Les temps changent sur le théâtre des opérations au Burkina Faso. Ceux qui, hier encore, semaient la terreur, imposaient leur loi aux populations et circulaient en maîtres dans certaines localités, ont du plomb dans l’aile aujourd’hui. Les Forces combattantes sont désormais à leurs trousses et ne leur laissent aucun répit. La récente opération dans la forêt de Konga, qui a coûté la vie à Saïdou Diallo, alias Djabiri Mangan le Borgne, et à plusieurs de ses acolytes, en est une éclatante illustration. Ce 29 octobre 2026 restera comme une journée particulièrement difficile pour les criminels du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM).
En s’attaquant à leur dispositif dans cette zone du Sourou, les éléments des Forces spéciales antiterroristes de campagne (FORSATEC) ont fait preuve d’une remarquable efficacité opérationnelle. Mieux, ils ont réussi à mettre hors d’état de nuire un hors la loi qui constituait un maillon important de l’organisation terroriste dans le Sourou et le Yatenga. Adjoint du chef de la base terroriste de Konga/Gomboro et acteur central de la logistique criminelle, Djabiri Mangan le Borgne n’était pas un simple exécutant. Il participait à l’approvisionnement des criminels en tenues et accessoires militaires et assurait l’écoulement du bétail arraché aux populations. Sa neutralisation représente donc bien davantage qu’une victoire symbolique. C’est une partie de la machine criminelle qui vient d’être sérieusement grippée.
Il faut saluer le courage, l’abnégation et le professionnalisme de nos Forces combattantes. Face à un ennemi qui connaît parfaitement les zones qu’il écume et qui se nourrit de la peur des populations, nos soldats font preuve d’une détermination remarquable. Leur capacité à débusquer les responsables terroristes jusque dans leurs repaires, à démanteler leurs bases et à récupérer leurs moyens
logistiques témoigne des efforts accomplis dans la conduite des opérations. Les résultats enregistrés ces derniers mois confortent cette montée en puissance de nos braves forces combattantes. Le 25 juillet 2026, 15 terroristes, dont leur chef Sangaré Barry Manga, avaient été neutralisés dans la forêt de Kinséré, dans la province de la Kossi. Le 16 janvier dernier, 57 autres avaient été renvoyés à l’au-delà lors d’une embuscade entre Koogo et Menè, dans le Koulpélogo. Parmi eux figurait Karim Torodo, alias Abdoul Bachirou, présenté comme l’émir du GSIM pour le Nakambé.
Ces coups de massue successifs portés aux responsables terroristes envoient un message sans équivoque : aucun sanctuaire ne saurait constituer un refuge permanent pour les ennemis de la paix. Les criminels ne peuvent éternellement se cacher derrière les forêts, les grottes ou les zones difficiles d’accès pour échapper à la détermination des Forces combattantes. Le temps de l’impunité doit céder définitivement la place à celui de la reconquête. Mais ces victoires ne doivent rien au hasard. Elles sont le fruit de l’engagement des hommes sur le terrain, de leur préparation, de leur courage et, surtout, de leur professionnalisme. Derrière chaque opération réussie, il y a des combattants qui affrontent le danger, souvent au péril de leur vie, pour que des millions de Burkinabè puissent espérer retrouver une existence normale. A ces hommes et à ces femmes, la Nation doit reconnaissance et soutien.
Certes, le chemin vers la victoire définitive reste exigeant. Les groupes terroristes peuvent tenter de se réorganiser et de reconstituer leurs réseaux. Mais une chose est désormais essentielle : les Forces combattantes ne subissent plus passivement la menace. Elles frappent, traquent et désorganisent l’adversaire. Cette capacité à prendre l’initiative constitue un atout majeur dans cette guerre de longue haleine. Au-delà des bilans militaires, l’enjeu est de faire reculer durablement la peur, de libérer les populations de l’emprise des criminels et de restaurer l’autorité de l’Etat dans chaque portion du territoire national. A Konga, nos Forces combattantes viennent de
rappeler une vérité : le Burkina Faso n’a pas renoncé à sa liberté et à sa souveraineté. Aux ennemis de la patrie, le message est clair : le peuple burkinabè, debout derrière ses défenseurs, ne se résignera jamais à vivre sous le joug de la barbarie. La patrie se défend, la souveraineté se conquiert et la victoire se construit avec des hommes déterminés. Hommage à nos Forces combattantes !
Kamélé FAYAMA





Et de trois pour Yacine Hamza. Le sprinter algérien a fait parler une fois de plus sa puissance à l’arrivée de la 6e étape ce 4 novembre à Léo. Il a « déposé » sur la ligne finale le Néerlandais Cas Hermans (2e) et l’Algérien Mohamed Nadib Assal au bout d’un alléchant sprint groupé à 44, 380 km/h. Partis à 8h 37 avec trois coureurs de moins que la veille, ils étaient 70 en lice pour ce sixième jour de compétition. Le peloton est resté calme jusqu’au premier point chaud de la journée, jugé à Rakaye au km 34,22. Un sprint intermédiaire remporté par Tiémoko Diamouténé du Mali devant Marouan Kharbouchi du Maroc et Wogué Ivan Njonkoué du Cameroun.
D’abord le Néerlandais victime de crevaison. Paul Daumont sentant le monde à ses talons tente une ultime accélération sur plus de 10km seul en tête mais il sera rattrapé à 5km de l’arrivée par le groupe. Les intentions des Algériens sont désormais claires : la victoire d’étape. Ils se positionnent pour cet objectif et la suite leur donnera raison avec deux places sur le podium. Le premier Burkinabè de l’étape est Saturnin Yaméogo arrivé 10e.
Au classement général, aucun changement à noter. Le Sud-africain conserve le maillot jaune avec 41 secondes d’avance sur le Burkinabè Soumaïla Ilboudo. La tunique des points chauds demeure également la propriété du Marocain Youssef Bdadou. Celle du meilleur jeune est restée aussi sur les épaules de Soumaïla Ilboudo du Burkina, tout comme le maillot vert détenu par le vainqueur de l’étape Yacine Hamza de l’Algérie. La 7e étape prévu demain entre Ouagadougou et Pô est longue de 144,02 km.
Cette augmentation concerne l’ensemble des principales récompenses attribuées aux coureurs et aux équipes. Elle prend en compte les classements individuels et collectifs, les performances aux arrivées d’étapes, les sprints intermédiaires ainsi que les différents maillots distinctifs.
