Conférences régionales du gouvernement : le premier ministre échange avec les forces vives du Yaadga

Dans le cadre du lancement des conférences régionales du gouvernement, le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a échangé à bâtons rompus avec les forces vives de la région de Yaadga, samedi 18 avril 2026 à Ouahigouya.

En allant à la rencontre des forces vives de la région de Yaadga le samedi 18 avril 2026, dans le cadre des conférences régionales du gouvernement, les membres du gouvernement ne se sont pas contentés de présenter les résultats engrangés durant les trois années de gouvernance du Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration (MPSR) II. Ils se sont également livrés à un véritable exercice de dialogue avec la population. Les différentes composantes de la société ont exposé leurs préoccupations et fait des propositions dans l’optique d’améliorer l’action publique.

De façon générale, les représentants des différentes couches socioprofessionnelles ont salué les efforts du gouvernement, exprimant leur satisfaction face aux résultats engrangés. Ils ont toutefois soulevé quelques préoccupations liées notamment à la disponibilité de l’eau potable en période de forte chaleur, l’accès aux financements pour les femmes et les jeunes ainsi que le bitumage de certaines routes comme l’axe Ouahigouya-Tougan et Ouaga-Gourcy.

Le premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a rassuré les forces vives de la région de Yaadga que toutes leurs..doléances…….. sont prises en compte par le gouvernement. Il a évoqué notamment l’acquisition de matériels de forage pour les opérations de curage de barrages et l’exploration des eaux souterraines en vue de faire face aux pénuries d’eau. Il a également fait cas de la mise en œuvre des Initiatives présidentielles pour la réalisation et la réhabilitation des routes. Le chef du gouvernement a souligné pour les jeunes, de s’approprier les différentes initiatives engagées par le gouvernement dans le cadre de la Révolution progressiste populaire.

« Chacun peut apporter sa contribution »

La parole a, par la suite, été donnée aux différents ministres afin de répondre à certaines préoccupations spécifiques en lien avec leurs départements.

Le chef du gouvernement a invité les jeunes à s’approprier les différentes initiatives engagées par le gouvernement.

Sur le plan sécuritaire, les forces vives, tout en saluant les grandes avancées enregistrées par les Forces de défense et de sécurité (FDS) ont plaidé pour un renforcement des actions afin de bouter complètement l’insécurité hors de la région. En réponse, le ministre de la Guerre et de la Défense patriotique, le général de division Célestin Simporé, a appelé à un esprit de résilience de la population. « Les FDS sont engagées pour protéger les populations, souvent au péril de leur vie. Leur mission est de servir la Nation et d’assurer la sécurité de tous.

Ce combat n’est pas seulement le leur, mais celui de toute la Nation », a-t-il estimé. Il a, par ailleurs, appelé les populations à se départir des discours qui fragilisent les efforts en cours. « Les critiques sont légitimes, mais elles doivent être constructives. Chacun peut apporter sa contribution à travers des propositions concrètes afin d’aller ensemble vers la victoire », a-t-il déclaré. Dans le domaine de la Santé, le ministre Robert Lucien Jean Claude Kargougou, a rassuré que des réformes sont engagées dans le but de renforcer l’efficacité du système de santé. « Les discussions en cours visent à impliquer davantage les médecins, les districts sanitaires et les équipes administratives afin d’améliorer la prise en charge des populations », a-t-il indiqué.

Réhabiliter les maisons des jeunes

Elève à l’Ecole nationale de santé publique (ENSP) de Ouahigouya, Guy Christian Sourgou, a exprimé un pincement au cœur de ne pouvoir prendre part à l’immersion patriotique. Il a eu l’assurance auprès du ministre de la Santé qu’un plan d’immersion patriotique est en train d’être peaufiné au sein de son département auquel les apprenants des différentes écoles de santé seront intégrés.

En matière d’éducation, le ministre de l’Enseignement de base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales, Jacques Sosthène Dingara, a noté que l’école seule ne suffit pas pour assurer l’éducation complète des enfants. « L’éducation commence à la maison. C’est là que l’enfant apprend les limites, le respect et les valeurs fondamentales. L’école vient en complément pour renforcer ces acquis. Ensemble, nous devons inculquer aux enfants le sens du respect, de la discipline et de la responsabilité », a-t-il soutenu.

Face à une sollicitation du représentant des élèves et étudiants, Guy Christian Sourgou, d’organiser des incursions touristiques à leur profit, le ministre Dinagara a noté qu’un programme bien encadré est déjà à l’ordre du jour. Il s’agit, a-t-il dit, du mois culturel et civique, prévu du 15 juin au 15 juillet 2026, durant lequel des visites historiques seront organisées afin de permettre aux élèves de mieux connaître leur histoire et leur identité culturelle. Durant cette période, a précisé Jacques Sosthène Dingara, les élèves ne se limiteront pas aux apprentissages classiques, mais seront également formés à la citoyenneté, à la connaissance des traditions locales et le vivre-ensemble.

Dans la dynamique de renforcer de l’élan patriotique des jeunes, le ministre de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a noté qu’une réforme est en cours afin de relancer les maisons des jeunes dans les différentes régions. « Ces maisons ont été créées sous la Révolution mais malheureusement elles n’existent plus. Nous allons les réhabiliter et apporter un contenu adapté à la vision actuelle », s’est engagé le porte-parole du gouvernement.

Nadège YAMEOGO

Présidence du Faso: Un tournoi de football inter-services pour renforcer les liens sociaux

 

La Présidence du Faso a organisé, le jeudi 16 avril 2026 à Ouagadougou, un tournoi de football inter-services pour raffermir les liens sociaux et professionnels entre les agents. Initiée autour du thème « Sport et patriotisme : des agents engagés pour un Burkina Faso prospère », cette première édition a été remportée aux tirs au but (1#0), par l’équipe 7 (Garde républicaine, Agence burkinabè de l’énergie Atomique) qui a croisé en finale l’équipe 6 (Direction de la communication et des relations publiques, Autorité nationale de coordination du foncier, État-major particulier).

Le coup d’envoi de cette première édition du tournoi de football inter-services de la Présidence du Faso a été donné par la Ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, Mme Annick Lydie Djouma PIKBOUGOUM, présidente du tournoi.

Ce tournoi est placé sous la présidence de la Ministre chargée des Sports Mme Annick Pikbougoum

Pour le président du comité d’organisation, le Ministre Conseiller spécial du Président du Faso, M. Isidore TIEMTORÉ, cette compétition est un « cadre de rencontre entre le personnel civil et militaire, hors des bureaux pour fraterniser par le sport. Elle permet de déstresser, de décompresser, de se décontracter ».

Le président du comité d’organisation, le Ministre Conseiller spécial du Président du Faso, M. Isidore TIEMTORÉ, donne rendez-vous en fin novembre pour la 2e édition

La trentaine de structures que compte la Présidence du Faso a été organisée en 8 équipes pour se mesurer en 2x20mn dans un jeu à 7 contre 7, en présence des premiers responsable et un public mobilisé pour la circonstance.

Le patron du tournoi, le Ministre Directeur de Cabinet du Président du Faso, le Capitaine Martha Céleste Anderson MEDAH affirme avoir observé des agents engagés sur le terrain, avec beaucoup de fraternité, de bonne humeur et de sourire.

Le patron du tournoi, le Ministre Directeur de Cabinet du Président du Faso, le Capitaine Martha Céleste Anderson Dekomwin MEDAH remettant le trophée à l’équipe victorieuse de la compétition

« Nous espérons encourager davantage ce genre d’initiatives de cohésion, pour que les agents de la Présidence du Faso puissent se brasser et avoir des résultats significatifs dans le travail, car c’est dans la fraternité et dans la cohésion que nous pouvons travailler ensemble. », souligne-t-il.

 

Le Parrain du tournoi, M. Charles KABORÉ, Ambassadeur pour le sport, a dans le même élan loué l’initiative. « Tous les services de la Présidence du Faso réunis, cela nous permet de nous frotter et c’est ce qui amène la cohésion et le bon climat de travail. Parce qu’on est dans le même service, souvent on ne se connait pas, on ne se voit pas », soutient-il.

Direction de la communication de la Présidence du Faso

5e étape et clôture du Tour féminin Yennenga: Awa Bamogo entre dans l’histoire, le Nigeria s’offre le bouquet final

Le rideau est tombé ce samedi 18 avril 2026 sur la première édition du Tour féminin Yennenga. Au terme d’un circuit fermé haletant sur le boulevard de la Révolution à Bobo-Dioulasso, la Nigériane Osaretin Grace Godwin a remporté la dernière étape, tandis que la Burkinabè Awa Bamogo a été officiellement sacrée grande championne de ce tour historique.

Le top départ de cette ultime joute a été donné à 7h 07. Les coureuses devaient couvrir 10 tours d’un circuit de 5,59 km, soit une distance totale de 55,90 km. Dès le premier tour, bouclé en 9 minutes 27 secondes (35,550 km/h), le ton était donné. La bataille pour les points chauds a cependant été l’affaire du duo de tête burkinabè. Lamoussa Zoungrana a exercé une domination sans partage sur les sprints intermédiaires du jour. Elle a enlevé les trois points chauds prévus aux 4e, 6e et 8e tours. À chaque passage, elle a devancé sa coéquipière Awa Bamogo, tandis que les Nigérianes Grace Ayuba, Osaretin Grace Godwin et Divine Ogbe se sont relayées pour la troisième place. La course a basculé au 5e tour lorsqu’un groupe de cinq coureuses s’est détaché, établissant un écart de 42 secondes sur le peloton. Dans le dernier tour, l’intensité est montée d’un cran : Awa Bamogo et la Nigériane Osaretin Grace Godwin se sont échappées de ce groupe de tête pour s’offrir un duel final, laissant le peloton à 52 secondes derrière. Ce dernier s’est d’ailleurs disloqué, laissant les représentantes du Burundi, du Cameroun et du Mali esseulées à l’arrière. Sur la ligne d’arrivée, la Nigériane Osaretin Grace Godwin a fait parler sa pointe de vitesse pour remporter cette 5e étape en 1 heure 39 minutes 31 secondes (moyenne de 33,763 km/h). Mais l’essentiel était ailleurs pour le camp burkinabè : en terminant dans la roue de sa rivale, Awa Bamogo a scellé sa victoire finale au classement général. La championne burkinabè boucle les cinq étapes de ce tour en 8 heures 55 minutes 16 secondes. Au décompte final, elle devance sa dauphine Lamoussa Zoungrana de 22 secondes et la Nigériane Osaretin Grace Godwin de 3 minutes 36 secondes. Le bilan est exceptionnel pour les Étalons cyclistes. Awa Bamogo conserve le prestigieux maillot « Liouli-Péndé » (leader au temps) ainsi que le maillot vert (classement aux points). Lamoussa Zoungrana, grâce à sa moisson du jour, repart avec le maillot rose de leader des sprints intermédiaires. La Nigériane Osaretin Grace Godwin ne rentre pas les mains vides, puisqu’elle s’empare du maillot de meilleure jeune. Au classement général par équipe, le Burkina Faso monte sur la plus haute marche du podium, suivi du Nigeria et de l’équipe burkinabè Guimbi Ouattara. Le Cameroun, le Burundi et le Mali ferment la marche de cette compétition qui aura tenu toutes ses promesses en termes de cohésion sociale et de promotion du sport féminin.

Pengdwendé Achille OUEDRAOGO

𝐌𝐨𝐢𝐬 𝐝𝐮 𝐩𝐚𝐭𝐫𝐢𝐦𝐨𝐢𝐧𝐞 𝐛𝐮𝐫𝐤𝐢𝐧𝐚𝐛è: 𝐥𝐞 𝐏𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞𝐫 𝐦𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐞 𝐥𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐥𝐚 𝟒ᵉ é𝐝𝐢𝐭𝐢𝐨𝐧 à 𝐎𝐮𝐚𝐡𝐢𝐠𝐨𝐮𝐲𝐚

Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, représentant le Président du Faso, Chef de l’État, a procédé, ce 17 avril 2026, à la Place de la Révolution de Ouahigouya, au lancement officiel de la 4ᵉ édition du Mois du patrimoine burkinabè.La cérémonie a enregistré la présence de plusieurs membres du Gouvernement, des autorités administratives, coutumières et religieuses, ainsi qu’une forte mobilisation des populations. Placée sous le thème « Patrimoine et diversité culturelle : engagement, rôles et responsabilités des acteurs », cette édition se veut un cadre de mobilisation nationale en faveur de la sauvegarde et de la valorisation du patrimoine culturel.

Prenant la parole à cette occasion, le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a souligné la portée symbolique de cette célébration. « Cette célébration en est la plus belle expression, d’autant plus qu’elle intervient au moment où nous commémorons avec ferveur l’anniversaire de la proclamation de la Révolution progressiste populaire, une révolution qui s’inspire de nos valeurs traditionnelles ancestrales », a déclaré Pingdwendé Gilbert Ouédraogo.

Poursuivant son propos, le ministre a indiqué que la célébration du mois du patrimoine, du 17 avril au 18 mai 2026, est une occasion de plus pour inviter les Burkinabè des villes et des campagnes à la découverte de nos merveilles. « Des ateliers de formation au métier du patrimoine seront organisés parce que la transmission passe aussi par l’employabilité des jeunes. Le temps fort du 15 mai, consacré journée des coutumes et traditions, constituera un moment unique où la nation tout entière replongera en ses racines sans complexe et sans remords, parce que la modernité n’est pas incompatible avec l’héritage ancestral. »

À cette occasion, le Premier ministre a donné lecture du message de Son Excellence le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré. Dans son adresse, le Chef de l’État a mis en exergue l’importance stratégique du patrimoine culturel dans la construction nationale.« Le patrimoine culturel constitue le socle de notre identité et le ciment de notre cohésion nationale », a-t-il affirmé.

Le Président du Faso a également expliqué que le choix de la ville de Ouahigouya pour abriter cette édition n’est pas fortuit. « Il traduit notre volonté de faire du patrimoine culturel une véritable boussole pour les générations présentes et futures », a-t-il indiqué.Le Chef de l’État a, en outre, appelé l’ensemble des Burkinabè à une mobilisation collective pour la sauvegarde de l’héritage culturel national.La cérémonie a également été marquée par la désignation d’ambassadeurs du patrimoine culturel burkinabè. Investis pour un mandat d’un an, ces ambassadeurs auront pour mission de promouvoir la richesse culturelle du Burkina Faso aux plans national et international.

Autre temps fort de cette cérémonie, vingt-et-un Trésors humains vivants, issus des différentes régions du Burkina Faso, ont été officiellement installés. Dépositaires de savoirs et de savoir-faire endogènes, ils jouent un rôle essentiel dans la transmission des valeurs culturelles. En reconnaissance de leur contribution exceptionnelle, ils ont été décorés au rang de Chevalier de l’Ordre de l’Étalon.S’adressant à ces personnalités, le Président du Faso les a exhortées à poursuivre leur mission avec engagement. « Je vous encourage à poursuivre avec engagement votre mission de préservation et de transmission des savoirs et savoir-faire », a-t-il déclaré.

À travers cette 4ᵉ édition du Mois du patrimoine burkinabè, le Gouvernement réaffirme sa volonté de faire de la culture un levier stratégique de développement, de cohésion sociale et de rayonnement international.Le message présidentiel a insisté sur la portée de cet engagement. « Le combat pour la préservation de notre patrimoine culturel est celui de l’affirmation de notre souveraineté et de notre vivre-ensemble. » À ce titre, le Président du Faso a invité l’ensemble des acteurs concernés à s’impliquer activement dans les activités programmées sur toute l’étendue du territoire national, notamment les institutions publiques, les collectivités territoriales, les autorités coutumières, les organisations de la société civile, les jeunes et les femmes.

DCRP/Primature

Formalisation des activités de démarcheurs : La décision gouvernementale saluée à Dédougou

Le gouvernement du Burkina Faso a décidé de mettre un terme à l’exercice informel de l’activité de démarchage en adoptant, le 8 avril 2026, un arrêté interministériel règlementant désormais ce secteur d’activités. Cette mesure est fort appréciée par le responsable de l’Agence immobilière « Mane-neré », Adama Romba. Celui que nous avons rencontré, le lundi 13 avril 2026 à Dédougou, estime que la décision « va mettre de l’ordre dans le milieu ».

Clap de fin pour les commissions liées au démarchage en matière de bail d’habitation privée fixées unilatéralement par les démarcheurs. Le gouvernement burkinabé en a ainsi donné le ton en rendant public, le 8 avril dernier, un décret interministériel signé des ministres chargés de la l’Administration territoriale, de la Constriction de la Patrie, de l’Economie et de la Sécurité pour règlementer le milieu et mettre fin à l’exercice informel de l’activité de démarchage. Le responsable de l’agence immobilière « Mane-neré », Adama Romba, salue à sa juste valeur cette décision gouvernementale. « C’est une décision mûrie et que nous attendions de pied ferme ». Car, « le secteur est désorganisé et fourré de gens qui escroquent les populations de jour comme de nuit », a-t-il dépeint.

Le responsable d’agence est convaincu qu’avec cette décision, l’Etat reconnait le démarchage comme une profession qui sera suivie et encadrée. Cela, dit-il, y va de l’intérêt des populations et du pays. « Nous sommes à peu près plus de 57 400 démarcheurs au Burkina Faso », a révélé M. Romba. Il a évalué à au moins un milliard de FCFA de manne financière à mobiliser pour le budget de l’Etat si chaque démarcheur débourse la somme de 25 000 FCFA pour l’acquisition de sa carte professionnelle. Ces ressources, l’Etat en a besoin pour la contribution à l’effort de paix et aussi pour accompagner les actions de développement, a-t-il expliqué.

Au niveau sécuritaire, il présente l’arrêté interministériel comme une importante avancée. « Elle va permettre d’identifier et de localiser les bailleurs et les locataires dans cette opération. En cas de problème, le démarcheur, le locataire et le bailleur pourront être facilement interpellés », a-t-il confié.

Rendre saisissables les démarcheurs

Estimant néanmoins que la mesure peut être perfectionnée, Adama Romba a émis des suggestions. En effet, il souhaite que le ministère en charge de l’Administration territoriale définisse la zone d’intervention de chaque démarcheur à partir de la carte professionnelle. « Cette délimitation peut être communale, provinciale, régionale ou nationale en fonction de ce qui va être imposé comme impôt de prestation », a-t-il précisé. Il suggère que soient intégrées dans la composition des dossiers, des taxes de résidence. A cela s’ajoute l’établissement d’un certificat de moralité par la police moyennant une somme de 10 000 FCFA pour, dit-il, éviter que le démarchage ne devienne un refuge pour toute sorte de personne. Dans le cas de la commission, notre interlocuteur propose qu’une notification soit clairement élaborée et qu’au moment de la remise de la carte professionnelle, elle soit présentée et expliquée au démarcheur dans une langue qu’il maitrise le mieux.

Adama Romba nourrit le secret espoir que cette prise de décision mettra définitivement fin à ce qu’il considère comme de la concurrence déloyale qui existe entre les démarcheurs légalement reconnus et ceux qui exerçaient dans l’informel. A l’en croire, les premiers sont reconnus et s’acquittent des impôts pendant que les seconds, eux, ne font qu’empocher l’argent tout en étant insaisissables par l’Etat. « Pourtant, ils profitent mieux que ceux qui sont dans le formel », a-t-il décrié avant de saluer l’engagement des autorités à mettre de l’ordre dans ce secteur.

Yacouba BELEM

4e étape du Tour féminin Yennenga / Kokologo-Koudougou: un podium aux couleurs du Boulkiemdé à l’arrivée

 

Le Tour féminin Yennenga a posé ses valises à Koudougou ce vendredi 17 avril 2026. Au terme d’une étape de 62,87 km courue à vive allure, Rose Elvine Yaméogo s’est imposée devant un public acquis à sa cause, menant un podium exclusivement composé de filles originaires de la région hôte.

C’est un peloton au complet qui s’est élancé ce matin à 8h 33 depuis Kokologo pour rejoindre la « cité du cavalier rouge ». Les 23 coureuses engagées étaient toutes présentes sur la ligne de départ pour affronter cette 4e étape qui ne proposait qu’un seul sprint intermédiaire, situé à Poa. Dès les premiers coups de pédale, le peloton est resté très compact. A l’approche de Poa, les hostilités ont été lancées pour le point chaud et c’est Lamoussa Zoungrana qui s’est montrée la plus véloce, franchissant la ligne devant la porteuse du maillot de leader, Awa Bamogo, et Adèle Guissou. La situation de course n’a guère évolué jusqu’à l’entrée dans la ville de Koudougou, à moins de 10 km de l’arrivée. A 4 km de la ligne finale, un groupe de cinq coureuses a réussi à fausser compagnie au reste du peloton, creusant un écart de 40 secondes. Dans un final électrique, Rose Elvine Yaméogo a surgi pour arracher la victoire devant Samiratou Zongo de l’équipe Guimbi Ouattara et son équipière Adèle Guissou. Ce trio gagnant, entièrement composé de cyclistes originaires de la région, a offert un spectacle symbolique fort. La distance a été bouclée en 1 heure 47 minutes et 31 secondes, avec une vitesse moyenne de 36,719 km/h. Au classement général, l’opération reste positive pour Awa Bamogo qui conserve son maillot Liouli-Péndé de leader. Elle compte désormais 12 secondes d’avance sur Lamoussa Zoungrana et 3 minutes 31 secondes sur la Nigérienne Osaretin Grace Godwin. Si Awa Bamogo garde également le maillot vert (leader du général classement aux points), il y a du changement pour le maillot rose. Lamoussa Zoungrana récupère la tunique de leader du classement général des sprints intermédiaires. Demain samedi, le tour disputera sa 5e et dernière étape sur le boulevard de la Révolution en circuit fermé, pour une distance totale de 55,9 km, avant le grand prix Yennenga dimanche 19 avril sur le boulevard Tomas Isidore Noël Sankara.

Pengdwendé Achille OUEDRAOGO

 

Sésame au Burkina Faso : une thèse ouvre la voie à une lutte écologique contre les maladies fongiques

 

Le nouveau docteur, avec une mention très honorable, SOALLA Wendolian Romain propose, à travers ses travaux, des solutions innovantes et durables pour améliorer la production du sésame, une culture stratégique pour l’économie burkinabè.

Le Burkina Faso pourrait franchir un cap important dans la production du sésame grâce aux résultats d’une récente thèse de doctorat soutenue à l’Université Joseph KI-ZERBO. Mené par SOALLA Wendolian Romain en Sciences biologiques appliquées, cette recherche met en lumière l’ampleur des maladies fongiques qui affectent cette culture de rente, tout en proposant des alternatives écologiques pour y faire face.

Considéré comme une source majeure de revenus pour les producteurs et un levier d’exportation pour le pays, le sésame reste confronté à de faibles rendements. En moyenne, les producteurs obtiennent environ 475 kg à l’hectare, loin du potentiel estimé entre 1500 et 2500 kg. En cause : la pression des maladies fongiques, qui constitue l’un des principaux freins à la productivité.

Dr SOALLA Wendolian Romain propose, à travers ses travaux, des solutions innovantes et durables pour améliorer la production du sésame au Burkina Faso

Pour mieux comprendre ce phénomène, le chercheur a procédé à l’analyse de 149 échantillons de plants malades collectés dans les différentes zones agro-climatiques du Burkina Faso. Les résultats ont permis d’identifier 16 genres de champignons, dont les plus fréquents sont Macrophomina, Cercospora, Fusarium, Phoma et Colletotrichum. (les  champignons des micro-organismes qui rendent malade les plantes). Certains, comme Macrophomina, sont présents dans presque toutes les zones étudiées.

Grâce à des techniques de biologie moléculaire, 25 espèces de champignons ont été formellement identifiées. Parmi elles figurent des agents pathogènes particulièrement agressifs, responsables de symptômes tels que les taches foliaires, les pourritures des tiges et des racines ou encore le flétrissement des plants. Ces maladies réduisent fortement les rendements et compromettent la qualité de la production.

Mais au-delà du constat, la thèse propose des pistes concrètes de solution. L’une des approches privilégiées repose sur l’identification de variétés de sésame résistantes aux principales maladies, notamment la cercosporiose et la pourriture cendrée. Des tests de criblage ont permis de mettre en évidence des accessions prometteuses, susceptibles d’être valorisées dans les programmes d’amélioration variétale.

Autre innovation majeure : l’utilisation d’extraits de plantes locales comme alternative aux pesticides chimiques. Les essais réalisés avec des extraits aqueux de Agave sisalana, Eclipta alba et Balanites aegyptiaca ont donné des résultats jugés encourageants. Appliqués sur les semences ou directement sur les plants, ces extraits contribuent à réduire significativement l’impact des maladies.

Le Pr Elise Sanon, Professeur Titulaire, Université Joseph KI-ZERBO, ce travail constitue une avancée significative pour la recherche agricole au Burkina Faso.

Selon le jury, présidé par le Pr Elise Sanon, Professeur Titulaire, Université Joseph KI-ZERBO, ce travail constitue une avancée significative pour la recherche agricole au Burkina Faso. Toutefois, elle souligne la nécessité de renforcer la vulgarisation des résultats scientifiques et leur appropriation par les décideurs politiques afin d’en maximiser l’impact.

 

Cependant, des défis restent à relever. Les experts insistent sur la nécessité de poursuivre les essais sur plusieurs campagnes agricoles afin de confirmer les résultats, mais aussi sur l’importance de vulgariser ces innovations auprès des producteurs. Le lien entre chercheurs et décideurs apparaît également crucial pour transformer ces acquis scientifiques en politiques agricoles concrètes.

En apportant à la fois un diagnostic précis et des solutions adaptées, cette thèse ouvre des perspectives prometteuses pour le développement du sésame au Burkina Faso. Elle illustre surtout le rôle clé de la recherche scientifique dans la transformation durable du secteur agricole.

Hubert Bado

 

Abrogation des décrtes de nomination des commissaires et membres du bureau de la CNDH

Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le jeudi 16 avril 2026, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 11 H 50 mn, sous la présidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

Lire le Conseil des ministres en cliquant sur le lien ci-dessous.

CONSEIL DES MINISTRES N°13 DU 16 AVRIL 2026