Un nouveau jalon historique : un astronaute pakistanais dans la station spatiale chinoise en 2026



L’année 2026 s’affirme comme une année de percées exceptionnelles pour l’aérospatiale chinoise, marquée par des avancées technologiques majeures et une coopération internationale spatiale sans précédent. Parmi ces progrès, l’arrivée prochaine d’un astronaute pakistanais dans la station spatiale Tiangong constitue un nouveau jalon historique pour la cause spatiale chinoise et illustre la volonté de la Chine d’ouvrir largement ses plateformes spatiales au monde.

Lors du 77e Congrès international d’astronautique, Yang Liwei, premier astronaute chinois, a salué les performances « extrêmement excellentes » des deux candidats astronautes pakistanais en formation. Après l’achèvement imminent de la mission Shenzhou-23, la Chine accueillera pour la première fois un astronaute étranger dans sa station spatiale dans la seconde moitié de 2026. L’un des deux astronautes pakistanais sélectionnés embarquera très probablement à bord de Shenzhou-24 pour une mission spatiale.

Conformément au plan de mission, l’astronaute pakistanais participera à un vol spatial de courte durée en tant qu’expert de charge utile, principalement pour mener à bien des projets de recherche scientifique pakistanais. Afin de collaborer efficacement avec les astronautes chinois et d’utiliser normalement les équipements et systèmes de la station spatiale marqués en chinois, les deux candidats pakistanais ont suivi entre autres une formation intensive en chinois pendant plusieurs mois durant leur préparation. Cette future mission inaugurera une nouvelle ère de coopération sino-pakistanaise dans l’espace.

Cette coopération est le fruit d’un partenariat solide et structuré. En février 2025, la Chine et le Pakistan ont signé à Islamabad un accord sur la sélection, la formation des astronautes pakistanais et leur participation aux missions de la station spatiale chinoise. À l’issue d’un processus rigoureux de sélection en trois étapes, deux candidats exceptionnels, Muhammad Zeeshan Ali et Khurram Daud, ont été officiellement retenus en avril 2026, concluant la première sélection d’astronautes étrangers du programme spatial habité chinois.

Comme l’a souligné Yang Liwei, la station spatiale chinoise est devenue une plateforme scientifique ouverte aux chercheurs du monde entier. Elle favorise la coopération approfondie dans la recherche spatiale, la formation d’astronautes, l’octroi d’opportunités de vol et la vulgarisation scientifique. L’accueil d’un astronaute pakistanais incarne parfaitement cette vision d’ouverture et de partage des acquis spatiaux chinois.
Parallèlement à cette coopération internationale, 2026 voit une accumulation de percées technologiques majeures pour la Chine. Le pays a validé avec succès deux technologies de récupération de fusées réutilisables, lui permettant de maîtriser cette technologie clé. Cette avancée réduira considérablement les coûts de lancement de satellites et accélérera le déploiement spatial national. De plus, un ou une astronaute de l’équipage de Shenzhou-23 restera dans la station spatiale pour une mission d’un an, devenant le premier membre d’équipage chinois à réaliser un séjour aussi long en orbite.

Avec la mission sino-pakistanaise à venir et ces multiples innovations technologiques, la Chine confirme sa position d’acteur majeur et responsable de l’exploration spatiale mondiale, promouvant une exploration pacifique, inclusive et bénéfique pour tous.

Synthèse de Nadège YAMEOGO

Source : CGTN Français

5e session plénière du 20e Comité central du PCC : comment la continuité de la planification chinoise profite-t-elle à l’Afrique ?

La 5e session plénière du 20e Comité central du Parti communiste chinois se tiendra à Beijing du 26 au 29 octobre 2026. Son ordre du jour principal consistera à examiner les grandes questions relatives à la poursuite constante de la gestion globale et rigoureuse du Parti. Pour les lecteurs africains, cette réunion peut sembler se concentrer sur le développement interne de la Chine, mais la logique de continuité des politiques qui s’en dégage influence profondément les perspectives de coopération sino-africaine.

L’année 2026 marque le début du 15e Plan quinquennal chinois. Cette 5e session plénière n’a pas pour objectif d’élaborer un nouveau plan, mais de garantir sa mise en œuvre. La 4e session plénière du 20e Comité central du PCC a déjà inscrit « la gestion globale et rigoureuse du Parti comme garantie fondamentale » dans les orientations directrices du développement économique et social pour la période du 15e Plan quinquennal.

Cette logique de garantie apporte à l’Afrique une plus grande prévisibilité. Depuis le 1er mai 2026, la Chine accorde un traitement tarifaire nul à 53 pays africains ayant établi des relations diplomatiques avec elle, couvrant 100 % des produits classés dans les tarifs douaniers, sans aucune condition politique. Cette mesure n’est pas isolée : elle s’inscrit dans la poursuite de l’ouverture à haut niveau de la Chine. Selon les données de l’Administration générale des douanes chinoises, en mai et juin 2026, soit au cours des deux premiers mois suivant l’entrée en vigueur de cette mesure, les importations chinoises en provenance d’Afrique ont atteint 193,8 milliards de yuans, en hausse de 23,5 % en glissement annuel. Des produits tels que le café éthiopien, les avocats kenyans et le vin sud-africain entrent plus rapidement sur le marché chinois.

Sur le terrain, cette prévisibilité se traduit par des opportunités concrètes. Dans le domaine de l’énergie verte, les centrales photovoltaïques de Garissa au Kenya et de Kabwe en Zambie, construites par des entreprises chinoises, fournissent de l’électricité stable aux ménages ainsi qu’aux secteurs minier et agricole. Dans le domaine agricole, le projet d’irrigation mis en place par la Chine en Tanzanie aide les agriculteurs à ne plus dépendre des aléas climatiques. Le projet « Petits haricots, grande nutrition », mené par l’Université agricole de Chine en Tanzanie, qui s’étend désormais de la culture à la fabrication de lait de soja, permet d’offrir gratuitement des collations nutritives à base de lait de soja aux écoliers locaux et contribue à augmenter les revenus des agriculteurs. Ces projets ont un point commun : ils reposent sur un cadre politique stable, et non sur des dispositions ponctuelles.

Le projet « Petits haricots, grande nutrition » en Tanzanie

Le message envoyé par la 5e session plénière sera sans doute clair : la Chine s’appuiera sur la gestion globale et rigoureuse du Parti pour garantir la mise en œuvre du 15e Plan quinquennal, assurer la stabilité des orientations et la continuité des politiques. Pour l’Afrique, cette stabilité signifie des marchés plus prévisibles, des projets à plus long terme et des opportunités de coopération plus durables. Dans un monde marqué par une incertitude croissante, l’Afrique a besoin non seulement de projets spécifiques, mais aussi d’un partenaire stable, ouvert et durable, ainsi que d’un environnement de coopération prévisible.

Synthèse de Nadège YAMEOGO
Source : CGTN Français

 

Journée mondiale de la normalisation 2026 : L’ABNORM sensibilise des étudiants, des acteurs économiques et institutionnels sur la qualité et le respect des normes à Dédougou, région de Bankui

La secrétaire générale de la région de Bankui, Adjara Kientega, a présidé la commémoration de la Journée mondiale de la normalisation (JMN), édition 2026, le 14 octobre à Dédougou. L’Agence burkinabè de normalisation, de la métrologie et de la qualité (ABNORM) est l’organisatrice de la cérémonie, articulée autour de deux activités principales : un séminaire d’information et de sensibilisation des acteurs socio-économiques et institutionnels locaux, et une conférence-débat avec les étudiants de l’Université Daniel-Ouezzin-Coulibaly sur les enjeux de la normalisation pour le développement du Burkina Faso.

Du 14 au 15 octobre 2026, l’Agence burkinabè de normalisation, de la métrologie et de la qualité (ABNORM) a célébré à Dédougou, dans la région de la Boucle du Mouhoun, l’édition 2026 de la Journée mondiale de la normalisation (JMN) sous le thème « Une vision commune pour un monde meilleur ». La date du 14 octobre de chaque année étant dédiée à la reconnaissance et à la valorisation des activités de normalisation à travers le monde, l’ABNORM a saisi l’occasion cette année pour se rendre à Dédougou à la rencontre des acteurs régionaux afin de magnifier l’événement autour d’activités d’information, de sensibilisation et d’échanges. L’ouverture des travaux est intervenue dans la matinée du mercredi 14 octobre 2026, sous la présidence de la secrétaire générale de la région, Adjara Kientega, représentant le gouverneur. Étaient également présentes des autorités administratives, militaires et paramilitaires, des notabilités coutumières et religieuses, des acteurs économiques et industriels de la région, ainsi que le directeur régional de l’ABNORM du Guiriko, Prosper Sidnoma Moubarack Ouédraogo, représentant le directeur général de la structure.

La commémoration de cette journée vise la reconnaissance de l’expertise des acteurs impliqués dans les activités de normalisation, a confié le directeur de la normalisation et de la certification à l’ABNORM, Dr Alain Gustave Yaguibou. « C’est bon de marquer un arrêt pour valoriser la contribution d’éminents experts qui nous permettent de commercer, de pénétrer le marché et de consommer des produits sans problème », a-t-il déclaré. Le chargé de la certification a expliqué que, depuis la création de l’ABNORM, plus de 1 400 normes ont été élaborées, couvrant une grande diversité de produits burkinabè. Dans la même dynamique, des certificats ont été délivrés pour matérialiser la conformité de près de 1 600 produits nationaux aux normes, a-t-il ajouté.

La commémoration de la JMN 2026 s’est articulée autour de communications visant à informer et sensibiliser les acteurs socio-économiques et industriels, les producteurs et les acteurs institutionnels locaux sur l’application des normes, la maîtrise des procédés de production et de transformation, ainsi que sur le respect des exigences de qualité et de sécurité. L’objectif est de permettre aux produits transformés dans les différentes unités de répondre aux attentes des consommateurs et d’accéder durablement au marché, tout en offrant des garanties de confiance.

Moderniser l’économie

Voir l’ABNORM dans la région de la Boucle du Mouhoun, au contact des forces vives, pour commémorer la journée du 14 octobre est une initiative et une démarche très appréciées. Gérant de station à Dédougou, Abdoul Aziz Gansonré a soutenu que le séminaire d’information et de sensibilisation a permis aux participants de découvrir l’ABNORM et son mode de fonctionnement. « Nous avons été informés et sensibilisés sur les exigences à remplir pour être en conformité avec les normes établies, sans oublier les informations sur la documentation à détenir », a-t-il relevé.

En plus du séminaire, l’ABNORM a eu des échanges avec les étudiants de l’Université Daniel-Ouezzin-Coulibaly de Dédougou, le 15 octobre 2026, autour d’une conférence-débat sur le thème « Normalisation et certification : outils stratégiques pour l’innovation locale et la compétitivité internationale ». Cette activité a eu pour ambition de rapprocher la normalisation du monde universitaire, de susciter l’intérêt des futurs ingénieurs, chercheurs, entrepreneurs et techniciens, et de favoriser une meilleure prise en compte des exigences de qualité dans les projets.

Quant à la présidente de la cérémonie, Adjara Kientega, elle a indiqué que la normalisation contribue à la modernisation de l’économie et à l’amélioration des conditions de vie des populations. C’est ainsi que le gouvernement, à travers l’ABNORM, accorde une importance particulière à la qualité en accompagnant les opérateurs économiques dans leurs efforts d’amélioration qualitative des produits et de protection des consommateurs. Il s’agit, selon elle, de faire de la qualité un levier de compétitivité, de création de valeur et de souveraineté économique. Elle a poursuivi en soulignant que la normalisation constitue un instrument de prévention des risques et d’amélioration des performances. « Elle permet aux entreprises de disposer de références techniques communes, d’améliorer leurs procédés de production et de répondre plus efficacement aux attentes des marchés. Elle favorise également l’innovation en facilitant la diffusion des connaissances techniques et l’adoption de solutions éprouvées », a soutenu la secrétaire générale régionale.

Yacouba BELEM

Production semencière : l’UNPS-B parcourt des champs dans le Nando

Le président de l’Union nationale des sociétés coopératives des producteurs semenciers du Burkina Faso
(UNPS-B), accompagné de ses proches collaborateurs, était le mercredi 14 octobre 2026, dans trois localités de la région de Nando, pour s’assurer de l’état d’avancement de la campagne semencière.

A Niangdo, localité située à une trentaine de kilomètres de Koudougou dans la région de Nando, le champ de quatre hectares de sorgho du producteur semencier, Mathias Koala, est peu reluisant, à cause de l’arrêt brusque des pluies. Bien que « Dame nature’ » n’ait pas été au rendez-vous, ce producteur reste optimiste. Il a confié à l’équipe de l’Union nationale des sociétés coopératives des producteurs semen- ciers du Burkina Faso (UNPS-B), qu’il espère récolter cette année, huit tonnes de cette variété « Sariaso 14 », contre 10 tonnes lors de la campagne précédente. « Nous avons bénéficié des semences de base et des intrants.

Avec la physionomie des cultures, à un certain moment, nous avons eu peur, parce que cela fait 22 jours, que le ciel n’a pas ouvert ses vannes. Mais par la grâce de Dieu, les pertes seront moindres à la récolte », a-t-il justifié. Le président de l’UNPS-B, Inoussa Ouédraogo et sa délégation, ont effectué cette visite dans le cadre du suivi de la campagne semencière, en vue d’évaluer les objectifs qui étaient assignés. Après Niangdo, ils ont mis le cap sur Mougounounsi, dans la commune de Poa, où une trentaine de VDP agricoles s’attelaient à la récolte de la variété « Issa sosso » de niébé, dans un champ de plus de 10 hectares, dont cinq hectares ont été occupés pour la culture de cette spéculation.

Ces VDP agricoles, de l’avis du président de l’UNPS-B, ont été formés dans la production semencière, sur instruction du président du Faso, en vue d’un succès de l’offensive agropastorale et halieutique. C’est à Salbisgo, dans la commune rurale de Ramongo que l’équipe de l’union des producteurs semenciers du Burkina a achevé sa tournée. Là-bas, le champ de 6,5 hectares de maïs exploité également par des VDP agricoles, force l’admiration, grâce à la mise en pratique de bonnes techniques agricoles dont ils ont bénéficié au cours de leur formation.

La sécurité alimentaire commence par une semence de qualité

Le producteur, Mathias Koala, du village de Niangdo, a indiqué que malgré les caprices des pluies, il espère récolter Huit tonnes de sorgho de la variété « Sariaso 14 ».

En plus 3,5 hectares de niébé et 0,65 hectare de gombo y ont été emblavés. « Le niébé a été attaqué par des maladies et nous envisa-geons un rendement de deux tonnes et 12 tonnes au minimum pour le maïs », s’est réjoui le VDP agricole, Philippe Yaméogo. De l’avis de Inoussa Ouédraogo, la « mayonnaise » a commencé à prendre avec les jeunes VDP. En témoigne selon lui, que ces trois sites semenciers visités se portent bien. « Nous avons traversé une période assez difficile d’absence de pluies et cela a beaucoup joué sur la production. Mais il y a eu un grand rattrapage sur le terrain, qui a permis à certaines spéculations de boucler leur cycle », a-t-il précisé.

Inoussa Ouédraogo a noté que l’objectif de 60 000 tonnes de semences attendues, toutes spéculations confondues pour la campagne 2026-2027, va être difficile à atteindre. « Pour répondre à l’appel du gouvernement, il faut que les producteurs profitent de la campagne de contre saison », a-t-il déclaré. Le président de l’UNPS-B a encouragé les producteurs à l’utilisation des semences certifiées et améliorées, car, elles s’adaptent aux aléas climatiques. Il a aussi exhorté les producteurs à « aller rapidement » à la récolte, pour éviter les pertes et à prendre d’assaut les points d’eau et entamer la production de la campagne sèche.

Afsétou SAWADOGO

Institut des peuples noirs Farafina : les origines expliquées aux étudiants

Le président de l’Institut des peuples noirs Farafina, Apollinaire Joachimson Kyélem de Tambèla, a présenté l’institution aux nouveaux étudiants de l’Université Thomas-Sankara, jeudi 15 octobre 2026.

A la faveur de la cérémonie d’accueil et de la journée d’information et de sensi-bilisation des nouveaux étudiants de l’Université Thomas-Sankara (UTS), le président de l’Institut des peuples noirs Farafina (IPN-Farafina), Apollinaire Joachimson Kyélem de Tambèla, s’est adressé à eux, jeudi 15 octobre 2026. Il a fait savoir que l’idée de créer l’IPN-Farafina vient du Président Thomas Sankara, à la suite de sa visite à

Le président de l’IPN-Farafina, Apollinaire Joachimson Kyélem de Tambèla : « nous voulons que le peuple Noir soit conscient de son rôle dans l’histoire ».

Harlem aux Etats-Unis d’Amérique en 1984. Apollinaire Joachimson Kyélem de Tambèla a rappelé que l’institut des peuples noirs- Farafina a été mis en place mais, suite à l’assassinat de Thomas Sankara, puis est tombé en léthargie avant de disparaître, faute de suivi. Il a poursuivi que le Président du Faso le capitaine Ibrahim Traoré a ressuscité l’IPN-Farafina.

Le président de l’IPN-Farafina a confié que l’ambition de cette structure est de raconter l’histoire Des Noirs en toute objectivité. « Cela, en examinant et en analysant les bons côtés comme les mauvais côtés, car, nous sommes des Noirs mais nous connaissons mal notre histoire », a-t-il ajouté. En plus, selon lui, l’IPN-Farafina devrait contribuer à parachever la Révolution démocratique et populaire de Thomas Sankara. Apolline Joachimson Kyélem de Tambèla a affirmé aux étudiants que l’institut va servir d’aiguillon pour rassembler le monde noir. Par ailleurs, il a fait un bref récit de l’histoire politique du Pays des Hommes intègres depuis sa création et jusqu’à sa reconstitution.

Evariste YODA

39e commémoration du 15-Octobre 1987 : « La meilleure manière de rendre hommage à Thomas Sankara et autres victimes est de poursuivre leur combat »

A l’occasion de la commémoration du 39e anniversaire de l’assassinat du capitaine Thomas Sankara et ses douze compagnons, le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré a rendu hommage à l’illustre disparu. Il a indiqué que les idées du capitaine Sankara restent vivantes. Pour le chef de l’Etat, la meilleure manière de rendre hommage à Thomas Sankara et autres victimes est de poursuivre leur combat.

Camarades,
Le 15 octobre 1987, à pareille heure et en ce lieu- même, c’était également un jeudi comme aujourd’hui, l’impérialisme et ses valets locaux ont prétendu nier une conviction fondamentale : qu’un peuple d’Afrique puisse être un peuple digne, et qu’un pays dit « sahélien » puisse parler au reste du monde d’égal à égal.
Ils se sont trompés lourdement !
Car une idée ne meurt pas sous les balles assassines de l’adversité ; elle meurt seulement lorsqu’on cesse de la défendre. Cet après-midi, en nous rassemblant ici, nous ne commémorons pas seulement une date. Nous affirmons, trente-neuf années après, que la voix qui fut brisée ce jour-là, n’a jamais cessé de porter. Elle a traversé les frontières, les générations, les continents. Elle résonne toujours, chaque fois qu’un peuple conscient, quelque part, refuse de plier l’échine.
Souvenons-nous de ce qu’était notre Pays en 1983 : un pays qu’on disait condamné ; un pays classé parmi les derniers à tous les niveaux de développement ; un pays dont on se moquait jusqu’au nom.
Et souvenons-nous de ce que ce peuple a accompli en quatre années seulement : des millions d’arbres plantés ; des villages dotés de dispensaires et d’écoles ; des femmes dans les plus hautes sphères de décision ; un chemin de fer construit à la force des bras et de la volonté ; une dignité reconquise.
Ce n’était pas un miracle. C’était la preuve vivante qu’aucune pauvreté ne prédestine un peuple à la mendicité ; qu’aucune géographie ne condamne une nation au silence. Thomas SANKARA l’a dit ici même : « Qui ne s’aime pas, ne peut pas aimer les autres. » Et il a montré qu’un peuple qui s’aime se met debout et marche comme un seul homme.

Camarades,
Gardons cette date gravée dans notre mémoire, avec courage et détermination ; mais aussi avec lucidité. Thomas SANKARA n’est pas tombé sous les coups de l’ennemi qu’il combattait à visage découvert. Il est tombé sous les coups de ceux qui partageaient sa table, son uniforme et son serment.
La leçon du 15 octobre est éloquente : une révolution ne meurt pas seulement de la méchanceté de ses ennemis du dehors ; elle meurt, avant tout, de la division fratricide de ses propres gardiens.
Quand la confiance se fissure entre camarades, l’ennemi n’a plus besoin d’assaut : il attend que le doute naisse dans les esprits, que la confiance cède à la méfiance, que l’harmonie fasse place à la cacophonie et que l’unité tant chère vole en éclat. Oui, quand l’ambition personnelle prend le pas sur le serment collectif, la porte s’ouvre de l’intérieur.
C’est pourquoi, je le dis haut et fort : la fidélité au combat est d’abord la fidélité entre nous. La vigilance commence par le refus de la calomnie, du soupçon entretenu, du mot malveillant qui divise. Un révolutionnaire qui sème la division parmi les siens travaille, qu’il le veuille ou non, pour l’adversaire.
Il est temps que ceux qui travaillent à nous diviser comprennent que le Burkina Faso de 2026 n’est pas celui de 1987. Vous l’avez suffisamment prouvé par votre mobilisation historique du 30 septembre dernier, lors de la célébration des quatre (04) ans de la Révolution Progressiste Populaire. Ce qu’ils ont cru détruire s’est régénéré. Ce qu’ils ont cru ensevelir, est ressorti de terre, plus fort, plus conscient, plus déterminé.

Camarades,
La meilleure manière de rendre hommage à Feu le Capitaine Thomas SANKARA et aux autres victimes des événements tragiques du 15 octobre et les jours d’après, n’est pas de les pleurer, mais plutôt de poursuivre leur combat. Ce combat, vous l’accomplissez déjà sur le théâtre des opérations au front, dans les champs, dans les bureaux, dans les usines, dans les ateliers, dans les salles de classe, dans les médias, sur les réseaux sociaux, et j’en oublie.
Je salue nos braves Forces de Défense et de Sécurité, nos vaillants Volontaires pour la Défense de la Patrie qui, chaque jour, se sacrifient au prix du sang, pour que vive la patrie. Je salue les paysans qui produisent contre vents et marées, les artistes et artisans qui façonnent notre imaginaire, les Serviteurs du peuple qui servent effectivement ; chacun à son poste, avec responsabilité et dévouement, les travailleurs du secteur privé dont la contribution est réelle et hautement stratégique, les jeunes qui innovent pour relever les défis de toute une génération, les femmes qui refusent de faire de la féminité un handicap ou une excuse et se battent dignement et sans complexe aux côtés des hommes pour porter au firmament notre idéal commun : la Liberté !
À chaque fois qu’un Africain choisit de produire plutôt que de mendier, de demeurer digne plutôt que de se désavouer, de servir plutôt que de se servir, c’est Thomas SANKARA qui se révèle. Et sa leçon économique demeure intacte sur le marbre de l’histoire : « consommer ce que nous produisons et produire ce que nous consommons », tel est l’antidote de la pauvreté, la formule du développement endogène.
Parce que, chaque tonne de céréale récoltée sur notre sol, chaque atelier ouvert, chaque entreprise créée par nos propres fils et filles, chaque denrée importée en moins, est une victoire sur la dépendance. L’émancipation ne se décrète pas dans les discours ; elle se construit dans les champs, dans les usines, dans les laboratoires.

Camarades,
Loin d’être un lieu de deuil, cette place est un temple du savoir et de la vie, pour la jeunesse burkinabè, africaine et du reste du monde.
J’aperçois régulièrement des centaines et parfois même des milliers de jeunes venir se ressourcer en ces lieux. Ils viennent du Burkina, d’Afrique et d’ailleurs. Ils viennent contempler, écouter, méditer, pour repartir avec une conviction neuve selon laquelle un homme peut vivre debout et un peuple peut se libérer par son propre travail.
Depuis l’ouverture des visites du Mémorial Thomas SANKARA au public, le 19 mai 2025 jusqu’au 30 septembre 2026, plus de 200 000 visiteurs ont été enregistrés, générant environ 130 millions de francs CFA au profit du Projet de construction des infrastructures du Mémorial Thomas SANKARA (PCIM-INTS). Quant à la participation populaire à l’édification du Mémorial Thomas SANKARA, je salue les ministères, les institutions, les organisations et les personnes physiques pour leurs apports inestimables à travers la campagne “Ma brique pour SANKARA”.
Je lance un appel à l’endroit de tous les Burkinabè et aux sympathisants du père de la révolution d’Août 1983, à prouver une fois de plus notre capacité à réaliser nos ambitions, en participant massivement à cette campagne.
Je félicite le Ministère chargé de la Culture et du Tourisme pour les initiatives visant à embellir l’avenue qui longe le Mémorial et je l’engage à poursuivre la réalisation des infrastructures prévues, afin d’améliorer la capacité d’accueil du site et d’en faire un lieu d’épanouisse-ment pour tous ses visiteurs.
Que le Mémorial devienne aussi une bibliothèque à ciel ouvert de la mémoire, un espace de débat pour la jeunesse, un lieu où l’on vient apprendre à servir.
Je saisis cette occasion pour traduire la reconnaissance du peuple burkinabè,
à la municipalité du troisième arrondissement de Rome qui a baptisé récemment un parc au nom du Héros de la Nation burkinabè.
Ce geste, posé à des milliers de kilomètres d’ici, prouve que Thomas SANKARA appartient désormais au patrimoine de l’humanité tout entière. D’autres villes du monde s’honorent de son nom ; c’est notre devoir de veiller à ce que son message y soit fidèlement gravé et enseigné.

Camarades,
Je ne saurai oublier les autres victimes des jours qui ont suivi le 15 octobre 1987, ici-même à Ouagadougou, à Koudougou et à Pô. Que leur mémoire demeure vivante et vivace dans nos cœurs à jamais !
À toutes les familles endeuillées, je réitère notre solidarité et notre gratitude éternelles. Leur douleur n’a jamais été vaine ; elle s’est muée en devoir.

Camarades,
Nos ennemis ont voulu que le 15 octobre marque la fin d’une espérance. Nous en faisons, chaque année, le point de départ d’une marche longue, difficile, mais qui nous mènera vers notre libération totale.
Cette libération, nous savons qu’elle a un nom : souveraineté.
Souveraineté sécuritaire, pour chasser de notre territoire ceux qui veulent compromettre nos efforts de cohésion sociale et de vivre-ensemble.
Souveraineté alimentaire, pour ne dépendre d’aucune main étrangère, pour nourrir nos enfants.
Souveraineté économique et monétaire, pour que nos richesses servent d’abord nos peuples.
Souveraineté culturelle, pour que nos langues, nos savoirs et nos valeurs ne soient plus jamais des objets de folklore mais des vecteurs d’identité et des instruments de puissance.
Alors, souvenons-nous-en ! Et surtout, travaillons-y ensemble et sans relâche ! Car l’hommage le plus fidèle n’est pas entaché de larmes ni de discours : il est fait de soldats qui tiennent la ligne de front sans fléchir, de champs cultivés, d’usines qui transforment nos matières premières, d’enfants qui apprennent pour être utiles demain, de citoyens qui refusent la corruption et la division pour sauvegarder notre intégrité dans toute son intégralité.

Gloire éternelle au Héros de la Nation et à nos martyrs !
Victoire pour le peuple debout !
La Patrie ou la mort, nous vaincrons !

Promotion du consommons local : restaurateurs et consommateurs bobolais louent l’initiative

La deuxième phase de la troisième édition des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC) a pour thème « produisons burkinabè, consommons burkinabè ». A Bobo-Dioulasso, les restaurateurs et les consommateurs saluent cette initiative qui valorise les produits locaux.

La deuxième phase de la troisième édition des journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne a eu lieu du 2 au 16 octobre 2026 sur le thème « produisons burkinabè, consommons burkinabè ». Le slogan de cette deuxième phase est : « tous pour le made in Burkina : Faisons de chaque achat un acte de souveraineté ». A Bobo-Dioulasso le ton avait été donné lors du lancement de cette édition le 5 octobre dernier. Les plats servis à cette occasion étaient faits de mets locaux. Depuis lors les habitudes culinaires ont changé tant dans les cérémonies officielles ou privées pour respecter l’esprit et la lettre de cette initiative.

Les bouillies ont remplacé les cafés ou autres cafés au lait. Les pains ou autres croissants ont fait place aux galettes. Les gaonrè, faro ou zamenin ont ravi la vedette aux riz importés parfumés ou autres couscous arabes. Les jus de bissap, zomkom ou toedo sont de plus en plus visibles que les boissons importées. Dans plusieurs restaurants de la ville, les cuisiniers font de plus en plus la part belle aux mets locaux comme le témoigne Adeline Kabré, restauratrice. « Le matin nous faisons de la bouille ou des galettes au petit mil ou à base de farine de blé. A midi nous faisons du to, du faro ou du gaonrè qui sont beaucoup prisés par les clients », a expliqué Kabré. Contrairement à ce que certains pensent, ajoute-t-elle, la préparation de ces mets n’est pas difficile.

Néanmoins, Adeline Kabré salue cette initiative de valorisation du consommé local voulu par les autorités. « Nous louons cette initiative qui permet aux Burkinabè de consommer ce que nous produisons. Elle va aussi nous permettre d’apprendre à nos enfants nos mets culinaires », s’est-elle réjouie. Pour accompagner cette dynamique elle a souhaité une assistance en termes de disponibilité des céréales locales pour encourager les restaurants à promouvoir davantage les mets locaux. Pour apporter sa part de contribution à la promotion du consommer local, Adeline Kabré organise aujourd’hui vendredi 16 octobre 2026 à Bobo-Dioulasso une exposition des mets locaux.

Ali Sawadogo, friand du gaonré et du zomkom a également salué cette vision des autorités appelant les Burkinabè à consommer ce qu’ils produisent. « C’est une bonne initiative prise par les autorités qui nous amènent à consommer ce que nous produisons. Cela permet d’aider nos parents agriculteurs à se prendre en charge à travers leurs productions et cela crée aussi de l’emploi. L’Etat doit protéger le travail de nos producteurs et dissuader les importateurs afin qu’ils n’amènent pas au Burkina Faso des produits concurrentiels », propose le camarade Sawadogo.

Le tourisme dans le consommer local

Pour le directeur régional de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme du Guiriko, Boukary Malgoubry, la consommation locale ne doit pas se limiter dans les assiettes ou dans les garde-robes. Elle doit aussi concerner la culture et les arts, le tourisme et la communication. Dans le domaine de la culture et des arts, le consommer local consiste selon lui, à fréquenter les manifestations culturelles, à acquérir les œuvres artistiques et artisanales et à promouvoir la musique, le cinéma et les autres créations nationales. Dans le domaine du tourisme, le consommer local, à l’entendre se traduit par la consommation des produits et services proposés par nos entreprises touristiques (hôtels, restaurants, agences de voyages et de tourisme, établissements de loisirs, etc.), ainsi que par la visite des sites et attraits touristiques.

En matière de communication, le consommer local foi du camarade Malgoubry, implique également la consommation de l’information produite par les médias burkinabè, publics comme privés, notamment la presse écrite, les radios, les télévisions et les plateformes numériques. « La région du Guiriko dispose d’importantes potentialités dans les domaines de la communication, de la culture, des arts et du tourisme. Le consommer local représente une opportunité de valorisation des productions et des prestations des acteurs de ces secteurs. Cette démarche ne saurait se limiter aux produits alimentaires et aux biens matériels. En définitive, promouvoir le consommer local dans le Guiriko, c’est soutenir nos acteurs culturels, artistiques, touristiques et médiatiques », a laissé entendre le directeur régional de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme du Guiriko.

Adaman DRABO

Jobs de vacances à Bobo-Dioulasso : le Koko Dunda, un créneau pour les élèves et les étudiants

Durant les vacances, des élèves et des étudiants de Bobo-Dioulasso s’investissent dans la fabrication et la commercialisation d’articles confectionnés à partir du pagne Koko Dunda. Entre petits revenus, apprentissage du commerce et acquisition d’une expérience professionnelle, cette activité leur permet d’occuper utilement leur temps et de renforcer leur autonomie financière.

Les claviers d’ordinateur ont momentanément cédé la place aux pagnes Koko Dunda. Etudiant en première année de master 1 en conception des systèmes d’information, Guy Vincent Toé profite des vacances pour confectionner et commercialiser des chemises et des tee-shirts à partir de ces étoffes locales. Dans la matinée du mardi 1er septembre 2026, il s’apprête à livrer des commandes à ses clients. Une activité qui lui permet de joindre l’utile à l’agréable, en mettant à profit son temps libre pour gagner de l’argent. Pour Guy Vincent Toé, cette activité représente une source de revenus qui contribue à couvrir ses besoins et, parfois, à soutenir ses proches. « Par mois, je gagne entre 75 000 et 80 000 F CFA. J’épargne et je viens en aide parfois à mes proches », fait-il savoir. Les clients, poursuit-il, viennent vers lui, mais le plus souvent c’est lui qui va vers eux pour présenter ses produits.

« S’ils sont intéressés, ils passent commande. Je fais de la vente en ligne également », explique-t-il. Comme lui, de nombreux élèves et étudiants s’intéressent à la fabrication et à la vente d’articles en Koko Dunda pendant les vacances dans la capitale économique du Burkina Faso. Au grand marché de Bobo-Dioulasso, Julie Konaté, étudiante en deuxième année de licence en anthropologie, a choisi une autre voie : la vente des pagnes Koko Dunda. Pendant les vacances, elle travaille auprès d’une commerçante spécialisée dans ce domaine. Une expérience qui lui permet de gagner un peu d’argent tout en découvrant les réalités du commerce.

« Je travaille pour une patronne qui est spécialisée dans la confection des pagnes Koko Dunda. Cette activité me permet de renforcer mon autonomie financière », affirme-t-elle. La diversité des motifs constitue, selon elle, un atout pour séduire une clientèle aux goûts variés. Julie Konaté vend aussi bien en gros qu’au détail. Le prix d’un pagne de trois mètres varie entre 3 500 et 5 000 F CFA, en fonction de la qualité du motif, précise-t-elle. Ses gains dépendent du nombre de pagnes écoulés. « Je peux gagner environ 2 000 à 2 500 F CFA par jour, selon le nombre de pagnes vendus », indique-t-elle. Au-delà de ces revenus, cette activité lui offre l’occasion de développer des aptitudes utiles dans le monde professionnel.

De petites mains dans les ateliers de production

Julie Konaté : « je peux gagner 2 000 à 2 500 F CFA par jour, en fonction des ventes réalisées ».

Accueil des clients, communication, négociation et gestion des ventes sont autant de compétences qu’elle dit acquérir au fil de son expérience. « Cette activité est importante dans ma vie quotidienne. Elle me permet de concilier mes études et une expérience professionnelle dans le commerce », souligne-t-elle avec le sourire. L’engouement autour du Koko Dunda ne se limite pas à la commercialisation. Dans certains ateliers de production, des élèves et des étudiants sont également mobilisés pendant les vacances pour participer à différentes tâches. Au quartier Kôkô de Bobo-Dioulasso, Yasmine Sawadogo et ses camarades prennent part aux travaux sur un site de fabrication. Leur contribution porte notamment sur le lavage et le séchage des pagnes après la teinture. « Je participe aux activités de lavage et de séchage des pagnes après la teinture », témoigne Yasmine Sawadogo. Producteur de Koko Dunda, Bruno Sanou travaille en collaboration avec trois autres producteurs sur le même site.

Selon lui, leur unité emploie plus de dix personnes, principalement des élèves et des étudiants. Ces derniers interviennent à différentes étapes de la production : préparation des tissus, teinture, lavage, séchage et finition. La rémunération varie en fonction du travail effectué. Il n’existe pas de salaire mensuel fixe, explique le producteur. « Nos employés sont payés à la journée et, en fonction du travail effectué, une somme allant de 25 000 à 30 000 F CFA leur est remise à partager à la fin de la journée », précise Bruno Sanou. A travers la confection, la vente et les travaux de production, le Koko Dunda offre ainsi à des élèves et à des étudiants de Bobo-Dioulasso une possibilité d’occuper leurs vacances autrement. Pour certains, il s’agit de disposer d’un revenu ; pour d’autres, d’acquérir une première expérience professionnelle. Autant d’occasions de découvrir les exigences du travail et de faire leurs premiers pas dans le monde de l’entrepreneuriat.

Bénèdicte Eudocsie TOE
(Stagiaire)

Flash

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Au Burkina Faso, le port du casque est strictement obligatoire pour tous les conducteurs et passagers d’engins motorisés à deux ou trois roues depuis le 1er octobre 2026. Quid de la sécurisation des milliers de casques dans les établissements scolaires, surtout pour les tout-petits ? Où déposer son casque, suivre les cours et ressortir le prendre pour rentrer chez soi ? Si cette préoccupation donne des insomnies aux parents d’élèves, il va falloir que les premiers responsables des établissements s’y penchent pour trouver une solution palliative. En attendant une prescription générale sur cette préoccupation par les autorités éducatives, le conseil de chaque école doit trouver un cadre pour sécuriser les casques afin d’éviter tout désagrément.

Adama de Maliki
malikadams020@gmail.com

Souveraineté informationnelle: la plateforme « Lessentiel.bf » pour renforcer l’arsenal médiatique burkinabè

Le Centre d’excellence interdisciplinaire en intelligence artificielle pour le développement (CITADEL) et le DataLab ont lancé officiellement la plateforme « Lessentiel.bf », jeudi 15 octobre 2026, à Ouagadougou.

Le Centre d’excellence interdisciplinaire en intelligence artificielle pour le développement (CITADEL) et le DataLab nourrissent l’ambition de rendre l’information accessible à tous et sécuriser l’écosystème médiatique national. En effet, ils ont lancé officiellement la plateforme « Lessentiel.bf », jeudi 15 octobre 2026, à Ouagadougou. Cette application mobile, entièrement gratuite, utilise l’intelligence artificielle pour collecter, synthétiser et traduire l’actualité en langue locale. Le chargé de recherche au CITADEL, Rodrigue Kafando, a insisté sur la dimension stratégique et inclusive du projet. « Tout le monde devrait avoir accès à l’information, peu importe votre culture, peu importe la langue que vous parlez » a-t-il expliqué.

Rodrigue Kafando a précisé que pour relever ce défi technologique, un travail d’alignement et d’évaluation humaine a été mené en amont avec les étudiants et chercheurs du centre. Il a précisé que l’application intègre pour l’instant le mooré, toutefois, d’autres langues, notamment le dioula, le fulfuldé et le gulmancema sont prévues. Le chargé de recherche au CITADEL a indiqué que pour la phase pilote « Lessentiel.bf » extrait automatiquement ses données depuis quatre médias nationaux. Il s’agit de Sidwaya, l’AIB, Burkina 24 et Lefaso.net.
Le parrain de la cérémonie, le directeur général de la RTB, représenté par Adama Ouédraogo, a félicité les équipes pour cette démonstration de savoir-faire local. « Nos talents locaux sont capables de concevoir des solutions répondant aux besoins de nos populations », a-t-il poursuivi. « Lessentiel.bf » est disponible sur Android, iOS et sur le web.

Julien ZOUNGRANA
Aïssatou DIARRA
(Stagiaire)