Festival de l’intégration: les saveurs africaines au service des peuples

En marge de la IXe édition du Forum national de l’intégration, le ministère des Affaires étrangères a organisé le Festival de l’intégration, les 20 et 21 octobre 2026, à l’esplanade de la salle polyvalente de Gaoua.

La diversité culinaire et culturelle a été à l’honneur lors de la IXᵉ édition du Forum national de l’intégration. En effet, en marge de ce forum, s’est tenu le Festival de l’intégration, les 20 et 21 octobre 2026, à l’esplanade de la salle polyvalente de Gaoua. La manifestation a réuni une dizaine de pays autour de leurs richesses culturelles et gastronomiques. Le Niger, le Mali, la Côte d’Ivoire, le Ghana, la Guinée, le Haïti et le Nigeria figuraient parmi les pays représentés. La cérémonie d’ouverture a été marquée par la coupure du ruban symbo-lique par la ministre déléguée chargée de la Coopération régionale, Stella Eldine Kabré.

Elle a ensuite effectué une visite des stands des pays parti-cipants, accompagnée des autorités présentes. Au cours de cette visite, le ministre a salué la diversité des spécialités culinaires présentées, relevant les similitudes entre certains mets et les particularités propres à chaque pays. Elle a également invité les participants à faire de cette rencontre un cadre de renforcement de l’intégration africaine dans ses dimensions culturelle, économique et sociale. Les mets traditionnels ont constitué l’un des principaux attraits du festival. Dans les différents stands, les visiteurs ont pu découvrir des préparations culinaires variées, témoins de la richesse des
patrimoines gastronomiques des pays représentés.

Stella Eldine Kabré s’est réjouie de la tenue de cette rencontre, qu’elle considère comme une occasion de consolider les liens entre les peuples africains. Par ailleurs, le ministre délégué a apprécié la qualité des présentations et la diversité des mets proposés. Elle a notamment relevé les ressemblances entre certaines spécialités culinaires, tout en soulignant les particularités de chaque pays. Pour elle, ces découvertes contribuent à une meilleure connaissance des cultures africaines. Au-delà de la gastronomie, Stella Eldine Kabré a mis en avant la cohésion sociale, le partage et la solidarité observés entre les différentes communautés présentes. Elle a ainsi appelé à poursuivre les efforts en faveur d’une intégration africaine dans ses dimensions culinaire, culturelle et économique. « Il faut vraiment que nous travaillions à ce que cette intégration soit totale », a-t-il insisté, invitant les populations à visiter les différents stands, à découvrir les spécia-lités des pays participants et à faire de ce rendez-vous un cadre de rapprochement entre les peuples africains.

Les communautés célèbrent la diversité africaine

Présent à cette rencontre aux côtés de ressortissants de différentes nationalités, le vice-président national de la communauté ivoirienne au Burkina Faso, Amadou Sanon, a exprimé sa satisfaction de prendre part à ce rendez-vous consacré à l’intégration africaine.Il s’est réjoui de la tenue du Festival de l’intégration à Gaoua qui, à ses yeux, est une occasion de renforcer les liens entre les peuples africains. « Ce festival est le bienvenu. Aujourd’hui, on est là, parmi nos frères africains de toutes nationalités. Nous sommes ravis de participer à ce forum de l’intégration africaine. On sent la chaleur humaine, on sent la chaleur africaine. L’union entre nous, les peuples africains, c’est ce qu’on recherchait », a-t-il déclaré. La communauté nigérienne a également salué l’initiative.

Pour Saïdou Zalia, membre de cette communauté, le Festival de l’intégration nationale constitue une occasion de faire découvrir les spécialités culinaires du Niger et de consolider les liens entre les peuples africains. La nigérienne a estimé que cette rencontre permet aux différentes communautés de valoriser leur patrimoine gastronomique, tout en favorisant les échanges culturels et le rapprochement entre les peuples. A travers la présentation des mets nigériens, a soutenu Saïdou Zalia, la communauté entend ainsi contribuer à la promotion de la diversité culinaire africaine et au renforcement de l’intégration entre les communautés vivant au Burkina Faso. Des danses traditionnelles et des prestations artistiques des pays représentés ont également rythmé le festival, dans une ambiance de convivialité et de partage. A travers ces rencontres et ces découvertes, la manifestation a offert aux communautés un cadre d’échanges et de rapprochement, avec l’ambition de renforcer les liens entre les peuples africains. Placée sur le thème « L’intégration africaine à l’ère de la Révolution progressiste populaire », la IXe édition du Forum national de l’intégration s’est tenue, du lundi 19 au jeudi 22 octobre 2026 à la salle polyvalente de Gaoua.

Boudayinga J-M THIENON

SIAO 2026: 800 000 visiteurs attendus

Le comité national d’organisation de la 18e édition du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO) a fait l’état des préparatifs, lors d’une conférence, vendredi 23 octobre à Ouagadougou.

A quelques jours de la 18e édition du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO), qui se tient du 30 octobre au 8 novembre 2026, le comité national d’organisation était face à la presse, le vendredi 23 octobre dernier, afin de faire le point des préparatifs. L’édition 2026 du SIAO se tient autour du thème :
« Artisanat africain et industrialisation : quelle synergie pour une meilleure organisation et valorisation des produits locaux et du patrimoine culturel ? ». Le Ghana en est le pays invité d’honneur, tandis que le Mali et le Niger sont les pays invités spéciaux, a confié le président du comité national d’organisation (PCNO) du SIAO, Alassane Ouédraogo. Il a annoncé que 800 000 visiteurs sont attendus. Ceux-ci vont avoir l’occasion de découvrir le savoir-faire de 6 000 exposants, qui vont occuper les 800 stands prévus pour la vitrine de l’artisanat africain. Le PCNO du SIAO 2026 a ajouté que plus de 100 acheteurs professionnels provenant des 5 continents et 350 journalistes issus de 50 médias nationaux et internationaux seront présents.

Pour ce qui concerne les innovations introduites pour cette édition, Alassane Ouédraogo a révélé que le comité a décidé d’augmenter le nombre de porte d’entrée et de sortie, en vue de faciliter l’accessibilité au site. De plus, des ateliers thématiques destinés à favoriser une meilleure vulgarisation des métiers de l’artisanat au niveau du Village artisanal de Ouaga-dougou (VAO) vont être organisés. La climatisation de tous les pavillons, la création du « village du pays invité d’honneur » et l’installation de points d’information dans les pavillons sont également des innovations à signaler dans le cadre du SIAO 2026. Le comité national d’organisation a inscrit au programme des activités sportives. Il s’agit d’une course cycliste tenue le 24 octobre 2026 et un cross populaire le 29 octobre prochain. « Toutes ces innovations répondent à l’ambition de faire du SIAO, un salon moderne, attractif, accessible, professionnel et davantage tourné vers les besoins des exposants, des acheteurs et des visiteurs », a déclaré Alassane Ouédraogo.

Reconnaissance du mérite des artisans

Pour ce qui concerne les activités traditionnelles, il a cité l’exposition-vente de produits de l’artisanat africain, le concours de la créativité au Pavillon Thomas-Sankara, les rencontres d’affaires B to B, le séminaire autour du thème central, la journée du pays invité d’honneur, les animations culturelles et artistiques, ainsi que la nuit des artisans méritants. Le PCNO a signifié que la 18e édition du SIAO entend poursuivre la tradition de la reconnaissance du mérite et de l’excellence. Parmi les principaux prix figurent le Grand prix du Président du Faso, le prix du Président de l’Assemblée législative du peuple, le prix de la créativité Thomas-Sankara, le prix du ministre chargé de l’artisanat, le prix de l’Organisation pour le développement et la promotion de l’artisanat africain (ODEPA). Par ailleurs, divers prix spéciaux vont être décernés aux artisans par les différents partenaires.

Le PCNO a rappelé aux acheteurs professionnels que le SIAO s’érige comme un espace privilégié de découverte de l’offre artisanale africaine. Le président de la commission sécurité, Abdoul Aziz Yonly, a confié que toutes les forces de défense et de sécurité sont mobilisées pour établir un dispositif de sécurité efficace. « Les recommandations de l’édition précédente vont nous permettre de mettre en place un dispositif innovant pour éviter les longues files », a-t-il déclaré. Il a encouragé les visiteurs ainsi que les
exposants à respecter de manière scrupuleuse les consignes établies afin de faire de cette édition une réussite.

Nadège YE
Aïssatou DIARRA

(Stagiaire)

Coopération Burkina Faso-UICN: le directeur régionalde l’institution échange sur le renforcementdu partenariat

Le camarade ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, accompagné de la camarade ministre déléguée, Bebgnasgnan Stella Eldine Kabré, a reçu en audience, le vendredi 23 octobre 2026, le directeur régional de l’Union internationale pour la Conservation UICN pour l’Afrique de l’ouest et centrale, Balla Moussa Sidibé.

Le directeur de l’UICN et son équipe sont venus taduire leur reconnaissance au ministère des Affaires étrangères en tant qu’autorité de tutelle, pour l’appui que le gouvernement leur apporte dans le cadre de leur mission au Burkina Faso. Il s’est agi aussi pour l’UICN, de réaffirmer son engagement à appuyer le Burkina Faso en termes d’expertise et de mobilisation de ressources pour la protection de l’environnement. Cette audience a permis à l’équipe, de recevoir des orientations du chef de la diplomatie burkinabè, en vue de guider et de renforcer les interventions de l’institution en matière de conservation de la nature, au Burkina Faso et dans l’espace confédéral AES. Il s’agira pour l’UICN, selon son directeur régional, de soutenir le Burkina Faso, le Mali et le Niger dans leurs efforts de protection de la nature et de favoriser une réponse concertée et des solutions durables de préservation de l’environnement et de la biodiversité dans ces trois pays. Le ministre des Affaires étrangères a apprécié cette nouvelle approche de l’UICN de coordonner ses interventions dans les pays de la Confédération AES qui partagent des défis communs dans le domaine de l’environnement. Il a indiqué la disponibilité du ministère des Affaires étrangères, pour poursuivre la collaboration avec l’UICN, un partenaire averti du Burkina Faso sur les questions environnementales. Présente au Burkina Faso depuis 1990, l’UICN accompagne le pays pour la réalisation des programmes de restauration des terres, de maitrise de l’eau, de résilience des productions et de valorisation des chaines de valeurs et des emplois en milieu rural. Dans la continuité de cette coopération, l’organisation a aligné ses interventions sur les objectifs du Plan Relance afin de contribuer efficacement à sa mise œuvre.

DCRP/MAE

Pleins phares sur le Faso

Du 30 octobre au 8 novembre 2026, le Burkina Faso sera sous les projecteurs internationaux. Pendant dix jours, le pays accueillera simultanément la 18e édition du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO) et la 37e édition du Tour du Faso. Deux grands rendez-vous qui, au-delà de leur dimension économique, culturelle et sportive, offrent au Burkina Faso l’occasion de montrer ses talents, de valoriser ses richesses et de réaffirmer son ouverture au monde.

Au SIAO, le génie créateur africain sera une nouvelle fois à l’honneur. Pour cette édition, les organisateurs annoncent 800 stands, plus de 6 000 exposants venant d’au moins 30 pays et plus de 800 000 visiteurs. Une centaine d’acheteurs profes-sionnels des cinq continents et au moins 350 journalistes représentant 50 médias nationaux et internationaux sont égale-ment attendus. Ces chiffres donnent la mesure de ce rendez-vous pour les artisans, les opérateurs économiques et les promoteurs des produits locaux.
Le thème retenu : « Artisanat africain et industrialisation : quelle synergie pour une meilleure organisation et valorisation des produits locaux et du patrimoine culturel ? » invite à réfléchir à l’avenir de l’artisanat africain. Il ne suffit plus d’exposer des oeuvres et de faire admirer des savoir-faire. Il faut surtout se donner les moyens de conquérir des marchés, de créer des emplois et de contribuer davantage à la richesse de nos économies. La présence du Ghana comme pays invité d’honneur, aux côtés du Mali et du Niger, invités spéciaux, donnera à cette édition une résonance particulière. Les innovations annoncées, notamment la climatisation des pavillons, les ateliers thématiques et l’amélioration des accès, devraient également donner un éclat particulier à cette édition.

Au même moment, les routes du Faso vibreront au rythme du cyclisme. La 37e édition du Tour du Faso réunira 15 équipes dont trois burkinabè et douze étrangères pour dix étapes à travers huit régions. Les coureurs parcourront 1399,97 kilomètres de course effective, auxquels s’ajouteront 988 kilomètres de transbordement. De Ouagadougou à Kaya, de Koudougou à Boromo, de Bobo-Dioulasso à Pâ, jusqu’à l’arrivée finale dans la capitale, la compétition donnera à voir la diversité des territoires burkinabè et fera découvrir, au fil des étapes, les richesses humaines, culturelles du pays.

L’organisation simultanée de ces deux manifestations constitue toutefois un défi, mais surtout une démonstration de la résilience du peuple burkinabè. En effet, malgré la situation sécuritaire qui mobilise les Forces combattantes et les Burkinabè pour la reconquête totale du territoire, le pays des Hommes intègres continue de valoriser ses compétences, d’accueillir des participants étrangers et de faire vivre ses espaces d’échanges économiques, culturels et sportifs. Cette dynamique vient clouer le bec aux contempteurs du Burkina Faso qui le réduisent à ses seules difficultés et le présentent comme infréquentable. Le SIAO et le Tour du Faso sont donc autant d’occasions de renforcer son attractivité, de nouer des partenariats et de montrer au monde une autre facette de la réalité nationale.

Le Burkina Faso a déjà démontré son savoir-faire dans l’organisation de manifestations d’envergure notamment le FESPACO, la SNC et le SITHO. Les équipes techniques, les services publics et les acteurs économiques ont chacun un rôle essentiel à jouer pour faire de ces deux rendez-vous une réussite. Cette expérience doit se traduire par une organisation rigoureuse, une sécurité adaptée, des prestations à la hauteur des attentes et la légendaire hospitalité burkinabè qui sera tout aussi déterminante.

L’heure est donc à la mobilisation générale. Soutenons nos artisans, encourageons nos cyclistes, valorisons nos produits locaux et faisons connaître ces manifestations autour de nous. Aux opérateurs économiques et aux partenaires de saisir les occasions offertes pour transformer cette visibilité en marchés, en investissements et en emplois durables.
Que la créativité de nos artisans porte haut nos ambitions industrielles, que le courage de nos cyclistes inspire notre marche collective et que l’hospitalité de notre peuple marque les esprits. Le Burkina Faso a rendez-vous avec le monde. Nous devons faire de ces dix jours une réussite et montrer, par nos actes, le meilleur de notre pays.

Assetou BADOH

𝗟𝗶𝗴𝘂𝗲 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝘀𝗼𝘂𝘃𝗲𝗿𝗮𝗶𝗻𝗲𝘁𝗲́ : 𝗿𝗲́𝘃𝗲́𝗹𝗲𝗿 𝗹𝗲𝘀 𝘁𝗮𝗹𝗲𝗻𝘁𝘀 𝗯𝘂𝗿𝗸𝗶𝗻𝗮𝗯𝗲̀ 𝗲𝘁 𝗿𝗲𝗻𝗳𝗼𝗿𝗰𝗲𝗿 𝗹𝗲 𝗱𝗲́𝘃𝗲𝗹𝗼𝗽𝗽𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗱𝘂 𝗳𝗼𝗼𝘁𝗯𝗮𝗹𝗹 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝗹𝗲𝘀 𝗿𝗲́𝗴𝗶𝗼𝗻𝘀

Le développement du football national, la détection des talents nationaux et la valorisation des richesses culturelles sont au cœur de la Ligue de la souveraineté, une initiative présidentielle présentée le samedi 24 octobre 2026, dans la salle de conférence de Ouaga 2000, par le Camarade Adama GUIRA, responsable exécutif du projet. La cérémonie de présentation a connu la présence de la Camarade Annick PIKBOUGOUM/ZINGUÉ OUATTARA, ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, de l’ensemble des gouverneurs de région ainsi que des directeurs régionaux en charge du sport.

Prévue de janvier à juin 2027 et exclusivement réservée aux Burkinabè, cette compétition ambitionne de renforcer les bases du football national en offrant aux joueurs issus des différentes régions un cadre d’expression, de progression et de visibilité. Elle vise à élargir le champ de détection des talents, à favoriser leur accès aux opportunités de progression sportive et à faciliter l’identification de joueurs susceptibles d’intégrer les différentes catégories de sélection nationale.

Au-delà de la compétition, la Ligue de la souveraineté entend contribuer à l’émergence d’un football davantage structuré autour des ressources humaines et des potentialités locales. Les résultats attendus portent notamment sur une meilleure identification des talents dans les régions, le renforcement de la dynamique du football à la base et une plus grande visibilité des joueurs évoluant en dehors des principaux pôles sportifs. Cette approche vise à rapprocher les opportunités sportives des jeunes et à favoriser une valorisation plus large du potentiel footballistique burkinabè.

L’autonomisation des bénéficiaires constitue également un enjeu important de cette initiative. En donnant aux joueurs un cadre de compétition et de valorisation de leurs compétences, le projet entend contribuer à leur épanouissement et élargir leurs perspectives d’évolution dans le domaine sportif. Les acteurs mobilisés dans le cadre de la Ligue de la souveraineté percevront un salaire et seront tous déclarés à la caisse, afin de leur garantir une meilleure protection sociale et de renforcer leur autonomisation. L’ambition est de faire du football un moyen de développement personnel et professionnel, tout en favorisant la reconnaissance des compétences acquises sur les terrains.

Une attention particulière est également accordée aux anciens footballeurs vivant en région. Forts de leur expérience et de leur connaissance du milieu sportif, ces acteurs peuvent contribuer à l’encadrement des jeunes, à la transmission des savoir-faire et à la consolidation des dynamiques footballistiques locales. La Ligue de la souveraineté ouvre ainsi des perspectives de valorisation de leur expérience et de reconversion dans des domaines tels que l’encadrement, la formation et l’accompagnement sportif. L’enjeu est de mieux mobiliser ce capital humain au service de la relève et du développement durable du football national.

La compétition porte par ailleurs une dimension culturelle et territoriale. En réunissant les régions autour d’un rendez-vous sportif commun, elle entend contribuer à la valorisation des identités locales, des traditions et du patrimoine culturel burkinabè. La mise en lumière de cette diversité doit favoriser les échanges entre les populations, renforcer le sentiment d’appartenance nationale et faire du sport un vecteur de cohésion sociale.

Sur le plan organisationnel, la compétition se déroulera en deux poules, A et B. À l’issue de cette phase, les quatre premières équipes de chaque poule accéderont aux play-offs, réunissant huit équipes dans la phase décisive de la compétition.

À travers la Ligue de la souveraineté, les résultats recherchés dépassent le cadre des performances sportives. Il s’agit de renforcer la détection des talents dans les régions, d’accroître les possibilités de progression des joueurs, de valoriser l’expérience des anciens footballeurs, de soutenir l’inclusion de la jeunesse et de mettre en lumière les richesses culturelles des territoires. En associant ces différentes dimensions, cette initiative présidentielle ambitionne de faire du football endogène un levier de développement sportif et de valorisation du potentiel humain national.

De janvier à juin 2027, la Ligue de la souveraineté entend ainsi contribuer à une meilleure structuration du football à la base, à la promotion des talents burkinabè et au renforcement des dynamiques sportives régionales, dans une perspective de cohésion nationale et d’opportunités pour les bénéficiaires.

DCRP/MSJE

Journées d’hommage au Père de la Révolution burkinabè en Italie : le Camarade Pingdwengé Gilbert OUEDRAOGO visite le bâtiment R+10 de l’ambassade du Burkina Faso en Italie, acquis sur Fonds propres

En séjour dans la capitale italienne dans le cadre de l’organisation des journées d’hommages dédiées au Père de la Révolution burkinabè, le Capitaine Noël Isidore Thomas SANKARA, le ministre en charge de la culture, Porte-parole du gouvernement, a effectué une visite de courtoisie ce vendredi 23 octobre 2026 à l’ambassadeur Cyrille Ganou BADOLO, ainsi qu’à l’ensemble de ses collaborateurs.

Après les civilités, le Camarade Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO a visité les nouveaux locaux de la Représentation diplomatique du Burkina Faso à Rome.

C’est un édifice R+10 acquis sur fonds propres par l’Etat burkinabè en septembre 2026, abritant les différents services de la chancellerie de même que les services consulaires.

Au terme de la tournée, le chef de la mission se félicite de cette acquisition de l’Etat burkinabè, qui prouve qu’en dépit du contexte national difficile, le Burkina Faso reste debout et digne tout en s’affirmant dans le concert des Nations.

« C’est un bâtiment R+10, acquis sur fonds propre sans crédit et payé en une tranche ici en Italie. Aucun pays implanté ici n’a une ambassade aussi prestigieuse, aussi imposante que notre ambassade », a souligné tout fièrement le Camarade Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO.

Le ministre a saisi l’occasion pour encourager le personnel de l’ambassade qui, avec engagement et responsabilité, accomplie la mission qui leur a été confiée par la mère Patrie.

A l’issue de la visite à l’ambassade, le ministre de la culture accompagné par l’ambassadeur Cyrille GANOU/BADOLO est allé présenter ses civilités à Monsieur Paolo Emilio MARCHIONNE, président de la Municipalité de l’arrondissement n°3 de Rome, qui abrite le parc Thomas SANKARA.

Une prise de contact qui a permis au ministre OUEDRAOGO de traduire la reconnaissance du Burkina Faso aux autorités italiennes, pour le choix porté sur le Capitaine Thomas SANKARA au regard de son combat contre l’injustice et les inégalités.

De la municipalité de l’arrondissement 3, le porte-parole du gouvernement s’est rendu au parc Thomas SANKARA pour constater l’état des préparatifs de l’évènement ‘’SANKARA, l’Echos du monde’’, organiser par le gouvernement burkinabè à travers le comité international mémorial Thomas SANKARA.

Là encore, le ministre porte-parole du gouvernement dit être satisfait de l’engagement des burkinabè sur place et venus du pays pour la réussite de la journée d’hommage qui se tiendra sur toute la journée de ce samedi 24 octobre 2026, à travers notamment une conférence publique, une prestation de l’orchestre de la Présidence du Faso et une dégustation de mets nationaux, au parc dédié au héros national, le Capitaine Thomas SANKARA.

DCRP/MAE

Forum sur la gouvernance mondiale 2026 (Xiongan) : confiance et coopération pour un monde apaisé

La Chine accueille du 23 au 25 octobre le Forum sur la gouvernance mondiale 2026 (Xiongan), situé à une centaine de km de Beijing, dans la province du Hebei. Organisée par l’Institut des affaires étrangères du peuple chinois (IAEPC), cette rencontre importante, qui va réunir 180 participants de 90 pays et 180 délégués chinois, s’inscrit dans le sillage de la promotion des objectifs de l’initiative pour la gouvernance mondiale (IGM) proposée par la Chine en septembre 2025. « Rétablir la confiance et la coopération: réformer et améliorer la gouvernance mondiale dans un monde en mutation » est le thème autour duquel vont échanger les participants pendant trois jours.

Le thème trouve sa justification dans l’état actuel de la gouvernance mondiale marqué par des conflits régionaux, un piétinement du droit international, une résurgence de la loi du plus fort et une remise en cause de l’ordre international d’après-guerre. L’humanité est fragmentée entre des contradictions qui fragilisent la gouvernance mondiale. Il faut parer au plus vite en sortant des logiques hégémoniques, belliqueuses et de la prévalence des intérêts égoïstes. C’est dans cette perspective que la Chine a proposé l’IGM afin de donner un nouveau souffle plus inclusif à la marche du monde.

Faut-il le rappeler, l’IGM formule, entre autres objectifs, l’égalité souveraine de tous les pays à décider d’eux-mêmes, le respect du droit international, la promotion du multilatéralisme, la primauté des peuples, la prise d’actions concrètes en faveur du développement et du bien-être des populations. Le rendez-vous de Xiongan se présente comme un prolongement de la réflexion autour de cette initiative afin de mieux innerver ses nobles objectifs. De ce fait, il importe de rétablir la confiance entre les nations pour affronter les défis communs de l’humanité dans la solidarité. Il faut se convaincre que les murs de la confiance se sont lézardés ces dernières années entre les pays à travers le monde, toute chose qui a littéralement affecté la gouvernance mondiale. Or sans un minimum de confiance, il serait vain d’agir en toute solidarité et dans une compréhension mutuelle face aux préoccupations de l’humanité.

Au-delà des divergences qui peuvent exister entre les nations, il faut accepter l’évidence que le monde partage une communauté de défis qui sont à la fois liés au développement, aux échanges humains, économiques et commerciaux, au changement climatique, à la recherche de la paix et à la gouvernance de l’intelligence artificielle. C’est dans un climat de confiance mutuelle que toutes les parties peuvent collaborer afin de trouver les solutions appropriées à ces préoccupations communes. Et la confiance est un préalable à toute coopération fructueuse, inclusive et respectueuse des intérêts de tous.

L’avenir de l’humanité est dans la coopération. Aucune nation, aussi puissante soit-elle, ne peut se développer en autarcie. C’est à travers une coopération empreinte de respect et de compréhension mutuelle que la gouvernance mondiale saura être au service de la paix et du développement. Les postures hégémoniques et les décisions unilatérales sont contre-productives à la bonne marche de l’humanité. Seule l’alternative d’une communauté d’avenir partagé pour l’humanité est propice au maintien d’un ordre international inclusif et multipolaire. Les vieux réflexes qui consistent à vouloir dicter une voie unilatérale à la gouvernance mondiale ont montré leurs limites. Partout où l’argument de l’arbitraire a voulu prévaloir au mépris du droit, l’on a récolté des revers préjudiciables à la paix. Une humanité résolument tournée vers le futur est celle qui privilégie la confiance, le dialogue et la coopération.

La réforme et l’amélioration de la gouvernance mondiale impliquent une large concertation qui pourrait ouvrir les chemins d’une gouvernance mondiale inclusive et multipolaire. Le Forum sur la gouvernance mondiale 2026 (Xiongan) se propose comme un laboratoire d’idées et de propositions idoines pour irriguer la gouvernance mondiale axée sur une coopération au service de la paix et du développement. Ce rendez-vous, qui réunit des compétences issues des milieux politiques, universitaires, économiques, médiatiques et de la jeunesse du monde entier, propose, en plus de sa séance plénière, 22 discussions thématiques/tables rondes en cinq sessions parallèles. Les préoccupations inhérentes à la gouvernance mondiale, le maintien du système international centré sur les Nations Unies, le consensus sur l’accélération du développement, la réforme des systèmes économiques et financiers, la gouvernance de l’intelligence artificielle, du cyberespace et le dialogue entre les civilisations feront l’objet d’échanges au cours de ce Forum.

Cette rencontre qui concentre autant de sujets est la preuve que l’avenir d’un monde apaisé, multipolaire retient l’attention de tous. Formulons le vœu que de ces échanges sortent des propositions concrètes qui pourront injecter une nouvelle énergie à la gouvernance mondiale qui est à la croisée des chemins. Des cadres de réflexion comme le Forum sur la gouvernance mondiale 2026 (Xiongan) méritent d’être soutenus pour bâtir une humanité qui dialogue en toute fraternité et égalité. Osons espérer que les conclusions des travaux du Forum trouveront également un écho favorable auprès des décideurs politiques.

Comme le président chinois, Xi Jinping, l’a mentionné dans son message au Forum sur la gouvernance mondiale 2026 (Xiongan), l’IGM a été proposée dans l’objectif de promouvoir la mise en place d’un système de gouvernance mondiale plus juste et plus raisonnable, et de construire un monde meilleur. Tout en réitérant la volonté de la Chine d’œuvrer avec toutes les parties pour mettre en pratique la vision d’une gouvernance mondiale fondée sur la consultation, il a appelé à la construction conjointe et au partage, à rassembler nos forces avec confiance, à résoudre les difficultés par la coopération. En clair, il faut promouvoir la mise en œuvre de l’IGM pour insuffler davantage de certitude et d’énergie positive dans un monde marqué par les bouleversements et les troubles, et avancer main dans la main vers une communauté de destin pour l’humanité.

Karim BADOLO

CGTN Français

Xi Jinping appelle à de nouvelles réalisations dans le cadre de la nouvelle Longue Marche

La Chine a organisé jeudi à Beijing un rassemblement pour commémorer le 90e anniversaire de la victoire de la Longue Marche de l’Armée rouge. Le président chinois Xi Jinping, également secrétaire général du Comité central du Parti communiste chinois (PCC) et président de la Commission militaire centrale, a participé à ce rassemblement et prononcé un discours important.

« Ce n’est qu’en gardant l’histoire à l’esprit que nous pourrons bâtir un avenir meilleur », a déclaré M. Xi. Il a appelé l’ensemble du Parti, l’ensemble des forces armées et le peuple chinois de toutes les ethnies à se rallier plus étroitement autour du Comité central du Parti, faire rayonner le grand esprit de la Longue Marche, poursuivre résolument leur marche en avant et s’efforcer de faire avancer la grande cause inaugurée par les révolutionnaires de la génération précédente, afin de créer de nouvelles réalisations dans le cadre de la nouvelle Longue Marche.

Synthèse de Nadège YAMEOGO

Source: CGTN Français

Coupe du Faso multisport 2026 : Ouagadougou accueille les premières finales du 24 au 25 octobre

La directrice générale des Sports et des Loisirs, Valérie Badolo, née Tapsoba, a animé, le mercredi 21 octobre 2026 au stade du 4-Août à Ouagadougou, une conférence de presse consacrée à la première édition de la Coupe du Faso multisport, en compagnie de ses collaborateurs du ministère des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi. A cette occasion, elle a présenté les grandes orientations de cette compétition qui a concerné 11 disciplines sportives, avec des phases finales programmées les 24 et 25 octobre 2026. Le coût global de l’organisation a été estimé à 100 millions de FCFA.

Le sport burkinabè a franchi une nouvelle étape avec l’élargissement de la Coupe du Faso à d’autres disciplines que le football. Pour cette première édition, 11 fédérations ont été retenues, notamment celles de l’athlétisme, des sports pour personnes handicapées, du volleyball, du handball, du rugby, de la lutte, de la boxe, de la pétanque, du karaté-do, du taekwondo et du cyclisme.

A travers cette initiative, le ministère chargé des Sports a affiché son ambition de diversifier l’offre sportive nationale, de détecter de nouveaux talents et d’améliorer la préparation des athlètes. Le projet a également visé à renforcer la visibilité des disciplines concernées, à promouvoir l’équité sportive et à consolider la cohésion sociale.

Interrogé sur le choix des 11 disciplines, le représentant du ministère a expliqué que la sélection s’était appuyée sur plusieurs critères. Il a notamment cité les performances sportives, la gouvernance des instances dirigeantes, la couverture du territoire national, les capacités organisationnelles et le niveau d’inclusion au sein des fédérations.

Cette sélection s’est inscrite dans le cadre d’un processus de catégorisation des fédérations, qui n’a pas consisté à établir un classement du premier au dernier, mais à apprécier leurs performances et leurs capacités de fonctionnement.

Le ministère a également indiqué que cette première phase pourrait s’étendre à d’autres disciplines lors des prochaines éditions, en fonction des résultats obtenus, des ressources disponibles et des capacités organisationnelles des fédérations.

La question du financement a occupé une place importante dans les échanges avec les journalistes. Le coût de cette première édition a été évalué à 100 millions de FCFA, répartis entre les onze fédérations retenues pour assurer l’organisation des compétitions.

Face aux préoccupations relatives aux difficultés financières rencontrées par certaines fédérations et au niveau des primes accordées aux athlètes, le ministère a assuré avoir pris des dispositions pour mettre les ressources nécessaires à leur disposition.

Les fédérations ont également été invitées à proposer une répartition des primes consacrant au minimum 50 % de l’enveloppe reçue à cette rubrique. Selon les explications fournies à la presse, les propositions ont été transmises au ministère, qui a affirmé suivre leur mise en œuvre. Les récompenses ont été annoncées sous forme de médailles et de primes en numéraire.

Les phases finales ont été programmées à Ouagadougou les 24 et 25 octobre 2026. Le ministère a justifié ce choix par le caractère expérimental de cette première édition et par les ressources financières disponibles. L’objectif a été de tirer les enseignements de cette première expérience avant d’envisager une délocalisation de certaines finales dans les régions lors des prochaines éditions.

Le calendrier a également tenu compte des contraintes scolaires et du programme sportif national, particulièrement chargé cette année. Après des échanges avec les fédérations, les organisateurs ont retenu cette période, qui a précédé le Tour du Faso.

Le ministère a précisé que les compétitions avaient débuté dès le 20 octobre pour certaines disciplines, tandis que les phases finales ont été concentrées sur les 24 et 25 octobre. Les sites de compétition ont été désignés par les fédérations et les programmes ont été regroupés dans un calendrier commun. Les responsables du département ont annoncé leur présence sur les différents sites afin d’accompagner le déroulement des finales.

Au cours de la conférence de presse, le ministère a insisté sur le rôle central des fédérations dans la mise en œuvre de cette initiative. Celles-ci ont participé aux réunions préparatoires et aux discussions relatives aux modalités d’organisation des compétitions.

Présentées comme les principaux acteurs techniques sur le terrain, elles ont été chargées de contribuer au bon déroulement des épreuves, sous le suivi du ministère. Les organisateurs ont également appelé à une bonne coordination entre les différents intervenants, au respect des règles et à la promotion du fair-play.

Pengdwendé Achille OUEDRAOGO

Coopération bilatérale : la République Tchèque souhaite consolider ses relations avec le Burkina Faso

Le Camarade ministre des Affaires étrangères a reçu en audience l’envoyé spéciale de la République Tchèque pour le Sahel, S.E. Madame Štěpánka LITECKÁ, dans la soirée du 22 octobre 2026. Les échanges ont porté sur le renforcement des relations entre Ouagadougou et Prague d’une part et entre la République Tchèque et la Confédération des Etats du Sahel d’autre part.
A travers son déplacement à Ouagadougou, la diplomate tchèque dit vouloir des échanges directs avec le ministre des Affaires étrangères, en vue de mieux comprendre la vision de notre pays en matière de coopération, et ainsi bâtir des relations de qualité, pragmatiques et bénéfiques pour chaque partie.

Le Camarade Karamoko Jean Marie TRAORE a indiqué que le pragmatisme est ce que le Burkina Faso souhaite désormais dans la collaboration avec les partenaires.

Pour lui, le Burkina Faso reste ouvert pour coopérer avec des partenaires qui utilisent une grille de lecture juste et objective pour comprendre notre contexte, avec des approches qui s’alignent sur nos priorités et non des approches à l’ancienne, faites d’injonctions de la part de certains partenaires.

« Les partenaires doivent comprendre que dans la dynamique actuelle, les Africains ne vont plus accepter d’être sur le banc de touche alors que le terrain de jeu leur appartient et qu’ils peuvent bien jouer.C’est ce message que nous voulons faire passer et nous sommes disposés et disponibles pour coopérer avec les partenaires qui comprennent cela », a soutenu le Camarade Karamoko Jean Marie TRAORE.

Les autres points d’échanges ont porté sur les domaines qui peuvent intéresser le Burkina Faso et la République Tchèque dans leur coopération, tels que l’économie et les échanges commerciaux, ainsi que la promotion de la jeunesse à travers des projets structurants.
« Nous voulons relancer notre partenariat avec le Burkina Faso dans des secteurs d’intérêt partagé et sans aucune considération géopolitique », a précisé l’envoyé spéciale de la République Tchèque pour le Sahel.


Le Camarade ministre des Affaires étrangères a salué cette vision et a invité la République Tchèque à tirer leçon des échecs de certains partenaires, pour tisser des relations de confiance et de sincérité avec le pays des Hommes intègres.

Les deux personnalités ont relevé la nécessité de mettre en place des cadres de concertations bilatérales pour des échanges approfondis qui permettront de donner de la solidité à la coopération.

Le sujet sur les rapports entre le Burkina Faso et l’Union Européenne a également été abordé pendant les échanges, et S.E. Madame Štěpánka LITECKÁ de confier que la majorité des envoyés spéciaux des pays de l’UE pour le Sahel, comprennent désormais la vision du Burkina Faso de la Confédération AES en matière de relations internationales.

DCRP/MAE