Xi Jinping, il faut « assumer ensemble les responsabilités de notre époque pour être une force pionnière ».

La démocratisation des relations internationales est l’idéal à travers lequel une vision commune des questions relatives à la sécurité mondiale, au développement, au changement climatique et à l’intelligence artificielle qui charrie de nouvelles mutations, pourrait se concrétiser dans l’intérêt de tous. Il est inconcevable d’ignorer la voix du Sud global dans la gouvernance mondiale. C’est dans une approche multipolaire respectueuse de la souveraineté de toutes les nations que l’avenir d’une humanité réconciliée avec elle-même est possible. L’hégémonisme qui étreint certains dirigeants est contreproductif à la bonne marche du monde. La configuration actuelle du monde est réfractaire à l’arbitraire, aux deux poids deux mesures et au piétinement de la souveraineté des nations, si peu développées soient-elles. Comme le dit l’adage, « le tapis est beau grâce à la diversité des couleurs qui l’ont tissé ». Autrement dit, la gouvernance mondiale doit être l’apanage de tous les pays.

L’IGM, en tant qu’initiative porteuse d’espoir d’un monde de paix, ne poursuit qu’un seul objectif, celui de la défense des valeurs communes de l’humanité et de l’intégration de diverses cultures pour une civilisation humaine diversifiée. Elle prône l’avènement d’un leadership partagé et solidaire face aux défis. Au-delà des conflits et des tensions qui sapent les efforts de développement et de paix, l’avenir du monde se construira dans un élan commun, dans une approche qui privilégie le dialogue, la consultation et l’inclusion. La notion de village planétaire stipule que les intérêts de tous, petits ou grands, faibles ou puissants, sont intimement liés. Ce qui veut dire que toutes les voix comptent et méritent d’être entendues sur la scène mondiale. Même si l’horizon est embrumé, des propositions comme l’IGM offrent des perspectives d’un monde plus fraternel qui dialogue en permanence. C’est pourquoi une telle initiative mérite d’être soutenue sur le long terme afin qu’elle porte fruit. La multipolarité des relations internationales est donc la panacée pour un multilatéralisme fécond.

Karim BADOLO

CGTN Français

 

Flash

0

S’il faut saluer, à juste valeur, les efforts consentis par les autorités pour entretenir les routes, il n’en demeure pas moins qu’il faut plus d’effort à la population pour assurer leur pérennité. L’incivisme routier est la première cause de la dégradation précoce des voiries. Les mauvaises habitudes telles que les surcharges, l’occupation anarchique des accotements et le non-respect du Code de la route contribuent peu à peu à la détérioration des routes. Il est cependant clair que « la santé » des routes est l’affaire de tous, pas seulement du politique. Pour l’intérêt de tous, il est judicieux que chacun adopte un comportement civique et contribue à son niveau à la sauvegarde des infrastructures routières.

Issouf SANKARA
(Stagiaire)