Voiries et assainissements à Bobo-Dioulasso: le ministre Mikaïlou Sidibé constate l’état d’avancement des travaux

Le ministre de la construction de la patrie, Mikaïlou Sidibé a visité les chantiers de voiries et d’aménagement d’ouvrages d’assainissement d’eau pluviale dans la ville de Bobo-Dioulasso, le mercredi 22 avril 2026. L’objectif était de s’imprégner de l’état d’avancement desdits travaux.

A quelques jours de l’ouverture de la 22e édition de la Semaine nationale de la culture (SNC), la ville de Bobo-Dioulasso s’active pour offrir un visage à la hauteur de l’événement. Dans ce contexte, le ministre de la Construction de la Patrie, Mikaïlou Sidibé, a effectué une tournée de terrain pour évaluer l’état d’avancement des chantiers engagés, notamment en matière de voirie urbaine et d’assainissement. Cette sortie, qui fait suite à une précédente visite en janvier dernier, avait pour objectif principal de vérifier l’atteinte des objectifs intermédiaires fixés aux différents acteurs. D’entrée, le ministre s’est voulu rassurant. Globalement, les travaux connaissent une évolution jugée satisfaisante, selon le ministre. « Les objectifs intermédiaires que nous nous sommes fixés pour garantir la fluidité du trafic pendant la SNC sont atteints », a-t-il affirmé au terme des visites.

Concernant les voiries, la délégation ministérielle a entamé sa tournée par la voie d’accès à Lèguema, un axe jugé prioritaire dans le dispositif de mobilité urbaine. Sur ce tronçon, deux sections étaient concernées. La première, longue de cinq kilomètres, n’était pas initialement incluse dans le programme de bitumage. L’objectif fixé consistait à la rendre praticable avant la SNC. A ce niveau, les travaux ont permis d’atteindre la couche de forme, rendant désormais la voie carrossable, aux dires des ministre. Quant à la seconde section, elle concernait le bitumage proprement dit de la voie d’accès. Ici aussi, les résultats sont encourageants. « Le revêtement a dépassé le niveau du stade en construction, et seuls les travaux de finition restent à achever sur le dernier kilomètre. L’état d’avancement est satisfaisant », a constaté le ministre. La visite s’est poursuivie sur la voie d’accès au Centre médical avec antenne chirurgicale (CMA) de Dafra. En janvier, ce chantier accusait un retard important. Mais depuis, une nette progression a été enregistrée. « Les acteurs ont mis la main à la pâte », a salué Mikaïlou Sidibé. Il a souligné les efforts conjoints de l’entreprise en charge des travaux, de la mission de contrôle et de l’administration.

Le revêtement en cours sur plusieurs axes routiers

A ce jour, le revêtement est en cours et une partie de la route est déjà praticable. Le raccordement à la Route nationale n°1 (RN1) est presque achevé, avec seulement une cinquantaine de mètres restants. Là encore, les travaux de finition sont en passe d’être bouclés, permettant d’envisager une mise en service effective dans les délais impartis. Autre point de passage : la voie d’accès au port sec. Sur ce site, le ‘’corps’’ de la chaussée est pratiquement achevé et une partie du revêtement est déjà en place. A en croire le chef du département de la construction de la patrie, les équipes s’attellent actuellement à finaliser un giratoire et à assurer le raccordement au PK0. « Nous allons maintenir la pression pour que les travaux soient totalement achevés dans les meilleurs délais », a indiqué le ministre, évoquant également une prochaine réception suivie de l’inauguration des infrastructures.

En amont des travaux routiers, le ministre et sa délégation ont également inspecté les ouvrages d’assainissement réalisés dans le cadre du projet de mobilité et de développement des villes secondaires. Ici, les résultats sont encore plus avancés. Au niveau de la zone du guichet unique, jouxtant le siège de la SNC, les travaux ont permis de libérer entièrement l’espace. Le collecteur est achevé, tout comme les aménagements intérieurs. L’éclairage public devrait être opérationnel dans un délai de deux à trois jours. Un dalot de traversée a également été réalisé, permettant de dégager totalement le boulevard. Dans les quartiers de Sarfalao, Colma et Bolibana, les chantiers se poursuivent activement. Le taux d’avancement global des travaux d’assainissement est estimé à 75 %, avec un objectif de finalisation fixé au mois de juin. « Cela nous rassure quant au respect des délais », a confié le ministre.

Noufou NEBIE

Amadou OUEDRAOGO

(Stagiaire)

Se conformer à la loi

Le déroulé de l’assainissement dans l’environnement des Organisations associatives et Organisations non gouvernementales se poursuit au Burkina Faso. Cela, conformément à la volonté affichée des autorités de refonder l’Etat et d’améliorer le système de gouvernance du pays dans toutes ses composantes, tout en s’inscrivant dans le cadre de la Révolution populaire progressiste (RPP) pour un Burkina nouveau. On se rappelle que l’Assemblée législative de Transition (ALT) a, en effet, adopté, à l’unanimité, la loi n°011-2025/ALT, portant Liberté d’association au Burkina Faso. Promulguée quelques jours plus tard, la nouvelle législation remplace celle de 2015, qui s’est avérée désuète face aux réalités du moment, mais surtout eu égard aux dérives notoires constatées ces dernières années dans ce milieu. Autant dire qu’une véritable « opération de salubrité publique » s’imposait, afin d’assainir le milieu associatif dont les actions sur le terrain du développement manquaient, quelque peu, de lisibilité et de visibilité. De nombreuses associations, ONG ou Fondations avaient été répertoriées en 2025 par les services en charge des libertés publiques. Face à cette situation, l’on se demande qui fait vraiment quoi et quelle valeur ajoutée réelle ces structures apportent à la société, en matière de développement. Et, le Burkina n’est pas le seul terrain où ce jeu est très développé.

Nonobstant les interprétations diverses que l’assainissement du milieu associatif soulève, il faut dire qu’il était temps de sonner le glas de cette « pagaille » pour une gestion efficiente de l’administration du territoire national. A l’épreuve des défis liés au contexte sécuritaire qui, du reste, nécessitent encore plus de besoins à tous les niveaux, le pays a besoin d’ordre. Cela, d’autant plus que certaines structures associatives n’ont pas pris la mesure du changement de paradigme en accumulant, malheureusement, manquements et irrégularités préjudiciables à tous.

C’est ainsi que dans la mise en œuvre de cette nouvelle loi, le ministère de l’Administration territoriale et de la Mobilité, dans un communiqué, a publié, le 15 avril dernier, une liste de 118 associations réputées dissoutes. Après cela, ce sont 359 associations qui ont été suspendues, à compter du 21 avril 2026. Les raisons évoquées sont, entre autres, le non-renouvellement de leurs instances, conformément à leurs statuts et règlement intérieur et à la loi en vigueur. Durant toute la période de cette sanction, les activités de ces associations sont strictement limitées : seules les actions visant à régulariser leur situation administrative sont désormais autorisées. Pour retrouver leur plein droit d’exercice, le gouvernement appelle ces structures à procéder au renouvellement de ses instances.  La levée de la suspension sera conditionnée par l’obtention d’une attestation de renouvellement formelle pour la reprise de leurs activités respectives.

Il est vrai que les organisations associatives, d’une manière ou d’une autre, ont une part contributive dans la dynamique du développement socioéconomique d’un pays.  Mais, cela devrait se faire dans le strict respect des textes en vigueur pour le bien de tous. Ainsi, si tant est que l’objectif que se fixe cette foultitude d’associations est d’accompagner les actions de développement, leurs responsables devront comprendre la nécessité de se conformer aux termes de la législation en vigueur, afin de pouvoir travailler en toute sérénité.  Car, comme l’avait relevé Jean Jacques Rousseau, « L’obéissance à la loi qu’on s’est prescrite est liberté ».

Soumaïla BONKOUNGOU

Emergence d’une Afrique souveraine: l ’ADDI plaide pour le rôle central des femmes

L’African Diaspora Development Institute (ADDI) a organisé, le mardi 22 avril 2026 à Ouagadougou, une conférence axée sur le rôle des femmes dans la construction d’une Afrique souveraine.

La réflexion sur l’avenir du continent africain ne saurait faire abstraction du rôle des femmes. C’est le message central de la conférence initiée par l’African Diaspora Development Institute (ADDI), une organisation engagée dans la promotion des synergies entre la diaspora africaine et les populations du continent, le mardi 22 avril 2026, à Ouagadougou. La ministre de la Famille et de la Solidarité, le lieutenant-colonel Passowendé Pélagie Kabré, a salué la tenue de la rencontre, tout en rendant hommage aux femmes africaines. Selon elle, les femmes ont toujours joué un rôle déterminant dans les luttes de libération, aussi bien sur le plan social, politique que culturel. « Si l’histoire est souvent écrite au masculin, elle a parfois oublié celles qui ont porté les combats dans l’ombre », a-t-elle indiqué. Le lieutenant-colonel Kabré a relevé que, malgré leur engagement, les femmes restent confrontées à plusieurs défis, notamment les stéréotypes liés au genre, la faible représentativité dans les sphères de décisions et les pratiques traditionnelles néfastes. Pour y remédier, elle a souligné les efforts entrepris par les autorités burkinabè, en matière d’autonomisation économique et de promotion du leadership féminin.

Pour la présidente de l’ADDI, Dr Arikana Chihombori, la question de l’éducation constitue un levier essentiel dans la construction d’une Afrique forte. Elle a insisté sur la responsabilité des parents, en particulier des mères, dans la transmission des valeurs et de l’histoire africaine aux jeunes générations. « Si nos enfants ne connaissent pas leur histoire, c’est parce qu’on ne la leur a pas enseignée », a-t-elle affirmé. Selon Mme Chihombori, la méconnaissance de l’histoire africaine rend la jeunesse vulnérable aux influences extérieures.

La modératrice de la conférence, Nathalie Yamb, a mis en avant le rôle fondamental des femmes dans la formation de citoyens engagés. Elle a salué la contribution des mères burkinabè dans l’éveil patriotique de la jeunesse, notamment dans un contexte marqué par les défis sécuritaires et les dynamiques de souveraineté au Sahel.

Gustave KONATE

(Collaborateur)

Un formateur détourne l’argent des groupements féminins

Y.S est un formateur dans les métiers de la transformation agroalimentaire. Il a proposé ses services à des groupements féminins pour des formations dans la fabrication du beurre de karité, des produits cosmétiques et du savon, par l’intermédiaire de S.T, son collaborateur. La formation se déroule en deux phases : une formation théorique et une autre plus pratique. Pour la première formation, chaque groupement a versé à Y.S la somme de 100 000 FCFA. Ce sont 6 associations qui ont souscrit à (…)

Retrouvez Au coin du palais sur https://www.sidwaya.info/numerique/

Adaman DRABO

Promotion des droits humains: le Capitaine Ibrahim TRAORÉ « humanise » le Centre Pénitentiaire de Baporo

‎ Dans l’histoire contemporaine du Burkina Faso, c’est une première. En Afrique et dans le reste du monde, c’est un acte extrêmement rare, selon l’administration pénitentiaire. Un Chef d’Etat en exercice, visiter une prison. Le Capitaine Ibrahim TRAORÉ l’a fait ce 22 avril 2026. En route pour Bobo-Dioulasso dans le cadre de la 22e édition de la Semaine nationale de la culture (SNC), le Président du Faso, Chef de l’État, Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORÉ a fait une escale au Centre pénitentiaire agricole de Baporo (CPAB) dans la province du Sanguié, région du Nando.

C’est une prison en milieu ouvert dans laquelle les détenus pratiquent des activités de production agricole et pastorale.

À l’entame de la visite, un champ de maïs de 40 hectares exploité par les détenus en pleine saison sèche, est présenté au Chef de l’État qui saisit l’occasion pour décliner sa vision pour le système carcéral : « La prison doit être humaine. Nous sommes une société, nous ne sommes pas des barbares, nous ne sommes pas violents. Nous sommes une société africaine et en Afrique, le respect de l’Homme est une chose qui nous est intimement liée. Donc peu importe la situation dans laquelle se trouve un Homme, il faut qu’il ait un minimum de respect », souligne le Chef de l’État.

Selon le Président du Faso, l’introduction des peines de Travaux d’intérêt général (TIG) répond à la vision de permettre aux détenus de travailler pour la Nation, se former et apprendre un métier. « Nous ne souhaitons pas que nos prisons soient à l’image de celles des impérialistes. Nous avons décidé d’humaniser nos prisons (…) et nous allons réduire le nombre de nos prisons et les concentrer dans les zones de production comme celle-ci », indique le Capitaine Ibrahim TRAORÉ.

Le Chef de l’État a invité les pensionnaires à garder le moral et à apprendre. « Le ministère en charge de la Justice va vous accompagner pour que vous soyez des citoyens modèles de demain », rassure le Chef de l’État.
‎
‎Un bâtiment moderne R+1 pour les pensionnaires du CPAB
‎
‎À Baporo, l’humanisation des prisons selon la vision du Chef de l’État prend déjà forme avec la construction d’un immeuble R+1. Selon le Ministre de la Justice Rodrigue Edasso BAYALA, le bâtiment d’un coût d’environ 500 millions FCFA, réunit toutes les commodités pour préserver la dignité humaine en détention. D’une capacité de 500 places, cette infrastructure vient augmenter les capacités d’accueil de ce Centre et améliorer significativement les conditions de détention pour un meilleur rendement des détenus.

‎« Nous disons merci au Camarade Président du Faso pour tous ses bienfaits pour notre pays. Nous le remercions également pour l’adoption de la loi sur les TIG qui nous permet de travailler, d’être en bonne santé et qui réduit nos peines. C’est une grande faveur pour nous les pensionnaires », reconnait le représentant des détenus du CPAB.
‎
‎Centre pénitentiaire à vocation agricole, le CPAB a réalisé une production de 240 tonnes en 2025 et pour l’année 2026, le centre ambitionne d’emblaver plus de 300 hectares pour une production attendue de 782, 5 tonnes.

‎Cet arrêt sera inscrit en lettres d’or dans la mémoire des détenus et du personnel de ce centre de détention à ciel ouvert, créé en 1986 sous le magistère du Capitaine Thomas SANKARA.
‎
Direction de la communication de la Présidence du Faso

Avancements des agents de l’enseignement secondaire: « A la fin du mois d’avril, beaucoup de bénéficiaires souriront », le ministre Moumouni Zoungrana

Le premier responsable de l’Enseignement secondaire et de la Formation professionnelle et technique, était à Koudougou, le mardi 21 avril 2026, pour encourager les acteurs de son ministère et d’autres directions, commis dans le traitement des avancements des agents de son département.

Dans le bilan à mi-parcours des travaux de traitement des actes et dossiers à incidence financière des agents du Ministère de l’enseignement secondaire et de la formation professionnelle et technique (MESFPT), qui se tiennent du 16 au 23 avril 2026, avec l’accompagnement d’autres structures ministérielles, la Directrice des ressources humaines(DRH) du MESFPT, Mariam Sakira, a noté, le mardi 21 avril 2026, à Koudougou, que sur 338 multiples dossiers à traiter au profit des agents dudit ministère à la date du 20 avril, 116 ont été déjà validés. Pour les avancements d’échelon de 2022 à 2024, 409 dossiers ont été examinés sur un total de 1057.

Pour ceux de 2025 au niveau central, il y’a un total de 1025 dossiers et 810 traités. « Pour les bonifications d’échelon, nous avons eu 30 dossiers et 22 sont déjà traités. En plus des autres actes examinés, nous avons un total général de 2815 actes traités sur un total de 4 814 », a confié Mme Sakira. Au regard de l’avancement des travaux, le ministre Moumouni Zoungrana, a dit garder espoir que d’ici à la fin du mois d’avril, près de 4 730 agents auront le sourire aux lèvres. « A la fin de ces travaux, nous ne voulons plus entendre parler des avancements de 2022, 2023 et 2024 et ceux de 2025, pour des agents dont les dossiers sont à jour », a-t-Il averti. Il a fait savoir que pour ce mois d’avril, plus d’un milliard F CFA seront injectés pour garantir les droits des agents, pour les dossiers d’avancements, les reclassements et les indemnités de toute nature. A son avis, pour servir le peuple, il faut que ses préoccupations soient prises en compte et trouver des solutions idoines.

Des actes erronés

« Nous sommes conscients de la question de la gestion des carrières des agents. Nous sommes en train de prendre des mesures adéquates pour qu’ils soient satisfaits », a justifié le ministre Zoungrana. En ce qui concerne des difficultés rencontrées dans le traitement des dossiers, la DRH, Mariam Sakira, a relevé que de nombreux actes sont erronés. Ce qui explique selon elle, que la carrière de l’agent n’a pas été bien prise en compte, sans occulter également le manque de certains dossiers et l’absence de notes de nombreux agents. « Face à ces situations, nous demandons une révision de situation administrative avant de pouvoir traiter financièrement le dossier », a-t-elle signifié. Pour relever ces défis, la DRH a confié qu’une chaine WhatsApp a été créée au profit des usagers où la composition des différents actes et dossiers demandés sont publiés.

Afsétou SAWADOGO

SNC 2026: 116 candidats des Koulsé en compétition dans diverses disciplines

Qualifiée pour la première fois dans la discipline vedette de la chanson traditionnelle pour la Semaine nationale de la culture (SNC) Bobo 2026, la troupe Duoral Sudubaba (entente) de Korsimoro s’active dans les répétitions pour espérer décrocher la première place dans sa discipline. 

La troupe traditionnelle Duoral Sudubaba (entente) de Korsimoro figure parmi les 116 troupes et ensembles artistiques qualifiés de la région des Koulsé pour la Semaine nationale de la culture (SNC) Bobo 2026. Dans la discipline vedette de la chanson traditionnelle pour la première participation depuis 20 ans d’existence, cette troupe est composée de cinq artistes dont deux tapeurs de calebasse, deux guitaristes et une danseuse.

Dans ses deux chansons de 10 mn maximum, conformément au règlement intérieur, elle aborde plusieurs thèmes tels que la cohésion sociale, l’éducation familiale et l’instruction des enfants, l’union sacrée des peuples de l’AES, le soutien de leurs dirigeants contre l’impérialiste et le développement des villes régionales à travers les autoroutes à réaliser avec l’Agence Faso Mêbo.  « Nous sommes dans un contexte marqué par une crise sécuritaire et humanitaire.

Et, pour montrer que la région des Koulsé est et restera débout, nous avons forgé nos chansons sur la résilience et le vivre-ensemble », a indiqué la vedette, Saidou Diallo. Avec les encadrements reçus lors des répétitions, ils disent être prêts pour revenir avec le trophée de leur discipline. « Depuis notre désignation pour représenter la région, nous multiplions les répétitions et nous sommes confiants que nous allons représenter valablement la région à cette phase finale de la SNC Bobo », a-t-il espéré.

A écouter, la Directrice régionale (DR)  chargée de la culture des Koulsé, Safiatou Oubda, 116 troupes et ensembles artistiques représenteront la région des Koulsé dont la plupart des troupes sont à leur première participation à l’exception de celle Namaoré de Loagha et sont jeunes et nouvellement structurés. Ces candidats participeront, selon elle, dans plusieurs disciplines telles que l’art culinaire, l’orchestre, le tir à l’arc, la lutte et la danse traditionnelle, le slam, la musique traditionnelle instrumentale, le ballet, les chœurs populaires et la vedette de la chanson traditionnelle. A entendre, la DR Oubda, les préparatifs se sont bien passés et sa région compte revenir de la SNC 2026 les mains chargées de trophées.

Emil SEGDA

Segda9emil@gmail.com

Pont de Hèrèdougou: bientôt ouvert à la circulation

Le ministre de la Construction de la Patrie, Mikaïlou Sidibé, en compagnie de son collègue  chargé de la Guerre, le général Célestin Simporé, était dans l’après-midi du mardi 21 avril 2026, sur le pont en finition de Hèrèdougou.

Sur le chantier, les deux hommes ont constaté, avec satisfaction, l’état d’achèvement de l’infrastructure. En effet, les travaux ont été exécutés à près de 90% : voies d’accès revêtues en grave bitume et béton bitumineux sur le tablier, signalisation verticale tracée…

Bref, à vue d’œil, le pont n’attend que ses usagers même si pour les techniciens, il reste encore quelques petits travaux de finition : la couche de roulement en béton bitumineux sur les voies d’accès et quelques travaux confortatifs (bordures, perrés maçonnés et descente d’eau ).

En clair, l’infrastructure sera ouverte à la circulation dans quelques semaines et le calvaire des usagers de la RN1 sur cette partie en période de fortes pluies ne sera qu’un très mauvais souvenir.

DCRP/MCP

Dissolution d’associations au Burkina : « La raison principale, c’est d’assainir le fichier des associations », Jean Pierre Vogna, directeur général de l’administration du territoire

Le ministère de l’Administration territoriale et de la Mobilité, dans un          communiqué, a publié, une liste de 118 associations réputées dissoutes. Dans une interview accordée à Sidwaya, le directeur général de l’Administration du territoire, Jean Pierre Vogna, revient sur les mobiles de cette mesure de suspension.

Sidwaya(S) : Que signifie associations réputées dissoutes ?

Jean Pierre Vogna (J.P.V) : Merci pour l’opportunité que vous nous donnez d’apporter des éléments de précisions sur ce que signifie associations réputées dissoutes. En vérité, il faut indiquer que les principes de liberté d’association sont garantis par la loi. Alors, c’est du point de vue de la loi que les citoyens burkinabè ou vivant au Burkina Faso se mettent en association. Lorsque vous remplissez les conditions qui sont prévues, l’administration vous donne un récépissé. Nous avons constaté depuis un certain temps, notamment dans le cadre des travaux d’assainissement du fichier des associations, que nombreuses sont celles qui devraient se mettre en conformité avec la loi, mais qui malheureusement ne l’ont pas fait. Le gouvernement a voulu tout simplement communiquer avec le public burkinabè pour les préserver de toute collaboration avec ces structures parce que ces associations n’ont pas mis toutes les actions de leur côté pour se mettre en conformité avec la loi. Le gouvernement communique pour éviter que les citoyens burkinabè ne soient victimes de l’erreur de l’action, notamment de ces organisations associatives qui ne sont plus en conformité avec la loi.

S : Quelles peuvent être les raisons d’une telle décision du gouvernement, perçue comme une opération de salubrité au niveau du monde associatif.

J.P.V : La raison principale, c’est vraiment la volonté d’assainir le fichier des associations. Lorsque vous créez une association, il y a des conditions qu’il faut respecter. Une fois qu’une association n’est pas en conformité avec ces conditions, évidemment, il faut qu’on puisse l’extraire du fichier des associations et également tenir le public informé. Parmi les associations qui sont en activité, nombreuses sont celles qui veulent avoir la collaboration de telle ou telle autre structure. Alors, il faut que l’Etat burkinabè, à travers le ministère en charge des libertés publiques, puisse travailler aussi à rassurer les citoyens burkinabè que telle organisation associative est à jour ou ne l’est pas.

S : Quelles sont les bases juridiques de cette mesure ?

J.P.V : La base juridique de la suspension des associations est la loi portant liberté d’association. Le principe est énoncé et lorsque vous voulez vous mettre en association, vous remplissez les conditions, l’administration vous donne un document, notamment le récépissé. Après le récépissé, il faut procéder à la publication au Journal officiel pour que votre acte de reconnaissance soit vraiment valide. Une fois que c’est fait, les organisations associatives se donnent une limite pour le mandat. Si, le mandat arrive à terme, il faut renouveler le bureau, modifier les statuts ou règlements intérieurs et on notifie à l’administration qui prend acte et conformément à la volonté des membres de l’association délivre un récépissé qui va traduire cette volonté. Mais, une fois que cela n’est pas fait, l’administration va constater que vous n’êtes pas à jour. Le travail de salubrité s’effectue à travers un dispositif de suivi que nous avons déjà mis en place. Il y a beaucoup d’associations qui, comme vous avez dû le constater à travers le communiqué, par lequel le ministère en charge de l’administration territoriale a voulu informer l’opinion publique sur les statuts administratifs des structures, se réclament être des associations, alors qu’elles ont perdu ce statut. L’opération se poursuit. Dans les jours à venir, vous verrez certainement d’autres publications qui vont indiquer les statuts dans lesquels les organisations associatives qui sont passées auprès de l’administration, pour obtenir un récépissé de reconnaissances. Pour celles qui sont en règle, nous allons toujours les encourager à poursuivre et surtout à se mettre toujours en conformité avec la loi et suivre surtout les statuts et règlements intérieurs qu’ils se sont librement définis.

S : Que signifie une association non à jour ?

J.P.V : Dans le processus d’assainissement du fichier des associations, nous avons également un certain nombre d’associations dont les responsables ont un mandat déjà expiré et qui n’ont pas non plus introduit un document de renouvellement auprès de l’administration pour se mettre à jour. Nous tirons la conclusion que ce sont des organisations associatives qui ne sont pas à jour. Certainement, il y aura des publications qui vont donner la situation des associations qui ne sont pas à jour. Cela va nous permettre également d’informer surtout le public burkinabè.

S : Quelles sont les voies de recours ou possibilités de régularisation qui sont faites aux associations concernées pour reprendre légalement leur activité ?

J.P.V : La seule voie, c’est de se mettre en conformité avec la loi. Si vous avez une association dont le bureau exécutif a un mandat expiré, évidemment, il faut certainement, selon les statuts et règlements intérieurs, réunir les instances qui vont procéder au renouvellement du bureau. Il est impératif, si une association n’est pas à jour, de renouveler ses instances et introduire le dossier de renouvellement auprès de l’administration pour se mettre en conformité avec la loi portant liberté d’association.

S :  Quel appel avez-vous à l’endroit des citoyens qui souhaitent se constituer en association ?

J.P.V : J’invite tous les citoyens burkinabè qui veulent se constituer en association, de le faire en conformité avec la loi portant liberté d’association. Une association est créée pour un objectif bien précis, un but non lucratif. On ne crée pas une association pour forcément rechercher un partenariat de financement ailleurs. Mais, on crée une association pour remplir un objectif, un but non lucratif communautaire. On se constitue en organisation associative aux côtés de l’Etat pour remplir une mission sociale. Donc, si on le fait, évidemment, il faut que cela soit conforme à la loi. Autrement, les dispositifs sont déjà en marche et toutes les structures qui ne sont pas conformes à la loi, nous allons toujours veiller à ce que les citoyens burkinabè soient informés.

Interview réalisée par Soumaïla BONKOUNGOU

Coopération culturelle brésilo-burkinabè :Vox Christi établit une connexion artistique et culturelle avec le Brésil

Le Chœur Vox Christi a tenu son grand concert dénommé « Connexion artistique : Burkina Faso – Brésil », samedi 18 avril 2026, à Ouagadougou.

le Chœur Vox Christi, à travers « Fas’opéra » a organisé un grand concert, intitulé « Connexion artistique: Burkina Faso-Brésil », samedi 18 avril 2026, à Ouagadougou. Le concert a été dirigé en partie par le maestro brésilien Daniel Andrade pour une performance alliant l’excellence du chant burkinabè aux influences artistiques du Brésil.

Il a connu la présence du représentant du ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, du représentant du gouverneur de la région du Kadiogo, de la chargée d’affaires à l’ambassade du Brésil au Burkina Faso et d’ invités spéciaux. La prestation musicale du Chœur Vox Christi a émerveillé le public, venu nombreux suivre cette performance artistique.  Au total ce sont 20 chants en diverses langues qui ont été exécutés par le Chœur Vox Christi dont le« Ditanye », « l’Hymne national du Brésil », « Warba non-stop », « Remember me », « Yamb toga ne Waogré », « Gloria du couronnement », « Cielito lindo ».

Le responsable du Chœur Vox Christi, Wendpouiré Narcisse Wermi, a confié que la culture doit être un levier pour dire au monde entier que le Burkina reste debout et fort malgré la situation sécuritaire et humanitaire. « Raison pour laquelle nous avons fait ce concert en invitant un chef d’orchestre brésilien pour lui faire découvrir ce que nous avons comme potentiel culturel et talents », a-t-il ajouté. Pour M.  Wermi,  le chœur entend ainsi faire voyager les langues et la culture burkinabè vers d’autres peuples. « ce concert est  un appel à coopérer, fraterniser et promouvoir le brassage culturel », a-t-il insisté.

Le maestro brésilien, Daniel Andrade, s’est réjoui de participer à ce grand projet de concert. « C’était merveilleux de porter la musique brésilienne au Burkina Faso et d’apprendre davantage de leur musique », a-t-il dit.

Le représentant du ministre chargé de la Culture, Hamidou Belem, a félicité le chœur Vox Christi  pour  sa contribution à la  promotion de la culture burkinabè. Il a rappelé que le Brésil et le Burkina Faso entretiennent des liens de coopération culturelle depuis des décennies. En 2022, Vox Christi a représenté le Burkina Faso au Brésil et en Corée du Sud où elle a remporté des prix lors de compétition.

                                                                Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE

    ( Collaborateur )