Cofinancement du développement: l’AES et la Russie balisentles domaines prioritaires

En prélude au 3e sommet Russie-Afrique, la société d’Etat de développement et la banque confédérale
pour l’investissement et le développement de la Confédération des Etats du Sahel ont eu une séance de travail, mardi 27 octobre 2026 à Moscou.

Le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, et son homologue de l’Economie et des Finances ont
participé à une séance de travail entre la société d’Etat de développement (VEB.RF) et la banque confédérale pour l’investissement et le développement de la Confédération des Etats du Sahel (BIDC), mardi 27 octobre à Moscou. Cette rencontre qui s’inscrit dans le cadre du troisième sommet Russie-Afrique a permis aux deux parties d’échanger autour de leurs visions de la coopération et des domaines prioritaires de partenariat.

Le vice-président de la société d’Etat de développement, Daniil Algulian, a rappelé que la VBE.RF est une institution financière, vielle de 150 ans. Il a souligné que les relations entre la Russie et les Etats du Sahel datent de plus de 60 ans. C’est pourquoi, le vice-président de la VBE.RT a affirmé que la séance de travail marque le renouveau de vieilles relations. « Actuellement, notre portefeuille pour l’Afrique dépasse deux milliards de dollars et nous comptons l’augmenter », a-t-il assuré. Pour lui, le potentiel de l’AES est énorme et la Russie, à travers son agence de développement, entend être un témoin du renouveau de l’Afrique et du Sahel.

Le représentant des ministres des Affaires étrangères de l’AES, Karamoko Jean Marie Traoré, a remercié la fédération de Russie pour l’institution de ce cadre qui vise à la rapprocher des Etats du Sahel. « Pour nous, le présent cadre inaugure des relations nouvelles, puisqu’il s’agit d’un renouement avec des partenaires africains dans un contexte où les Etats du sahel savent où ils veulent aller. Il s’agit d’une
nouvelle étape dans la construction autour de nos intérêts majeurs », a-t-il précisé.

Le ministre des Affaires étrangères a expliqué que la banque confédérale a vu le jour pour répondre à la vision de financer la souveraineté.
Le président de la BIDC, Serge Auguste Bayala, a relevé que l’une des préoccupations fondamentales est de faire du développement international, un instrument au service de bien-être des populations. Il appelé les responsables de la VBE.RT à passer à une requalification et un recyclage du partenariat avec les Etats du Sahel. « Je vous exhorte à passer à une logique de coproduction de richesses, de partage des risques et à faire des Etats du Sahel, des espaces d’investissement. Serge Auguste Bayala a déclaré que les secteurs prioritaires pour l’espace confédérale sont l’énergie, le développement de l’économie urbaine et le développement des infrastructures aussi bien physiques que financières.

Le ministre chargé de l’Economie, Aboubakar Nacanabo, a insisté sur l’importance de créer de la valeur et des opportunités pour les jeunes. Son homologue du Mali a salué la tenue de la séance de travail. Pour lui, il s’agit d’un signal fort qui va être matérialisé par la signature d’un mémorandum de coopération prévue pour, le 28 octobre 2026, dans la capitale russe.

Nadège YE
(De Moscou)

18e édition du SIAO: « Nous sommes prêts pour assurer la sécurité du Salon », Aguima Abdoulaziz Yonli, président de la commission sécurité

Le président de la commission sécurité du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO), Aguima Abdoulaziz Yonli, par ailleurs directeur régional de la Police nationale du Kadiogo, rassure que les dispositions
sont prises pour sécuriser la 18e édition de cette biennale de l’artisanat africain. Dans cette interview accordée
à Sidwaya, il revient sur le dispositif déployé, les innovations introduites, la gestion des flux de visiteurs
et les consignes à respecter pour un Salon sans incident.

Sidwaya (S) : A quelques heures de l’ouverture officielle de la 18e édition du SIAO, prévue du 30
octobre au 8 novembre 2026, votre commission est-elle prête à assurer la sécurité de l’événement ?

Aguima Abdoulaziz Yonli (A. A. Y.) : Nous sommes à pied d’œuvre depuis près d’un mois dans le cadre des préparatifs de la sécurisation du SIAO. Durant cette période, nous avons tenu plusieurs rencontres et effectué des sorties sur le terrain afin d’évaluer les conditions de sécurité. Ces travaux nous ont permis d’identifier les menaces éventuelles et de proposer des solutions adaptées, en tenant compte des moyens humains, matériels et logistiques nécessaires.
La commission regroupe les différentes forces de défense et de sécurité, notamment la Police nationale, la Police municipale, la Gendarmerie nationale, l’Armée et la Brigade nationale de sapeurs-pompiers, entre autres. A la suite des rencontres de cadrage et des évaluations effectuées, nous avons élaboré un plan de sécurisation appelé « ordre d’opération », qui définit les différentes activités à mener. A ce stade, je peux affirmer que nous sommes prêts à assurer la sécurité du SIAO.

S : Quel dispositif avez-vous mis en place pour protéger les exposants, les visiteurs et leurs biens ?

A. A. Y : Notre dispositif repose sur une combinaison de moyens humains, matériels et logistiques, définis à partir de l’évaluation des menaces. Il prévoit notamment une surveillance humaine assurée par des agents en tenue et en civil, ainsi que des moyens technologiques, dont la vidéosurveillance et les drones. Ces différents moyens doivent permettre de protéger les visiteurs, les artisans, leurs œuvres et les marchandises exposées. Des dispositions sont également prévues pour prévenir les vols, constater rapidement les infractions et engager les procédures nécessaires en cas d’incident. S’agissant des effectifs, les innovations introduites cette année ont nécessité un renforcement du nombre d’agents à déployer sur le terrain. Nous pouvons déjà indiquer que l’effectif mobilisé pour cette édition dépassera largement celui de 2024.

S : Quelles sont les principales innovations du dispositif sécuritaire de cette édition, notamment en matière de gestion des entrées, des sorties, du stationnement et des mouvements de foule ?

A. A. Y. : Les innovations apportées à l’organisation du SIAO ont nécessairement des répercussions sur notre dispositif sécuritaire. La prise en compte du village artisanal de Ouagadougou comme site d’exposition nous a amenés à adapter nos dispositions. Nous avons également tenu compte des recommandations et des observations formulées à l’issue des éditions précédentes. Notre priorité est d’assurer la fluidité de la circulation, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du site. Pour cela, nous avons prévu un quadrillage de la zone et l’aménagement d’un espace piétonnier autour du SIAO afin de limiter l’accès des véhicules et des engins. Deux circuits d’accès sont prévus pour les visiteurs. L’introduction du billet électronique, ou e-ticket, constitue également une innovation
importante.

Elle permettra aux visiteurs d’acheter leurs tickets grâce aux moyens numériques, ce qui devrait réduire les files d’attente aux guichets et contribuer à fluidifier les entrées. Concernant le stationnement, un parking principal pour les visiteurs est prévu au niveau du centre des impôts du Kadiogo, pour les véhicules et les engins à deux roues. D’autres parkings agréés ont été identifiés en concertation avec les mairies des arrondissements 5 et 11. Des policiers seront présents au niveau des parkings homologués afin d’en assurer le contrôle. Nous invitons donc les visiteurs à éviter les parkings sauvages et à privilégier les espaces reconnus par l’organisation.

S : Quelles mesures sont prévues pour prévenir les incendies, prendre en charge les urgences médicales et intervenir en cas
d’accident ou d’incident ?

A. A. Y : Pour prévenir les incendies, la Brigade nationale de sapeurs-pompiers a procédé à une évaluation sécuritaire des installations.
Elle a notamment examiné les câblages électriques, les grandes installations des différents pavillons et la présence des équipements de lutte contre les incendies, dont les extincteurs. Des recommandations ont été formulées, notamment pour rendre accessibles certains dispositifs de sécurité qui étaient encombrés ou difficilement accessibles. La prise en compte de ces recommandations est essentielle pour réduire les risques. Pendant le Salon, les sapeurs-pompiers seront présents à l’intérieur et à l’extérieur du
site, avec plusieurs équipes mobilisées pour intervenir en cas d’incendie ou d’accident.

En matière de sécurité publique, une sous-commission composée d’officiers de police judiciaire est également prévue. Elle sera chargée de constater les infractions, de dresser les procédures nécessaires et de les transmettre aux autorités compétentes. En cas de vol ou d’un autre incident relevant de la police judiciaire, les agents pourront ainsi intervenir rapidement.
Pour les urgences médicales, le dispositif prévoit l’intervention des Services d’aide médicale urgente (SAMU), en coordination avec la commission chargée de la santé. Par ailleurs, une opération de pulvérisation des sites est prévue avant l’ouverture afin de lutter contre les moustiques et de prévenir notamment le paludisme et la dengue. Une
seconde opération doit intervenir après quatre ou cinq jours de déroulement du Salon pour renforcer ces mesures de prévention.

S : Comment comptez-vous assurer la sécurité des œuvres artisanales, des marchandises exposées et des transactions commerciales, notamment contre les vols et les pertes ?

A. A. Y : La protection des artisans, de leurs œuvres et de leurs marchandises repose sur la surveillance humaine, les moyens technologiques et l’organisation des horaires d’accès au site. Nous avons prévu une surveillance physique assurée, aussi bien par des agents en tenue que par des agents en civil. La vidéosurveillance et les drones viendront renforcer ce dispositif. Les horaires d’ouverture et de fermeture des pavillons constituent également une mesure importante. A l’ouverture, les exposants accèdent au site selon les dispositions prévues. A la fermeture, les sorties sont organisées et les accès sont ensuite fermés jusqu’au lendemain. Cette organisation permet de limiter les risques de vol ou de perte à l’intérieur des pavillons.

S : Quels sont les principaux défis auxquels votre commission est confrontée dans la préparation et la sécurisation de cette édition ?

A. A. Y : Le premier défi est de maîtriser les flux de visiteurs et de garantir la fluidité de la circulation, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du SIAO et du village artisanal. Pour y parvenir, nous avons prévu un circuit permettant aux visiteurs qui terminent leur parcours au SIAO de rejoindre le village artisanal par une porte de liaison, de poursuivre leur visite, puis de ressortir par la porte principale du village artisanal. Cette organisation doit éviter que les flux d’entrée et de sortie se croisent au même endroit.
Nous avons également prévu des accès distincts pour les autorités et les personnalités, d’une part, et pour les exposants, d’autre part. Ces derniers n’auront donc pas à emprunter les mêmes portes que les visiteurs, ce qui devrait faciliter la circulation.
Le deuxième défi consiste à réussir la sécurisation de cette édition à un niveau supérieur à celui des précédentes, en tirant les enseignements des expériences passées et en tenant compte des nouvelles dispositions organisationnelles.

S : Quelles consignes adressez-vous aux visiteurs et aux exposants pour contribuer au bon déroulement du SIAO ?

A. A. Y : La première consigne est de respecter scrupuleusement les instructions données par les agents de sécurité. Leur travail vise à protéger les personnes et leurs biens. Nous recommandons également aux visiteurs d’éviter de porter sur eux des objets de grande valeur. Si cela est nécessaire, ils doivent prendre toutes les précautions utiles pour les protéger contre les vols. Il faut aussi éviter d’apporter des objets encombrants susceptibles de gêner la circulation et de perturber les déplacements sur le site. Nous invitons par ailleurs toute personne qui constate un comportement suspect ou un fait anormal à le signaler aux autorités compétentes. Les numéros d’urgence à retenir sont le 10-10, le 17, le 18 et le 16.

A l’endroit des exposants, nous insistons sur le respect des consignes de prévention des incendies. Les installations électriques anarchiques doivent être évitées, notamment les branchements improvisés destinés à alimenter des appareils ou à animer les stands.
Cette année, une harmonisation de la musique dans les pavillons est prévue, ce qui devrait limiter les branchements individuels. Des consignes spécifiques ont également été données pour le village artisanal, concernant les installations électriques et la musique. Enfin, la sécurité doit aller de pair avec l’hygiène publique, la salubrité et le respect des normes alimentaires. Une commission est chargée de ces aspects et nous apportons notre appui à la mise en œuvre des mesures prévues. Le respect de l’ensemble de ces consignes permettra aux visiteurs, aux artisans et aux autres acteurs de participer au SIAO dans de meilleures conditions de sécurité.

Interview réalisée par Sidwaya

Pretoria/Washington : à quand le dégel ?

Les relations entre l’Afrique du Sud et les Etats-Unis vont-elles se détendre de sitôt ? Pour le moment, les signaux n’indiquent pas une possibilité de dégel imminent, à moins que Pretoria et Washington ne surprennent agréablement, en fumant le calumet de la paix. S’il y avait déjà des frictions sous l’administration Biden, la coopération entre les deux pays n’est plus au beau fixe depuis le retour de Donald Tromp à la Maison Blanche. A la base des tensions, figurent entre autres points de désaccord, la plainte pour génocide formulée par Pretoria contre Israël (allié historique des Etats-Unis en guerre contre la Palestine), la volonté des autorités sud-africaines de renforcer le groupe des BRICS (une organisation parallèle à l’ordre mondial international occidental comprenant la Russie et la Chine), les lois sur l’expropriation des terres en Afrique du Sud.

En réaction à ces actions, Washington a pris des sanctions et des mesures de rétorsion contre Pretoria, qui ne semble pas prêt à renoncer à sa souveraineté, même s’il reste ouvert au dialogue. En plus de réduire son aide financière à l’Afrique du Sud, le régime Trump a imposé des droits de douane et procédé à une restriction de visas. Aussi, les Etats-Unis ont-ils déclaré persona non grata, l’ambassadeur sud-africain en poste à Washington, Ebrahim Rasool, en mars 2025. La Maison Blanche met tout en œuvre pour prouver à Pretoria que sa politique intérieure n’est pas de son goût. L’Afrique du Sud est engagée dans un bras de fer diplomatique et politique avec le pays de l’Oncle Sam, courant désormais le risque de se voir exclure de l’accord commercial préférentiel AGOA, dont il est le premier bénéficiaire. En vertu de cet accord, Pretoria profite d’exemption de droits de douane, lui permettant de vendre à des prix compétitifs diverses marchandises (produits agricoles, équipements industriels…) sur le marché américain.

Si le programme AGOA fait son affaire, l’éligibilité de l’Afrique du Sud n’est plus une garantie, Washington n’étant plus en odeur de sainteté avec elle. Les conséquences économiques pourraient être lourdes pour le pays de Nelson Mandela, s’il venait à être écarté de l’AGOA. N’est-ce pas pour cette raison que les gouvernants sud-africains ont le regard tourné vers d’autres partenaires, telle la Chine qui offre également des opportunités commerciales très importantes ? S’il n’est pas encore vécu, le scenario de l’exclusion de l’AGOA est tout à fait possible, mais les autorités sud-africaines espèrent un dégel dans les mois à venir. Le nouvel ambassadeur de la Nation arc-en-ciel entré en fonction en avril dernier, Roelf Meyer, a évoqué, ces jours-ci, la nécessité de sortir de la crise entre les deux pays, en engageant un véritable dialogue.
C’est une sorte de main tendue à Washington qui exige des réalignements politiques majeurs, avant de revoir sa ferme position. Les deux nations vont-elles parvenir à arrondir les angles et à rétablir leur coopération avec beaucoup plus de sérénité ? Le temps nous édifiera.

Kader Patrick KARANTAO

37e Tour du Faso: le Mogho Naaba conseille et bénit

Comme il est de coutume à l’orée de chaque édition du Tour du Faso, les organisateurs et les athlètes burkinabè sont allés auprès du Mogho Naaba Baongo, solliciter des conseils et des bénédictions pour la réussite de la compétition. C’était le mardi 27 octobre 2026.

Nantie de conseils et de bénédictions, c’est une respon-sable comblée qui est repartie du palais du Mogho Naaba. La ministre des Sports, de
la Jeunesse et de l’Emploi y était, accompagnée des Etalons cyclistes, de leurs encadreurs et des membres du comité d’organisation. Au chef traditionnel, Annick Pikbougoum a présenté le 37e Tour du Faso avant de demander son accompagnement pour un bon déroulement de la compétition et une bonne prestation des représentants burkinabè. En réponse, l’autorité coutumière a accédé aux sollicitations de ses visiteurs en prodiguant aussi bien des conseils que des bénédictions pour la réussite de l’événement.

Il a surtout exhorté les cyclistes et les techniciens à ne pas lésiner sur l’effort et à faire preuve de cohésion par un travail collectif afin d’honorer les couleurs nationales. Avant de prendre congé de ses invités, le maître des lieux a pris connaissance de la composition des différentes équipes et leurs accompa-gnants. C’est ainsi qu’il lui a été présenté l’équipe nationale formée de Paul Daumont,
Saturnin Yaméogo, Souleymane Koné, Wahabou Bouda, Soumaïla Ilboudo et Vincent Mouni. Ils ont comme entraineur Jérémie Ouédraogo. L’équipe régionale du Centre entrainée par Karim Yaméogo est constituée par Moucaïla Rawendé, Mohamadi Ilboudo, Rachid Bouda, Robert Bamouni, Daouda Soulama et Idrissa Ouangrawa. La formation régionale de l’Ouest est composée de Bamassi Soulama, Issouf Ilboudo,
Allassane Ouattara, Barthélémy Yaméogo, Kanhaye Soulama et Jean Baptiste Zongo avec comme coach Seydou Tall.

Voro KORAHIRE

Développement de l’Intelligence artificielle :« Aïobi Forward » se tient pour la 1re fois

L’entreprise Aïobi a organisé la première édition de l’évènement « Aïobi Forward », jeudi 22 octobre 2026,
à Ouagadougou.

L’entreprise technologique Aïobi, créée en août 2025, est soucieuse du développement de l’Intelligence artificielle (IA). Lors de la première édition de l’évènement « Aïobi Forward », jeudi 22 octobre 2026, à Ouagadougou, l’entreprise a présenté « Aïobi Kuma ». Selon le fondateur de l’entreprise Aïobi, Bowendsom Thibaut Nikiema, « Aïobi Kuma » est une plateforme sur laquelle, il est possible de discuter avec les proches, les collègues et entre organisations de manière souveraine. Cette application a-t-il poursuivi, est disponible sur le web, sur iOS, sur Android, sur « macOS », sur Windows.

Pour lui, « Aïobi Kuma » est une nouvelle étape dans le développement de Aïobi Workspace et dans la stratégie de diversification de l’entreprise. Bowendsom Thibaud Nikiema, a rappelé que Aïobi est la première technologie d’Afrique de l’Ouest, spécialisée dans le domaine de l’IA appliquée aux entreprises. « Nous disposons de plus de sept projets en production qui vont de l’infrastructure aux applications de productivité et de métiers. A ce jour, nous enregistrons plus de 1 000 utilisateurs cumulés et plus de 10 000 personnes qui ont été impactées par Aïobi, au cours de l’année », a-t-il indiqué. Bowendsom Thibaud Nikiema a ajouté que plus de 4 200 000 vues ont été générées sur Facebook, près de 400 000 sur TikTok et plus de 24 000 personnes sur LinkedIn. « Aïobi est utilisé dans plus de dix pays différents qui vont de l’Afrique de l’Ouest à l’Afrique centrale notamment le Burkina Faso, le Mali, le Niger, le Togo,
le Bénin, la Guinée, le Tchad », a-t-il déclaré.

Des produits conçus pour la souveraineté des données

L’évènement « Aïobi Forward » a permis également de dévoiler d’autres innovations qui viennent enri-chir l’offre Aïobi et consolider le positionnement dans l’écosystème technologique africain.
Il s’agit de « Aïobi Workspace », sur laquelle se trouvent des outils de productivité comme les outils d’édition de texte et des tableurs,
créés au Burkina Faso avec des données hébergées au sein des infrastructures nationales. « Aïobi Worspace est aussi composé d’un outil d’emails nommé myaïobi.com, d’« Aïobi Meet » pour les visioconférences et d’un logiciel de sondage
de mémoire nommé « Aïobi Forms », a poursuivi Bowendsom Thibaud Nikiema.

Il a assuré que Aïobi est aujourd’hui compatible avec 99 % des documents qu’ils soient Excel, Microsoft Word,
PowerPoint et même les PDF, avec des outils pour modifier les PDF. « Cette technologie se veut une solution pour stocker les données sur le territoire et éviter toute perte », a-t-il détaillé. Il a signifié que Aïobi ambitionne de se positionner comme le leader de la technologie en Afrique. « Notre mission c’est de pouvoir représenter le Burkina Faso et l’Afrique à l’échelle internationale.

Quand on parle de technologie, on doit pouvoir parler de Aïobi », a déclaré Bowendsom Thibaut Nikiema.
Il a expliqué que la souveraineté des données se joue d’abord sur les contrats. Bowendsom Thibaut Nikiema a invité les entreprises à laisser la chance aux sociétés comme Aïobi afin de démontrer leur savoir-faire. « Sans contrat, nous ne pouvons pas investir dans la recherche et développement », a-t-il insisté.

Boukary BONKOUNGOU
Aïssatou DIARRA

(Stagiaire)

Réduction des risques de catastrophe : une formation certifiante à Singapour pour les agents publics burkinabè


Kantigui a appris que, dans le cadre du Singapore-UNDRR Joint Training Programme, le gouvernement de la République de Singapour et le Bureau des nations unies pour la réduction des risques de catastrophe (UNDRR) organise une formation certifiante intitulée « Introduction to Disaster Risk Reduction ». Prévue du 11 au 15 janvier 2027 à Singapour, selon les sources de Kantigui, cette formation porte notamment sur les principes clés de la réduction des risques de catastrophe, le Cadre de Sendai 2015-2030 et l’intégration de la résilience dans les politiques publiques. Elle s’adresse aux agents publics de niveau intermédiaire ou (…)

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Kantigui
kantigui2000@gmail.com

Mois de la communication sanitaire: les langues nationales pour mieux sensibiliser la population

Le ministre de la Santé, Robert Lucien Jean Claude Kargougou était face à la presse le mardi 27 octobre 2026 à Ouagadougou pour le lancement du mois de la communication sanitaire en langues nationales, prévu du 2 au 30 novembre prochain.

«En matière de santé, une information comprise peut protéger une vie ». C’est ce qu’a déclaré le ministre de la Santé, Robert Kargougou au cours d’une conférence de presse consacré au lancement du mois de la communication sanitaire en langues nationales, le mardi 27 octobre 2026 à Ouagadougou. Pour le ministre Kargougou, la communication sanitaire constitue une composante essentielle de la prévention et de la protection de la santé. Il a constaté que malgré les efforts consentis pour renforcer le système de santé et améliorer l’accès aux soins, les populations doivent également disposer d’informations compréhensibles pour reconnaître les risques et adopter de bons comportements. D’où l’intérêt de cette communication prévue du 2 au 30 novembre 2026.

Selon le ministre, les radios partenaires seront mobilisées à travers des émissions interactives, des interventions de spécialistes, des capsules et d’autres formats de proximité. La première semaine sera consacrée à la redevabilité sur les actions, les réformes et les réalisations du secteur de la santé depuis septembre 2022. Une émission spéciale est prévue le samedi 31 octobre 2026, à partir de 10 heures, sur Radio Burkina, en langue mooré, avec un relais des radios partenaires. Les trois semaines suivantes porteront sur les problématiques sanitaires propres aux différentes régions, a soutenu le ministre.

Robert Kargougou a en outre indiqué que l’initiative bénéficie de l’appui technique des départements chargés de la Communication et des langues nationales, à travers le secrétariat permanent à la promotion des langues nationales. Pourquoi consacrer tout un mois à la communication sanitaire en langues nationales ? C’est l’une des préoccupations soulevées par les journalistes au cours des échanges. En réponse, le ministre a expliqué que cette démarche vise à toucher le maximum de Burkinabè et à renforcer leur participation à la préservation de leur santé. « Nous ne voulons pas seulement parler de santé aux populations. Nous voulons leur parler dans leurs langues, les écouter, répondre à leurs préoccupations et leur permettre de devenir pleinement actrices de leur propre santé », a-t-il précisé.

Samira Alida KAMBOU

SIAO 2026: Les préparatifs exécutés à 90 %

A trois jours de l’ouverture de la 18e édition du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO), le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Serge Gnaniodem Poda, a rencontré le comité national d’organisation, le mardi 27 octobre 2026, à Ouagadougou, pour faire le point des préparatifs.

La 18e édition du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO) ouvre ses portes le 30 octobre 2026. A quelques jours du debut de la biennale, les préparatifs affichent un taux de 90 %. C’est le point fait par le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Serge Gnaniodem Poda, à l’issue d’une rencontre avec le Comité national d’organisation (CNO), le mardi 27 octobre 2026 à Ouagadougou. En sa qualité de superviseur du CNO, le ministre Poda a échangé avec les membres du comité sur les dernières dispositions à prendre avant la tenue de cette biennale de l’artisanat. La rencontre visait notamment à identifier les difficultés résiduelles et à trouver des solutions pour assurer le bon déroulement de l’événement. « Il était de bon ton que nous nous rencontrions pour faire l’état des lieux des préparatifs, partager ensemble les quelques difficultés résiduelles qui existent et apporter les éléments de solutions afin que la Salon se déroule sans encombre », a expliqué Serge Gnaniodem Poda.

Plusieurs avancées sont enregistrées sur le site. Les stands sont dressés et certains artisans ont commencé à acheminer leurs produits. Le ministre a également annoncé plusieurs innovations destinées à améliorer les conditions d’accueil des exposants et des visiteurs. Parmi les principales réalisations figure la rénovation de la quasi-totalité des pavillons et des bâtiments du site. Selon Serge Gnaniodem Poda, les stands d’exposition des cinq pavillons, ainsi que ceux du pavillon de la créativité, seront tous climatisés. Autre nouveauté, a relevé le ministre, le Village artisanal de Ouagadougou (VAO) va accueillir, pour la première fois, des stands d’exposition.

Selon lui, un dispositif dénommé : « point I » sera également installé dans chaque pavillon afin d’informer et d’orienter les exposants et les visiteurs, tout en répondant à leurs préoccupations. A ces aménagements s’ajoute la plateforme numérique : « e-SIAO », qui permettra notamment d’acquérir des badges et des tickets en ligne. « Cette innovation vise à faciliter les formalités d’accès au Salon et à réduire les longues files d’attente. Beaucoup d’innovations ont été engagées pour permettre à cette 18e édition de se dérouler avec beaucoup de sérénité. Nous sommes fin prêts pour accueillir les festivaliers », a assuré le ministre. Pour cette édition du SIAO, 800 000 visiteurs dont 600 acheteurs professionnels ainsi que 60 000 exposants sont attendus, a souligné le ministre.

Galedie Kétoura SIMPORE

Engagement et patriotisme: partage d’expériences entre étudiants et anciens militaires

La délégation aux anciens combattants et anciens militaires a organisé une conférence avec les étudiants de l’Université Aube Nouvelle, mardi 27 octobre 2026 à Ouagadougou sur le thème : « Engagement, résilience et patriotisme : témoignage d’anciens militaires au service de la jeunesse universitaire ».

La Délégation aux anciens combattants et anciens militaires (DACAM) veut partager son expérience en matière d’engagement, de résilience et de patriotisme avec les étudiants. Dans cette dynamique, elle a organisé une conférence avec ceux de l’université Aube nouvelle, mardi 27 octobre 2026, à Ouagadougou. Placée sur le thème : « Engagement, résilience et patriotisme :
témoignages d’anciens militaires au service de la jeunesse universitaire », cette journée de conférence a réuni trois panélistes à savoir le général de Brigade Moise Mininougou, le colonel major Alassane Monné et le colonel major Théodore Naba Palé, tous admis à la
retraite.

Le Délégué aux anciens combattants et anciens militaires, le colonel William Aristide Combary, a indiqué que dans les contrées, il est de tradition que les aïeux transmettent les valeurs aux petits-enfants. Il a fait savoir qu’à travers cette activité, il s’agit de donner des parcours d’anciens qui ont occupé de hautes fonctions afin d’inspirer les jeunes, de leur donner des repères, des leçons de vie, des fautes à éviter, pour qu’ils puissent eux-mêmes tracer leur chemin.
Ayant reçu plusieurs décorations et distinctions au cours de sa carrière, le général de Brigade Moise Mininougou a salué cette initiative qu’ils trouvent noble. « Durant ces quarante ans, nous avons eu à commettre des erreurs. Nous avons eu à faire ce que nous pouvons. Et je pense que le fait qu’on demande aux anciens de venir parler de leurs expériences
permet aux jeunes d’éviter les erreurs que nous avons commises », a-t-il confié.

Le président-directeur fondateur de l’Université Aube Nouvelle, Isidore Gnatan Kini, a souligné que ce partage
d’expériences contribue au rapprochement entre le monde universitaire et les anciens militaires tout en favorisant la transmission des expériences et des valeurs patriotiques aux jeunes générations. « Nous pensons vraiment que nous allons tirer le meilleur pour notre
jeunesse, et en particulier les étudiants de l’Université Aube nouvelle », a-t-il fait savoir. Ainsi, il a encouragé ces étudiants à cultiver le sens de responsabilité, l’engagement citoyen, la solidarité et le respect des valeurs qui font le vivre-ensemble.

Former des citoyens conscients de leurs devoirs

Car, la formation universitaire, a-t-il dit, ne se limite pas à l’acquisition de la connaissance théorique et professionnelle mais doit aussi contribuer à former des citoyens conscients de leurs devoirs envers la nation et déterminés à participer activement à son développement. « L’Université Aube Nouvelle réaffirme sa disponibilité à accompagner toutes les initiatives visant à renforcer la formation civique, patriotique et citoyenne de la jeunesse », a laissé entendre Isidore Gnatan Kini.
Pour l’étudiant de première année en droit, Gilbert Kinda, l’initiative constitue une occasion précieuse de découvrir des modèles auxquels la
jeunesse peut s’identifier. Il a estimé que la rencontre ravive l’espoir et donne envie de travailler davantage pour atteindre ses objectifs.

Pingdebwoaga Urielle Lauryn KABORE

Frappes de drones tchadiens sur le territoire nigérien: le Niger condamne et annonce des mesures diplomatiques et sécuritaires

Le gouvernement nigérien a condamné avec la plus grande fermeté une frappe aérienne menée par drone, le 24 octobre 2026, vers une heure du matin, dans la zone de Emi Loulou, région d’Agadez, qu’il attribue à l’Etat tchadien avec l’appui de la France.

Selon les autorités nigériennes, cette frappe a causé la mort de deux civils, fait des blessés et endommagé des véhicules. Dans une déclaration, le gouvernement indique que cette attaque a visé le territoire national et déplore les pertes en vies humaines ainsi que les dégâts matériels enregistrés. A cette occasion, il s’incline devant la mémoire des victimes, présente ses condoléances émues à leurs familles et souhaite un prompt rétablissement aux blessés. Le gouvernement précise que les investigations menées par les Forces de défense et de sécurité (FDS), en collaboration avec les autorités judiciaires, ont permis d’établir l’origine de la frappe, sur la base d’éléments matériels et techniques concordants.

Ces éléments, ajoute-t-il, seront mis à la disposition des instances internationales compétentes. Les autorités nigériennes condamnent cet acte qu’elles considèrent comme une violation flagrante de la souveraineté nationale, de l’article 2, paragraphe 4, de la Charte des Nations unies et des principes fondateurs de l’Union africaine. Le gouvernement estime que cette attaque ne peut être dissociée d’un contexte qu’il qualifie d’hostile, affirmant que le Tchad s’est inscrit, depuis plusieurs mois, dans une démarche défavorable au Niger et offre une profondeur stratégique à des mercenaires qui s’attaqueraient aux populations ainsi qu’aux infrastructures stratégiques et énergétiques du pays.

Il affirme également disposer d’éléments attestant que cette entreprise de déstabilisation bénéficie du soutien de certaines puissances étrangères. A cet égard, il attend des Etats concernés des clarifications publiques et sans ambiguïté.
En réaction à cette frappe, le gouvernement nigérien annonce une série de mesures diplomatiques, juridiques et sécuritaires.
Ainsi, il entend convoquer l’ambassadeur du Tchad afin de lui notifier une protestation solennelle, saisir le Conseil de sécurité des Nations unies ainsi que le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine, et demander l’ouverture d’une enquête internationale indépendante, à laquelle il assure vouloir apporter son plein concours. Le gouvernement prévoit également d’informer ses partenaires et alliés, tout en les appelant à faire preuve de solidarité conformément à leurs engagements. Il annonce, par ailleurs, le renforcement du dispositif de surveillance et de protection de l’espace aérien national et des zones frontalières.

Dans sa déclaration, le gouvernement tient le Tchad pour entièrement responsable de cet acte et de ses conséquences.
Il exige la cessation immédiate de toute action hostile ainsi que la réparation du préjudice subi. Tout en réaffirmant son attachement à la paix et au bon voisinage, le gouvernement déclare laisser au peuple frère du Tchad le choix de ses dirigeants, auquel il dit resté attaché.
Il souligne toutefois que la retenue dont il fait preuve ne doit pas être interprétée comme un signe de faiblesse.
Se référant à l’article 51 de la Charte des Nations unies, le gouvernement indique que le Niger se réserve le droit de prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la défense de sa population, de son territoire et de ses intérêts vitaux. Il prend également à témoin la communauté internationale, estimant que le silence face à une agression caractérisée constituerait une complicité de fait. Il appelle, à ce titre, tous les Etats attachés au respect du droit international à condamner sans équivoque les actes dénoncés.
Enfin, le gouvernement invite la population au calme, à la vigilance et à l’unité nationale autour des Forces de défense et de sécurité, dont il salue l’engagement.
Il exhorte également les citoyens à ne relayer que les informations officielles.
« La souveraineté de la nation n’est pas négociable », réaffirme le gouvernement nigérien.

Agence nigerienne de presse