Souveraineté informationnelle dans l’AES: les Editions Sidwaya, l’AMAP et l’ONEP unissent leurs plumes

Les Editions Sidwaya du Burkina Faso, l’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP) et l’Office national d’édition et de presse (ONEP) du Niger ont signé, le mercredi 7 octobre 2026 à Ouagadougou, une convention
de partenariat.

Les médias publics de presse écrite de la Confédération des Etats du Sahel (AES) unissent leurs forces pour mieux consolider la souveraineté informationnelle. En effet, à l’occasion du forum des acteurs des médias et de la communication de l’AES, tenu en marge des 15e Universités africaines de la communication de Ouagadougou (UACO), les Editions Sidwaya, l’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP) et l’Office national d’édition et de presse (ONEP) du Niger ont scellé un partenariat par la signature d’une convention, le mercredi
7 octobre 2026.

A travers ce partenariat, les trois médias pourront, entre autres, développer des formations conjointes, favoriser
les échanges d’expertise, promouvoir l’innovation numérique et encourager un usage responsable de l’intelligence artificielle dans le journalisme. « Cette convention constitue un cadre privilégié pour renforcer les échanges de contenus, les publications croisées, les productions communes et les dossiers consacrés aux enjeux politiques, économiques, sociaux, culturels, sécuritaires et diplomatiques de notre espace confédéral », a indiqué la directrice générale des Editions Sidwaya, Assétou Badoh. Pour elle, le secteur des médias connaît de profondes mutations, marquées par l’accélération du numérique, l’évolution des usages et la multiplication des phénomènes de désinformation.

Face à ces défis, a-t-elle estimé, il est nécessaire pour les médias publics d’unir leurs forces et de mutualiser leurs expériences. « Notre ambition est de mieux faire connaître nos peuples, nos territoires, nos cultures, nos patrimoines et nos initiatives de développement endogène », a-t-elle confié. Pour Assétou Badoh, la souveraineté informationnelle suppose que les trois pays soient capables de produire et de diffuser leurs propres récits à partir de leurs réalités, de leurs valeurs et des aspirations de leurs populations.
Le porte-parole des éditeurs des médias publics de l’AES, le directeur général de l’AMAP, Alassane Souleymane a indiqué que la signature de ce protocole d’accord n’est pas un fait isolé.

« Elle parachève une dynamique d’intégration médiatique globale, engagée étape par étape », a-t-il précisé. Il a rappelé que les quotidiens nationaux sont les acteurs médiatiques les plus anciens et les plus résilients de l’espace confédéral. « L’Essor au Mali éclaire le quotidien de ses lecteurs depuis 1949. Au Niger, Le Sahel, fondé en 1974, a succédé au Temps du Niger né en 1961. Sidwaya trace les sillons de la vérité depuis 1984, marchant dans les pas du mythique Carrefour africain créé en 1959 », a-t-il détaillé. Alassane Souleymane appelle les autorités nationales et confédérales à prendre soins des quotidiens nationaux. « Lors de chaque activité d’importance nationale, veillons à ce que la télévision, la radio, l’agence de presse et le quotidien national soient mobilisés ensemble », a-t-il plaidé.

Il a enfin émis le vœu qu’un investissement massif soit fait dans les médias publics, rappelant qu’ils appartiennent au peuple. Prononçant le mot de clôture des travaux du forum des acteurs des médias et de la communication de l’AES, le représentant du ministre chargé de la Communication, Sy Christian Innocent Ouattara a salué la qualité des panels et des échanges qui ont permis de partager les expériences, d’harmoniser les approches et de faire émerger une vision commune de la communication dans l’espace AES. Il a souhaité que les recommandations issues des travaux servent de plan d’actions pour renforcer la coopération entre les acteurs des médias et de la communication.

Leila Sylvia SAWADOGO

UACO 2026 : la souveraineté communicationnelle au cœur du premier panel

Le premier panel de la 15e édition des Universités africaines de la communication de Ouagadougou (UACO)
a eu lieu, mercredi 7 octobre 2026, à l’Université Joseph-Ki-Zerbo.

Placée sur le thème : « Dans un contexte de guerre communicationnelle, quelles attitudes et aptitudes pour les acteurs de l’information et de la communication en Afrique ? », la 15e édition des Universités africaines de la communication de Ouagadougou (UACO) a débuté avec les différentes communications inscrites au programme. Modéré par Zoumana Traoré, le premier panel
a abordé quatre axes.

Le directeur de l’information de l’Agence d’information du Burkina (AIB), Apollinaire Tilado Abga, a développé le thème : « Le Burkina Faso à la conquête de la maîtrise deses propres récits face à la désinformation des médias étrangers ». Pour lui, cette bataille a commencé avec la prise du pouvoir par le capitaine Ibrahim Traoré. Il a relevé que ce changement de paradigme a notamment conduit au départ des troupes militaires étran-gères stationnées au Bur-kina Faso et à l’adoption de mesures favorables à la souveraineté nationale.

Selon lui, cette nouvelle posture a suscité une réaction des puissances impérialistes. Le communicateur a souligné que le pouvoir, dans sa quête de souveraineté, a notamment réduit le train de vie de l’Etat. « Le pays s’est réapproprié ses ressources et des unités industrielles sont ouvertes un peu partout », a-t-il lancé. Il a expliqué que la stratégie de maîtrise des récits repose
sur le chef de l’Etat, le gouvernement et l’outil d’études stratégiques. « Ces trois piliers essentiels combinés avec les Bataillons d’intervention rapide de la communication (BIR-C) travaillent à déconstruire les clichés et mènent la campagne contre la désinformation », a-t-il affirmé.

Antidote contre les fake news

…avec les participants.

Le deuxième panéliste, Paul Ismaël Kiswendsida Nana, a abordé la tropica-lisation des contenus comme stratégie face à la guerre communicationnelle dans le contexte de la Révolution progressiste populaire (RPP). Ce doctorant en communication estime qu’une nouvelle ligne de défense s’est dessinée depuis l’arrivée au pouvoir du capitaine Traoré, avec pour objectif d’« extirper de nos médias l’impérialisme culturel et informationnel». Il a également relevé une présence accrue du régulateur à travers des décisions visant à assainir
le paysage médiatique.

Mohamed Doumi Zan-Karambiri s’est intéressé aux enjeux, défis et pers-pectives des BIR-C. Selon lui, ces unités permettent d’orienter les populations, de répondre à certains récits et de renforcer la visibilité des actions du gouvernement. « Ils sont un antidote contre les fakes News et contribuent à la mobilisation citoyenne autour des Forces de défense et de sécurité », a-t-il soutenu. Il a toutefois suggéré
un meilleur encadrement de ces acteurs.

Le quatrième axe : « Communication stratégique inter-générationnelle (CSIA) face aux campagnes de manipulation de l’opi-nion publique », a été présenté en ligne par Ismaël Touré. Face aux mutations de l’information, il a préconisé une communication endogène qui « valorise nos valeurs, notre identité à travers notre façon de nous dévoiler aux autres ».
Il a enfin insisté sur l’urgence de documenter les savoirs et de donner
à la jeunesse les moyens de produire plutôt que de consommer. « Nous devons documenter les savoirs des aînés et faire parler la mémoire dans le langage du numérique », a-t-il martelé.

Yacouba BELEM

Souveraineté informationnelle : les médias de l’AES accordent leurs violons

En marge de la 15e édition des Universités africaines de la communication de Ouagadougou (UACO), les acteurs des médias et de la communication de la Confédération des Etats du Sahel (AES) se sont réunis, mercredi 7 octobre 2026 à Ouagadougou.

Les mots et les images sont devenus des instruments stratégiques de guerre. C’est dans cette dynamique que les acteurs des médias et de la communication de la Confédération des Etats du Sahel (AES) ont tenu, mercredi 7 octobre 2026 à Ouagadougou, un forum sur le thème : « Médias et souveraineté de la Confédération des Etats du Sahel ». Selon le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, cette rencontre offre un cadre de réflexion sur les enjeux de la guerre communicationnelle et ses implications pour les professionnels de l’information et de la communication. Selon lui, la guerre ne se limite plus aux champs de bataille.

Elle se joue également dans les rédactions, sur les plateformes numériques et à travers les différents canaux de diffusion de masse. Cet usage de l’information et de la communication, a-t-il poursuivi, doit être contré par un discours alternatif afin de déconstruire les stéréotypes et autres messages subversifs diffusés à dessein pour ternir l’image des Etats et dissuader leurs partenaires et amis à travers le monde. Pour lui, les hommes et femmes des médias doivent être des acteurs conscients et responsables, afin de faire de l’information un outil essentiel dans la lutte pour la souveraineté de l’AES. Le ministre a invité les journalistes à renforcer leurs capacités face à la désinformation, à promouvoir une stratégie de communication concertée et à produire davantage de contenus valorisant les réalités et les initiatives sahéliennes.

Respect des normes et des valeurs sociales

Quant au président de la Commission nationale de l’AES, Bassolma Bazié, il a indiqué que l’information constitue l’une des armes les plus précieuses dans la bataille engagée par l’AES pour l’affirmation de son indépendance. Il a appelé les pays de l’espace confédéral à se donner les moyens de produire et de diffuser leurs propres contenus, ainsi que de construire un puissant éditorial indépendant pour porter le regard de l’AES sur l’Afrique et sur le monde.

L’enseignant-chercheur Dr Lassina Kaboré, dans une communication, a mis en évidence les réactions, à la fois positives et critiques, des internautes à la suite de la publication d’articles produits par la RTB et les médias publics du Mali et du Niger. Pour lui, les journalistes de l’espace confédéral doivent s’appuyer sur l’éthique et la déontologie de la profession. Il a également insisté sur l’importance des normes sociales et des valeurs endogènes dans la construction d’un nouveau narratif médiatique.

Les participants ont identifié plusieurs pistes pour renforcer cette coopération. Il s’agit notamment de la coproduction de séries et de documentaires, de l’immersion des professionnels dans les rédactions des pays membres, de la création d’une base de données commune de contenus et d’archives, ainsi que du développement de productions destinées aux plateformes numériques. L’intelligence artificielle et les nouvelles technologies ont également été présentées comme des outils susceptibles de renforcer les capacités de production et de diffusion des médias de l’espace confédéral. Les professionnels ont, par ailleurs, souhaité développer davantage de contenus consacrés à l’histoire, aux cultures, aux langues nationales, à la jeunesse et au patrimoine des trois pays.

Coopération des médias

Le forum a également été marqué par un partage d’expériences entre les professionnels des médias des pays de l’AES. Il a permis de mettre en lumière le contexte, les acquis, les enseignements et les perspectives de cette coopération. La directrice générale des Editions Sidwaya, Assétou Badoh, a présenté l’état et les perspectives de coopération entre les presses écrites de l’AES. Cette coopération repose, selon elle, sur les échanges d’informations, le partage d’expériences, l’accompagnement des équipes en déplacement et les immersions professionnelles. Les rédactions ont également commencé à produire des contenus communs et à partager certains articles, malgré l’absence d’une convention officielle.

Les perspectives, a-t-elle annoncé, portent également sur la modernisation des plateformes numériques, la valorisation des archives, la formation commune des professionnels, la mutualisation de certains équipements et consommables, ainsi que la mise en place de mécanismes communs de lutte contre la désinformation. Du côté de l’audiovisuel, le directeur général de la RTB, Galip Somé, a indiqué que la coopération entre les médias audiovisuels a permis de mettre en place un espace médiatique commun, fondé sur le partage quotidien de contenus, d’émissions et de programmes. A cela s’ajoute la création de la page AES. Cette coopération, a-t-il poursuivi, a également favorisé la mutualisation des compétences techniques et logistiques.

Wendaabo Cathérine KOURAOGO
Déborah Bénédicte
Yaméogo
(stagiaire)

 

 

UACO 2026 : l’Afrique se mobilise pour sa souveraineté informationnelle

La 15e édition des Universités africaines de la communication de Ouagadougou (UACO) s’est ouverte, mercredi 7 octobre 2026. C’est le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo qui a donné le top départ.

Les professionnels des médias et de la communication veulent mener la bataille pour la souveraineté de l’Afrique sur le terrain de l’information. C’est pourquoi, durant trois jours, ils se réunissent dans la capitale burkinabè pour des réflexions, à l’occasion de la 15e édition des Universités africaines de la communication de Ouagadougou (UACO). Placée sur le thème : « Dans un contexte de guerre communicationnelle, quelles attitudes et aptitudes pour les acteurs de l’information et de la communication en Afrique », cette édition qui se tient du 7 au 9 octobre 2026, sera marquée entre autres, par des panels, des échanges entre médias et des expositions.

Plusieurs délégations africaines d’Hommes de médias et d’experts de la Guinée-Bissau, du Mali, du Niger et du Cameroun ainsi que des acteurs d’autres pays africains participent à cette édition. L’ouverture a été présidée par le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo. Quant à la conférence inaugurale, elle a été animée par le politologue et essayiste camerounais, Claude Wilfried Ekanga. Le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a indiqué que, face aux réseaux sociaux et l’intelligence artificielle, la question fondamentale demeure la place de l’Afrique dans la production de sa propre information. Pour ces présentes UACO, a-t-il annoncé, le comité scientifique a structuré les travaux autour de deux axes thématiques majeurs qui feront l’objet de 35 communications.

L’innovation majeure, a-t-il laissé entendre, est le forum des acteurs des médias et de la communication de la Confédération des Etats du

Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo : « nous vivons une période où l’information est devenue une ressource stratégique de gouvernance».

Sahel (AES) et la tenue de la première édition des Zama d’or, un concours destiné à valoriser l’excellence et la créativité des professionnels locaux. Le ministre a souhaité que les acteurs des médias se mettent dans la danse pour mener cette guerre pour la souveraineté informationnelle de l’Afrique. « La guerre se mène certes sur le terrain face aux ennemis, mais aussi sur le terrain de la communication. C’est en cela que nous parlons de guerre communicationnelle », a-t-il affirmé. Il pense que les professionnels des médias ont également un rôle important à jouer. « Les gouvernants ont déjà joué leur partition.

Aujourd’hui, nous estimons qu’il est important que les hommes et femmes de médias prennent le relais et assument pleinement leurs responsabilités », a-t-il interpelé. Le ministre a notamment insisté sur l’appropriation de concepts tels que le journalisme de solution et le journalisme de développement. « Nous sommes certains qu’à l’image de nos vaillantes forces combattantes qui sont en train de gagner la guerre, nous allons également gagner la guerre communicationnelle », a-t-il conclu.

Vers une souveraineté globale

Le parrain de cette édition, Bassolma Bazié, président de la Commission nationale de l’AES a lancé un appel à « faire parler l’Afrique par l’Afrique ». Pour lui, les stylos et les crayons sont des balles, faisant des communicateurs, des acteurs à part entière sur le théâtre des opérations informationnelles. Citant Thomas Sankara, il a appelé au retour aux ressources intellectuelles de l’Afrique. « Si vous buvez à la mauvaise source, l’information et la communication deviennent des armes tactiques de destruction », a-t-il prévenu. Quant au Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, il a relevé que dans la bataille des récits, le journaliste africain doit prendre ses responsabilités lorsque sa patrie est agressée. « Pendant longtemps, notre histoire a été racontée par d’autres, analysée à travers des grilles de lecture conçues ailleurs. Cette époque doit prendre fin », a-t-il martelé. Pour lui, un peuple qui ne produit pas sa propre information reste vulnérable et dépendant. « La souveraineté nationale ne peut être entière si elle n’est pas aussi informationnelle et communicationnelle », a-t-il expliqué.La cérémonie d’ouverture s’est achevée par la visite des stands d’exposition, où les autorités ont pu apprécier le dynamisme et le savoir-faire des entreprises de presse panafricaines.

Julien ZOUNGRANA
Aïssatou DIARRA
(Stagiaire)

JEPPC 2026: Le Ministre Parole-parole du Gouvernement dialogue avec le peuple

Le Ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme le Camarade Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO était face aux citoyens ce mardi 6 octobre 2026 au Pavillon Soleil Levant du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou ( SIAO) afin de présenter les différentes réalisations et innovations de son département sur la période du 30 septembre 2022 à nos jours dans le cadre des Journées d’engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC).
Dans son exposé liminaire, le Ministre Pingdwendé a d’abord présenté son département. Jadis scindé en plusieurs départements, le ministère a connu une fusion en 2022 et compte 2450 agents, 13 Directions régionales de la Culture, des Arts et du Tourisme (DRCCAT), 45 Directions Provinciales de la Culture, des Arts et du Tourisme ( DPCCAT), 10 Établissements Publics de l’État (EPE).
La mission du MCCAT est d’assurer l’élaboration, la mise en œuvre et le suivi de la politique du Gouvernement en matière de Communication, de Culture, des Arts et du Tourisme.
Au titre des bilans réalisés par le MCCAT de 2022 à nos jours, on note entre autres dans le domaine de la communication et des médias une stratégie de communication gouvernementale en temps de guerre où les actions engagées dans le cadre de cette stratégie ont permis de renforcer la cohérence et l’impact de la communication gouvernementale, d’accroître la production de contenus audiovisuels, de sensibilisation de la population et de renforcer l’information des populations sur la dynamique et les acquis engrangés par les forces combattantes dans la lutte contre le terrorisme.

Des explications du Ministre Pingdwendé, les actions et réformes engagées au sein du département dans le domaine de la Culture et des Arts sur la période ont contribué à renforcer la protection et la promotion du patrimoine culturel à travers l’institutionnalisation de la Liste nationale du patrimoine culturel, l’adoption de deux décrets de classement de 142 biens culturels immeubles et de 190 éléments du patrimoine culturel immatériel, l’institution du Mois du Patrimoine Burkinabè, …
En ce qui concerne le domaine du tourisme, les actions et réformes engagées depuis 2022 ont permis selon le chef du département en charge du Tourisme de renforcer le cadre réglementaire et l’application des textes tels l’adoption des décrets d’application de la Loi n 011-2021/AN du 16 avril 2021 portant loi d’orientation du tourisme au Burkina Faso qui prend en compte de nouveaux types d’établissements touristiques, l’organisation de 17 ateliers de vulgarisation des nouveaux textes du tourisme, l’octroi de plus de 1000 licences d’affaires, le lancement du Projet de construction des infrastructures du Mémorial Isidore Noël Thomas SANKARA (PCIM-INTS).
En perspectives, le MCCAT entend concrétiser le renouveau culturel avec comme corollaire l’endogénéisation de notre processus de développement, la mise en place d’un observateur national de faits culturels, la stratégie nationale de la Culture et du Tourisme, la mise en œuvre des grands projets en l’occurrence le projet Bigtogo pour la mise en valeur du site touristique et culturel dans la commune de Pabré et le renforcement des aménagements du site de Samandéni.
A l’issue de l’exposé suivi d’échanges avec l’assistance, le Camarade Ministre Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO a procédé à la dédicace du document du répertoire des noms de famille du Burkina Faso.
DCRP/MCCAT

Rentrée scolaire : miser dans les paris sportifs pour payer les scolarités

La semaine dernière, Kantigui est allé prendre un bol d’air dans un kiosque à café de la place. Entre deux gorgées de café, il a surpris une conversation pour le moins étonnante entre deux pères de famille. « Je pense que c’est mieux de miser sur une cote de 20. Si ça passe, tu pourras payer les frais de scolarité et garder le reste pour tes autres dépenses », conseillait l’un d’entre eux. Et, l’autre, visiblement (…)

Retrouvez On murmure sur https://www.sidwaya.info/numerique/

Kantigui

kantigui2000@gmail.com

Coopération bilatérale : le Royaume-Uni réaffirme son engagement à renforcer le partenariat avec le Burkina

Le camarade ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, a reçu ce lundi du 5 octobre 2026, l’envoyé spécial du Royaume-Uni pour le Sahel, M. Jonathan Croft en visite de travail au Burkina Faso, accompagné de l’ambassadeur du Royaume-Uni au Burkina Faso, SEM Agnus MCKEE.

L’envoyé spécial du Royaume-Uni dit être venu échanger avec le chef de la diplomatie burkinabè sur des perspectives de renforcement des relations de coopération entre son pays et le Burkina Faso, notamment dans le domaine des investissements et de la résilience face aux changements climatiques. Pour lui, cette audience s’inscrit dans le prolongement des échanges entre le camarade ministre des Affaires étrangères et la ministre britannique en charge du développement international, en septembre dernier à New York, en marge de la 81e Assemblée générale de l’ONU.

L’envoyé spécial a d’ailleurs salué l’organisation de l’évènement parallèle de la Confédération AES au Nations unies, en ce sens qu’il a permis d’apporter une réponse aux narratifs erronés et de montrer un pan des avancées notables dans l’espace confédéral. Reconnaissant que le terrorisme n’a pas de frontière, il a également salué les initiatives telles que la MISAHEL et a encouragé une approche plus globale dans la sous-région pour mieux faire face à ce phénomène.

Pour le chef de la diplomatie burkinabè, une approche globale face au terrorisme pourrait avoir un succès à priori, mais cela nécessite une reconstruction de la confiance et une harmonisation dans la définition et la perception du terrorisme par l’ensemble des pays de la sous-région qui sont touchés ou menacés par ce phénomène qui n’est pas endémique. A l’issue des échanges, le diplomate britannique s’est réjoui de l’ouverture des autorités burkinabè et a salué cette opportunité qui lui a été offerte afin  d’exprimer le souhait de son pays de développer davantage l’axe Ouagadougou-Londres.

 

DCRP/MAE

Souveraineté alimentaire: le Burkina veut réduire sa dépendance aux importations

Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, le ministre d’Etat, ministre chargé de l’Agriculture, le commandant Ismaël Sombié et le ministre d’Etat, ministre chargé de l’Administration territoriale, Émile Zerbo ont animé un panel de haut niveau sur le thème : « Du champ au marché, produire et consommer burkinabè pour renforcer notre souveraineté », le mardi 6 octobre 2026 à Ouagadougou.

Le Burkina Faso ne veut plus dépendre des importations pour nourrir sa population. A l’occasion d’un panel de haut niveau organisé en marge de la IIIe édition des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC), les autorités du pays se sont réunies lors d’un panel autour du thème : « Du champ au marché, produire et consommer burkinabè pour renforcer notre souveraineté », pour dresser le bilan et ouvrir des perspectives d’une transformation agricole. C’était, le mardi 6 octobre 2026, à Ouagadougou.

Modéré par le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Émile Zerbo, ce cadre d’échanges a mis en lumière la complicité et la collégialité de l’équipe gouvernementale.

Dans sa communication inaugurale, Le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié a rappelé qu’en 2022, le Burkina Faso faisait face à un taux d’insécurité alimentaire touchant 19,8 % de sa population, avec le sac de maïs qui se vendait à plus de 30 000 F CFA sur le marché. Il a révélé que l’Etat dépensait annuellement 85,9 milliards F CFA pour l’importation du riz et près de 62 milliards F CFA pour le blé et ses dérivés.

Des productions historiques en 2025

Face à ce qu’il a nommé de « paradoxe burkinabè », le ministre en charge de l’agriculture a indiqué que le pays dispose d’un potentiel naturel sous-exploité. « 9 millions d’hectares de terres agricoles labourables, 233 500 hectares de terres irrigables et 500 000 hectares de bas-fonds aménageables », a-t-il cité, entre autres. Le ministre d’Etat a confié que ce sont ces chiffres qui ont provoqué le sursaut du capitaine Ibrahim Traoré qui a donné l’ordre de mener une « offensive » pour inverser la tendance et restaurer la dignité nationale. Il a rappelé que la barre des 7 millions de tonnes de céréales produites a été franchie, permettant d’atteindre un taux de couverture des besoins céréaliers de 124,6 %. Pour le riz paddy, la production s’est élevée à 1 537 000 tonnes contre 426 000 tonnes en 2022, portée par l’aménagement de près de 40 000 hectares de bas-fonds et 14 571 hectares de périmètres irrigués.

En ce qui concerne le maïs, la production a atteint 2 600 000 tonnes, dépassant largement les objectifs initiaux, selon le ministre. La filière laitière, quant à elle, a atteint une production nationale de 6 000 à 7 000 litres de lait par jour, pour un objectif cible de 10 000 litres grâce à l’importation de vaches performantes. Il a par ailleurs précisé que la priorité absolue pour la deuxième phase de l’Offensive agro-pastorale est la maîtrise de l’eau tout au long de l’année afin de sécuriser les récoltes face aux aléas de la pluviométrie.

Miser sur la qualité des produits

Quant au Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, il a félicité le premier responsable en charge de l’agriculture pour la tenue de ses engagements et la rigueur de sa gestion. Il a rejeté les explications fatalistes de certaines personnes qui attribuent la fragilité des récoltes à des causes métaphysiques. « Nous le prenons comme un message de la nature pour nous dire qu’il faut réagir et nous donner les pleines capacités d’être maîtres du destin du Burkina Faso », a-t-il déclaré. Il a également averti qu’en cas de crise majeure, chaque pays chercherait d’abord à satisfaire les besoins de sa propre population. Le Burkina Faso pourrait alors avoir des difficultés à importer des produits, même s’il dispose de moyens financiers, a-t-il expliqué.

« Même avec notre argent, nous n’aurons pas la possibilité d’aller chercher ailleurs », a-t-il laissé entendre.

Le Premier ministre a invité tous les acteurs de la chaîne logistique, de conservation, de transformation et d’emballage à faire de l’esthétique et de l’excellence, la règle

absolue. « Il faut que le patriotisme du consommateur burkinabè rencontre la qualité des produits faits au Burkina », a-t-il émis tout en assurant qu’aucun obstacle ne saurait freiner la marche de la Révolution progressiste populaire (RPP).

Julien ZOUNGRANA

 

Le trublion Embalo

Alors que l’on croyait que l’ancien Président bissau-guinéen, Umaro Sissoco Embalo, allait prendre une retraite politique, il affiche une posture contraire. Son engagement aux côtés de son ex-homologue sénégalais, Macky Sall, dans sa course au poste de SG de l’Organisation des Nations unies (ONU) avait déjà donné des signaux. Son intention de revenir au pouvoir a confirmé ses ambitions au grand jour. En fin septembre, l’ancien dirigeant bissau-guinéen a annoncé depuis son exil marocain sa volonté de retourner au bercail et de se présenter à la présidentielle du 6 décembre prochain.

Alors qu’il venait de solliciter un second mandat de cinq ans et était dans l’attente des résultats pour rempiler, Embalo a été victime d’un coup de force à polémique, en novembre 2025.  Son départ forcé du pouvoir allait faire moins de spéculations, s’il n’avait pas lui-même porté l’information au monde entier. Ce triste sort n’a pourtant pas servi de leçon à l’ex-chef de l’Etat bissau-guinéen qui a échoué à regagner son pays le 4 octobre dernier, comme indiqué et dans l’espoir de participer à la future présidentielle. Les autorités de la Transition, avec à leur tête, le général Horta Ntam, n’ont pas validé ce retour, au motif que les conditions de sécurité pour accueillir Embalo n’étaient pas réunies.

A voir de près, ce « come-back » raté sonne comme une attitude de prudence, voire une prise de distance de la Transition envers Embalo. Plusieurs militaires proches de lui ont été d’ailleurs désarmés, ces jours-ci, sans doute pour écarter des velléités de coup de force. Permettre à l’exilé du Royaume chérifien de revenir en terre bissau-guinéenne, dans le contexte de préparation des élections censées consacrées le retour à un ordre constitutionnel normal pourrait entrainer des troubles. Résolument engagée à sortir

des moments d’incertitudes, la Guinée-Bissau, pays d’Afrique de l’Ouest coutumier de l’instabilité sociopolitique, ne peut pas se payer le luxe de retomber de sitôt dans ses travers. A quel jeu joue Embalo ? Au lieu de tirer un trait sur le passé et de planifier un autre avenir, il s’échine à vouloir reprendre les rênes du pays. Ce projet n’est pas une bonne idée, puisqu’il intervient à un moment critique de l’histoire sociopolitique de sa chère patrie. Même s’il appelle ses partisans à ne

pas poser d’actes de nature à compromettre la paix en Guinée-Bissau, le rêve de revenir au-devant de la scène peut nuire à la cohésion sociale. Il devrait plutôt faire profil bas et espérer le meilleur pour sa nation.  Au-delà de la candidature de l’ex-chef de l’Etat bissau-guinéen, qui est en train d’endosser le rôle de trublion, la question des présidentiables se pose.  Si le président de la Transition est exclu du jeu par la Charte de la Transition, on s’interroge sur les potentiels candidats à la présidentielle en vue.  Les figures de proue de l’opposition sont en mauvaise posture, pour prétendre briguer la magistrature suprême, même si les textes ne les en empêchent pas.  Le leader du Parti africain pour l’indépendance de la

Guinée et du Cap-Vert (PAIGC), Domingo Simoès Pereira, est en résidence surveillée. Le challenger d’Embalo, Fernando Dias, vainqueur de la présidentielle de 2025, selon certaines informations, lui, a obtenu l’asile politique auprès du Nigéria. Dans ces conditions, peut-on dire que la présidentielle du 6 décembre prochain sera véritablement libre, crédible et transparente ? La suite des évènements nous éclairera…

Kader Patrick KARANTAO

Burkina Faso : La BAD finalise sa stratégie-pays 2027-2031

Le Bureau pays de la Banque africaine de développement (BAD), en collaboration avec le ministère de l’Economie et des Finances, a organisé le mardi 6 octobre 2026 à Ouagadougou, un atelier de finalisation du Document
de stratégie-pays (DSP) sur la période 2027-2031.

La Banque africaine de développement (BAD), partenaire technique et financier au
développement du Burkina Faso, prépare sa nouvelle stratégie-pays pour la période 2027-
2031. Pour la mise en œuvre effective dudit document en 2027, il a été soumis pour
validation par tous les acteurs, le mardi 6 octobre 2026, à Ouaga-
dougou. « C’est un document qui fixe le cadre de coopération pour les cinq années à venir.
C’est donc un exercice participatif et qui s’inscrit dans la vision déclinée par le gouvernement », a expliqué le représentant du Ministre de l’Economie et des finances (MEF), Souleymane Nabolé.

Selon le responsable-pays du bureau de la BAD au Burkina Faso, Daniel Ndoye, le document porte sur deux domaines prioritaires à savoir le développement des chaines de valeurs industrielles avec un accent sur l’agro-industrie manufacturière et le renforcement des infrastructures résilientes en soutien à la compétitivité, avec une
extension aux secteurs des transports et de l’énergie.

« A travers ces deux priorités, la banque entend accompagner les efforts du gouvernement en faveur d’un tissu industriel renforcé, d’une plus grande transformation des matières premières locales, d’une diversification des exportations, d’une réduction des coûts de transport et d’un meilleur accès à une énergie propre, durable et à moindre coût », a-t-il expliqué.

Et de poursuivre qu’il s’agira d’accompagner le processus de transformation et de mettre en œuvre des programmes, des projets qui permettent de répondre aux besoins des
populations, tout en ayant une attention particulière à certains domaines transversaux
comme l’emploi des jeunes, l’autonomisation des femmes, le développement du secteur
privé et l’inclusion des populations les plus vulnérables.

« Le DSP prévoit pour la période 2027-2029, un programme indicatif de sept opérations d’un montant total d’environ 334 milliards F CFA, auquel s’ajouteront le dialogue sur les politiques publiques, des études économiques et sectorielles, ainsi que des services de conseil et des actions d’assistance technique », a indiqué Daniel Ndoye. Pour lui, la finalisation de ce document est un exercice qui s’appuie sur les expériences tirées de la mise en œuvre du document de stratégie précédent, sur le plan relance 2026-2030, sur la
stratégie décennale de la BAD 2024-2033, ainsi que les quatre points cardinaux de la
banque.

Déjà sept opérations au programme du DSP

Souleymane Nabolé, quant à lui, a soutenu que le document de stratégie-pays est un
instrument d’orientation stratégique qui déterminera les investissements, les réformes et les appuis techniques susceptibles d’accompagner la transformation de l’économie jusqu’en
2031.

« Après la consultation conduite en mai 2026 et l’approbation en juin dernier, des
orientations stratégiques par les instances de la banque, il nous appartient désormais de
nous assurer que le futur partenariat reflète pleinement les aspirations et les priorités du
Burkina Faso d’où la tenue de cet atelier. Cette orientation aussi rejoint l’offensive
industrielle 2026-2028 engagée par le gouvernement pour faire en sorte que nos matières
premières génèrent davantage d’emplois, de revenus et de prospérité pour les Burkinabè »,
a-t-il laissé entendre.

Le portefeuille de la BAD est composé de 19 opérations pour un montant d’environ 950
millions de dollars, soit environ 570 milliards F CFA. « Dans les années à venir, nous
comptons aussi mobiliser autant pour accompagner le programme de développement. Nous
pensons pouvoir aller au-delà et accompagner ainsi la politique du gouvernement », a -t-il
rassuré.

Cependant, le représentant du MEF a souhaité de l’amélioration dans le
décaissement, car le taux moyen de décaissement reste limité et il faut encore plus de 20
mois, en moyenne, entre l’approbation d’un projet et son premier décaissement. « Dans le
contexte actuel, nous ne pouvons plus nous permettre que les procédures avancent plus
lentement que les besoins des populations.

Le nouveau DSP doit tirer les enseignements de cette expérience et le gouvernement poursuivra ses efforts pour améliorer la maturation des projets, accélérer les procédures et renforcer la qualité de l’exécution », a conclu Souleymane Nabolé.

Fleur BIRBA
fleurbirba@gmail.com