SIAO 2026: le Premier ministre salue le génie créateur des artisans africains

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Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, à la tête d’une délégation gouvernementale et accompagné de la ministre chargée de l’Artisanat du Congo, a visité les stands d’exposition de la 18e édition du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO), mardi 3 novembre 2026, à Ouagadougou. A l’issue de cette immersion, il a salué la créativité, l’authenticité et le raffinement des œuvres exposées, tout en invitant les artisans à poursuivre leur quête d’innovation.

Des cases traditionnelles des Sahé-liens construites à base de paille aux créations artisanales les plus audacieuses, en passant par les équipements de tissage et les œuvres inspirées des réalités contemporaines, le savoir-faire africain s’est révélé dans toute sa diversité à la délégation gouvernementale. Cette visite du Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, accompagné de la ministre chargée de l’Artisanat du Congo, s’inscrit dans la dynamique de promotion et d’encouragement des acteurs du secteur, à l’occasion de la 18e édition du SIAO. La délégation a entamé son parcours par la découverte des cases traditionnelles peulhs, réa-lisées à base de paille.

Elle
a ensuite parcouru les stands-pays du Burkina Faso, du Niger, du Mali, du Tchad et de la Guinée-Conakry, avant de découvrir les stands des différentes régions du Burkina Faso ainsi que ceux des institutions publiques et privées, au pavillon du Soleil-Levant. La visite s’est poursuivie au stand de la Présidence du Faso, au village du Ghana, au village de la Confédération des Etats du Sahel (AES), puis aux pavillons Thomas-Sankara, Pyramide et Gorée. La délégation a également pu apprécier les savoir-faire artisanaux des pays parti-cipants qui mettent en lumière la richesse des traditions et la diversité des expressions artistiques africaines. Parmi les réalisations qui ont retenu l’attention figurent notamment une machine de tissage de pagne traditionnel ainsi qu’une représentation d’hélicoptère confectionnée à partir de douilles de balles. Cette dernière création, évocatrice de la force d’une nation, témoigne de la capacité des artisans à transformer des matériaux inattendus en œuvres porteuses de symboles.

Un secteur qui doit rester créatif

Au terme de ce parcours, le chef du gouvernement, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a exprimé sa satisfaction devant la qua-lité des œuvres présentées. « Stand après stand, nous avons été témoins de la créativité et surtout du raffinement qui se remarque auprès de nos artisans », s’est-il réjoui. Pour lui, les artisans ont bien compris les exigences d’un secteur appelé à conjuguer héritage culturel et modernité. Si l’artisanat puise ses ressources dans les traditions, le patrimoine et les valeurs des peuples, il doit également évoluer avec son temps. « C’est une équation que les artisans arrivent à résoudre, si bien que, quand on passe, on voit des produits dont l’authenticité n’est pas contestable, mais on sent qu’il y a un génie qui s’opère. Cela se voit dans les finitions, dans le détail », a-t-il apprécié. A ses yeux, les artisans africains disposent désormais d’un savoir-faire qui leur permet de rivaliser avec les meilleurs sur les marchés.

Au-delà de l’encouragement adressé aux exposants, le Premier ministre a également lancé un appel aux Burkinabè et aux visiteurs afin qu’ils profitent de cette édition pour découvrir les richesses de l’artisanat. Il a rappelé que ce secteur constitue un domaine d’avenir, dans lequel la créativité et le perfectionnement des productions doivent demeurer des exigences permanentes. Abordant le thème de cette édition, qui met en relation artisanat africain et industrialisation, le chef du gouvernement a souli-gné la complémentarité entre ces deux secteurs longtemps considérés, à tort, comme opposés. « De plus en plus, je pense que tous ont compris que l’artisanat nourrit également l’industrie », a-t-il affirmé. Pour lui, la qualité des créations et le raffinement des produits constituent des atouts essentiels pour permettre aux artisans africains de conquérir les marchés du continent avant de s’imposer à l’échelle internationale.

Adama SAWADOGO

Souveraineté alimentaire dans l’espace AES : harmoniser les stratégies et les textes règlementaires

Le secrétaire général du ministère de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques du
Burkina Faso, Gaoussou Sanou, a présidé la rencontre d’échanges et de concertation réunissant des experts des systèmes semenciers du Burkina, du Mali et du Niger, mardi 3 novembre 2026, à Ouagadougou.

Les pays membres de la Confédération des Etats du Sahel (AES) recherchent des bases solides d’un système semencier confédéral harmonisé pour renforcer la souveraineté alimentaire. En effet des experts des systèmes semenciers du Burkina Faso, du Mali et du Niger se sont réunis, mardi 3 novembre 2026, à Ouagadougou dans l’optique d’harmoniser les stratégies et les textes règlementaires. C’est le Secrétaire général (SG) du mi-nistère de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques du Burkina Faso, Gaoussou Sanou, qui a présidé cette rencontre d’échanges et de concertation.

Cet atelier confédéral de validation sur l’amélioration de la souveraineté semencière dans l’espace AES a connu également la participation du SG du ministère de l’Agriculture et de l’Elevage du Niger, Ousman Abdou et du conseiller technique du ministre chargé de l’Agriculture du Mali, Tiéman Traoré. Durant quatre jours, les participants devraient étudier et valider le rapport des horizons du secteur semencier confédéral, le document de la stratégie de développement, les textes réglementaires devant régir les semences agricoles, animales et halieutiques. L’objectif visé par la réunion est d’accroître les productions agricoles, animales et halieutiques afin d’atteindre la souveraineté alimentaire et nutritionnelle à l’horizon 2031, a indiqué le SG du ministère chargé de l’Agriculture du Burkina Faso. Pour Gaoussou Sanou, la majorité des populations des pays membres de l’AES tire directement ses moyens d’existence du secteur agro-sylvo-pastoral et halieutique.

Dès lors, a-t-il poursuivi, rendre ces secteurs stratégiques plus productifs et compétitifs demeure un défi majeur à relever absolument d’où l’élaboration d’une stratégie de développement du secteur semencier. « Les semences et souches améliorées comptent parmi les facteurs déterminants en ce sens qu’elles contribuent pour environ 40% de la constitution des rendements. Par conséquent, leur disponibi-lité, leur qualité et leur accessibi-lité doivent être garanties », s’est-il convaincu.

Une initiative porteuse d’espoir

Le SG du ministère chargé de l’Agriculture du Niger, Ousman Abdou, a indiqué que la semence constitue la base de la production agricole.

Pour le secrétaire général du ministère de l’Agriculture et de l’Elevage du Niger, Ousman Abdou, cette initiative est porteuse d’espoir pour la libération de l’espace AES, car, a-t-il souligné, la semence constitue la base de la production agricole, mais aussi elle constitue l’élément nuisible à partir duquel on peut s’intoxiquer. « Nous avons le devoir d’asseoir un système robuste dans notre espace pour sécuriser la semence, créer un stock de sécurité semencière qui nous permettra réellement de garder la souveraineté alimentaire », a-t-il relevé. Il a formulé le vœu que le document final puisse répondre aux attentes non seulement des autorités mais aussi des acteurs qui sont concernés à la base. « Il faut que ce bébé aille loin et qu’il soit directement vendable », a souhaité Ousman Abdou.

Selon le président de l’Alliance des producteurs semenciers du Sahel (APSS), Inoussa Ouédraogo, la souveraineté semencière commence par une semence de qua-lité. « C’est essentiel que nous puissions nous approprier ce document et marquer également notre engagement pour soutenir la production semencière, gage de souveraineté alimentaire dans l’espace AES », a-t-il soutenu. La stratégie de développement du secteur semencier se justifie par le protocole additionnel au traité portant création de la confédération de l’AES, relatif aux actions de développement ainsi que la mise en œuvre de la feuille de route pour assurer la souveraineté semencière confédérale.

Mariama Claire Mandomba LOMPO

Musique : le groupe Baloukou signe son retour sur la scène

Dans le cadre de l’évènement « Hip-Hop All Stars », le groupe de rap Baloukou a organisé, un concert le samedi 31 octobre 2026 au jardin « Moulin rouge » au quartier Dassasgho de Ouagadougou.

Le jardin « Moulin rouge », situé au quartier Dassasgho de Ouagadougou, a vibré au rythme du rap, le samedi 31 octobre 2026. Le groupe Baloukou y était en concert dans le cadre de l’événement « Hip-Hop All Stars ». Les mélomanes ont passé des moments inoubliables. Pendant plus de trois heures, les rappeurs ont tenu le public en haleine. Bien connu des amateurs de hip-hop depuis les années 2000, le groupe a revisité ses titres phares, notamment « Un jour on vit », « Révolution », « Hommage à Rodman » et « Nonga ». A travers
ce concert, Baloukou signe son retour sur la scène du showbiz burkinabè.

« Je suis très content de partager ces bons moments avec nos fans. C’est comme si je fuyais le micro et que le micro me poursuivait. Cela fait plus de 15 ans que nous ne sommes plus montés sur scène. Ce retour est inédit », s’est réjoui Kenzo, l’un des trois membres du groupe. Il a confié que certaines personnes pensaient que le groupe s’était disloqué. « Cette sortie est la preuve qu’il n’en est rien. Nous étions à Lomé pour les vacances lorsque nous avons appris, le wee-kend dernier, que nous allions monter sur scène le 31 octobre. Il fallait mettre les bouchées doubles. Nous pouvons dire que nous sommes comblés ce soir », a-t-il déclaré.

Pour l’artiste, ce « come-back » montre que le groupe ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Il réserve encore des surprises à ses fans. A cet effet, il a sollicité les bénédictions du chef de Koulouba, présent au concert, pour la réussite de ses futurs projets.
Baloukou est le verlan de Koulouba, un quartier populaire de Ouagadougou où le groupe a évolué. Il a été créé en 1999 par six jeunes passionnés de rap : La Chimère, Kenzo, La Veuve Noire, Zoken, Tiber et Rodman. Le groupe a été marqué par le décès de l’un de ses membres, en décembre 2003, à la suite d’un accident, avant la sortie de son premier album. Malgré cette épreuve,
Baloukou a maintenu le cap. Il compte à son actif trois albums. Il s’agit de « Un jour, on vit », sorti en 2024, « Où va le monde », en 2007, et « M’Ma », en 2012.

Abdoulaye BALBONE

Safer Internet Day 2026 : des étudiants sensibilisés à un bon usage de l’Internet

La ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, Aminata Zerbo, a présidé la cérémonie de lancement officiel de la IVe édition de Safer Internet day, mardi 3 novembre 2026, à Ouagadougou.

Les technologies du numérique doivent être bien utilisées à travers des choix éclairés. C’est fort de cette réalité que la IVe édition de Safer Internet day a été officiellement lancée sur le thème : « Technologies numériques, choix éclairés pour une utilisation sûre et responsable de l’IA », mardi 3 novembre 2026, à Ouagadougou. C’est la ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, Aminata Zerbo, qui a présidé la cérémonie de lancement de l’évènement sous le parrainage du mi-nistre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Adjima Thiombiano.

La rencontre a réuni les acteurs de la Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité (BCLCC) et les étudiants, principaux acteurs concernés par la campagne nationale de sensibilisation au bon usage de l’Internet, à l’occasion de Safer Internet day 2026. La ministre chargée de la Transition digitale a expliqué que les réseaux sociaux sont uti-lisés par presque tout le monde, en passant par l’Intelligence artificielle (IA).

Saisir les possibilités offertes par le numérique

Les participants ont suivi le lancement officiel de Safer Internet day 2026.

« C’est pour cette raison qu’à l’instar des autres pays du monde, la journée du Safer Internet Day a été instaurée au Burkina afin d’échanger sur l’utilisation saine et responsable de l’Internet. Ce, afin de protéger non seulement les utilisateurs mais aussi les autres », a-t-elle justifié.
Aminata Zerbo a indiqué que cette journée vise également à aider la jeunesse à saisir les possibilités offertes par le numérique, dans un espace digital en pleine mutation, tout en les protégeant des risques grandissants qui y sont associés. Pour elle, via les réseaux sociaux, les utilisateurs y trouvent de formidables possibilités de s’informer, de se former, de créer, d’entreprendre et de s’exprimer.

« L’utilisation accrue de l’Internet s’accompagne aussi de me-naces bien réelles qui sont, entre autres, la cyber intimidation, les contenus inappropriés, les arnaques en ligne, l’usurpation d’identité et l’exploitation des données personnelles. Outre ces me-naces, s’ajoutent de nouvelles formes de manipulation liées à l’Intelligence artificielle, des phénomènes qui peuvent avoir de graves conséquences sur la sécurité, le développement psycholo-gique et le bien-être des jeunes », a-t-elle prévenu. La ministre chargée de la Transition digitale a invité les étudiants à apprendre à protéger leurs comptes, à vérifier la fiabilité des informations véhiculées.

Quant au ministre chargé de l’Enseignement supé-rieur, par ailleurs, parrain de la cérémonie, il a rappelé que l’université est un espace d’apprentissage, de recherche et de vérification à partir de sources fiables. Pour lui, grâce aux nouvelles technologies, un étudiant n’est plus obligé de se rendre à la bibliothèque pour obtenir une information ou trouver une réponse à ses interrogations. L’IA, à son avis, peut produire ces informations en quelques secondes, mais obtenir rapidement une information ne fait pas du chercheur un génie.
« Utiliser l’Intelligence artificielle comme un outil au service de sa réflexion est une chose, s’en remettre à elle à la place de sa propre réfle-xion en est une autre.

C’est cette différence que chacun de nous devrait garder à l’esprit », a-t-il prévenu.
Au cours de la cérémonie, le jeu-concours : « VIDEO CHALLENGE » a été lancé. Il est ouvert aux jeunes de 18 à 30 ans, de nationalité burkinabè ou résidant au Burkina Faso. La participation est gratuite et consiste à réaliser une vidéo, seul ou en équipe de quatre personnes au maximum. Une seule vidéo est autorisée par candidat ou par équipe. Les trois meilleures vidéos seront primées à l’occasion de la prochaine édition de la semaine du numérique prévue, du 24 au 27 novembre 2026.

Yassimine Aminata OUARMA

Réinsertion sociale des condamnés terroristes : Sayouba Pagbelguem propose une prise en charge multidimensionnelle

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L’étudiant en fin de cycle master en psychologie clinique et psychopathologie à l’Université Joseph Ki-Zerbo a présenté, ses travaux de recherches en vue de l’obtention d’un diplôme de master en psychologie, vendredi 30 octobre 2026, à Ouagadougou.

Selon un constat, la plupart des condamnés terroristes de la prison de haute sécurité de Ouagadougou manifestent des comportements de troubles d’anxiété, troubles addictifs et des conduites suicidaires en lien avec le stress post-traumatique. Pour y remédier et proposer des solutions à l’autorité compétente, le contrôleur de sécurité pénitentiaire, Sayouba Pagbelguem, étudiant en fin de cycle master en psychologie clinique et psychopathologie à l’université Joseph-Ki-Zerbo, par ailleurs chargé du suivi psychologique de la prison de haute sécurité de Ouagadougou, a décidé de mener une étude sur la problématique. Son thème a porté sur le : « Stress post traumatique et réinsertion sociale des condamnés terroristes à la prison de haute sécurité de Ouagadougou ».

Il a présenté les fruits de ses recherches devant les membres de jury, vendredi 30 octobre 2026, à Ouagadougou, en vue de l’obtention d’un diplôme de master en psychologie. Le jury était composé de la présidente du jury, Dr Rasmata Bakyono psychologue de formation, du

Les membres du jury ont invité les autorités à prendre en compte les recommandations formulées.

directeur de mémoire, Pr titulaire de psychologie sociale, Daouda Kouma et du membre critique, Dr Alex Nebié, tous enseignants de l’université Joseph-Ki-Zerbo. A l’issue de la soutenance, le jury lui a attribué la note de 16/20 avec la mention « très bien ». L’impétrant a expliqué que ses recherches ont permis de savoir que les condamnés terroristes vivent un stress post-traumatique. A son avis, cette situation occasionne le développement de différents symptômes pouvant être des comportements d’évitements, des reviviscences, des altérations cohésives comportementales ayant un impact direct sur leurs participations aux activités de réinsertion sociale et de l’apprentissage.

L’impétrant a aussi soutenu que son étude a relevé que la prise en charge des traumatismes nécessite l’intervention de plusieurs acteurs comme les psychologues, les psychiatres, les agents sociaux et spécialistes dans leur réinsertion sociale. Il a fait des recommandations comme la mise en place d’un dispositif de dépistage systématique de trouble stress post-traumatique, une prise en charge multidimensionnelle avec un plan d’action individualisé et la mise en place d’une stratégie nationale de déradicalisation à l’endroit des autorités pour renforcer la réinsertion sociale des condamnés terroristes. La présidente du jury, Dr Rasmata Bakiono, a salué la pertinence du sujet et félicité l’impétrant pour le travail abattu. « Tout en espérant que l’autorité va se saisir de ces résultats pour apporter des aménagements nécessaires, je souhaite que cela soit une boussole pour y remédier et donner une seconde chance à ses condamnés terroristes », s’est-elle exprimée.

Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE
(Collaborateur)

SIAO 2026: le 5e jour dédié au Ghana

La 18e édition du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO) a consacré la journée du mardi 3 novembre 2026 au Ghana, pays invité d’honneur. Elle a été marquée par des prestations artistiques ghanéennes, des dégustations de mets traditionnels et des rencontres B to B entre acteurs économiques des deux pays.

Pays invité d’honneur de la 18e édition du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO), le Ghana a marqué sa présence à travers une importante délégation de plus de 200 participants. Pour l’ambassadeur du Burkina Faso auprès du Ghana, David Kabré, le choix du Ghana comme pays invité d’honneur s’explique à travers les relations de fraternité et de bon voisinage entre les deux pays.

« Nous avons apprécié également la représentation des autorités burkinabè à cette journée du Ghana. Nous avons été honorés par leur présence », s’est-il réjoui. Il a souligné les similitudes culturelles entre les communautés du nord du Ghana et celles du Burkina Faso, notamment les Kasséna, les Nankana, les Bissa, les Gourmantché, les Gourounsi, les Dagara, les Lobi et les Mossi. Il a en outre invité les visiteurs à découvrir les différents stands ghanéens.

Le Secrétaire général du ministère en charge de l’artisanat, Alassane Ouédraogo, a, au nom du ministre chargé de l’Artisanat, Serge Poda, salué la qualité des produits exposés. Il a rappelé que le choix du Ghana comme pays invité d’honneur n’est pas fortuit. « Il témoigne de l’excellence des liens d’amitié, de fraternité, de proximité et de coopération qui unissent nos deux peuples et traduit notre volonté commune de faire de la culture, de l’artisanat et du commerce des instruments de mesure au service du rapprochement de nos peuples et
du développement de nos économies », a-t-il notifié. Pour lui, ces peuples partagent des liens séculaires, une histoire, des valeurs et un même attachement à leur patrimoine culturel.

Wendaabo Cathérine KOURAOGO

103e anniversaire de la République de Türkiye : l’événement célébré à Ouagadougou

L’ambassade de la République de Türkiye, a célébré le 103e anniversaire de la proclamation de la République
de Türkiye, lundi 2 novembre 2026, à Ouagadougou.

L’ambassade de la Turquie au Burkina Faso, a célébré les 103 ans de la proclamation de la République du pays, lundi 2 novembre 2026, à Ouagadougou. L’événement a réuni plusieurs personnalités burkinabè, des amis de la Turquie et des membres du corps diplomatique Turc. La proclamation de la République de Türkiye est intervenue, le 29 octobre 1923. La diplomatie turque a réaffirmé son engagement à renforcer l’axe  Ouagadougou-Ankara lors de la commémoration.

Selon l’ambassadrice, Feriba Duygu Hokkacý Esirgen, la république de Türkiye est le symbole de la volonté d’indépendance, de détermination à vivre et de décider de son propre avenir par de glorieuses luttes et victoires. « La lutte nationale que nous avons menée au prix de grands sacrifices, sous le commandement de Gazi Mustafa Kemal Atatürk, a montré au monde entier ce qu’un peuple uni et solidaire est capable d’accomplir, même dans les conditions les plus difficiles », a-t-elle déclaré. Elle a rappelé les nombreux progrès accomplis depuis l’indépendance de la Turquie, allant de l’industrie, la défense, l’énergie, en passant par les transports et la diplomatie.

« Fort de nos 86 millions d’habitants, unis autour de nos valeurs communes, nous concrétiserons notre objectif du siècle de la Turquie.
Ensemble, nous mènerons la République vers un avenir bien plus radieux », a-t-elle formulé. La diplomate turque a exprimé son engagement en faveur de la paix et de la prospérité du Burkina Faso. « Tous ces efforts consentis pour assurer l’indépendance énergétique, l’autosuffisance nationale, la transformation de la production en mode industriel à valeur ajoutée et le développement de capacités sont tous à saluer. Nous sommes prêts à continuer d’accompagner ces efforts remarquables en ligne avec les orientations déterminées par le gouvernement burkinabè », a-t-elle laissé entendre. Selon elle, la coopération dans les domaines de l’enseignement et de la formation professionnelle figure parmi les principaux axes des relations diplomatiques avec
le Burkina. « Environ une cinquantaine d’étudiants burkinabè bénéficieront cette année des bourses
d’études en Turquie », a-t-elle annoncé.

Une coopération exemplaire

La ministre déléguée auprès du ministre des Affaires étrangères, Stella Eldine Kabré, a indiqué que les relations de coopération entre le Burkina Faso et la République de Türkiye reposent sur des fondements solides, consacrés notamment par la signature de plusieurs accords à Ankara en janvier 2006. Cette commémoration, selon elle, constitue un moyen de rendre hommage au peuple turc pour son parcours remarquable tout en saluant les liens d’amitié et de coopération qui unissent le Burkina Faso et la Türkiye. Stella
Eldine Kabré, a ajouté que la desserte régulière de Ouaga-dougou par Turkish Airlines contribue au rapprochement des peuples et au développement des échanges économiques. Elle a signifié qu’au-delà de ces jalons institutionnels, le partenariat est porté par des principes auxquels les deux pays accordent une importance particulière. Il s’agit du respect de la souveraineté des Etats, la non-ingérence dans les affaires intérieures et la recherche de bénéfices mutuellement avantageux.

« Le Burkina Faso garde notamment une appréciation particulière de la disponibilité de la République de Türkiye, qui a fait preuve à son égard quand il était dans les moments difficiles. Cette solidarité constitue un témoignage fort de la profondeur et de la constance de notre amitié et nourrit notre volonté commune de la consolider davantage », a-t-elle affirmé.
La ministre déléguée a énoncé les avancées enregistrées dans plusieurs secteurs stratégiques dont la santé, l’éducation, l’économie, etc. « Nous souhaitons que ces coopérations se poursuivent et s’élargissent davantage, notamment sur le volet lié à la formation professionnelle et technique, à la recherche scientifique et au développement des compétences
locales nécessaires à la transformation structurelle de notre économie »,
a-t-elle réitéré.

Gérard COULIBALY
Aïssatou DIARRA
(Stagiaire)

Fada N’Gourma : soupçonné d’avoir abusé de sa fille, un quinquagénaire arrêté

Kantigui est tombé des nues en apprenant une affaire présumée de viol sur mineure qui suscite indignation et consternation à Fada N’Gourma. En effet, selon une source digne de foi, un homme, âgé d’une cinquantaine d’années et père de six enfants, est soupçonné d’avoir abusé sexuellement de sa fille de 7 ans. Il aurait été interpellé, le 2 octobre 2026, sur dénonciation. La victime aurait été conduite dans un centre de santé pour bénéficier d’une prise en charge appropriée. Selon des sources de (…)

Retrouvez On murmure sur https://www.sidwaya.info/numerique/

Kantigui
kantigui2000@gmail.com
(+226) 25 31 22 89

Coopération bilatérale : le nouvel ambassadeur du Japon remet les copies figurées de ses lettres de créance

Le Burkina Faso accueille un nouvel ambassadeur du Japon avec résidence à Ouagadougou. Il s’agit de Takanari Kakuda, reçu, le 2 novembre 2026 au ministère des Affaires étrangères, pour remettre au chef de la diplomatie burkinabè, les copies figurées des Lettres par lesquelles l’Empereur du Japon Naruhito l’accrédite au Burkina Faso.

Takanari Kakuda a exprimé sa reconnaissance aux autorités burkinabè pour avoir accepté son accréditation, et dit vouloir œuvrer à la suite de ses prédécesseurs, pour davantage développer les liens d’amitié et de coopération entre le Japon
et le Burkina, notamment à travers l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA).

Mais, pour réussir cette mission, il dit compter sur l’accompagnement du département en charge de la diplomatie burkinabè. Le camarade ministre des Affaires étrangères, tout en souhaitant la bienvenue et une bonne mission au nouveau diplomate japonais, l’a rassuré de sa disponibilité et de celle de son équipe, pour collaborer avec lui, au regard de la qualité des relations entre le pays des Hommes intègres et le pays du soleil levant. Le camarade Karamoko Jean Marie Traoré a salué une coopération “concrète” entre le Japon et le Burkina Faso qui se manifeste sur plusieurs fronts dont l’agriculture et les infrastructures.

DCRP/MAE

SIAO 2026: Idéale encore plus près de ses consommateurs

Le responsable marketing et communication de Eau idéale, Abdoul Fatao Sanou, éclaire sur leur participation à la 18e édition du SIAO.

L’Eau minérale naturelle idéale se présente une nouvelle fois comme partenaire de la 18e édition du Salon international de l’artisanat (SIAO), pour être à proximité de sa clientèle et soutenir le génie créateur des artistes locaux. A cet effet, ils ont mis à la disponibilité des visiteurs, tous les formats de leurs produits. « on y trouve le sachet de 500 ml, le bidon de 0,35l, de 0,5l, de 1,5l, ainsi que la bonbonne de 19,5l », a-t-il énuméré. Abdoul Fatao a confié être fier d’être aux côtés de leurs partenaires, ainsi que de leurs consommateurs. « Ce sont les consommateurs qui font de Idéale ce qu’il est aujourd’hui.

Ils sont ravis que nous soyons ici à leurs côtés », a-t-il confié. Pour lui, l’ensemble de leurs consommateurs et des visiteurs sont heureux de voir cette eau à côté et heureux de consommer Idéale car c’est la meilleure eau. Il a poursuivi que Idéale est une eau minéralisée traitée en laboratoire interne et par l’agence burkinabè des normes qui font la vérification à tout moment afin d’offrir une eau de qualité à tous les consommateurs. « Elle est extraite en profondeur des sols de Bobo-Dioulasso, traitée dans nos usines, vérifiée par nos laboratoires et certifiée avant d’être mise en circulation », a-t-il rassuré. Le responsable marketing a également ajouté que l’eau Idéale a plusieurs fois été félicitée par le laboratoire pour la qualité de ses produits, la pureté de son traitement et la fluidité de leurs matériaux. « Aujourd’hui, on a un choix de bataille qui concerne notre protection de l’environnement. Nous utilisons des récipients biodégradables et nous contribuons à la création d’emplois en recyclant nos sachets pour refabriquer des matériaux », a-t-il déclaré.

Abordant la question de la concurrence, il a souligné que l’entreprise est sur un territoire où, il y a énormément de marchés où tout le monde a sa part. Pour lui, idéale se consacre à donner le meilleur d’elle pour satisfaire sa clientèle, à côtoyer ses consommateurs pour leur offrir une expérience inoubliable. « C’est la raison pour laquelle nous participons au rendez-vous du génie créatif africain qui fait partie de l’un des plus grands rendez-vous à l’international. Il s’agit pour nous de pouvoir être à proximité de nos clients et nous ne pouvons que les appeler à nous faire confiance », foi de Abdoul Fatao Sanou.

Idéale est une marque d’eau préemballée burkinabè, produite notamment à Ouaga- dougou et associée à l’entreprise Koyamga Services. L’Eau Idéale et le SIAO ont surtout une relation de partenaire-sponsor et exposant commercial. L’entreprise utilise le SIAO pour se rapprocher de sa clientèle, accompagner ses partenaires et renforcer sa visibilité. Lors de la 17e édition du SIAO, en 2024, la société Eau minérale Idéale a participé au salon afin de se rapprocher davantage de sa clientèle et accompagner ses partenaires.

Wendyam Pascaline KALMOGO