IXe édition du Forum national de l’intégration: pour une Afrique unie, souveraine et solidaire

Le ministre délégué auprès du ministère des Affaires étrangères, Stella Eldine Kabré, a présidé, le lundi 19 octobre 2026 à Gaoua, dans la région du Djôrô, la cérémonie d’ouverture de la IXe édition du Forum national de l’intégration. A cette occasion, elle a appelé à une intégration africaine fondée sur la souveraineté des Etats et les aspirations des peuples.

La IXe édition du Forum national de l’intégration se tient du 19 au 22 octobre 2026 à Gaoua, dans la région du Djôrô, sur le thème : « L’intégration africaine à l’ère de la Révolution progressiste populaire ». Les travaux portent notamment sur le bilan des activités menées en faveur des communautés étrangères vivant au Burkina Faso. Il s’agit de dresser l’état des lieux, de relever les insuffisances et de dégager de nouvelles perspectives pour renforcer la cohésion sociale. S’exprimant au nom du ministre des Affaires étrangères, Stella Eldine Kabré, a rappelé que l’intégration ne saurait se limiter aux accords et aux rencontres institutionnelles.

Elle doit, selon elle, répondre aux aspirations des peuples et contribuer à leur bien-être. Le ministre délégué a évoqué les sanctions imposées aux populations du Sahel, estimant que cette expérience avait révélé les contradictions possibles entre les mécanismes institutionnels et les intérêts des citoyens. Dans cette perspective, Stella Eldine Kabré a présenté la Confédération des Etats du Sahel (AES), regroupant le Burkina Faso, le Mali et le Niger, comme un cadre de renforcement de la coopération entre les trois pays. « L’AES ne doit pas être une intégration de façade ni un simple cadre de rencontres », a-t-elle soutenu.

Pour elle, cette dynamique doit se traduire par des avancées concrètes dans les domaines de la sécurité collective, de la coopération économique et culturelle, de la mobilité des jeunes et des travailleurs, ainsi que de la solidarité entre les territoires. Stella Eldine Kabré a également établi un lien entre la Révolution démocratique et populaire (RDP) portée par le capitaine Thomas Sankara et la Révolution progressiste populaire (RPP) conduite par le Président du Faso, capitaine Ibrahim Traoré. Elle a notamment mis en avant la volonté des peuples africains de décider par eux-mêmes, de défendre leur dignité et de faire de l’unité africaine une force de développement. Avant de souligner que l’indépendance politique ne pouvait être pleinement accomplie sans l’indépendance économique, la maîtrise des ressources, la confiance dans les capacités propres des peuples et la solidarité entre les pays africains.

L’hospitalité du Burkina Faso saluée

Pour la ministre déléguée, Stella Eldine Kabré, l’intégration africaine doit se construire avec les peuples et pour eux.

Par ailleurs, le ministre délégué a indiqué que les communautés africaines établies au Burkina Faso devaient prendre toute leur place dans l’effort national, dans le respect des lois, des valeurs et de la souveraineté du pays. Elle a rappelé que l’intégration africaine ne se construit pas uniquement dans les chancelleries diplomatiques ou lors des réunions institutionnelles, mais aussi dans les marchés, les établissements d’enseignement, les entreprises, les familles et les espaces culturels et sportifs. Prenant la parole au nom des communautés africaines vivant au Burkina Faso, Saliou Dokpema a, lui aussi, insisté sur la nécessité de faire de l’unité africaine une réalité. Selon lui, cette unité ne doit pas rester un simple slogan, mais constituer un projet de dignité et de souveraineté que les générations actuelles ont le devoir de concrétiser.

Par ailleurs, il a salué la place accordée aux communautés africaines dans le processus d’intégration au Burkina Faso, qu’il a présenté comme une terre d’accueil, d’hospitalité et de fraternité. Parmi les initiatives qu’il a mises en avant, le représentant des communautés africaines a cité la gratuité des visas pour les ressortissants africains, effective depuis 2025. Pour Saliou Dokpema, cette mesure de décision est « courageuse et visionnaire ». Elle facilite, à ses dires, la circulation des personnes et encourage les échanges commerciaux, culturels et universitaires. Selon lui, cette initiative donne un contenu concret à l’ambition d’une Afrique où les frontières ne constituent pas des obstacles artificiels au rapprochement des peuples. Saliou Dokpema a également affirmé que l’expérience du Burkina Faso en matière d’accueil et d’intégration des communautés africaines devrait inspirer les autres pays du continent.

Composées, entre autres, de commerçants, d’étudiants, d’enseignants, d’artisans, d’entrepreneurs, d’agriculteurs, d’agents de santé, de chercheurs et d’ouvriers, les communautés africaines vivant au Burkina Faso entendent contribuer au développement du pays, foi de M. Dokpema. Il a également assuré que ces communautés entendent soutenir les initiatives en faveur de la paix, de la cohésion sociale et de la solidarité entre les peuples. En rappel, durant ces quatre jours, plusieurs activités sont prévues à savoir des panels, des dialogues, une table ronde, un festival de l’intégration et des activités sportives, dont le tir à l’arc et l’aérobic, pour renforcer la cohésion sociale. Des séances de dépistage des cancers du col de l’utérus et du sein sont également prévues. Les participants
effectueront aussi une visite touristique du site de Loropéni.

 

Boudayinga J-M THIENON

VIIIe édition de rencontre annuelle du BIC-UEMOA : des structures financières récompensées

Le Bureau d’information sur le crédit de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (BIC-UEMOA) a tenu
la VIIIe édition de sa rencontre annuelle, les 15 et 16 octobre 2026, à Ouagadougou.

Le Bureau d’information sur le crédit de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (BIC-UEMOA) veut faire
de la qualité des données, un socle incontournable. C’est pourquoi, il a tenu la VIIIe édition de sa rencontre annuelle, les 15 et 16 octobre 2026 à Ouagadougou autour du thème, « Une donnée fiable pour un crédit fiable, faire de la qualité des données le socle incontournable du dispositif BIC-UEMOA ». Les deux jours de rencontre se sont achevés par un dîner de gala Awards. Ce fut l’occasion de récompenser des structures financières. Dans la catégorie Banque, la BOA Burkina Faso s’est illustrée pour la mise à jour des contrats et le respect des délais, tandis que Vital Finance a été distinguée dans la microfinance. Le groupe ivoirien Compagnie ivoirienne d’électricité et la Société de distribution d’eau de Côte d’Ivoire (CIE/SODECI) a reçu le trophée du meilleur facturier et le Mali a remporté le prix du meilleur consommateur grâce à UBA Mali.

Cette rencontre d’envergure régionale entend relever le défi de la qualité des données transmises au Bureau, selon le directeur général de Crédit Info West Africa, Sidy Kounta. Il a fait savoir que les données sur le crédit favorisent une meilleure allocation des ressources financières et renforce la confiance entre prêteurs et emprunteurs. « La rencontre nous a permis de partager nos expériences, d’échanger sur les meilleures pratiques, d’identifier les difficultés rencontrées sur le terrain et surtout de définir ensemble des solutions concrètes pour améliorer durablement la qualité des données », a-t-il déclaré.

Le représentant de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), Dame Thiam a expliqué que le taux de consultation du BIC est passé de 45 % en 2016 à 68 % en 2026. Une progression qu’il a jugée importante. Toutefois, a-t-il regretté, des difficultés persistent en matière de couverture, d’exhaustivité et d’exactitude des données. Il a notamment relevé que 22,7 % des contrats ne sont pas actualisés dans la base de données du BIC. Pour renforcer la fiabilité du dispositif, la Banque centrale a entrepris des actions que sont le renforcement des contrôles, la mise en place des cadres de concertation avec les acteurs et l’élaboration d’un projet de gouvernance des données, a déclaré Thiam.

Inclure les PME dans la base de données du BIC

10 prix ont été remis aux meilleures structures financières pour récompenser leur rigueur opérationnelle

Sur 18 millions de clients enregistrés sur le dispositif pour une population régionale d’environ 151 millions de personnes, les entreprises ne représentent que 2 % des entités. Pour le représentant du ministre en charge de l’économie du Burkina, Boukaré Zoanga, ces chiffres laissent voir une couverture insuffisante de la population adulte et une présence limitée des entreprises, notamment des Petites et moyennes entreprises (PME) dans le dispositif. Il a donc préconisé le renforcement de leur intégration dans le système de données du BIC. « Ce sont précisément ces acteurs qui portent une part essentielle de l’activité économique. Lorsqu’ils demeurent insuffisamment connus des systèmes financiers, leur accès au crédit peut s’en trouver entravé », a-t-il affirmé.

Un panel consacré au thème principal de la rencontre était au menu des échanges.
A cet effet, le panéliste Franck Medje a rappelé que la fiabilité des données est une condition essentielle au financement de l’économie. Selon lui, les banques, dans leurs missions de financer les économies à travers l’octroi de crédits, ont besoin de données fiables sur le comportement des emprunteurs pour évaluer leur capacité de remboursement. La disponibilité d’informations fiables est donc indispensable pour éviter la dégradation des portefeuilles de crédit, qui pourraient à terme, fragiliser les établissements financiers.

Galedie Kétoura SIMPORE
Pingdebwoaga Urielle Lauryn KABORE

52e session du Conseil des ministres des Affaires étrangères de l’OCI : un appel collectif à renforcer la solidarité entre Etats membres

La 52e session du Conseil des ministres des Affaires étrangères de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) a pris fin ce dimanche 18 octobre 2026 à Bagdad, en République d’Irak, avec une volonté commune de renforcer la solidarité entre Etats membres pour mieux faire face aux défis régionaux et internationaux.

Deux jours durant, les représentants des Etats membres ont examiné les grands enjeux politiques, économiques, humanitaires et
socioculturels du monde islamique. La session a également été marquée par l’élection d’un nouveau secrétaire général adjoint aux affaires financières et des neuf membres de la Commission permanente indépendante des droits de l’homme (CPIDH).

La délégation burkinabè, conduite par l’ambassadeur du Burkina Faso auprès du Royaume d’Arabie saoudite, le camarade Boukary Savadogo, a activement participé aux travaux aux côtés des délégations malienne et nigérienne. En synergie, les trois délégations ont porté la voix de la Confédération des Etats du Sahel axée notamment sur le renforcement du Bureau régional de l’OCI au Niger et une meilleure prise en compte des
résolutions de l’AES.

DCRP/MAE

L’Hexagone va mal

La gouvernance du Président français, Emmanuel Macron, qui boucle un second mandat en mai 2027, fait l’objet de vives critiques, voire d’une désapprobation quasi-générale. Au cœur de la polémique depuis les législatives anticipées de 2024, qui ont plongé l’Hexagone dans une instabilité politique et institutionnelle, le chef de l’Etat fait désormais face à une fronde sociale sans précédent. Des centaines de milliers de ses compatriotes ont battu le pavé dans plusieurs villes du pays, le 17 octobre 2026, pour dénoncer, entre autres, la « vie chère », la baisse du pouvoir d’achat, les mauvaises conditions d’enseignement et la casse des institutions.

Cette mobilisation, qui a rassemblé des gilets jaunes, des salariés, des syndicalistes, des étudiants, a dégénéré en affrontements, pillages et dégradations de biens publics et privés. S’il a dénoncé la violence et assuré que les casseurs et les pilleurs vont être poursuivis et punis, le Président Macron aura du mal à tempérer les ardeurs. Même les arrestations qui ont été opérées durant ces manifestations ne suffiront pas à maitriser les nerfs des Français, qui n’en peuvent plus de vivoter. En effet, la grande majorité de la population française rumine la hausse significative des produits de première nécessité, des factures d’électricité et de gaz et la revalo- risation des coûts d’assurance et des tarifs des mutuelles de santé.

Certains projets comme la réforme des retraites ou de l’assurance-chômage passent mal aussi dans l’opinion, en ce qu’ils sont perçus comme étant injustes. Pratiquement sous perfusion financière avec le renchérissement du coût de la vie, une bonne partie des Français crient leur ras-le-bol auprès de l’autorité, dans l’espoir d’obtenir un soulagement. Macron fait face à une pression politique qui ne va pas baisser de sitôt, tant que des solutions ne seront pas apportées aux revendications sociales. Une grande journée intersyndicale de grève et de manifestation interprofessionnelle est d’ailleurs prévue pour le 5 novembre prochain.

La rue est plus que jamais déterminée à faire bouger les lignes. Si la conjoncture économique mondiale, les politiques structurelles et la fragilité macro-économique de la France apparaissent comme des facteurs explicatifs de la vie chère, c’est surtout l’autoritarisme de Macron, prêt à snober les partenaires sociaux et les élus pour faire passer des mesures impopulaires qui fâchent dans l’Hexagone. Le chef de l’Etat français affiche actuellement une côte de popularité historiquement basse de 15 %. Impopulaire auprès de ses compatriotes et même dans son propre camp, Macron a emporté avec lui, dans sa dégringolade, l’image de la France, dont l’influence en Afrique de l’Ouest est réduite pratiquement au néant, avec les politiques souverainistes menées par la Confédération des Etats du Sahel (AES), composée du Mali, du Burkina Faso et du Niger.

Que peut-on retenir concrètement de l’action de Macron, dont la fin de règne n’est pas enviable ?
Le locataire du palais de l’Elysée est en passe de léguer à la postérité, un pays politiquement, socialement et économiquement instable, avec une dette et un déficit qui mettent les agences de notation en alerte permanente. Sur le plan diplomatique, l’histoire retiendra, que c’est sous sa présidence, que la politique française en Afrique faite de paternalisme et de prédation des ressources naturelles, a connu ses plus grands revers. Les Africains dignes entendent désormais s’accommoder de relations décomplexées avec l’ancienne puissance coloniale, qui ne peut plus dicter sa loi partout. La France va mal. Son président, acculé de toutes parts, ne s’en porte pas mieux. A l’allure où vont les protestations, le départ du pouvoir de Macron sera synonyme de soulagement pour bon nombre de Français.

Kader Patrick KARANTAO

Coupe communale de la relève sportive: les trophées au RCB et au secteur 15

La IIe édition de la coupe communale de la relève sportive s’est achevée, le samedi 17 octobre 2026 au stade wobi de Bobo-Dioulasso. Les trophées de cette compétition organisée par la commune de Bobo-Dioulasso sont revenus au Racing club de Bobo (RCB) en dame et au secteur 15 dans l’arrondissement 4 en homme.

Les finales en football de la IIe édition de la coupe communale de la relève sportive se sont jouées les 16 octobre 2026 pour les dames et le 17 octobre pour les hommes. Chez les dames, le Racing club de Bobo (RCB) est venu à bout de son adversaire, l’Association des lionnes du Houet (ALH) par le score de 1 but à 0.

Elle remporte la somme de 500 000 F CFA, un trophée, un jeu de maillots, des médailles et des ballons. Classée 2e, L’ALH a reçu 300 000 F CFA, un jeu de maillots, des médailles en argent et deux ballons. La 3e et la 4e équipe ont reçu respectivement 200 000 F CFA, et 100 000 F CFA ainsi que des jeux de maillots, des médailles en argent et deux ballons. En football masculin, le secteur 15 qui a battu le secteur 26 aux tirs au but est reparti avec une enveloppe d’un million de francs CFA, un trophée, un jeu de maillots, des médailles en or et deux ballons. Le secteur 26 a reçu 750 000 F CFA, un jeu de maillots, des médailles en argent et deux ballons.

…et le Racing club de Bobo sont les vainqueurs en football de la coupe communale de la relève sportive.

Les autres équipes participantes ont également bénéficié des prix en nature et en espèces. En remettant les prix aux différents champions, le Président de la délégation spéciale (PDS) de la commune de Bobo-Dioulasso, Laurent Koutoukou Kontogom, a exprimé sa satisfaction de voir les jeunes de 15 à 20 ans, et les pensionnaires des clubs féminins se frotter dans la solidarité, la fraternité. Il s’est dit satisfait que cette compétition donne écho à la politique gouvernementale de promouvoir la relève sportive. « Nous sommes heureux que cette compétition prenne de l’envergure et qu’elle devienne une institution de la commune.

Nous sommes surtout heureux d’avoir offert à des jeunes non licenciés dans les clubs de football, l’opportunité de s’exprimer et aux clubs l’occasion de piocher dans le vivier des jeunes pour étoffer leurs équipes », a laissé entendre Laurent Koutoukou Kontogom. Pour le PDS, les différentes réformes et innovations apportées au football, la ligue de l’espoir et bientôt la ligue de la souveraineté et la coupe communale de la relève offrent des opportunités qui vont permettre d’avoir des joueurs compétitifs à l’échelle nationale et internationale à moyen et long terme.

Débutée en juillet dernier, la IIe édition de la coupe communale de la relève sportive s’est jouée sur le thème « Jeune, développe ton talent pour faire briller ta patrie demain ». Cette IIe édition vise à offrir aux jeunes un cadre d’expression de leurs talents, tout en encourageant la pratique sportive, la discipline et l’esprit d’équipe. La finale jouée les 16 et 17 octobre et marquant la clôture de la coupe communale de la relève s’est déroulée en présence des autorités administratives, militaires et sportives et de nombreux partenaires qui ont accompagné cette initiative de la commune de Bobo-Dioulasso. A cette occasion, des hommages ont été rendus à des acteurs sportifs de la commune décédés au cours de cette année.

Adaman DRABO

Programme de reconversion des diplômés du système universitaire : 1000 bénéficiaires à former

Le ministère de l’Enseignement secondaire et de la Formation professionnelle et technique, à travers « Burkina suudu bawdè » (BSB), a lancé la IIe édition du programme de reconversion des diplômés du système, le lundi 19 octobre 2026 à Ouagadougou.

Le gouvernement entend adapter son système éducatif aux réalités économiques et sociales du Burkina. De ce fait, le Programme de reconversion des diplômés du système universitaire (PRDSU) s’inscrit dans la dynamique des réformes et des innovations engagées dans le secteur de l’enseignement. Le lancement de la IIe édition du PRDSU a été présidé par le ministre de l’Enseignement secon- daire et de la Formation professionnelle et technique, Moumouni Zoungrana, lundi 19 octobre 2026 à Ouagadougou. Il a expliqué que le capitaine Ibrahim Traoré veut que l’école burkinabè soit un lieu où l’on sort, transformé de la bonne manière et qui réconcilie les Burkinabè avec leur histoire.

Selon lui, les réformes entreprises vont bénéficier aux prochaines générations. Moumouni Zoungrana a indiqué aux étudiants que leur participation et assiduité aux formations ne sont pas des options mais des obligations.
La secrétaire générale du BSB, Edwige Bako, représentant le directeur général de la structure a soutenu que la phase pilote du programme, conduite du 20 octobre 2025 au 30 janvier 2026, a mobilisé 260 étudiants et diplômés de niveaux d’études variés,
allant du Baccalauréat au Master II.

Huit packs de métiers

Elle a aussi fait savoir que ces bénéficiaires ont été formés dans six packs de métiers intégrés, associant des apprentissages techniques à des modules transversaux, notamment le marketing digital, le civisme et le patriotisme. « Les plans d’affaires élaborés par les bénéficiaires à l’issue de leur formation sont en cours de prise en charge par le Fonds burkinabè de développement économique et social (FBDES) sur le plan financier », a-t-elle ajouté.

Pour cette IIe édition, la secrétaire générale a indiqué que le programme se poursuit avec une ambition renforcée qui est de former
1 000 diplômés du système universitaire, dans huit packs de métiers intégrés et dans 13 régions. Les packs de métiers concernés, selon Edwige Bako, sont aviculteur polyvalent, pisciculteur polyvalent, maintenancier des terminaux TIC et sécurité électronique, entrepreneur en communication digitale, entrepreneur en arts culinaires, référent digital, artisan boulanger et pâtissier polyvalent et transformateur polyvalent de tubercules.

Le représentant des formateurs, Daniel Ilboudo, a révélé que pour eux, cette mission dépasse la simple transmission de connaissances. Elle entend contribuer à la transformation des aptitudes des apprenants en compétences réellement mobilisables dans le monde professionnel, a-t-il soutenu. De son côté, le représentant des apprenants, Abdoulaye Belem, a traduit leur volonté de saisir cette opportunité de formation, pour élargir leurs compétences et mieux préparer leur avenir professionnel.

Wendyam Pascaline KALMOGO

Commémoration des batailles d’octobre 1896 : Kiidiga, un symbole de résistance à la conquête coloniale

Le Dima de Boussouma et les différents cantons ont mené une résistance courageuse à la pénétration coloniale, en octobre 1896 à travers la bataille de Kiidiga, dans la commune rurale de Mané. Cette résistance à la conquête coloniale a été commémorée, le dimanche 18 octobre 2026, à Kiidiga, dans la région des Koulsé.

Le peuple burkinabè, depuis des lustres, jaloux de ses valeurs souverainistes et de sa dignité, a livré des batailles contre l’invasion impérialiste de la colonne militaire française, dirigée par les lieutenants Paul Voulet et Julien Chanoine. En effet, la bataille de Kiidiga, dans la commune rurale de Mané, est un cas d’école. Mieux, elle marque un tournant majeur pour la résistance locale du Dima de Boussouma et des différents cantons face à la soumission progressive des grands royaumes mossi. Ainsi, pour conter la réalité des faits et restaurer l’histoire, le gouvernement, à travers le ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, a commémoré le 130e anniversaire des batailles de Kiidiga du 18 octobre 1896, dimanche 18 octobre 2026, dans la commune rurale de Mané. La conquête coloniale française dans les différents royaumes au Pays des hommes intègres a été le théâtre d’affrontements meurtriers.

Il est conté qu’après la conquête de Ouagadougou en septembre 1896, au prix d’une haute lutte, la colonne militaire française menée par Voulet et Chanoine a progressé vers le Nord et l’Est de la capitale, s’efforçant de faire plier les royaumes, de détrôner les souverains et d’imposer des traités d’asservissement et de protectorat. A son arrivée à Mané le 18 octobre 1896, avant d’atteindre et d’engager le territoire de Boussouma le 21 octobre 1896, le Riungu de Boussouma a opposé un refus catégorique et intransigeant. Sous l’autorité morale et politique du Dîma Naaba Koom (1890-1908), en alliance fraternelle avec le Mogho Naaba Wôbga de Ouagadougou, une résolution fut prise, plutôt la mort que la servitude. Pour commémorer la bataille de Kiidiga, le 18 octobre 2026, une foule des grands jours s’est rassemblée. Le président de la délégation spéciale de la commune de Mané, Wendinconté Alain Kiemtoré, a salué la vision du gouvernement de restaurer la vraie histoire des vaillants devanciers. « De cette reconstitution des faits, vrais, nous valorisons nos soldats, défenseurs de notre dignité face aux oppresseurs », a-t-il informé.

Restauration de la vérité

Le Yadnaaba Tuissé, au nom des notabilités de Kiidiga, s’est réjoui et a expliqué que le premier choc d’une violence inouïe a eu lieu le 18 octobre 1896. Le nom même de ce site, « Kiidiga », porte le souvenir de cet affrontement titanesque. « En langue nationale mooré, Kiidiga désigne le lieu où il y a eu trop de morts », a confié Yadnaaba Tuissé. Quant au ministre de l’Enseignement secondaire et de la Formation professionnelle et technique, Moumouni Zoungrana, il a relevé que la résistance de Boussouma n’était pas un fait isolé,
mais un réseau structuré, un paysage mémoriel cohérent s’étendant sur 15 sites majeurs répartis dans neuf localités. Pour lui, Kiidiga est un exemple patent de résistance patriotique. « Pendant des décennies, l’idéologie coloniale et néocoloniale a tenté de nous amputer la mémoire. Elle a voulu nous faire croire que notre histoire avait commencé avec l’arrivée de l’envahisseur.

Cette idéologie coloniale a expressément laissé dans l’oubli et dans l’abandon les hauts lieux de nos luttes anticoloniales pour étouffer en nous, la fierté nationale et l’esprit de résistance », a précisé le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo. Il a souligné que l’époque d’amnésie organisée est définitivement révolue.
« Sous l’impulsion éclairée du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, nous avons adopté, avec l’ensemble des Burkinabè, une vision salutaire de décolonisation des esprits et de réappropriation de notre patrimoine mémoriel », a
déclaré le ministre chargé de la Culture.

Emmanuel BICABA

9e Forum national de l’intégration : les Camarades Bassolma BAZIE et Stella Eldine KABRE/KABORE présentent leurs civilités à Sa Majesté Bifaté II ‎ ‎

Le Président de la Commission nationale de l’Alliance des États du Sahel, le Camarade Bassolma BAZIE et la Camarade ministre déléguée auprès du ministère des Affaires étrangères ont rendu une visite de courtoisie, ce lundi 19 octobre au Chef de Canton de Gaoua, Sa Majesté Bifaté II.

Cette démarche, empreinte de considération, traduit l’attachement des autorités burkinabè aux valeurs traditionnelles et coutumières, piliers de la cohésion sociale et du vivre-ensemble.

‎À travers cette visite, les autorités ont également réaffirmé l’importance du dialogue avec les autorités coutumières, dont le rôle demeure essentiel dans la préservation de la paix, la consolidation de l’unité nationale et la promotion d’une intégration fondée sur le respect des identités culturelles.

‎Cette rencontre chez le chef de canton s’inscrit dans la dynamique du 9e Forum national de l’intégration, qui met en avant les valeurs de solidarité, de fraternité et de cohésion entre les communautés, éléments essentiels des idéaux de la Révolution progressiste populaire.

Avant la visite chez le chef de Canton, la Camarade ministre déléguée a pris part à la cérémonie de montée des couleurs nationales au Gouvernorat de la région du Djôrô.

‎DCRP/MAE ‎

Affaire Lionel Bilgo : Le dossier renvoyé au 16 novembre dans l’attente d’une décision de la Cour d’appel

Le procès de l’ancien ministre de l’Éducation nationale, Lionel Bilgo, et de Vincent de Paul Kaboré, respectivement gérant et directeur exécutif de la Société immobilière Traoré et Frères (SITRAF), a été renvoyé au 16 novembre 2026 par le Pôle économique et financier (ECOFI) du Tribunal de grande instance (TGI) de Bobo-Dioulasso.

La décision a été prise à l’audience du lundi 19 octobre 2026, dans l’attente de la décision de la Cour d’appel sur le dessaisissement de la chambre correctionnelle au profit du Pôle économique et financier (ECOFI). À l’ouverture du dossier, le ministère public a sollicité un renvoi au 2 novembre 2026, le temps que la Cour d’appel se prononce sur la juridiction compétente pour connaître de l’affaire. Les avocats de la défense ne se sont pas opposés à cette demande. Ils ont toutefois souhaité que le dossier soit renvoyé à une date plus éloignée ou inscrit au rôle général, afin de s’assurer que la décision de la Cour d’appel soit rendue avant la prochaine audience. À l’issue des échanges, le tribunal a décidé de renvoyer l’affaire au 16 novembre prochain, toujours dans l’attente de la décision de la juridiction d’appel. Pour rappel, Lionel Bilgo et Vincent de Paul Kaboré ont bénéficié d’une liberté provisoire sous caution, le mercredi 14 octobre 2026, à la suite d’une décision favorable de la Cour d’appel. Chacun des deux prévenus a versé une caution de 20 millions de francs CFA pour bénéficier de cette mesure. Le dossier porte notamment sur des faits présumés liés à l’exercice d’activités foncières et à la promotion immobilière, dont la vente de places nues sans autorisation préalable. Le volet relatif au blanchiment de capitaux avait conduit la chambre correctionnelle du TGI de Bobo-Dioulasso à se dessaisir du dossier au profit du Pôle ECOFI. La défense ayant contesté cette décision, la Cour d’appel doit se prononcer sur le dessaisissement. L’examen de l’affaire au fond reste ainsi suspendu à l’évolution de cette procédure.

Noufou NEBIE

« 𝐊𝐢𝐢𝐝𝐢𝐠𝐚, 𝐥𝐞 𝐜𝐫𝐢 𝐝𝐞𝐬 𝟑𝟑𝟑 𝐜𝐨𝐥𝐥𝐢𝐧𝐞𝐬 » : 𝐥𝐚 𝐫𝐞́𝐬𝐢𝐬𝐭𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐚̀ 𝐥’𝐞𝐧𝐯𝐚𝐡𝐢𝐬𝐬𝐞𝐮𝐫 𝐦𝐢𝐬𝐞 𝐞𝐧 𝐥𝐮𝐦𝐢𝐞̀𝐫𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐩𝐨𝐬𝐭𝐞́𝐫𝐢𝐭𝐞́

Le Camarade Premier ministre, Chef du Gouvernement, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a assisté, le dimanche 18 octobre 2026, au Centre culturel du Faso, à Ouagadougou, à l’avant-première du documentaire « Kiidiga, le cri des 333 collines ». Consacré à la résistance du royaume de Boussouma face à l’envahisseur français, le film a été projeté en présence de membres du Gouvernement et une forte représentation des autorités coutumières.
Organisée dans le cadre de la commémoration du 130ᵉ anniversaire des batailles d’octobre 1896, la rencontre a associé projection cinématographique et dédicace d’un ouvrage collectif de chercheurs burkinabè intitulé « Burkina Faso : terre des résistances ». Deux contributions à la connaissance des combats menés par les communautés pour défendre leur liberté et leur dignité.
Réalisé par Ismaël Compaoré, le documentaire de 70 minutes revient sur les événements tragiques de 1896 et la résistance du Riungu de Boussouma. Selon le réalisateur, cette œuvre entend contribuer à la réécriture de l’histoire nationale et la rendre accessible au grand public.
Son titre associe deux repères liés à cette mémoire : « Kiidiga », qui désigne notamment un bras du fleuve Nakambé passant par Mané et renvoie à une histoire marquée par de lourdes pertes humaines, et les « 333 collines » du royaume de Boussouma. Ces lieux inscrivent le récit de la résistance dans la géographie et l’identité du royaume.
La dédicace, au cours de la même soirée, de « Burkina Faso : terre des résistances » a prolongé cette démarche de transmission. Présentant cet ouvrage de 219 pages au nom des auteurs, le Dr Coulibaly Hervé Landry a expliqué qu’il met en lumière les différentes formes de résistance développées par les populations face à l’envahisseur. Fondé sur des travaux scientifiques, des archives et des traditions orales, il accorde également une place à des acteurs et à des communautés parfois peu représentés dans les récits historiques.
Pour le Camarade ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwindé Gilbert Ouédraogo, ces productions participent à la réappropriation de l’histoire nationale. Il a appelé à poursuivre le travail de documentation et de transmission des mémoires de résistance à travers la recherche, la littérature et le cinéma.
À l’issue de la projection, le Premier ministre a salué « une œuvre de très belle facture », qui participe à la volonté de reconquérir l’histoire véritable du pays. Évoquant les massacres et les violences rapportés dans le documentaire, il a souligné la nécessité de se remémorer cette page sombre et de rendre leur place aux résistants dans la mémoire nationale.
Rappelant l’orientation donnée par le Président du Faso, le Chef du Gouvernement a déclaré : « Il nous faut travailler à reconquérir notre histoire, savoir qui nous sommes, savoir ce que nous avons vécu dans notre histoire. » Cette connaissance doit, selon lui, permettre de mieux orienter les énergies et de comprendre le sens des combats actuels.
Pour le Premier ministre, cette reconquête passe notamment par l’enseignement et le cinéma. « Il nous faut aujourd’hui remettre cette histoire-là à sa place, la replacer dans les manuels scolaires, réaliser des films qui vont raconter cette histoire », a-t-il insisté. Il a également évoqué les réformes profondes des curricula, auxquelles il rattache cette même ambition de rétablir la vérité historique et le récit national.
Le Chef du Gouvernement a présenté cette démarche comme un hommage aux devanciers qui ont refusé la servitude et la soumission au nom de la liberté et de la dignité. La transmission de leurs combats doit ainsi permettre aux nouvelles générations de connaître leurs héros et de comprendre d’où elles viennent.
« Kiidiga, le cri des 333 collines » constitue, a-t-il précisé, une première étape dans une série consacrée aux résistances qui ont marqué le pays. L’ambition est de faire en sorte que les œuvres projetées dans les salles portent « notre propre récit de notre histoire ».
Du livre à l’écran, cette rencontre a ainsi affirmé une même exigence : faire connaître les résistances, honorer ceux qui les ont portées et transmettre leur mémoire comme un héritage de liberté et de dignité.
𝐃𝐂𝐑𝐏/𝐏𝐫𝐢𝐦𝐚𝐭𝐮𝐫𝐞