Yiwu : un exemple de développement local inédit

Ville cosmopolite et commerciale située dans la province du Zhejiang, Yiwu bâtit chaque jour sa réputation de hub mondial du commerce des produits de base. Le centre international de commerce de la ville est le rendez-vous privilégié des hommes d’affaires et des touristes venus des quatre coins du monde entier. Réparti en plusieurs compartiments et s’étendant sur une vaste superficie, le centre propose une gamme variée de produits qui vont de l’habillement à l’électroménager en passant par les jouets, l’électronique et les matériaux de construction… En plus des produits chinois, on trouve des articles provenant de tous les pays du monde. Dans le hall réservé à l’Afrique, les visiteurs peuvent découvrir des objets de l’artisanat, du café, des vêtements, de l’encens, du beurre de karité, originaires, entre autres, de Madagascar, de l’Afrique du Sud, du Bénin et de l’Éthiopie.

Installée à Yiwu depuis 2009, Victoria Ali, originaire de Madagascar, est une digne représentante du continent africain. Dans sa boutique où affluent régulièrement des clients, elle propose des objets de l’artisanat de la grande île et d’autres pays africains comme le Kenya, le Bénin, le Burkina Faso ou encore le Ghana. Selon elle, l’Afrique produit des merveilles qui gagneraient à être connues en Chine. « Nos artisans confectionnent de belles choses avec leurs mains. Ce travail extraordinaire mérite d’être promu. Au-delà du business, je suis fière de montrer le visage de l’artisanat africain en Chine », confie-t-elle, l’air ému.

Dans les échanges commerciaux entre la Chine et l’Afrique, Yiwu se veut également un trait d’union entre les deux parties. En effet, à travers le centre de services économiques et commerciaux Chine-Afrique, des entreprises chinoises proposent leur savoir-faire dans divers secteurs tandis que des espaces dédiés à des pays africains font la promotion de produits agricoles, miniers et artisanaux qui intéressent le marché chinois. Les grands projets de logement et autres projets d’infrastructure sur le continent africain sont également proposés aux compagnies chinoises. Le centre conseille et guide par ailleurs les investisseurs chinois à la recherche d’opportunités d’affaires en Afrique.

Épousant les tendances du moment, le centre international a connu une extension ces dernières années. Un compartiment de 125 000 m² a été aménagé et dédié aux technologies de drones et de robotique. Dans cet espace high-tech, les boutiques de drones et de robots rivalisent avec celles des petits articles de commodité. Ces bijoux technologiques suscitent la curiosité des visiteurs et s’écoulent comme des petits pains. Des entreprises de drones et de robotique ont même installé des showrooms pour des démonstrations.  On y voit des robots humanoïdes exécuter des pas de danse en synchronisation parfaite avec une musique ou livrer des combats d’arts martiaux.

Symbole vivant de l’ouverture de la Chine au monde, le cosmopolitisme de Yiwu séduit à plus d’un titre. La gastronomie étrangère est très bien développée dans la ville. Les enseignes de restaurants arabes, asiatiques et africains sont visibles dans les endroits les plus animés de Yiwu. Ce constat se justifie pleinement d’autant plus que la ville entretient des relations commerciales avec plus de 230 pays et régions à travers le monde.

Ville accueillante, Yiwu bouillonne au rythme d’une vitalité économique exceptionnelle. Les immeubles qui poussent de part et d’autre de la ville témoignent de l’importance de l’activité économique et commerciale. Expérience de développement unique et réussie reposant sur les ressources locales, l’exemple de Yiwu est devenu un cas d’école au point que le président chinois, Xi Jinping, a invité les régions et provinces chinoises à s’en inspirer pour innover, réformer et ouvrir une voie de développement de haute qualité. Plaque tournante des exportations chinoises, le nombre d’acteurs économiques sur le marché des petites marchandises a dépassé 1,26 million, selon les chiffres officiels.

Karim BADOLO

CGTN Français

 

Promotion des droits humains: le capitaine Ibrahim Traoré « humanise » le Centre pénitentiaire de Baporo

Dans l’histoire contemporaine du Burkina Faso, c’est une première. En Afrique et dans le reste du monde, c’est un acte extrêmement rare, selon l’administration pénitentiaire. Un chef d’Etat en exercice, visiter une prison. Le capitaine Ibrahim Traoré l’a fait, ce mercredi 22 avril 2026. En route pour Bobo-Dioulasso dans le cadre de la 22e édition de la Semaine nationale de la culture (SNC), le Président du Faso, chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré, a fait une escale au Centre pénitentiaire agricole de Baporo (CPAB) dans la province du Sanguié, région du Nando.

C’est une prison en milieu ouvert dans laquelle les détenus pratiquent des activités de production agricole et pastorale. A l’entame de la visite, un champ de maïs de 40 hectares exploité par les détenus en pleine saison sèche, est présenté au chef de l’Etat qui saisit l’occasion pour décliner sa vision pour le système carcéral : « la prison doit être humaine. Nous sommes une société, nous ne sommes pas des barbares, nous ne sommes pas violents. Nous sommes une société africaine et en Afrique, le respect de l’Homme est une chose qui nous est intimement liée. Donc peu importe la situation dans laquelle se trouve un Homme, il faut qu’il ait un minimum de respect », souligne le chef de l’Etat. Selon le président du Faso, l’introduction des peines de Travaux d’intérêt général (TIG) répond à la vision de permettre aux détenus de travailler pour la Nation, se former et apprendre un métier. « Nous ne souhaitons pas que nos prisons soient à l’image de celles des impérialistes. Nous avons décidé d’humaniser nos prisons (…) et nous allons réduire le nombre de nos prisons et les concentrer dans les zones de production comme celle-ci», indique le capitaine Ibrahim Traoré. Le chef de l’Etat a invité les pensionnaires à garder le moral et à apprendre. « Le ministère en charge de la justice va vous accompagner pour que vous soyez des citoyens modèles de demain », rassure le chef de l’Etat.

‎‎Un bâtiment moderne R+1 pour les pensionnaires du CPAB

‎‎A Baporo, l’humanisation des prisons selon la vision du chef de l’Etat prend déjà forme avec la construction d’un immeuble R+1. Selon le ministre de la Justice, Rodrigue Edasso Bayala, le bâtiment d’un coût d’environ 500 millions F CFA, réunit toutes les commodités pour préserver la dignité humaine en détention. D’une capacité de 500 places, cette infrastructure vient augmenter les capacités d’accueil de ce Centre et améliorer significativement les conditions de détention pour un meilleur rendement des détenus. « Nous disons merci au camarade président du Faso pour tous ses bienfaits pour notre pays. Nous le remercions également pour l’adoption de la loi sur les TIG qui nous permet de travailler, d’être en bonne santé et qui réduit nos peines. C’est une grande faveur pour nous, les pensionnaires », reconnait le représentant des détenus du CPAB. Centre pénitentiaire à vocation agricole, le CPAB a réalisé une production de 240 tonnes en 2025 et pour l’année 2026, le centre ambitionne d’emblaver plus de 300 hectares pour une production attendue de 782,5 tonnes. Cet arrêt sera inscrit en lettres d’or dans la mémoire des détenus et du personnel de ce Centre de détention à ciel ouvert, créé en 1986 sous le magistère du capitaine Thomas Sankara.

‎Direction de la communication de la Présidence du Faso

Microfinance: la Caisse populaire de Ouahigouya évalue ses performances 2025

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La Caisse populaire de Ouahigouya a tenu, le samedi 18 avril 2026, une Assemblée générale extraordinaire couplée à sa 15e Assemblée générale ordinaire (AGO). Le bilan de l’année 2025 et des perspectives de bonne gouvernance ont été au coeur des échanges.

Placé sous la présidence de la délégation spéciale de la commune de Ouahigouya, la rencontre annuelle qui a mobilisé de nombreux membres et responsables des caisses affiliées a permis de faire le bilan des activités de l’année 2025 puis d’examiner les nouveaux en vue d’améliorer le fonctionnement de l’institution. La représentante du président de la délégation spéciale de la commune de Ouahigouya, Béatrice Ganou, a salué et félicité l’ensemble des responsables de la Caisse populaire de Ouahigouya pour la tenue régulière de cette instance qui permet de privilégier le dialogue.

Pour elle, la Caisse populaire aujourd’hui, est loin d’être une simple structure financière, elle est un véritable modèle de développement local. « Elle accompagne les femmes et les hommes, les jeunes ambitieux, des familles entières qui aspirent à améliorer leurs activités génératrices de revenus, à un changement de leurs conditions de vie », a-t-elle déclaré.

Dans son discours d’ouverture, la Présidente du conseil d’administration (PCA) de la Caisse populaire de Ouahigouya, Clarisse Marie Jeanne Kaboré, a salué l’engagement des membres et des agents de la Caisse populaire, tout en soulignant l’importance de cette instance dans la consolidation de la bonne gouvernance. « La tenue de l’assemblée générale est un exercice de rédevabilité pour nous.

Les participants ont salué l’initiative.

C’est un cadre privilégié d’expression des membres. Elle nous permet d’évaluer nos performances et de nous projeter avec plus de rigueur vers l’avenir », a-t-elle indiqué. L’assemblée générale a été l’occasion de présenter et d’expliquer les nouveaux textes régissant le fonctionnement de la Faîtière des caisses populaires du Burkina (FCPB). Ces reformes visent à renforcer la transparence, la bonne gouvernance et l’efficacité dans la gestion des caisses populaires. Les participants

ont été invités à s’approprier ces dispositions afin de mieux contribuer à leur mise en oeuvre. Selon la PCA, malgré le contexte économique marqué par des défis sécuritaires et financiers, la Caisse populaire de Ouahigouya a enregistré des résultats jugés globalement satisfaisants.

La mobilisation de l’épargne a connu une progression, tout comme l’octroi de crédit en faveur des activités génératrices de revenus. Ces performances traduisent, pour elle, la confiance renouvelée des membres envers l’institution selon les intervenants. Une initiative très salutaire selon les avis des participants qui selon eux, la tenue régulière de l’assemblé générale qu’il considère comme un gage de transparence et de bonne gouvernance.

Ousmane Zallé, participant à cette assemblée s’est exprimé en ces termes : « Cette initiative nous permet de mieux comprendre le fonctionnement de notre institution et participer activement à son évolution. Nous encourageons les responsables de la FCPB à multiplier ces genres de rencontres d’échanges pour la bonne marche des choses », a -t-il confié.

La PCA Clarisse Kaboré a rappelé que la Caisse populaire joue un rôle fondamental dans la dynamisation de l’économie locale. Pour cela, elle a exhorté les membres à rester mobilisés et à continuer de faire de la FCPB un outil efficace au service du progrès économique et social des communautés.

Bassirou BADINI

2e région militaire: le ministre d’Etat Célestin Simporé au contact des troupes à Sya

Ce mercredi 22 avril 2026, la ville de Sya a reçu la visite du Ministre d’Etat, ministre de la Guerre et de la Défense patriotique.

Le général de division, Célestin Simporé, s’est rendu dans la garnison de Bobo-Dioulasso pour marquer le soutien indéfectible du gouvernement aux unités engagées dans la sécurisation du territoire. Accompagné de la hiérarchie des Forces de défense et de sécurité (FDS)de la région ainsi que du commandement du groupement de forces pour la sécurisation de l’Ouest, le général Simporé a pu s’imprégner à travers une présentation,du point sur la situation sécuritaire de la région et les opérations en cours.

A la suite, Face à un rassemblement solennel regroupant toutes les composantes des FDS et les vaillants Volontaires pour la défense de la patrie (VDP), le ministre a porté la voix du

… la troupe à une résilience sans faille et à une compréhension patriotique des enjeux de cette guerre pour la souveraineté totale.

chef de l’Etat : « Au nom du camarade capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso et chef suprême des forces armées nationales, je vous transmets nos félicitations les plus chaleureuses et nos encouragements pour votre abnégation constante».

Au-delà des aspects tactiques, le MGDP a pris le temps d’analyser la situation sécuritaire actuelle. Il a exposé avec pédagogie les causes profondes de la crise qui frappe le Burkina Faso et l’espace de l’Alliance des Etats du Sahel (AES). Le général de division a particulièrement insisté sur la nécessité d’une vigilance accrue face aux stratégies impérialistes visant à déstabiliser nos nations.

En prodiguant des conseils avisés, il a exhorté la troupe à une résilience sans faille et à une compréhension patriotique des enjeux de cette guerre pour la souveraineté totale. Cette visite visait à raffermir le moral des troupes et réaffirmer la vision stratégique du Burkina Faso dans la reconquête de son intégrité territoriale.

DCRP/MGDP

Exposition « ComeBack »: la diaspora burkinabè à l’honneur au Musée national

Le Musée national, en collaboration avec les artistes Abdoul Kader Boli, Harouna Ouédraogo et Ahmed Ouattara, a procédé au vernissage de l’exposition « comeBack », mardi 21 avril 2026, à Ouagadougou. 

En vue de mettre en lumière la création contemporaine de la diaspora burkinabè vivant aux Etats-Unis et renforcer les liens culturels avec les deux Etats, le Musée national a organisé le vernissage de l’exposition « ComeBack ». La cérémonie a eu lieu, le mardi 21 avril 2026, à Ouagadougou. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du Mois du patrimoine burkinabè (MPB). L’exposition donne à voir des tableaux, des meubles, et des statuettes, tous réalisés à base d’objets recyclés.

Les artistes exposants, parmi lesquels Kader Boli, Harouna Ouédraogo et Ahmed Ouattara, ont exprimé leur satisfaction de présenter leurs œuvres au public burkinabè. Ils ont plaidé pour une plus grande valorisation de l’art « handmade », basé sur les matériaux locaux tels que le bois, la poterie ou le bronze et la création de plus d’espaces d’exposition au Burkina.

Le directeur général du Musée national, Sabari Christian Dao, a mis en avant la portée artistique et symbolique de cette exposition qui valorise les œuvres d’artistes burkinabè vivant aux Etats-Unis. Selon lui, cette initiative illustre le lien fort entre la diaspora et la mère patrie, en conciliant mémoire, identité culturelle et ouverture au monde. Le DG du Musée national a souligné que cette exposition s’inscrit dans la dynamique nationale de promotion du patrimoine culturel et de valorisation de la création contemporaine.

Représentant le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Alassane Ouango, a salué l’exposition qui valorise l’identité culturelle nationale et favorise la connexion entre les Burkinabè de la diaspora et leur terre natale. Il a souligné le caractère symbolique de cette exposition, organisée à la veille de la Semaine nationale de la culture.

Pour sa part, Le parrain de la cérémonie, Ibrahim Hema, a indiqué que leur soutien au Musée national s’inscrit dans les domaines d’intervention de la fondation Orange. Ibrahim Hema a annoncé d’importants projets de modernisation, incluant la digitalisation des collections pour aboutir à la création d’un musée virtuel, permettant de rendre accessibles au public des milliers de pièces encore conservées en réserve. « Par ailleurs, la fondation Orange entend contribuer à l’aménagement d’un espace écologique au sein du Musée, avec la création d’un bosquet intégrant un parcours sportif et des espèces d’arbres menacées de disparition, en cohérence avec la mission de conservation du Musée », a-t-il poursuivi.

Ahmed Abdoul Aziz HEBIE

(Collaborateur)

Elimination du paludisme au Burkina Faso: le secteur privé appelé à s’engager

Le ministère de la Santé, à travers le secrétariat permanent pour l’élimination du paludisme au Burkina Faso, a organisé une table ronde des acteurs du secteur privé en faveur de l’élimination du paludisme au Burkina Faso, le mercredi 22 avril 2026, à Ouagadougou.

Afin d’atteindre l’objectif zéro paludisme au Burkina Faso, le ministère de la Santé souhaite un engagement décisif du secteur privé. Le Secrétariat permanent pour l’élimination du paludisme au Burkina Faso (SP/Palu) a organisé une rencontre d’échanges et d’engagement du secteur privé en faveur de l’élimination du paludisme au Burkina Faso, mercredi 22 avril 2026, à Ouagadougou. Le Secrétaire permanent pour l’élimination du paludisme, Dr Sidzabda Kompaoré, a déclaré que le paludisme demeure un défi majeur de santé publique. « Il affecte profondément nos populations, freine la productivité économique et compromet les efforts de développement de notre pays.

Face à cette réalité, il est impératif d’unir nos forces et de renforcer les synergies entre les acteurs publics, privés et partenaires », a-t-elle expliqué. C’est pourquoi, Dr Kompaoré a appelé le secteur privé a une synergie d’actions avec les acteurs étatiques afin de bouter définitivement le palu hors du Burkina. Pour elle, les résultats déjà engrangés prouvent, si besoin en était que l’objectif zéro palu au Burkina peut être atteint. « En 2024 sur 10 805 000 cas confirmés 3 523 cas de décès ont été enregistrés et en 2025 sur 7 349 425 confirmés, 1 951 décès ont été recensés. cette nette évolution montre que l’on peut  définitivement  venir à bout du palu. Pour cela, il est impératif d’unir nos forces et de renforcer les synergies entre les acteurs publics, privés et partenaires », a affirmé le Secrétaire permanent de la lutte contre le paludisme.

La présidente du groupe technique de travail communication, plaidoyer et mobilisation des ressources, Brigitte Compaoré, a insisté sur le fait que chaque contribution compte. « Le moment est venu pour le secteur privé burkinabè de se positionner comme un acteur clé de l’élimination du paludisme. L’année 2025 a été marquée par des avancées majeures, avec une réduction de 32 % des cas et de 44 % des décès liés au paludisme par rapport à 2024. Ces résultats, historiques, démontrent qu’avec des investissements ciblés et des partenariats solides, l’élimination du paludisme est à notre portée », a-t-elle appelé.

L’appel du ministère a été entendu par les acteurs du secteur privé. En effet, leur représentant, Dr Ismaël Dibiga, par ailleurs, secrétaire chargé des questions libérales de santé, a estimé que le secteur privé, en tant que moteur de la croissance économique et pourvoyeur d’emplois, ne saurait prospérer durablement dans un environnement où les défis sanitaires, en particulier le paludisme, continuent d’affecter significativement le capital humain. « Le paludisme constitue un frein réel à la performance économique de nos entreprises. Il engendre des pertes de journées de travail, une baisse de la productivité et des coûts supplémentaires pour les entreprises et les ménages. Dans ce contexte, l’engagement du secteur privé dans la lutte contre le paludisme ne relève plus uniquement de la responsabilité sociétale des entreprises. Il s’inscrit désormais comme un levier stratégique de performance, de durabilité et de compétitivité », a-t-il répondu.

Emmanuel BICABA

Coopération bilatérale: le Burkina et le Burundi rechauffent leurs relations

Suite à la visite du Président de la République du Burundi au Burkina Faso, les deux pays s’engagent à donner un nouvel élan et plus de contenu à leurs relations d’amitié et de coopération.

C’est à ce titre que l’ambassadeur du Burundi, Edouard Nduwimana a été reçu en audience, le mardi 21 avril 2026, par le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré. Les échanges entre les deux personnalités ont porté sur le suivi des recommandations issues des entretiens entre les chefs d’Etat burkinabè et burundais, relatives à la relance de la coopération entre les deux pays. L’ambassadeur burundais a indiqué à sa sortie d’audience que son entretien avec le chef de la diplomatie burkinabè a permis de passer en revue plusieurs projets d’accords en cours, en vue d’accélérer leur signature et leur mise en œuvre.

Ces projets concernent plusieurs secteurs de coopération, allant de l’enseignement supérieur à la formation professionnelle, en passant par le commerce, le transport, l’exemption de visa et la création de cadres de partage d’expériences entre les jeunes des deux pays. Dans la pratique, l’ambassadeur burundais et le ministre Traoré ont convenu de l’organisation dans les meilleurs délais de la grande commission mixte de coopération entre le Burkina Faso et la République du Burundi, parallèlement avec un forum d’affaires entre les opérateurs économiques burkinabè et burundais. Côté burkinabè, Karamoko Jean Marie Traoré a dit toute sa disponibilité avec ses équipes techniques, pour œuvrer à renforcer le cadre juridique et formel de cette coopération qui annonce de belles perspectives au profit des peuples burkinabè et burundais.

DCRP/MAE

Coopération Burkina-Canada: l’ambassadeur Nandy Somé présente ses lettres de créance à la gouverneure générale

Le jeudi 16 avril dernier, l’ambassadeur du Burkina Faso auprès du Canada Nandy Somé, a présenté ses lettres de créance à Mary May Simon, gouverneure générale et commandante en chef du Canada.

La cérémonie solennelle organisée à la résidence officielle de la gouverneure générale du Canada a été marquée par les honneurs protocolaires, la remise officielle des lettres de créance et des échanges avec la gouverneure générale et les diplomates conviés pour l’occasion. Au cours de son entretien, Nandy Somé a transmis à la gouverneure générale du Canada, les salutations fraternelles du capitaine Ibrahim Traoré ainsi que celles du peuple burkinabè à l’endroit du peuple canadien. Par ailleurs, elle a réaffirmé l’attachement du Burkina Faso aux relations diplomatiques établies entre les deux pays depuis 1962, et la volonté marquée du chef de l’Etat de les voir renforcer dans les domaines prioritaires mutuellement bénéfiques.

De son côté, madame la gouverneure générale a exprimé son souhait de voir les relations bilatérales entre son pays et le Burkina Faso s’intensifier, et a traduit la disponibilité de son pays à œuvrer pour leur renforcement. Cette présentation des lettres de créance ouvre une nouvelle étape dans les relations diplomatiques entre les deux pays, offrant des perspectives prometteuses pour un partenariat durable et équilibré. Il est à noter que cette cérémonie a été précédée par la remise des Copies figurées des lettres de créance à Mebastien Carriere, chef du protocole du Canada, le mercredi 18 mars 2026. Pour rappel, Nandy Somé a été nommée, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Burkina Faso au Canada en Conseil des ministres en sa séance du 22 janvier 2026.

DCRP/MAE

Mois du patrimoine culturel: Faso tourisme lance ses activités à travers une excursion touristique

L’Agence nationale de promotion du tourisme « Faso tourisme » a lancé une série d’excursions touristiques au profit des établissements d’enseignements public et privé de la ville de Ouagadougou, mercredi 22 avril 2026, à Ouagadougou.

La IVe édition du mois du patrimoine culturel se tient du 18 avril au 18 mai 2026 au Burkina Faso. Afin de jouer sa partition dans la promotion culturelle, l’Agence nationale de promotion du tourisme, Faso tourisme, a organisé une série d’excursions touristiques au profit des établissements d’enseignements public et privé de la ville de Ouagadougou. Les élèves du complexe scolaire « la Fondation » ont été les premiers à profiter de cette opération, mercredi 22 avril 2023 à Ouagadougou. Plus de 300 enfants ont pu visiter le site touristique de Laongo et le mémorial Thomas -Sankara.

Sur le visage de chaque élève de la maternel au CM2, se lisait une envie de découvrir afin de pouvoir raconter aux autres. Cahiers et styllos à la main, les visiteurs, concentrés sur les explications des guides, prenaient des notes pour se remémorer cette journée. Le directeur général de Faso tourisme, Sulaîman Kagoné, a révélé que cette visite entre dans le cadre du lancement des excursions touristiques à l’occasion de la IVe édition du mois du patrimoine culturel. « C’est à travers de telles visites touristiques que nous allons renforcer la connaissance, l’amour et le patriotisme que nous portons à notre Nation », a-t-il dit.

Il a noté que durant le mois du patrimoine culturel, un programme de visite touristique est prévu au profit de quelques établissements d’enseignement public et privé de Ouagadougou. En plus de cela, il a confié que les arrondissements de la ville de Ouagadougou sont aussi concernés par cette visite. Il a précisé que « Sur toute l’étendue du territoire national, il y aura des initiatives allant dans le sens de mobiliser les Burkinabè à aller visiter les sites touristiques », a-t-il annoncé. Sulaîman Kagoné a remercié les premiers responsables du complexe scolaire « la Fondation » pour avoir adhéré à la promotion du tourisme. « Nous invitons les populations à aller à la découverte de notre patrimoine culturel, matériel et immatériel », a-t-il lancé.  L’élève en classe de CM2 au complexe scolaire « la Fondation », Sakina Karima Baguian s’est réjouie d’avoir découvert tant d’histoires sur le site des granites de Laongo et au mémorial Thomas -Sankara.

                                                                Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE

(Collaborateur)