Collaboration ministère de la Sécurité/société civile: le bilan des actions passé au crible

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Le secrétaire général du ministère de la Sécurité, le commandant Ahmed Ouédraogo, a présidé, vendredi 18 septembre 2026 à Ouagadougou, la journée ministérielle de concertations avec les organisations non gouvernementales, les associations de développement et les fondations.

La rencontre annuelle de concertation entre le ministère de la Sécurité et les acteurs de la société civiles s’est tenue le 18 septembre 2026 à Ouagadougou. Elle a permis de faire le bilan de la mise en œuvre des programmes d’investissement des Organisations non gouvernementales (ONG), Associations de développement (AD) et fondations partenaires du ministère de la Sécurité et formuler des recommandations pour orienter les interventions futures.

Le secrétaire général du ministère de la Sécurité, le commandant Ahmed Ouédraogo, a informé que les ressources financières globales mobilisées pour ces acteurs se sont établis à 4 893 606 992 F CFA en 2025. « Les dépenses exécutées s’élèvent à 3 966 678 696 FCFA, ce qui consacre un taux d’exécution financière global de 81,02 %. Concernant le
déploiement des projets sur le terrain, le taux d’exécution physique atteint 96,01 % », a-t-il poursuivi. Le commandant Ahmed Ouédraogo a rappelé que toutes les associations qui œuvrent dans le secteur de la sécurité ont un devoir de redevabilité.

« Elles doivent exécuter leurs programmes d’activités conformément aux orientations et aux priorités du gouvernement par rapport à la vision actuelle de la Révolution progressiste populaire », a-t-il poursuivi.
Pour sa part, le Directeur général des études et des statistiques sectorielles (DGESS) du ministère de la Sécurité, le contrôleur général de police Lassané Bargo, a détaillé la structure technique des interventions évaluées.

« Ce rapport compile à la fois le bilan narratif des opérations et l’accompagnement des actions du ministère sur le terrain, notamment pour la prise en charge des besoins des communautés », a-t-il fait savoir. Selon le DGESS, la répartition des appuis obéit à une nomenclature administrative stricte. « Au ministère de la Sécurité, nous avons cinq programmes budgétaires et l’ensemble des actions sont liées à ces programmes », a informé Lassané Bargo. Selon lui, chaque responsable de programme sectoriel assure le suivi des ONG partenaires qui l’accompagnent.

Les interventions enregistrées au cours de l’exercice concernent des appuis budgétaires directs, des dotations en kits, des projets liés à la sécurité routière ainsi que des actions de réinsertion au profit des populations locales.

Julien ZOUNGRANA
Issouf SANKARA
(Stagiaire)

Campagne agricole humide dans le Nazinon : 144 tonnes de riz attendues dans le bas-fond de Zaptenga 2

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Le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié, a visité un bas-fond rizicole de 32 ha, à Zaptenga 2 dans la commune de Gogo, dans la région du Nazinon, samedi 19 septembre 2026.

La tournée du ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié se poursuit, dans le cadre du suivi de la campagne agricole et halieutique 2026-2027. En effet, il a, dans un premier temps, visité un bas-fond rizicole de 32 ha, à Zaptenga 2 dans la commune de Gogo, dans la région du Nazion, samedi 19 septembre 2026. Il avait à ses côtés, le ministre délégué chargé des Ressources animales, Amadou Dicko et la gouverneure du Nazinon, Massadalo Yvette
Nacoulma.

La responsable des femmes, Maria Bouda, a présenté au commandant Sombié les résultats de l’aménagement du bas-fond rizicole par la méthode « Tin Toa Soani, aménageons ensemble en langue gulmancema ». Elle a confié que l’emblavure de riz de variété Orylux 6 comporte 460 parcelles et emploie 273 personnes dont 206 femmes et 67 hommes. Maria Bouda a soutenu que 144 tonnes de riz sont attendues avec un bénéfice de 21 069 600 F CFA. Les producteurs ont salué les appuis en intrants, labours, conseils, etc. du gouvernement. Cependant, ils ont déploré l’irrégularité des pluies, l’absence de fonds de roulement, de points d’eau, d’infrastructures de stockage et de transformation, entre autres.

Le ministre d’Etat chargé de l’Agriculture a dit prendre note de leurs doléances. Il leur a proposé d’utiliser pour le moment, les haies d’épines en attendant de clôturer le bas-fond avec du grillage. Après avoir constaté de visu l’état des cultures, il a encouragé les producteurs engagés pour l’autosuffisance et la sécurité alimentaires.

Le directeur régional de l’agriculture, de l’eau, des ressources animales et halieutiques du Nazinon, Honoré Onadja, a affirmé que la situation des cultures est satisfaisante, malgré les poches de sécheresse observées. « Dans la région, la campagne est prometteuse et nous attendons vraiment de très bons résultats », a-t-il affirmé.

Le bas-fond rizicole de Zaptenga 2, foi de Honoré Onadja, est une réussite grâce à la technique « Tin Toa Soani » utilisée pour maintenir l’eau à travers les diguettes enrochées et les moellons. « Nous avons eu quelques séquences sèches mais la quantité d’eau que nous avons obtenue au cours de cette campagne à la date du 17 septembre 2026, est excédentaire. Il faut dire, il n’y a pas d’impacts sur les cultures », a-t-il assuré.

Des promesses de solutions aux problèmes du monde rural

Dans un second temps, le ministre d’Etat chargé de l’Agriculture, a échangé à bâtons rompus avec les forces vives du Nazinon, notamment les acteurs du monde rural des trois provinces (Bazèga, Nahouri et Zoundwéogo). Tour à tour, les producteurs semenciers, les acteurs des filières lait, bétail-viande, miel, les éleveurs, les maraîchers, les pisciculteurs, les transformatrices des Produits forestiers non ligneux (PFNL) et les exploitants de mais, de blé, se sont exprimés.

Ils ont évoqué, dans l’ensemble, la sécurisation des terres, les appuis en tracteurs, en forages, la réhabilitation de certains barrages, les semences de qualité, l’accès au marché et aux médicaments vétérinaires, les zones pastorales, etc.

Le chef du département chargé de l’agriculture a promis d’apporter des solutions adéquates aux préoccupations soulevées. Il a félicité les acteurs, car ils ont tous souligné les avancées significatives enregistrées avec la Révolution progressiste populaire (RPP). Il les a exhortés à garder la dynamique des efforts déployés et accompagner l’Etat pour l’atteinte des objectifs de l’Offensive agropastorale, halieutique et hydraulique 2026-2028.

Boukary BONKOUNGOU

Centre de formation des VDP : 12 villages riverains réaffirment leur soutien à la RPP

Les populations des localités environnantes du Centre de formation des Volontaires pour la défense de la Patrie, sis à Badnoogo, ont organisé une marche de soutien au Président du Faso, capitaine Ibrahim Traoré, samedi 19 septembre 2026.

Le Centre de formation des Volontaires pour la défense de la Patrie (VDP), situé à Badnoogo, a été le carrefour pour les riverains des villages environnants de la localité, lors d’une manifestation de soutien aux actions du Président du Faso, capitaine Ibrahim Traoré, samedi 19 septembre 2026. Une foule immense composée des populations des villages de Badnoogo 1, Koala, Koanda, Boudtenga, Gonsé, Boasomé, Samandin bilbalogo, Manegsombo, Komkaga, Kuidi, Konyime Sambin, entre autres, ont marché plus de 3 km pour soutenir la vision de la Révolution progressiste populaire (RPP).

Après cette marche, le commandant du Centre de formation des VDP, le chef de bataillon Ousseni Zida, a remercié la population des villages environnants pour leur mobilisation. Il a souhaité que les bénédictions de la population continuent d’accompagner les autorités de l’AES et les forces de défense des trois pays dans leurs efforts pour mettre fin au terrorisme. Le représentant du ministre d’Etat, ministre de la Guerre et de la Défense patriotique, le colonel Mathieu Nana, a remercié la population, au nom de la hiérarchie militaire.

Le Président de la délégation spéciale (PDS) de la commune de Saaba, Adolphe Athanase Thiombiano, a salué la forte mobilisation de la population qui témoigne un acte de patriotisme et de responsabilité citoyenne. Pour lui, le soutien de la population aux FDS et VDP, déployés sur le théâtre des opérations les galvanise. Le PDS de la commune de Saaba a exhorté sa population à adopter les idéaux de la RPP pour changer de comportement. Tour à tour, des notabilités coutumières ont salué les efforts du président du Faso et des forces combattantes. Ils ont fait des invocations pour le retour de la paix.

Des fauteuils, des attestations et des arbres ont été remis aux différents chefs coutumiers des villages environnants de Badnoogo. Le dévoilement des statuts des trois présidents de l’AES à l’entrée du Centre de formation des VDP suivie d’une plantation d’arbre et d’un don de sang ont été les autres activités au programme de la manifestation de soutien aux actions du président du Faso et de l’AES et aux FDS et VDP.

Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE

IVe édition des Jeux nationaux de la relève sportive : la jeunesse mobilisée à Bobo-Dioulasso pour l’excellence

Le secrétaire général du ministère des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, Colette Ouédraogo, a officiellement lancé la IVe édition des Jeux nationaux de la relève sportive, le vendredi 18 septembre 2026 au stade général Aboubacar-Sangoulé-Lamizana de Bobo-Dioulasso. Placée sur le thème : « La relève, levier de la révolution sportive pour une jeunesse saine et responsable », la IVe édition de ces jeux nationaux réunit près de 3 000 participants, encadreurs compris.

Pour la 4e fois consécutive, le Ministère des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi (MSJE) organise les Jeux nationaux de la relève sportive. Le Secrétaire général (SG) du MSJE, Collette Ouédraogo, a donné le top départ des compétitions de cette IVe édition, le vendredi 18 septembre 2026 dans la cuvette du stade général Aboubacar-Sangoulé-Lamizana de Bobo-Dioulasso. Venus de huit régions, environ 300 jeunes athlètes prennent part à ces Jeux nationaux de la relève sportive, une compétition qui se veut un cadre de détection, de formation et de préparation des futurs champions du Burkina Faso.

Pour cette édition, les organisateurs entendent davantage mettre l’accent sur la consolidation de la relève nationale, à travers l’identification et l’accompa-gnement des jeunes talents. L’objectif, selon la SG, est de permettre à ces jeunes d’acquérir davantage d’expérience et de se préparer aux exigences des compétitions de haut niveau, notamment sur la scène internationale.

C’est pourquoi elle a invité les jeunes sportifs à faire preuve d’engagement et de détermination dans la recherche de la performance. Mme Ouédraogo les a exhortés à cet effet, à donner le meilleur d’eux-mêmes, tout en respectant les règles et les principes qui fondent l’esprit sportif. Elle a également insisté sur les valeurs de fair-play, de fraternité, de discipline, de patriotisme et de responsabilité. « La performance sportive ne saurait être dissociée du comportement et de la responsabilité du sportif, appelé à être également un modèle pour la jeunesse », a laissé entendre Collette Ouédraogo.

Assurer la relève sportive

L’objectif des Jeux nationaux de la relève sportive, selon la SG du MSJE, Collette Ouédraogo, est de permettre aux jeunes d’acquérir davantage de l’expérience.

Par ailleurs, elle a rendu hommage aux entraîneurs, encadreurs et autres acteurs qui œuvrent quotidiennement à la formation des jeunes sportifs. Leur accompagnement, a-t-elle souligné, est déterminant dans la détection, l’éclosion et la préparation des talents appelés à défendre les couleurs nationales dans les compétitions de haut niveau. Après le lancement officiel, les différentes disciplines ont progressivement pris leurs marques. Au lycée Ouezzin-Coulibaly, les matchs de poule ont débuté dans les disciplines du basketball, du volleyball féminin et du handball masculin.

Sur les différentes aires de jeu, les jeunes sportifs ont livré leurs premières batailles avec engagement et détermination. L’ambiance était également à la compétition au stade général Aboubacar-Sangoulé-Lamizana. Les épreuves de lutte par équipes y ont connu leur démarrage avec les phases éliminatoires chez les filles et les garçons. Ces premières oppositions ont permis d’apprécier la combativité des jeunes lutteurs, mais aussi de mesurer le potentiel d’une génération appelée à assurer la relève du sport burkinabè.

Le lendemain, dans la matinée du samedi 19 septembre, les jeunes dames cyclistes sont entrées en lice pour l’épreuve de la course contre-la-montre individuelle. Sur un circuit de 6,600 kilomètres à parcourir en deux tours, Elvine Rose Yaméogo, de la région du Kadiogo, s’est illustrée en réalisant le meilleur chrono. Elle a couvert la distance en 10 minutes 40 secondes pour une vitesse moyenne de 37, 12Km/h. A travers cette compétition, le ministère des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi entend faire des Jeux nationaux de la relève sportive un véritable vivier de talents. Une ambition qui vise à assurer une relève capable de porter haut les couleurs du Burkina Faso et de contribuer, par ses performances au rayonnement du sport national.

Kamélé FAYAMA

Pisciculture en cages flottantes au barrage de Pô-Kapro: le ministre d’Etat Sombié apporte 3 000 alevins

Le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié, a officiellement lancé l’empoissonnement du nouveau barrage de Pô-Kapro, dans la région du Nazinon, vendredi 18 septembre 2026.

Deux mois après la mise en eau du barrage de Pô-Kapro dans la province du Nahouri dans le Nazinon, l’heure est à sa valorisation. En effet, le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié, a officiellement lancé l’empoissonnement du cours d’eau, vendredi 18 septembre 2026. « Aujourd’hui, c’est la concrétisation de cet engagement du chef de l’Etat qui se matérialise par l’empoissonnement de 20 cages flottantes de 75 m³ chacune, auxquelles vont s’ajouter dix autres cages flottantes plus grandes de 200 m³ chacune », s’est-il réjoui.

Pour lui, la particularité de cet empoissonnement réside dans l’apport à ces cages d’une nouvelle variété de poisson dénommée « pangasius » récemment introduite au Burkina Faso. « Il s’agissait d’introduire, aux côtés des tilapias, une espèce à croissance beaucoup plus rapide et à coût plus réduit pour permettre à toutes les couches de la population d’avoir accès aux poissons. C’est donc un sentiment de satisfaction et de devoir rempli qui nous anime », a confié le commandant Sombié.

S’engager avec dévouement et rigueur

Il a exhorté les acteurs, intéressés par l’exploitation piscicole dans les cages flottantes dans la commune de Pô à être dévoués et rigoureux. « Il ne s’agit pas d’empoissonner les cages et les laisser à elles-mêmes mais d’en prendre soin, de nourrir convenablement les poissons et de s’organiser pour assurer la sécurité de l’ensemble des investissements réalisés au niveau du barrage. Nous espérons revenir dans quatre ou cinq mois pour non seulement la récolte de pangasius, mais aussi de tilapias », a-t-il déclaré.

Pour cette première opération d’empoissonnement, 3 000 alevins de pangasius ont été introduits dans les cages flottantes, en plus de 180 000 alevins de tilapia. 10 tonnes d’aliments pour poissons ont été mises également à la disposition des promoteurs. Le barrage de Pô-Kapro, d’une longueur de 620 m, avec une capacité de plus d’1 million de m³, a été financé par l’Etat sur fonds propres et réalisé par l’Office national des barrages et des aménagements hydroagricoles (ONBAH).

Par la suite, le commandant Sombié a mis le cap sur la commune de Tiébélé, pour toucher du doigt les réalités de la nouvelle agence de l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA). Il a découvert que la structure est bâtie sur une superficie de 3 000 m² et possède six forages plus un réservoir de 300 m³. Les techniciens ont expliqué que le besoin en eau potable est estimé à 1 000 m³ pour une production de 990 m³ par jour. Le ministre d’Etat chargé de l’Eau a apprécié les efforts réalisés pour l’accès à l’eau potable à Tiébélé. Cependant, il a déploré le déficit criant dans la ville de Pô malgré l’existence de cinq forages. Comme solution, les ingénieurs ont proposé de diversifier les forages à Pô au lieu du raccordement de la localité avec Tiébélé, qui occasionnerait des dépenses « faramineuses ».

Le commandant Sombié a également mis à profit sa présence dans le Nazinon, précisément dans le village de Tiakané pour visiter le champ du producteur modèle de maïs Abdou Razac Bouliou. Ce dernier a emblavé les variétés « Massongo » et « Bondofa », respectivement sur 5 ha et 10 ha. Neuf personnes travaillent dans le champ dont la production attendue est de 52,5 tonnes par ha. Le ministre d’Etat chargé de l’Agriculture a traduit sa satisfaction au producteur exemplaire de Tiakané. Il a instruit les techniciens d’agriculture de la localité à prendre soin d’un champ d’école de Vigna unguiculata (niébé), afin de garantir une bonne appropriation des connaissances par les apprenants.

Boukary BONKOUNGOU

Lancement des campagnes de vaccination et d’insémination : plus de 2 milliards F CFA pour la santé du cheptel

Le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié et le ministre délégué chargé des Ressources animales et halieutiques, Amadou Dicko, ont lancé les campagnes de déparasitage, de vaccination, d’insémination artificielle et de digitalisation de l’identification des animaux, samedi 19 septembre 2026, à Kombissiri, dans la région du Nazinon.

Le feu vert a été donné par le ministère de l’Agriculture, des Ressources animales et halieutiques pour le démarrage de la campagne nationale de déparasitage, de vaccination, d’insémination artificielle et de digitalisation de l’identification des animaux. En effet, le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié, et le ministre délégué chargé des Ressources animales et halieutiques, Amadou Dicko, ont lancé ces campagnes, samedi 19 septembre 2026, à Kombissiri, dans la région du Nazinon.

D’un coût de plus de 2 milliards F CFA, ces campagnes devraient profiter à plus de 18 millions de volailles, 5 millions de bovins et plus de 5 millions de petits ruminants. Pour ce qui concerne l’insémination artificielle, 100 000 bovins et 15 000 truies sont concernés, selon le ministre délégué chargé des Ressources animales et halieutiques. Il a ajouté que les campagnes de vaccination qui sont menées depuis trois ans couvrent plusieurs maladies animales (une dizaine), contrairement aux campagnes précédentes qui prenaient en compte quatre pathologies. « Ces vaccinations sont fortement subventionnées depuis 2023. Les subventions vont de 80% à des vaccinations totalement gratuites », a-t-il indiqué. Amadou Dicko a également souligné que l’objectif de ces vaccinations est d’améliorer la santé animale.

Une unité de fabrication de vaccins en vue

Le ministre d’Etat chargé de l’Agriculture, le commandant Ismaël Sombié (milieu), a suivi les explications sur l’usage du matériel de vaccination, de dépistage et d’insémination artificielle.

Dans cette dynamique, il a assuré que le Burkina Faso va ériger très prochainement une unité de fabrication de vaccins destinés aux animaux. « Nous avons également mis en place la Centrale d’achat des médicaments vétérinaires (CAMVET) qui permet actuellement de fournir aux éleveurs les médicaments à des prix subventionnés », a-t-il confié. Amadou Dicko a affirmé que pour l’insémination artificielle, l’année 2026 marque le lancement d’une campagne d’envergure. « Nous allons inséminer plus de 100 000 bovins, et également inséminer plus de 15 000 truies afin d’augmenter la productivité de notre cheptel », a-t-il fait comprendre. Sur le plan de la digitalisation de l’identification du cheptel, il a soutenu que 300 000 bovins vont être identifiés.

« Avec des outils électroniques nous allons pouvoir reconnaître tous les animaux volés et troupeaux perdus, afin de limiter les questions liées au vol de bétail », a-t-il rassuré. Un dispositif électronique, à cet effet, va être implanté dans la panse de l’animal dans le but de permettre, à l’aide d’un lecteur électronique, de l’identifier et d’accéder aux informations relatives à son propriétaire, a précisé le ministre chargé des Ressources animales.
Le Président de la délégation spéciale (PDS) de la commune de Kombissiri, Boukary Porgo, a salué le choix de son ressort territorial pour le lancement des différentes campagnes. A son avis, cela témoigne de l’importance accordée à l’élevage, en particulier, à Kombissiri et au Burkina Faso, en général.

« Le dépistage garantit la santé des animaux, la vaccination prévient les maladies et l’insémination artificielle contribue à l’amélioration génétique du cheptel »,
a-t-il expliqué. Boukary Porgo a invité les éleveurs burkinabè à faire vacciner leurs animaux et à redoubler d’effort pour faire de la région du Nazinon, un pôle de développement de l’élevage et de l’agriculture.

Quant au directeur général des services vétérinaires, le capitaine vétérinaire Aboubacar Nacro, il a rappelé que l’Etat a intensifié les campagnes de dépistage, de vaccination et d’insémination artificielle depuis 2018. « Le succès de l’élevage ne dépend pas uniquement des efforts de l’Etat mais de l’engagement de tous les acteurs », a-t-il conclu.

 

Boukary BONKOUNGOU

Promotion de la filière lait local au Burkina Faso : le réseau panafricain WiLDAF capitalise ses acquis

Le réseau panafricain Women in Law and développement in Africa (WiLDAF)-Afrique de l’Ouest a organisé un atelier de capitalisation des expériences des jeunes dans la filière lait local au Burkina Faso, les 17 et 18 septembre 2026, à Ouagadougou.

Le projet « Promouvoir l’emploi des jeunes femmes et des jeunes hommes dans la filière lait local au Burkina Faso », lancé en juin 2025, dans la région du Kadiogo,
a pris fin. Il a été mis en œuvre, conjointement, par le réseau panafricain Women in Law and dévelop-pement in Africa (WiLDAF)-Afrique de l’Ouest et l’Union des mini-laiteries et producteurs de lait au Burkina Faso (UMPLB). Pour capitaliser les expériences des acteurs dans le cadre de ce projet, WiLDAF a organisé un atelier, les 17 et 18 septembre 2026, à Ouaga-dougou.

Selon les orga-nisateurs, le projet visait à répondre aux défis des jeunes dans la filière lait local et réduire le chômage. Les participants ont passé en revue les principales réalisations du projet, les difficultés rencontrées. Ils ont également identifié et mis en exergue le savoir acquis pour la postérité.

La présidente de WiLDAF Burkina Faso, Maimouna Doussa, a déclaré que le projet « Promouvoir l’emploi des jeunes femmes et des jeunes hommes dans
la filière lait local au Burkina Faso » a été bien mis en œuvre grâce à une synergie d’actions avec les différents partenaires. Elle a salué le renforcement structurant des capacités et l’engagement des bénéficiaires pour la durabilité des acquis du projet. « Je suis fière des résultats engrangés et des impacts sur les acteurs concernés. Quand on parle d’impact, il y a celui immédiat, mais aussi ce qui va rester à la fin du projet, personne ne peut enlever ces acquis aux bénéficiaires », a-t-elle expliqué.

L’auto-emploi des jeunes, l’un des acquis

Le président de l’UMPLB, Adama Ibrahim Diallo, a confié que ce projet a renforcé les capacités des jeunes dans la filière lait local pour qu’ils puissent s’auto-employer en créant leurs entreprises. « Aujourd’hui, je suis satisfait car, on a vu parmi les jeunes formés, ceux qui ont créé leurs unités de transformation et de production de fourrage », a-t-il indiqué. Adama Ibrahim Diallo a ajouté que le volet plaidoyer a été conduit de main de maître par WILDAF-Burkina Faso et les bénéficiaires auprès des représentants de ministères pour faciliter l’accès des jeunes à la terre.

Il a indiqué que des séances de sensibilisation radiophonique ont également été animées par les jeunes pour parler de leurs difficultés et de leurs besoins. La représentante des bénéficiaires, Leila Gaiko, s’est dit désormais mieux outillée pour relever les défis
du secteur agro-alimentaire.

« Nous avons appris à valoriser la matière première locale, garantir des normes de qualité rigoureuse et bâtir des initiatives porteuses d’avenir pour nos communauté »,
a-t-elle assuré. Aussi, Leila Gaiko a annoncé qu’elle va mettre en pratique l’ensemble des connaissances acquises, afin de faire rayonner la filière lait local au Burkina Faso.
Egalement bénéficiaire du projet, Neimatou Fadila Diallo a bénéficié d’équi-pements et d’un lopin de terre.

Elle a exprimé sa fierté d’avoir été formée pour mieux gérer une laiterie. « Ce projet m’a permis d’améliorer mes connaissances et de mieux comprendre les techniques de transformation, de conservation et de commercialisation du fourrage », a témoigné Neimatou Fadila Diallo. Quant au représentant du directeur chargé de la promotion des productions animales, Abdramane Zougmoré, il a salué WiLDAF et ses partenaires et félicité les participants. Selon lui, la capitalisation des expé-riences va servir de tremplin pour mettre en œuvre de nouveaux projets. Abdramane Zougmoré a encouragé les jeunes à créer leurs entreprises, afin de réduire la question du chômage au Burkina Faso.

Mariama Claire MANDOMBA LOMPO
Rasmatou OUEDRAOGO
(Stagiaire)

Réformes religieuses et coutumières : la population invitée à mieux comprendre la vision de la RPP

Le Front de défense pour la patrie (FDP) a organisé une conférence publique sur les réformes religieuses et coutumières, samedi 19 septembre 2026 à Ouagadougou.

Les organisations de la société civile multiplient les initiatives de sensibilisation et de mobilisation de la population autour des enjeux d’intérêt national.
A cet effet, le Front de défense pour la patrie (FDP) a organisé une conférence publique, samedi 19 septembre 2026 à Ouagadougou, sur le thème :« Réformes religieuses et
coutumières, souveraineté nationale et autonomisation des populations : comprendre les mutations sociales et accompagner la dynamique de refondation nationale ».

Selon le coordonnateur du FDP, Lassané Sawadogo, cette conférence a pour objectif d’accompagner le capitaine Ibrahim Traoré dans sa démarche de réformes religieuses et coutumières.

Pour lui, il est important de sensibiliser la population, pour l’amener à mieux comprendre la vision et le chemin que les autorités ont emprunté.
« Après la décision des autorités sur les réformes religieuses et coutumières, plusieurs menaces et critiques sur les réseaux sociaux salissent l’image du capitaine Ibrahim Traoré. C’est pourquoi nous avons décidé de sensibiliser cette population », a-t-il soutenu.

La conférence a été animée par plusieurs intervenants à savoir le commandant de la deuxième région militaire, le lieutenant-colonel Lassané Porgo, l’écrivain sémiologue, Dr Dramane Konaté ainsi que le directeur de la règlementation et du suivi des acti-vités religieuses, coutumières et traditionnelles, Andama Bouda.

Favoriser le retour de la cohésion sociale

Abordant sa communication sur la vision de la Révolution progressiste populaire (RPP), le lieutenant-colonel a, dans son message, invité la population à mieux comprendre la vision du capitaine Ibrahim Traoré pour cette révolution et à se l’approprier afin de contribuer pleinement à sa réalisation.

« Plus on comprend, plus on adhère et plus on contribue », a-t-il ajouté.
Dramane Konaté a, quant à lui, développé la contribution des communautés religieuses et coutumières dans la transformation sociale du Burkina Faso. Selon lui, il s’est agi de passer en revue les réformes qui ont été menées dans le domaine de la culture, du patrimoine culturel.

Il a également expliqué que les Journées des coutumes et des traditions ont été instituées, mais qu’une dimension culturelle échappe encore à de nombreuses communautés religieuses, notamment celles issues des religions révélées. Il appartient donc aux communautés religieuses, à son avis, de faire des suggestions et des recommandations, dans la vision de la RPP afin que la laïcité soit la chose la mieux partagée au Burkina Faso.

Il a, par ailleurs, estimé nécessaire de rechercher des points de convergence dans la dynamique collective, en valorisant les valeurs endogènes ainsi que le patrimoine culturel du pays. Cette démarche, foi de Dramane Konaté, devrait contribuer à repositionner le Burkina Faso et à favoriser le retour de la paix et de la cohésion sociale.

Wendyam Pascaline KALMOGO
Déborah Bénédicte YAMEOGO
(Stagiaire)

Ouahigouya : la CNSS témoigne sa solidarité aux personnes démunies

La direction régionale de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) du Nord, conduite par son directeur régional Seydou Koné, a remis des kits scolaires et des bourses d’études à des orphelins, des enfants vulnérables et des vivres à des assurés sociaux. La cérémonie est intervenue le mercredi 16 septembre 2026 au siège de la direction régionale à Ouahigouya.

Fidèle à son slogan : « la CNSS, les vertus de la solidarité », la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), à travers la direction régionale du Nord, vient d’apporter un ouf de soulagement à des personnes vulnérables.

C’est un kit scolaire composé de sacs, de cahiers, de stylos et de matériel scolaire d’une valeur de 25 000 F CFA et d’une bourse d’études de 100 000 F CFA que le directeur régional de la CNSS du Nord, Seydou Koné, a remis aux autorités pour 50 orphelins et enfants vulnérables de la région de Yaadga.

En plus, 80 veuves ont reçu également chacune un sac de riz de 50 kg d’une valeur de 30 000 F CFA de la part de la CNSS. Un acte pour témoigner la solidarité de la CNSS envers
ces personnes vulnérables.

Pour la circonstance, les autorités communales, retraités de la CNSS et représentants des institutions financières bancaires partenaires, tous étaient présents au siège de la direction régionale du Nord, le mercredi 16 septembre 2026.

Pour le directeur régional de la CNSS Nord, Seydou Koné, la solidarité est une valeur fondamentale pour toute société qui se veut pérenne. « A travers la remise de kits scolaires et de bourses d’études, nous voulons soutenir nos enfants afin qu’ils poursuivent sereinement leur scolarité et qu’ils deviennent demain des femmes et des hommes utiles
à notre cher pays. Par le don de vivres, nous voulons également témoigner notre solidarité aux veuves souvent confrontées à de nombreuses difficultés et de leur dire qu’elles ne sont pas seules dans leur dure épreuve », a-t-il déclaré.

A en croire le directeur régional de la CNSS Nord, Seydou Koné, à travers la remise de kits scolaires et de bourses d’études, la CNSS veut soutenir les enfants démunis afin qu’ils poursuivent sereinement leur scolarité et qu’ils deviennent demain des femmes et des hommes utiles à notre cher pays. Une initiative très salutaire selon l’avis des autorités de la commune de Ouahigouya ainsi que les bénéficiaires (élèves et veuves des assurés sociaux).

Soulager les parents

Prenat la parole au nom du Président de la délégation spéciale (PDS) de la commune de Ouahigouya, Rasmané Kiendrebeogo a salué de vive voix, la CNSS à travers la direction régionale du Nord pour cet acte de solidarité et de patriotisme. Selon camarade Kiendrebeogo », ces genres d’actes sont à encourager et ce geste va permettre de soulager non seulement les élèves mais aussi les parents d’élèves.

« Le slogan de la CNSS, la CNSS, les vertus de la solidarité trouve ici toute sa signification. Depuis 1978, notre institution s’est engagée à traduire cette devise en actes concrets à travers son programme d’action sanitaire et sociale, apportant un soutien constant aux assurés sociaux les plus démunis ainsi qu’à leurs ayants droit », a-t-il expliqué. La porte-parole des bénéficiaires, Neimatou Savadogo, a exprimé sa joie.

« Nous sommes très heureuses de recevoir ce kit scolaire plus la bourse d’études. Tous nos remerciements à la direction générale de la CNSS qui a vraiment pensé à nous. Nous nous engageons à donner le meilleur de nous afin de satisfaire nos parents de même que les autorités de la CNSS », a-t-elle confié.

Outre le soutien des personnes démunies, notamment les orphelins, les enfants vulnérables et les veuves de Ouahigouya, la CNSS a fait également sourire d’autres enfants orphelins et veuves des villes du Burkina à savoir Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, Dédougou et Fada N’Gourma.

La direction régionale de la CNSS du Nord couvre quatre régions que sont la région de Yaadga (Ouahigouya, Yako, Gourcy); Koulsé (Kongoussi, Boulsa) et le Liptako (Dori) et le Soum.

Bassirou BADINI

Renforcement de la souveraineté sur les ressources extractives dans l’AES : la nécessité de valoriser et transformer in situ, une des conditions

La VIIIe édition de la Semaine des activités minières d’Afrique de l’Ouest et de la Ire édition de la Semaine de l’énergie, des mines et des hydrocarbures de l’Alliance des Etats du Sahel ont refermé leurs portes, le vendredi 18 septembre 2026, à Ouagadougou.

Les lampions de la VIIIe édition de la Semaine des activités minières d’Afrique de l’Ouest (SAMAO) et de la Ire édition de la Semaine de l’énergie, des mines et des hydrocarbures de l’Alliance des Etats du Sahel (SEMH-AES) se sont éteints officiellement, le vendredi 18 septembre 2026, à Ouagadougou. Les deux évènements se sont tenus sur le thème : « Gouvernance des ressources extractives : enjeux géopolitiques, défis et opportunités pour les Etats Africains ».

Au total, sept panels, dont deux de haut niveau, six sessions ordinaires, trois panels techniques, quatre sessions techniques ont rythmé la rencontre, selon le rapporteur général, Bansseli Yonly. Selon lui, ces rencontres ont permis de formuler des recommandations pertinentes à l’endroit des gouvernants du Burkina, du Mali et du Niger.

Au nombre de celles-ci, il a mentionné la maîtrise de l’information géologique dans les trois Etats, en particulier la zone des trois frontières ; l’exploration et la transformation et la valorisation des ressources au profit des populations. Les participants ont préconisé également le renforcement des capacités des ressources humaines dans les secteurs de l’énergie, des mines et des hydrocarbures, à travers la création des centres régionaux d’excellence.

…que la Ire édition de la SEMH-AES et la VIIIe édition de la SAMAO ont rassemblé environ 5000 participants venus de onze pays.

Par ailleurs, ils ont plaidé pour le développement des projets structurants conjoints au sein de l’AES et la mise en place d’un comité de suivi des recommandations.
Le ministre de l’Energie, des Mines et des Carrières, Yacouba Zabré Gouba, représentant le Premier ministre, a félicité les participants pour la qualité des recommandations formulées.
Il a souligné que les réflexions ont permis d’identifier plusieurs défis majeurs qui doivent être relevés, si L’AES veut parvenir à une meilleure valorisation des ressources naturelles des Etats membres.

Il a cité, entre autres, le renforcement des capacités nationales, le développement du contenu local, la protection de l’environnement et le développement durable, ainsi que la maitrise de l’insécurité. Selon lui, la valorisation des ressources extractives doit contribuer au développement économique et social des populations, tout en préservant les ressources naturelles.

« Nos politiques extractives doivent concilier à la fois rentabilité économique, justice sociale et préservation des écosystèmes pour les générations à venir », a-t-il déclaré. Yacouba Zabré Gouba a soutenu que les recommandations des participants à l’édition conjointe de la SAMAO et de la SEMH-AES vont constituer une feuille de route pour guider les réformes et renforcer la coopération entre les Etats. Il a formulé le vœu que les partenariats noués et les engagements pris au cours de la semaine soient traduit en actions concrètes et durables.

Galedie Kétoura SIMPORE
Déborah YAMEOGO
(Stagiaire)