‎Audience à la présidence du Faso : Les Directeurs généraux des Douanes de la Confédération AES et du Togo rendent compte de leurs travaux au Chef de l’État

‎‎Le Président du Faso, Chef de l’État, Président en exercice de la Confédération des États du Sahel, le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ a reçu en audience, ce vendredi 16 octobre 2026 une délégation des Directeurs généraux des Douanes des pays membres de la Confédération AES et du Togo.

‎‎Conduite par la Ministre déléguée chargée du Budget, Camarade Fatoumata BAKO /TRAORÉ, la délégation est venue faire, au Président en exercice de la Confédération des États du Sahel, le point sur la rencontre des Directeurs généraux des Douanes de la confédération et du commissaire général de l’Office togolais des Recettes qui s’est tenue le 15 octobre dernier à Ouagadougou.

‎« Il s’agit d’examiner les recommandations de la dernière réunion de Bamako (…), de compléter le texte devant créer l’union douanière, d’instituer les procédures de certification et de reconnaissance de l’origine confédérale. Nous avons pu valider le projet de décision en la matière. Et avec l’administration des douanes du Togo nous avons fait l’état de mise œuvre de l’interconnexion de nos systèmes informatifs », a soutenu le porte-parole de la délégation, le Directeur général des douanes du Niger, Colonel Mohamed Yacouba SIDO qui confie que la délégation a reçu des orientations du Chef de l’État en matière de facilitation du commerce: « le Président du Faso nous a instruits de mettre en œuvre tous les instruments nécessaires afin de faciliter les échanges entre nos États ».

‎‎Selon le Commissaire des douanes et droits indirects de l’Office togolais des Recettes, le Colonel des douanes Konzi TEÏ, le Président du Faso a également donné des orientations pour le renforcement du rôle des douanes dans l’économie qu’il faut assainir. « Les orientations du Chef de l’État vont être pour nous un testament dans la suite de la coopération entre les douanes togolaises de l’OTR et les États de la Confédération AES », a-t-il précisé.

‎Direction de la communication de la Présidence du Faso

 

Octobre Rose : Dadoh University mobilise pour le dépistage de cancers du sein et de col de l’utérus

Dans le cadre d’Octobre Rose, une campagne gratuite de sensibilisation et de dépistage a été organisée à Dadoh University, au profit de la communauté universitaire. L’initiative vise à encourager les femmes et les jeunes filles à faire des examens et dépistage de cancers du sein et de col de l’utérus afin de connaître leur état de santé, tout en promouvant l’accès à l’information sanitaire à travers les plateformes numériques du projet « C’est la vie !».

La communauté universitaire de Dadoh University s’est mobilisée autour de la prévention des cancers féminins. Cette activité a permis à des étudiantes et au personnel de l’établissement de bénéficier de consultations et de dépistages gratuits, notamment du cancer du sein et du col de l’utérus. Des examens liés à l’hépatite B et au VIH figuraient également parmi les services évoqués par les organisateurs.

Léonard Kafando, délégué général des étudiants et point focal du projet « C’est la Vie » au Burkina Faso, cette initiative répond à un double objectif : favoriser le dépistage précoce des maladies et accroître le nombre d’abonnés aux plateformes numériques du projet

Pour Léonard Kafando, délégué général des étudiants et point focal du projet « C’est la vie ! » au Burkina Faso, cette initiative répond à un double objectif : favoriser le dépistage précoce des maladies et accroître le nombre d’abonnés aux plateformes numériques du projet. « Mieux vaut prévenir que guérir », a-t-il rappelé en substance, soulignant l’importance de se faire examiner avant l’apparition de complications.

Le projet « C’est la vie ! », s’appuie notamment sur les réseaux sociaux Facebook, TikTok, Instagram et YouTube pour diffuser des contenus de sensibilisation. À travers une série télévisée diffusée sur A+, ses messages abordent des questions de santé, d’engagement, de développement et de leadership des jeunes.

Selon Léonard Kafando, l’inscription s’effectue gratuitement, soit par le scan d’un QR code, soit à travers un lien Linktree donnant accès aux différentes plateformes. www.cestlavie.tv

Les abonnés peuvent également accéder via WhatsApp, qui s’appuie sur l’intelligence artificielle pour fournir des informations relatives à la santé, à la planification familiale et au leadership des jeunes. Les contenus s’adressent principalement aux jeunes de 15 à 24 ans, sans exclure les autres catégories d’âge.

Kombelempagré Soumaya estime qu’il est important de se faire dépister, même en l’absence de symptômes.

Du côté des bénéficiaires, la gratuité des services et la possibilité de détecter précocement une maladie constituent des motivations essentielles. Étudiante en sciences économiques et de gestion, Kombelempagré Soumaya, estime qu’il est important de se faire dépister, même en l’absence de symptômes. Elle invite les femmes et les hommes à accorder une attention particulière à leur santé.

Adjaratou Sandrine Thiombiano, directrice du service communication et marketing de Dadoh University, a souligné que le dépistage ne doit pas être limité au mois d’octobre.

Dans le même sens, Adjaratou Sandrine Thiombiano, directrice du service communication et marketing de Dadoh University, a souligné que le dépistage ne doit pas être limité au mois d’octobre. Pour elle, les femmes doivent pouvoir consulter dès qu’elles ressentent une anomalie, afin de favoriser une prise en charge précoce. Elle a également insisté sur le rôle des proches, notamment des hommes, dans l’accompagnement et le soutien des femmes.

Farida Kindo et Orokia Zerbo, étudiantes de l’établissement, ont, elles aussi, salué cette initiative. Elles encouragent leurs camarades à profiter de ces consultations gratuites et à ne pas considérer le cancer du sein comme une maladie réservée aux femmes âgées.

Au-delà de la campagne ponctuelle, cette mobilisation rappelle que la prévention repose sur l’information, le dépistage et la solidarité. Elle invite chacun à faire de la santé une priorité, bien au-delà d’Octobre Rose.

Le lien pour plus d’information: www.cestlavie.tv

 

Hubert BADO

 

 

 

 

Consultations AES-CEDEAO : les membres du comité ministériel de pilotage de l’espace confédéral accordent leurs violons avant les négociations de Dakar ‎

‎En prélude aux premières consultations formelles entre la Confédération AES et la CEDEAO, le Comité ministériel de pilotage de la Confédération AES s’est réuni ce vendredi 16 octobre 2026 à Ouagadougou, afin de consolider les positions communes et assurer une participation réussie à la rencontre de Dakar.
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‎ Après Niamey en février 2025 et Bamako en mai 2025, aux intérêts fondamentaux des populations, et à celle du Mali, Ouagadougou est la dernière étape pour la partie Confédération AES d’adopter une vision commune sur les perspectives de coopération avec la CEDEAO.
Pour la Confédération AES, trois impératifs devront orienter les futures négociations entre nos deux entités.
Il s’agit de la préservation de la souveraineté des Etats de la Confédération, de la consolidation de la Confédération des États du Sahel (AES) et de la protection des intérêts des populations de l’espace confédéral.
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‎À l’entame des travaux, les ministres Karamoko Jean Marie TRAORE, Abdoulaye DIOP et Bakary Yaou SANGARE ont salué d’une voix commune le leadership du Camarade Président du Faso à la tête de la Confédération AES. Ils ont indiqué que les négociations de Dakar s’inscrivent en droite ligne de l’étape de Bamako et ont pour but d’aboutir à de nouveaux arrangements institutionnels et juridiques.
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‎Ils ont également précisé que la vision des Chefs d’État de la Confédération dans ces négociations reste guidée par les aspirations de leurs populations, notamment en termes de libre circulation des personnes et des biens.
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‎L’étape de Dakar permettra de définir les rapports de l’AES avec la CEDEAO et de formaliser de nouvelles relations entre ces deux entités qui composent désormais le bloc ouest-africain.
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‎Selon les Chefs de la diplomatie de l’AES, à Dakar les échanges se feront dans un esprit de responsabilité et de respect de la vision des Chefs d’Etat de l’espace confédéral, en tenant compte des intérêts et des liens profonds entre les peuples de l’AES et de la CEDEAO.
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‎Les ministres indiquent également que ces discussions seront basées sur les principes de l’unité de l’espace AES, la conviction qu’entre Africains nous pouvons régler nos propres problèmes, la primauté des intérêts de nos populations et le respect absolu de la souveraineté des Etats de la Confédération AES.
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‎Les négociations entre les deux entités se tiendront à Dakar les 17 et 18 octobre 2026.
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‎DCRP / MAE

Coupe d’Afrique de Rugby à 7 : Les Etalons terminent au pied du podium à l’île Maurice

Quatrièmes de la Coupe d’Afrique de rugby à 7 à l’île Maurice, les Etalons du Burkina Faso affichent un bilan jugé satisfaisant par leurs dirigeants. Le manque de compétition et de préparation reste toutefois un handicap majeur pour rivaliser avec les meilleures nations africaines.

Les Etalons du Burkina Faso ont terminé à la quatrième place de la Coupe d’Afrique de rugby à 7 disputée à l’île Maurice. Si l’objectif de décrocher un trophée n’a pas été atteint, la sélection nationale a néanmoins réussi à se maintenir dans le top 4, une performance qui lui permet de rester en course pour les prochaines échéances de Rugby Afrique.

Pour le président de la Fédération burkinabè de rugby, Nouroudi Guinko, le bilan est globalement satisfaisant. « Les jeunes ont bien joué, ils ont mouillé le maillot », souligne-t-il, mettant en avant l’engagement des joueurs face à des adversaires de référence, notamment Madagascar et l’Afrique du Sud. Ces confrontations ont permis aux rugbymen burkinabè de mesurer leur niveau face à des équipes expérimentées. Le président de la fédération estime que cette expérience sera bénéfique pour les prochaines compétitions, notamment les qualifications aux Jeux olympiques et les rendez-vous continentaux.

Toutefois, le manque de compétition demeure une difficulté majeure pour les Etalons. Cheick Abas Sawadogo, joueur de l’équipe nationale, regrette l’insuffisance de préparation avant cette échéance. « Depuis l’année dernière, nous n’avons pas eu de préparation », déplore-t-il.

Selon lui, les équipes concurrentes bénéficient d’un calendrier plus fourni, avec plusieurs tournois disputés au cours de l’année. A l’inverse, l’absence d’un championnat régulier de rugby au Burkina Faso limite les possibilités pour les joueurs de gagner en expérience et de maintenir leur niveau.

Le joueur estime qu’une participation plus fréquente aux compétitions nationales et internationales permettrait à la sélection de mieux se préparer et de viser des médailles, voire le titre continental.

Conscient de cette insuffisance, Nouroudi Guinko affirme que l’amélioration de l’offre de compétition figure parmi les priorités de son équipe depuis son arrivée à la tête de la fédération en 2024. L’ambition est de donner davantage de temps de jeu aux jeunes afin de renforcer leurs capacités et d’améliorer les performances du rugby burkinabè.

Chef de la délégation à l’île Maurice, Jean-Philippe Dakouré se dit également satisfait de la prestation des Étalons. Il salue l’engagement des joueurs et considère cette quatrième place comme encourageante, dans un contexte où le rugby reste moins populaire au Burkina Faso que le football ou le cyclisme.

Pengdwendé Achille OUEDRAOGO

Un nouveau jalon historique : un astronaute pakistanais dans la station spatiale chinoise en 2026



L’année 2026 s’affirme comme une année de percées exceptionnelles pour l’aérospatiale chinoise, marquée par des avancées technologiques majeures et une coopération internationale spatiale sans précédent. Parmi ces progrès, l’arrivée prochaine d’un astronaute pakistanais dans la station spatiale Tiangong constitue un nouveau jalon historique pour la cause spatiale chinoise et illustre la volonté de la Chine d’ouvrir largement ses plateformes spatiales au monde.

Lors du 77e Congrès international d’astronautique, Yang Liwei, premier astronaute chinois, a salué les performances « extrêmement excellentes » des deux candidats astronautes pakistanais en formation. Après l’achèvement imminent de la mission Shenzhou-23, la Chine accueillera pour la première fois un astronaute étranger dans sa station spatiale dans la seconde moitié de 2026. L’un des deux astronautes pakistanais sélectionnés embarquera très probablement à bord de Shenzhou-24 pour une mission spatiale.

Conformément au plan de mission, l’astronaute pakistanais participera à un vol spatial de courte durée en tant qu’expert de charge utile, principalement pour mener à bien des projets de recherche scientifique pakistanais. Afin de collaborer efficacement avec les astronautes chinois et d’utiliser normalement les équipements et systèmes de la station spatiale marqués en chinois, les deux candidats pakistanais ont suivi entre autres une formation intensive en chinois pendant plusieurs mois durant leur préparation. Cette future mission inaugurera une nouvelle ère de coopération sino-pakistanaise dans l’espace.

Cette coopération est le fruit d’un partenariat solide et structuré. En février 2025, la Chine et le Pakistan ont signé à Islamabad un accord sur la sélection, la formation des astronautes pakistanais et leur participation aux missions de la station spatiale chinoise. À l’issue d’un processus rigoureux de sélection en trois étapes, deux candidats exceptionnels, Muhammad Zeeshan Ali et Khurram Daud, ont été officiellement retenus en avril 2026, concluant la première sélection d’astronautes étrangers du programme spatial habité chinois.

Comme l’a souligné Yang Liwei, la station spatiale chinoise est devenue une plateforme scientifique ouverte aux chercheurs du monde entier. Elle favorise la coopération approfondie dans la recherche spatiale, la formation d’astronautes, l’octroi d’opportunités de vol et la vulgarisation scientifique. L’accueil d’un astronaute pakistanais incarne parfaitement cette vision d’ouverture et de partage des acquis spatiaux chinois.
Parallèlement à cette coopération internationale, 2026 voit une accumulation de percées technologiques majeures pour la Chine. Le pays a validé avec succès deux technologies de récupération de fusées réutilisables, lui permettant de maîtriser cette technologie clé. Cette avancée réduira considérablement les coûts de lancement de satellites et accélérera le déploiement spatial national. De plus, un ou une astronaute de l’équipage de Shenzhou-23 restera dans la station spatiale pour une mission d’un an, devenant le premier membre d’équipage chinois à réaliser un séjour aussi long en orbite.

Avec la mission sino-pakistanaise à venir et ces multiples innovations technologiques, la Chine confirme sa position d’acteur majeur et responsable de l’exploration spatiale mondiale, promouvant une exploration pacifique, inclusive et bénéfique pour tous.

Synthèse de Nadège YAMEOGO

Source : CGTN Français

5e session plénière du 20e Comité central du PCC : comment la continuité de la planification chinoise profite-t-elle à l’Afrique ?

La 5e session plénière du 20e Comité central du Parti communiste chinois se tiendra à Beijing du 26 au 29 octobre 2026. Son ordre du jour principal consistera à examiner les grandes questions relatives à la poursuite constante de la gestion globale et rigoureuse du Parti. Pour les lecteurs africains, cette réunion peut sembler se concentrer sur le développement interne de la Chine, mais la logique de continuité des politiques qui s’en dégage influence profondément les perspectives de coopération sino-africaine.

L’année 2026 marque le début du 15e Plan quinquennal chinois. Cette 5e session plénière n’a pas pour objectif d’élaborer un nouveau plan, mais de garantir sa mise en œuvre. La 4e session plénière du 20e Comité central du PCC a déjà inscrit « la gestion globale et rigoureuse du Parti comme garantie fondamentale » dans les orientations directrices du développement économique et social pour la période du 15e Plan quinquennal.

Cette logique de garantie apporte à l’Afrique une plus grande prévisibilité. Depuis le 1er mai 2026, la Chine accorde un traitement tarifaire nul à 53 pays africains ayant établi des relations diplomatiques avec elle, couvrant 100 % des produits classés dans les tarifs douaniers, sans aucune condition politique. Cette mesure n’est pas isolée : elle s’inscrit dans la poursuite de l’ouverture à haut niveau de la Chine. Selon les données de l’Administration générale des douanes chinoises, en mai et juin 2026, soit au cours des deux premiers mois suivant l’entrée en vigueur de cette mesure, les importations chinoises en provenance d’Afrique ont atteint 193,8 milliards de yuans, en hausse de 23,5 % en glissement annuel. Des produits tels que le café éthiopien, les avocats kenyans et le vin sud-africain entrent plus rapidement sur le marché chinois.

Sur le terrain, cette prévisibilité se traduit par des opportunités concrètes. Dans le domaine de l’énergie verte, les centrales photovoltaïques de Garissa au Kenya et de Kabwe en Zambie, construites par des entreprises chinoises, fournissent de l’électricité stable aux ménages ainsi qu’aux secteurs minier et agricole. Dans le domaine agricole, le projet d’irrigation mis en place par la Chine en Tanzanie aide les agriculteurs à ne plus dépendre des aléas climatiques. Le projet « Petits haricots, grande nutrition », mené par l’Université agricole de Chine en Tanzanie, qui s’étend désormais de la culture à la fabrication de lait de soja, permet d’offrir gratuitement des collations nutritives à base de lait de soja aux écoliers locaux et contribue à augmenter les revenus des agriculteurs. Ces projets ont un point commun : ils reposent sur un cadre politique stable, et non sur des dispositions ponctuelles.

Le projet « Petits haricots, grande nutrition » en Tanzanie

Le message envoyé par la 5e session plénière sera sans doute clair : la Chine s’appuiera sur la gestion globale et rigoureuse du Parti pour garantir la mise en œuvre du 15e Plan quinquennal, assurer la stabilité des orientations et la continuité des politiques. Pour l’Afrique, cette stabilité signifie des marchés plus prévisibles, des projets à plus long terme et des opportunités de coopération plus durables. Dans un monde marqué par une incertitude croissante, l’Afrique a besoin non seulement de projets spécifiques, mais aussi d’un partenaire stable, ouvert et durable, ainsi que d’un environnement de coopération prévisible.

Synthèse de Nadège YAMEOGO
Source : CGTN Français

 

Journée mondiale de la normalisation 2026 : L’ABNORM sensibilise des étudiants, des acteurs économiques et institutionnels sur la qualité et le respect des normes à Dédougou, région de Bankui

La secrétaire générale de la région de Bankui, Adjara Kientega, a présidé la commémoration de la Journée mondiale de la normalisation (JMN), édition 2026, le 14 octobre à Dédougou. L’Agence burkinabè de normalisation, de la métrologie et de la qualité (ABNORM) est l’organisatrice de la cérémonie, articulée autour de deux activités principales : un séminaire d’information et de sensibilisation des acteurs socio-économiques et institutionnels locaux, et une conférence-débat avec les étudiants de l’Université Daniel-Ouezzin-Coulibaly sur les enjeux de la normalisation pour le développement du Burkina Faso.

Du 14 au 15 octobre 2026, l’Agence burkinabè de normalisation, de la métrologie et de la qualité (ABNORM) a célébré à Dédougou, dans la région de la Boucle du Mouhoun, l’édition 2026 de la Journée mondiale de la normalisation (JMN) sous le thème « Une vision commune pour un monde meilleur ». La date du 14 octobre de chaque année étant dédiée à la reconnaissance et à la valorisation des activités de normalisation à travers le monde, l’ABNORM a saisi l’occasion cette année pour se rendre à Dédougou à la rencontre des acteurs régionaux afin de magnifier l’événement autour d’activités d’information, de sensibilisation et d’échanges. L’ouverture des travaux est intervenue dans la matinée du mercredi 14 octobre 2026, sous la présidence de la secrétaire générale de la région, Adjara Kientega, représentant le gouverneur. Étaient également présentes des autorités administratives, militaires et paramilitaires, des notabilités coutumières et religieuses, des acteurs économiques et industriels de la région, ainsi que le directeur régional de l’ABNORM du Guiriko, Prosper Sidnoma Moubarack Ouédraogo, représentant le directeur général de la structure.

La commémoration de cette journée vise la reconnaissance de l’expertise des acteurs impliqués dans les activités de normalisation, a confié le directeur de la normalisation et de la certification à l’ABNORM, Dr Alain Gustave Yaguibou. « C’est bon de marquer un arrêt pour valoriser la contribution d’éminents experts qui nous permettent de commercer, de pénétrer le marché et de consommer des produits sans problème », a-t-il déclaré. Le chargé de la certification a expliqué que, depuis la création de l’ABNORM, plus de 1 400 normes ont été élaborées, couvrant une grande diversité de produits burkinabè. Dans la même dynamique, des certificats ont été délivrés pour matérialiser la conformité de près de 1 600 produits nationaux aux normes, a-t-il ajouté.

La commémoration de la JMN 2026 s’est articulée autour de communications visant à informer et sensibiliser les acteurs socio-économiques et industriels, les producteurs et les acteurs institutionnels locaux sur l’application des normes, la maîtrise des procédés de production et de transformation, ainsi que sur le respect des exigences de qualité et de sécurité. L’objectif est de permettre aux produits transformés dans les différentes unités de répondre aux attentes des consommateurs et d’accéder durablement au marché, tout en offrant des garanties de confiance.

Moderniser l’économie

Voir l’ABNORM dans la région de la Boucle du Mouhoun, au contact des forces vives, pour commémorer la journée du 14 octobre est une initiative et une démarche très appréciées. Gérant de station à Dédougou, Abdoul Aziz Gansonré a soutenu que le séminaire d’information et de sensibilisation a permis aux participants de découvrir l’ABNORM et son mode de fonctionnement. « Nous avons été informés et sensibilisés sur les exigences à remplir pour être en conformité avec les normes établies, sans oublier les informations sur la documentation à détenir », a-t-il relevé.

En plus du séminaire, l’ABNORM a eu des échanges avec les étudiants de l’Université Daniel-Ouezzin-Coulibaly de Dédougou, le 15 octobre 2026, autour d’une conférence-débat sur le thème « Normalisation et certification : outils stratégiques pour l’innovation locale et la compétitivité internationale ». Cette activité a eu pour ambition de rapprocher la normalisation du monde universitaire, de susciter l’intérêt des futurs ingénieurs, chercheurs, entrepreneurs et techniciens, et de favoriser une meilleure prise en compte des exigences de qualité dans les projets.

Quant à la présidente de la cérémonie, Adjara Kientega, elle a indiqué que la normalisation contribue à la modernisation de l’économie et à l’amélioration des conditions de vie des populations. C’est ainsi que le gouvernement, à travers l’ABNORM, accorde une importance particulière à la qualité en accompagnant les opérateurs économiques dans leurs efforts d’amélioration qualitative des produits et de protection des consommateurs. Il s’agit, selon elle, de faire de la qualité un levier de compétitivité, de création de valeur et de souveraineté économique. Elle a poursuivi en soulignant que la normalisation constitue un instrument de prévention des risques et d’amélioration des performances. « Elle permet aux entreprises de disposer de références techniques communes, d’améliorer leurs procédés de production et de répondre plus efficacement aux attentes des marchés. Elle favorise également l’innovation en facilitant la diffusion des connaissances techniques et l’adoption de solutions éprouvées », a soutenu la secrétaire générale régionale.

Yacouba BELEM

Production semencière : l’UNPS-B parcourt des champs dans le Nando

Le président de l’Union nationale des sociétés coopératives des producteurs semenciers du Burkina Faso
(UNPS-B), accompagné de ses proches collaborateurs, était le mercredi 14 octobre 2026, dans trois localités de la région de Nando, pour s’assurer de l’état d’avancement de la campagne semencière.

A Niangdo, localité située à une trentaine de kilomètres de Koudougou dans la région de Nando, le champ de quatre hectares de sorgho du producteur semencier, Mathias Koala, est peu reluisant, à cause de l’arrêt brusque des pluies. Bien que « Dame nature’ » n’ait pas été au rendez-vous, ce producteur reste optimiste. Il a confié à l’équipe de l’Union nationale des sociétés coopératives des producteurs semen- ciers du Burkina Faso (UNPS-B), qu’il espère récolter cette année, huit tonnes de cette variété « Sariaso 14 », contre 10 tonnes lors de la campagne précédente. « Nous avons bénéficié des semences de base et des intrants.

Avec la physionomie des cultures, à un certain moment, nous avons eu peur, parce que cela fait 22 jours, que le ciel n’a pas ouvert ses vannes. Mais par la grâce de Dieu, les pertes seront moindres à la récolte », a-t-il justifié. Le président de l’UNPS-B, Inoussa Ouédraogo et sa délégation, ont effectué cette visite dans le cadre du suivi de la campagne semencière, en vue d’évaluer les objectifs qui étaient assignés. Après Niangdo, ils ont mis le cap sur Mougounounsi, dans la commune de Poa, où une trentaine de VDP agricoles s’attelaient à la récolte de la variété « Issa sosso » de niébé, dans un champ de plus de 10 hectares, dont cinq hectares ont été occupés pour la culture de cette spéculation.

Ces VDP agricoles, de l’avis du président de l’UNPS-B, ont été formés dans la production semencière, sur instruction du président du Faso, en vue d’un succès de l’offensive agropastorale et halieutique. C’est à Salbisgo, dans la commune rurale de Ramongo que l’équipe de l’union des producteurs semenciers du Burkina a achevé sa tournée. Là-bas, le champ de 6,5 hectares de maïs exploité également par des VDP agricoles, force l’admiration, grâce à la mise en pratique de bonnes techniques agricoles dont ils ont bénéficié au cours de leur formation.

La sécurité alimentaire commence par une semence de qualité

Le producteur, Mathias Koala, du village de Niangdo, a indiqué que malgré les caprices des pluies, il espère récolter Huit tonnes de sorgho de la variété « Sariaso 14 ».

En plus 3,5 hectares de niébé et 0,65 hectare de gombo y ont été emblavés. « Le niébé a été attaqué par des maladies et nous envisa-geons un rendement de deux tonnes et 12 tonnes au minimum pour le maïs », s’est réjoui le VDP agricole, Philippe Yaméogo. De l’avis de Inoussa Ouédraogo, la « mayonnaise » a commencé à prendre avec les jeunes VDP. En témoigne selon lui, que ces trois sites semenciers visités se portent bien. « Nous avons traversé une période assez difficile d’absence de pluies et cela a beaucoup joué sur la production. Mais il y a eu un grand rattrapage sur le terrain, qui a permis à certaines spéculations de boucler leur cycle », a-t-il précisé.

Inoussa Ouédraogo a noté que l’objectif de 60 000 tonnes de semences attendues, toutes spéculations confondues pour la campagne 2026-2027, va être difficile à atteindre. « Pour répondre à l’appel du gouvernement, il faut que les producteurs profitent de la campagne de contre saison », a-t-il déclaré. Le président de l’UNPS-B a encouragé les producteurs à l’utilisation des semences certifiées et améliorées, car, elles s’adaptent aux aléas climatiques. Il a aussi exhorté les producteurs à « aller rapidement » à la récolte, pour éviter les pertes et à prendre d’assaut les points d’eau et entamer la production de la campagne sèche.

Afsétou SAWADOGO

Institut des peuples noirs Farafina : les origines expliquées aux étudiants

Le président de l’Institut des peuples noirs Farafina, Apollinaire Joachimson Kyélem de Tambèla, a présenté l’institution aux nouveaux étudiants de l’Université Thomas-Sankara, jeudi 15 octobre 2026.

A la faveur de la cérémonie d’accueil et de la journée d’information et de sensi-bilisation des nouveaux étudiants de l’Université Thomas-Sankara (UTS), le président de l’Institut des peuples noirs Farafina (IPN-Farafina), Apollinaire Joachimson Kyélem de Tambèla, s’est adressé à eux, jeudi 15 octobre 2026. Il a fait savoir que l’idée de créer l’IPN-Farafina vient du Président Thomas Sankara, à la suite de sa visite à

Le président de l’IPN-Farafina, Apollinaire Joachimson Kyélem de Tambèla : « nous voulons que le peuple Noir soit conscient de son rôle dans l’histoire ».

Harlem aux Etats-Unis d’Amérique en 1984. Apollinaire Joachimson Kyélem de Tambèla a rappelé que l’institut des peuples noirs- Farafina a été mis en place mais, suite à l’assassinat de Thomas Sankara, puis est tombé en léthargie avant de disparaître, faute de suivi. Il a poursuivi que le Président du Faso le capitaine Ibrahim Traoré a ressuscité l’IPN-Farafina.

Le président de l’IPN-Farafina a confié que l’ambition de cette structure est de raconter l’histoire Des Noirs en toute objectivité. « Cela, en examinant et en analysant les bons côtés comme les mauvais côtés, car, nous sommes des Noirs mais nous connaissons mal notre histoire », a-t-il ajouté. En plus, selon lui, l’IPN-Farafina devrait contribuer à parachever la Révolution démocratique et populaire de Thomas Sankara. Apolline Joachimson Kyélem de Tambèla a affirmé aux étudiants que l’institut va servir d’aiguillon pour rassembler le monde noir. Par ailleurs, il a fait un bref récit de l’histoire politique du Pays des Hommes intègres depuis sa création et jusqu’à sa reconstitution.

Evariste YODA

39e commémoration du 15-Octobre 1987 : « La meilleure manière de rendre hommage à Thomas Sankara et autres victimes est de poursuivre leur combat »

A l’occasion de la commémoration du 39e anniversaire de l’assassinat du capitaine Thomas Sankara et ses douze compagnons, le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré a rendu hommage à l’illustre disparu. Il a indiqué que les idées du capitaine Sankara restent vivantes. Pour le chef de l’Etat, la meilleure manière de rendre hommage à Thomas Sankara et autres victimes est de poursuivre leur combat.

Camarades,
Le 15 octobre 1987, à pareille heure et en ce lieu- même, c’était également un jeudi comme aujourd’hui, l’impérialisme et ses valets locaux ont prétendu nier une conviction fondamentale : qu’un peuple d’Afrique puisse être un peuple digne, et qu’un pays dit « sahélien » puisse parler au reste du monde d’égal à égal.
Ils se sont trompés lourdement !
Car une idée ne meurt pas sous les balles assassines de l’adversité ; elle meurt seulement lorsqu’on cesse de la défendre. Cet après-midi, en nous rassemblant ici, nous ne commémorons pas seulement une date. Nous affirmons, trente-neuf années après, que la voix qui fut brisée ce jour-là, n’a jamais cessé de porter. Elle a traversé les frontières, les générations, les continents. Elle résonne toujours, chaque fois qu’un peuple conscient, quelque part, refuse de plier l’échine.
Souvenons-nous de ce qu’était notre Pays en 1983 : un pays qu’on disait condamné ; un pays classé parmi les derniers à tous les niveaux de développement ; un pays dont on se moquait jusqu’au nom.
Et souvenons-nous de ce que ce peuple a accompli en quatre années seulement : des millions d’arbres plantés ; des villages dotés de dispensaires et d’écoles ; des femmes dans les plus hautes sphères de décision ; un chemin de fer construit à la force des bras et de la volonté ; une dignité reconquise.
Ce n’était pas un miracle. C’était la preuve vivante qu’aucune pauvreté ne prédestine un peuple à la mendicité ; qu’aucune géographie ne condamne une nation au silence. Thomas SANKARA l’a dit ici même : « Qui ne s’aime pas, ne peut pas aimer les autres. » Et il a montré qu’un peuple qui s’aime se met debout et marche comme un seul homme.

Camarades,
Gardons cette date gravée dans notre mémoire, avec courage et détermination ; mais aussi avec lucidité. Thomas SANKARA n’est pas tombé sous les coups de l’ennemi qu’il combattait à visage découvert. Il est tombé sous les coups de ceux qui partageaient sa table, son uniforme et son serment.
La leçon du 15 octobre est éloquente : une révolution ne meurt pas seulement de la méchanceté de ses ennemis du dehors ; elle meurt, avant tout, de la division fratricide de ses propres gardiens.
Quand la confiance se fissure entre camarades, l’ennemi n’a plus besoin d’assaut : il attend que le doute naisse dans les esprits, que la confiance cède à la méfiance, que l’harmonie fasse place à la cacophonie et que l’unité tant chère vole en éclat. Oui, quand l’ambition personnelle prend le pas sur le serment collectif, la porte s’ouvre de l’intérieur.
C’est pourquoi, je le dis haut et fort : la fidélité au combat est d’abord la fidélité entre nous. La vigilance commence par le refus de la calomnie, du soupçon entretenu, du mot malveillant qui divise. Un révolutionnaire qui sème la division parmi les siens travaille, qu’il le veuille ou non, pour l’adversaire.
Il est temps que ceux qui travaillent à nous diviser comprennent que le Burkina Faso de 2026 n’est pas celui de 1987. Vous l’avez suffisamment prouvé par votre mobilisation historique du 30 septembre dernier, lors de la célébration des quatre (04) ans de la Révolution Progressiste Populaire. Ce qu’ils ont cru détruire s’est régénéré. Ce qu’ils ont cru ensevelir, est ressorti de terre, plus fort, plus conscient, plus déterminé.

Camarades,
La meilleure manière de rendre hommage à Feu le Capitaine Thomas SANKARA et aux autres victimes des événements tragiques du 15 octobre et les jours d’après, n’est pas de les pleurer, mais plutôt de poursuivre leur combat. Ce combat, vous l’accomplissez déjà sur le théâtre des opérations au front, dans les champs, dans les bureaux, dans les usines, dans les ateliers, dans les salles de classe, dans les médias, sur les réseaux sociaux, et j’en oublie.
Je salue nos braves Forces de Défense et de Sécurité, nos vaillants Volontaires pour la Défense de la Patrie qui, chaque jour, se sacrifient au prix du sang, pour que vive la patrie. Je salue les paysans qui produisent contre vents et marées, les artistes et artisans qui façonnent notre imaginaire, les Serviteurs du peuple qui servent effectivement ; chacun à son poste, avec responsabilité et dévouement, les travailleurs du secteur privé dont la contribution est réelle et hautement stratégique, les jeunes qui innovent pour relever les défis de toute une génération, les femmes qui refusent de faire de la féminité un handicap ou une excuse et se battent dignement et sans complexe aux côtés des hommes pour porter au firmament notre idéal commun : la Liberté !
À chaque fois qu’un Africain choisit de produire plutôt que de mendier, de demeurer digne plutôt que de se désavouer, de servir plutôt que de se servir, c’est Thomas SANKARA qui se révèle. Et sa leçon économique demeure intacte sur le marbre de l’histoire : « consommer ce que nous produisons et produire ce que nous consommons », tel est l’antidote de la pauvreté, la formule du développement endogène.
Parce que, chaque tonne de céréale récoltée sur notre sol, chaque atelier ouvert, chaque entreprise créée par nos propres fils et filles, chaque denrée importée en moins, est une victoire sur la dépendance. L’émancipation ne se décrète pas dans les discours ; elle se construit dans les champs, dans les usines, dans les laboratoires.

Camarades,
Loin d’être un lieu de deuil, cette place est un temple du savoir et de la vie, pour la jeunesse burkinabè, africaine et du reste du monde.
J’aperçois régulièrement des centaines et parfois même des milliers de jeunes venir se ressourcer en ces lieux. Ils viennent du Burkina, d’Afrique et d’ailleurs. Ils viennent contempler, écouter, méditer, pour repartir avec une conviction neuve selon laquelle un homme peut vivre debout et un peuple peut se libérer par son propre travail.
Depuis l’ouverture des visites du Mémorial Thomas SANKARA au public, le 19 mai 2025 jusqu’au 30 septembre 2026, plus de 200 000 visiteurs ont été enregistrés, générant environ 130 millions de francs CFA au profit du Projet de construction des infrastructures du Mémorial Thomas SANKARA (PCIM-INTS). Quant à la participation populaire à l’édification du Mémorial Thomas SANKARA, je salue les ministères, les institutions, les organisations et les personnes physiques pour leurs apports inestimables à travers la campagne “Ma brique pour SANKARA”.
Je lance un appel à l’endroit de tous les Burkinabè et aux sympathisants du père de la révolution d’Août 1983, à prouver une fois de plus notre capacité à réaliser nos ambitions, en participant massivement à cette campagne.
Je félicite le Ministère chargé de la Culture et du Tourisme pour les initiatives visant à embellir l’avenue qui longe le Mémorial et je l’engage à poursuivre la réalisation des infrastructures prévues, afin d’améliorer la capacité d’accueil du site et d’en faire un lieu d’épanouisse-ment pour tous ses visiteurs.
Que le Mémorial devienne aussi une bibliothèque à ciel ouvert de la mémoire, un espace de débat pour la jeunesse, un lieu où l’on vient apprendre à servir.
Je saisis cette occasion pour traduire la reconnaissance du peuple burkinabè,
à la municipalité du troisième arrondissement de Rome qui a baptisé récemment un parc au nom du Héros de la Nation burkinabè.
Ce geste, posé à des milliers de kilomètres d’ici, prouve que Thomas SANKARA appartient désormais au patrimoine de l’humanité tout entière. D’autres villes du monde s’honorent de son nom ; c’est notre devoir de veiller à ce que son message y soit fidèlement gravé et enseigné.

Camarades,
Je ne saurai oublier les autres victimes des jours qui ont suivi le 15 octobre 1987, ici-même à Ouagadougou, à Koudougou et à Pô. Que leur mémoire demeure vivante et vivace dans nos cœurs à jamais !
À toutes les familles endeuillées, je réitère notre solidarité et notre gratitude éternelles. Leur douleur n’a jamais été vaine ; elle s’est muée en devoir.

Camarades,
Nos ennemis ont voulu que le 15 octobre marque la fin d’une espérance. Nous en faisons, chaque année, le point de départ d’une marche longue, difficile, mais qui nous mènera vers notre libération totale.
Cette libération, nous savons qu’elle a un nom : souveraineté.
Souveraineté sécuritaire, pour chasser de notre territoire ceux qui veulent compromettre nos efforts de cohésion sociale et de vivre-ensemble.
Souveraineté alimentaire, pour ne dépendre d’aucune main étrangère, pour nourrir nos enfants.
Souveraineté économique et monétaire, pour que nos richesses servent d’abord nos peuples.
Souveraineté culturelle, pour que nos langues, nos savoirs et nos valeurs ne soient plus jamais des objets de folklore mais des vecteurs d’identité et des instruments de puissance.
Alors, souvenons-nous-en ! Et surtout, travaillons-y ensemble et sans relâche ! Car l’hommage le plus fidèle n’est pas entaché de larmes ni de discours : il est fait de soldats qui tiennent la ligne de front sans fléchir, de champs cultivés, d’usines qui transforment nos matières premières, d’enfants qui apprennent pour être utiles demain, de citoyens qui refusent la corruption et la division pour sauvegarder notre intégrité dans toute son intégralité.

Gloire éternelle au Héros de la Nation et à nos martyrs !
Victoire pour le peuple debout !
La Patrie ou la mort, nous vaincrons !