52e session du Conseil des ministres des Affaires étrangères de l’OCI : un appel collectif à renforcer la solidarité entre Etats membres

La 52e session du Conseil des ministres des Affaires étrangères de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) a pris fin ce dimanche 18 octobre 2026 à Bagdad, en République d’Irak, avec une volonté commune de renforcer la solidarité entre Etats membres pour mieux faire face aux défis régionaux et internationaux.

Deux jours durant, les représentants des Etats membres ont examiné les grands enjeux politiques, économiques, humanitaires et
socioculturels du monde islamique. La session a également été marquée par l’élection d’un nouveau secrétaire général adjoint aux affaires financières et des neuf membres de la Commission permanente indépendante des droits de l’homme (CPIDH).

La délégation burkinabè, conduite par l’ambassadeur du Burkina Faso auprès du Royaume d’Arabie saoudite, le camarade Boukary Savadogo, a activement participé aux travaux aux côtés des délégations malienne et nigérienne. En synergie, les trois délégations ont porté la voix de la Confédération des Etats du Sahel axée notamment sur le renforcement du Bureau régional de l’OCI au Niger et une meilleure prise en compte des
résolutions de l’AES.

DCRP/MAE

L’Hexagone va mal

La gouvernance du Président français, Emmanuel Macron, qui boucle un second mandat en mai 2027, fait l’objet de vives critiques, voire d’une désapprobation quasi-générale. Au cœur de la polémique depuis les législatives anticipées de 2024, qui ont plongé l’Hexagone dans une instabilité politique et institutionnelle, le chef de l’Etat fait désormais face à une fronde sociale sans précédent. Des centaines de milliers de ses compatriotes ont battu le pavé dans plusieurs villes du pays, le 17 octobre 2026, pour dénoncer, entre autres, la « vie chère », la baisse du pouvoir d’achat, les mauvaises conditions d’enseignement et la casse des institutions.

Cette mobilisation, qui a rassemblé des gilets jaunes, des salariés, des syndicalistes, des étudiants, a dégénéré en affrontements, pillages et dégradations de biens publics et privés. S’il a dénoncé la violence et assuré que les casseurs et les pilleurs vont être poursuivis et punis, le Président Macron aura du mal à tempérer les ardeurs. Même les arrestations qui ont été opérées durant ces manifestations ne suffiront pas à maitriser les nerfs des Français, qui n’en peuvent plus de vivoter. En effet, la grande majorité de la population française rumine la hausse significative des produits de première nécessité, des factures d’électricité et de gaz et la revalo- risation des coûts d’assurance et des tarifs des mutuelles de santé.

Certains projets comme la réforme des retraites ou de l’assurance-chômage passent mal aussi dans l’opinion, en ce qu’ils sont perçus comme étant injustes. Pratiquement sous perfusion financière avec le renchérissement du coût de la vie, une bonne partie des Français crient leur ras-le-bol auprès de l’autorité, dans l’espoir d’obtenir un soulagement. Macron fait face à une pression politique qui ne va pas baisser de sitôt, tant que des solutions ne seront pas apportées aux revendications sociales. Une grande journée intersyndicale de grève et de manifestation interprofessionnelle est d’ailleurs prévue pour le 5 novembre prochain.

La rue est plus que jamais déterminée à faire bouger les lignes. Si la conjoncture économique mondiale, les politiques structurelles et la fragilité macro-économique de la France apparaissent comme des facteurs explicatifs de la vie chère, c’est surtout l’autoritarisme de Macron, prêt à snober les partenaires sociaux et les élus pour faire passer des mesures impopulaires qui fâchent dans l’Hexagone. Le chef de l’Etat français affiche actuellement une côte de popularité historiquement basse de 15 %. Impopulaire auprès de ses compatriotes et même dans son propre camp, Macron a emporté avec lui, dans sa dégringolade, l’image de la France, dont l’influence en Afrique de l’Ouest est réduite pratiquement au néant, avec les politiques souverainistes menées par la Confédération des Etats du Sahel (AES), composée du Mali, du Burkina Faso et du Niger.

Que peut-on retenir concrètement de l’action de Macron, dont la fin de règne n’est pas enviable ?
Le locataire du palais de l’Elysée est en passe de léguer à la postérité, un pays politiquement, socialement et économiquement instable, avec une dette et un déficit qui mettent les agences de notation en alerte permanente. Sur le plan diplomatique, l’histoire retiendra, que c’est sous sa présidence, que la politique française en Afrique faite de paternalisme et de prédation des ressources naturelles, a connu ses plus grands revers. Les Africains dignes entendent désormais s’accommoder de relations décomplexées avec l’ancienne puissance coloniale, qui ne peut plus dicter sa loi partout. La France va mal. Son président, acculé de toutes parts, ne s’en porte pas mieux. A l’allure où vont les protestations, le départ du pouvoir de Macron sera synonyme de soulagement pour bon nombre de Français.

Kader Patrick KARANTAO

Coupe communale de la relève sportive: les trophées au RCB et au secteur 15

La IIe édition de la coupe communale de la relève sportive s’est achevée, le samedi 17 octobre 2026 au stade wobi de Bobo-Dioulasso. Les trophées de cette compétition organisée par la commune de Bobo-Dioulasso sont revenus au Racing club de Bobo (RCB) en dame et au secteur 15 dans l’arrondissement 4 en homme.

Les finales en football de la IIe édition de la coupe communale de la relève sportive se sont jouées les 16 octobre 2026 pour les dames et le 17 octobre pour les hommes. Chez les dames, le Racing club de Bobo (RCB) est venu à bout de son adversaire, l’Association des lionnes du Houet (ALH) par le score de 1 but à 0.

Elle remporte la somme de 500 000 F CFA, un trophée, un jeu de maillots, des médailles et des ballons. Classée 2e, L’ALH a reçu 300 000 F CFA, un jeu de maillots, des médailles en argent et deux ballons. La 3e et la 4e équipe ont reçu respectivement 200 000 F CFA, et 100 000 F CFA ainsi que des jeux de maillots, des médailles en argent et deux ballons. En football masculin, le secteur 15 qui a battu le secteur 26 aux tirs au but est reparti avec une enveloppe d’un million de francs CFA, un trophée, un jeu de maillots, des médailles en or et deux ballons. Le secteur 26 a reçu 750 000 F CFA, un jeu de maillots, des médailles en argent et deux ballons.

…et le Racing club de Bobo sont les vainqueurs en football de la coupe communale de la relève sportive.

Les autres équipes participantes ont également bénéficié des prix en nature et en espèces. En remettant les prix aux différents champions, le Président de la délégation spéciale (PDS) de la commune de Bobo-Dioulasso, Laurent Koutoukou Kontogom, a exprimé sa satisfaction de voir les jeunes de 15 à 20 ans, et les pensionnaires des clubs féminins se frotter dans la solidarité, la fraternité. Il s’est dit satisfait que cette compétition donne écho à la politique gouvernementale de promouvoir la relève sportive. « Nous sommes heureux que cette compétition prenne de l’envergure et qu’elle devienne une institution de la commune.

Nous sommes surtout heureux d’avoir offert à des jeunes non licenciés dans les clubs de football, l’opportunité de s’exprimer et aux clubs l’occasion de piocher dans le vivier des jeunes pour étoffer leurs équipes », a laissé entendre Laurent Koutoukou Kontogom. Pour le PDS, les différentes réformes et innovations apportées au football, la ligue de l’espoir et bientôt la ligue de la souveraineté et la coupe communale de la relève offrent des opportunités qui vont permettre d’avoir des joueurs compétitifs à l’échelle nationale et internationale à moyen et long terme.

Débutée en juillet dernier, la IIe édition de la coupe communale de la relève sportive s’est jouée sur le thème « Jeune, développe ton talent pour faire briller ta patrie demain ». Cette IIe édition vise à offrir aux jeunes un cadre d’expression de leurs talents, tout en encourageant la pratique sportive, la discipline et l’esprit d’équipe. La finale jouée les 16 et 17 octobre et marquant la clôture de la coupe communale de la relève s’est déroulée en présence des autorités administratives, militaires et sportives et de nombreux partenaires qui ont accompagné cette initiative de la commune de Bobo-Dioulasso. A cette occasion, des hommages ont été rendus à des acteurs sportifs de la commune décédés au cours de cette année.

Adaman DRABO

Programme de reconversion des diplômés du système universitaire : 1000 bénéficiaires à former

Le ministère de l’Enseignement secondaire et de la Formation professionnelle et technique, à travers « Burkina suudu bawdè » (BSB), a lancé la IIe édition du programme de reconversion des diplômés du système, le lundi 19 octobre 2026 à Ouagadougou.

Le gouvernement entend adapter son système éducatif aux réalités économiques et sociales du Burkina. De ce fait, le Programme de reconversion des diplômés du système universitaire (PRDSU) s’inscrit dans la dynamique des réformes et des innovations engagées dans le secteur de l’enseignement. Le lancement de la IIe édition du PRDSU a été présidé par le ministre de l’Enseignement secon- daire et de la Formation professionnelle et technique, Moumouni Zoungrana, lundi 19 octobre 2026 à Ouagadougou. Il a expliqué que le capitaine Ibrahim Traoré veut que l’école burkinabè soit un lieu où l’on sort, transformé de la bonne manière et qui réconcilie les Burkinabè avec leur histoire.

Selon lui, les réformes entreprises vont bénéficier aux prochaines générations. Moumouni Zoungrana a indiqué aux étudiants que leur participation et assiduité aux formations ne sont pas des options mais des obligations.
La secrétaire générale du BSB, Edwige Bako, représentant le directeur général de la structure a soutenu que la phase pilote du programme, conduite du 20 octobre 2025 au 30 janvier 2026, a mobilisé 260 étudiants et diplômés de niveaux d’études variés,
allant du Baccalauréat au Master II.

Huit packs de métiers

Elle a aussi fait savoir que ces bénéficiaires ont été formés dans six packs de métiers intégrés, associant des apprentissages techniques à des modules transversaux, notamment le marketing digital, le civisme et le patriotisme. « Les plans d’affaires élaborés par les bénéficiaires à l’issue de leur formation sont en cours de prise en charge par le Fonds burkinabè de développement économique et social (FBDES) sur le plan financier », a-t-elle ajouté.

Pour cette IIe édition, la secrétaire générale a indiqué que le programme se poursuit avec une ambition renforcée qui est de former
1 000 diplômés du système universitaire, dans huit packs de métiers intégrés et dans 13 régions. Les packs de métiers concernés, selon Edwige Bako, sont aviculteur polyvalent, pisciculteur polyvalent, maintenancier des terminaux TIC et sécurité électronique, entrepreneur en communication digitale, entrepreneur en arts culinaires, référent digital, artisan boulanger et pâtissier polyvalent et transformateur polyvalent de tubercules.

Le représentant des formateurs, Daniel Ilboudo, a révélé que pour eux, cette mission dépasse la simple transmission de connaissances. Elle entend contribuer à la transformation des aptitudes des apprenants en compétences réellement mobilisables dans le monde professionnel, a-t-il soutenu. De son côté, le représentant des apprenants, Abdoulaye Belem, a traduit leur volonté de saisir cette opportunité de formation, pour élargir leurs compétences et mieux préparer leur avenir professionnel.

Wendyam Pascaline KALMOGO

Commémoration des batailles d’octobre 1896 : Kiidiga, un symbole de résistance à la conquête coloniale

Le Dima de Boussouma et les différents cantons ont mené une résistance courageuse à la pénétration coloniale, en octobre 1896 à travers la bataille de Kiidiga, dans la commune rurale de Mané. Cette résistance à la conquête coloniale a été commémorée, le dimanche 18 octobre 2026, à Kiidiga, dans la région des Koulsé.

Le peuple burkinabè, depuis des lustres, jaloux de ses valeurs souverainistes et de sa dignité, a livré des batailles contre l’invasion impérialiste de la colonne militaire française, dirigée par les lieutenants Paul Voulet et Julien Chanoine. En effet, la bataille de Kiidiga, dans la commune rurale de Mané, est un cas d’école. Mieux, elle marque un tournant majeur pour la résistance locale du Dima de Boussouma et des différents cantons face à la soumission progressive des grands royaumes mossi. Ainsi, pour conter la réalité des faits et restaurer l’histoire, le gouvernement, à travers le ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, a commémoré le 130e anniversaire des batailles de Kiidiga du 18 octobre 1896, dimanche 18 octobre 2026, dans la commune rurale de Mané. La conquête coloniale française dans les différents royaumes au Pays des hommes intègres a été le théâtre d’affrontements meurtriers.

Il est conté qu’après la conquête de Ouagadougou en septembre 1896, au prix d’une haute lutte, la colonne militaire française menée par Voulet et Chanoine a progressé vers le Nord et l’Est de la capitale, s’efforçant de faire plier les royaumes, de détrôner les souverains et d’imposer des traités d’asservissement et de protectorat. A son arrivée à Mané le 18 octobre 1896, avant d’atteindre et d’engager le territoire de Boussouma le 21 octobre 1896, le Riungu de Boussouma a opposé un refus catégorique et intransigeant. Sous l’autorité morale et politique du Dîma Naaba Koom (1890-1908), en alliance fraternelle avec le Mogho Naaba Wôbga de Ouagadougou, une résolution fut prise, plutôt la mort que la servitude. Pour commémorer la bataille de Kiidiga, le 18 octobre 2026, une foule des grands jours s’est rassemblée. Le président de la délégation spéciale de la commune de Mané, Wendinconté Alain Kiemtoré, a salué la vision du gouvernement de restaurer la vraie histoire des vaillants devanciers. « De cette reconstitution des faits, vrais, nous valorisons nos soldats, défenseurs de notre dignité face aux oppresseurs », a-t-il informé.

Restauration de la vérité

Le Yadnaaba Tuissé, au nom des notabilités de Kiidiga, s’est réjoui et a expliqué que le premier choc d’une violence inouïe a eu lieu le 18 octobre 1896. Le nom même de ce site, « Kiidiga », porte le souvenir de cet affrontement titanesque. « En langue nationale mooré, Kiidiga désigne le lieu où il y a eu trop de morts », a confié Yadnaaba Tuissé. Quant au ministre de l’Enseignement secondaire et de la Formation professionnelle et technique, Moumouni Zoungrana, il a relevé que la résistance de Boussouma n’était pas un fait isolé,
mais un réseau structuré, un paysage mémoriel cohérent s’étendant sur 15 sites majeurs répartis dans neuf localités. Pour lui, Kiidiga est un exemple patent de résistance patriotique. « Pendant des décennies, l’idéologie coloniale et néocoloniale a tenté de nous amputer la mémoire. Elle a voulu nous faire croire que notre histoire avait commencé avec l’arrivée de l’envahisseur.

Cette idéologie coloniale a expressément laissé dans l’oubli et dans l’abandon les hauts lieux de nos luttes anticoloniales pour étouffer en nous, la fierté nationale et l’esprit de résistance », a précisé le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo. Il a souligné que l’époque d’amnésie organisée est définitivement révolue.
« Sous l’impulsion éclairée du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, nous avons adopté, avec l’ensemble des Burkinabè, une vision salutaire de décolonisation des esprits et de réappropriation de notre patrimoine mémoriel », a
déclaré le ministre chargé de la Culture.

Emmanuel BICABA

9e Forum national de l’intégration : les Camarades Bassolma BAZIE et Stella Eldine KABRE/KABORE présentent leurs civilités à Sa Majesté Bifaté II ‎ ‎

Le Président de la Commission nationale de l’Alliance des États du Sahel, le Camarade Bassolma BAZIE et la Camarade ministre déléguée auprès du ministère des Affaires étrangères ont rendu une visite de courtoisie, ce lundi 19 octobre au Chef de Canton de Gaoua, Sa Majesté Bifaté II.

Cette démarche, empreinte de considération, traduit l’attachement des autorités burkinabè aux valeurs traditionnelles et coutumières, piliers de la cohésion sociale et du vivre-ensemble.

‎À travers cette visite, les autorités ont également réaffirmé l’importance du dialogue avec les autorités coutumières, dont le rôle demeure essentiel dans la préservation de la paix, la consolidation de l’unité nationale et la promotion d’une intégration fondée sur le respect des identités culturelles.

‎Cette rencontre chez le chef de canton s’inscrit dans la dynamique du 9e Forum national de l’intégration, qui met en avant les valeurs de solidarité, de fraternité et de cohésion entre les communautés, éléments essentiels des idéaux de la Révolution progressiste populaire.

Avant la visite chez le chef de Canton, la Camarade ministre déléguée a pris part à la cérémonie de montée des couleurs nationales au Gouvernorat de la région du Djôrô.

‎DCRP/MAE ‎

Affaire Lionel Bilgo : Le dossier renvoyé au 16 novembre dans l’attente d’une décision de la Cour d’appel

Le procès de l’ancien ministre de l’Éducation nationale, Lionel Bilgo, et de Vincent de Paul Kaboré, respectivement gérant et directeur exécutif de la Société immobilière Traoré et Frères (SITRAF), a été renvoyé au 16 novembre 2026 par le Pôle économique et financier (ECOFI) du Tribunal de grande instance (TGI) de Bobo-Dioulasso.

La décision a été prise à l’audience du lundi 19 octobre 2026, dans l’attente de la décision de la Cour d’appel sur le dessaisissement de la chambre correctionnelle au profit du Pôle économique et financier (ECOFI). À l’ouverture du dossier, le ministère public a sollicité un renvoi au 2 novembre 2026, le temps que la Cour d’appel se prononce sur la juridiction compétente pour connaître de l’affaire. Les avocats de la défense ne se sont pas opposés à cette demande. Ils ont toutefois souhaité que le dossier soit renvoyé à une date plus éloignée ou inscrit au rôle général, afin de s’assurer que la décision de la Cour d’appel soit rendue avant la prochaine audience. À l’issue des échanges, le tribunal a décidé de renvoyer l’affaire au 16 novembre prochain, toujours dans l’attente de la décision de la juridiction d’appel. Pour rappel, Lionel Bilgo et Vincent de Paul Kaboré ont bénéficié d’une liberté provisoire sous caution, le mercredi 14 octobre 2026, à la suite d’une décision favorable de la Cour d’appel. Chacun des deux prévenus a versé une caution de 20 millions de francs CFA pour bénéficier de cette mesure. Le dossier porte notamment sur des faits présumés liés à l’exercice d’activités foncières et à la promotion immobilière, dont la vente de places nues sans autorisation préalable. Le volet relatif au blanchiment de capitaux avait conduit la chambre correctionnelle du TGI de Bobo-Dioulasso à se dessaisir du dossier au profit du Pôle ECOFI. La défense ayant contesté cette décision, la Cour d’appel doit se prononcer sur le dessaisissement. L’examen de l’affaire au fond reste ainsi suspendu à l’évolution de cette procédure.

Noufou NEBIE

« 𝐊𝐢𝐢𝐝𝐢𝐠𝐚, 𝐥𝐞 𝐜𝐫𝐢 𝐝𝐞𝐬 𝟑𝟑𝟑 𝐜𝐨𝐥𝐥𝐢𝐧𝐞𝐬 » : 𝐥𝐚 𝐫𝐞́𝐬𝐢𝐬𝐭𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐚̀ 𝐥’𝐞𝐧𝐯𝐚𝐡𝐢𝐬𝐬𝐞𝐮𝐫 𝐦𝐢𝐬𝐞 𝐞𝐧 𝐥𝐮𝐦𝐢𝐞̀𝐫𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐩𝐨𝐬𝐭𝐞́𝐫𝐢𝐭𝐞́

Le Camarade Premier ministre, Chef du Gouvernement, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a assisté, le dimanche 18 octobre 2026, au Centre culturel du Faso, à Ouagadougou, à l’avant-première du documentaire « Kiidiga, le cri des 333 collines ». Consacré à la résistance du royaume de Boussouma face à l’envahisseur français, le film a été projeté en présence de membres du Gouvernement et une forte représentation des autorités coutumières.
Organisée dans le cadre de la commémoration du 130ᵉ anniversaire des batailles d’octobre 1896, la rencontre a associé projection cinématographique et dédicace d’un ouvrage collectif de chercheurs burkinabè intitulé « Burkina Faso : terre des résistances ». Deux contributions à la connaissance des combats menés par les communautés pour défendre leur liberté et leur dignité.
Réalisé par Ismaël Compaoré, le documentaire de 70 minutes revient sur les événements tragiques de 1896 et la résistance du Riungu de Boussouma. Selon le réalisateur, cette œuvre entend contribuer à la réécriture de l’histoire nationale et la rendre accessible au grand public.
Son titre associe deux repères liés à cette mémoire : « Kiidiga », qui désigne notamment un bras du fleuve Nakambé passant par Mané et renvoie à une histoire marquée par de lourdes pertes humaines, et les « 333 collines » du royaume de Boussouma. Ces lieux inscrivent le récit de la résistance dans la géographie et l’identité du royaume.
La dédicace, au cours de la même soirée, de « Burkina Faso : terre des résistances » a prolongé cette démarche de transmission. Présentant cet ouvrage de 219 pages au nom des auteurs, le Dr Coulibaly Hervé Landry a expliqué qu’il met en lumière les différentes formes de résistance développées par les populations face à l’envahisseur. Fondé sur des travaux scientifiques, des archives et des traditions orales, il accorde également une place à des acteurs et à des communautés parfois peu représentés dans les récits historiques.
Pour le Camarade ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwindé Gilbert Ouédraogo, ces productions participent à la réappropriation de l’histoire nationale. Il a appelé à poursuivre le travail de documentation et de transmission des mémoires de résistance à travers la recherche, la littérature et le cinéma.
À l’issue de la projection, le Premier ministre a salué « une œuvre de très belle facture », qui participe à la volonté de reconquérir l’histoire véritable du pays. Évoquant les massacres et les violences rapportés dans le documentaire, il a souligné la nécessité de se remémorer cette page sombre et de rendre leur place aux résistants dans la mémoire nationale.
Rappelant l’orientation donnée par le Président du Faso, le Chef du Gouvernement a déclaré : « Il nous faut travailler à reconquérir notre histoire, savoir qui nous sommes, savoir ce que nous avons vécu dans notre histoire. » Cette connaissance doit, selon lui, permettre de mieux orienter les énergies et de comprendre le sens des combats actuels.
Pour le Premier ministre, cette reconquête passe notamment par l’enseignement et le cinéma. « Il nous faut aujourd’hui remettre cette histoire-là à sa place, la replacer dans les manuels scolaires, réaliser des films qui vont raconter cette histoire », a-t-il insisté. Il a également évoqué les réformes profondes des curricula, auxquelles il rattache cette même ambition de rétablir la vérité historique et le récit national.
Le Chef du Gouvernement a présenté cette démarche comme un hommage aux devanciers qui ont refusé la servitude et la soumission au nom de la liberté et de la dignité. La transmission de leurs combats doit ainsi permettre aux nouvelles générations de connaître leurs héros et de comprendre d’où elles viennent.
« Kiidiga, le cri des 333 collines » constitue, a-t-il précisé, une première étape dans une série consacrée aux résistances qui ont marqué le pays. L’ambition est de faire en sorte que les œuvres projetées dans les salles portent « notre propre récit de notre histoire ».
Du livre à l’écran, cette rencontre a ainsi affirmé une même exigence : faire connaître les résistances, honorer ceux qui les ont portées et transmettre leur mémoire comme un héritage de liberté et de dignité.
𝐃𝐂𝐑𝐏/𝐏𝐫𝐢𝐦𝐚𝐭𝐮𝐫𝐞

Igor Martynov, ambassadeur de Russie au Burkina : « Le 3e sommet Russie-Afrique constituera une étape importante dans le partenariat d’égal à égal »

Le 3e Sommet Russie-Afrique se tient, les 28 et 29 octobre prochain, à Moscou. A l’occasion, nous vous proposons une tribune de l’ambassadeur de la Fédération de Russie au Burkina Faso, Igor Martynov.

Les 28 et 29 octobre 2026, Moscou accueillera le Troisième sommet Russie-Afrique, qui a pour objectif d’analyser l’état des relations russo-africaines et de leur donner un nouvel élan, compte tenu de l’évolution rapide de la situation sur le continent africain.

Les relations russo-africaines ont des racines profondes dans l’histoire. C’est en effet l’Union soviétique qui a joué un rôle de premier plan dans l’adoption de la Déclaration des Nations unies sur l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples coloniaux, puis qui a systématiquement contribué à l’émergence des jeunes Etats africains, au développement de leurs économies nationales, ainsi qu’à la mise en place de systèmes d’éducation et de santé. Il est symbolique que la Fédération de Russie, en tant que successeur de l’URSS, plaide activement, à l’ONU et dans d’autres instances internationales, en faveur d’un renforcement du rôle des pays africains.

Nous considérons comme inaliénable le droit des Africains à déterminer eux-mêmes leurs voies et leurs modèles de développement, ainsi qu’à choisir leurs partenaires internationaux. Nous soutenons la consolidation des efforts des Etats africains et la création d’unions et d’associations panafricaines visant à faire du continent africain un pôle d’influence au sein d’un ordre mondial multipolaire.

La Russie et l’Afrique sont des alliés historiques dans les relations internationales. Nous appelons les colonisateurs occidentaux à rendre des comptes pour le pillage des pays et l’extermination des populations africaines. Nous saluons une implication plus large des pays africains dans les activités du groupe BRICS, qui joue un rôle de plus en plus important dans la promotion des aspirations collectives du Sud Global et de la majorité mondiale. Dans l’esprit du principe « des solutions africaines aux problèmes africains », nous contribuons au règlement des conflits régionaux et au renforcement des capacités des Etats du continent à lutter contre le terrorisme, ainsi que contre d’autres menaces et défis.

Nous n’avons pratiquement aucun différend avec aucun pays africain. Je tiens à souligner que le niveau de confiance mutuelle entre nos peuples est très élevé. Tout d’abord parce que nous n’avons jamais exploité l’Afrique, ni considéré

ce continent comme une simple source de matières premières. Au contraire, nous accordons la priorité à la mise en œuvre de projets d’investissement qui aident les pays africains à exploiter leurs propres ressources, à renforcer leurs capacités industrielles et à améliorer la qualité de vie de leur population.

Nous accordons une grande importance à la coopération commerciale, économique et en matière d’investissements. Il est réjouissant de constater que les échanges commerciaux avec l’Afrique connaissent une croissance soutenue. A l’heure actuelle, nos priorités sont les

suivantes: accroître les échanges de marchandises avec les pays d’Afrique subsaharienne, élargir les livraisons de produits africains sur le marché russe et mettre en place des mécanismes de règlements mutuels utilisant les monnaies nationales.

Les commissions intergouvernementales chargées de la coopération commerciale, économique, scientifique et technique avec les pays africains jouent un rôle important dans le renforcement des liens dans les milieux d’affaires. En février 2026, un accord a été signé en vue de la création de la Commission intergouvernementale russo-burkinabè sur la coopération commerciale, économique, scientifique et technique; sa première réunion devrait se tenir d’ici la fin de cette année.

La Russie a des atouts à proposer à nos partenaires dans les domaines de l’énergie, de l’exploitation des ressources minérales, de la logistique et des transports, de la mise en place d’infrastructures, ainsi que dans les secteurs de haute technologie, notamment les technologies numériques et l’intelligence artificielle. Nous sommes prêts à partager nos technologies et notre expertise en agronomie et en sélection végétale, dans la production d’engrais, l’irrigation et la pêche.

Nous continuons à renforcer la coopération russo-africaine dans les domaines de l’agriculture, de la santé et de la prévention et de la gestion des situations d’urgence. Les laboratoires mobiles russes et les moyens de diagnostic des maladies infectieuses sont très demandés en Afrique. En décembre 2025, un laboratoire mobile du Service fédéral de surveillance de la protection des droits des consommateurs et du bien-être humain (Rospotrebnadzor) a été livré gratuitement au Burkina Faso, et en avril 2026, des formations ont été organisées à l’intention des médecins burkinabè sur la lutte contre les épidémies.

Notre pays accorde une grande attention à la jeunesse africaine, en particulier à celle du Burkina Faso. Actuellement, 72 étudiants burkinabè sont inscrits dans des établissements d’enseignement supérieur russes. En 2026, le nombre de places au titre du contingent éducatif attribué au Burkina Faso a été porté à 67. Je tiens à souligner que les établissements d’enseignement russes forment des spécialistes de premier ordre dans tous les domaines de l’économie.

Je suis convaincu que le Troisième sommet Russie-Afrique constituera une étape importante dans le partenariat d’égal à égal et tourné vers l’avenir entre la Russie et l’Afrique, ainsi qu’entre la Fédération de Russie et le Burkina Faso, fondé sur le respect mutuel des intérêts de chacun.

 

Igor Martynov

Ambassadeur de la Fédération de Russie au Burkina Faso

La commune de Paris bis

En mars 1871, lorsque la commune de Paris (gouverne-ment révolutionnaire et insurrectionnel qui a dirigé la France de mars à mai 1871) intervenait, la France était dans un état lamentable après sa défaite face à la Prusse de Otto Von Bismarck en 1870 et la pauvreté qui rongeait le pays. Aussi, l’abolition de l’esclavage intervenue officiellement quelques années plus tôt, avait accentué ce maras-me économique et social, car, la traite du « bois d’ébène » lui permettait de vivre grassement au- dessus de ses moyens réels.

En 2026, la situation politique, sociale et écono-mique est quasiment à l’identique, avec l’appau-vrissement avancé des ruraux, la perte d’influence dans son « précarré » qui l’empêche d’équilibrer ses comptes publics et son insertion mécanique dans la mondialisation qui a porté un coup fatal à son secteur industriel. On se retrouve dans une situation où tous

les clignotants sont au rouge ; ce qui entraîne une situation insurrectionnelle selon les lois du matéria-lisme historique. Il y aura donc forcément effondre-ment de l’Etat dans sa forme actuelle aussi bien au plan politique et institutionnel (passage à la 6e République ou possiblement avènement d’un gouvernement de salut public) que social avec une réforme obligatoire du système de sécurité sociale qui « bouffe » une part importante de la richesse nationale. Une cure d’amai-grissement qui n’ira pas sans mal, ce qui pousse les officines obscures de l’Hexagone, en rapport avec les esclaves de salon africains, à vouloir déstabiliser coûte que coûte nos Etats pour avoir à nouveau du « gras ».

Après l’épisode de ses supplétifs terroristes qui est en passe d’être révolus avec la résolution de nos troupes combattantes et le changement tactique et stratégique sur le théâtre des opérations, la France est passée à une méthode plus soft mais plus dangereuse, à savoir la division et le noyautage au plus haut niveau de nos appareils dirigeants.

Le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, n’a pas dit autre chose lors de son adresse à ses frères à l’occasion de la commémoration du 39e anniversaire de l’assassinat de Thomas Sankara, leader de la Révolution d’août 83.

« Quand nous sommes divisés, nous ouvrons la porte à l’ennemi », lui facilitant ainsi la tâche dans l’accomplissement de sa sale besogne. Mais, l’adresse du président du Faso prouve que l’appareil dirigeant a pris la mesure de ce nouveau péril qui guette notre processus d’émancipation.

Les révolutionnaires de septembre 2022 sont prêts à toutes les éventualités et la France état-sangsue s’il en est, boira le calice jusqu’à la lie. C’est dit.

Boubakar SY