Coopérative Song-Taaba : Des biscuits pour soutenir les FDS et les VDP au front

Originaire de la région du Nakambé, la société coopérative « Song-Taaba » de Tenkodogo connaît une grande affluence. Elle présente au salon une gamme de produits transformés mettant en valeur le potentiel des céréales locales.

Selon les déclarations de la responsable de la coopérative Song-Taaba, basée au secteur N°1 de Tenkodogo dans la région de Nakambe, Larba Tarnagda Nagalo, la participation à cette 18e édition du Salon International de l’Artisanat de Ouagadougou (SIAO) vise à promouvoir les saveurs de sa région. Elle a affirmé que sa coopérative s’illustre particulièrement dans la fabrication de biscuits modernisés à base de petit mil, de maïs, de riz de Bagré et de sorgho rouge chocolaté. Parmi ces produits, elle met en avant une création spécifique nommée « L’énergie du combat ». Elle a expliqué avoir conçu ce biscuit hautement nutritif pour soutenir les Forces de défense et de sécurité (FDS) et les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP).

La promotrice de la société coopérative « Song-Taaba », Larba Tarnagda Nagalo, promeut le ‘’consommons local’’.

Selon elle, ce repas sec et facile à emporter permet aux combattants de résister plusieurs jours sur le terrain, offrant une alternative plus saine au pain sec ou aux boîtes de conserve. Elle propose aussi aux visiteurs du lait d’arachide prêt à boire, du couscous de maïs jaune, des grumeaux de bouillie de petit mil ou de sorgho rouge, ainsi que du soumbala de néré ou de soja destiné à remplacer les bouillons chimiques sans oublier les huiles (sésame, d’arachide, de balanites, de graines de baobab) et du beurre de karité naturel. Elle a affirmé que les produits de son groupement respectent un planning de fabrication strict garantissant l’hygiène et la qualité. Grâce à cette rigueur, elle signale que les ventes battent des records et que les contacts d’affaires B2B augurent des suites favorables.

Julien Zoungrana

Crédit photos : Julien ZOUNGRANA

 

 

 

 

7e étape du Tour du Faso 2026 : Anes Riahi offre la 4e victoire à l’Algérie

Anes Riahi a remporté, le 5 novembre 2026, la 7e étape du Tour du Faso 2026. Etape courue entre Ouagadougou et Pô, l’Algérien a bouclé les 143km76 en 3h12mn33s à une vitesse moyenne de 44,796km/h. Le Sud-africain Gustav Basson conserve le maillot jaune.

Après le triplé de Yacine Hamza, l’Algérie signe sa 4e victoire d’étape sur le 37e tour cycliste international du Faso. Le jeudi 5 novembre 2026, Anes Riahi a remporté la 7e étape courue entre Ouagadougou et Pô. Longue de 143km76, l’Algérien a franchi la ligne d’arrivée en 3h12mn33s à une vitesse moyenne de 44,796 km/h. Comme au départ de l’étape précédente, ils étaient 70 coureurs sur la ligne. Peloton groupé pendant une vingtaine de km, la course prend une autre configuration avec une groupe d’échappée au Km28 à l’approche du premier point chaud à Kombissiri.

Neuf au total, il était composé de trois Burkinabè de l’équipe régionale du Centre (Moucaila Rawendé, Mohamadi Ilboudo et Pawendin Bamouni), deux Marocains (Mohcine El Kouraji et Youssef Bdadou), deux Algériens (Anes Riahi et    Hamza Amari), un néerlandais (Jonathan Kerkhofs) et un Camerounais (Ibrahim Mouhammed). Avec un écart de 1mn28s avec le peloton, le groupe d’échappée franchi le premier point chaud, au K39,84. A ce sprint intermédiaire, Anes Riahi s’impose devant Youssef Bdadou et Mohamadi Ilboudo. Au fil de la course, le groupe des fuyards creuse d’avantage d’écart. Il s’accroit jusqu’à 3mn22s au Km60 à la porte du 2e sprint intermédiaire. Là encore l’Algérien, Anes Riahi est de nouveau rendez-vous.

Il s’impose respectivement devant Mohcine El Kouraji  et Moucaila Rawendé. Très inspiré, le groupe de tête met d’avantage du rythme à la course. L’écart qui était de 3mn22s avec le peloton, s’accroit et atteint 5mn15s à l’arrivée du 3e point chaud à Nobéré au Km99,63. Comme à l’arrivée des deux précédents sprint intermédiaire, Anes Riahi fait encore parler de sa puissance pour son triplé. Mené par l’Algérien, le groupe des fuyards met le cap sur Pô. Malgré la réduction de l’écart le groupe d’échappée est à l’arrivée à Pô. Anes Riahi confirme sa forme et s’impose en autoritaire et offre la 4e victoire d’étape à l’Algérie. Il devance respectivement le Marocain, Youssef Bdadou et le Néerlandais, Jonathan Kerkhofs.

Leader depuis la 4e étape, Gustav Basson est en jaune à l’arrivée à Pô. Tout comme le Sud-Africain, Yacine Hamza de l’Algérien conserve le maillot vert par point. Le maillot du meilleur demeure lla propriété du Burkinabè de l’équipe nationale, Soumaila Ilboudo. Le Marocain Youssef Bdadou est toujours propriétaire du maillot des points chaud. Celui du premier des burkinabè est revenu à Moukaila Rawendé de l’équipe nationale du Burkina.

Ollo Aimé Césaire HIEN

SIAO 2026: Le Président de l’ALP Ousmane Bougouma encourage la créativité des artisans

Le Président de l’Assemblée législative du peuple (ALP), Ousmane Bougouma, a visité les stands des régions,
le village de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) ainsi que le village artisanal, le mercredi 4 novembre 2026,
à Ouagadougou.

Le Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO) continue de mettre en lumière la créativité et le savoir-faire des artisans africains. A cet effet, le Président de l’Assemblée législative du peuple (ALP), Ousmane Bougouma, s’est rendu sur le site du salon pour découvrir les différentes réalisations expo-sées, notamment dans les stands des régions, le village de la Confédération des Etats du Sahel (AES) et le village artisanal. Une visite qui, selon lui, vise à encourager les artisans africains en général et ceux du Burkina Faso en parti-culier. A l’issue de sa tournée, il s’est dit impressionné par la qualité des œuvres découvertes qui témoignent du génie créateur des artisans locaux, de leur savoir-faire et de leur ingéniosité. Le président de l’ALP a rappelé que le thème de cette 18e édition, revêt une importance particulière dans le contexte actuel de recherche de la souveraineté économique.

« Et cette souveraineté économique ne peut se faire qu’à travers une industrialisation qui a besoin d’organisation des différents secteurs d’acti-vité », a-t-il précisé. Par ailleurs, l’Assemblée législative du Peuple entend apporter sa contribution à la valorisation du secteur à travers deux catégories de prix spéciaux. Le premier, dénommé prix Thomas-Sankara de la créativité, d’un montant global de 3 millions de francs CFA, vise à magnifier l’ingéniosité et l’innovation des artisans. « Et rappeler aussi que le capitaine Thomas Sankara a porté le flambeau des artisans et nous devons travailler à ce que ce flambeau-là ne s’éteigne jamais », a-t-il évoqué. Le second prix, de 3 millions 250 000 francs CFA appelé prix des régions, concerne les 17 stands régionaux visités par la délégation. « Il s’agit surtout d’encourager la créativité de nos artisans dans les différentes régions. Donc, nous sommes venus non seulement saluer le travail de nos artisans mais rappeler que l’artisanat participe à notre souveraineté économique », a-t-il expliqué. Ousmane Bougouma a, au terme de sa visite souhaité une bonne édition aux participants et invité la population à effectuer le déplacement au SIAO. Il l’a notamment exhortée à découvrir les œuvres exposées et à pri-vilégier la consommation des produits locaux. Une démarche qui, selon lui, permettra aux artisans de contribuer davantage à l’économie nationale.

Wendyam Pascaline KALMOGO

Retrait des permis de conduire : une quarantaine de dossiers examinée

La Direction générale des transports terrestres et maritimes (DGTTM) a tenu la troisième session foraine de la Commission technique spéciale de retrait du permis de conduire (CTSRPC), le lundi 26 octobre 2026, à la gare routière de Boromo. L’ouverture de la session de 48h a été présidée par le haut-commissaire de la province, Martin Bado, représentant le gouverneur de la région de Bankui.

Après les gares routières de Tampouy à Ouagadougou et de Pouytenga dans la province du Kouritenga, l’honneur a échu à la gare routière de Boromo, important pôle de transport et de mobilité dans la province des Balé, région de Bankui, d’accueillir, du 26 au 27 octobre 2026, la 3e session foraine de la Commission technique spéciale de retrait du permis de conduire (CTSRPC). L’activité a été placée sous la présidence du gouverneur de la région, représenté par le haut-commissaire de la province des Balé, Martin Bado.

Elle a réuni une diversité d’acteurs dont des conducteurs mis en cause, les différentes composantes d’acteurs du domaine de la mobilité, des procureurs de tribunaux de grande instance, la gendarmerie et la police nationale et des experts de la sécurité routière.
L’objectif de la session a été de faciliter le renforcement de la sécurité routière par le rapprochement de la CTSRPC des usagers et des acteurs provinciaux et régionaux à travers l’examen des dossiers à elle soumis et la conduite d’actions de sensibilisation sur les risques d’accidents de la circulation. En effet, elle s’est penchée, au cours des 48h, sur une quarantaine de dossiers liés à des accidents de circulation dont 28 ont concerné les régions de Bankui et du Sourou. Le directeur régional chargé des transports, Souleymane Zongo, a relevé que les dossiers soumis à la commission sont des procès-verbaux de tribunaux impliquant des chauffeurs auteurs d’accidents « graves ». Les experts auront la charge d’analyser ces dossiers en examen afin de proposer des avis.

Donner de la visibilité à la commission

Le directeur de la circulation routière et de la normalisation à la Direction générale des transports terrestres et maritimes (DGTTM), Baowendmanegré Zoungrana, représentant le directeur général, a soutenu que la CTSRPC a en charge d’examiner des dossiers et des
procès-verbaux d’accidents, de donner des orientations et de formuler des recommandations. Il a précisé qu’il peut arriver que la commission propose la suspension du permis de conduire, son retrait ou sa restitution ou encore un recyclage du mis en cause.

A l’en croire, le choix de Boromo s’explique par sa position stratégique de ville traversée par la RN 1et le constat d’événements malheureux liés à l’insécurité routière dans la zone. Face à cela, la DGTTM a opté d’approcher la population de cette localité afin de la sensibiliser pour une conduite responsable et plus sûre sur les routes, a expliqué celui qui a affirmé que la session ne vise pas seulement la répression. Le représentant du syndicat des transporteurs routiers, Issouf Soma, et l’un des chauffeurs mis en cause, Ismaël Yamponi, apprécient positivement l’organisation de cette session qui contribue au recadrage et à la maîtrise des règles et du Code de la route.

Le président de la délégation spéciale de Boromo, Isaï Wenonga Bamogo, a indiqué que l’organisation de la présente session crée une proximité entre les institutions et les populations et favorise des échanges avec les acteurs locaux du transport routier. Il a déclaré que la sécurité routière concerne tout le monde. Elle exige alors de la vigilance, du respect des règles et de la responsabilité partagée. Présidant l’ouverture de cette 3e session, le représentant du gouverneur, Martin Bado, a rappelé les statistiques du ministère de la Sécurité qui font état de 15 853 accidents de circulation, dont 12 858 blessés, et 910 décès enregistrés au Burkina Faso entre le 1er janvier et le 30 septembre 2026.

Pour inverser la tendance, le gouvernement a multiplié les actions en faveur de la sécurité routière, dont le renforcement du cadre réglementaire de la CTSRPC. « La mise en place et l’opérationnalisation de cette commission visent à instaurer la discipline sur nos routes et à responsabiliser les conduc-teurs », a déclaré le haut-commissaire des Balé. Il a conclu que la tenue de cette session foraine se propose de rendre visible la CTSRPC qui, malgré son rôle stratégique, reste peu connue du grand public.

Yacouba BELEM

Des ex-concubins se trainent en justice

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R.D a assigné en justice T.V, son ancien concubin avec qui elle a eu trois enfants. Le prévenu s’est présenté à la barre de l’audience correctionnelle du Tribunal de grande instance (TGI) de Dédougou, le mardi 27 octobre 2026, pour répondre des faits d’abus de confiance portant sur un préjudice de 3 millions francs CFA. Il a nié les faits qui lui sont reprochés. Il s’est défendu qu’en 2019, R.D, sa femme d’alors lui avait remis la (…)

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Lutte contre le financement du terrorisme au Burkina et au Sahel : des journalistes outillés sur de bonnes techniques d’investigation

La Cellule nationale de presse Norbert-Zongo (CENOZO) sur le journalisme d’investigation en Afrique de l’Ouest, en collaboration avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), a organisé du 27 au 30 octobre 2026 à Koudougou, un atelier de formation au profit des journalistes burkinabè sur les enquêtes relatives aux trafics illicites et au financement du terrorisme.

Organisée dans le cadre du projet : « Edification d’une paix durable : appui au renforcement des capacités du Burkina Faso à comprendre, prévenir et contrer la menace du financement du terrorisme », cette formation de 30 journalistes burkinabè par la Cellule nationale
de presse Norbert-Zongo (CENOZO), dans la cité du Cavalier rouge du 27 au 30 octobre 2026, a visé plusieurs objectifs. Il s’est agi d’une part, de renforcer leur compréhension sur les méthodes et mécanismes de financement du terrorisme au
Burkina et au Sahel, de renforcer leurs compétences en méthodologie d’enquête sur les trafics illicites, leurs capacités en matière de cybersécurité et de protection des sources.

D’autre part, de les doter de techniques, des outils de collecte et d’analyse de documents financiers. Pour le coordonnateur de la CENOZO, Arnaud Ouédraogo, cette formation était de donner des moyens aux journalistes, de mieux comprendre les économies illicites qui
alimentent les groupes terroristes. « L’idée, c’est de leur permettre d’appréhender le phénomène, les mécanismes, de dénoncer, de sensibiliser les populations et de donner plus de lisibilité aux autorités, afin qu’elles prennent des mesures idoines pour renforcer la lutte », a-t-il justifié.

Dans sa communication sur la méthodologie d’enquête sur les trafics illicites et le financement du terrorisme, il a insisté sur le choix du sujet, l’angle de traitement, la formulation d’hypothèses, la cartographie des sources et le plan d’investigation. Camarade Ouédraogo a également mis l’accent sur l’intérêt des Outils d’investigation en sources ouvertes (OSINT) qui permettent de géolocaliser certains phénomènes et d’exploiter des images satellitaires sans se déplacer dans les zones à risque.

L’analyse des données financières, où les trouver quand le journaliste enquête sur les trafics illicites ? Ce volet a été décortiqué par la formatrice, Elza Sandrine Sawadogo. Elle a souligné que lorsqu’un journaliste d’investigation enquête sur une société, la question primordiale est de savoir : A qui appartient la société ? Qui est le propriétaire réel ? Qui a signé la facture ? « Nous pouvons trouver souvent ces informations dans les rapports financiers, parfois volumineux et rédigés en Anglais et il faudra que nous soyons vigilants », a-t-elle prévenu.

Savoir aborder les sujets

La typologie des cyberattaques, la sécurité du journaliste et des mots de passe, les traces numériques et la gestion des accès des applications, ont été développées par Ignace Sossou de la CENOZO. L’expert du PNUD, Losséni Cissé, qui a fait l’état des lieux des méthodes et mécanismes de financement des groupes terroristes au Burkina Faso et au Sahel, a signifié que l’une des principales causes du terrorisme est son financement, lequel financement, à son avis, vient le plus souvent de l’extorsion des fonds, des explosifs, des ressources naturels, notamment l’or, des rackets, rançons, enlèvements, du trafic des personnes, drogue, carburant, bétail et de médicaments.

« Le terrorisme est un phénomène complexe et il faut savoir aborder les sujets. L’alternative pour nos pays, c’est la cohésion sociale. Les moyens efficaces de lutte, c’est la bancarisation », a-t-il convenu. Le représentant du gouverneur de la région de Nando, Blaise Zongo, a pour sa part, rappelé que la lutte contre le financement du terrorisme ne relève pas uniquement des services de sécurité et des autorités judiciaires, mais aussi des journalistes, qui, à travers leurs investigations, contribuent à mettre en lumière les réseaux crimi- nels, les circuits financiers illicites et les pratiques qui alimentent l’insécurité.

Afsétou SAWADOGO

SIAO 2026: le Mali et le Niger célébrés au nom de la fraternité sahélienne

La 18e édition du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO) a consacré, mercredi 4 novembre 2026, une journée spéciale au Mali et au Niger, pays invités spéciaux. Présidée par le secrétaire général du ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Alassane Ouédraogo, la cérémonie a été marquée par des prestations artistiques, des découvertes gastronomiques et des échanges de présents entre les délégations.

La fraternité entre les peuples du Burkina Faso, du Mali et du Niger s’est illustrée à l’occasion de cette journée dédiée aux deux pays invités spéciaux de la 18e édition du SIAO. La cérémonie a connu la participation de plusieurs personnalités diplomatiques, notamment des représentants des ambassades du Ghana et du Congo au Burkina Faso. Les festivités ont été animées par la troupe Imûhars du Niger et la troupe Bazani Théra du Mali, avec, en toile de fond, la dégustation de mets traditionnels des deux pays.

Représentant le ministre chargé de l’Artisanat, Serge Gnaniodem Poda, le secrétaire général du département, Alassane Ouédraogo, a salué la présence des délégations malienne et nigérienne. Pour lui, cette participation témoigne de l’excellence des relations diplomatiques, économiques, culturelles et fraternelles entre les trois pays membres de la Confédération des Etats du Sahel (AES).
« Notre ambition doit être de faire émerger un véritable espace de coopération artisanale au sein de l’AES, dans lequel nos artisans pourront davantage travailler ensemble, valoriser leurs complémentarités et conquérir collectivement les marchés », a-t-il souhaité.

Il a également appelé à traduire la fraternité entre les trois pays en réalisations concrètes, au bénéfice de leurs populations.
Prenant la parole au nom des autorités maliennes, l’ambassadeur du Mali au Burkina Faso, Issouf Oumar Maïga, a souligné la portée stratégique de cette rencontre. Il a présenté l’AES comme un projet d’intégration socio-économique et un espace de souveraineté et d’interdépendance. Selon lui, les salons artisanaux des trois pays, notamment le Salon international de l’artisanat du Mali (SIAMA), le Salon international de l’artisanat pour la femme (SAFEM) du Niger et le SIAO, sont appelés à se compléter pour constituer une véritable plateforme sous régionale de promotion des savoir-faire.

Evoquant le thème de cette édition, il a insisté sur la nécessité d’articuler artisanat traditionnel, transformation locale et industrialisation. Il a, par ailleurs, plaidé pour un meilleur accès au financement des jeunes créateurs et des femmes artisanes, ainsi que pour la promotion de la commande publique en faveur des produits locaux.
Au nom des autorités nigériennes, la chargée d’affaires de l’ambassade du Niger au Burkina Faso, Salifou Koubra, a exprimé sa reconnaissance au pays hôte pour cette distinction et l’accueil réservé à sa délégation. Elle a indiqué que le Niger participe à cette édition avec 200 artistes et 54 stands, une mobilisation qui traduit sa volonté de faire connaître la diversité de son patrimoine artisanal.

Adama SAWADOGO

Une reconnaissance aux lourdes conséquences

Dans la Corne de l’Afrique, les initiatives diplomatiques sont rarement anodines. La présentation des lettres de créance de Michael Lotem comme ambassadeur d’Israël au Somaliland, au Président Abdirahman Mohamed Abdullahi, à Hargeisa, ainsi que la pose de la première pierre d’une future ambassade israélienne, marquent une nouvelle étape dans le rapprochement entre les deux parties. Au-delà du caractère historique de cet événement pour les autorités du Somaliland, cette initiative ouvre une nouvelle séquence de tensions diplomatiques et géopolitiques dans une région déjà traversée par de profondes rivalités.

Pour comprendre les enjeux de cette décision, il faut remonter à 1991, année au cours de laquelle, le Somaliland a proclamé son indépendance à la suite de l’effondrement de l’Etat somalien. Depuis lors, ce territoire fonctionne avec ses propres institutions, dispose d’une administration, organise des élections et exerce un contrôle sur une grande partie de son territoire. Pourtant, malgré plus de trois décennies d’autonomie de fait, il n’a jamais bénéficié d’une reconnaissance internationale significative. La Somalie continue de le considérer comme une partie intégrante de son territoire national. Dans ce contexte, la décision israélienne constitue une rupture diplomatique majeure et une victoire symbolique pour les autorités de Hargeisa, qui cherchent depuis longtemps à sortir de leur isolement international. Cependant, cette avancée ne saurait être analysée sous le seul prisme de la reconnaissance de l’autodétermination.

Situé sur les rives du golfe d’Aden, à proximité du détroit de Bab el-Mandeb, le Somaliland occupe une position de premier plan sur l’une des principales voies maritimes reliant la mer Rouge à l’océan Indien. Ce passage constitue un axe vital pour le commerce international, notamment pour le transport des hydrocarbures et des marchandises entre l’Asie, l’Europe et le reste du monde. Dès lors, l’intérêt d’Israël pour ce territoire dépasse manifestement le simple cadre des relations diplomatiques bilatérales. Les autorités somaliennes voient dans cette reconnaissance une atteinte directe à leur souveraineté et à leur intégrité territoriale. Le Président Hassan Sheikh Mohamud soupçonne Israël de rechercher des avantages militaires et stratégiques dans cette partie de la Corne de l’Afrique.

Au-delà du face-à-face entre Mogadiscio et Hargeisa, les conséquences pourraient également se faire sentir dans les relations entre les différents acteurs régionaux. Quant aux autres Etats de la région, ils pourraient être amenés à prendre position face à une initiative qui remet indirectement sur la table la question sensible des frontières héritées de l’histoire. Par ailleurs, cette évolution intervient dans un contexte sécuritaire particulièrement préoccupant. En effet, la reprise des affrontements au Yémen entre les rebelles houthis et les forces gouvernementales, conjuguée aux menaces qui pèsent sur la navigation en mer Rouge, rend la zone de Bab el-Mandeb encore plus sensible.

Dans ces conditions, une présence israélienne renforcée à proximité de ce passage maritime sera être perçue par certains acteurs régionaux comme une tentative d’étendre l’influence de Tel-Aviv dans une zone stratégique. En outre, cette reconnaissance place les organisations régionales, notamment l’Union africaine, devant un véritable dilemme diplomatique. L’organisation continentale demeure attachée au principe de respect de l’intégrité territoriale des Etats et à la stabilité des frontières héritées de la décolonisation.

C’est pourquoi, la prudence devrait prévaloir face à une question qui dépasse largement les ambitions diplomatiques d’Israël et les aspirations internationales du Somaliland. Toutefois, la construction d’une légitimité internationale ne saurait se faire au prix d’une déstabilisation durable de l’environnement régional. Cela dit, la nomination d’un ambassadeur israélien au Somaliland constitue un signal géopolitique susceptible de rebattre les cartes dans la Corne de l’Afrique et de renforcer les rivalités autour de la mer Rouge. Il appartient donc aux acteurs régionaux et internationaux de privilégier le dialogue plutôt que les démonstrations de force. Car, dans cette partie du continent, où les conflits sont déjà nombreux, une nouvelle ligne de fracture pourrait transformer un rapprochement bilatéral en une crise aux conséquences imprévisibles pour toute la région.

Soumaïla BONKOUNGOU

Ecole nationale des postes : la 51e promotion apte à servir la Nation

82 stagiaires composant de la 51e promotion de l’Ecole nationale des postes (ENAPOSTE) ont effectué leur sortie, mercredi 04 novembre 2026, à Ouagadougou.

Après une année académique de cours théoriques et pratiques, cumulés avec des stages en milieu professionnel, les stagiaires de la 51e promotion de l’Ecole nationale des postes (ENAPOSTE) sont désormais aptes à servir à travers la Poste Burkina Faso. Leur sortie officielle a eu lieu, le mercredi 4 novembre 2026, à Ouagadougou, en présence du secrétaire général du ministère de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, représentant la ministre Aminata Zerbo. Composés de 18 contrôleurs, 10 agents d’exploitation et 54 agents de bureau, la promotion s’engage à relever les défis pour maintenir la Poste Burkina Faso parmi les entreprises prospères, résolument tournées vers l’innovation.

La déléguée de la promotion, Nelly Bambara, a, au nom de ses camarades réaffirmé leur disponibilité, ainsi que leur ferme détermination à mettre les compétences acquises au service du secteur postal. Selon elle, la formation des stagiaires qui a été axée sur la qualité du service postal ne repose pas uniquement sur la maîtrise des procédures et des outils techniques mais exige également l’écoute attentive des clients, la rigueur dans l’exécution des tâches, le respect des délais, la courtoisie et la confidentialité…
« Nous allons faire de ses valeurs les principes de notre conduite professionnelle, afin de contribuer, chacun à son niveau, à l’amélioration continue de la qualité des services rendus aux usagers, au renforcement de leur confiance et au rayonnement de la Poste Burkina Faso », a-t-elle promis.

Un taux de réussite de 100%

Au cours de la cérémonie, les stagiaires sont rentrés en possession de leur diplôme. Les trois meilleurs dans les trois filières de formations ont chacun reçu des kits témoignant de leur mérite.
Avec un taux de réussite de 100%, la directrice générale de l’ENAPOSTE, Koumbo Rahja Barry, a expliqué qu’un tel exploit témoigne de l’engagement des apprenants, de la qualité de l’encadrement pédagogique et de la rigueur des enseignements dispensés. Elle a souligné que dans les trois filières dispensées, les majors de promotion, ont obtenu 18,93 de moyenne pour les agents de bureau, 18,35 pour les contrôleurs et 18,26 pour les agents d’exploitation.

Elle a rappelé que cette année académique a été marquée par l’organisation de cours théoriques, de travaux pratiques et de mise en situation professionnelle, de stages d’immersion dans les structures opérationnelles de la Poste Burkina Faso. La directrice générale a ajouté qu’une attention particulière a été accordée à la maîtrise des opérations postales et financières, à la relation client, à l’utilisation de l’outil numérique, ainsi qu’aux exigences d’éthique et de déontologie et à la qualité de service. Elle a, en outre, expliqué qu’au-delà des résultats académiques, leur ambition demeure de former des professionnels immédiatement opérationnels, capables de s’adapter aux mutations du secteur postal et de contribuer efficacement à la transformation de la Poste Burkina Faso. S’adressant à la promotion, Koumbo Rahja Barry l’a invitée à respecter les procédures, à cultiver l’esprit d’équipe et à faire preuve de discrétion dans le traitement des informations, tout en demeurant attentifs aux besoins des clients.

Yassimine Aminata OUARMA

Le ministre de la Sécurité, Mahamadou Sana, à propos de l’expulsion des orpailleurs de la Guinée : « Les autorités burkinabè n’ont pas été informées à l’avance de cette opération »

Le ministre de la sécurité, Mahamadou Sana, a conduit, le mercredi 4 novembre 2026, une délégation gouvernementale à Bamako pour s’enquérir de l’état des orpailleurs burkinabè expulsés de la Guinee et organiser leur retour au Burkina Faso. Nous vous proposons l’intégralité de son message à l’issue de sa rencontre avec les autorités maliennes.

C’est suite à la situation au niveau de la frontière Mali-Guinée, où vous avez suivi depuis 72 heures, nos compatriotes qui ont été refoulés. Alors, nous avons été mandatés par les camarades, le Président du Faso et le Premier ministre, de venir non seulement évaluer la situation et d’identifier aussi les différents problèmes, et aussi d’apporter l’assistance nécessaire à nos compatriotes. Mais aussi de voir dans quelles mesures organiser de façon digne et décente le rapatriement de nos compatriotes. Dès notre arrivée, nous avons bénéficié de l’hospitalité légendaire de nos homologues frères du Mali, et nous avons pu tenir une rencontre pour évaluer réellement la situation existentielle. Alors, ce qui a été évoqué, c’est que des mesures ont été déjà prises par nos frères du Mali, en termes d’accompagnement et d’assistance humanitaire. Toute chose qui a permis aussi de soulager nos compatriotes.

En plus de cela, l’ambassade du Burkina Faso au Mali a pu apporter une assistance nécessaire, tant au niveau de Bamako qu’au niveau de la zone frontalière, pour pouvoir aussi soulager nos compatriotes. Donc, ensemble, nous avons réfléchi sur la meilleure stratégie pour, non

Les autorités maliennes et burkinabè ont échangé pour une meilleure prise en charge des ressortissants burkinabè.

seulement renforcer cet accompagnement et cette assistance humanitaire, mais également voir dans quelles mesures, à partir de demain, dans les meilleurs délais en tout cas, de pouvoir ramener nos compatriotes au Burkina Faso. Alors, il faut souligner qu’au niveau central, nous avons déjà pris des mesures nécessaires. Une centaine de bus a été déjà mobilisés, dont 50 sont déjà en route sur le territoire malien, pour qu’aujourd’hui nous puissions organiser ce rapatriement.

Aussi, à partir du Burkina Faso, des sites d’accueil ont déjà été identifiés. Il y aura également le retour de ces compatriotes dans leurs familles respectives. Il faut souligner que cette opération, malheureusement, est déplorable et regrettable. Parce qu’on se dit qu’une telle opération ne peut quand même pas être déclenchée sans une planification. Et qui parle de planification, parle aussi d’évaluation des conséquences et des implications. En aucun cas, ni les autorités maliennes, ni les autorités burkinabè n’ont été informées à l’avance de cette opération. Toute chose qui n’a pas permis d’anticiper également sur ce qui se passe actuellement. Deuxièmement, de ce qui nous remonte, en tout cas, nous avons enregistré des blessés. Même parfois des blessés par balles. Ce qui laisse croire que nos compatriotes ont subi des traitements cruels, inhumains et dégradants. En tant que pays frère, c’est réellement regrettable. Il était nécessaire de souligner cela. C’est l’occasion pour moi, une fois de plus, de réitérer tout le témoignage des plus hautes autorités du
Burkina Faso à l’adresse des autorités maliennes et au peuple malien pour toute l’assistance qu’ils ont pu apporter à nos compatriotes pour que jusque-là, en tout cas, ils puissent être soulagés.

 

Propos retranscris par la Rédaction