Opération de sécurisation : le CEMGA Diallo galvanise les troupes de la région de Yaadga

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Dans le cadre de son séjour dans la région de Yaadga, le chef d’état-major général des armées, le général de division Moussa Diallo, s’est rendu, mardi 13 octobre 2026 au 12e régiment d’infanterie commando de Ouahigouya.

Dans la dynamique de la reconquête totale du territoire national en cours au Burkina Faso, le commandement militaire poursuit ses actions de proxi- mité auprès des forces combattantes. C’est dans cette perspective que le chef d’état-major général des armées, le général de division Moussa Diallo, s’est rendu le 13 octobre 2026 au 12e Régiment d’infanterie commando (RIC), stationné dans la région de Yaadga. Face aux hommes et aux femmes engagés sur le terrain, il a salué les efforts consentis. Il les a appelés à maintenir la mobilisation jusqu’à la victoire totale sur l’ennemi. « Cette visite témoigne de l’importance accordée à l’engagement des unités opérationnelles dans la lutte contre les groupes armés terroristes.

Elle est également une occasion pour le haut commandement militaire de réaffirmer son soutien aux combattants qui participent aux opérations de sécurisation et de reconquête totale du territoire national », a déclaré le général Moussa Diallo.
Il a rappelé aux forces combattantes que la forte cohésion entre les différentes composantes de l’armée est une nécessité. Par conséquent, il a invité les FDS et les VDP à poursuivre leurs efforts jusqu’à la victoire
totale sur l’ennemi. « Nous avons demandé aux forces combattantes de travailler main dans la main avec les populations afin de parvenir à chasser les terroristes hors de notre territoire », a ajouté le CEMGA.
Pour le chef de corps du 12e RIC, le capitaine Noufé Bèbè, cette visite représente une occasion de réaffirmer la disponibilité et la détermination des hommes placés sous son commandement.

Des combattants réaffirment leur détermination

« La présence du chef d’état-major général des armées à nos côtés est un message d’encouragement pour les hommes engagés dans la reconquête totale du territoire. Les encouragements du CEMGA, nous motivent à rester déterminés pour accomplir notre mission et à mettre en œuvre les orientations du commandement pour contribuer à la reconquête totale du territoire national », a-t-il affirmé.
Pour le commandant du groupement de la gendarmerie de Ouahigouya, Albert Sandwidi, cette visite constitue un signe de considération pour les efforts fournis par les Hommes en uniforme. « Nous sommes très contents de recevoir le CEMGA à Ouahigouya. Il est venu nous transmettre les félicitations du chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré. Il nous a demandé de rester toujours mobilisés, de garder toujours la même dynamique et surtout la discipline et la cohésion entre FDS et VDP afin que la paix revienne au Burkina Faso. Le fait de recevoir les encouragements de notre hiérarchie nous réconforte. Cela nous rappelle l’importance de notre mission et nous encourage à rester
mobilisés pour défendre notre pays. Nous leur réaffirmons notre engagement jusqu’à la victoire totale », a-t-il confié.

Bassirou BADINI

FESPACO 2027 : c’est parti pour la souscription aux prix spéciaux

L’appel à souscription aux prix spéciaux de la 30ᵉ édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO), prévue du 20 au 27 mars 2027, à Ouagadougou est lancé. L’information parvenue à Kantigui est de la direction générale de l’Agence burkinabè de la cinématographie et de l’audiovisuel (ABCA). Il a été dit à Kantigui que les prix spéciaux constituent un cadre de partenariat entre le FESPACO et les donateurs désireux d’accompagner, de promouvoir et de valoriser le cinéma africain et de la diaspora. Les prix spéciaux, selon les informations de Kantigui, sont institués pour récompenser des films africains de la Compétition officielle et de la Section panorama. Ils permettent à tout donateur d’exprimer sa vision et ses valeurs à travers un prix spécifique, attribué selon des critères librement définis, dans le respect du règlement régissant les prix spéciaux.

Kantigui
kantigui2000@gmail.com

Flash

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Un complexe scolaire primaire public, réalisé dans le cadre de l’Initiative présidentielle pour une éducation de qualité pour tous (IPEQ), a été inauguré en début de semaine à Ouagadougou. Cet établissement qui comprend un bâtiment pédagogique en R+3 avec 16 salles de classe ainsi que des blocs sanitaires adaptés aux personnes à mobilité réduite vise à répondre aux besoins éducatifs d’une zone en pleine croissance. La construction de cet édifice, saluée de tous, concrétise la volonté du gouvernement de doter le Burkina Faso d’infrastructures modernes et adaptées aux besoins des populations. Dans un contexte marqué par une forte croissance démographique, l’érection de ce type d’infrastructures va permettre d’accroitre l’accès à une formation de qualité pour les futurs cadres de demain.

Soumaïla BONKOUNGOU

Enseignement supérieur: 4 095 diplômés de l’IST et UBS seront célébrés le 18 octobre prochain

Le Groupe Umanis, à travers l‘Institut Supérieur de Technologies (IST) et Umanis Business School (UBS), a annoncé la sortie de sa promotion 2025-2026, prévue le 18 octobre prochain.

 4 095 étudiants issus des différents campus de l’Institut Supérieur de Technologies (IST) et de l’Umanis Business School (UBS), ont soutenu avec succès leursDiplômes de Technicien Supérieur (DTS), Licence et Master au titre de l’année académique 2025-2026. Cette information a été donnée par le fondateur et PDG du Groupe Umanis, Pr. Issa Compaoré, au cours d’une conférence de presse le mardi 13 octobre 2026 à Ouagadougou.

Le fondateur et PDG du Groupe Umanis, Pr. Issa Compaoré : « c’est une promotion exceptionnelle avec 4 095 diplômés ».

Cette promotion 2025-2026 sera célébrée, lors d’une cérémonie officielle prévue le dimanche 18 octobre 2026 à 15 heures au Palais des Sports de Ouaga 2000. Elle sera placée sous le parrainage de LassinaDiawara, figure du monde des affaires. Selon le fondateur du groupe, ce chiffre de 4095 diplômés est exceptionnel. « D’habitude, nous produisons autour de 1 000 à 1 300 diplômés. Cette année, nous en avons 4 095 », s’est-il réjoui. Il a précisé que les cursus sont de deux ans pour le DTS, trois ans pour la Licence et cinq ans pour le Master. « Il n’y a pas de retard académique chez nous. Les étudiants suivent les cours, composent et finissent à date », a-t-il assuré.

Le Groupe Umanis entend poursuivre son développement à travers un plan stratégique 2026-2030, avec des investissements dans les infrastructures, les équipements, les ressources humaines, le numérique et l’intelligence artificielle. « Nous développons des coopérations avec des établissements étrangers pour élargir les perspectives offertes à nos étudiants et à nos enseignants », a indiqué le fondateur.

Interrogés sur l’insertion des diplômés, les responsables ont rappelé que chaque étudiant bénéficie d’un stage obligatoire pour sa soutenance. « Aucun étudiant qui sollicite un stage ne peut ne pas en avoir. Nous avons des accords de partenariat avec de nombreuses entreprises », a assuré la direction. Le groupe a également mis en place des dispositifs d’accompagnement à l’entrepreneuriat, notamment pour les filières agroalimentaires. « Plusieurs de nos étudiants sont promoteurs de marques dans ce domaine », a-t-on précisé.

Développer la coopération académique au sein de l’AES

Le Groupe Umanis compte onze campus, dont six à Ouagadougou, un à Tenkodogo, deux à Bobo-Dioulasso et deux en ligne. L’IST propose des formations en génie minier, biomédical, électrique, énergétique, civil, industriel, en réseaux et systèmes informatiques, ainsi qu’en

Les journalistes se sont intéressés à l’insertion professionnelle des 4 095 diplômés.

agroalimentaire et nutrition humaine appliquée. L’UBS forme dans les domaines de l’assistanat de direction bilingue, la communication d’entreprise, la logistique, la banque et microfinance, la finance-comptabilité, le marketing, la gestion des ressources humaines et la gestion des projets.

« Notre ambition est de former non seulement des diplômés, mais des femmes et des hommes capables de prendre des initiatives, de porter des projets et de créer des entreprises », a déclaré Pr. Issa Compaoré. Les diplômes de l’IST et de l’UBS sont reconnus par le Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES), a-t-il ajouté.

La conférence de presse s’est tenue au moment même où s’ouvraient à Ouagadougou les travaux de la deuxième Conférence des responsables des Institutions d’enseignement supérieur et de recherche de la Confédération des États du Sahel (AES). Le fondateur du groupe a confié que la souveraineté des pays del’AES se construit aussi dans les amphithéâtres, les laboratoires et les centres de recherche, par la formation de compétences capables de concevoir et de porter nos propres solutions. Il a formulé le vœu que cette rencontre permette de faire progresser les coopérations académiques et scientifiques entre le Burkina Faso, le Mali et le Niger.

Leila Sylvia SAWADOGO

Deborah Bénédicte YAMEOGO

(Stagiaire)

 

Institut national de santé publique : l’établissement se dévoile au public du 14 au 16 octobre 2026

L’institut national de santé publique a tenu une conférence de presse, le lundi 12 octobre 2026, à Ouagadougou pour annoncer la tenue de ses premières journées portes ouvertes et la 1re session du conseil scientifique prévues du 14 au 16 octobre prochain.

Les premières Journées portes ouvertes (JPO) couplées à la première session du conseil scientifique et technique de l’Institut national de santé publique (INSP), va se tenir du 14 au 16 octobre 2026. C’est ce qui est ressorti de la conférence de presse organisée par la direction de l’INSP, lundi 12 octobre 2026 à Ouagadougou. Selon le directeur général de l’INSP, Seydou Barro, cette double initiative vise à mieux faire connaitre les missions de l’établissement, présenter les résultats de ses laboratoires et renforcer la contribution de la science aux décisions publiques en matière de santé publique. « Ces journées seront une vitrine pour nos missions, compétences et résultats.

Elles vont permettre également de présenter ce que nous faisons d’habitude et nos laboratoires au grand public », a affirmé Seydou Barro. Il a ajouté que les JPO vont constituer un cadre de dialogue entre professionnels de santé, décideurs, chercheurs, étudiants et partenaires.
Au-delà de la présentation de ses activités, l’INSP va offrir des prestations sanitaires gratuites notamment le dépistage des hépatites B et C, du diabète, des diagnostics du paludisme et de la dengue au Centre national de recherche et de formation sur le paludisme (CNRFP), selon Seydou Barro. Il a également confié qu’il est prévu l’inauguration du laboratoire de biologie clinique du CNRFP et la présentation du plan stratégique 2026-2030. En sus, le DG de l’INSP a fait savoir que le comité veut profiter de ces journées pour présenter officiellement le certificat d’accréditation aux normes ISO 15189 version 2022, du laboratoire de biologie clinique du centre mirage.

La 1re session du conseil scientifique et technique vise à examiner les questions scientifiques et techniques, relevant des missions de l’INSP, évaluer la pertinence et la qualité des activités menées et formuler des recommandations. « Cette session va donner également l’occasion de mettre en perspective les acquis présentés lors des journées, dégager les engagements à retenir et mieux orienter les priorités futures de la recherche d’expertise et de renforcement des capacités. Elle traduit notre volonté d’inscrire l’action de l’INSP dans une démarche d’amélioration continue », a poursuivi Seydou Barro.

Au cours de ses JPO, l’institut a prévu de faire une contribution pour la construction du Mémorial Thomas-Sankara, un don à l’Agence Faso Mêbo et d’organiser une opération de don de sang, a indiqué le directeur général Seydou Barro.

Galedie Kétoura SIMPORE

𝐄𝐧𝐬𝐞𝐢𝐠𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐬𝐮𝐩𝐞́𝐫𝐢𝐞𝐮𝐫 : 𝐥𝐞 𝐏𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞𝐫 𝐦𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐞 𝐫𝐞𝐜̧𝐨𝐢𝐭 𝐥𝐞𝐬 𝐦𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐥’𝐀𝐄𝐒 𝐞𝐭 𝐝𝐮 𝐓𝐨𝐠𝐨

Le Camarade Premier ministre, Chef du Gouvernement, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a reçu en audience, ce mardi 13 octobre 2026, à Ouagadougou, les ministres en charge de l’Enseignement supérieur des pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) et du Togo. Cette audience s’inscrit dans le cadre de la deuxième Conférence des responsables des institutions d’enseignement supérieur et de recherche (IESR) de l’AES, qui se tient les 13 et 14 octobre dans la capitale burkinabè.
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‎La délégation comprenait le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation technologique du Niger, le Pr Mamadou Saidou ; le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique du Mali, le Pr Bouréma Kansaye ; le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation du Burkina Faso, le Pr Adjima Thiombiano ; ainsi que le ministre délégué chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche de la République togolaise, le Pr Gado Tchangbedji.
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‎Placée sous le thème « Harmonisation et endogénéisation des systèmes d’enseignement supérieur, de recherche et d’innovation pour des ressources humaines compétentes et un développement harmonieux des pays de l’AES », cette conférence vise à consolider la coopération en matière de formation, de recherche et d’innovation. Le Togo y participe en qualité de pays invité.
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‎Au cours de l’audience, le Camarade Premier ministre a salué la dynamique engagée et invité les ministres à faire de leurs échanges un levier de renforcement de l’AES. Tout en reconnaissant l’ampleur des défis, il a affirmé que le chemin emprunté est le bon. « L’envahisseur est parti, mais dans bien des domaines, c’est malheureusement nous-mêmes qui prolongeons sa présence. Il nous revient de prendre conscience pour apporter des solutions endogènes à nos difficultés », a déclaré le Chef du Gouvernement.
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‎Dans cette perspective, le Camarade Premier ministre a appelé à l’endogénéisation des formations, afin de mieux répondre aux réalités et aux besoins des populations. Il a également salué la présence du Togo, qu’il a jugée légitime et souhaitable, soulignant que le savoir ne saurait être confiné à des frontières artificielles.
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‎À l’issue de l’audience, le Pr Mamadou Saidou a indiqué que la délégation était venue présenter ses civilités au Chef du Gouvernement et lui faire le point sur les travaux de la conférence. Il a rappelé que cette deuxième édition prolonge les engagements pris à Bamako, en juin 2025, conformément à la volonté des trois chefs d’État de l’AES. Le ministre nigérien a salué la qualité des échanges ainsi que l’attention portée par le Camarade Premier ministre aux préoccupations des différents systèmes d’enseignement supérieur.
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‎Pour sa part, le Pr Gado Tchangbedji a remercié les pays de l’AES pour l’invitation adressée au Togo. Il a souligné que cette initiative rejoint les orientations de son pays en matière d’intégration régionale et de développement commun. « Nous sommes fiers d’être présents à ces travaux parce qu’au-delà de l’intégration régionale, cela correspond à notre vision », a-t-il déclaré.
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‎Évoquant l’expérience de certains pays asiatiques, le ministre togolais a insisté sur la nécessité, pour les États africains, de renforcer leurs capacités de formation et de recherche afin de mieux maîtriser leur développement. Cette ambition rejoint, a-t-il précisé, la nouvelle feuille de route du Togo, qui prévoit notamment le développement d’un capital humain productif et d’une recherche adaptée aux besoins nationaux.
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‎La rencontre de Ouagadougou contribue à structurer la coopération entre les institutions d’enseignement supérieur et de recherche de l’AES. À travers cette concertation, les pays de la Confédération prennent à bras-le-corps un enjeu essentiel de leur souveraineté : former les compétences et produire les savoirs nécessaires pour maîtriser leur développement, en accord avec leurs valeurs et les aspirations de leurs peuples.
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‎𝐃𝐂𝐑𝐏/𝐏𝐫𝐢𝐦𝐚𝐭𝐮𝐫𝐞

NEEMBA Burkina :« Environ 99 % de nos collaborateurs sont burkinabè », Emir SANOH, Directeur Pays de Neemba Burkina

 

Partenaire de la Semaine des Activités Minières d’Afrique de l’Ouest (SAMAO) couplé à la 1ère Semaine de l’Energies des Mines et de l’Hydrocarbure de l’AES (SEMH AES), Neemba Burkina, filiale du Groupe NEEMBA, a pris part à l’édition 2026 afin de présenter ses solutions aux acteurs du secteur minier. Dans cette interview accordée à Sidwaya le vendredi 18 septembre 2026, son Directeur Pays, Emir SANOH, présente l’implantation de Neemba Burkina dans le pays et son rôle dans l’accompagnement des grands projets miniers, industriels, énergétiques et d’infrastructures.

 

Sidwaya (S.) :  Pouvez-vous présenter brièvement NEEMBA Burkina et ses principales activités dans le pays ?

Emir SANOH (E.S.) : NEEMBA Burkina est une filiale du groupe NEEMBA, qui est le concessionnaire officiel de Caterpillar dans onze pays d’Afrique de l’Ouest : le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Mali, le Niger, le Bénin, le Togo, la Mauritanie, le Sénégal, la Guinée Conakry, la Guinée Bissau et la Gambie.

Le groupe bénéficie de plus de 90 ans d’expérience et intervient principalement dans les secteurs des mines, de l’énergie, de la construction et des infrastructures, ainsi que dans l’industrie.

Notre rôle va toutefois bien au-delà de la simple distribution d’équipements. Nous nous positionnons comme un véritable apporteur de solutions. Cela signifie que nous accompagnons nos clients depuis le choix et la fourniture de leurs équipements jusqu’à leur maintenance et leur suivi tout au long de leur durée de vie.

L’objectif est de pouvoir accompagner nos clients sur l’ensemble du cycle de leurs projets et de leur apporter des solutions adaptées à leurs besoins, au-delà de la seule fourniture de machines.

 

(S.) : Pourquoi Neemba a-t-elle choisi d’être partenaire de cette édition de la SAMAO, et que représente cet engagement pour le Groupe ?

 

(E.S.) : Nous accompagnons la SAMAO depuis plusieurs années, et souhaitons naturellement inscrire cette participation dans la continuité de cet accompagnement.

La SAMAO nous permet de rencontrer les différents acteurs du secteur minier et les institutions, d’échanger avec eux et de mieux comprendre leurs projets, leurs enjeux et leurs besoins. Cela nous permet ensuite de mobiliser efficacement l’ensemble des capacités et des expertises dont nous disposons au Burkina Faso.

C’est donc pour nous un véritable lieu de rencontres et d’échanges, où nous pouvons à la fois écouter, présenter notre savoir-faire, partager notre expérience et surtout travailler ensemble. C’est une réelle fierté pour nous de pouvoir participer à cet événement, et nous avons l’ambition de poursuivre cet accompagnement encore longtemps.

 

(S.) : Quels sont aujourd’hui les principaux besoins des acteurs du secteur minier au Burkina Faso et comment NEEMBA y répond-elle ?

 

(E.S.) : Les principaux besoins des acteurs miniers au Burkina et on le retrouve dans les autres pays de l’AES, sont principalement la disponibilité de leurs équipements, qui est leur outil de production. Cette disponibilité est importante pour leur permettre de maîtriser leur planification et de réaliser leurs projets. Un autre enjeu important est la maîtrise des coûts. Ce n’est pas uniquement le prix des équipements, mais l’ensemble des composantes à savoir la consommation, la productivité, la valeur de revente des machines en question. Il existe également un besoin de flexibilité dans les solutions proposées. C’est précisément sur ces différents enjeux que nous intervenons. Cela passe notamment par le développement d’infrastructures locales qui nous permettent d’assurer la disponibilité des machines dans la durée.

Nous avons aussi un centre de reconditionnement de composants qui permet de donner une deuxième, voire une troisième vie aux matériels et des ateliers disponibles un peu partout dans le pays comme à Ouagadougou, à Bobo-Dioulasso et bientôt à Banfora. Cela permet aux clients d’avoir un service de proximité.

 

(S.) : Comment NEEMBA contribue-t-elle au développement du contenu local et à la création de valeur au Burkina Faso ?

 

(E.S.) :  Notre contribution au contenu local passe d’abord par l’emploi. Chez NEEMBA Burkina, environ 99 % de nos effectifs sont burkinabè : sur 502 collaborateurs, 497 sont des Burkinabè, employés sur nos deux sites de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso. Nous prévoyons également d’ouvrir prochainement un troisième site à Banfora, afin de pouvoir mieux mailler l’ensemble du territoire.

Notre contribution au développement du contenu local passe également par la formation de nos équipes techniques, pour leur permettre d’appréhender et de piloter notre outil industriel. Ce sont ainsi près de 175 techniciens qui sont formés. À cela s’ajoute la création de valeur locale, notamment à travers la reconstruction des équipements, puisque nous avons aujourd’hui récupéré un maillon de la chaîne de valeur qui nous manquait.

Avant, lorsqu’il y avait des défaillances, nous avions l’habitude d’importer de nouveaux équipements ou composants. Une grande partie des opérations peut désormais être réalisée localement conformément aux spécifications du constructeur, ce qui réduit les délais logistiques et l’immobilisation des équipements.

 

(S.) : Quelles actions mène le Groupe NEEMBA pour renforcer les compétences techniques et former les jeunes aux métiers des mines, de l’industrie et des infrastructures ?

 

(E.S.) : La formation fait véritablement partie de l’ADN de NEEMBA. Chaque année, nous consacrons des moyens importants à la formation de nos effectifs, aussi bien pour les techniciens que pour les non-techniciens. Cela représente plus de 10 000 heures de formation par an. Ce n’est pas négligeable, parce que nous sommes convaincus que c’est par la formation que nous pouvons faire grandir nos équipes et, avec elles, faire grandir notre groupe, sans compter l’impact que cela peut avoir sur le pays et sa population.

Au-delà de cela, les jeunes occupent également une place importante dans cette démarche. Nous avons un centre de formation sur lequel nous misons tout particulièrement, puisque nous avons recruté près de 70 jeunes depuis 2023. Et nous avons pour ambition de poursuivre sur cette lancée, dans une dynamique de développement d’un personnel local, qualifié et bien formé.

Les femmes ne sont pas en reste. Elles restent encore sous-représentées dans les métiers techniques. NEEMBA a donc décidé d’octroyer des bourses à de jeunes filles engagées dans des filières techniques. Environ une cinquantaine de bourses ont ainsi été attribuées depuis 2022. Nous poursuivons cette initiative et avons pour ambition d’augmenter progressivement cette dotation afin de permettre à davantage de jeunes filles d’accéder à ces métiers.

Interview réalisée par Fleur BIRBA

𝐂𝐨𝐦𝐦𝐚𝐧𝐝𝐞 𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞 : 𝐥’𝐀𝐑𝐂𝐎𝐏 𝐫𝐞𝐦𝐞𝐭 𝐬𝐨𝐧 𝐫𝐚𝐩𝐩𝐨𝐫𝐭 𝐚𝐧𝐧𝐮𝐞𝐥 𝟐𝟎𝟐𝟓 𝐚𝐮 𝐏𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞𝐫 𝐦𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐞

Le Camarade Premier ministre, Chef du Gouvernement, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a reçu en audience, ce mardi 13 octobre 2026 à Ouagadougou, une délégation de l’Autorité de régulation de la commande publique (ARCOP), conduite par le président de son Conseil de régulation, le Camarade Abdallah Youssef Chahine Traoré. À cette occasion, la délégation lui a officiellement remis le rapport annuel d’activités 2025 de l’institution.
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‎Le document présente les résultats obtenus, les difficultés rencontrées et les recommandations formulées pour améliorer la gouvernance de la commande publique au Burkina Faso. Il rend notamment compte de la mise en œuvre de la réforme adoptée en 2024, du renforcement des capacités des acteurs et du règlement des différends.
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‎Le Premier ministre a salué le travail accompli par le Conseil de régulation et l’a encouragé à poursuivre sa mission en plaçant l’intérêt suprême des citoyens au cœur de son action. Il a appelé à renforcer la formation pour surmonter les difficultés qui entravent le processus de la commande publique. Le Chef du Gouvernement a également insisté sur la nécessité d’intensifier la communication afin de rassurer les acteurs, de lever leurs appréhensions et de favoriser une plus grande célérité des procédures.
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‎Sur le plan statistique, le rapport fait état de 5 316 contrats conclus en 2025, pour un montant global de 574,75 milliards de francs CFA, par les 35 structures centrales couvertes. Sur ce périmètre, le nombre de contrats a progressé de 18 % par rapport à 2024, tandis que leur valeur globale a diminué de 7 %. Ces données concernent uniquement les structures recensées et ne constituent donc pas un total national.
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‎Concernant la mise en œuvre de la réforme de la commande publique, le Conseil de régulation a tenu six sessions, dont quatre extraordinaires. L’ARCOP a procédé à la relecture de neuf arrêtés, élaboré trois nouveaux arrêtés et émis un avis favorable sur cinq projets de textes. La révision des dossiers standards nationaux d’acquisition a également permis d’adapter les outils de gestion au nouveau cadre réglementaire.
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‎Pour accompagner l’application de ce cadre, l’ARCOP a renforcé les capacités des acteurs, notamment par la constitution d’un vivier d’une cinquantaine d’auditeurs de la commande publique. Les formations organisées par l’institution ont concerné 1 520 participants, dont 488 dans le cadre de formations certifiantes. Elle a également engagé l’élaboration d’une stratégie de lutte contre la fraude et la corruption dans les marchés publics.
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‎En matière de règlement des différends, l’ARCOP a traité 1 149 recours en 2025, contre 988 en 2024, soit une hausse de 16,3 %. Ce total comprend 746 plaintes, 177 conciliations et 226 dossiers disciplinaires. Selon le président du Conseil de régulation, cette évolution ne traduit pas nécessairement une aggravation des difficultés, mais pourrait témoigner d’une participation accrue des acteurs au fonctionnement du système.
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‎Au-delà du traitement des recours, le suivi de l’application des décisions demeure un enjeu. Sur 197 décisions suivies, 119 ont été exécutées, soit un taux de 60,41 %. Ce constat souligne la nécessité de renforcer le suivi afin de mieux apprécier l’application effective des décisions de régulation.
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‎Au regard de ce bilan, l’ARCOP recommande de poursuivre la formation et la sensibilisation des différents intervenants pour assurer une meilleure application des textes. Elle préconise également le renforcement de ses ressources humaines afin d’accroître ses capacités opérationnelles.
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‎À travers ce rapport, l’ARCOP rend compte de l’exercice de sa mission de régulation de la commande publique. Après sa remise au Premier ministre, le document sera diffusé auprès du grand public. Cette démarche d’information contribue à la transparence de l’action du régulateur et donne tout son sens à son devoir de redevabilité.
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‎𝐃𝐂𝐑𝐏/𝐏𝐫𝐢𝐦𝐚𝐭𝐮𝐫𝐞