𝐆𝐮𝐞𝐫𝐫𝐞 𝐢𝐧𝐟𝐨𝐫𝐦𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐧𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥’𝐀𝐄𝐒 : 𝐥𝐞𝐬 𝐫𝐞́𝐠𝐮𝐥𝐚𝐭𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐮𝐧𝐢𝐜𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐜𝐡𝐞𝐳 𝐥𝐞 𝐏𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞𝐫 𝐦𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐞

‎Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a reçu en audience, ce lundi 20 avril 2026 à Ouagadougou, le président de l’Observatoire national de la communication (ONC) du Niger, Ibrahim Manzo Diallo. Celui-ci a été introduit auprès du Chef du Gouvernement par le président du Conseil supérieur de la communication (CSC), Louis Modeste Ouédraogo. Les échanges ont porté sur les défis actuels de la communication dans l’espace de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES).‎

‎Le président de l’ONC du Niger séjourne dans la capitale burkinabè dans le cadre d’une concertation visant la mise en place d’une plateforme commune des régulateurs de la communication des pays membres de l’AES. L’audience a ainsi permis de présenter au Chef du Gouvernement les objectifs de cette future plateforme de coopération.‎À l’issue de l’entretien, Ibrahim Manzo Diallo a indiqué que cette initiative entend favoriser un front commun face aux défis actuels, notamment ceux liés aux plateformes numériques, à la désinformation et aux diverses formes de manipulation de l’information.

‎Le Premier ministre a salué la pertinence de la démarche et insisté sur la nécessité, pour les pays de l’AES, de consolider un espace informationnel cohérent et souverain. Dans la dynamique de la Confédération, a-t-il souligné, une faille dans le dispositif de régulation d’un pays peut être préjudiciable aux autres États membres. D’où l’importance d’harmoniser les textes et les règlements, afin de ne laisser aucune brèche exploitable par les détracteurs de l’espace confédéral.

‎‎Le Chef du Gouvernement a également relevé que l’enjeu dépasse la seule guerre informationnelle. Il s’agit aussi, selon lui, de préserver les valeurs portées par les peuples de l’AES face aux contre-valeurs entretenues de l’extérieur. Dans cette perspective, il a exhorté les responsables des structures de régulation à assumer pleinement leurs décisions, sans céder aux pressions ni aux cris d’orfraie de structures au service de logiques impérialistes.‎« Inspirez-vous du courage de nos leaders et prenez des décisions favorables aux intérêts de nos pays », a déclaré le Premier ministre, invitant les présidents des instances de régulation à faire preuve de responsabilité, de fermeté et d’engagement dans l’accomplissement de leur mission.

 

‎Ibrahim Manzo Diallo a, pour sa part, insisté sur la nécessité d’unir les efforts pour contrer la manipulation de l’information. Il a lancé un appel à l’unité des peuples et des professionnels des médias des trois pays membres. « Nous sommes engagés dans une dynamique porteuse d’avenir. Malgré les tentatives de déstabilisation, nous devons rester unis pour réussir », a-t-il affirmé, saluant la vision portée par le président en exercice de la Confédération de l’AES, le Capitaine Ibrahim Traoré.

‎Les travaux techniques engagés à Ouagadougou pour deux jours devraient aboutir à l’élaboration d’un document consensuel destiné à encadrer la coopération entre les régulateurs de la communication de l’espace AES.

‎𝐃𝐂𝐑𝐏/𝐏𝐫𝐢𝐦𝐚𝐭𝐮𝐫𝐞

Retour des Afrodescendants au Burkina: la présidente de ADDI déroule le programme du séjour

Le ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères, Bêbgnasgnan Stella Eldine Kabré, a reçu en audience dans la soirée, du vendredi 17 avril 2026, Dr Arikana Chihombori, la présidente de l’African diaspora development institute (ADDI).

Accompagnée d’une délégation d’Afrodescendants, Dr Arikana Chihombori, est venue présenter les objectifs et le programme de leur visite au Burkina Faso. Elle a indiqué que ce séjour d’une durée de deux semaines sera consacré aux échanges avec la jeunesse burkinabè et à la participation à la fête de la culture à Bobo-Dioulasso. En effet, il est prévu, du 20 au 22 avril 2026, l’organisation de conférences panafricaines avec la jeunesse et les femmes burkinabè. « Nous sommes venus pour partager l’expérience de la jeunesse burkinabè, engagée pour faire évoluer le pays. Nous voulons célébrer l’engagement de la jeunesse burkinabè », a déclaré la présidente de ADDI.

Outre, ce programme à Ouagadougou, les Afrodescendants devront prendre part activement à la célébration de la culture SNC 2026, pour communier avec leurs frères et sœurs burkinabè et valoriser la richesse culturelle du pays. Tout en souhaitant la bienvenue à la délégation, le ministre délégué a salué la mobilisation et l’engagement de la diaspora africaine, qui participent au rayonnement du Burkina Faso. Bêbgnasgnan Stella Eldine Kabré a notamment salué les initiatives engagées dans le cadre de ce séjour, orientées vers l’interaction avec la jeunesse et le renforcement de la prise de conscience. Elle a souligné qu’il s’agit d’un volet très important pris à bras le corps dans le cadre de la Révolution progressiste populaire. Le ministre délégué a appelé à consolider la synergie d’actions entre les Burkinabè et la diaspora africaine, en vue d’une mise en œuvre réussie de la vision des autorités burkinabè.

DRCP/MAE

Région de Yaadga: le Premier ministre présente ses civilités à Naaba Kiiba

Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, est arrivé, le vendredi 17 avril 2026, dans la région de Yaadga pour une visite de travail de 48 heures.

A son arrivée, le chef du gouvernement a présenté ses civilités à Sa Majesté  Naaba Kiiba. Un égard qui réaffirme l’importance qu’accorde le gouvernement aux autorités coutumières dans la consolidation de la cohésion sociale et du vivre-ensemble.

Le Premier ministre a présidé par ailleurs, en cette soirée du 17 avril, la cérémonie de lancement de la IVe édition du Mois du patrimoine burkinabè. Le 18 avril 2026, le chef du gouvernement a procédé également, au lancement de la conférence régionale du gouvernement organisé par le Service d’information du gouvernement (SIG).

DCRP/Primature

Le patrimoine en partage

Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a officiellement lancé la IVe édition du Mois du patrimoine burkinabè, le vendredi 17 avril 2026 à Ouahigouya, dans la région de Yaadga. Cette initiative d’envergure nationale, qui se tient du 18 avril au 18 mai autour du thème : « Patrimoine et diversité culturelle : engagement, rôle et responsabilité des acteurs », traduit une volonté politique de faire du patrimoine, un pilier de la souveraineté nationale et du développement endogène, en parfaite cohérence avec la vision de la Révolution progressiste populaire (RPP).

Dans un contexte national marqué par de profondes mutations et des défis multiples, le retour aux valeurs endogènes apparaît non seulement comme une nécessité, mais aussi et surtout comme une stratégie de résilience collective, en vue de faire de la culture, le socle du présent et le phare de l’avenir. Comme l’a si bien souligné le ministre chargé de la Culture, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, « notre diversité culturelle est notre richesse la plus précieuse et notre arme la plus puissante ». C’est dire que cette diversité, loin d’être un facteur de division, constitue le trait d’union et le ciment de l’unité nationale et de la cohésion sociale.

Le Mois du patrimoine burkinabè constitue un cadre privilégié de valorisation, de sauvegarde et de transmission de cet héritage commun. Il vise à mobiliser l’ensemble des acteurs, notamment les institutions, les communautés, les leaders coutumiers, les artistes, les citoyens …, autour d’un engagement renouvelé pour la préservation des richesses culturelles, qu’elles soient matérielles ou immatérielles.

Justement, l’un des moments les plus marquants de cette cérémonie de lancement aura été, sans conteste, la proclamation et l’installation de 21 nouveaux Trésors humains vivants (THV). Ces femmes et ces hommes incarnent la mémoire vivante de la Nation burkinabè. Détenteurs de savoirs, de savoir-faire rares, héritiers de traditions ancestrales, ils sont les gardiens silencieux d’un patrimoine que les livres ne sauraient restituer pleinement.

A quelques jours de la 22e édition de la Semaine nationale de la culture (SNC), placée sous le thème : « Culture, jeunesse et transmission des valeurs sociales », cette reconnaissance prend tout son sens. Elle rappelle que la pérennité du patrimoine national repose sur sa transmission. Être THV, c’est donc accepter la mission de transmettre, d’enseigner et de partager sans réserve.

Dans un monde en perpétuelle mutation, où les repères traditionnels sont parfois fragilisés, ces dépositaires du savoir constituent des références essentielles. Ils sont des ponts entre les générations, des passeurs de mémoire, des artisans de continuité. Dès lors, il appartient à la jeunesse d’aller, avec humilité, à l’école de ces grands maîtres du savoir, de s’abreuver à leur source, de découvrir les richesses des différentes communautés burkinabè et de s’approprier son histoire.

Au-delà de la jeunesse, il revient à tous les Burkinabè de montrer aux yeux du monde que leur diversité culturelle est non seulement une richesse, mais aussi une force capable d’unir et de bâtir un Burkina Faso fier de ses racines et maître de son destin.

Par Assetou BADOH

Coopération multilatérale: le directeur-pays du PAM  salue une collaboration fructueuse avec le gouvernement

Le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, a reçu, le jeudi 16 avril 2026, le Représentant-résident et directeur-pays du Programme alimentaire mondial (PAM) au Burkina Faso, Sory Ouane, venu traduire sa reconnaissance au chef de la diplomatie burkinabè au terme de sa mission.

A cette occasion, M. Ouane a exprimé sa gratitude aux autorités burkinabè et en particulier au chef de la diplomatie burkinabè pour la bonne collaboration et l’accompagnement constant durant son mandat. « La collaboration a atteint un niveau exceptionnel, si bien que toutes les actions que nous avons menées ont été rigoureusement alignées sur les priorités nationales, ce qui a donné des résultats très satisfaisants », a confié Sory Ouane. En termes d’acquis, on note que l’agence onusienne a œuvré aux côtés du gouvernement burkinabè dans le cadre de l’atteinte de la souveraineté alimentaire à travers la mise en œuvre de l’offensive agro- pastorale.

Le PAM apporte également un appui considérable à la prise en charge et au renforcement de la résilience des personnes déplacées. On note aussi une contribution importante dans le secteur de l’éducation. Ces résultats, selon le directeur-pays, ont été rendus possibles grâce à une communication et une transparence qui ont caractérisé les relations entre le PAM et le gouvernement burkinabè. A son tour, le chef de la diplomatie burkinabè a salué la bonne performance réalisée par Sory Ouane et l’impact des interventions de l’institution sur le terrain. « Nous sommes témoins de ce que le PAM apporte et continue d’apporter au Burkina dans un contexte spécial », a relevé le ministre.

Tout en souhaitant ses vœux de santé et d’épanouissement à son hôte, Karamoko Jean Marie Traoré a réaffirmé la disponibilité de son département à maintenir la dynamique de collaboration avec l’équipe du PAM au Burkina Faso. Après 18 mois passé à la tête du Bureau du PAM, Sory Ouane termine ainsi sa mission au Pays des Hommes intègres, marquant aussi la fin de sa carrière professionnelle. A noter que le chef de la diplomatie burkinabè a reçu auparavant, l’ambassadeur chef de la délégation de l’Union européenne au Burkina Faso, Philippe Bronchain. Les deux personnalités ont échangé sur les perspectives de la coopération, en relevant la nécessité de renforcer les mécanismes et les cadres de dialogue.

DCRP/MAE

Conférences régionales du gouvernement : le Premier ministre lance l’édition 2026 à Ouahigouya

Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a lancé les conférences régionales du gouvernement, le samedi 18 avril 2026, à Ouahigouya, chef-lieu de la région de Yaadga. 

Gouverner ne consiste pas seulement à agir mais aussi à expliquer, rendre compte, écouter et ajuster. C’est convaincu de cela que le gouvernement burkinabè avec à sa tête le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a entrepris d’animer des conférences régionales afin de présenter les actions menées, d’exposer les réformes engagées, de partager les perspectives, et recueillir les observations, critiques constructives et propositions des populations dans l’optique de construire un Burkina fort, souverain, responsable et proche de son peuple. C’est Ouahigouya chef-lieu de la région de Yaadga qui a accueilli le lancement officiel de ces conférences. Les principaux résultats engrangés en trois années de gouvernance du Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration (MPSR) II ont été présentés aux participants.

Sur le plan sécuritaire, le Premier ministre a noté des avancées significatives dans la reconquête progressive du territoire national avec 74% du territoire sous contrôle des Forces combattantes burkinabè. Il a rappelé que la restauration de l’autorité de l’Etat demeure une priorité absolue de son gouvernement.

Au niveau politique et institutionnel, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a mentionné des réformes structurantes engagées afin de bâtir une administration plus efficace, plus rationnelle et davantage orientée vers les résultats. « Sur le plan économique et social, des mesures fortes telles que la réforme du Code minier, la réorganisation de certains secteurs clés et le soutien accru à la production nationale ont été prises », a-t-il ajouté.

Dans le domaine agricole, l’Offensive agropastorale et halieutique a permis d’atteindre des performances inédites, traduisant l’engagement ferme du gouvernement en faveur de la souveraineté alimentaire, foi du Premier ministre.

Des résultats mesurables et observables

A l’occasion de la conférence, les principaux résultats engrangés durant les trois années de gouvernance du MPSR II ont été présentés aux participants.

Loin d’être des slogans, le chef du gouvernement a noté que ces résultats sont mesurables et observables, signe que le Burkina nouveau est en marche. Il a toutefois noté que ces résultats ne sont pas seulement le fruit des efforts du gouvernement mais aussi des sacrifices consentis par les Forces de défense et de sécurité (FDS), les Volontaires pour la défense de la Patrie (VDP), les travailleurs des villes et des campagnes, les producteurs, les femmes, les jeunes et l’ensemble du peuple.

Il a salué la mobilisation exceptionnelle autour du Fonds de soutien patriotique, l’engagement des VDP, l’adhésion aux initiatives de développement qui démontrent que le peuple a compris l’enjeu historique du moment.

Pour sa part, le gouvernement, a-t-il assuré, est disposé à écouter et intégrer les idées pertinentes qui seront recueillies dans le cadre de cette conférence dans la conduite de l’action publique.

Pilotée par le Service d’information du gouvernement (SIG), les conférences régionales constituent selon son coordonnateur, Jérémi Sié Koulibaly, un cadre privilégié d’échanges directs entre les membres du gouvernement et les forces vives des régions. Il a noté qu’il s’agit d’un outil stratégique de communication publique et de gouvernance participative, permettant de rapprocher l’action gouvernementale des citoyens, d’expliquer les réformes engagées et de présenter les résultats obtenus. Toute chose qui va permettre, a-t-il dit, de renforcer le dialogue entre les autorités et les populations.

Le coordonnateur du SIG a exprimé sa profonde gratitude au Premier ministre pour avoir réaménagé son agenda afin de présider ces échanges avec les populations du Yaadga. Il a réaffirmé l’engagement du SIG à accompagner durablement l’action gouvernementale à travers une communication structurée, accessible et orientée vers les résultats

Nadège YAMEOGO   

  

  

  

Assemblée législative du Peuple: l’UNICEF salue les lois en faveur des enfants

Le Président de l’Assemblée législative du Peuple, Ousmane Bougouma, a reçu en audience le directeur général adjoint du Fonds des nations unies pour l’enfance (UNICEF), chargé de l’action humanitaire et des opérations d’approvisionnement, Ted Chaiban, vendredi 17 avril 2026, à Ouagadougou.

Pour mieux renforcer son partenariat avec le Burkina, le directeur général adjoint du Fonds des nations unies pour l’enfance (UNICEF), chargé de l’action humanitaire et des opérations d’approvisionnement, Ted Chaiban, accompagné du directeur régional de l’UNICEF pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Gilles Fagninou, a rencontré le Président de l’assemblée législative du peuple (ALP), Ousmane Bougouma, vendredi 17 avril 2026, à Ouagadougou. A l’issue de la rencontre, M. Chaiban a indiqué que les échanges ont porté sur plusieurs points. Le premier a concerné le rôle que joue l’Assemblée législative du Peuple dans l’adoption et l’application des différentes lois.

De l’avis du DG adjoint de l’UNICEF, les discussions ont aussi porté sur certains programmes en cours, notamment le Programme national d’appui à l’autonomisation des ménages pauvres et vulnérables. « Il est un contrat social entre l’Etat et le peuple burkinabè, une approche spécifique au Burkina pour réduire la pauvreté à travers des activités génératrices de revenus », a-t-il salué. Les lois qui protègent les enfants ont été abordées également au cours de l’audience.

« Nous avons salué en particulier le fait que maintenant l’âge du mariage est à 18 ans », s’est réjoui le chargé de l’action humanitaire et des opérations d’approvisionnement de l’UNICEF. , il a souhaité que l’allaitement maternel soit renforcé et qu’il n’y ait pas de pratiques commerciales inappropriées au niveau des subsides au lait maternel. Le dernier point des échanges entre la délégation de l’UNICEF et le président de l’ALP est la réponse à l’humanitaire aux différents chocs, tels que les chocs sécuritaires et naturels. « Nous avons eu une discussion sur la vision du Burkina Faso », a-t-il signifié. A ce propos, Ted Chaiban a fait savoir que chacun a son rôle à jouer. Il a assuré que l’UNICEF va appuyer le Burkina pour l’atteinte de ses objectifs.

Abdoulaye BALBONE

Célestine KINI

(Stagiaire)

SNC Bobo 2026: les préparatifs vont bon train dans le Bankui et dans le Sourou

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Les ambassadeurs artistiques et culturels des régions de Bankui et du Sourou à la 22e Semaine nationale de la culture (SNC) sont en pleins préparatifs pour hisser au firmament les couleurs régionales à cette messe culturelle. Sidwaya a fait le constat à Dédougou, capitale régionale de Bankui, en assistant à des séances de répétition.

A moins de deux semaines du coup d’envoi des compétitions culturelles et artistiques entrant dans le cadre de la Semaine nationale de la culture (SNC) Bobo 2026, l’heure est aux préparatifs chez les groupes artistiques et autres représentants des régions de Bankui et du Sourou à cette 22e édition. Au centre culturel Colomba de Dédougou sis au secteur 5, il était 17h15, ce mercredi 15 avril 2026. L’esplanade de la cour était occupée par la troupe du Centre de développement pour enfants et jeunes (CDEJ BF0480) de Passakongo. Des adolescents s’affairaient à la danse au rythme de la musique.

La troupe, qualifiée pour les phases finales de l’édition 2026 de la SNC, représentera la région de Bankui dans la discipline « danse traditionnelle pool jeunes ». Tout le staff est mobilisé et les derniers réglages se font sur la scène. L’encadreur, Samou Dembélé, a confié que tout se déroule bien. Chef d’orchestre, il se satisfait du travail réalisé. « Ce que nous avons voulu mettre en place pour aller à Bobo, nous avons pu faire cette conception. Il ne reste que des répétitions », a déclaré le formateur en musique et danse. Tous les danseurs étant des scolaires, a-t-il dit, peu de temps est réservé à l’entrainement. « Il faut attendre après les cours et comme ils viennent de différentes écoles, nous commençons nos séances vers 18h. Là aussi, il faut tenir compte du fait qu’ils doivent aller à l’école le lendemain pour ne pas tirer longtemps », a-t-il présenté comme difficulté majeure.

Pour une participation fructueuse

« L’Orchestre bassé de Kolomba », installé à l’autre bout de la cour, se faisait également sentir. Le groupe prépare activement sa première participation aux phases finales de la SNC. Il travaille à plein régime pour être, à la fois, à la hauteur du grand événement culturel et remporter le prestigieux prix dans la catégorie orchestre afin d’honorer la région. Le bassiste en orchestre, Patrice Dakuyo, par ailleurs administrateur du groupe, a indiqué que son équipe travaille à être dans le temps de la compétition. Le problème de matériel se pose à cette troupe dans le cadre de ses répétitions, a souligné M. Dakuyo. Mais le groupe dont il est le coordonnateur est gonflé à bloc et déterminé à aller jusqu’au bout. « Chacun est dans la dynamique et cela galvanise le groupe car nous partons pour représenter la région et cela n’est pas de l’amusement », a-t-il relevé.

Autre lieu, même constat. Dans une chapelle (lieu de culte) de la ville, la slameuse Yasmine Fleure Gnibanon, déclame, avec aisance, ses textes. « Je parle du respect du code de la route et de la nécessité de sauvegarder nos traditions et cultures », a-t-elle soufflé. Si l’artiste met ses résultats à l’actif de l’équipe qui l’entoure, son encadreur Zangnini Tamini se réjouit de la montée en puissance de son niveau de prestation, malgré le peu de temps consacré aux répétitions parce que la candidate est une élève en classe de 3e. « Nous avons d’abord travaillé les textes en vue d’obtenir un message utile à transmettre. Ensuite, c’était la phase de la mémorisation et de la maîtrise et enfin, nous sommes en train de travailler la scène qui est la partie la plus importante », a fait remarquer M. Tamini.

Présente sur le terrain, la directrice provinciale chargée de la culture du Mouhoun par intérim, Justine Sompougdou, supervise les séances de répétitions. Au vu des prestations, elle est confiante que la région réalisera des prouesses à la présente édition. Le soutien des services techniques locaux en charge de la culture est fort apprécié. Du côté de la direction régionale, il ressort que 156 candidats, toutes catégories et disciplines confondues, représenterons les régions de Bankui et du Sourou à la SNC 2026.

Yacouba BELEM

Légendes (Ph : Yacouba BELEM)

La troupe du CDEJ BF0480 de Passakongo sur la scène de répétition. (Préparatif 1)

L’Orchestre bassé de Kolomba est dans la dynamique pour ramener le prestigieux prix de sa catégorie. (Préparatif 2)

La slameuse Yasmine Fleure Gnibanon travaille la scène pour bien rendre son message. (Préparatif 3)

La directrice provinciale par intérim, Justine Sompougdou, salue la détermination des candidats. (Préparatif 4)

Voir ph dossier Prépa SNC Dédougou……………..mac adama

Région de Yaadga: le chef du gouvernement galvanise les forces combattantes

Dans le cadre de son séjour dans la cité de Naaba Kango, le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, accompagné des membres du gouvernement s’est rendu, le vendredi 17 avril 2026 au 12e Régiment d’infanterie commando (RIC) à Ouahigouya. Objectif, galvanisé les forces combattantes de la région de Yaadga.

Accompagné du ministre d’Etat, ministre de la Guerre et de la Défense de la Patrie, le général Célestin Simporé et du ministre de la Communication de la Culture des Arts et du Tourisme, Pindgwendé Gilbert Ouédraogo, le chef du gouvernement, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, s’est d’abord rendu à l’hôpital de Ouahigouya où la délégation a traduit la solidarité du gouvernement aux blessés de guerre pour les sacrifices consentis. Après, la délégation s’est entretenue avec la hiérarchie militaire avant de s’adresser aux forces combattantes. Pour le Premier ministre, cette visite s’inscrit dans une dynamique de soutien et d’encouragement aux forces combattantes engagées sur les opérations de reconquête du territoire national. Il s’agit, a-t-il signifié, de galvaniser les troupes, de saluer leur engagement et leur sacrifice et de réaffirmer la détermination du gouvernement à accompagner les Forces de défenses et sécurité (FDS) ainsi que les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) dans l’accomplissement de la mission de sécurisation du territoire.

« Grâces à vos efforts et votre esprit de sacrifice, beaucoup de zones qui avaient été perdues ont été reconquises et consolidées. Les populations ont été réinstallées et ont retrouvé l’espoir et la vie a repris. Cela vous vaut la reconnaissance totale. Vous avez montré ici que le Burkina Faso a des filles et des fils qui sont dignes, qui savent répondre quand il le faut, quand le devoir les appelle. Toute la Nation est fière de vous », leur a-t-il dit.

Face aux menaces sécuritaires et aux manœuvres de déstabilisation fondées sur la désinformation et la guerre psychologique, le chef du gouvernement a invité les forces combattantes à plus de prudence et à maintenir un haut niveau de vigilance sur l’ensemble de leur position. « Soyez très vigilants sur toutes vos positions. Ne baissez jamais la garde car l’ennemi profite des moments de relâchement. Restez toujours concentrés et mobilisés de jour comme de nuit », a-t-il ajouté.

A l’écoute des acteurs de la région

Le chef du gouvernement a invité les forces combattantes à plus de prudence et de vigilance.

Le chef de corps du 12e RIC le capitaine Bèbè Noufé a salué cette marque d’attention des plus hautes autorités. Pour lui, cette visite constitue un puissant levier de motivation pour les troupes. « C’est un honneur pour nous de recevoir les plus hautes autorités du pays qui sont venues nous témoigner leur gratitude et les mots d’encouragement et félicitations pour les forces combattantes. Cette visite est une bonne chose car elle va réconforter l’ensemble des troupes engagés dans les opérations de reconquête. Elle renforce notre détermination à poursuivre la mission jusqu’à la victoire finale », a-t-il indiqué.

Après la visite aux combattants au camp 12e RIC, le chef du gouvernement a reçu, tour à tour les leaders religieux, le corps administratif, la coordination régionale de femmes du Yatenga, les opérateurs économiques à travers l’Association pour le développement économique sociale de la région du Nord (ADES-Nord) et les associations de la veille citoyenne notamment, la CNAVC.

A la sortie de l’audience, Monseigneur Justin Kientega, évêque du diocèse de Ouahigouya, s’exprimant au nom de la communauté religieuse a salué l’initiative. « Nous avons exprimé notre gratitude et nos encouragements au Premier ministre à poursuivre les efforts pour le retour de la paix et l’ensemble des actions de développement du Burkina Faso », a-t-il déclaré. Il a par ailleurs réaffirmé l’engagement des autorités religieuses à accompagner les initiatives nationales à travers des prières et des actions en faveur de la cohésion.

Bassirou BADINI

 

Créances dues à l’Etat : AJE somme les débiteurs de payer Plus de 107 milliards FCFA

Le ministre de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala, a animé une conférence de presse consacrée au recouvrement des chèques impayés, des créances bancaires et celles au titre des décisions de justice favorables à l’Etat, vendredi 17 avril 2026 à Ouagadougou. Il s’est agi de faire l’état du portefeuille de ces créances suivies par l’Agent Judiciaire de l’Etat et décliner les actions envisagées pour leur recouvrement, tout en invitant les débiteurs à s’acquitter de leurs dettes dans les meilleurs délais.

A ce jour, le portefeuille des créances dont le recouvrement est suivi par l’Agent judiciaire de l’Etat (AJE), constitué des chèques impayés, des créances bancaires, des créances ordinaires de l’Etat, des créances des démembrements de l’Etat et celles en vertu des décisions de justice favorables à l’Etat, s’établit à 107 306 194 136 FCFA. L’information a été donnée par le ministre de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala, au cours d’une conférence de presse, vendredi 17 avril 2026 à Ouagadougou.

Selon le ministre de la Justice, au titre des créances de l’Etat, le portefeuille des chèques impayés détenus par l’AJE constitué d’au moins 10 000 chèques, évalué au 31 mars 2026 est de 33 986 872 718 FCFA. « Ces chèques concernent l’ensemble des banques de la place et proviennent des services des Impôts, des Douanes et du Trésor sur l’ensemble du territoire national. Il s’est agi d’une véritable association de malfaiteurs. Des entreprises fictives ont été créées, des comptes ouverts et des chéquiers confectionnés et utilisés dans ce cadre, le tout avec la complicité de certains agents publics », a-t-il souligné.

Les PAS occasionnent une perte d’environ 20 milliards FCFA pour l’Etat

En ce qui concerne des créances bancaires à recouvrer représentant le portefeuille reliquataire du Bureau de Recouvrement des Créances du Burkina (BRCB), M. Bayala a fait savoir qu’il est de l’ordre de 20 milliards de francs CFA, au 31 décembre 2025. Selon le ministre de la Justice, ce montant   a été accumulé à la faveur des Programmes d’Ajustements Structurels des années 1990, où l’Etat s’est vu obligé de se retirer de certains secteurs d’activités, dont celui des banques.  « Majoritaire dans certains établissements financiers d’alors comme la Banque internationale du Burkina (BIB), la Banque pour le Financement du Commerce et l’Investissement du Burkina (BFCI-B), la Banque nationale de développement du Burkina (BND-B), la Caisse autonome d’investissement (CAI) et l’Union révolutionnaire des banques (UREBA), l’Etat devait procéder à leur restructuration avant de les céder à des personnes privées. Dans ce cadre, l’Etat a dû désintéresser les créanciers desdits établissements et récupérer les créances dont ces établissements étaient porteurs », a-t-il appuyé.  Les autres créances contentieuses ordinaires diverses composées, entre autres, des montants des garanties financières consenties par les particuliers dans le cadre de la commande publique, les trop perçus par les agents publics sur soldes, des impayés sur les redevances d’exploitation des salles de jeux de hasard, des impayés sur les factures de location de salles du Complexe du Centre International de conférences de Ouaga 2000, se chiffrent à plus de 2,511 milliards FCFA.  Quant aux créances détenues en vertu des décisions de justice, telles les condamnations pécuniaires au profit de l’Etat, elles s’établissent à 4 297 531 395 FCFA. Concernant le portefeuille des créances des démembrements, il s’élève à un peu plus de 46, 510 milliards FCFA. « Ce portefeuille est constitué des impayées de redevances de régulation des communications électroniques et des postes, des impayés sur des conventions de prêts octroyés par les fonds nationaux de financement (FDCT, FBDES, FASO KUNA WILI, etc.) et des institutions bancaires dans lesquelles l’Etat a des intérêts, de factures impayées de sociétés d’Etat, des montant au titre des réalisations de garanties financières au profit des démembrements », a précisé Edasso Rodrigue Bayala.

Des dispositions pour le recouvrement

Le ministre de la justice a annoncé que l’Etat passe à l’offensive pour le recouvrement de ses vieilles créances. « L’article 30 du statut de l’AJE prévoit le recouvrement des créances suivant les procédures prévues par le Code général des impôts en matière d’impôts directs. A ce titre, des avis de mise en recouvrement, des avis de mise en demeure, des avis à tiers détenteurs, des fermetures d’entreprises, des saisies de biens mobiliers et immobiliers seront envisagées dans les prochains jours », a-t-il prévenu. En outre, les débiteurs pourront faire l’objet de visites à domicile effectuées par les agents de poursuite, a poursuivi le ministre de la Justice. Toutefois, il a invité l’ensemble des débiteurs de l’Etat de s’acquitter de l’intégralité de leurs obligations, auprès du service du Trésor public le plus proche, en attendant l’opérationnalisation des paiements digitaux par le biais de la plateforme Faso Arzeka. Le ministre de la Justice a par ailleurs précisé qu’un délai de huit jours est accordé à tous les débiteurs de l’Etat.  Passé ce délai, pour les débiteurs de chèques impayés, en particulier, la liste des entreprises et l’identité des promoteurs feront l’objet de publication par tout moyen de communication.

Il a annoncé de nouvelles dispositions réglementaires pour contraindre les débiteurs à s’acquitter de leurs créances. « Les créances adossées aux chèques impayés pourraient être déclarées imprescriptibles comme celles des créances bancaires », a précisé M. Bayala. Il a invité les citoyens à collaborer avec les services du département de la justice en portant à leur connaissance, toute information utile permettant d’identifier les promoteurs des entreprises ayant émis les chèques revenus impayés et dont la liste sera incessamment publiée. « Les canaux de dénonciation ainsi que les mesures de protection et de récompenses des dénonciateurs seront précisés en temps opportun », a-t-il indiqué.

Comment ce portefeuille de chèques impayés a pu se constituer ? Les agents judiciaires de l’Etat, Karfa Gnanou, Landry yaméogo, ont expliqué que par le passé, le chèque était utilisé pour le paiement des droits et taxes en douane et aux impôts et l’encaissement se faisait au Trésor.  Selon eux, des individus créaient des entreprises en vue de la conduite de cette opération juste pour gruger justement l’administration. « Mais depuis 2016 le flux de ces chèques est maitrisé car le paiement se fait maintenant par virement direct au Trésor », a précisé M. Yaméogo. Quant au sort réservé aux complices de ces malversations, le ministre de la Justice a précisé qu’ils encourent la même peine que l’auteur principal à moins, qu’il se ne dénoncent pour bénéficier de circonstances atténuantes, conformément à la loi.

Kadi RABO

PHOTHOS : Edith BAKALA

1- Le ministre de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala : « pour recouvrer ses vieilles créances, l’Etat passe à l’offensive ».

2- La genèse des vieilles créances dues à l’Etat a été présentée aux journalistes.

3- Selon l’agent judiciaire de l’Etat, Landry Yaméogo, le flux des chèques sans provisions est maitrisé car le paiement se fait maintenant par virement direct au Trésor.

Voir ph dossier Conférence AJE………….mac adama