37e Tour du Faso: le Mogho Naaba conseille et bénit

Comme il est de coutume à l’orée de chaque édition du Tour du Faso, les organisateurs et les athlètes burkinabè sont allés auprès du Mogho Naaba Baongo, solliciter des conseils et des bénédictions pour la réussite de la compétition. C’était le mardi 27 octobre 2026.

Nantie de conseils et de bénédictions, c’est une respon-sable comblée qui est repartie du palais du Mogho Naaba. La ministre des Sports, de
la Jeunesse et de l’Emploi y était, accompagnée des Etalons cyclistes, de leurs encadreurs et des membres du comité d’organisation. Au chef traditionnel, Annick Pikbougoum a présenté le 37e Tour du Faso avant de demander son accompagnement pour un bon déroulement de la compétition et une bonne prestation des représentants burkinabè. En réponse, l’autorité coutumière a accédé aux sollicitations de ses visiteurs en prodiguant aussi bien des conseils que des bénédictions pour la réussite de l’événement.

Il a surtout exhorté les cyclistes et les techniciens à ne pas lésiner sur l’effort et à faire preuve de cohésion par un travail collectif afin d’honorer les couleurs nationales. Avant de prendre congé de ses invités, le maître des lieux a pris connaissance de la composition des différentes équipes et leurs accompa-gnants. C’est ainsi qu’il lui a été présenté l’équipe nationale formée de Paul Daumont,
Saturnin Yaméogo, Souleymane Koné, Wahabou Bouda, Soumaïla Ilboudo et Vincent Mouni. Ils ont comme entraineur Jérémie Ouédraogo. L’équipe régionale du Centre entrainée par Karim Yaméogo est constituée par Moucaïla Rawendé, Mohamadi Ilboudo, Rachid Bouda, Robert Bamouni, Daouda Soulama et Idrissa Ouangrawa. La formation régionale de l’Ouest est composée de Bamassi Soulama, Issouf Ilboudo,
Allassane Ouattara, Barthélémy Yaméogo, Kanhaye Soulama et Jean Baptiste Zongo avec comme coach Seydou Tall.

Voro KORAHIRE

Développement de l’Intelligence artificielle :« Aïobi Forward » se tient pour la 1re fois

L’entreprise Aïobi a organisé la première édition de l’évènement « Aïobi Forward », jeudi 22 octobre 2026,
à Ouagadougou.

L’entreprise technologique Aïobi, créée en août 2025, est soucieuse du développement de l’Intelligence artificielle (IA). Lors de la première édition de l’évènement « Aïobi Forward », jeudi 22 octobre 2026, à Ouagadougou, l’entreprise a présenté « Aïobi Kuma ». Selon le fondateur de l’entreprise Aïobi, Bowendsom Thibaut Nikiema, « Aïobi Kuma » est une plateforme sur laquelle, il est possible de discuter avec les proches, les collègues et entre organisations de manière souveraine. Cette application a-t-il poursuivi, est disponible sur le web, sur iOS, sur Android, sur « macOS », sur Windows.

Pour lui, « Aïobi Kuma » est une nouvelle étape dans le développement de Aïobi Workspace et dans la stratégie de diversification de l’entreprise. Bowendsom Thibaud Nikiema, a rappelé que Aïobi est la première technologie d’Afrique de l’Ouest, spécialisée dans le domaine de l’IA appliquée aux entreprises. « Nous disposons de plus de sept projets en production qui vont de l’infrastructure aux applications de productivité et de métiers. A ce jour, nous enregistrons plus de 1 000 utilisateurs cumulés et plus de 10 000 personnes qui ont été impactées par Aïobi, au cours de l’année », a-t-il indiqué. Bowendsom Thibaud Nikiema a ajouté que plus de 4 200 000 vues ont été générées sur Facebook, près de 400 000 sur TikTok et plus de 24 000 personnes sur LinkedIn. « Aïobi est utilisé dans plus de dix pays différents qui vont de l’Afrique de l’Ouest à l’Afrique centrale notamment le Burkina Faso, le Mali, le Niger, le Togo,
le Bénin, la Guinée, le Tchad », a-t-il déclaré.

Des produits conçus pour la souveraineté des données

L’évènement « Aïobi Forward » a permis également de dévoiler d’autres innovations qui viennent enri-chir l’offre Aïobi et consolider le positionnement dans l’écosystème technologique africain.
Il s’agit de « Aïobi Workspace », sur laquelle se trouvent des outils de productivité comme les outils d’édition de texte et des tableurs,
créés au Burkina Faso avec des données hébergées au sein des infrastructures nationales. « Aïobi Worspace est aussi composé d’un outil d’emails nommé myaïobi.com, d’« Aïobi Meet » pour les visioconférences et d’un logiciel de sondage
de mémoire nommé « Aïobi Forms », a poursuivi Bowendsom Thibaud Nikiema.

Il a assuré que Aïobi est aujourd’hui compatible avec 99 % des documents qu’ils soient Excel, Microsoft Word,
PowerPoint et même les PDF, avec des outils pour modifier les PDF. « Cette technologie se veut une solution pour stocker les données sur le territoire et éviter toute perte », a-t-il détaillé. Il a signifié que Aïobi ambitionne de se positionner comme le leader de la technologie en Afrique. « Notre mission c’est de pouvoir représenter le Burkina Faso et l’Afrique à l’échelle internationale.

Quand on parle de technologie, on doit pouvoir parler de Aïobi », a déclaré Bowendsom Thibaut Nikiema.
Il a expliqué que la souveraineté des données se joue d’abord sur les contrats. Bowendsom Thibaut Nikiema a invité les entreprises à laisser la chance aux sociétés comme Aïobi afin de démontrer leur savoir-faire. « Sans contrat, nous ne pouvons pas investir dans la recherche et développement », a-t-il insisté.

Boukary BONKOUNGOU
Aïssatou DIARRA

(Stagiaire)

Réduction des risques de catastrophe : une formation certifiante à Singapour pour les agents publics burkinabè


Kantigui a appris que, dans le cadre du Singapore-UNDRR Joint Training Programme, le gouvernement de la République de Singapour et le Bureau des nations unies pour la réduction des risques de catastrophe (UNDRR) organise une formation certifiante intitulée « Introduction to Disaster Risk Reduction ». Prévue du 11 au 15 janvier 2027 à Singapour, selon les sources de Kantigui, cette formation porte notamment sur les principes clés de la réduction des risques de catastrophe, le Cadre de Sendai 2015-2030 et l’intégration de la résilience dans les politiques publiques. Elle s’adresse aux agents publics de niveau intermédiaire ou (…)

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Kantigui
kantigui2000@gmail.com

Mois de la communication sanitaire: les langues nationales pour mieux sensibiliser la population

Le ministre de la Santé, Robert Lucien Jean Claude Kargougou était face à la presse le mardi 27 octobre 2026 à Ouagadougou pour le lancement du mois de la communication sanitaire en langues nationales, prévu du 2 au 30 novembre prochain.

«En matière de santé, une information comprise peut protéger une vie ». C’est ce qu’a déclaré le ministre de la Santé, Robert Kargougou au cours d’une conférence de presse consacré au lancement du mois de la communication sanitaire en langues nationales, le mardi 27 octobre 2026 à Ouagadougou. Pour le ministre Kargougou, la communication sanitaire constitue une composante essentielle de la prévention et de la protection de la santé. Il a constaté que malgré les efforts consentis pour renforcer le système de santé et améliorer l’accès aux soins, les populations doivent également disposer d’informations compréhensibles pour reconnaître les risques et adopter de bons comportements. D’où l’intérêt de cette communication prévue du 2 au 30 novembre 2026.

Selon le ministre, les radios partenaires seront mobilisées à travers des émissions interactives, des interventions de spécialistes, des capsules et d’autres formats de proximité. La première semaine sera consacrée à la redevabilité sur les actions, les réformes et les réalisations du secteur de la santé depuis septembre 2022. Une émission spéciale est prévue le samedi 31 octobre 2026, à partir de 10 heures, sur Radio Burkina, en langue mooré, avec un relais des radios partenaires. Les trois semaines suivantes porteront sur les problématiques sanitaires propres aux différentes régions, a soutenu le ministre.

Robert Kargougou a en outre indiqué que l’initiative bénéficie de l’appui technique des départements chargés de la Communication et des langues nationales, à travers le secrétariat permanent à la promotion des langues nationales. Pourquoi consacrer tout un mois à la communication sanitaire en langues nationales ? C’est l’une des préoccupations soulevées par les journalistes au cours des échanges. En réponse, le ministre a expliqué que cette démarche vise à toucher le maximum de Burkinabè et à renforcer leur participation à la préservation de leur santé. « Nous ne voulons pas seulement parler de santé aux populations. Nous voulons leur parler dans leurs langues, les écouter, répondre à leurs préoccupations et leur permettre de devenir pleinement actrices de leur propre santé », a-t-il précisé.

Samira Alida KAMBOU

SIAO 2026: Les préparatifs exécutés à 90 %

A trois jours de l’ouverture de la 18e édition du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO), le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Serge Gnaniodem Poda, a rencontré le comité national d’organisation, le mardi 27 octobre 2026, à Ouagadougou, pour faire le point des préparatifs.

La 18e édition du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO) ouvre ses portes le 30 octobre 2026. A quelques jours du debut de la biennale, les préparatifs affichent un taux de 90 %. C’est le point fait par le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Serge Gnaniodem Poda, à l’issue d’une rencontre avec le Comité national d’organisation (CNO), le mardi 27 octobre 2026 à Ouagadougou. En sa qualité de superviseur du CNO, le ministre Poda a échangé avec les membres du comité sur les dernières dispositions à prendre avant la tenue de cette biennale de l’artisanat. La rencontre visait notamment à identifier les difficultés résiduelles et à trouver des solutions pour assurer le bon déroulement de l’événement. « Il était de bon ton que nous nous rencontrions pour faire l’état des lieux des préparatifs, partager ensemble les quelques difficultés résiduelles qui existent et apporter les éléments de solutions afin que la Salon se déroule sans encombre », a expliqué Serge Gnaniodem Poda.

Plusieurs avancées sont enregistrées sur le site. Les stands sont dressés et certains artisans ont commencé à acheminer leurs produits. Le ministre a également annoncé plusieurs innovations destinées à améliorer les conditions d’accueil des exposants et des visiteurs. Parmi les principales réalisations figure la rénovation de la quasi-totalité des pavillons et des bâtiments du site. Selon Serge Gnaniodem Poda, les stands d’exposition des cinq pavillons, ainsi que ceux du pavillon de la créativité, seront tous climatisés. Autre nouveauté, a relevé le ministre, le Village artisanal de Ouagadougou (VAO) va accueillir, pour la première fois, des stands d’exposition.

Selon lui, un dispositif dénommé : « point I » sera également installé dans chaque pavillon afin d’informer et d’orienter les exposants et les visiteurs, tout en répondant à leurs préoccupations. A ces aménagements s’ajoute la plateforme numérique : « e-SIAO », qui permettra notamment d’acquérir des badges et des tickets en ligne. « Cette innovation vise à faciliter les formalités d’accès au Salon et à réduire les longues files d’attente. Beaucoup d’innovations ont été engagées pour permettre à cette 18e édition de se dérouler avec beaucoup de sérénité. Nous sommes fin prêts pour accueillir les festivaliers », a assuré le ministre. Pour cette édition du SIAO, 800 000 visiteurs dont 600 acheteurs professionnels ainsi que 60 000 exposants sont attendus, a souligné le ministre.

Galedie Kétoura SIMPORE

Engagement et patriotisme: partage d’expériences entre étudiants et anciens militaires

La délégation aux anciens combattants et anciens militaires a organisé une conférence avec les étudiants de l’Université Aube Nouvelle, mardi 27 octobre 2026 à Ouagadougou sur le thème : « Engagement, résilience et patriotisme : témoignage d’anciens militaires au service de la jeunesse universitaire ».

La Délégation aux anciens combattants et anciens militaires (DACAM) veut partager son expérience en matière d’engagement, de résilience et de patriotisme avec les étudiants. Dans cette dynamique, elle a organisé une conférence avec ceux de l’université Aube nouvelle, mardi 27 octobre 2026, à Ouagadougou. Placée sur le thème : « Engagement, résilience et patriotisme :
témoignages d’anciens militaires au service de la jeunesse universitaire », cette journée de conférence a réuni trois panélistes à savoir le général de Brigade Moise Mininougou, le colonel major Alassane Monné et le colonel major Théodore Naba Palé, tous admis à la
retraite.

Le Délégué aux anciens combattants et anciens militaires, le colonel William Aristide Combary, a indiqué que dans les contrées, il est de tradition que les aïeux transmettent les valeurs aux petits-enfants. Il a fait savoir qu’à travers cette activité, il s’agit de donner des parcours d’anciens qui ont occupé de hautes fonctions afin d’inspirer les jeunes, de leur donner des repères, des leçons de vie, des fautes à éviter, pour qu’ils puissent eux-mêmes tracer leur chemin.
Ayant reçu plusieurs décorations et distinctions au cours de sa carrière, le général de Brigade Moise Mininougou a salué cette initiative qu’ils trouvent noble. « Durant ces quarante ans, nous avons eu à commettre des erreurs. Nous avons eu à faire ce que nous pouvons. Et je pense que le fait qu’on demande aux anciens de venir parler de leurs expériences
permet aux jeunes d’éviter les erreurs que nous avons commises », a-t-il confié.

Le président-directeur fondateur de l’Université Aube Nouvelle, Isidore Gnatan Kini, a souligné que ce partage
d’expériences contribue au rapprochement entre le monde universitaire et les anciens militaires tout en favorisant la transmission des expériences et des valeurs patriotiques aux jeunes générations. « Nous pensons vraiment que nous allons tirer le meilleur pour notre
jeunesse, et en particulier les étudiants de l’Université Aube nouvelle », a-t-il fait savoir. Ainsi, il a encouragé ces étudiants à cultiver le sens de responsabilité, l’engagement citoyen, la solidarité et le respect des valeurs qui font le vivre-ensemble.

Former des citoyens conscients de leurs devoirs

Car, la formation universitaire, a-t-il dit, ne se limite pas à l’acquisition de la connaissance théorique et professionnelle mais doit aussi contribuer à former des citoyens conscients de leurs devoirs envers la nation et déterminés à participer activement à son développement. « L’Université Aube Nouvelle réaffirme sa disponibilité à accompagner toutes les initiatives visant à renforcer la formation civique, patriotique et citoyenne de la jeunesse », a laissé entendre Isidore Gnatan Kini.
Pour l’étudiant de première année en droit, Gilbert Kinda, l’initiative constitue une occasion précieuse de découvrir des modèles auxquels la
jeunesse peut s’identifier. Il a estimé que la rencontre ravive l’espoir et donne envie de travailler davantage pour atteindre ses objectifs.

Pingdebwoaga Urielle Lauryn KABORE

Frappes de drones tchadiens sur le territoire nigérien: le Niger condamne et annonce des mesures diplomatiques et sécuritaires

Le gouvernement nigérien a condamné avec la plus grande fermeté une frappe aérienne menée par drone, le 24 octobre 2026, vers une heure du matin, dans la zone de Emi Loulou, région d’Agadez, qu’il attribue à l’Etat tchadien avec l’appui de la France.

Selon les autorités nigériennes, cette frappe a causé la mort de deux civils, fait des blessés et endommagé des véhicules. Dans une déclaration, le gouvernement indique que cette attaque a visé le territoire national et déplore les pertes en vies humaines ainsi que les dégâts matériels enregistrés. A cette occasion, il s’incline devant la mémoire des victimes, présente ses condoléances émues à leurs familles et souhaite un prompt rétablissement aux blessés. Le gouvernement précise que les investigations menées par les Forces de défense et de sécurité (FDS), en collaboration avec les autorités judiciaires, ont permis d’établir l’origine de la frappe, sur la base d’éléments matériels et techniques concordants.

Ces éléments, ajoute-t-il, seront mis à la disposition des instances internationales compétentes. Les autorités nigériennes condamnent cet acte qu’elles considèrent comme une violation flagrante de la souveraineté nationale, de l’article 2, paragraphe 4, de la Charte des Nations unies et des principes fondateurs de l’Union africaine. Le gouvernement estime que cette attaque ne peut être dissociée d’un contexte qu’il qualifie d’hostile, affirmant que le Tchad s’est inscrit, depuis plusieurs mois, dans une démarche défavorable au Niger et offre une profondeur stratégique à des mercenaires qui s’attaqueraient aux populations ainsi qu’aux infrastructures stratégiques et énergétiques du pays.

Il affirme également disposer d’éléments attestant que cette entreprise de déstabilisation bénéficie du soutien de certaines puissances étrangères. A cet égard, il attend des Etats concernés des clarifications publiques et sans ambiguïté.
En réaction à cette frappe, le gouvernement nigérien annonce une série de mesures diplomatiques, juridiques et sécuritaires.
Ainsi, il entend convoquer l’ambassadeur du Tchad afin de lui notifier une protestation solennelle, saisir le Conseil de sécurité des Nations unies ainsi que le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine, et demander l’ouverture d’une enquête internationale indépendante, à laquelle il assure vouloir apporter son plein concours. Le gouvernement prévoit également d’informer ses partenaires et alliés, tout en les appelant à faire preuve de solidarité conformément à leurs engagements. Il annonce, par ailleurs, le renforcement du dispositif de surveillance et de protection de l’espace aérien national et des zones frontalières.

Dans sa déclaration, le gouvernement tient le Tchad pour entièrement responsable de cet acte et de ses conséquences.
Il exige la cessation immédiate de toute action hostile ainsi que la réparation du préjudice subi. Tout en réaffirmant son attachement à la paix et au bon voisinage, le gouvernement déclare laisser au peuple frère du Tchad le choix de ses dirigeants, auquel il dit resté attaché.
Il souligne toutefois que la retenue dont il fait preuve ne doit pas être interprétée comme un signe de faiblesse.
Se référant à l’article 51 de la Charte des Nations unies, le gouvernement indique que le Niger se réserve le droit de prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la défense de sa population, de son territoire et de ses intérêts vitaux. Il prend également à témoin la communauté internationale, estimant que le silence face à une agression caractérisée constituerait une complicité de fait. Il appelle, à ce titre, tous les Etats attachés au respect du droit international à condamner sans équivoque les actes dénoncés.
Enfin, le gouvernement invite la population au calme, à la vigilance et à l’unité nationale autour des Forces de défense et de sécurité, dont il salue l’engagement.
Il exhorte également les citoyens à ne relayer que les informations officielles.
« La souveraineté de la nation n’est pas négociable », réaffirme le gouvernement nigérien.

Agence nigerienne de presse

Semaine nationale de lutte contre la cybercriminalité :les activités de la IIe édition lancées

Le ministre d’Etat, ministre de la Guerre et de la Défense patriotique, le général de division Célestin Simporé, a présidé la cérémonie de lancement de la IIe édition de la semaine nationale de lutte contre la cybercriminalité, mardi 27 octobre 2026 à Ouagadougou.

Le numérique est une avancée significative dans la société actuelle mais, il demeure aussi un danger lorsqu’on n’adopte pas des comportements plus sûrs, notamment face aux usurpations d’identités et aux escroqueries. Afin de prévenir les citoyens sur ses dangers, la Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité (BCLCC) a lancé la IIe édition de la semaine nationale de lutte contre la cybercriminalité (SNLCC) qui se tient du 26 au 30 octobre 2026 sur le thème : « Cybercriminalité et menaces numériques : du clic au crime ». La cérémonie de lancement a été présidée par le ministre d’Etat, ministre de la Guerre et de la Défense patriotique, le général de division Célestin Simpore, représentant le Premier ministre.

Au programme des activités, le commandant de la BCLCC, le commissaire de police Akim Bayi Nignan a indiqué qu’il y a les journées portes ouvertes, le maracana des acteurs, des forums, des panels et la Nuit des acteurs. Il a encouragé la conception d’applications locales pour pouvoir lutter contre la cybercriminalité. A cet effet, a-t-il affirmé, une compétition de hackathon est prévue pour cette édition
Le ministre d’Etat, le général de division Célestin Simporé est revenu sur l’ampleur de la cybercriminalité ces dernières années. « Dans notre pays, le nombre de cas de cybercriminalité enregistré est passé de 556 en 2020 à 6 288 en 2025. Les préjudices financiers causés à nos concitoyens, nos entreprises et nos institutions ont atteint 1,87 milliard de FCFA », a-t-il précisé. Il a poursuivi qu’un geste accompli sans réflexion peut exposer une personne, ruiner une confiance ou entraîner des conséquences judiciaires. « En bâtissant une résilience numérique solide, nous consolidons les fondements de la paix et du développement durable de notre nation », a-t-il expliqué.

Anticiper les menaces

Le secrétaire général du ministère de la Justice, Harouna Kadio, a indiqué que plusieurs réformes sont en cours pour adapter l’arsenal juridique à l’évolution des menaces, renforcer la coopération judiciaire régionale et internationale et doter les magistrats et les enquêteurs des compétences nécessaires pour faire face à la criminalité numérique sous toutes ses forces. « La liberté d’expression ne dispense ni du respect d’autrui, ni de la responsabilité. La cybersécurité n’est pas une affaire isolée réservée aux techniciens »,
a-t-il souligné.

Pour sa part, le président de la délégation spéciale de la commune de Ouagadougou, Maurice Konaté a laissé
entendre que la cybercriminalité constitue l’un des soucis majeurs à l’ère numérique, se convainquant que la résilience nationale se construit par la sensibilisation, la collaboration interinstitutionnelle et la vigilence citoyenne. « A travers cette semaine nationale, la ville de Ouagadougou se fait le reflet d’une Burkina Faso uni, vigilant et innovant, un Burkina Faso qui protège ses citoyens et qui anticipent les menaces »,
a-t-il affirmé.

Wendyam Pascaline
KALMOGO

Services protocolaires et cartes diplomatiques au Burkina Faso : La plateforme « E-Protocole » présentée au corps diplomatique

Ce mardi 27 octobre 2026 à Ouagadougou, la Direction générale du Protocole d’État (DGPE) a présenté officiellement au corps diplomatique et représentants d’organisations internationales accrédités au Burkina Faso, sa nouvelle plateforme numérique dédiée aux demandes de cartes diplomatiques et de cartes d’accès aux aéroports.

Le Ministre Directeur général du Protocole d’État aux membres du corps diplomatique : « La nouvelle carte diplomatique vous assurera une sécurisation juridique»

Présentée officiellement par le Ministre Directeur général du Protocole d’État, Camarade Robert COMPAORÉ, cette interface a pour objectif de moderniser et d’accélérer le traitement des requêtes des missions diplomatiques et des organisations internationales.

Photo de famille à l’issue des échanges

Au nombre des innovations, la carte diplomatique de nouvelle génération qui intègre désormais une fonction précieuse : « La nouvelle carte diplomatique assurera une sécurisation juridique en ce sens qu’elle portera une mention écrite au verso spécifiant clairement qu’elle vaut titre de séjour », a souligné le Ministre Directeur général du Protocole d’État.

Au nom du doyen du corps diplomatique accrédité au Burkina Faso, l’Ambassadeur malien S.E.M. Issouf Omar MAÏGA a salué cette initiative novatrice qui va faciliter l’obtention des documents officiels

Le Ministre a également saisi l’occasion pour insister sur l’importance de la participation des diplomates aux évènements marquant la vie de la Nation, notamment les cérémonies officielles et les grands rendez-vous nationaux.

Les diplomates ont réaffirmé leur engagement aux côtés du Peuple burkinabè

« Il est essentiel d’accorder un intérêt tout particulier aux cérémonies officielles auxquelles vous êtes conviés (…) dans la capitale ou dans nos régions, surtout lorsque cela se fait sous le très haut magistère du Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ, Président du Faso, Chef de l’État », a rappelé Camarade Robert COMPAORÉ.

Au nom de ses pairs et du doyen du corps diplomatique accrédité au Burkina Faso, l’Ambassadeur de la République du Mali, S.E.M. Issouf Omar MAÏGA a salué l’impact positif de la reconnaissance de la carte diplomatique comme titre de séjour et souligné que cette plateforme contribuera efficacement à alléger la charge quotidienne des missions diplomatiques dans l’obtention des documents officiels.

Le porte-parole des diplomates a réitéré la disponibilité de l’ensemble du corps diplomatique à accompagner le Burkina Faso dans sa dynamique de développement et de modernisation, et réaffirmé leur engagement constant aux côtés du Peuple burkinabè.

Direction de la Communication de la Présidence du Faso

Nouveau Code du travail: une vaste campagne de vulgarisation des nouvelles dispositions lancées

Le ministre des Serviteurs du Peuple, Mathias Traoré, a lancé, le lundi 26 octobre 2026 à Bobo-Dioulasso, la campagne de vulgarisation de la loi n°013-2026/ALP du 6 mai 2026 portant Code du travail au Burkina Faso. Cette initiative vise à favoriser l’appropriation des nouvelles dispositions par les employeurs, les travailleurs et les autres acteurs du monde professionnel.

Adopté le 6 mai 2026 par l’Assemblé législative du peuple (ALP), le nouveau Code du travail entre dans une nouvelle phase de sa mise en œuvre. En effet, le ministre des Serviteurs du Peuple, Mathias Traoré, a procédé, le lundi 26 octobre 2026 à Bobo-Dioulasso, au lancement officiel de la campagne de vulgarisation de ladite loi.

Selon le ministre, cette campagne vise à faciliter la compréhension et l’application effective de ce texte qui apporte plusieurs innovations dans la réglementation des relations professionnelles. Pour lui, ce nouveau texte apporte une importante évolution dans le droit du travail burkinabè en prenant en compte l’aspiration à la souveraineté du pays et les mutations économiques, sociales, technologiques, professionnelles intervenues au cours des dernières années.

« Le nouveau Code du travail protège notre économie locale, encadre rigoureusement les activités de placement de main-d’œuvre et de travail temporaire et garantit que la richesse créée serve d’abord l’émancipation collective de notre peuple », a-t-il indiqué. D’où l’importance de sa vulgarisation à travers le pays. A cet effet, le chef du département des Serviteurs du Peuple a invité les gouverneurs de régions, les responsables des services déconcentrés, les partenaires sociaux et l’ensemble des acteurs concernés à accompagner activement cette dynamique de diffusion et d’appropriation du nouveau Code du travail.

« Vous êtes des acteurs essentiels de la production nationale, de la création d’emplois, de l’innovation et de la mobilisation de nos ressources. Je vous invite donc à adapter vos pratiques de gestion des ressources humaines à ce code et à faire du dialogue social un instrument permanent de prévention des tensions et d’amélioration des performances », a-t-il lancé aux employeurs.

Des avancées significatives pour la protection

des travailleurs Selon le directeur général de la fonction publique, Achille Ilboudo, ce nouveau cadre juridique vient remplacer l’ancien Code du travail, issu de la loi n°028-2008, et introduit des changements importants dans les conditions d’emploi, la protection des travailleurs et l’organisation du monde professionnel. Parmi les principales innovations, figure la limitation du renouvellement des Contrats de travail à durée déterminée (CDD) à deux fois. Cette disposition vise à mieux encadrer le recours à ce type de contrat. Le texte renforce également la réglementation du travail temporaire et des activités de

placement de main-d’œuvre. Désormais, à entendre le directeur général de la fonction publique, la mise à disposition d’un travailleur temporaire auprès d’une entreprise utilisatrice ne peut excéder une année. Autre avancée, le nouveau code consacre le principe d’égalité de rémunération entre les travailleurs temporaires et les travailleurs permanents lorsqu’ils possèdent une qualification équivalente et occupent le même poste. « Il prend également en compte les évolutions des modes d’organisation du travail à travers l’encadrement du télétravail qui permet d’exercer une activité professionnelle depuis son domicile ou un autre lieu distinct des locaux de l’entreprise », a-t-il laissé entendre. Le texte prévoit aussi plusieurs dispositions relatives à la protection sociale et à la santé au travail. Le repos pour allaitement passe ainsi de 14 à 15 mois, selon les dires de Achille Ilboudo.

En matière de prévention des risques professionnels, les entreprises relevant des secteurs industriels, du Bâtiment et des travaux publics (BTP), ainsi que des mines et carrières, sont tenues de mettre en place un comité de sécurité et de santé au travail dès qu’elles comptent 25 travailleurs. Le directeur général a également évoqué d’autres avancées, notamment le renforcement de la protection contre le licenciement abusif, avec le relèvement du plafond des dommages-intérêts de 18 à 24 mois de salaire, ainsi que la consécration du harcèlement moral comme une infraction réprimée.

Noufou NEBIE