La ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, Aminata Zerbo, a présidé la cérémonie de lancement officiel de la IVe édition de Safer Internet day, mardi 3 novembre 2026, à Ouagadougou.
Les technologies du numérique doivent être bien utilisées à travers des choix éclairés. C’est fort de cette réalité que la IVe édition de Safer Internet day a été officiellement lancée sur le thème : « Technologies numériques, choix éclairés pour une utilisation sûre et responsable de l’IA », mardi 3 novembre 2026, à Ouagadougou. C’est la ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, Aminata Zerbo, qui a présidé la cérémonie de lancement de l’évènement sous le parrainage du mi-nistre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Adjima Thiombiano.
La rencontre a réuni les acteurs de la Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité (BCLCC) et les étudiants, principaux acteurs concernés par la campagne nationale de sensibilisation au bon usage de l’Internet, à l’occasion de Safer Internet day 2026. La ministre chargée de la Transition digitale a expliqué que les réseaux sociaux sont uti-lisés par presque tout le monde, en passant par l’Intelligence artificielle (IA).
Saisir les possibilités offertes par le numérique

« C’est pour cette raison qu’à l’instar des autres pays du monde, la journée du Safer Internet Day a été instaurée au Burkina afin d’échanger sur l’utilisation saine et responsable de l’Internet. Ce, afin de protéger non seulement les utilisateurs mais aussi les autres », a-t-elle justifié.
Aminata Zerbo a indiqué que cette journée vise également à aider la jeunesse à saisir les possibilités offertes par le numérique, dans un espace digital en pleine mutation, tout en les protégeant des risques grandissants qui y sont associés. Pour elle, via les réseaux sociaux, les utilisateurs y trouvent de formidables possibilités de s’informer, de se former, de créer, d’entreprendre et de s’exprimer.
« L’utilisation accrue de l’Internet s’accompagne aussi de me-naces bien réelles qui sont, entre autres, la cyber intimidation, les contenus inappropriés, les arnaques en ligne, l’usurpation d’identité et l’exploitation des données personnelles. Outre ces me-naces, s’ajoutent de nouvelles formes de manipulation liées à l’Intelligence artificielle, des phénomènes qui peuvent avoir de graves conséquences sur la sécurité, le développement psycholo-gique et le bien-être des jeunes », a-t-elle prévenu. La ministre chargée de la Transition digitale a invité les étudiants à apprendre à protéger leurs comptes, à vérifier la fiabilité des informations véhiculées.
Quant au ministre chargé de l’Enseignement supé-rieur, par ailleurs, parrain de la cérémonie, il a rappelé que l’université est un espace d’apprentissage, de recherche et de vérification à partir de sources fiables. Pour lui, grâce aux nouvelles technologies, un étudiant n’est plus obligé de se rendre à la bibliothèque pour obtenir une information ou trouver une réponse à ses interrogations. L’IA, à son avis, peut produire ces informations en quelques secondes, mais obtenir rapidement une information ne fait pas du chercheur un génie.
« Utiliser l’Intelligence artificielle comme un outil au service de sa réflexion est une chose, s’en remettre à elle à la place de sa propre réfle-xion en est une autre.
C’est cette différence que chacun de nous devrait garder à l’esprit », a-t-il prévenu.
Au cours de la cérémonie, le jeu-concours : « VIDEO CHALLENGE » a été lancé. Il est ouvert aux jeunes de 18 à 30 ans, de nationalité burkinabè ou résidant au Burkina Faso. La participation est gratuite et consiste à réaliser une vidéo, seul ou en équipe de quatre personnes au maximum. Une seule vidéo est autorisée par candidat ou par équipe. Les trois meilleures vidéos seront primées à l’occasion de la prochaine édition de la semaine du numérique prévue, du 24 au 27 novembre 2026.
Yassimine Aminata OUARMA



La cérémonie d’ouverture, coprésidée par les ministres chargés du numérique des trois pays, a été marquée par une volonté commune : faire aboutir les chantiers engagés et passer des orientations stratégiques à des réalisations concrètes.
Pour le ministre burkinabè de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, Dr Aminata ZERBO/SABANÉ, cette rencontre doit permettre de franchir un cap dans l’opérationnalisation des engagements communautaires. Elle a salué la mobilisation des délégations sœurs du Mali et du Niger, tout en rappelant le rôle du numérique comme levier d’intégration et de développement de l’espace sahélien.
Cinq chantiers majeurs structurent les travaux : l’interconnexion et le partage des infrastructures numériques, le développement d’un hub régional pour les opérateurs satellitaires NGSO, l’achat groupé de capacité de bande passante Internet, la mise en place d’un dispositif régional de réponse aux incidents informatiques, ainsi que la modernisation et l’intégration des services postaux.
Au terme des trois jours, les experts devront produire des documents directement exploitables : protocoles d’accord, notes conceptuelles, schémas d’architecture et calendriers d’exécution. Ces livrables serviront de base aux conventions dont la signature est prévue en marge de la Semaine du Numérique, du 24 au 27 novembre 2026 au Burkina Faso.
« La tâche qui vous est confiée est exigeante », a rappelé la ministre burkinabè aux participants, les exhortant à faire preuve de rigueur, de créativité et d’esprit de fraternité pour parvenir à des propositions consensuelles et réalistes.
À travers cette démarche, les trois pays veulent construire des réponses communes à des préoccupations partagées : améliorer la connectivité, réduire les coûts d’accès à Internet, mieux protéger les infrastructures numériques et rapprocher les services postaux des populations.
Accompagné d’une forte délégation des membres du gouvernement, le Premier ministre a fait le tour de la quinzaine de structures rattachées présentes au stand «KOULOUBA ».
Il s’agit notamment de l’Agence pour la Promotion de l’Entrepreneuriat Communautaire (APEC) ; le Centre National d’Etudes Stratégiques (CNES) ; l’Agence de Soutien aux Veuves, Orphelins et Victimes de Guerre (ASVOVIG) ; l’Agence Faso Mêbo ; l’ECONOMAT des Forces de Défense et des Forces de Sécurité ; la Coopérative militaire et paramilitaire d’épargne et de crédit (COMIPEC), la Commission Nationale de la Confédération des États du Sahel (CN-AES) ; l’Agence Burkinabè de l’Énergie Atomique (ABEA) ; la Grande Chancellerie des Ordres burkinabè ; le Centre d’Analyse des Politiques Économiques et Sociales (CAPES) ; l’Académie Nationale des Sciences, des Arts et des Lettres du Burkina Faso (ANSAL-BF), le Secrétariat Permanent du Conseil National de Lutte contre le Sida (SP-CNLS) ; le complexe industriel Textile des Forces du Burkina Faso (TEXFORCES-BF), etc.

