Justice pénale : le Parlement adopte une réforme clé du travail d’intérêt général
Soixante-troisième session du CDH : Le Burkina Faso défend ses positions
La soixante-troisième session ordinaire du Conseil des droits de l’homme (CDH) s’est tenue du 7 septembre au 7 octobre 2026. La délégation burkinabè, conduite par la Camarade Sabine BAKYONO KANZIE, Ambassadeur, Représentante permanente du Burkina Faso à Genève a défendu les positions nationales et celles de la Confédération des Etats du Sahel (AES) sur certains points de l’ordre du jour de ladite session.
A l’occasion du débat général sur la mise à jour orale du Haut-commissaire, la délégation nationale a rappelé que l’incrimination des pratiques homosexuelles et assimilées répond à la volonté du Peuple burkinabè de préserver les valeurs sociales, culturelles et familiales auxquelles il demeure profondément attaché.
Au cours du dialogue interactif avec le Groupe de travail sur les droits des paysans, la Camarade Sabine BAKYONO KANZIE a indiqué que les déplacements forcés des populations, la destruction des banques communautaires de semences du fait des attaques terroristes, ainsi que le changement climatique mettent en danger la diversité génétique des semences paysannes au Burkina Faso.
Face à ces défis, des mesures telles que la création de la Banque nationale de gènes, le lancement respectivement en 2023 et 2024 de l’Offensive agropastorale et halieutique et de l’Initiative présidentielle pour la production agricole et l’autosuffisance alimentaire sont mises en œuvre afin de soutenir la production locale, sauvegarder les semences locales et les variétés traditionnelles et garantir la souveraineté alimentaire.
Lors du dialogue interactif avec le Mécanisme d’expert sur les droits des peuples autochtones la délégation burkinabè a, au nom de la Confédération souligné que les mesures anti-terroristes prises par les pays de l’AES ont exclusivement pour objectifs de garantir aux communautés du Sahel, l’exercice sans discrimination aucune, de leurs droits et libertés.
La délégation a également relevé à titre national que le Burkina Faso compte une diversité d’ethnies et de religions qui cohabitent harmonieusement, constituant ainsi le socle essentiel de son unité nationale et d’autre part que les opérations antiterroristes menées par les Forces de défense et de sécurité et les Volontaires pour la défense de la patrie visent à restaurer la sécurité sur l’ensemble du territoire et protéger les populations et leurs biens.
La délégation s’est également exprimée sur d’autres points inscrits à l’ordre du jour de cette 63e session du CDH.
Ambassade, Mission permanente du Burkina Faso à Genève
𝗝𝗘𝗣𝗣𝗖 𝟮𝟬𝟮𝟲 : 𝗹𝗲 𝗕𝘂𝗿𝗸𝗶𝗻𝗮 𝗙𝗮𝘀𝗼 𝗿𝗲𝗻𝗳𝗼𝗿𝗰𝗲 𝘀𝗼𝗻 𝗱𝗶𝘀𝗽𝗼𝘀𝗶𝘁𝗶𝗳 𝘀𝗲́𝗰𝘂𝗿𝗶𝘁𝗮𝗶𝗿𝗲 𝗮𝘃𝗲𝗰 𝗹𝗲 𝗹𝗮𝗻𝗰𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗱𝗲 𝗣𝗼𝘀𝘁𝗲 𝗱𝗲 𝗰𝗼𝗻𝘁𝗿𝗼̂𝗹𝗲 𝗲𝘁 𝗱𝗲 𝘀𝘂𝗿𝘃𝗲𝗶𝗹𝗹𝗮𝗻𝗰𝗲 𝗮̀ 𝗵𝗮𝘂𝘁𝗲 𝗽𝗿𝗼𝘁𝗲𝗰𝘁𝗶𝗼𝗻
Enseignement supérieur dans l’espace AES : vers une harmonisation de la formation et de la recherche
La deuxième conférence des responsables des institutions d’enseignement supérieur et de recherche de la Confédération des Etats du Sahel et Togo s’est tenue, mardi 13 octobre 2026, à Ouagadougou.
Les pays de la Confédération de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) et le Togo entendent faire de l’éducation un levier d’intégration et de souveraineté stratégique. Pour y parvenir, les ministères en charge de l’enseignement supérieur du Burkina Faso, du Mali, du Niger et du Togo ont jeté les bases d’une harmonisation des systèmes d’enseignement supérieur, de recherche et d’innovation, à l’occasion de la deuxième conférence des responsables des institutions d’enseignement supérieur et de recherche, tenue le mardi 13 octobre 2026, à Ouagadougou. Le président de l’Université Joseph-Ki-Zerbo, Pr Antoine Béré, par ailleurs, président du collège des experts, a salué, au nom de ces derniers, la tenue de cette deuxième conférence, après celle organisée les 12 et 13 juin 2025 au Mali.
Selon lui, le comité des experts a soumis à la validation des documents portant sur l’état des lieux des régimes d’études et l’harmonisation des systèmes d’enseignement supérieur de l’espace confédéral. Cette convergence des architectures de formation ouvre des perspectives en matière d’interopérabilité des institutions, ainsi que de mobilité des étudiants et des enseignants, a-t-il précisé. Face à l’ampleur des défis, cinq axes de coopération scientifique ont été définis en tenant compte de critères essentiels, des besoins identifiés, des capacités opérationnelles et de la valeur ajoutée d’une action conjointe. Sur le plan académique, six domaines prioritaires sont proposés à l’harmonisation, afin de favoriser la mobilité universitaire, la délivrance conjointe de diplômes et la reconnaissance des parcours.
Un gage de souveraineté
Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Adjima Thiombiano, représentant le chef du gouvernement, a souligné la nécessité pour les institutions de répondre aux préoccupations des populations. « Nos institutions d’enseignement supérieur et de recherche doivent produire des solutions concrètes aux défis qui structurent le quotidien de nos populations : sécurité alimentaire, santé publi-que, changement climatique, gestion de l’eau, transformation des produits locaux et énergies renouvelables », a-t-il déclaré. Pour Adjima Thiombiano, les programmes de formation envisagés doivent permettre aux Etats de disposer des ressources humaines nécessaires à la maîtrise de l’ensemble de la chaîne de valeurs de leurs ressources extractives et énergétiques.
Selon le ministre malien chargé de l’Enseignement supérieur, Bouréma Kansaye, aucun peuple ne peut prétendre à une souveraineté réelle s’il dépend entièrement des savoirs, des technologies et des modèles de formation produits ailleurs. « L’harmonisation des systèmes d’enseignement supérieur, de recherche et d’innovation est un levier stratégique pour renforcer les capacités des pays de l’AES et favoriser la maîtrise de leurs propres ressources humaines, scientifiques et technologiques », a-t-il soutenu. Le président de la Confédération de l’AES, Bassolma Bazié, a félicité les ministres chargés de l’Enseignement supérieur de l’espace AES pour ce cadre de réflexion de haut niveau. Il a ensuite rendu hommage au Togo, représenté par son ministre délégué chargé de l’Enseignement supérieur. Pour Bassolma Bazié, la mutualisation des compétences et des initiatives entre les Etats membres doit permettre de valoriser les ressources nationales et promouvoir un développement harmonieux, fondé sur l’innovation et la
coopération scientifique, ainsi que
de créer des pôles d’excellence régionaux.
Emmanuel BICABA
Offensive agropastorale, hydraulique et halieutique 2026-2028 : Consolider la victoire et bâtir des acquis durables
L’OAPH 2026-2028 traduit la vision du camarade Président du Faso, chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré, de transformer les résultats obtenus en une souveraineté alimentaire durable, soutenue par la maîtrise de l’eau, la transformation locale et la création de richesses nationales. Après la conquête de la souveraineté alimentaire, place à sa consolidation. Le cap est donné : produire davantage, transformer localement et renforcer durablement l’indépendance économique du Burkina Faso.
Avec un taux de couverture des besoins céréaliers de 124,6 %, le Burkina Faso a franchi une étape historique dans
sa marche vers la souveraineté alimentaire, grâce à la première phase de l’Offensive agropastorale et halieutique (OAPH) 2023-2025. Pour
le camarade Président du Faso, chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré, cette performance constitue toutefois un point de départ, et non un aboutissement.
Il a ainsi instruit la mise en œuvre d’une deuxième phase, dénommée Offensive agropastorale, hydraulique et halieutique (OAPH) 2026-2028, afin de consolider les acquis, d’accroître durablement les productions et de renforcer la maîtrise des ressources en eau. Sous la conduite du ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le camarade commandant Ismaël Sombié, cette orientation a été traduite en un cadre opérationnel adopté par le Conseil des ministres le 30 juillet 2026.
Des acquis solides pour franchir un nouveau palier
Entre 2023 et 2025, l’OAPH a permis de dépasser le million de tonnes de riz paddy, d’améliorer la production céréalière et de contribuer à la création de plus de 91 000 emplois, dont 26 000 permanents. Elle a également favorisé la mise en place d’instruments structurants, notamment le Fonds Dumu Ka Fa, l’Office national des barrages et des aménagements hydro-agricoles (ONBAH), la Société burkinabè d’intrants et de matériels agropastoraux (SOBIMAP) et les Brigades de mécanisation agricole. La nouvelle phase vise à consolider ces acquis, en cohérence avec les politiques sectorielles nationales et le plan RELANCE 2026-2030.
L’eau, pilier stratégique de la souveraineté alimentaire
L’intégration de l’hydraulique marque une évolution majeure de l’Offensive. A l’horizon 2028, le gouvernement prévoit d’assurer l’accès à l’eau potable à plus de 4,3 millions de personnes supplémentaires, de construire cinq barrages, de réhabiliter 200 barrages dégradés, de réaliser 200 systèmes d’adduction d’eau potable simplifiée et trois centres de production d’eau.
L’ambition englobe également l’amélioration du cadre de vie, avec 4 500 kilomètres de plantations d’alignement, 300 espaces verts, 150 ronds-points aménagés, dix stations de traitement des boues de vidange et deux unités intégrées de gestion des déchets solides.
Produire plus, transformer localement et créer des emplois
L’OAPH 2026-2028 cible les filières stratégiques du riz, du maïs, de la pomme de terre, du blé, du manioc, des oléagineux, du poisson, de la volaille, du bétail-viande, du lait, du karité et de la mangue. Six filières émergentes sont également retenues : l’ananas, le cacao, le palmier à huile, la banane plantain, le tournesol et la cuniculture.
Les objectifs sont ambitieux : couvrir 120 % des besoins en riz et en maïs, 25 % des besoins en blé, 65 % des besoins en poisson, 40 % des besoins en huiles alimentaires et 100 % des besoins en chair de poulet. Le gouvernement vise aussi
l’approvisionnement des abattoirs à hauteur de 300 000 bovins par an.
Huit initiatives et douze opérations pour des résultats concrets
La mise en œuvre repose sur huit initiatives et douze opérations spéciales. Les principales ambitions comprennent la production de
1,5 million de tonnes de riz paddy, grâce à l’aménagement de 100 000 hectares de bas-fonds et de 16 000 hectares de périmètres irrigués, ainsi que la production de trois millions de tonnes de maïs. Dans la filière lait, l’objectif est de transformer 75 millions de litres, avec l’insémination de plus de 100 000 vaches et l’introduction de 1 200 vaches laitières performantes.
Les opérations spéciales prévoient notamment la relance du blé sur 25 000 hectares, le développement du manioc grâce à 179 forages à gros débit et l’opération « Zéro exportation de bovins sur pied ». Celle-ci prévoit la construction de sept abattoirs modernes dotés d’unités de surgélation et la mise aux normes de cinq abattoirs existants. L’opération « Poulet bicyclette » ambitionne, quant à elle, l’autonomie en œufs à couver et en poussins, grâce à l’instal-lation de 1 325 fermes avicoles.
Des réformes et des investissements à la hauteur des ambitions
Pour pérenniser les acquis, des réformes institutionnelles sont prévues, notamment l’évolution de l’Agence Faso Abattoirs vers le statut de société d’Etat, l’encadrement de l’exploitation des zones pastorales et l’élargissement des attributions de la Centrale d’achat de médicaments vétérinaires à la production de vaccins et de médicaments vétérinaires.
Le coût global de l’Offensive est estimé à 839,99 milliards de francs CFA sur trois ans. A ce jour, 719,67 milliards, soit près de 86 % du budget, sont sécurisés. Le financement restant à mobiliser s’élève à 120,31 milliards de francs CFA. A l’horizon 2028, le gouvernement ambitionne une hausse de 40 % des productions agropastorales et halieutiques, la création
d’environ 125 000 emplois, une progression de 14,5 % du PIB agricole et une réduction de 20 % du nombre de ménages pauvres par rapport à 2024.
DCRPP/Ministère de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques
Pose de pavés à Ouagadougou : les stagiaires de l’école nationale de police apportent leur aide
Les stagiaires de la 56e promotion de l’école nationale de police ont confectionné et posé des pavés, respectivement au siège de l’Agence Faso Mêbo et sur l’avenue Thomas Sankara, mardi 13 octobre 2026, à Ouagadougou.
La pose de pavés dans la ville de Ouagadougou continue de bénéficier du soutien des Burkinabè. En effet, les élèves-stagiaires sous-officiers de police ont apporté leur aide en confectionnant et posant des pavés respectivement au siège de l’Agence Faso Mêbo, au lycée Philippe Zinda Kaboré et sur l’avenue Thomas Sankara, mardi 13 octobre 2026, à Ouagadougou. Avec des pelles et moules de pavés en mains, la 56e promotion de l’Ecole nationale de police (ENP) s’est activée sur ces différents sites. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la deuxième phase de la IIIe édition des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC) sur instructions du ministre de la Sécurité, Mahamoudou Sana. Elle vise, selon les organisateurs, à traduire l’engagement citoyen des stagiaires de l’ENP à contribuer activement à la construction du Burkina Faso. L’élève sous-officier de police de la première année, Issa Belemou, par ailleurs, délégué général de la promotion, a indiqué que lui et ses camarades sont fiers de prendre part à la fabrication de pavés sur le site de l’Agence Faso Mêbo et à la pose de pavés sur l’avenue Thomas Sankara.
Construire le Burkina Faso

« Nous invitons la population à mettre la main à la pâte afin de construire notre pays, car, personne ne viendra d’ailleurs pour le faire. Comme le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré l’a si bien dit, c’est nous-mêmes qui devons construire notre pays et nous ne devons compter que sur nous-mêmes », a-t-il déclaré. Présent aux côtés des élèves-stagiaires de l’ENP, le lieutenant de police, Nohité Kambou, a soutenu que cette activité est menée avec l’accompagnement de la Direction générale de la police nationale (DGPN).
« Nous le faisons avec fierté et patriotisme. La Police nationale est engagée dans l’édification d’un Burkina Faso prospère avec abnégation. Donc, en notre geste vient renforcer ce que nous avons l’habitude de faire comme travail », a-t-il fait savoir. Pour Nohité Kambou, il faut encourager des moyens endogènes pour le développement de la Patrie. Il a invité les Burkinabè à s’unir pour soutenir l’Agence Faso Mêbo dans sa marche. « Si nous restons dans nos couloirs à brandir le patriotisme sans accompagner, cela ne sert à rien. Par conséquent, il faut qu’on se déplace sur le terrain aussi pour manifester notre apport », a-t-il conclu.
Pingdebwoaga Urielle Lauryn KABORE
Rasmatou OUEDRAOGO
(Stagiaire)
Passeports biométriques : le centre d’enrôlement de Ziniaré opérationnel
Le ministre de la Sécurité, Mahamadou Sana, a officiellement lancé, le mardi 13 octobre 2026 à Ziniaré,
la production des passeports biométriques au sein de la direction régionale de la Police nationale de Oubri.
Les populations de Oubri peuvent désormais effectuer les formalités pour l’obtention de leurs passeports biométriques à Ziniaré, sans devoir se rendre à Ouagadougou. Depuis le mardi 13 octobre 2026, un service d’enrôlement est opérationnel au sein de la Direction régionale de la Police nationale de Oubri, sise à Ziniaré. Le dispositif a été lancé par le ministre de la Sécurité, Mahamadou Sana, en présence des autorités administratives et coutumières de la région. Selon les autorités, cette décentralisation vise à rapprocher l’administration publique des citoyens et à faciliter leur accès aux documents de voyage.
Pour le ministre Sana, le déploiement des kits mobiles d’enrôlement dans les régions va garantir un accès équitable aux services publics. Jusqu’à présent, les citoyens-résidents en région et désireux d’obtenir un passeport étaient contraints de se rendre à Ouagadougou ou à Bobo-Dioulasso pour accomplir les formalités. A l’en croire, ces déplacements occasionnaient des dépenses supplémentaires, des pertes de temps et des contraintes liées à la distance.
« Grâce au déploiement de kits mobiles d’enrôlement dans les régions, nos compatriotes pourront désormais effectuer les formalités nécessaires à l’obtention de leur passeport au plus près de leur lieu de résidence », a indiqué le ministre Mahamadou Sana. Cette stratégie s’inscrit également dans la dynamique de modernisation de l’administration publique, engagée notamment avec la mise en service, en 2024, du nouveau plateau technique d’émission des passeports de l’Alliance des Etats du Sahel (AES).
Au-delà de la simplification des démarches, Mahamadou Sana a souligné les enjeux de souveraineté et de sécurité liés à la fiabilité des documents officiels. La sécurisation de l’identité, a-t-il indiqué, contribue à renforcer les capacités de l’Etat et à faciliter la mobilité des ressortissants burkinabè au sein de l’espace confédéral et à l’international. Le passeport biométrique burkinabè de l’AES coûte 50 000 F CFA, pour un délai de traitement de deux semaines. Le ministre de la Sécurité a exhorté les équipes techniques à garantir un accueil de qualité et à respecter les exigences de célérité, de transparence et de sécurité.
Réduire les distances et les dépenses
Le directeur général de la Police nationale, l’inspecteur général de police Thierry Dofizouho Tuina a, pour sa part, insisté sur le fait que cette opération est en droite ligne avec les objectifs de la Révolution populaire progressiste (RPP) qui veulent que l’administration soit plus proche et plus accessible aux populations.
« Aujourd’hui, il n’est plus question que les citoyens fassent 30, 40 ou 400 kilomètres pour se faire enrôlés à Ouagadougou ou à Bobo-Dioulasso », a-t-il affirmé, soulignant que le nouveau dispositif permet désormais d’effectuer les démarches en région. Pour le DG, la mesure s’inscrit aussi dans le cadre des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne. La gouverneure de la région de Oubri, Sy Assetou Barry, a salué une « vision politique forte ». Pour elle, cette initiative constitue une avancée dans le rapprochement des services publics des citoyens. Elle va notamment permettre aux populations de consacrer moins de ressources aux déplacements nécessaires à l’accomplissement de leurs formalités administratives.
Même satisfecit chez les populations. Le chef coutumier de Ziniaré, Naaba Saneem, a félicité les autorités pour cette initiative qui facilite l’accès aux documents d’identité et réduit les contraintes de déplacement des habitants. Il a aussi salué les efforts entrepris pour rapprocher davantage l’administration des citoyens.
L’ouverture du service à Ziniaré s’inscrit dans un programme d’extension de l’enrôlement des passeports biométriques dans toutes les régions du Burkina Faso.
Djakaridia SIRIBIE












