Bénin : les « héritiers » de Yayi Boni

Au Bénin, le principal parti d’opposition, Les Démocrates, se réorganise, après la démission de son fondateur, l’ancien président, Yayi Boni, en mars dernier, pour des raisons de santé. Cette formation a, entre autres, renouvelé ses instances, à la faveur de son 2e congrès ordinaire, tenu les 10 et 11 septembre 2026, à Porto-Novo. Les militants ont élu l’ex-député et président de groupe parlementaire, Nourénou Atchadé, à la tête du parti pour cinq ans. Ce fidèle parmi les fidèles de Yayi Boni, qui assurait l’intérim jusque-là, se voit désormais confier pleinement les rênes du parti, Les Démocrates. En plaçant son action dans l’unité, comme l’a toujours souhaité son maitre à penser, Nourénou Atchadé va devoir travailler à rassembler sa famille politique qui a connu des divergences et des désertions. Aussi devra-t-il s’accommoder de la trêve politique imposée par la nouvelle Constitution durant le mandat présidentiel désormais établi à sept ans. Cette disposition suspend pendant six ans toute activité politique partisane à finalité compétitive. Autrement dit, les campagnes électorales permanentes, qui paralysent l’action publique, sont interdites jusqu’à l’orée des prochaines élections.

Le parti, Les Démocrates, doit se conformer à cette exigence, sans pour autant végéter dans le silence. « Nous sommes un parti d’opposition et nous allons continuer d’animer la vie politique. On doit pouvoir faire des propositions alternatives. La trêve ne veut pas dire absence d’activités politiques », a du reste prévenu son nouveau président. S’il est tenu de se montrer républicain, le parti de Yayi Boni a surtout fort à faire pour rebondir politiquement, après sa mésaventure aux élections générales de 2026. Alors qu’il disposait de 29 élus sur les 109 de l’ancien Hémicycle, ce parti n’a obtenu aucun siège aux législatives de janvier. Si le parti a échoué aux législatives, il n’a pas non plus eu la chance de participer aux communales couplées et à la présidentielle du 12 avril, respectivement pour dossier incomplet et déficit d’un seul parrainage.

Nourénou Atchadé arrive à un moment critique de l’histoire du parti, Les Démocrates, appelé à se battre pour retrouver ses assises politiques. Passer de plus d’une vingtaine de députés à zéro élu est un véritable naufrage pour le principal parti de l’opposition béninoise, qui n’a quasiment plus d’armes. La mission de Nourénou Atchadé se veut donc herculéenne, puisqu’il doit impérativement reconstruire l’image du parti et travailler à le repositionner comme une alternative aux prochaines élections générales prévues en 2033. C’est une longue période d’attente pour Les Démocrates, dans un environnement politique loin d’être favorable. Les Béninois ont manifestement tourné la page de Yayi Boni et des affidés. Du parti Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE), qu’il a créé et quitté pour fonder celui de Les Démocrates, l’ex-chef de l’Etat béninois ne brille plus politiquement, après son départ du pouvoir. Ses héritiers politiques, à l’instar de Nourénou Atchadé, pourront-il inverser la tendance ? Le sort actuel de Les Démocrates interroge sur son avenir, s’il n’incite pas au pessimisme. Pour autant on ne saurait enterrer de si tôt le parti de Yayi Boni. Tout est possible en politique.

Kader Patrick KARANTAO

Adjima Thiombiano, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation: « Notre vision est de faire de l’enseignement supérieur un levier de souveraineté »

Depuis 2022, le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation est engagé dans une série de réformes visant à faire de l’enseignement supérieur un levier de souveraineté et de développement socio-économique. A l’orée de la rentrée universitaire 2026-2027, le ministre Adjima Thiombiano, invité de la rédaction de Sidwaya revient sur les acquis de son département, les innovations de cette nouvelle année académique, la réforme du régime des études, la gestion des bourses ainsi que les filières prioritaires. Dans cet entretien, il présente également les ambitions du gouvernement pour renforcer la qualité de la formation et rapprocher davantage l’université des besoins du pays.

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L’invité de la Rédaction

Coordination nationale de lutte contre la fraude : plus de 55 millions F CFA de marchandises saisies en 48 heures

La Coordination nationale de lutte contre la fraude (CNLF) a présenté, lundi 12 octobre 2026 à Ouagadougou, des marchandises frauduleuses saisies, d’une valeur de 55,2 millions F CFA.

La Coordination nationale de lutte contre la fraude (CNLF) poursuit son combat contre le commerce illicite. Elle a présenté des marchandises frauduleuses composées de cyanures, de cigarettes, d’une citerne de gasoil et des huiles de vidange, lundi 12 octobre 2026, à Ouagadougou. Ces produits saisis sont issus des opérations menées les 30 septembre et 1er octobre 2026. Le premier coup de filet mené le 30 septembre, dans la commune de Loumbila, selon le coordonnateur, Mohamadi Compaoré, a permis de saisir un camion-citerne qui venait d’achever le dépotage de 10 000 litres de gasoil dans les cuves d’une unité de production industrielle. « Pourtant, le bon de commande présenté était destiné à la consommation ordinaire dans les stations-services.

Conformément à l’arrêté conjoint n°2026-007/MICA/MEF du 7 août 2026 portant composition des structures de prix des hydrocarbures. Ce carburant subventionné par l’Etat est formellement interdit d’utilisation aux mines, carrières et entreprises industrielles », a-t-il précisé. Les investigations complémentaires, a-t-il poursuivi, ont révélé une pratique minutieusement préméditée. Ce sont au total 59 000 litres de gasoil subventionné d’une valeur de 31 683 000 F CFA qui ont été fournis illégalement à cette entreprise par une société de droit burkinabè. « Il s’agit d’un véritable détournement des ressources destinées à soulager les ménages au profit d’intérêts industriels privés », a-t-il renchérit.

Sur l’axe Ouaga-Koupéla, l’opération du 1er octobre a permis de découvrir 50 sacs de 50 kg de cyanure d’une valeur de 7 500 000 F CFA et 15 colis de cigarettes de contrebande, estimés à 3 450 000 F CFA. Le coût global de cette saisie est estimé à 10 950 000 FCFA.
« Une alerte a ciblé un camion sous bâche, censé transporter du clinker. La fouille minutieuse effectuée par nos agents a permis de découvrir une cargaison camouflée particulièrement dangereuse », a indiqué le coordonnateur. La troisième opération s’est déroulée le même jour à la Patte d’Oie, à Ouagadougou, à la suite d’une nouvelle alerte citoyenne. « L’interception d’un véhicule suspect a permis la saisie 267 cartons d’huile lubrifiante contrefaite importés en contrebande. Cette pratique nuit à l’entretien de nos engins et sape l’effort de développement des entreprises citoyennes », a-t-il déploré. La valeur de la marchandise illicite s’élève à 12 600 000 F CFA. Le coût global de ces opérations s’élève à 55 233 000 F CFA.

Pour Mohamadi Compaoré, ces résultats sont issus de la vigilance CNLF et de la précieuse collaboration des concitoyens. A la question de savoir la nationalité du propriétaire de la citerne au regard de son immatriculation étrangère, le coordonnateur a laissé entendre qu’elle n’empêche pas l’application des mesures réglementaires en vigueur au Burkina. « Dès lors que l’infraction est commise dans notre pays, nous sommes compétents pour trancher la question, fixer les amendes et saisir le clinquer s’il y a lieu », a-t-il insisté.

Wendaabo Cathérine KOURAOGO
Déborah Bénédicte YAMEOGO
(Stagiaire)

Archidiocèse de Ouagadougou : La paroisse Notre Dame de Toutes Grâces ouvre officiellement

La paroisse Notre Dame de Toutes Grâces de Kamboinsin a ouvert ses portes, dimanche 11 octobre 2026, à Ouagadougou. A l’occasion, le premier curé de la paroisse a été installé.   

 L’église de kamboinsin a été transformée en paroisse en juin 2026.  Dénommée paroisse Notre Dame de Toutes Grâces de Kamboinsin, elle s’inscrit dans la dynamique de la célébration des 125 ans de l’évangélisation à Ouagadougou. La paroisse a ouvert officiellement ses portes, dimanche 11 octobre 2026, au cours d’une célébration solennelle présidée par l’archevêque métropolitain de Ouagadougou, Mgr Prosper Kontiébo. A cette occasion, l’abbé François de Sales Naré a été installé comme premier curé. « C’est Dieu qui se rend visible, proche de son peuple. A travers cette ouverture, les fidèles de cette portion de l’Église peuvent recevoir facilement les sacrements de l’Eucharistie et les confessions », a expliqué Mgr Prosper Kontiébo. Il a rappelé que depuis sa visite pastorale les fidèles de Kamboinsin lui avaient exprimé leur désir de devenir une paroisse. Il les a ainsi invités à travailler aux côtés du curé et du vicaire pour que cette paroisse puisse se consolider dans la foi, dans l’espérance et dans la charité. « Ce qui est important, c’est bâtir une communauté d’amour, fraternelle où chacun se sent en famille», a-t-il insisté.

Les fidèles de la Paroisse Notre Dame de Toutes Grâces de Kamboinsin se sont réjouis de l’aboutissement de leur requête.

Le nouveau curé, l’abbé François de Sales Naré s’est engagé à administrer, avec diligence et une préoccupation pastorale les biens ecclésiastiques de la paroisse conformément au droit canonique, aux normes particulières et aux coutumes légitimes du diocèse, sans partialité ni faveur.

Le nouveau curé, l’abbé François de Sales Naré s’est engagé à administrer les biens ecclésiastiques de la paroisse avec honnêteté, loyauté et responsabilité, conformément au droit canonique et aux normes de l’Église.

Il a également promis de respecter la confidentialité des délibérations et des décisions du conseil pour les affaires économiques. Il s’est en outre engagé à respecter les obligations liées à sa fonction conformément aux prescriptions du livre V du Code de droit canonique et à agir dans les limites des pouvoirs qui lui sont confiés. À l’issue de la célébration, l’abbé François de Sales Naré a exprimé sa joie et rendu grâce à Dieu pour cette nouvelle mission.  Pour le fidèle catholique Abel Lompo, cette nouvelle paroisse vient couronner plusieurs années d’attente. Selon lui, elle est une source de joie pour l’ensemble des chrétiens. Il a rendu grâce à Dieu et témoigné sa reconnaissance à Mgr Prosper Kontiébo pour avoir donné suite à leur demande. Pour terminer, il a assuré la  disponibilité des fidèles à accompagner le curé dans sa mission pastorale et à accomplir les tâches qui leur seront confiées.

 

Wendaabo Cathérine KOURAOGO

Crédit photo : Wendaabo Cathérine KOURAOGO

 

𝐄́𝐝𝐮𝐜𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐪𝐮𝐚𝐥𝐢𝐭𝐞́ : 𝐥𝐞 𝐏𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞𝐫 𝐦𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐞 𝐢𝐧𝐚𝐮𝐠𝐮𝐫𝐞 𝐥𝐞 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐥𝐞𝐱𝐞 𝐬𝐜𝐨𝐥𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐅𝐚𝐬𝐨-𝐊𝐞́𝐨𝐨𝐠𝐨 𝐝𝐞 𝐁𝐨𝐧𝐡𝐞𝐮𝐫-𝐕𝐢𝐥𝐥𝐞

‎Le Camarade Premier ministre, Chef du Gouvernement, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a inauguré, ce lundi 12 octobre 2026, le complexe scolaire primaire public de Bonheur-Ville, dans le 7ᵉ arrondissement de Ouagadougou. Réalisé dans le cadre de l’Initiative présidentielle pour une éducation de qualité pour tous (IPEQ), cet établissement vise à répondre aux besoins éducatifs d’une zone en pleine croissance.
‎Après le dévoilement de la plaque inaugurale et la coupure du ruban, le Chef du Gouvernement, accompagné des personnalités présentes, a visité les salles de classe et les autres installations du complexe. Construit sur une parcelle de 35 384 m², déclarée d’utilité publique d’urgence en mai 2024, le bâtiment pédagogique en R+3 comprend 16 salles de classe, soit quatre par niveau, ainsi que des blocs sanitaires adaptés aux personnes à mobilité réduite. Financé sur les ressources propres de l’État, le complexe a coûté plus d’un milliard de francs CFA.
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‎L’établissement accueille déjà trois écoles — Faso-Kéoogo-Bonheur-Ville C, D et E — qui comptent, pour l’année scolaire 2026-2027, 1 453 élèves, dont 742 filles, encadrés par 32 enseignants. Pour le Gouvernement, cette réalisation illustre un modèle scolaire qui optimise l’espace tout en améliorant les conditions d’apprentissage.
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‎Le ministre de l’Enseignement de base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales, le Camarade Jacques Sosthène Dingara, a indiqué que la construction de cet édifice concrétise la volonté du Camarade Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, de doter le pays d’infrastructures modernes et adaptées aux besoins des populations. Dans cette zone marquée par une forte croissance démographique, il a présenté le complexe comme « une promesse tenue et une invitation à regarder plus loin ».
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‎Pour le Camarade Premier ministre, cette école incarne l’ambition de la Révolution progressiste populaire dans le domaine éducatif. « Il s’agit d’une école de type nouveau », a-t-il déclaré, saluant la fonctionnalité du bâtiment et l’optimisation de l’espace. Il a toutefois rappelé que la transformation de l’école passe aussi par l’évolution des contenus et l’amélioration de la qualité des formations.
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‎« Aucun ordre d’enseignement ne sera oublié dans la transformation profonde du système éducatif au Burkina Faso », a-t-il affirmé, en évoquant les chantiers engagés du primaire au supérieur. Les enseignements tirés de cette première expérience serviront également à améliorer les futurs bâtiments en R+3, qui devraient compter 18 salles de classe, avec une possibilité d’extension à 24.
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‎Le nom Faso-Kéoogo confère à l’établissement une portée symbolique particulière. Selon le Premier ministre, « Kéoogo » désigne le camp d’initiation, espace traditionnel de transmission des savoirs et de préparation des jeunes à leurs responsabilités futures. L’école doit ainsi transmettre des connaissances, mais aussi contribuer à former des citoyens attachés au patriotisme, à la dignité, à la fierté et à la solidarité.
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‎S’adressant aux élèves, le Chef du Gouvernement les a exhortés à faire preuve de discipline, d’assiduité et d’engagement dans le travail, ainsi qu’à prendre soin de leur école. Il a salué le dévouement des enseignants et appelé toute la communauté éducative à préserver les installations et à faire de l’établissement un cadre d’excellence. ‎« C’est dans ce sens que nous allons donner au secteur de l’éducation au Burkina Faso toute sa place », a-t-il déclaré.
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‎Au nom du Conseil des écoles de Faso-Kéoogo, le Camarade Daouda Traoré a remercié les autorités pour cette infrastructure. Il s’est engagé, au nom des populations, des parents d’élèves et des enseignants, à veiller à sa conservation. Il a souhaité que l’établissement demeure un « phare de savoir et un creuset de vertu » pour les générations futures.
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‎Quinze autres complexes scolaires de ce type sont annoncés dans quinze provinces. Leur réalisation s’appuiera sur les enseignements tirés de cette première expérience afin d’améliorer la fonctionnalité des futures infrastructures éducatives.
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‎𝐃𝐂𝐑𝐏/𝐏𝐫𝐢𝐦𝐚𝐭𝐮𝐫𝐞

Accès à l’eau potable à Bobo Dioulasso : de nouveaux travaux pour renforcer la desserte de 132 000 personnes

Le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié, a lancé, le samedi 10 octobre 2026, à Bobo-Dioulasso, des travaux de réalisation d’infrastructures hydrauliques. Le projet vise à améliorer l’approvisionnement en eau potable de plusieurs quartiers de la ville et à renforcer la desserte de près de 132 000 personnes supplémentaires.

L’amélioration de l’accès à l’eau potable constitue une priorité des autorités burkinabè, conformément aux orientations du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, en faveur de l’amélioration des conditions de vie des populations. C’est dans cette perspective que le gouvernement poursuit ses investissements dans le renforcement des infrastructures hydrauliques.

A Bobo-Dioulasso, les secteurs 17, 18, 26 et 27 figurent parmi les zones concernées par ces travaux en ce sens que les populations de ces quartiers font face à des difficultés d’approvisionnement, liées notamment à une demande en eau supérieure aux capacités actuelles du réseau. Pour apporter une réponse à cette problématique, le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié, a procédé, au lancement des travaux de réalisation d’infrastructures hydrauliques, le samedi 10 octobre 2026, à Bobo-Dioulasso.

Le projet entend ainsi renforcer les dispositifs de pompage, de stockage et de distribution pour améliorer la disponibilité de l’eau dans les ménages. Les travaux prévus portent notamment sur la réalisation d’une station de pompage d’une capacité de 300 m³ par heure, la

Les autorités et les acteurs techniques mobilisés pour le lancement du projet de renforcement des infrastructures hydrauliques.

construction d’un château d’eau de 2 000 m³ et la pose d’environ 7 000 mètres linéaires de conduite.
A terme, ces infrastructures devraient permettre d’améliorer l’accès à l’eau potable pour quelques 132 000 personnes supplémentaires. Le délai d’exécution du chantier est fixé à dix mois. Pour le ministre d’Etat, la particularité de Bobo-Dioulasso est que la ressource en eau est disponible, mais les infrastructures pour faciliter la distribution faisaient défaut. « Avec ces investissements, ce problème sera réglé et les quartiers qui n’étaient pas autrefois desservis en eau potable le seront dès fin avril, début mai 2027 », a-t-il déclaré.

Le ministre chargé de l’Eau a indiqué que le projet s’inscrit dans la volonté des autorités de répondre aux préoccupations quotidiennes des Burkinabè et qu’il traduit également les orientations du chef de l’Etat, qui fait de l’amélioration des conditions de vie des populations un axe majeur de l’action gouvernementale. Au-delà de Bobo-Dioulasso, il a rappelé que cette dynamique concerne également d’autres villes du pays. Des travaux de renforcement de l’approvisionnement en eau potable sont prévus ou en cours à Ouahigouya, Koudougou, Fada N’Gourma et Dédougou.

Ces investissements a-t-il insisté, visent à accroître les capacités des infrastructures existantes et à mieux
répondre aux besoins croissants des populations. Le ministre d’Etat a encouragé l’entreprise chargée de l’exécution du chantier, à livrer des infrastructures de qualité, tout en l’invitant à mettre du sérieux pour réaliser ces travaux dans le délai. Il
a également exhorté les structures techniques et les équipes responsables du suivi à rester mobilisées afin d’assurer une exécution rigoureuse du projet et
l’atteinte des résultats
attendus.

Paténéma Oumar OUEDRAOGO


 

Ismaël Sombié visite le chantier du château d’eau de Orodara

Dans le cadre du renforcement de l’approvisionnement en eau potable dans la province du Kénédougou, le ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié, a visité le chantier du château d’eau de l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA) à Orodara, dans l’après-midi du samedi 10 octobre 2026. Cette infrastructure s’inscrit dans un programme d’investissements visant à améliorer durablement la desserte en eau potable des populations de la localité et de la province. A l’issue de sa visite, le ministre a précisé que la réalisation du château d’eau constitue la première phase d’un ensemble de travaux destinés à répondre aux besoins en eau potable de la zone de Orodara. « C’est la première phase d’un ensemble d’investissements qui sont prévus et qui visent à régler la question de l’approvisionnement en eau potable de la zone de Orodara », a-t-il expliqué. Selon le commandant Ismaël Sombié, les travaux engagés comprennent plusieurs composantes complémentaires. Après la réalisation du château d’eau, la construction d’une bâche de stockage est prévue, suivie de la pose des conduites destinées à renforcer le réseau de distribution. Le ministre a indiqué que les dispositions nécessaires ont déjà été prises pour le démarrage de cette dernière phase. L’entreprise chargée de l’exécution des travaux a été recrutée et le lancement du chantier est annoncé dans les prochains jours. Le financement de ces investissements est assuré par l’ONEA.

POO

Burkina Faso-Etats-Unis d’Amérique : un nouveau cadre de dialogue pour renforcer la coopération bilatérale entre les deux pays

Ce jeudi 8 octobre 2026, le camarade ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré et le sous-secrétaire d’Etat adjoint pour l’Afrique de l’Ouest du département d’Etat américain, Richard Michaels, ont co-présidé à Ouagadougou,
la session inaugurale du groupe de travail conjoint entre le Burkina Faso et les Etats-Unis d’Amérique.

Il s’agit d’un nouveau cadre de concertation et de dialogue permanent qui permettra aux experts des deux pays d’identifier les axes de coopération mutuellement bénéfiques, offrant ainsi de nouvelles perspectives de renforcement des liens d’amitiés et de coopération entre Ouagadougou et Washington.

Pour Richard Michaels, à la tête d’une forte délégation à Ouagadougou, ce groupe de travail est une tribune qui
va offrir l’opportunité de repenser le partenariat entre les deux pays, basé sur le respect mutuel, le respect de la souveraineté de chaque partie et les intérêts communs, à travers notamment l’écoute mutuel. Pour sa première visite au Pays des Hommes intègres, le chef de la délégation américaine a salué l’ouverture et la disponibilité des autorités nationales, donnant ainsi l’occasion à son pays de s’engager sur la voie de la redynamisation de sa coopération avec le Burkina Faso.

Pour le chef de la diplomatie burkinabè, la cérémonie inaugurale du groupe de travail conjoint Burkina Faso-Etats-Unis, marque une étape majeure dans la collaboration entre les deux pays, et c’est le fruit d’une volonté partagée de redéfinir une nouvelle base de coopération, fondée sur un dialogue ouvert et la sincérité, en vue d’identifier les problèmes avec objectivité et de construire des solutions communes.

« Ce cadre de dialogue permettra de reconfigurer les rapports, pas seulement avec le Burkina Faso, mais aussi avec la Confédération des Etats du Sahel et faire en sorte que nous soyons désormais dans une coopération où les deux entités se
sentent valorisées », soutient le ministre des Affaires étrangères.

A noter qu’avant la rencontre inaugurale, le sous-secrétaire d’Etat adjoint pour l’Afrique de l’Ouest du Département d’Etat américain, Richard Michaels et sa délégation accompagnés par l’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique, Joann Lockard ont été reçus en audience par le patron de la diplomatie burkinabè, le camarade Karamoko Jean Marie Traoré. Une autre concertation s’est tenue par la suite dans un
format plus élargi, avec la présence du ministre d’Etat, ministre de la Guerre
et de la Défense patriotique, le camarade Célestin Simporé.

DCRP/MAE

 

UACO 2026: Un appel à intensifier la lutte contre la désinformation

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La 15e édition des Universités africaine de la communication de Ouagadougou (UACO) a pris fin, le vendredi
9 octobre 2026.

Après trois jours d’échanges, la 15e édition des Universités africaines de la communication de Ouagadougou (UACO) a pris fin, le vendredi 9 octobre 2026. Placé sur le thème : « Dans un contexte de guerre communicationnelle, quelles attitudes et aptitudes pour les acteurs de l’information et de la communication en Afrique ? », cette rencontre a réuni des chercheurs, des communicateurs, des journalistes, des étudiants et des responsables institutionnelles venus de plusieurs pays d’Afrique.

Les participants ont formulé plusieurs recommandations. Ils ont appelé à intensifier la lutte contre la désinformation et les manipulations informationnelles, à travers la promotion du journalisme de vérification des faits, le développement des mécanismes de veille et d’alerte et la généralisation de l’éducation aux médias auprès des populations. La 2e recommandation formulée par les participants concerne le développement des compétences numériques, technologiques et éditoriales des professionnels de l’information et de la communication.

Et ce dans les domaines de l’intelligence artificielle, la production multimédia, la vérification numérique, la gestion des données, la cyber sécurité et les nouveaux formats éditoriaux. Les participants à la 15e édition des UACO ont plaidé pour la mise en place de programmes réguliers de formation et de perfectionnement, afin de permettre aux professionnels africains de s’adapter aux mutations technologiques, tout en préservant les principes d’éthique, de responsabilité et de qualité de l’information.

Le soutien à la production de contenus africains crédible et souverains a été aussi l’une des recommandations des UACO 2026. Il s’agit pour les participants d’encourager la production de contenus mettant en valeur les réalités, les cultures, les langues, les savoirs, les initiatives et les aspirations des peuples africains.

La dernière recommandation consiste à encourager les médias et les acteurs de la communication à développer davantage de contenus contribuant à la prévention des conflits, au dialogue entre les communautés, à la sensibilisation des populations et au
renforcement de la solidarité, particulièrement dans le contexte de crise. La cérémonie de clôture a été présidée par le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo.

Consolider la paix

Il a salué la mobilisation et la qualité des réflexions qui ont marqué cette rencontre. « Il est ressorti de nos travaux que les
attitudes attendues des acteurs de l’information et de la communication sont notamment la vigilance, le sens du devoir, l’esprit critique, le respect de la vérité, la capacité d’écoute, le courage intellectuel et l’engagement patriotique », a confié Pingdwendé
Gilbert Ouédraogo. En outre, le ministre chargé de la Communication a relevé que les aptitudes nécessaires pour une bonne communication incluent la maîtrise des outils numériques, l’analyse des contenus, la vérification des faits, l’adaptation aux nouveaux canaux de diffusion, ainsi que la capacité à produire une information crédible, équilibrée et utile au développement.
« Dans un environnement où les frontières entre le vrai et le faux deviennent parfois floues, où les opinions se propagent à une vitesse fulgurante et où les perceptions peuvent être orientées en quelques instants, il revient aux professionnels de l’information et de la communication de demeurer des repères, des sentinelles et des bâtisseurs de confiance »,
a-t-il soutenu.

Le ministre chargé de la Communication a insisté sur le rôle du journalisme qui est, selon lui, de préserver la cohésion sociale, consolider la paix, éclairer le débat public et accompagner la construction d’une Afrique plus informée, plus résiliente et plus souveraine. Il a fait savoir que la fin de ces travaux ne marque pas pour autant celle de la réflexion, mais plutôt le commencement de l’action. « C’est dans cette perspective que les résultats de ces UACO prendront tout leur sens et produiront les effets attendus », a-t-il laissé entendre. La 15e édition des UACO s’est tenue du 7 au 9 octobre 2026. Elle a accueilli les experts venus du Mali, du Niger, de la Guinée-Bissau et du Cameroun ainsi que des acteurs d’autres pays africains.

Mariama Claire MANDOMBA LOMPO
Déborah Bénédicte YAMEOGO
(Stagiaire)