Ressources du fonds minier de développement local : levée de suspension de l’exécution des dépenses

Kantigui se rappelle que par circulaire n°2025-0013/MEF/SG/DGB/DTFCT du 3 novembre 2025, l’exécution des dépenses financées par les ressources du Fonds minier de développement local (FMDL) était suspendue jusqu’à nouvel ordre. En application de cette décision, les Présidents des délégations spéciales (PDS) étaient invités à annuler les prévisions budgétaires y relatives dans leurs budgets, gestion 2026. Cette suspension visait à garantir une (…)

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Kantigui

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Coopération économique: des investisseurs italiens reçus par le chef du Parlement

Le Président de l’Assemblée législative du Peuple, le Dr Ousmane Bougouma, a reçu, le mardi 21 avril 2026, en audience, une délégation d’investisseurs venue d’Italie, accompagnée de Burkinabè vivant dans ce pays européen.

Cette rencontre a été l’occasion pour les hôtes du jour d’échanger avec le premier responsable de l’institution parlementaire sur les perspectives d’investissement au Burkina Faso, notamment dans des domaines tels que l’énergie solaire, les travaux d’installations électriques et métalliques, les emballages métalliques pour l’industrie alimentaire, ainsi que la construction et l’équipement d’hôpitaux. Au cours des échanges, la délégation a salué la qualité de l’accueil qui lui a été réservé, ainsi que l’écoute attentive dont elle a bénéficié.

Elle a également exprimé sa satisfaction d’avoir pu découvrir les réalités du terrain, bien au-delà des perceptions souvent véhiculées à l’extérieur. Les investisseurs se disent ainsi rassurés et affichent leur intérêt pour le Burkina Faso, un pays qu’ils considèrent désormais comme porteur d’opportunités. Le chef du Parlement, pour sa part, a réaffirmé la disponibilité des autorités burkinabè à accompagner toute initiative d’investissement, dans le respect des priorités nationales. Pour les Burkinabè membres de la délégation, cette démarche constitue une source de fierté, en ce qu’elle participe à la mobilisation de compétences et de partenaires au service du développement du pays.

DCRP/ALP

Libye : une lutte pour le pouvoir

Depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi, en 2011, la Libye vit une instabilité politique et une insécurité qui compromettent dangereusement son avenir. Promis à un bel avenir sous le règne du défunt Guide, ce pays n’est plus que l’ombre de lui-même, un champ de ruines avec une interminable lutte pour le pouvoir. L’enjeu surtout est de réunifier la Libye, qui en plus d’une situation sécuritaire extrêmement précaire, a deux gouvernements (l’un à Tripoli reconnu par la communauté itération et l’autre à l’Est soutenu par le maréchal Khalifa Haftar), deux Parlements et pratiquement deux armées.

A la manœuvre depuis plusieurs mois, pour ramener la Libye à son statut de pays indivisible, les Américains, qui ont déjà réussi à obtenir l’unification du budget, auront fort à faire pour mettre en place un gouvernement et une armée commune.  Si des unités militaires de l’Est et de l’Ouest de la Libye ont pris part, le 14 avril dernier à Syrte, à des exercices militaires organisés par le Commandement des Etats-Unis pour l’Afrique (Africom), ce qui laisse espérer un rapprochement, la fuite d’un plan américain pour la mise en place d’un seul exécutif agite le gouvernement d’unité nationale (GNU) de Tripoli, dirigé par Abdel Hamid Dbeibah.

D’après les indiscrétions, le document propose la formation d’un gouvernement unifié avec l’un des fils du maréchal Khalifa Haftar à la tête du Conseil présidentiel et le maintien de Dbeibah comme Premier ministre.  Cette proposition aiguise apparemment   les appétits dans la capitale. Depuis plusieurs semaines, un bras de fer a lieu, à Tripoli, entre le chef du Conseil présidentiel, Mohammed El-Menfi, qui assume les fonctions de chef de l’Etat intérimaire et le chef du gouvernement Dbeibeh, candidat à la présidentielle manquée de 2021. En cause, des divergences autour des nominations diplomatiques, des prérogatives de chaque instance et de la nomination du chef de la diplomatie, poste vacant depuis 2023. Pour le président du Conseil présidentiel, il lui revient de nommer les ambassadeurs à l’étranger et de pourvoir aux autres postes, pas au chef du gouvernement. 

Ces tensions sont favorisées par un flou autour des missions des instances, alimenté par l’accord politique de 2021, qui donne libre court à toutes les interprétations. Cette guerre pour le pouvoir est symptomatique de l’attachement des dirigeants libyens à des intérêts égoïstes, plutôt qu’à l’intérêt général.  L’urgence est pourtant ailleurs. Au lieu d’unir leurs efforts en vue de la pacification et de la réunification du pays, certains d’entre eux en sont réduits à des querelles de prérogatives.    

Ces bagarres de personnes ne sont pas de nature à favoriser un retour à la norme en Libye. C’est la preuve que les Etats-Unis et la communauté internationale, engagés à sauver le pays de Kadhafi, ont du pain sur la planche. Les réalités du terrain ne permettent pas de penser, que les Libyens sont prêts à fumer le calumet de la paix, à taire leurs divergences et à se retrouver pour construire, main dans la main, leur chère patrie. Mais, nous osons croire le contraire, car la Libye mérite de renouer avec la paix et le progrès.

Kader Patrick KARANTAO

Résilience en temps de crise : un doctorant burkinabè brille sur la scène scientifique mondiale

Dans un monde secoué par les crises sécuritaires et les incertitudes économiques, la recherche scientifique s’impose plus que jamais comme un levier de solutions concrètes. C’est dans ce contexte exigeant que David Pakidumsamba BELEMNABA a marqué les esprits en s’imposant parmi l’élite académique internationale, lors de la 6ᵉ édition de Unicaf University Graduate Conference 2026 (UGraC 2026), organisée par Unicaf University.

Pendant cinq jours, du 16 au 20 mars 2026, cette conférence d’envergure mondiale a réuni près de 2000 participants venus de plus de 80 pays. Avec 49 doctorants issus de 26 nations (21 pays anglophones et 5 pays francophones), l’événement s’est affirmé comme une plateforme majeure de diffusion du savoir doctoral et d’échanges scientifiques de haut niveau.

Au cœur de cette compétition académique intense, David Pakidumsamba BELEMNABA, sous la direction du Professeur Jairo Montoya Torres, PhD, a su tirer son épingle du jeu en remportant le prix « Best Presentation Award » de la meilleure présentation des doctorants en fin de cycle PhD en Business Administration. Une distinction prestigieuse qui récompense la qualité exceptionnelle de ses travaux et son aptitude à transformer la recherche en outil d’aide à la décision.

Son étude, intitulée « Exploration des facteurs qui déterminent la résilience de la chaîne logistique minière dans un environnement de crise sécuritaire : cas du Burkina Faso », aborde une problématique brûlante. Dans un pays comme le Burkina Faso, confronté à des défis sécuritaires persistants, la continuité des activités minières représente un enjeu économique crucial.

Avec une approche rigoureuse et ancrée dans le réel, le doctorant met en lumière les mécanismes qui permettent aux chaînes logistiques de résister aux chocs : adaptation stratégique, innovation organisationnelle, gestion des risques et coopération entre acteurs. Autant de leviers essentiels pour maintenir la performance dans des environnements instables.

Face à un jury international exigeant, sa présentation a séduit par sa clarté, sa pertinence et son impact potentiel. Elle illustre parfaitement la vocation de l’UGraC : promouvoir une recherche utile, connectée aux réalités du terrain et capable d’éclairer les décisions stratégiques.

Cette consécration dépasse le cadre individuel. Elle symbolise l’émergence d’une nouvelle génération de chercheurs africains, engagés dans la production de savoirs à forte valeur ajoutée.

En rappel, M. BELEMNABA est économiste, inspecteur du travail, titulaire de deux Masters : un Master en transport logistique et un Master en gestion des projets. Aussi, il dispense des modules de formations dans le domaine du transport logistique depuis une dizaine d’années dans les universités et instituts privés d’enseignement supérieur.

Valentin KABORÉ

Lutte contre la criminalité urbaine : Un malfrat auteur de plusieurs vols à main armée mis aux arrêts par la Police Nationale à Ouagadougou.

Le Commissariat de Police de l’Arrondissement (CPA) n°04 de la ville de Ouagadougou, dans le cadre de sa mission de protection des personnes et des biens et suite à de multiples plaintes d’agressions et vols à main armée dans plusieurs quartiers de la capitale, a diligenté une enquête minutieuse ayant conduit à l’interpellation du principal suspect.
Cet individu, âgé de la trentaine, opérait seul, de jour comme de nuit, principalement dans la zone industrielle de Kossodo, les quartiers Tanghin, Polesgo, Sakoula, Somgandé, Toudoubwéogo et environnants, semant l’insécurité et causant de nombreux préjudices financiers, physiques et moraux aux honnêtes citoyens. En effet, il procédait au préalable au repérage ou ciblage des lieux de commerce, les domiciles, les magasins, avant de passer à l’action au moment propice. Il tenait, parfois, en respect ses victimes à l’aide d’un pistolet automatique et les dépossédait de leurs biens tels que les engins, ordinateurs, téléphones portables et du numéraire.
Il ressort des investigations que ce malfrat, très confiant et très attaché à son ‘’wack’’, se préparait mystiquement à l’aide des fétiches qu’il avait implanté dans sa chambre avant de mener toute opération que ce soit. Et en six (06) mois, il a causé un préjudice financier estimé à plus de 10.000.000 FCFA.
Grâce à la collaboration des populations, les enquêteurs ont pu saisir plusieurs objets parmi lesquels un pistolet automatique, des munitions, un tricycle, des pièces d’argent, des canaris, des clés et des terrains situés hors lotissement.
La Police Nationale remercie l’ensemble des populations pour la franche collaboration aux côtés des Forces de Sécurité Intérieure dans le cadre de la lutte contre la criminalité sous toutes ses formes. Elle les exhorte à poursuivre dans la même dynamique et à toujours dénoncer les cas suspects aux numéros verts que sont le 17, le 16 et le 1010.
La Police Nationale, une force publique au service des citoyens !

Agence Faso Mêbo: Un modèle qui inspire le Président burundais

En séjour officiel au Burkina Faso, le Président du Burundi, Président en exercice de l’Union Africaine (UA), le Général Évariste NDAYISHIMIYE a visité, ce lundi 20 avril dans l’après-midi, le site de production de pavés de l’Agence Faso Mêbo et le boulevard Thomas-SANKARA.

À l’issue de la visite des deux sites, le Président burundais a déclaré : « Je voudrais exprimer ma joie de voir la vision du Camarade Président du Burkina qui a initié ce programme. Ce programme montre l’unité entre les citoyens. C’est inspirant et aussi instruisant ».

Évoquant un programme similaire au Burundi, appelé « travaux communautaires pour le développement », qui a permis de réaliser des écoles, des centres de santé et un stade, le Général Évariste NDAYISHIMIYE s’est réjoui du modèle burkinabè. « Ce qui m’inspire c’est comment c’est bien organisé. Je suis très ravi et je tiens à encourager le Peuple burkinabè à aller de l’avant, parce que pour avoir la paix, il faut avoir des projets communs », a indiqué le visiteur du jour, qui prévoit envoyer une mission pour s’imprégner du modèle burkinabè.

Pour le Directeur Général de l’Agence Faso Mêbo, le Commandant Zoodnoma Ahmed SAKANDÉ, cette visite est un honneur. Il a expliqué au Président burundais, que sous l’égide du Président du Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, les Burkinabè ont pris l’engagement de construire par eux-mêmes leur pays.

Direction de la communication de la Présidence du Faso

Dr Eliane Mireille Paré, chirurgienne dentiste spécialiste : « La santé du corps dépend de la santé bucco-dentaire »

Dr Eliane Mireille Paré est chirurgienne dentiste spécialiste à la Direction de la prévention et du contrôle des maladies non transmissibles (DPCM) au ministère de la Santé. Dans une interview accordée à Sidwaya, elle définit une infection bucco-dentaire, donne ses causes et conséquences et propose des pistes pour la prévention.

Sidwaya (S) : Qu’est-ce qu’une infection bucco-dentaire ?

Eliane Mireille Paré (E.M.P.) : Une infection bucco-dentaire est vaste et désigne toutes les pathologies qu’on peut rencontrer au niveau de la cavité buccale. Donc une infection, c’est quand il y a quelque chose qui est pourrie à quelque part, avec la présence du pu. Cela peut être la carie, ça peut être la gingivite, il y a beaucoup d’autres anomalies mais ce sont les deux principales maladies qu’on trouve dans la cavité buccale.

S : Est-ce que les infections bucco-dentaires sont fréquentes au Burkina Faso ?

EMP : Elles sont très fréquentes. Il y a une étude qui a été faite en 2021 montrant que 52% de la population burkinabè fait de la carie et 60% de la population fait les maladies parodontales. Et si nous allons dans les profondeurs, c’est un peu plus que ça. Il peut y avoir une différence de niveau, parce qu’au niveau des villes, la proportion peut être un peu moins que par rapport aux zones non urbaines.

S : Quels sont les types de maladies bucco-dentaires fréquentes au Burkina Faso ?

EMP : Il y a tout genre de maladies mais les plus fréquentes ce sont les caries, les problèmes de parodonte ou parodontopathie. Aussi il y a le cancer, l’érosion et les fractures au niveau des accidents publics. Un usager peut faire un accident et avoir des perturbations au niveau dentaire.

S : Quelles sont les causes de cette maladie ?

EMP : Il y a quatre facteurs en général. C’est d’abord les facteurs personnels, où nous n’avons pas une bonne santé et nous sommes fragilisés. Ensuite, l’alimentation peut contribuer à des pathologies bucco-dentaires. Quand je parle de l’alimentation, c’est l’exposition au sucre, aux aliments acides qui peuvent entraîner des problèmes. Outre cela, il y a le temps mis dans la consommation. C’est-à-dire que les aliments que nous consommons de façon fréquente, peut amener le processus de carie ou le processus des parodontites. La mauvaise hygiène bucco-dentaire et la méconnaissance de comment prévenir ces maladies constituent également des causes des maladies bucco-dentaires,

S : Quelles conséquences ces infections peuvent avoir sur la santé humaine ?

EMP : Une carie dentaire déjà en elle-même si on ne la soigne pas, la personne peut faire de la fièvre, l’infection peut se généraliser. C’est une gangrène qui peut se généraliser et entraîner des maux au niveau de toute la poitrine et à ce stade on peut avoir des infections. Et si ce n’est pas traité non plus, cela peut entraîner la mort. C’est des cas extrêmes, donc il ne faut pas négliger le mal aux premiers instants. Pour les parodontites, c’est la même chose, car si on néglige le mal au niveau de la gencive, nous constatons une interaction avec le diabète. Et le diabète qui est mal traité peut entraîner des maladies de la gencive, les maladies de la gencive aussi qui sont mal traitées peuvent entraîner des problèmes au niveau du diabète. La dent en général, quand elle n’est pas soignée, elle peut contaminer le cœur, les reins, les poumons et tous les organes sensibles, donc il faut faire très attention à sa bouche.

S : Quelles sont les précautions à prendre pour une bonne hygiène bucco-dentaire ?

EMP : La précaution principale c’est le brossage dentaire. Il faut se brosser les dents, parce qu’il y a des milliards de bactéries qui sont dans la bouche et incompatibles avec elle. Mais si nous ne nous brossons pas bien, ces bactéries qui adhèrent à la dent, vont utiliser le sucre qu’on introduit à travers l’alimentation et vont transformer ce sucre en acide et l’acide va désagréger les mailles dentaires. Ce qui veut dire que si nous nous brossons la dent, nous diminuons les bactéries pathogènes qui font ce travail. Sinon, les autres bactéries ont un rôle à jouer dans la bouche parce qu’elles contribuent à digérer les aliments, à protéger les dents avec l’effet de la salive également. Mais, il faut enlever régulièrement les bactéries pathogènes pour qu’elles ne prolifèrent pas et créer la baisse du PH bucco-dentaire entraînant l’érosion des mailles dentaires, par la suite la carie dentaire.

S : Existent-t-ils des traitements appropriés au Burkina Faso sur ces types de pathologies ?

EMP : Oui, il y a des dentistes qui sont formés pour traiter les patients comme partout ailleurs. Le seul problème, c’est que nous ne sommes pas assez nombreux pour couvrir tout le territoire. Et donc, c’est le rôle de la santé publique maintenant de faire un travail de prévention pour que les dentistes ne soient pas surchargés en travail. Nous n’avons pas à faire des interventions qui coûtent, alors que nous pouvons faire la prévention qui est accessible. Le brossage est vraiment important pour toute personne qui veut garder ses dents toute sa vie. J’insiste vraiment sur le brossage et ses techniques. Il faut se brosser au moins 2 fois par jour après les repas.

S : Quels sont les conseils que vous avez à donner à nos lecteurs ?

EMP : Je les conseille d’aller, au moins une fois par an si c’est possible, chez un dentiste pour se faire consulter. Aux parents, je leur conseille de familiariser les enfants avec les chirurgiens-dentistes. Pour que de temps en temps, ils puissent s’amuser avec l’enfant pour lui montrer tous les instruments qui sont utilisés dans l’entretien des dents. Quand l’enfant n’a pas peur, l’enfant participe au traitement. Souvent la peur de l’enfant est due aux idées reçues. Ce n’est pas une peur normale, c’est une peur reçue à travers ce qu’il a entendu ou vu sur les dentistes, car, tout le monde parle que les chirurgiens-dentistes font mal. Non, nous ne sommes pas là pour faire mal aux gens, mais pour soulager les douleurs. Nous accompagnons nos patients et nous n’aimons pas aller à l’extrême ou à l’extraction de la dent. Nous aimons donner des conseils et amener les gens à prendre en charge leur santé. Il n’y a pas de santé sans santé bucco-dentaire et chacun contribue à sa santé.

Réalisée par Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE