Coopération AES- Union africaine: le Président de l’UA, Evariste Ndayishimiyé, apprécie le modèle de développement du Burkina

Depuis ce lundi 20 avril 2026, le Président en exercice de l’Union africaine (UA), Evariste Ndayishimiyé, séjourne à Ouagadougou. Il en a profité pour toucher du doigt des réalisations socioéconomiques du Burkina Faso.

Dans le cadre du renforcement de la coopération entre la Confédération des Etats du Sahel (AES) et l’Union africaine (UA), le Président en exercice de l’UA, Evariste Ndayishimiyé, est présent dans la capitale burkinabè, depuis ce lundi 20 avril 2026. Il a mis à profit son séjour pour visiter des infrastructures socioéconomiques du pays des Hommes intègres. Accompagné du ministre des Affaires étrangères du Burkina, Karamoko Jean-Marie Traoré, M. Ndayishimiyé a d’abord visité l’usine de transformation de blé située à Kossodo. Ensuite, il s’est rendu sur le site de l’Agence Faso Mêbo pour s’imprégner du fonctionnement et des réalisations de cette initiative présidentielle.

Il a aussi parcouru l’avenue Thomas–ankara pour découvrir les travaux d’embellissement de la ville. Impressionné par les chantiers de développement du Burkina, le président de l’UA, par ailleurs président de la République du Burundi, a salué la vision du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré. « Je voudrais exprimer ma joie de voir cette initiative endogène portée par le camarade président du Burkina Faso. Ce programme montre bien l’unité entre les citoyens. C’est inspirant, c’est aussi instructif. Chez nous, au Burundi, nous avions initié les travaux communautaires pour le développement.

Le coordonnateur national de l’Agence Faso Mêbo, le commandant Zoodnoma Ahmed Sakandé : « nous avons pu lui montrer ce que le peuple burkinabè est capable de faire par lui-même ».

C’est presque la même chose, mais c’est toujours organisé par l’administration », a-t-il précisé. Avec ce programme de travaux communautaires pour le développement, a-t-il poursuivi, les Burundais ont pu construire des écoles, des centres de santé, des hôpitaux. « D’ailleurs, j’ai même inauguré un stade de 17 000 places, construit par des travaux communautaires », a-t-il dit. En outre, Evariste Ndayishimiyé a fait savoir que, l’organisation et la mobilisation des populations autour du programme présidentiel sont très inspirants. « Je suis très ravi et je tiens à encourager le peuple burkinabè à aller de l’avant, car des projets communs peuvent contribuer à ramener la paix », a déclaré le président de l’UA.

Le coordonnateur national de l’Agence Faso Mêbo, le commandant Zoodnoma Ahmed Sakandé, a souligné que c’est un honneur de recevoir le président du Burundi, qui est en même temps le président en exercice de l’Union africaine. « Nous avons pu lui montrer ce que le peuple burkinabè, sous l’égide du camarade Ibrahim Traoré, est capable de faire par lui-même. Nous avons pu lui dire qu’ici, nous n’attendons pas quelqu’un pour développer notre cadre de vie et notre Patrie », a-t-il insisté.

Le commandant Sakandé a également mentionné que le président de l’UA a pu voir la zone de production du blé ainsi que certaines réalisations de Faso Mêbo. « Il repart très satisfait. Il nous a même dit qu’il va s’inspirer du modèle burkinabè. Il nous a promis une visite d’une mission de son pays pour voir comment le Burkina arrive, de façon endogène, à se développer », a-t-il confié.

Adama SAWADOGO

Prix panafricains du journalisme en réassurance : Adama Sedgo des Editions Sidwaya remporte le premier prix en langue française

Les journalistes des Editions Sidwaya, Adama Sedgo et Fleur Birba ont remporté, le vendredi 17 avril 2026, à Kigali au Rwanda, respectivement le premier prix et le 3e prix à la 11e édition des prix panafricains du journalisme en réassurance.

Les lauréats de la 11e édition des Prix panafricains du journalisme en réassurance sont connus. La liste a été dévoilée, le 17 avril 2026, à Kigali au Rwanda, lors  du sommet des Présidents directeur généraux (PDG) des sociétés d’assurance, organisé par Continental Reinsurance, l’un des principaux réassureurs panafricains. En langue française, le premier prix est revenu à Adama Sedgo des Editions Sidwaya avec son article, « Micro-assurance au Burkina Faso/Un outil d’inclusion financière en quête d’adhésion ».

Dans l’œuvre, le lauréat examine l’évolution de la micro-assurance depuis son introduction en 2018 au Burkina Faso. Il fait ressortir comment ce type d’assurance offre une couverture abordable aux populations à faible revenu, mais reste largement sous-utilisé en raison de sa méconnaissance par le public.  Le lauréat Adama Sedgo s’est réjoui de cette récompense. Il a dédié son prix à tous les travailleurs des Editions Sidwaya. « Le journalisme, c’est un travail à la chaine. Au-delà de ma personne, c’est un prix des Editions Sidwaya et c’est le Burkina Faso qui a gagné », a-t-il dit.

Lors de cette édition, le Burkina Faso s’est illustré en raflant tous les prix en langue française. La 2e place est occupée par Estelle Konkobo de C’finance et le 3e prix est revenu à Fleur Birba des Editions Sidwaya avec son article intitulé Assurance retraite/Une sécurité financière qui rassure les vieux jours des travailleurs.

Le président du jury, Michael Wilson, a rappelé que les lauréats ont été sélectionnés parmi 184 candidatures reçues de pays anglophones et francophones d’Afrique. Il a salué la qualité des œuvres en compétition qui s‘améliore d’année en année, rendant le processus de sélection toujours plus difficile. Et de préciser que le jury s’est concentré sur l’aspect humain de chaque récit. « Comme on le dit souvent, la règle d’or du journalisme est qu’il n’est pas nécessaire d’être une personne intéressante, mais qu’il faut s’intéresser à l’histoire que l’on raconte. Les meilleurs reportages de cette année ont incarné cet esprit », a-t-il dit.

Le PDG du groupe Continental Reinsurance Holdings, Lawrence Nazare, a traduit ses félicitations aux lauréats. « Nous sommes encouragés par la qualité toujours élevée des candidatures, qui démontre la richesse du talent journalistique africain. Ce programme de récompenses demeure une plateforme essentielle pour mettre en lumière les récits qui façonnent l’avenir de l’assurance en Afrique », a-t-il relevé.

La Rencontre de Kigali a réuni plus de 120 dirigeants d’entreprises d’assurance et de réassurance et de journalistes venus de 25 pays d’Afrique. Ce sommet a été l’occasion pour Continental Reinsurance de révéler les champions de la toute première édition d’un concours destiné aux sociétés d’assurance et de réassurance. Ces prix récompensent les performances, l’innovation et le leadership dans le secteur. Six sociétés d’assurance sont reparties avec des prix.

La Rédaction

La traque des débiteurs

L’Etat burkinabè a lancé une offensive pour recouvrer ses créances, avec à la manœuvre, l’Agence judiciaire de l’Etat (AJE), censée préserver ses intérêts financiers. Le portefeuille des créances est estimé à 107 306 194 136 FCFA et comprend, entre autres, des chèques impayés, des créances bancaires, des créances ordinaires et des créances liées à des décisions de justice favorables à l’Etat. Les débiteurs de l’Etat ont un délai de 8 jours, à compter, du vendredi 17 avril 2026, pour s’acquitter de l’intégralité de leurs obligations auprès du service du Trésor public, en attendant l’opérationnalisation des paiements digitaux, par le biais de la plateforme Faso Arzeka.

Au cas contraire, les intéressés vont s’exposer à des avis de mise en recouvrement, à des avis de mise en demeure, des avis à tiers détenteurs, des fermetures d’entreprises, des saisies de biens mobiliers et immobiliers. Le plus frappant dans cette opération inédite, c’est la détection d’au moins 10 000 chèques impayés, évalués à plus de 33 milliards FCFA à la date du 31 mars 2026, par l’AJE. Aussi déplorable que cela puisse paraitre, ces chèques impayés relèvent de manœuvres frauduleuses orchestrées par leurs auteurs, en complicité avec des agents publics, pour ne pas payer les impôts ou d’autres prestations étatiques. Des entreprises fictives ont été créées pour pouvoir servir ce système maffieux. 

Si l’Etat s’active pour identifier et publier incessamment la liste des promoteurs des entreprises ayant émis des chèques impayés, sollicitant l’aide des populations contre de fortes récompenses, l’attitude des intéressés laisse sans voix. Ces citoyens sont prêts à tout pour parvenir à leurs fins. Même si le pays doit s’écrouler, pour satisfaire leurs intérêts égoïstes, ils ne vont pas s’en émouvoir. Au lieu de se livrer à des montages financiers grotesques et sans lendemain, ils auraient pu agir légalement en demandant des souplesses dans les paiements, en cas de soucis financiers.

Emettre un chèque impayé en règlement des impôts, des taxes ou de toute dette de l’Etat constitue une infraction assimilée à de la corruption. Se livrer à une telle pratique, c’est en rajouter à sa peine. Un citoyen qui aime son pays et veut aller de l’avant doit honorer ses impôts, au lieu de vouloir s’y soustraire.  L’importance de la collecte de l’impôt dans un Etat n’est plus à démonter, car, il permet de financer le fonctionnement des services publics, des infrastructures et autres réalisations. L’impôt est vital pour une nation. Il n’y a pas lieu de polémiquer là-dessus.    

Dans le contexte de la Révolution progressiste populaire (RPP), où l’accent est mis sur le financement endogène pour faire face à la lutte contre le terrorisme et développer le pays, le paiement des impôts prend tout son sens. Vouloir échapper à l’impôt, en utilisant des méthodes pas catholiques, c’est être contre le développement de son pays. Un patriote digne de ce nom ne se livre pas à de telles pratiques. Il faut donner l’exemple au lieu d’être la risée des autres.  Respecter les engagements financiers envers l’Etat est  une obligation et non une option, comme  l’a dit  le ministre de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala.

Kader Patrick KARANTAO

Stade de Leguema: la ministre Pikbougoum salue les avancées et appelle à accélérer

En marge de la 5e et dernière étape du Tour féminin Yennenga disputée à Bobo-Dioulasso, la ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, Annick Pikbougoum, s’est rendue sur le chantier du stade en construction de Léguéma. Cette visite de terrain a permis d’évaluer l’état d’avancement des travaux et de rappeler les exigences en matière de respect des délais.

En marge de la dernière étape du Tour féminin Yennenga à Bobo-Dioulasso, la ministre des Sports, Annick Pikbougoum, s’est rendue sur le chantier du stade de Léguéma où elle a constaté des avancées notables, tout en appelant à une accélération des travaux. En effet, après une première visite effectuée fin janvier, la ministre a noté des progrès visibles sur le site. « Il faut dire que depuis notre dernière venue ici à la fin du mois de janvier, les choses ont beaucoup évolué », a-t-elle déclaré.

Elle a notamment relevé l’avancement des travaux de peinture, l’aménagement progressif de la piste d’athlétisme ainsi que l’installation des sièges dans les tribunes. Sur l’aire de jeu, les travaux suivent également leur cours. « Le terrain aussi, les activités sont menées de telle sorte que je pense que d’ici un certain moment, ça puisse vraiment ressembler à un terrain de football », a-t-elle ajouté, se voulant à la fois encourageante et vigilante. Malgré ces avancées, la ministre n’a pas caché ses préoccupations face au volume de travaux restant.

« Nous nous rendons compte qu’il y a, c’est vrai que ça a évolué, pas mal de travaux encore qui restent. Si bien que les délais que l’entreprise avait annoncés seront largement dépassés », a-t-elle déploré. Face à cette situation, elle a lancé un appel ferme à l’entreprise en charge du projet : « C’est l’occasion pour moi de les interpeller à encore plus d’ardeur, à travailler davantage pour que le délai officiel qui leur a été donné puisse être respecté ».

Concernant un éventuel nouveau calendrier, la ministre a indiqué qu’aucun délai précis révisé ne lui a été communiqué. Toutefois, elle estime que certaines étapes clés, notamment la finalisation du terrain et la mise en place du gazon, permettront de mieux apprécier l’échéance globale. Elle a également insisté sur l’importance des aménagements extérieurs, encore en cours.

Une livraison progressive envisagée

Du côté de l’entreprise, le directeur du projet, Selim Kizilaslan, s’est voulu rassurant. Il a souligné que des progrès significatifs ont été réalisés en un temps relativement court et que les équipes restent mobilisées pour tenir leurs engagements. Selon lui, plusieurs travaux restent à finaliser, notamment l’installation complète des sièges, la couverture de certaines zones, la peinture intérieure ainsi que l’aménagement de la pelouse et des infrastructures annexes. Le semis du gazon est prévu début mai.

A la fin du mois de mai, beaucoup de choses seront achevées », a-t-il indiqué, tout en précisant qu’un délai supplémentaire sera nécessaire avant toute utilisation effective du terrain. En effet, la pelouse devra atteindre un niveau de maturité suffisant, ce qui pourrait repousser les premières rencontres sportives vers la fin du mois de juin, sous réserve des conditions climatiques liées à l’hivernage. Par ailleurs, des travaux additionnels, notamment au niveau du parking, ont été intégrés en cours de chantier, ce qui a également contribué à l’allongement des délais.

La réalisation du stade de Léguéma s’inscrit dans la dynamique de modernisation des infrastructures sportives au Burkina Faso. Une fois achevé, il devrait contribuer à renforcer les capacités d’accueil de la ville de Bobo-Dioulasso et offrir un cadre adéquat pour la pratique du sport de haut niveau. Cette visite ministérielle, intervenue dans un contexte de forte mobilisation autour du cyclisme féminin, témoigne de la volonté des autorités de faire du sport un levier de développement et de cohésion sociale.

Pengdwendé Achille OUEDRAOGO

Prise en charge de l’insuffisance rénale: plus d’un milliard F CFA pour la construction d’un centre de formation en dialyse

Le ministre de la Santé, Robert Lucien Jean-Claude Kargougou et le vice-président du  consortium NIPRO-SIBIRI Biomédical Services, Simon Débruyne ont effectué la pose de la première pierre du centre de formation et de dialyse, lundi 20 avril 2026 à Ouagadougou.

La politique nationale du gouvernement pour améliorer durablement de l’accès des populations aux soins spécialisés de qualité se poursuit. Dans cette dynamique, le ministre de la Santé, Robert Lucien Jean-Claude Kargougou, accompagné de son collègue de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Adjima Thiombiano et le vice-président du consortium NIPRO – SIBIRI Bio Médical Services, Simon Débruyne, ont procédé à la pose de la première pierre du centre de formation en dialyse lundi 20 avril 2026, à Ouagadougou.

Selon le ministre Kargougou, le projet de construction de centre de formation en dialyse fait suite à une mission effectuée au Japon en 2025. « Solidaire aux difficultés d’offre de soins dans le domaine de la néphrologie, le consortium NIPRO-SIBIRI Biomédical Services a manifesté son engagement à accompagner le Burkina Faso dans le renforcement de la prise en charge des maladies rénales, à travers la construction et l’équipement complet d’un centre moderne de formation et de dialyse, offert sous forme de don », a-t-il rappelé.

Pour Robert Lucien Jean-Claude Kargougou, ce centre permettra non seulement d’accroître les capacités de prise en charge des patients, mais également de renforcer la formation du personnel de santé dans le domaine de la néphrologie.

Un renforcement de l’offre de soins

Le vice-président du consortium NIPRO-SIBIRI Biomédical Services, Simon Débruyne, a indiqué que le projet est une infrastructure R+1 dont la première partie abritera le centre de dialyse équipé de toutes les commodités. Le second niveau sera dévolu à la formation. A l’en croire, le projet coûtera plus d’1,100 milliards FCFA. Le donateur souhaite l’ouverture du centre d’ici  fin 2026, afin de contribuer à la réduction des évacuations sanitaires vers l’extérieur.

Du reste, l’architecte en charge des travaux de construction, Eric Yao a rassuré de la qualité et de la livraison de l’infrastructure à bonne date. Visiblement ému, le président de l’Association des dialysés  et insuffisants rénaux du Burkina (ABUDIR), Albert Ouédraogo, a exprimé sa joie pour la réalisation de ce centre qui va améliorer les conditions de prise en charge des patients « Nous sommes reconnaissants au gouvernement qui ne cesse de soutenir et soulager la peine des malades dans le domaine de la santé notamment en néphrologie », a-t-il confié.

Emmanuel BICABA

Libération de l’Afrique: une conférence interroge le rôle de la jeunesse

Dans le cadre du séjour de la délégation d’Afro- descendants au Burkina, des conférences panafricaines sont prévues. La conférence inaugurale a eu lieu, le lundi 20 avril 2026, à Ouagadougou.

Présents au Burkina Faso pour deux semaines, le séjour de la délégation d’Afro-descendants sera essentiellement consacré à une série de rencontres d’échanges dénommées « conférences panafricaines » sur des thématiques diverses. La conférence inaugurale, qui a eu lieu, le lundi 20 avril 2026, à Ouagadougou, a été ponctuée par deux communications. La première, livrée par la ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, Annick Lydie Djouma Pikbougoum, a porté sur le rôle de la jeunesse dans la libération de l’Afrique. Dès l’entame de son exposé, elle a souligné que la population burkinabè, à l’image de celle africaine est majoritairement jeune. 

De plus de 77,9% des Burkinabè ont moins de 35 ans. Pour elle, cette jeunesse constitue un atout majeur si elle est formée, encadrée et valorisée. Elle a noté que les jeunes constituent une force d’innovation et de transformation. « Ils sont au cœur de l’innovation technologique, du volontariat, de l’entrepreneuriat et de la culture. Ils portent également des initiatives communautaires favorisant la solidarité et la cohésion », a-t-elle apprécié.

La cheffe du département en charge de la jeunesse a estimé que cette frange de la population constitue un vecteur d’espoir et de renouveau. « Face aux divisions, la jeunesse peut incarner une nouvelle conscience africaine, au-delà des clivages ethniques, régionaux ou religieux », a-t-elle estimé.

Toutefois, elle a noté que plusieurs défis doivent être relevés afin de faire des jeunes de véritables piliers du développement de l’Afrique. Elle a cité, entre autres, le chômage, la pauvreté et les inégalités qui exposent certains jeunes à la manipulation, à la violence et à la radicalisation. Elle a également pointé du doigt la politisation excessive de la jeunesse, le repli communautaire et la désinformation sur les réseaux sociaux, qui affaiblissent le sentiment d’appartenance nationale. Annick Lydie Djouma Pikbougoum a également regretté le fait que beaucoup de jeunes n’ont pas accès aux espaces de dialogue, de décision et de responsabilisation civique.

S’engager de manière consciente

En réponse à ces défis, elle a formulé plusieurs recommandations axées principalement sur

Le président de l’IPN-Farafina, Apollinaire Joachimson Kyélem de Tambèla, a estimé que chaque peuple doit être libre de choisir l’organisation qui lui convient.

la promotion de l’entrepreneuriat et de l’emploi des jeunes, ainsi que leur implication dans la gouvernance et la paix sociale. « La jeunesse africaine n’est pas seulement l’avenir du continent, elle en est déjà le présent actif. Sa capacité à s’organiser, à innover et à s’engager de manière consciente déterminera en grande partie le succès de la libération et de la renaissance de l’Afrique », a-t-elle conclu.

A sa suite, c’est le président de l’Institut des peuples noirs Farafina (IPN-Farafina), Apollinaire Joachimson Kyélem de Tambèla, qui s’est entretenu avec l’assistance sur la colonisation et la néocolonisation. Pour lui, la néocolonisation se nourrit d’un véritable formatage des esprits. « Le colon s’est retiré en apparence, mais il est resté dans le fond avec son système d’enseignement, ses méthodes et ses valeurs », a-t-il dénoncé.

L’une des méthodes qu’il a particulièrement indexées est la démocratie. « Le formatage des esprits est tellement prononcé qu’il est difficile de faire comprendre aux africains qu’il existe d’autres formes de démocratie que celle bourgeoise instituée par les pays européens. Pour eux, la seule voix de démocratie est de faire comme les occidentaux », a-t-il regretté. Pourtant, a-t-il estimé, chaque peuple doit être libre de choisir la forme d’organisation qui convient à son histoire et à sa culture.

L’autre point que l’ancien premier ministre a évoqué est celui des droits de l’Homme. Pour lui, ce concept est un levier utilisé par l’occident pour agir sur les sociétés africaines. Il en est de même, a-t-il estimé, de la liberté d’expression. Il est convaincu que ces éléments constituent les racines profondes auxquelles il est nécessaire de s’attaquer afin de vaincre le néocolonialisme. « Il est important que chaque africain apporte sa contribution afin que nous puissions nous défaire de ces liens et nous projeter vers l’avenir », a-t-il appelé.

L’ambassadeur du Burkina Faso aux Etats-Unis, le général de brigade Kassoum Coulibaly, pour sa part, est convaincu que la culture peut être d’un grand apport dans la lutte contre le néocolonialisme.

Nadège YAMEOGO

IVe édition du Mois du patrimoine burkinabè: le gouverneur du Kadiogo lance les activités au Mémorial Thomas-Sankara

Le gouverneur du Kadiogo, Abdoulaye Bassinga, a présidé la cérémonie de lancement du Mois du patrimoine burkinabè au Mémorial Thomas-Sankara, lundi 20 avril 2026 à Ouagadougou.

Lancé le 17 avril 2026 à Ouahigouya, la IVe édition du Mois du patrimoine burkinabè s’étend jusqu’au 18 mai prochain. Dans la région du Kadiogo, c’est au Mémorial Thomas-Sankara que le gouverneur Abdoulaye Bassinga a présidé la cérémonie de lancement, lundi 20 avril 2026. Plusieurs activités sont programmées tout au long du Mois du patrimoine dans la région du Kadiogo, notamment des actions de sensibilisation et des visites guidées de sites. M. Bassinga a appelé les Burkinabè à valoriser et à protéger les sites patrimoniaux. Pour lui, le choix du Mémorial Thomas -Sankara n’est pas anodin.

Ce lieu constitue selon lui, une chance exceptionnelle pour la région du Kadiogo, riche en histoire et en symbole. « Il faut déconstruire l’idée selon laquelle, ce sont des étrangers qui doivent mettre en valeur la richesse culturelle de la région », a-t-il averti. Le gouverneur du Kadiogo a appelé tous les citoyens à contribuer à la campagne lancée pour la construction du Mémorial Thomas-Sankara, soulignant que chaque brique, même symbolique, compte. Avec une population de près de 3,5 millions d’habitants dans la région, une mobilisation collective, foi du gouverneur, permettra de réaliser ce projet dans un délai raisonnable.

Quant au coordinateur du projet de construction du Mémorial Thomas-Sankara, Etienne Lompo, il a estimé que promouvoir le patrimoine, c’est aussi le préserver et l’enrichir.  Il a précisé que ce qui est visible aujourd’hui ne représente qu’environ 10 % des réalisations prévues sur le site du Mémorial. « Le gouvernement du Burkina Faso s’est engagé à financer 60 % du projet, tandis que les 40 % restants doivent être mobilisés auprès des populations par diverses initiatives », a-t-il informé.  Il a fait savoir que plusieurs canaux de contribution sont ouverts, notamment, le paiement direct aux guichets d’entrée, les transferts via la plateforme Faso Arzeka, les virements bancaires. M. Lompo a lancé un appel solennel à la population du Kadiogo à s’engager massivement dans cette campagne, insistant sur le fait que chaque contribution est un pas vers la concrétisation du projet.

Adama SEDGO

Astride OUEDRAOGO

(Stagiaire)

Gestion des pressions multiformes des secrétaires: l’Intelligence artificielle et émotionnelle au cœur des préoccupations

L’Association professionnelle des secrétaires du Burkina Faso (APSB), organise, du 20 au 25 avril 2026, à Koudougou, un séminaire de formation au profit de ses membres sur le thème : « La secrétaire résiliente : gestion des pressions multiformes, optimisation du temps et des relations professionnelles, intelligence artificielle, intelligence émotionnelle et autorité naturelle ».

« La secrétaire résiliente : gestion des pressions multiformes, optimisation du temps et des relations professionnelles, intelligence artificielle, intelligence émotionnelle et autorité naturelle ». Tel est le nouveau défi de ce thème, que l’Association professionnelle des secrétaires du Burkina Faso (APSB), entend relever, à travers le renforcement des capacités de ses membres. C’est du 20 au 25 avril 2026, dans la cité du Cavalier rouge. Le choix du thème qui entre dans le cadre de la Semaine nationale de la secrétaire (SNS), édition 2026, de l’avis de la présidente nationale de l’APSB, Assétou Epérance Dabiré, traduit le reflet fidèle des réalités quotidiennes des secrétaires et les opportunités qui s’offrent en eux. A l’entendre, les organisations sont confrontées à des défis multiples, des pressions constantes et des transformations numériques.

Et dans ce contexte actuel de défis sécuritaires, elle a avoué que le rôle de la secrétaire, de l’assistance et de l’attachée du directeur, ne peut plus être perçu comme un simple appui administratif. « Les secrétaires sont aujourd’hui, des actrices et acteurs clés, des piliers de l’organisation, des gardiens et gardiennes de l’information », a-t-elle justifié. Pour cette session, le formateur, Paul Ouédraogo, a indiqué que la fonction de secrétaire ne peut plus se limiter aux tâches administratives. C’est une fonction qui est selon lui, au cœur de la performance organisationnelle.

« C’est la raison pour laquelle, les secrétaires doivent être accompagnés en matière de résilience, d’adaptation aux évolutions institutionnelles qui impactent leur travail et également aux évolutions technologiques », a-t-il fait savoir. C’est ainsi que les modules qui leur seront développés vont se focaliser entre autres, sur le stress, le leadership en secrétariat, la communication, l’intelligence émotionnelle et artificielle. Pour la responsable à la formation, Henriette Tamboura, chaque secrétaire doit être encore beaucoup plus performant et les indicateurs de performance permettront aux premiers responsables de savoir qu’il y a eu de la valeur ajoutée. « Les secrétaires pourront travailler sans stress et augmenter leur productivité. Surtout avec l’intelligence artificielle, ils ou elles pourront gagner en temps », a-t-elle signifié.

Des retours encourageants après chaque formation

La soixantaine des participants du Burkina Faso, Togo, Bénin et Ghana, qui prennent part à cette formation, vont mieux comprendre et maitriser les pressions professionnelles, renforcer la qualité, l’impact de leurs relations professionnelles, développer leur intelligence émotionnelle, leur autorité naturelle et surtout s’approprier les outils de l’intelligence artificielle, comme des alliés puissants de performance. Mme Dabiré a souligné qu’au-delà des compétences techniques, cette formation porte sur des ambitions plus grandes, en vue de transformer intérieurement les secrétaires.

Avec plus de quatre mille membres aujourd’hui, l’APSB, se veut selon la présidente nationale, un cadre d’excellence, de solidarité et de transformation. Convaincue que le secrétariat n’est pas un métier de l’ombre mais plutôt un levier stratégique de performance, la présidente a invité les secrétaires à donner le meilleur d’eux-mêmes, à incarner une nouvelle posture, à faire le professionnel résilient, organisé, stratégique et influent. « Ce qui compte chez la secrétaire, ce n’est pas seulement ce qu’elle sait, mais la manière dont elle utilise ce qu’elle sait », a-t-elle soutenu.

Elle a exprimé sa satisfaction auprès des secrétaires pour leur assiduité aux formations antérieures et la mise en application des notions qui leur sont inculquées. « Après chaque formation, nous avons un retour encourageant des employeurs et des patrons, qui constatent une amélioration dans le traitement des courriers et dans l’organisation du travail. A l’APSB, notre force est que la formation porte de la valeur, car nos formateurs sont des secrétaires qui se sont formés et qui connaissent les contraintes du métier », s’est réjouie Mme Dabiré.

Afsétou SAWADOGO

Coopération Confédération des Etats du Sahel-Union africaine: l’UA félicite le Président Traoré « pour son courage, son dévouement pour la paix et la stabilité dans son pays »

‎Le Président du Faso, chef de l’Etat, Président de la Confédération des Etats du Sahel (AES), le capitaine Ibrahim Traoré, a eu des échanges, le lundi 20 avril 2026 avec le Président en exercice de l’Union africaine (UA), le Président burundais, le général Évariste Ndayishimiyé.

‎‎Au sortir de son entretien au Palais présidentiel de Koulouba, le Président Ndayishimiyé s’est confié à la presse. Il a salué l’amour patriotique, le soutien et l’engagement du peuple burkinabè aux côtés de son leader, le capitaine Ibrahim Traoré, dans la guerre contre le terrorisme et pour la souveraineté. « J’ai trouvé au Burkina Faso, un pays devenu stable, un Peuple aimable qui nous a accueillis avec joie… », déclare le président burundais. Ces échanges ont été une occasion pour le président en exercice de l’Union africaine de féliciter le président du Faso « pour son courage, son dévouement et son engagement pour la paix et la stabilité dans son pays ». Toujours au cours de ce point de presse, le général Ndayishimiyé, missionné spécialement par l’Union africaine, soutient : « l’UA doit constituer un pont solide qui va lier le Peuple burkinabè aux peuples africains, les institutions burkinabè aux autres institutions africaines ».

Pour le président en exercice de l’UA, la rencontre avec le capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso, Président de la Confédération des Etats du Sahel, a permis d’échanger sur des questions liées à la lutte contre le terrorisme dans la région du Sahel d’une part et d’autre part, à la restauration de bonnes relations entre les pays de la Confédération AES et l’UA. « Les discussions se sont bien passées. Maintenant, je connais la réalité objective de la région du Sahel et aussi du Peuple burkinabè », insiste le général Évariste Ndayishimiyé.  L’envoyé spécial de l’UA et président en exercice de l’Organisation continentale annonce : « je compte dresser un bon rapport objectif à mes pairs à l’UA et j’espère que sur la base de ce rapport, les relations vont encore se renforcer. On pourra aller ensemble vers un avenir commun ».

‎‎Direction de la communication de la Présidence du Faso

Le Président en exercice de l’Union Africaine à sa sortie d’audience au Palais de Koulouba : « Maintenant, je connais la réalité objective de la région du Sahel et aussi du Peuple burkinabè… »

Le Président du Faso, Chef de l’État, Président de la Confédération des États du Sahel (AES), Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, a eu des échanges, ce lundi en fin de matinée, avec le Président en exercice de l’Union Africaine (UA), le Président burundais, le Général Évariste NDAYISHIMIYE.

‎‎Au sortir de son entretien au Palais présidentiel de Koulouba, le Président NDAYISHIMIYE s’est confié à la presse. Il a salué l’amour patriotique, le soutien et l’engagement du Peuple burkinabè aux côtés de son leader, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, dans la guerre contre le terrorisme et pour la souveraineté. « J’ai trouvé au Burkina Faso, un pays devenu stable, un Peuple aimable qui nous a accueillis avec joie… », déclare le Président burundais.
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‎Ces échanges ont été une occasion pour le Président en exercice de l’Union Africaine de féliciter le Président du Faso « pour son courage, son dévouement et son engagement pour la paix et la stabilité dans son pays ».

«Je compte dresser un bon rapport objectif…et j’espère que sur la base de ce rapport, nous pourrons aller ensemble vers un avenir commun »

Toujours au cours de ce point de presse, le Général NDAYISHIMIYE, missionné spécialement par l’Union Africaine, soutient : « l’UA doit constituer un pont solide qui va lier le Peuple burkinabè aux peuples africains, les institutions burkinabè aux autres institutions africaines ».


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‎Pour le Président en exercice de l’UA, la rencontre avec le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, Président du Faso, Président de la Confédération des États du Sahel, a permis d’échanger sur des questions liées à la lutte contre le terrorisme dans la région du Sahel d’une part et d’autre part, à la restauration des bonnes relations entre les pays de la Confédération AES et l’UA.
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‎« Les discussions se sont bien passées. Maintenant, je connais la réalité objective de la région du Sahel et aussi du Peuple burkinabè », insiste le Général Évariste NDAYISHIMIYE. L’Envoyé spécial de l’UA et Président en exercice de l’Organisation continentale annonce : « Je compte dresser un bon rapport objectif à mes pairs à l’UA et j’espère que sur la base de ce rapport, les relations vont encore se renforcer. On pourra aller ensemble vers un avenir commun ».


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‎Direction de la communication de la Présidence du Faso