Construire notre narratif

Face au terrorisme et à la guerre communicationnelle, le Burkina Faso et les deux autres pays de la Confédération des Etats du Sahel (AES) doivent davantage affirmer leur capacité à raconter eux-mêmes leur histoire. Les 15es Universités africaines de la communication de Ouagadougou (UACO) qui ont refermé leurs portes, le vendredi 9 octobre 2026, ont remis cet impératif au centre des débats. Au Burkina Faso, la lutte contre le terrorisme engage les forces de défense et de sécurité. A cette réalité s’ajoute une bataille de l’information dans laquelle les faits, les images et les paroles sont instrumentalisés à des fins de manipulation. Face aux fausses nouvelles, à la désinformation et aux récits hostiles, la réponse ne saurait se limiter à la dénonciation.

Elle doit être organisée, rapide, pertinente et convaincante. C’est tout l’intérêt d’une réplique tactique médiatique : assurer une veille permanente, vérifier les informations, identifier les narratifs trompeurs et leur opposer des contenus documentés, accessibles et capables de convaincre. Il ne s’agit pas de toujours réagir systématiquement à chaque provocation, mais de savoir quand, comment et avec quels arguments intervenir pour rétablir les faits et éclairer l’opinion.

De toute évidence, les médias burkinabè ne partent pas de zéro. Au quotidien, des contenus sont conçus et diffusés pour contrer les fakes news, déconstruire les manipulations, rétablir la vérité des faits et faire connaître les réalités du pays. Des journalistes s’emploient à expliquer les enjeux nationaux, à valoriser la résilience des populations et à rendre compte des efforts de reconstruction. Cet engagement mérite d’être consolidé. L’enjeu est désormais de franchir un nouveau palier en renforçant les dispositifs de veille informationnelle,
les capacités de vérification numérique et l’anticipation des campagnes de désinformation. Il faut aussi investir davantage dans la conception de contenus originaux, pédagogiques et persuasifs, adaptés aux différents publics et aux nouveaux modes de consommation de l’information. Car, une information juste, si elle arrive trop tard ou ne parvient pas à son public, risque de laisser le champ libre aux fausses nouvelles.

Les médias sont ainsi convoqués à assumer pleinement leur rôle dans la bataille des récits. Cela suppose de signer, par les actes et les pratiques professionnelles, un véritable engagement à occuper l’espace public. Laisser les autres raconter nos vécus, définir nos priorités et façonner seuls la perception de nos réalités reviendrait à leur abandonner une part essentielle de notre souveraineté. Notre récit doit être construit par nous-mêmes, avec nos mots, nos langues, nos références et nos expériences.

Le Burkina Faso ne se résume ni au terrorisme ni aux épreuves qu’il traverse. Des femmes et des hommes continuent de travailler, d’entreprendre, de créer et de participer à la construction nationale. Ces réalités méritent d’être documentées, expliquées et portées à la connaissance du public, sans jamais sacrifier l’exigence de vérité sur l’autel de la communication. Les conférences publiques et les conférences de presse du gouvernement sont illustratives de cette démarche.

Les recommandations des 15es UACO tracent, à cet égard, une voie : lutter contre la désinformation, renforcer les compétences numériques et éditoriales et soutenir la production de contenus africains de qualité. Mais les recommandations ne suffisent pas. Les rédactions doivent consolider leurs pratiques de vérification, structurer leur veille et investir dans des formats capables de retenir l’attention, de susciter l’adhésion et de résister à l’agressivité des contenus trompeurs, car, la manipulation n’a plus de limite. Elle allie désinformations, l’appel à l’émotion, aux faux experts, aux sondages tronqués… Cela vise à formater l’opinion publique, installer la peur, discréditer les autorités, provoquer la révolte.

A l’échelle de l’AES, la coopération médiatique en cours permettra de développer des compétences communes en matière de veille, de vérification numérique et de production éditoriale. La circulation des contenus entre les médias publics des trois pays constitue un levier important pour mieux faire connaître les réalités sahéliennes, croiser les regards et donner davantage de visibilité aux initiatives des peuples de la Confédération.

La déconstruction des récits appelle donc à un engagement collectif, durable et méthodique. Au dela des médias, les intellectuels de tous bords, les autorites coutumieres et religieuses, les FDS et tous les citoyens ont une part contributive à la construction de notre narratif.
Car, si les armes peuvent défendre un territoire, une information rigoureuse et un récit maîtrisé contribuent à préserver l’image du pays, à consilder la cohésion des peuples et à renforcer leur confiance en leur propre avenir.

Par Assetou BADOH

Campagne agropastorale 2026-2027 : Ismaël Sombié salue les performances de la ferme « Yere Ta »

Le ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié, a visité la ferme « Yere Ta» du Conseil burkinabè des filières agropastorales et halieutiques (CBF) de Matourkou, le samedi 10 octobre 2026, à Bobo-Dioulasso.

Ce sont travers des mots de félicitation et d’encouragement que le ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié a adressé au Conseil burkinabè des filières agropastorales et halieutiques (CBF) de Matourkou à l’issue de la visite de la ferme « Yere Ta » de Matourkou à Bobo-Dioulasso. En effet, dans le cadre du suivi de la campagne agropastorale 2026-2027, le camarade ministre d’Etat y a marqué une halte, le samedi 10 octobre 2026. Il a pu apprécier les efforts engagés par le CBF pour accroître les capacités de production, renforcer la disponibilité des semences et des produits vivriers, et promouvoir les bonnes pratiques agricoles.

« Nous avons vu du maïs de consommation, du sésame, du niébé et visiblement les rendements sont très importants et les plantes se portent bien. Nous avons interpellé les équipes de prendre les dispositions pour que cette production puisse se poursuivre au cours de la campagne sèche à venir», a-t-il exhorté. Selon le directeur général du CBF, Clément Attiou, sur une superficie globale de 300 hectares, la ferme a emblavé 243 hectares au cours de la campagne. Ils sont répartis entre trois principaux types de production à savoir : la production semencière, la production destinée à la consommation et la production fruitière. « La production semencière couvre environ 36 hectares, dont 17,6 hectares de niébé et 17 hectares de maïs. La production vivrière occupe environ 150 hectares.

Quant à la production fruitière, elle s’étend sur près de 80 hectares et concerne notamment l’anacarde, la mangue et le citron », a-t-il précisé. Pour lui, ces superficies traduisent la volonté du CBF de contribuer à l’approvisionnement du monde rural en semences et en produits agricoles, tout en valorisant le potentiel productif du site. Elles illustrent également la place que peut occuper une ferme de référence dans la promotion des filières agropastorales et halieutiques et la diffusion de pratiques de production performantes. Au regard des résultats engagés et des perspectives du site, le premier responsable du département de l’Agriculture a insisté sur la nécessité de maintenir cette dynamique au-delà de la saison humide.

Il a invité les responsables du CBF à anticiper la campagne sèche, en renforçant les dispositifs d’irrigation afin de soutenir l’intensification de la production et d’accroître les superficies cultivées. Au-delà des cultures déjà pratiquées, Ismaël Sombié a également recommandé d’élargir la gamme des spéculations à travers l’introduction de
cultures spécifiques à fort potentiel, notamment le palmier à huile, la vigne, la banane plantain et le cacao. L’ambition, de son avis, est de faire de la ferme « Yere Ta », un véritable champ témoin, réunissant une grande diversité de cultures et permettant de promouvoir des itinéraires techniques adaptés, des pratiques performantes et des modèles de production reproductibles.

Paténéma Oumar OUEDRAOGO


Le ministre Ismaël Sombié satisfait de l’état des cultures à Guenako

Le site de Guenako dans la province du Kénédougou, déclaré d’utilité publique par le gouvernement il y a deux ans, a été mis à la disposition des populations pour une exploitation encadrée par la société Faso Agropole, à travers l’agropole de Samandéni, qui couvre cette zone. A l’issue de sa visite, le ministre s’est réjoui de l’état général des cultures et des investissements consentis pour soutenir la production agricole. « Nous avons vu que les plantes se portent globalement très bien. Au cours de cette campagne agricole, des investissements importants ont été réalisés dans la production du niébé et du soja, aussi bien pour les semences de base que pour les semences certifiées. Ces efforts visent à renforcer les capacités de production et à améliorer la disponibilité des semences de qualité au profit des producteurs », a-t-il indiqué. Pour lui, malgré ces résultats encourageants, des défis restent à relever pour valoriser pleinement le potentiel agricole du site. Le ministre a notamment insisté sur la nécessité d’améliorer la fertilité des sols grâce à des apports d’amendements adaptés. Il a également souligné l’importance de développer des systèmes d’irrigation performants afin de permettre aux producteurs d’exploiter durablement les terres et de réaliser plusieurs campagnes agricoles au cours d’une même année. De l’avis du commandant Ismaël Sombié, la mobilisation de l’eau constitue un levier essentiel pour réduire la dépendance de l’agriculture aux aléas climatiques. Cette orientation s’inscrit dans la dynamique impulsée par le président du Faso, à travers la mise en œuvre de dix opérations présentées récemment lors d’une conférence de presse. Ces opérations visent notamment à promouvoir la production sous maîtrise totale de l’eau, afin de sécuriser les activités agricoles et d’accroître les rendements. Ismaël Sombié a saisi l’occasion pour rassurer la disponibilité de son département à accompagner les femmes engagées sur le site tout en les encourageant dans la production.

POO

‎Initiative presidentielle pour la relève et la promotion de l’élite sportive : L’Ambassadeur pour le sport joue la carte de la Ligue de l’Espoir (LIDE)

Le stade Wobi de Bobo-Dioulasso a abrité samedi 10 octobre, le lancement officiel de la première édition de la Ligue de l’Espoir (LIDE). Portée par l’Ambassadeur pour le Sport, le Camarade Charles KABORÉ, ancien capitaine des Étalons, cette compétition, réservée aux moins de 17 ans (U17), s’inscrit dans la vision du Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, à travers l’Initiative Présidentielle pour la Relève et la Promotion de l’Élite Sportive.

Le Ministre Secrétaire Général du Gouvernement, le Camarade Ousmane OUATTARA, représentant le Premier ministre, Patron de cette édition, a, dans son discours, relevé le rôle cardinal de la jeunesse dans la Révolution Progressiste Populaire : « Le Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, place la jeunesse au cœur de la transformation nationale (…) Investir dans la jeunesse, c’est préparer l’avenir de la Nation. Structurer le sport à la base, c’est donner à cette jeunesse des fondations solides pour bâtir l’avenir ».

Selon l’Ambassadeur pour le Sport, le Camarade Charles KABORÉ, ce championnat représente une opportunité majeure d’expression et de visibilité pour les jeunes de 13 à 17 ans. « C’est une initiative très importante pour la jeunesse sportive et la promotion de nos compétences (…) Cette compétition offre une opportunité aux jeunes d’être détectés par de grands clubs nationaux et étrangers », a-t-il souligné.

Au-delà des aspects compétitifs, avec ce projet ambitieux et s’appuyant sur son expérience, il s’agit pour l’ancien capitaine des Étalons, de transmettre les exigences du milieu professionnel aux plus jeunes. « On veut créer ce cadre-là pour qu’ils soient régulièrement en compétition, comme nous, on l’a été dans le temps. (…) Aujourd’hui nous venons traduire cette expérience ici avec l’accompagnement du Camarade Président, Capitaine Ibrahim TRAORÉ », a expliqué l’Ambassadeur pour le Sport.

Cette édition de la LIDE réunit 16 formations réparties entre Bobo-Dioulasso et Ouagadougou, et pose les bases d’un renouveau du football national. Elle ambitionne de devenir un pilier durable du développement du football burkinabè. C’est une initiative qui est mise en œuvre en attendant la Ligue de la Souveraineté, annoncée à l’issue du Conseil des ministres du jeudi dernier avec une plus large ouverture en termes de catégories et une envergure nationale prenant en compte toutes les régions du pays.

Le match inaugural de cette première édition de la Ligue de l’Espoir a vu la victoire des U17 de Rahimo FC sur ceux de Vitesse FC par 3 buts à 2.


‎Direction de la communication de la Présidence du Faso

Côte d’Ivoire : Euphrasie Kouassi Yao réinvestit son Prix Harambee au profit des femmes et des jeunes

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La lauréate du Prix Harambee 2026, Euphrasie Kouassi Yao, a consacré la dotation financière de cette distinction à des initiatives en faveur des femmes et des jeunes de la région du Gbêkê. La cérémonie de réinvestissement, organisée le 10 octobre 2026 à Bouaké, a notamment permis de financer 12 femmes et jeunes filles, de certifier 115 personnes en intelligence artificielle et de distribuer 350 ouvrages.

La distinction reçue à Madrid prend une dimension concrète sur le terrain. Le 3 mars 2026, Euphrasie Kouassi Yao a remporté le Prix Harambee pour l’égalité de la femme africaine. Plutôt que de conserver la dotation financière de 10 000 euros, soit 6 559 570 francs CFA, la ministre, conseillère spéciale du Premier ministre ivoirien chargée du Genre, a choisi de la réinvestir dans des actions au profit des femmes et des jeunes.

L’Université ICK de Bouaké a accueilli, le samedi 10 octobre 2026, la cérémonie consacrée à cette initiative. Plus de 320 personnes y ont pris part, aux côtés des autorités municipales et régionales, de représentants de la jeunesse et du Forum des confessions religieuses et coutumières.

« Harambee veut dire : tous ensemble », a rappelé Euphrasie Kouassi Yao devant les participants, soulignant ainsi l’esprit de solidarité qui a guidé son choix.

Douze femmes et jeunes filles soutenues dans leurs activités

Au cœur de cette initiative figure l’autonomisation économique des femmes. Douze femmes et jeunes filles de la région du Gbêkê ont chacune bénéficié d’un financement de 300 000 francs CFA pour développer leurs activités génératrices de revenus.

Les bénéficiaires exercent dans différents domaines, notamment la transformation du manioc, l’élevage, la restauration, l’artisanat, la santé communautaire, la production de jus de fruits et le tissage. L’appui concerne également des initiatives en faveur des femmes rurales.

Au-delà du financement, la lauréate du Prix Harambee a invité les bénéficiaires à faire fructifier les ressources reçues, à respecter leurs engagements et à soutenir, à leur tour, une autre femme ou une jeune fille.

« Ces financements ne sont pas une fin en soi. Ils sont un point de départ », a-t-elle indiqué.

Cette démarche entend ainsi inscrire l’appui financier dans une dynamique de solidarité et de transmission, afin que les bénéficiaires puissent contribuer à l’autonomisation d’autres femmes.

L’intelligence artificielle au service des compétences

La cérémonie a également été marquée par une initiative de renforcement des compétences numériques. Au total, 115 femmes et hommes de la région ont reçu leurs certificats à l’issue d’une formation en intelligence artificielle.

Cette action met en avant le développement des compétences numériques comme autre volet des initiatives conduites en faveur des populations du Gbêkê.

Dans le même esprit de mobilisation collective, Euphrasie Kouassi Yao a procédé à l’installation de l’un des premiers Comités Pratiques de LA BASE, le Réseau des Bâtisseuses et des Bâtisseurs d’Amour et de Solidarité Efficace.

Né en 2020, dans le contexte de la crise sanitaire liée à la Covid-19, ce réseau est issu du Compendium des Compétences Féminines de Côte d’Ivoire. Le bureau de Bouaké, présidé par Marina Fatoh, constitue une étape dans le déploiement de ces comités en Côte d’Ivoire et à l’international.

350 ouvrages distribués pour promouvoir la lecture

L’éducation a constitué un autre temps fort de la journée. Quatre élèves ont présenté leur compréhension du roman EKY ou le secret de la réussite, agréé par le ministère ivoirien de l’Éducation nationale et de l’Alphabétisation et prescrit aux classes de troisième depuis la rentrée scolaire 2024-2025. Ils ont chacun reçu un kit scolaire.

Trois lauréats d’un concours de lecture ont également été distingués.

Par ailleurs, cinq établissements scolaires ont reçu chacun 50 ouvrages, soit 250 livres. Dans chaque établissement, dix livres sont destinés à la bibliothèque et quarante exemplaires sont remis à des élèves issus de familles en difficulté. Au total, 200 élèves ont ainsi reçu leur propre exemplaire.

D’autres ouvrages ont été distribués à des élèves et à des femmes entrepreneures, portant à 350 le nombre total de livres remis au cours de la cérémonie.

Une double célébration institutionnelle

Cette journée de réinvestissement s’inscrit dans la célébration de deux anniversaires : les 15 ans du Compendium des Compétences Féminines de Côte d’Ivoire (COCOFCI), créé le 4 octobre 2011, et les 20 ans de la Chaire UNESCO « Eau, Femmes et Pouvoir de Décisions » (CUEFPOD), fondée le 11 janvier 2006.

Dirigée par Euphrasie Kouassi Yao et basée au Centre ivoirien de recherches économiques et sociales (CIRES), au sein de l’Université Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan, la Chaire UNESCO intervient notamment dans les domaines de l’égalité des chances, de l’accès à l’eau et de la construction de la paix.

En 2018, le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) a reconnu le Compendium comme le meilleur programme africain de valorisation des compétences féminines, selon le communiqué.

À travers cette initiative à Bouaké, Euphrasie Kouassi Yao a ainsi associé son prix international à des actions locales touchant à l’autonomisation économique, au développement des compétences numériques et à l’éducation. Une manière de donner une portée collective à une distinction individuelle, en misant sur les capacités des femmes et des jeunes.

T.K.

Accès à l’eau potable : le Camarade Ministre d’État Ismaël SOMBIÉ lance de nouveaux travaux pour renforcer la desserte de 132 000 personnes à Bobo-Dioulasso 

« 𝑳’𝒆𝒂𝒖 𝒑𝒐𝒕𝒂𝒃𝒍𝒆 𝒆𝒔𝒕 𝒖𝒏 𝒅𝒓𝒐𝒊𝒕, 𝒑𝒂𝒔 𝒖𝒏 𝒍𝒖𝒙𝒆 ». Fidèle à cette exigence et aux orientations du Camarade Président du Faso, Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, en faveur de l’amélioration des conditions de vie des populations, le Gouvernement renforce les investissements dans les infrastructures d’approvisionnement en eau potable.

C’est dans cette dynamique que le Ministre d’État, Ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le Camarade Commandant Ismaël SOMBIÉ, a procédé, ce samedi 10 octobre 2026, à Bobo-Dioulasso, dans la région du Guiriko, au lancement des travaux de réalisation d’infrastructures hydrauliques destinées à améliorer la desserte en eau potable de plusieurs quartiers de la ville.

 

Ce projet répond aux difficultés d’approvisionnement rencontrées par les populations des secteurs 17, 18, 26 et 27, confrontés à une demande en eau supérieure aux capacités actuelles du réseau. Il vise à renforcer les capacités de pompage, de stockage et de distribution afin de garantir une meilleure disponibilité de l’eau dans les ménages.

Les travaux comprennent notamment la réalisation d’une station de pompage d’une capacité de 300 m³ par heure, la construction d’un château d’eau de 2 000 m³ et la pose d’environ 7 000 mètres linéaires de conduites. À terme, ces aménagements devraient permettre d’améliorer l’accès à l’eau potable pour près de 132 000 personnes supplémentaires. Le délai d’exécution est fixé à dix mois.

Pour le Ministre d’État, l’enjeu est de faire en sorte que la disponibilité de la ressource en eau se traduise concrètement par un accès effectif des populations à ce service essentiel. À Bobo-Dioulasso, le défi réside notamment dans le renforcement des infrastructures permettant d’acheminer l’eau jusqu’aux usagers.

Cette action traduit la volonté des autorités de donner une réponse concrète aux préoccupations quotidiennes des populations, conformément aux instructions du Camarade Président du Faso, Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, qui placent l’amélioration des conditions de vie des Burkinabè au cœur de l’action publique.

Bobo-Dioulasso n’est pas la seule ville concernée par cette dynamique. Des travaux de renforcement de l’approvisionnement en eau potable sont également prévus ou en cours dans d’autres localités, notamment à Ouahigouya, Koudougou, Fada N’Gourma et Dédougou. L’objectif est d’accroître les capacités des infrastructures hydrauliques et de répondre plus efficacement aux besoins des populations.

À l’entreprise chargée de l’exécution des travaux, le Ministre d’État a adressé une instruction ferme : respecter les délais contractuels et garantir la qualité des ouvrages. Il a également appelé les structures techniques et les responsables du suivi du projet à maintenir leur mobilisation pour assurer une exécution rigoureuse des travaux et l’atteinte des résultats attendus.

Au-delà des infrastructures, c’est un impératif de dignité et de justice sociale qui guide cette action : faire de l’accès à l’eau potable une réalité pour un nombre toujours plus important de Burkinabé.

𝗗𝗖𝗥𝗣/𝗠𝗔𝗘𝗥𝗔𝗛

Lutte contre la criminalité urbaine : La Police Nationale démantèle un réseau de présumés braqueurs dans le Djôrô

Le Service Régional de la Police Judiciaire (SRPJ) du Djôrô, avec le concours de la Division des Investigations Criminelles (DIC) de la Direction de la Police Judiciaire (DPJ), le Commissariat Central de Police (CCP) de la ville de Bogandé et la Direction du Matériel et du Budget (DMB) de la Direction Générale de la Police Nationale (DGPN), a mis fin aux activités criminelles d’un groupe de malfrats, en majorité des repris de justice, spécialisés dans les vols à main armée.

Ils opéraient dans plusieurs localités du Burkina Faso, ainsi qu’à l’extérieur du pays, notamment Diarkadougou, Ouagadougou, Pouytenga, Houndé, Pâ, Dano, Diébougou, Bouroum-Bouroum, Legmoin, Kampti, Doudou, Gaoua, Bousséra, Galgouli, Bantara, ainsi que Doropo et Bouaké.

Le gang était bien structuré et bien organisé où le rôle de chaque membre était bien défini. Relativement à son mode opératoire, ses membres procédaient à l’identification de leurs cibles qui sont principalement les lieux de commerce, les boutiques Orange Money, les fonderies d’or, les acheteurs d’or, les stations-services et autres établissements susceptibles de détenir des liquidités.

Dès qu’une cible était choisie, ils se réunissaient dans un lieu pour préparer leur opération en déterminant les participants et les moyens à mobiliser. Pour passer à l’acte, ils se déplaçaient en binôme à motos et se masquaient avec des cache-nez, des casquettes et des pullovers.

Une fois sur les lieux, ceux armés de fusils assuraient le guet et la sécurité du groupe, pendant que les autres, munis d’armes blanches, procédaient au dépouillement des victimes. Ils effectuaient généralement des tirs de sommation pour intimider les riverains et empêcher toute intervention, et n’hésitaient pas à abattre leurs victimes en cas de résistance.

Après l’opération, une partie du butin était prélevée comme prix de location des armes et le reste était partagé entre les membres selon le degré de participation de chacun. Les téléphones portables volés étaient généralement abandonnés pour éviter d’être localisés par les enquêteurs, l’argent constituant leur principal objectif.

Grâce à la collaboration des populations, les enquêteurs ont appréhendé quatorze (14) membres actifs du groupe et saisir plusieurs objets dont deux (02) fusils à pompe, un fusil de chasse, quatre (04) pistolets automatiques, des chargeurs, des munitions, des armes blanches, un véhicule, des motos et des appareils électroménagers.

La Police Nationale remercie encore une fois les citoyens grâce à qui ce résultat a été atteint. Elle les invite par ailleurs à demeurer toujours vigilants autour d’eux, à éviter, autant que possible, de conserver d’importantes sommes d’argent dans les lieux de commerce et de faire preuve d’une vigilance accrue lors des déplacements ou des opérations financières.

Elle les exhorte à poursuivre la dynamique de dénonciation des cas suspects aux numéros verts que sont les 17, 16 et 1010.

La Police Nationale, une force publique au service des citoyens !

Source : Page Facebook de la Police Nationale

1re édition du concours ZAMA D’OR : six prix pour célébrer la créativité et l’excellence dans le domaine de la communication au Burkina Faso

Le Ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO a présidé le vendredi 9 octobre 2026, la première édition des ZAMA D’OR dans la salle des banquets de Ouaga 2000. Cette cérémonie marque une nouvelle étape importante dans la valorisation des métiers de la communication et de la publicité au Burkina Faso.

Six prix officiels composent le palmarès de cette première édition. Simon Céphas Bamouni, de l’Université Norbert-Zongo, est distingué en communication institutionnelle, tandis qu’Aboudou Karim Bationo, de OXY Conseil, est récompensé en communication commerciale.

Dans les créations radiophoniques et télévisuelles, Adama Wend-yam Ouédraogo, de OXY Conseil, est primé pour un spot institutionnel télévisé et Rhachida Moussa Maïga, de CRAC, pour son publi-reportage.

La presse écrite et la création graphique sont également à l’honneur, avec Sahkiru Dyne, de AG Partners Burkina, récompensé pour une affiche institutionnelle, et Nazaire Erick Zongo, de Omega Vision Communication, pour une affiche « produit ».

La diversité des catégories illustre la pluralité des compétences mobilisées dans le secteur de la communication publique à la publicité commerciale, en passant par la production audiovisuelle et la création visuelle.

Ce palmarès met ainsi en avant des profils et des structures qui participent à la vitalité de l’écosystème national de la communication.

La cérémonie a également été marquée par des distinctions honorifiques. Joachim Baky et Moussa Joseph Ouédraogo, dit CVD, ont reçu le ZAMA d’hommage, tandis que Désiré Comboigo et Malam Nignan ont été distingués par le ZAMA d’honneur.

En rendant hommage à ces figures, ainsi qu’à Zama Publicité, pionnière de la publicité au Burkina Faso, le concours établit un lien entre l’histoire du secteur et les ambitions de la nouvelle génération.
Le ministre Pingdwendé a par ailleurs exhorté les acteurs à faire de la communication un espace de responsabilité et de souveraineté culturelle.

<<Dans un contexte marqué par les défis sécuritaires, la désinformation et la nécessité de préserver la cohésion nationale, les messages diffusés doivent contribuer à apaiser, rassembler et éclairer. Cette exigence implique de mieux prendre en compte les langues nationales, les publics éloignés des grands centres urbains et les enjeux liés à la valorisation du patrimoine burkinabè >>, a-t-il souligné.

La pérennité de ZAMA D’OR dépendra désormais de sa capacité à s’inscrire dans la durée, à renforcer la crédibilité de ses critères de sélection et à encourager, au-delà des distinctions, une amélioration continue des pratiques professionnelles.

En consacrant l’excellence, l’innovation et l’engagement, le concours peut devenir un véritable moteur de transformation du secteur et un rendez-vous majeur pour une communication burkinabè plus ambitieuse, plus responsable et davantage au service des populations.

DCRP/MCCAT

𝐉𝐄𝐏𝐏𝐂 𝟐𝟎𝟐𝟔 : 𝐥’𝐄𝐱𝐩𝐨𝐬𝐢𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐠𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭𝐚𝐥𝐞 𝐬’𝐚𝐜𝐡𝐞̀𝐯𝐞 𝐬𝐮𝐫 𝐮𝐧 𝐞𝐧𝐠𝐚𝐠𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐚̀ 𝐫𝐞𝐧𝐟𝐨𝐫𝐜𝐞𝐫 𝐥𝐞 𝐝𝐢𝐚𝐥𝐨𝐠𝐮𝐞 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐥𝐞𝐬 𝐜𝐢𝐭𝐨𝐲𝐞𝐧𝐬

L’Exposition gouvernementale sur les réalisations et acquis de la Révolution progressiste populaire (RPP) a officiellement refermé ses portes, ce vendredi 9 octobre 2026, au Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO). Le Camarade ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Porte-parole du Gouvernement, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a présidé la cérémonie de clôture, représentant le Camarade Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo.

Organisée du 2 au 9 octobre dans le cadre de la deuxième phase des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC), cette première édition a accueilli près de 200 000 visiteurs. Durant huit jours, les populations ont découvert les réalisations des départements ministériels, échangé avec les responsables publics et bénéficié de prestations administratives et sociales.

Dans son discours, lu par son représentant, le Chef du Gouvernement a dressé le bilan de l’événement : 28 stands d’exposition, animés notamment par 19 départements ministériels et répartis en sept pôles thématiques sur plus de 3 500 mètres carrés. Le village de promotion des produits nationaux a accueilli plus de 140 stands. Quelque 700 exposants ont été mobilisés au total.

L’activité « Dialogue avec le Peuple » a constitué l’un des temps forts de l’exposition. Elle a permis aux membres du Gouvernement de présenter les acquis, les défis et les perspectives de leurs départements, tout en répondant aux préoccupations des citoyens.

Saluant la mobilisation des populations et l’engagement des acteurs, le Premier ministre a souligné la volonté de rendre l’action publique plus accessible, plus transparente et plus attentive aux besoins des citoyens. Cette proximité s’est également traduite par des services gratuits : prestations sanitaires, démarches d’identification, services judiciaires et opérations liées à l’assurance maladie universelle.

Sur le plan économique, le Chef du Gouvernement a rappelé les enseignements du panel de haut niveau consacré à la production et à la consommation nationales. Il a insisté sur le renforcement de la transformation locale et la promotion des produits burkinabè, conformément au thème des JEPPC 2026 : « Produisons burkinabè, consommons burkinabè ! ».

La cérémonie a également consacré les meilleurs stands. Après l’évaluation de 21 stands par un jury de cinq membres, le ministère de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques a remporté le premier prix, devant le ministère de la Guerre et de la Défense patriotique. Les troisième, quatrième et cinquième prix sont revenus respectivement aux ministères de la Santé, de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, et de la Sécurité. Une mention spéciale a été décernée au ministère des Affaires étrangères pour la qualité de son stand.

Tirant les enseignements de cette première édition, le Premier ministre a annoncé que les préoccupations et recommandations des citoyens seront prises en compte dans le dispositif de suivi de l’action gouvernementale. Les acquis de l’exposition seront également capitalisés pour en faire un rendez-vous annuel de redevabilité, avec la possibilité de l’étendre aux régions.

Le Chef du Gouvernement a félicité les départements ministériels, les structures exposantes, le comité d’organisation et l’ensemble des acteurs mobilisés. Il a invité les Burkinabè à poursuivre leur engagement patriotique au-delà de l’exposition.

Les activités des JEPPC se poursuivent jusqu’au 16 octobre 2026, à Ouagadougou, dans les régions et au sein des représentations diplomatiques du Burkina Faso.

DCRP/Primature

Audience du Président du Faso : Le Système des Nations unies à l’écoute des orientations du Capitaine Ibrahim TRAORÉ

Le Président du Faso, Chef de l’État, le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ a accordé, dans la matinée de ce vendredi 9 octobre 2026, une audience au Coordonnateur résident du Système des Nations unies au Burkina Faso, Njoya TIKUM. Il était accompagné des responsables des structures spécifiques des Nations unies.
« Nous sommes venus prendre les orientations du Président du Faso sur les grandes priorités du pays » indique le Coordonnateur résident du Système des Nations unies à sa sortie d’audience. Venu dans le cadre du renforcement des relations entre le Système des Nations unies et le Burkina Faso, Njoya TIKUM indique que le Chef de l’État a commenté la trajectoire prise par le pays des Hommes intègres, les progrès engrangés avec le Gouvernement et l’ensemble du Peuple burkinabè, notamment sur le plan de la sécurité, du développement, de l’économie et de la prise en charge des personnes déplacées.
« Les discussions que nous avons eues avec le Président du Faso nous confortent dans le schéma que nous avons pris en tant que Système des Nations unies » soutient le Coordonnateur résident du Système des Nations unies dans notre pays, Njoya TIKUM.
Le Coordonnateur résident du Système des Nations unies au Burkina Faso, Njoya TIKUM : « Le Burkina Faso est notre patron et dans ce cadre nous sommes venus prendre des orientations »
Le Coordonnateur résident du Système des Nations unies au Burkina Faso, Njoya TIKUM : « Le Burkina Faso est notre patron et dans ce cadre nous sommes venus prendre des orientations »
Selon Njoya TIKUM, l’audience a été également une opportunité pour les Nations unies de réaffirmer leur accompagnement aux côtés du Peuple burkinabè et de la vision du Chef de l’État pour la mise en œuvre du Plan R.E.L.A.N.C.E 2026-2030.
Direction de la communication de la Présidence du Faso

Forum de Beijing : la gouvernance urbaine à l’ère du numérique en débat

Les technologies façonnent à un rythme accéléré le fonctionnement des sociétés. Chaque jour, elles conquièrent petit à petit tous les compartiments de la vie sociale. Autant elles apportent des facilités extraordinaires dans le quotidien des populations, autant elles suscitent des inquiétudes quant à leur omniprésence dans toutes les sphères sociales. Leur appropriation conséquente et leur régulation sont au cœur des préoccupations tant au niveau étatique qu’à l’échelle de la gouvernance locale. Le numérique est devenu une partie intégrante dans le processus de modernisation des villes partout dans le monde. Il est inconcevable d’implémenter de nos jours une gouvernance urbaine sans une prise en compte des technologies. Les villes, centres névralgiques de toutes les révolutions et évolutions sociales, sont les baromètres à travers lesquels l’on perçoit véritablement l’influence du numérique sur le quotidien des populations.

Dans la dynamique de promouvoir une réflexion féconde sur la gouvernance urbaine, la quatrième édition du Forum de Beijing sur la réponse rapide aux plaintes du public se tiendra les 12 et 13 octobre 2026 sur le thème « L’ère du numérique et de l’intelligence artificielle et la ville au service des citoyens ». L’urbanisation est au cœur du développement de la modernisation et les enjeux futurs de la planète s’observent à partir des villes. Des données officielles stipulent que d’ici à 2050, 70% de la population mondiale sera urbaine. C’est dire combien les villes concentrent à elles seules les questions inhérentes à la démographie, à la mobilité, à la sécurité, à la gestion des ressources, bref à la gouvernance. Anticiper les réponses sur ces enjeux est l’un des objectifs visés par le Forum de Beijing.

De ce fait, la place du numérique dans la gouvernance urbaine est primordiale. Depuis quelques années, la gestion de grandes villes, à travers le monde, a connu une nette amélioration grâce à l’intervention des technologies. Une ville comme Beijing a mis en place un système de gestion des plaintes des citoyens et des entreprises à travers la ligne d’assistance téléphonique 12345. Grâce à ce dispositif, les services habilités à apporter des réponses aux requêtes des citoyens arrivent à remplir leurs missions avec plus d’efficacité. Grâce à l’appui du numérique, Beijing, ville aux 21 millions d’habitants, parvient à optimiser son travail en exploitant et en analysant efficacement les données qui se rapportent aux conditions de vie de la population. Ainsi, des solutions appropriées sont apportées aux difficultés des citadins.

L’outil numérique, conjugué à une qualité de la gouvernance, ouvre des perspectives intéressantes pour des villes futures en phase avec les besoins des habitants. Par exemple, la Zone de développement économique et technologique de Beijing, connue sous le nom de « Beijing E-Town », est devenue un pôle d’intelligence numérique où informatique en nuage, mégadonnées et intelligence artificielle sont mises à contribution pour offrir toute une gamme variée de services aux citoyens. À ce titre, il importe d’encourager les regards croisés autour de cette technologie incontournable.

La sécurité est également une dimension essentielle qui indique qu’une ville rassure et donne envie d’y résider ou de la visiter. En plus d’aider à résoudre les difficultés des citadins, les technologies participent à une meilleure sécurisation des villes. La gouvernance sécuritaire des villes s’est significativement améliorée en Chine grâce au numérique faisant du pays l’une des destinations les plus sûres au monde. Le Rapport sur l’indice de sécurité publique mondiale (2025-2026) a indiqué que la Chine occupe la première place du classement avec 84,62 points. À cela, il faut ajouter le sentiment de sécurité perçu à l’unanimité par ceux qui visitent la Chine. Des témoignages recueillis auprès de voyageurs étrangers, il ressort que la sécurité est perceptible partout dans les villes chinoises.

La gouvernance urbaine doit être comprise comme un processus national qui s’inscrit en droite ligne des objectifs de l’initiative Chine pacifique. Pour les autorités chinoises, il s’agit de travailler ardemment « pour rendre le pays plus sûr, la société plus ordonnée, la gouvernance plus efficace et la population plus satisfaite, que la modernisation à la chinoise avance de manière stable et durable.»

C’est pourquoi le Forum de Beijing se veut un cadre de rencontre et partage des meilleures pratiques en matière de gouvernance urbaine à l’aune du numérique et de l’intelligence artificielle. À ce rendez-vous où sont attendus plus de 3 200 invités dont plus de 240 participants internationaux venus de plus de 70 pays, il s’agira de nourrir la réflexion autour de thématiques comme « Raffinement et excellence : modèles de gouvernance de précision et durabilité urbaine », « Aspirations et bien commun : évolution de la bonne gouvernance et élévation de la civilisation urbaine », « Sagesse et partage : l’intelligence numérique au service de la modernisation de la gouvernance urbaine », « Échanges et intégration : gouvernance collaborative et ouverture et inclusivité des villes »…

À la lecture de ces thématiques variées, l’on voit combien la gouvernance urbaine est complexe d’autant plus qu’elle concentre de nombreux défis. Le numérique apparaît donc une nouvelle dynamique qui offre une palette d’approches pour gouverner judicieusement les villes avec à la clé des services de qualité offerts aux citoyens. L’outil technologique pourrait également favoriser une meilleure prise en compte des questions écologiques, de mobilité urbaine, de sécurité, d’inclusion sociale, d’architecture et de préservation du patrimoine culturel dans la gouvernance urbaine. Des cadres d’échanges comme le Forum de Beijing ouvrent des pistes réflexives pour mieux appréhender l’avenir des sociétés qui doit désormais se conjuguer avec le numérique.

Karim BADOLO

CGTN Français