Création d’une Société d’Etat dénommée « FASO SANU »

Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le jeudi 05 novembre 2026, en séance ordinaire, de 09 H 00 min à 13 H 30 min, sous la présidence du Camarade Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations, et autorisé des missions à l’étranger.

Lire le conseil des ministres en cliquant sur le lien ci-dessous:

CONSEIL DES MINISTRES N°31 DU 05 NOVEMBRE 2026

Etre Burkinabè, c’est plus que de l’or !

Des milliers de jeunes Burkinabè ont déferlé dans les rues de la Guinée cette semaine, contraints de quitter le pays de Sékou Touré pour des faits d’orpaillage artisanal dans la région administrative de Siguiri. L’affaire fait couler beaucoup d’encre et de salive. Les réseaux sociaux en ont fait leurs choux gras en poussant le débat au-delà du seuil de la courtoisie. Entre passion, vérité et confusion, chacun y va de ses émotions. La Guinée à travers un communiqué officiel du gouvernement a en substance évoqué des raisons environnementales pour suspendre les activités d’orpaillage et déguerpir les occupants des lieux. Pour les autorités, l’orpaillage artisanal pollue les terres et les cours d’eau, et menace la quiétude des populations.

En plus, c’est une activité illégale condamnée par la loi, selon le discours officiel.
Au Burkina comme en Guinée, l’opinion publique résonne de façon dissonante. Entre ceux qui déplorent l’orpaillage artisanal et ceux qui soutiennent les orpailleurs, évitons d’entrer dans les échauffourées de la diatribe. Ce que nous devons tous déplorer dans cette affaire, c’est que les autorités guinéennes ont quelque peu manqué de tact. A entendre le ministre burkinabè de la Sécurité, Mahamadou Sana, le Burkina Faso n’a pas été informé officiellement de l’opération. En effet, une bonne concertation entre autorités des deux pays pouvait contribuer à adoucir la crise et à trouver des voies salutaires de rapatriement de nos compatriotes. Pour des pays dont les défis sont les mêmes, il suffisait d’un peu de courtoisie et de fraternité pour juguler les dérapages et rester raisonnable. Hélas, il y eu trop de potasse dans la sauce !

Cette crise couvait depuis un moment et les signes annonciateurs avaient pulvérisé les réseaux sociaux avec une vidéo incendiaire d’un jeune orpailleur dont les propos ne sont pas dignes d’effleurer les lignes de cette chronique. Depuis lors, le bouc émissaire était tout trouvé et nos compatriotes marchaient sur la pointe des pieds, pour ne pas réveiller le sentiment de rejet qui mijotait dans le cœur de certains Guinéens. Finalement, ce que certains Burkinabè craignaient arriva. Des Africains sont chassés par d’autres Africains sur des terres d’Afrique pour des raisons qui échappent à la raison. Une approche diplomatique de bonne intention ou une visite de travail entre Guinéens et Burkinabè pouvait éviter ce spectacle déshonorant entre frères ; une invitation de haut niveau entre autorités chargée des questions minière, de santé ou de sécurité pouvait donner une issue humaine à la crise ; une lettre officielle ou un coup de fil fraternel entre présidents des deux pays pouvait atténuer l’onde de choc de ce boucan.

Et je puis mettre ma plume au feu et affirmer sans ambages que si c’était des orpailleurs guinéens au Burkina, le camarade Président, le capitaine Ibrahim Traoré allait trouver une issue révolutionnaire qui tiennent compte de nos modes de résolution de crise à l’africaine. Pour les Guinéens, c’est juste une mesure d’interdiction de l’orpaillage artisanal, ce n’est donc pas une chasse à l’homme intègre, mais entre nous, qu’est-ce que cela pourrait réellement signifier pour un chercheur d’or quand sa mine est fermée et occupée par les Forces de défense et de sécurité ? Qu’est-ce à dire quand le gouvernement guinéen met en garde toute personne qui tenterait de « protéger des individus ou des entreprises impliqués dans ces activités illégales ? ».

Depuis que l’information est tombée, des Burkinabè se sont mobilisés pour aller à la rescousse. Le ministre burkinabè de la Sécurité et son homologue de la Solidarité, notamment, se sont rendus au Mali pour examiner la situation et organiser le retour des orpailleurs burkinabè au bercail. Des compagnies de transports ont dépêcher des cars pour convoyer les infortunés au Faso et environ 200 cars ont démarré à Ouagadougou pour apporter leur contribution au sursaut national de solidarité. Des compatriotes de la diaspora ont également mis la main à la poche pour accompagner les opérations de prise en charge des orpailleurs. L’élan de solidarité a été spontané ici comme en Guinée. Et ce que l’on peut retenir, c’est que la crise sécuritaire dans notre pays a forgé en chaque Burkinabè digne de ce nom, le sentiment d’appartenance à une même couvée.

En attendant, la réaction du camarade capitaine Ibrahim Traoré, une chose est sûre, le Burkina Faso transformera cette situation en opportunité, ces milliers de jeunes orpailleurs pourraient faire partie d’un plan de développement dont le nom de guerre pourrait être : Les VDP de l’eldorado ! Mais cette crise ne doit pas nous amener à céder à la tentation de la réciprocité en nous en prenant à des citoyens guinéens au Burkina. Cependant, nous devons nous poser un certain nombre de questionnements essentiels : « qui a envoyé des mineurs dans les mines en Guinée ? Y’a-t-il un réseau qui en profite et qui en sont les sponsors ? Il y a de quoi se les poser pour que cela n’arrive plus. Parce qu’être Burkinabè, c’est plus que de l’or !

Clément ZONGO
clmentzongo@yahoo.fr

Prise en charge des hépatites virales : des professionnels de santé échangent sur les perspectives

La Société burkinabè d’hépato-gastro-entérologie et d’endoscopie digestive organise, du 4 au 6 novembre 2026, son 4e congrès. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le ministre de la Santé, Dr Robert Lucien Jean-Claude Kargougou, mercredi 4 novembre dernier, à Ouagadougou.

Les maladies du foie touchent de nombreuses personnes mais elles sont difficiles à reconnaître, car, elles peuvent évoluer longtemps sans signes visibles. Et lorsqu’elles sont découvertes tardivement, les prises en charge deviennent souvent difficiles. Dans le cadre de leur obligation d’informer, de prévenir, de dépister et de traiter la maladie, les membres de la Société burkinabè d’hépato-gastro-entérologie et d’endoscopie digestive (SOBUHGEED), tiennent leur 4e congrès, du 4 au 6 novembre 2026, à Ouagadougou. Le ministre de la Santé, Robert Kargougou, a présidé la cérémonie d’ouverture, mercredi 4 novembre dernier, à Ouagadougou.

La rencontre a pour thème : « Maladies du foie : actualités et perspectives ». Le président du comité national d’organisation, Pr Sosthène Somda, a confié que les maladies du foie notamment les hépatites virales et leurs conséquences que sont la cirrhose et le cancer du foie, constituent un défi important pour le système sanitaire. Leur prévention, diagnostic précoce et leur prise en charge efficace, nécessite une mobilisation accrue des professionnels de santé, une amélioration de l’accessibilité aux soins et un renforcement de la recherche scientifique. Il a annoncé durant ces 3 jours, des réflexions et communications autour de plusieurs thématiques.

« Les congressistes auront des partages d’expériences, de connais- sances, des réflexions autour des avancées récentes et des difficultés rencontrées au quotidien » a-t-il dit. Pr Sosthène Somda a soutenu que cela va leur permettre d’acquérir de nouvelles connais-sances et de formuler des recommandations adaptées aux réalités du système sanitaire. Le président de la SOBUHGEED, Dr Léonce Ilboudo, a souligné que les échanges doivent aider les congressistes à mieux agir pour la prise en charge des patients.

Car, derrière chaque malade, a-t-il justifié, il y a une famille et parfois beaucoup d’inquiétudes. « Notre travail ne consiste pas seulement à poser un diagnostic pour prescrire un traitement, il consiste aussi à écouter, expliquer et accompagner le malade », a précisé Dr Léonce Ilboudo. Pour le ministre de la Santé, Dr Robert Lucien Jean-Claude Kargougou, la charge des hépatites virales B
et C demeure une préoccupation majeure. Pour lui, ce congrès constitue un levier essentiel pour coordonner les interventions, renforcer la prévention et le dépistage, améliorer l’accès au diagnostic et au traitement, dévelop- per la surveillance épidémiologique et soutenir la recherche. «Notre responsabilité est de consolider sa mise en œuvre, renforcer la coordination des acteurs et de veiller aux respects des orientations nationales dans les formations sanitaires et au plus près des communautés » a-t-il rassuré. Plusieurs pays de la sous-région prennent part au 4e congrès de la SOBUHGEED. Il s’agit du Cameroun, Niger, Mali, Benin, de la Guinée et du Burkina Faso.

Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE
(Collaborateur)

Visite d’amitié et de travail du Président malien au Burkina Faso: le général d’Armée Assimi Goïta est à Ouagadougou

Le Président du Faso, chef de l’Etat, Président de la Confédération des Etats du Sahel (AES), le camarade capitaine Ibrahim Traoré a accueilli ce jeudi 5 novembre 2026, en début de soirée, Son Excellence le général d’Armée Assimi Goïta, Président de la Transition, chef de l’Etat de la République du Mali. Le Président malien est arrivé à Ouagadougou pour une visite d’amitié et de travail.

Le Président du Faso et son hôte de marque ont eu un tête-à-tête au Salon d’honneur autour des questions relatives au développement et à la lutte contre le terrorisme au sein de l’espace AES, à l’intégration africaine et à l’actualité internationale.

Direction de la communication de la Présidence du Faso

 

Coopération : le ministre des Affaires étrangères à Bruxelles pour une visite d’amitié et de travail

Ce jeudi 5 novembre 2026, le camarade Karamoko Jean Marie Traoré a eu une rencontre bilatérale avec Maxime Prevot, vice-
Premier ministre et ministre des Affaires étrangères, des Affaires européennes et de la coopération au développement du Royaume de Belgique.

Ce cadre a permis aux deux hommes de saluer l’engagement du Royaume de Belgique et du Burkina Faso, à renforcer leur coopération, un choix à contre-courant du retrait de certains partenaires occidentaux. Le chef de la diplomatie burkinabè a salué la démarche du Royaume de Belgique qui prouve qu’un partenariat d’égal à égal, fondé sur le respect de la souveraineté est possible. « L’amitié que notre pays a avec le Royaume de Belgique est bâtie sur un socle assez durable, solide et fort. Je salue les honneurs que ce pays accorde au Burkina Faso et je salue surtout la franchise et la sincérité des échanges que nous avons eus.

Nous avons parlé de la coopération bilatérale entre nos deux pays et les perspectives de sa consolidation, ainsi des questions sous régionales », a déclaré le camarade Karamoko Jean Marie Traoré à l’issue de la rencontre. Pour le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères, des Affaires européennes et de la coopération au développement du Royaume de Belgique, cette visite du chef de la diplomatie burkinabè à Bruxelles est une occasion de célébrer une coopération de plusieurs décennies qui va continuer de s’intensifier. « Nous sommes bien avisés de la stratégie et du plan Relance du Burkina Faso 2026-2030 et nous souhaitons pouvoir inscrire notre coopération pleinement en ligne avec les priorités décidées par le chef de l’Etat burkinabè, sans venir avec nos priorités, mais dans le respect de celles qui ont été souverainement définies par le Faso lui-même », a indiqué Maxime Prevot.

Cette rencontre bilatérale a donc été une opportunité pour les deux parties de dire leur disposition, à consolider les acquis et à préparer l’avenir de la coopération entre le Burkina Faso et le Royaume de Belgique, qui a renouvelé son engagement pour un appui financier au Burkina Faso pour la période post-2027, à hauteur de 40 millions d’euros, à travers l’agence belge de coopération internationale (Enabel). Au cours de sa visite, le camarade ministre des Affaires étrangères aura également des rencontres avec des responsables de la Commission de l’Union européenne, pour mieux présenter la nouvelle vision du Burkina Faso en matière de partenariat. Il s’entretiendra également avec les responsables des structures opérationnelles de la coopération entre le Burkina Faso et le Royaume de Belgique, telles que Enabel et
Bio Invest, sans oublier la rencontre avec la communauté burkinabè installée au Royaume de Belgique. A noter que cette visite d’amitié et de travail du ministre burkinabè des Affaires étrangères à Bruxelles, intervient après celle de son homologue belge à Ouagadougou en août dernier, preuve du dynamisme de la coopération entre le Burkina Faso et le Royaume de Belgique.

DCRP/MAE

Déconstruction des stéréotypes sur le Burkina Faso : les structures de la Primature s’approprient le mémorandum

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La Primature a organisé, un séminaire d’appropriation du mémorandum de déconstruction des stéréotypes
sur le Burkina Faso au profit des responsables de ses structures, le jeudi 5 novembre 2026, à Ouagadougou,

La défense de l’image du Burkina Faso ne relève pas uniquement des diplomates et des communicateurs. Elle engage également les responsables de l’administration publique, appelés à porter la parole institutionnelle et à préserver les intérêts nationaux. C’est dans cette perspective que s’inscrit le séminaire d’appropriation du mémorandum de déconstruction des stéréotypes sur le Burkina Faso, organisé à l’intention des responsables des structures relevant de la Primature, le jeudi 5 novembre 2026, à Ouagadougou. La rencontre a été présidée
par le directeur de cabinet du Premier ministre, Mamadou Dembélé.

Il a rappelé que la défense de l’image, de la dignité et des intérêts du Burkina Faso constitue une responsabilité partagée par
l’ensemble des décideurs publics. « C’est tout le sens de ce séminaire destiné aux responsables des structures de la Primature. Au cœur de la coordination de l’action gouvernementale, notre institution doit contribuer à la cohérence des positions, des interventions et des
messages portés au nom de l’Etat », a-t-il laissé entendre. Il a donc invité les responsables des structures à participer activement à ces communications et à ces échanges. « L’enjeu ne se limite pas à connaître le contenu d’un document. Il s’agit d’en faire un instrument de travail, utile à la prise de décision, à la conduite de nos missions et à la défense responsable de l’image de notre pays.

Pour une meilleure défense des intérêts nationaux

Car, défendre le Burkina Faso, c’est aussi faire connaître ses réalités avec justesse, constance et conviction », a-t-il lancé. Elaboré par le ministère des Affaires étrangères, ce document stratégique vise, selon l’ambassadeur, le coordonnateur du Bureau d’analyse stratégique du ministère des Affaires étrangères, Samson Arzouma III Ouédraogo, à doter les diplomates et les cadres de l’administration publique d’un outil de référence pour défendre l’image ou de protéger les intérêts du Burkina. Pour Samson Arzouma III Ouédraogo, l’enjeu de ce séminaire pour le ministère des Affaires étrangères, est de permettre aux participants de défendre et de protéger l’image du Burkina Faso aussi bien à l’intérieur du pays que sur la scène internationale.

Pour lui, l’appropriation de cet outil devrait ainsi contribuer à une communication institutionnelle plus cohérente et à une meilleure défense des intérêts nationaux. A l’effet de permettre aux participants de s’approprier le contenu du mémorandum, cinq communications ont été inscrites au programme. « Les communications portent notamment sur le contexte géopolitique et géostratégique actuel, ensuite, des présentations sur la démarche ayant conduit à l’élaboration du document ainsi que les enjeux liés à la déconstruction des stéréotypes sur le Burkina Faso. Les positions du gouvernement sur certaines qualifications de la situation
sécuritaire actuelle seront également abordées », a-t-il expliqué.

Samira Alida KAMBOU

Promotion des valeurs citoyennes : les conférences publiques sur l’engagement patriotique lancées dans le Kadiogo

Le ministre de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala a donné le mardi 3 novembre 2026, à Ouagadougou, le top départ des conférences publiques sur le civisme, la citoyenneté, l’engagement patriotique et la culture de la paix dans la province du Kadiogo.

Dans le cadre de l’Initiative Présidentielle pour le développement communautaire, le ministère de la Justice, en collaboration avec le Bureau national des grands projets du Burkina, organise des conférences publiques provinciales sur le civisme, l’engagement patriotique, la culture de la paix et les idéaux de la Révolution progressiste populaire (RPP). Après le lancement national de ladite conférence à Tenkodogo, Ouargaye et koupéla, le cap est mis sur la province du Kadiogo où le ministre de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala, a lancé le mardi 3 novembre 2026, l’étape du kadiogo, à Ouagadougou.

Au cours de ces conférences, les participants échangeront sur le civisme, la citoyenneté, l’engagement patriotique et la culture de la paix, ainsi que sur les idéaux de la RPP. Dans le discours du président du Faso lu par le ministre de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala, les conférences publiques sont présentées comme un cadre privilégié de promotion des valeurs citoyennes et de paix. L’objectif, selon lui, est de faire connaitre les idéaux de la RPP jusque dans les villages et les secteurs afin que chaque Burkinabè se les approprie et en devienne un ambassadeur. Le chef de l’Etat considère le civisme comme le socle de toute vie en société. Il l’associe au respect des lois, des biens publics et d’autrui, mais également à la ponctualité, à la probité et au sens du devoir accompli.

Renforcer l’appropriation populaire

« Mon ambition est de voir chaque Burkinabè faire du civisme un reflexe quotidien, dans la rue comme au bureau, à l’école comme au marché, car, c’est par les gestes simples de tous les jours que se bâtit une nation forte et respectée », a-t-il lancé.
Pour le ministre de la Justice, la communication joue un rôle essentiel dans la transmission des valeurs et dans le renforcement de l’engagement populaire. Tout en soulignant la nécessité de consolider l’élan d’accompagnement déjà manifesté par les citoyens, il a indiqué que ces conférences se feront dans les 47 provinces du pays. Le président de la délégation spéciale de Ouagadougou, Maurice Konaté, a salué l’initiative.

Selon lui, cette activité vient à point nommé pour raviver la flamme patriotique des hommes et des femmes intègres autour des idéaux de la RPP. Erudit Edison Mitibkieta Zabré, élève venu participer à la conférence dit s’approprier l’appel lancé par le président du Faso sur la responsabilité des jeunes dans la construction du Burkina Faso. Il a dit retenir de son discours que la jeunesse doit être patriote et ambassadrice de la paix, en transmettant aux générations futures les valeurs d’amour et de fierté envers la patrie. Amadé Maïga, président de l’Alliance citoyenne panafricaine du Burkina et membre de la coordination nationale de la veille citoyenne, a salué la démarche de sensibilisation. Pour lui, une meilleure appropriation des messages de civisme et de patriotisme pourrait contribuer à renforcer la cohésion sociale.

Samira Alida KAMBOU
Rasmatou OUÉDRAOGO (Stagiaire)

Numérique dans l’espace AES: la feuille de route de l’An II adoptée

Les pays membres de la Confédération des Etats du Sahel (AES), à savoir le Burkina, le Mali et le Niger, ont adopté la feuille de route de l’An II de l’espace communautaire, jeudi 5 novembre 2026, à Ouagadougou.

L’atelier technique de finalisation des documents débuté mardi 3 novembre 2026, dans le cadre de la mise en œuvre des activités numériques prévues dans la feuille de route de l’an II de la Confédération des Etats du Sahel (AES), a pris fin, jeudi 5 novembre 2026, à Ouagadougou. Durant trois jours, sous la conduite du ministère de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques du Burkina Faso, 64 experts du secteur numérique et technologique des pays de l’AES (Burkina, Mali et Niger) ont travaillé à l’élaboration et à l’adoption de cette feuille de route.

Ils ont recommandé d’implanter un centre confédéral de supervision des infrastructures (NOC) au plus tard le 31 décembre 2028 et d’harmoniser les cadres juridiques et tarifaires d’interconnexion au plus tard le 30 juin 2027, entre autres.
Au niveau des communications satellitaires (NGSO), les techniciens du numérique ont proposé de réaliser dans un délai de 12 mois une étude approfondie sur les droits d’atterrissage satellitaire selon les meilleures pratiques internationales et d’harmoniser le cadre réglementaire confédéral régissant les opérateurs NGSO.

Mettre en place un mécanisme de financement pérenne

Au niveau de la cyber-sécurité, il va s’agir, pour les experts, de mettre en place un mécanisme de financement pérenne des « CERT » à partir des fonds du service universel et des redevances de régulation, etc.
En ce qui concerne les postes et services postaux, il faudrait organiser sous 3 à 6 mois, un atelier régional sur le Service postal
universel (SPU) réunissant les régulateurs.

Selon le président de la délégation du Mali et rapporteur général, Abdoul Kader Ky, l’atelier a traité 18 livrables au total dont 16 livrables sont finalisés à 100 % et deux présentent un taux d’avancement de 80 %, soit un niveau moyen d’achèvement d’environ 97,8 %.
Le représentant de la ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques du Burkina, Borlli Michel Jonas Somé, a indiqué que les résultats obtenus répondent parfaitement aux attentes des chefs d’Etat et aux exigences calendaires de la feuille de route de l’An II de l’AES. « Grâce à votre expertise partagée et à votre engagement sans faille, nous disposons désormais d’un ensemble cohérent de livrables consolidés et parfaitement stabilisés sur les plans technique, juridique, économique et institutionnel », a-t-il souligné.

Pour le représentant du ministre de la Communication et des nouvelles Technologies de l’Information du Niger, Mashoul Abdel Nasser, les conclusions de ces travaux confirment que l’espace AES a franchi un cap décisif dans sa volonté d’une souveraineté numérique.
« La réussite de cet atelier en mode hybride prouve que la distance n’est plus un frein à l’intégration lorsque la volonté politique et la maîtrise technologique se rencontrent. Le numérique doit être un accélérateur de développement, de sécurité et d’intégration économique », a-t-il dit.

Le représentant le ministre de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’administration du Mali, Alkaïdi Amar Touré, a soutenu que la finalisation de la feuille de route conjointe ouvre la voie à un véritable maillage des dorsales nationales. Il a expliqué que la responsabilité commune est désormais de passer de la planification à l’action, des engagements aux réalisations et des ambitions aux résultats. Alkaïdi Amar Touré a, par ailleurs, félicité les experts des trois pays pour leur engagement, leur disponibilité et la
qualité du travail accompli tout au long de cet atelier.

Boukary BONKOUNGOU
Aïssatou DIARRA
(Stagiaire)

Eliminatoires CAN 2027/ Burkina Mauritanie : Amir Abdou relance Issoufou Dayo

Le sélectionneur des Etalons, Amir Abdou, a dévoilé, hier mercredi 5 novembre 2026, au stade du 4-Août, une liste de 25 joueurs pour la double confrontation face à la Mauritanie, comptant pour les éliminatoires de la CAN 2027. Marquée par le retour d’Issoufou Dayo, cette sélection est également caractérisée par les absences de Bertrand Traoré et de Landry Kaboré.

Six points, c’est l’objectif affiché par le sélectionneur des Etalons, Amir Abdou, à l’occasion de la double confrontation contre la Mauritanie, prévue les 13 et 17 novembre prochains, respectivement à Ouagadougou et à Nouakchott. Face à la presse, le technicien franco-comorien n’a pas caché l’importance de ces deux rencontres pour la suite de la campagne qualificative à la CAN 2027. Après avoir laissé échapper deux points à domicile lors de la précédente journée, les Etalons, crédités de quatre points, sont appelés à réagir. « Il faut prendre 6 points sur cette confrontation », a insisté Amir Abdou, qui attend de ses joueurs une forte détermination, notamment sur le plan mental.
Pour relever ce défi, le sélectionneur a fait appel à 25 joueurs, avec notamment le retour d’Issoufou Dayo.

Le défenseur du Wydad de Casablanca, qui avait pris ses distances avec la sélection après la CAN 2025, retrouve ainsi le groupe national. Un choix que le technicien justifie autant par les performances actuelles du joueur que par son expérience et son leadership. « C’est un leader qui est important à mes yeux et qui est important aussi au sein des joueurs », a-t-il expliqué. Toutefois, le retour du défenseur ne lui garantit pas une place de titulaire. Amir Abdou entend le soumettre à la concurrence et attend de lui une contribution à la dynamique collective.

Autre retour notable, celui de Sacha Bansé. Absent lors du dernier regroupement en raison d’une préparation physique jugée insuffisante par le joueur lui-même après une longue période d’indisponibilité liée à une blessure, le milieu de terrain est désormais opérationnel. Le sélectionneur affirme qu’il a retrouvé des sensations et disputé 90 minutes lors de son dernier match en club. Motivé à l’idée de retrouver les Etalons, Bansé devra néanmoins gagner sa place dans un entrejeu où la concurrence s’annonce relevée, selon Amir Abdou.

Des retrouvailles

Cyriaque Irié effectue également son retour dans le groupe après les incompréhensions survenues lors du précédent rassemblement. Le sélectionneur affirme avoir échangé avec le joueur et assure que les deux parties ont dissipé leurs différends. « Il est ultra-motivé. Il était désolé de ce qui s’est passé », a confié Amir Abdou, qui compte sur ses qualités pour renforcer le secteur offensif.
En revanche, Bertrand Traoré ne sera pas de la partie. Le capitaine des Etalons poursuit sa réhabilitation en club après une période d’indisponibilité. Selon le sélectionneur, le joueur devrait encore observer quatre semaines avant sa reprise officielle avec son équipe. Malgré son souhait de le voir participer à ces deux rencontres, Amir Abdou a préféré ne prendre aucun risque de rechute.
Une absence qu’il regrette, tout en espérant retrouver son capitaine lors du prochain rassemblement, en mars. Landry Kaboré est également absent. Le sélectionneur évoque un manque de temps de jeu et des difficultés rencontrées par l’attaquant dans son club écossais. Un choix qu’il présente comme strictement sportif, tout en invitant le joueur à retrouver de la régularité.

Sur le plan défensif, le retour de Dayo ne traduit, selon Amir Abdou, aucune remise en cause des joueurs actuellement en place. Le technicien a notamment salué les prestations de Nasser Djiga et d’Edmond Tapsoba, tout en rappelant que la sélection reste soumise à la concurrence. Il a également expliqué que l’absence d’Axel Tapsoba, après sa prestation face au Bénin, ne constitue pas une sanction. Le sélectionneur dit avoir échangé avec le joueur pour l’encourager et assure que la porte de la sélection reste ouverte.

Interrogé sur la place des jeunes, notamment ceux ayant pris part à l’expédition en Argentine avec les U23, Amir Abdou a indiqué que leur absence ne signifiait pas un manque de confiance en leur potentiel. Le sélectionneur estime qu’ils continuent d’être suivis et que la priorité actuelle reste la recherche de résultats. Il a d’ailleurs cité l’exemple d’Aboubacar Camara qui a su profiter de ses dernières apparitions pour gagner sa place dans le groupe. Pour lui, la relève doit continuer à travailler et à saisir les occasions qui se présentent.
Conscient de bien connaitre son adversaire pour avoir notamment entrainé le FC Nouadhibou Et la sélection nationale de la Mauritanie, Amir Abdou estime que cette expérience constitue un avantage, sans pour autant minimiser le danger mauritanien. Il connait plusieurs joueurs des Mourabitounes et se montre prudent face à une équipe qu’il juge capable de poser des difficultés aux Etalons. Des retrouvailles également entre les Etalons et les Mourabitounes qui se sont croisés pendant la CAN 2023 en Côte d’Ivoire.

Pengdwendé Achille OUEDRAOGO


 

La Liste des Etalons

Gardiens
1. KONATE Hillel / ESTAC Troyes
2. NIKIEMA Kilian / Ado Den Haag
3. KOFFI Hervé / Union Saint-Gilloise

Défenseurs
4. KOUASSI Arsène / FC Lorient
5. GNANOU Rachide / IF Gnistan
6. TAPSOBA Edmond / Bayer Leverkusen
7. ZAGRE Arthur / FC Utrecht
8. OUEDRAOGO Mamoutou / FC Sheriff
9. DJIGA Nasser / Wolverhampton
10. KABORE Issa / Wrexham
11. DAYO Issoufou / Wydad AC

Milieux
12. OUEDRAOGO Ismahila / Odense
13. ZOUGRANA Mohamed / MC Alger
14. DOUCET Lohann / Vitoria Guimaraes
15. BANSE Sacha / Greuther Fürth
16. TIENDREBEOGO Josué / FK IMT Belgrade
17. KOUDA Rachid / Mantova 1911

Attaquants
18. OUATTARA Dango / Brentford
19. MINOUNGOU Georgi / Colorado Rapids
20. IRIE Cyriaque / FC Fribourg
21. BOUDA Ousséni / San Jose
22. KABORE Elohim / SK Beveren
23. TRAORE Lassina / Shakhtar Donetsk
24. CAMARA Aboubacar / FC Salzbourg
25. TAPSOBA Abdoul Fessal / Radomiak

Rentrée judiciaire de la Cour de justice de l’UEMOA : vers une justice communautaire plus accessible

Les juges de la Cour de justice de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) ont effectué, le jeudi 5 novembre 2026, à Ouagadougou, leur rentrée judiciaire 2026-2027. La cérémonie était placée sur le thème :
« quelle justice communautaire pour les 30 prochaines années ».

Ce jeudi 5 novembre 2026 marque la clôture de l’année judiciaire 2025-2026 de la Cour de justice de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), ainsi que l’ouverture de l’année judiciaire 2026-2027. Placée sur le thème
« Quelle justice communautaire pour les 30 prochaines années ? », cette rentrée judiciaire coïncide également avec la célébration du 30e anniversaire de cette juridiction communautaire.

Le président de la Cour de justice de l’UEMOA, Gameli Kuami Lodonou, a rappelé que cette juridiction communautaire a pour mission de garantir le respect du droit au sein de l’espace régional. « De cette mission centrale découle celle de garantir la légalité communautaire, à travers le recours en appréciation de légalité, celle d’assurer la réparation des dommages subis par les citoyens de l’Union, à travers le recours en responsabilité extracontractuelle, celle d’assurer la répression des manquements des Etats membres à leurs obligations, à travers le recours en manquement, et celle d’assurer l’uniformité dans l’interprétation et l’application du droit communautaire, à travers le mécanisme du renvoi préjudiciel », a-t-il détaillé.

De sa création à ce jour, a-t-il poursuivi, la Cour a œuvré à poser les bases réglementaires de son activité judiciaire et les fondements de sa politique jurisprudentielle. Entre 1996 et 2026, elle a ainsi rendu des dizaines d’arrêts et d’avis consultatifs, ainsi qu’une multitude d’ordonnances. « De l’affirmation du principe de primauté à la clarification des règles en matière de concurrence, en passant par le droit de la fonction publique communautaire, l’accès aux professions harmonisées ou encore le système douanier communautaire, la jurisprudence de la Cour de justice irrigue pratiquement tous les pans du droit de l’intégration économique », a souligné son président.

Répondre à la demande croissante de justice communautaire

Selon Gameli Kuami Lodonou, la célébration du trentenaire de l’institution constitue également une occasion de se projeter vers l’avenir. Dans un contexte sécuritaire sahélien difficile et marqué par une certaine désaffection à l’égard
du processus d’intégration régionale, il importe, a-t-il estimé, que la Cour réfléchisse avec lucidité et responsabilité aux moyens de renforcer sa proximité avec les citoyens et de faire de la justice communautaire une justice au service des peuples.

A cet effet, quatre principaux chantiers méritent d’être explorés. Il s’agit de l’amélioration de l’accès individuel à la Cour, de la clarification de ses compétences en matière de protection des droits fondamentaux, du renforcement de ses capacités pour répondre à la demande croissante de justice communautaire et de la modernisation de ses procédures à l’ère de l’intelligence artificielle.
De son côté, la présidente de la Conférence des barreaux des Etats membres de l’UEMOA, Adjifati Kountché, a souhaité que la justice communautaire des 30 prochaines années soit davantage accessible et partagée, tout en demeurant indépendante. Pour elle, la distance, le coût et la brièveté des délais constituent encore de véritables obstacles pour les justiciables.

Des contraintes qui devront être levées au cours des trois prochaines décennies. « La justice communautaire ne se rend pas seulement à Ouagadougou. Elle devrait se rendre, chaque jour, dans les huit pays de l’UEMOA, partout où un juge national applique le texte de l’Union », a-t-elle souhaité.

Dans cette perspective, le président Lodonou a annoncé la prochaine mise en ligne d’une plateforme entièrement intégrée de gestion des actes de procédure au sein des différents services de l’institution. Cet outil devrait faciliter l’accès à la Cour, à ses décisions et à d’autres ressources, notamment les rapports des juges rapporteurs et les conclusions des avocats généraux. « S’agissant des milieux judiciaires en particulier, le dialogue entre la Cour communautaire et les juridictions nationales devrait se renforcer, à travers notamment la poursuite de la signature des conventions de coopération entre elle et les juridictions suprêmes nationales. De même, les sorties de sensibilisation organisées par elle, devraient se poursuivre avec l’organisation de séminaires nationaux sur le droit et la justice communautaires dans chaque Etat membre de l’Union. Ces espaces d’échanges permettent de créer une véritable communauté juridictionnelle, ainsi que les conditions d’une confiance réciproque pour une collaboration saine et un dialogue constructif », a-t-il indiqué.

Fleur BIRBA