Investissement au Burkina: le chef de la diplomatie burkinabè échange avec des entrepreneurs italiens et haïtiens

Le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, accompagné du ministre délégué, Stella Eldine Kabré, a échangé, le mercredi 22 avril 2026, avec une délégation d’investisseurs italiens et haitiens, conduite par l’ambassadeur du Burkina Faso à Rome, Cyrille Ganou et des membres de la diaspora burkinabè résidant en Italie.

En visite d’affaires au Burkina Faso, la délégation dit être passée présenter ses civilités au chef de la diplomatie burkinabè et lui présenter les motifs du séjour sur le territoire burkinabè. Il s’agit d’une visite de prospection des opportunités d’investissement dans les secteurs comme l’énergie solaire, l’agriculture, les mines, l’aéronautique, le commerce, la robotique et l’intelligence artificielle entre autres. Au nom de toute la délégation, Franscesco Colleta, conseiller stratégique en relations institutionnelles et affaires publiques, dit être agréablement surpris de l’hospitalité dont ils bénéficient depuis leur arrivée à Ouagadougou et de la disponibilité des autorités nationales. Un constat qui vient déconstruire, selon lui, le discours erroné véhiculé dans certains pays étrangers pour dissuader tous ceux qui souhaitent effectuer un déplacement au Faso. Pour le chef de la diplomatie burkinabè, ce discours n’a qu’un seul objectif : ternir l’image du pays des Hommes intègres à l’international et saper les efforts de développement consentis par les autorités nationales.

… ces investisseurs italiens et haïtiens d’avoir pris le courage d’effectuer le déplacement pour constater de visu les réalités de ce pays qui se construit, en dépit du défi sécuritaire.

C’est pourquoi, Karamoko Jean Marie Traoré a félicité ces investisseurs italiens et haïtiens d’avoir pris le courage d’effectuer le déplacement pour constater de visu les réalités de ce pays qui se construit, en dépit du défi sécuritaire. « Le Burkina Faso fait l’objet d’une communication spéciale qui tend à présenter le territoire comme très dangereux. Et sur les réseaux sociaux on vous présente tout ce qui est négatif mais on ne vous présente jamais ce que nous faisons comme efforts et ce que nous avons comme potentialités » a-t-il expliqué. « Il y’a beaucoup d’opportunités d’affaires dans tous les secteurs au Burkina Faso », a souligné le ministre Traoré devant ses hôtes du jour. Le chef de la diplomatie a exprimé la disponibilité de son département à accompagner ces investisseurs dans tous les processus et les contacts qui seront établis, pour faciliter des partenariats fructueux avec les entreprises burkinabè.

DCRP/MAE

Légende

1. Le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, a félicité…

2. … ces investisseurs italiens et haïtiens d’avoir pris le courage d’effectuer le déplacement pour constater de visu les réalités de ce pays qui se construit, en dépit du défi sécuritaire.

    

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Ronds-points des « Wayiyans »: des forteresses de la souveraineté

Initialement des infrastructures routières exclusives, des ronds-points sont devenus des symboles forts de la souveraineté nationale, de la mobilisation populaire et de partage des idéaux de la Révolution progressiste populaire (RPP) au Burkina Faso. En effet, les acteurs de la veille citoyenne, communément appelés « Wayiyans » (venez sortir, en mooré), en plus de créer des ronds-points, ont transformé de nombreuses places en Quartiers généraux (QG). Reportage à Ouagadougou et à Bobo-Dioulasso, sur ces lieux de « veille » pour soutenir la reconquête de l’intégrité territoriale et lutter contre les tentatives de déstabilisation.

Quartier Tampouy, dans l’arrondissement 3 de Ouagadougou. Il est 21 heures. La circulation routière est toujours animée. Pour beaucoup, c’est la descente pour le domicile. Mais, cette partie de la capitale est loin de connaître un calme olympien. Car, au niveau du rond-point de la jeunesse, il y a une animation particulière. Sous les lampadaires, des membres du Mouvement africain de lutte pour l’indépendance totale (MALIT) sont « calés », loin de leurs familles respectives. La plupart d’entre eux quittent leur boulot et rejoignent ce rond-point, lieu de rassemblement et de mobilisation.

Notre équipe a rendez-vous avec eux. Il s’agit d’une dizaine de personnes comprenant des femmes, qui ont préféré « veiller » sur la Nation au détriment du sommeil, sous la houlette de leur premier responsable, Hamidou Bagaya. Ce dernier est précisément le président de la Coordination nationale des associations de veille citoyenne (CNAVC) de l’arrondissement 3 de Ouagadougou. Il est enthousiasmé par notre présence. La discipline au sein du groupe qu’il dirige traduit son charisme et sa responsabilité à être une sentinelle en chef de la Nation en ce lieu. « Nous sommes ici pour sauver notre pays si cher, le Burkina Faso », s’empresse-t-il de déclarer avec sérénité. Des symboles et des couleurs de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) sont visibles avec une affiche géante du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré et d’autres leaders de la Révolution progressiste populaire (RPP).

Selon Hamidou Bagaya, les drapeaux symbolisent la vision commune qu’ont les trois chefs d’Etat de l’AES que sont le capitaine Ibrahim Traoré, les généraux Abdourahmane Tiani et Assimi Goîta. « Dans notre lutte pour la souveraineté du Burkina Faso et de l’Afrique toute entière, nous avons toujours utilisé les couleurs nationales depuis 2019. Actuellement, ce sont les couleurs des trois pays de l’AES et de la Fédération de Russie. Mais nous avons foi que nous allons passer de quatre à plusieurs drapeaux, pour l’indépendance totale de

Les membres de la veille citoyenne du rond-point de la jeunesse de Tampouy
expriment leur détermination et leur engagement.

l’Afrique », martèle le président de la veille citoyenne de l’arrondissement 3 de Ouagadougou. Concernant les photos des leaders de la RPP, M. Bagaya explique qu’elles galvanisent sa cellule de veille citoyenne. Car, dit-il, par un simple regard sur ces images, le rôle de bâtisseurs et d’éclaireurs des masses populaires incarné par ces leaders, vers un changement profond et progressif, est perceptible.

Ecoutant attentivement leur porte-voix s’exprimer, les autres membres de la veille citoyenne s’impatientent de parler. Parmi eux, El Hadj Ousséini Bikienga, vice-président du MALIT et conseiller de la veille citoyenne de l’arrondissement 3 de Ouagadougou. La soixantaine bien sonnée, il rappelle d’emblée qu’à la prise du pouvoir en 1983 par feu le capitaine Thomas Sankara, il avait 16 ans. A son assassinat, ajoute-t-il, il avait 20 ans. Le conseiller Bikienga relate qu’il attendait une occasion de revivre la Révolution. « Cette fois-ci, je retrouve mes esprits de révolutionnaire avec le capitaine Ibrahim Traoré. C’est comme un retour de Thomas Sankara. C’est pourquoi, nous avons décidé de le soutenir à tout bout de champ à travers l’investissement des ronds-points par la veille nocturne », se réjouit-il. Le vieux Bikienga dit laisser deux femmes et six enfants à la maison pour camper au rond-point de la jeunesse. « Notre président IB se bat pour le Burkina. C’est pourquoi, nous, les femmes, avons décidé d’être dans le combat avec les hommes dans les ronds-points », clame Awa Ouédraogo, membre de la veille citoyenne de l’arrondissement 3 de Ouagadougou. Elle lance un appel aux femmes qui sont toujours sceptiques de rejoindre la veille citoyenne dans les ronds-points de leur ressort territorial pour contribuer au renforcement de l’unité nationale.

Des remparts contre la déstabilisation

Le président de la veille citoyenne
de l’arrondissement 3 de Ouagadougou,
Hamidou Bagaya :
« nous sommes ici au rond-point
de la jeunesse pour sauver notre
pays si cher, le Burkina Faso ».

Comme le rond-point de la jeunesse burkinabè dans le quartier Tampouy, ils sont légion, ces espaces dans la capitale et environs, qui jouent le même rôle, celui de véritables lieux de mobilisation de la veille citoyenne pour la souveraineté nationale et de remparts contre les manœuvres déstabilisatrices de l’Etat. Au rond-point de la Patte d’Oie, dans l’arrondissement 12 de Ouagadougou, sous les réverbères, Ibrahim Kalga, président de la veille citoyenne dudit arrondissement et ses coéquipiers investissent les lieux. A proximité, le poste de police veille également au grain. Il est 22 heures. Le grand rond-point de la Patte d’Oie est animé. Les « Wayiyans », assis sur des bancs, entourés de drapeaux du Burkina, de l’AES et de la Russie, scrutent les passages, dans un esprit d’union. Le grand rond-point de la Patte d’Oie n’est plus une simple infrastructure routière mais un QG de la RPP. « Dans l’arrondissement 12 de Ouagadougou, il y a environ 18 ronds-points », précise Ibrahim Kalga. Le président de la veille citoyenne dudit arrondissement déplore cependant des propos malveillants et déplacés à l’encontre de la veille citoyenne. « Mais, quand on est déterminé à protéger la Nation et le président du Faso, en abandonnant sa famille pour les ronds-points, c’est de bonne guerre », se convainc-t-il. Le doyen du groupe Idrissa Congo, 61 ans, père de cinq enfants, joue le rôle de conseiller, pour faciliter, dit-il, la veille citoyenne au grand rond-point de la Patte d’Oie. « C’est l’amour de la patrie qui m’a emmené en ce lieu, loin de ma famille, malgré mon âge », clame-t-il, tout en appelant les Burkinabè à l’union sacrée autour de la RPP.

Le président de la veille citoyenne
de l’arrondissement 12 de Ouagadougou,
Ibrahim Kalga, déplore
des propos malveillants à leur
encontre.

Du grand rond-point de la Patte d’Oie, nous sommes au rond-point des Nations unies, rebaptisé par la veille citoyenne « rond-point capitaine Ibrahim Traoré ». Avant de rallier ce lieu, nous appelons celui qui a créé le mot « Wayiyan », Amado Compaoré, un septuagénaire, éleveur, convaincu de la RPP. Il nous somme de ne plus dire rond-point des Nations unies, mais « rond-point capitaine Ibrahim Traoré ». « Non, non, rectificatif ! Rond-point capitaine Ibrahim Traoré », s’empresse-t-il de lancer au téléphone. Le « papa national », « Wayiyan n°1 », « content n’est pas content, content quand bien même », sont aussi les pseudonymes du vieux Compaoré. « Qu’est-ce que ce lieu représente pour vous, en tant que veille citoyenne ? », lançons-nous. « Ce lieu représente le poumon de la RPP. Les affiches du camarade capitaine Ibrahim Traoré du Burkina, du général Abdourahmane Tiani du Niger et du général Assimi Goïta du Mali à ce rond-point montrent que ces trois chefs d’Etat sont des leaders pour des millions d’habitants de l’espace AES. Il en va de même pour les drapeaux qui flottent en ce lieu », soutient le « papa national ». C’est le 6 octobre 2022 après 17h, rappelle Amado Compaoré, que l’appel au « Wayiyan » a été lancé. « Les Wayiyans ont commencé à faire la garde un peu partout, une semaine seulement de la prise du pouvoir par le camarade capitaine Ibrahim Traoré. Mais, c’est le 8 février 2022, que nous sommes venus au rond-point capitaine Ibrahim Traoré. Depuis lors, nous y sommes même si notre nombre est souvent restreint, il ne peut pas manquer de veilleurs nocturnes », explique-t-il avec confiance.

Une sécurité coordonnée

Le rond-point capitaine Ibrahim Traoré bénéficie d’une sécurité coordonnée par Abdoul Kadré Ouédraogo, surnommé « président Bakhmout ». Ce surnom, nous dit-il, rappelle la bataille de Bakhmout, en Ukraine orientale, opposant les forces armées ukrainiennes à celles de la Fédération de Russie, qu’il a suivie de bout en bout. « Comme ce combat, mes

Au rond-point capitaine Ibrahim-Traoré, des affiches des leaders de
l’AES réconfortent les veilleurs nocturnes.
Issa COMPAORE Issa COMPAORE
Issa

hommes et moi, nous nous battons nuit et jour au rond-point capitaine Ibrahim Traoré pour restaurer la sécurité et marquer notre adhésion à la Révolution en marche », appuie-t-il. Fier du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré et du commandant Oumarou Yabré, Abdoul Kadré Ouédraogo et ses coéquipiers prennent la ferme décision d’être toujours là et répondre présent aux côtés des leaders de la RPP.

Après le rond-point capitaine Ibrahim Traoré, le cap est mis sur le rond-point de la veille citoyenne de l’arrondissement 8 de la capitale, appelé « rond-point feux de Bissighin ». Là, le président Hamidou Nabolé et ses camarades établissent leur QG, entourés des couleurs des pays de l’AES. Après des indications interminables, nous finissons par découvrir ce lieu de veille nocturne de jeunes, d’hommes et de femmes qui s’engagent corps et âme pour l’unité nationale et la protection de la cité. Pour le leader de la veille citoyenne dudit arrondissement, cet espace est un symbole de résilience, d’intégrité et de combat contre toute idée de subversion et de déstabilisation dans l’optique de stopper la marche du peuple burkinabè vers la souveraineté. « Les autorités burkinabè ont mis en place des mécanismes pour la souveraineté nationale. Des matériels militaires sont déployés pour lutter contre les terroristes et le Burkina est sur un chantier en plein développement. C’est du jamais vu et c’est ce qui nous encourage à faire confiance aux leaders », affirme Hamidou Nabolé. Il appelle la jeunesse burkinabè à ne pas dormir sur ses lauriers mais à s’engager pleinement dans la lutte pour la souveraineté nationale, car dit-il, en citant Me Titinga Pacéré : « Si la termitière vit, qu’elle ajoute de la terre à la terre ».

« Ce que femme veut, Dieu le veut »

Le « papa national, Wayiyan
n°1 », Amado Compaoré : « ce
lieu représente le poumon de la
RPP ».

Karidiatou Sow alias l’amazone Kiss du « rond-point feux de Bissighin », est la trésorière de la veille citoyenne de l’arrondissement 8. Fonctionnaire de son état, elle allie son travail et la veille citoyenne. Elle explique que la veille citoyenne ne fait pas de différence de sexe. « C’est la détermination et le patriotisme qui m’amènent à être une veilleuse citoyenne. Je suis la seule dame avec eux mais je n’ai pas peur. Pour ma part, je suis convaincue de cette lutte noble et la victoire finale sera au rendez-vous », lance-t-elle. Karidiatou Sow relève qu’elle effectue souvent des patrouilles de 21 heures jusqu’à 4 heures du matin avec ses camarades. « Toutes les femmes doivent être dans la veille citoyenne. Car, tout ce que femme veut, Dieu le veut », martèle-t-elle.

Au rond-point central de l’arrondissement 9 comprenant les secteurs 37, 38, 39 et 40, des hommes et des femmes font la garde. C’est le bastion de Ousséini Rouamba, président de la veille citoyenne de l’arrondissement 9 et de ses camarades. Ils sont sur le qui-vive en veillant avec sérénité sur l’arrondissement 9 et en général sur la Nation. Car, affirme Ousséini Rouamba, la protection du Burkina est l’affaire de son équipe. Le président dudit rond-point, Oumarou Kanazoé, précise que ce lieu représente un symbole fort pour lutter contre le paternalisme et l’impérialisme. « Notre lutte a commencé depuis la mobilisation que nous avons sonnée sur cette route de Kamboinssin pour dire non au maintien de Damiba au pouvoir. Depuis lors, nous sommes à ce rond-point et ce, jusqu’à la victoire finale », clame le vieux Kanazoé.

Le Coordonnateur national du
mois de la veille citoyenne, Omar
Michel Kopia, se convainc que les
« Wayiyans » sont les soutiens

Responsable des femmes « Wayiyans » de l’arrondissement 9, Fatimata Bagaya est également représentante du secteur 39 dudit arrondissement. Elle s’est engagée dans la veille citoyenne en soutenant la lutte enclenchée par les autorités, avise-t-elle, pour soulager les citoyens dans leurs douleurs et leurs peines dues à l’insécurité. « Femmes, venez se joindre à nous pour libérer notre pays du joug impérialiste aux côtés de nos maris », lance Mme Bagaya.

Dans la capitale économique, Bobo-Dioulasso, le mouvement de la veille citoyenne est aussi en marche. Au rond-point capitaine Thomas Sankara qui attend l’effigie du leader d’août 1983, les « Wayiyans » sont à l’affût, autour d’un thé. « Nous guettons tout ennemi qui surgirait pour lui montrer le sens d’une révolution », lance l’un d’entre eux. Le président de la CNAVC du Houet, El Hadj Zakaria Soré, qualifié de rassembleur par ses camarades est là en personne. « Nous ne dormons plus à cause de notre leader président que nous défendons avec détermination », lâche-t-il. Pour lui, le capitaine Ibrahim Traoré est venu sauver le Burkina du terrorisme. « Ces actions expliquent notre engagement à travers plus de 300 ronds-points dans le Houet », ajoute « le rassembleur ».

Le responsable de la veille citoyenne nocturne et de la vie associative de la CNAVC du Houet, Blaise Hien, salue l’œuvre gigantesque de création des ronds-points de la veille citoyenne dans le Houet, de l’Association des panafricanistes pour la libération totale de l’Afrique (APELTA), d’alors. « La veille citoyenne a débuté à Bobo-Dioulasso, précisément au rond-point Tièfo Amoro, communément appelé rond-point SITARAIL, grâce aux conseils de

La trésorière de la veille citoyenne
de l’arrondissement 8,
Karidiatou Sow alias l’amazone
Kiss : « Toutes les femmes doivent
être dans la veille citoyenne ».

cette association », rappelle-t-il. Pratiquement, toutes les sommités de la veille nocturne du Houet sont « calés barrés » cette nuit du mercredi 15 avril 2026 au rond-point Tièfo Amoro. Parmi eux, le Secrétaire général (SG) de la Génération Burkina nouveau Benkadi (GBNB), par ailleurs, membres de la CNAVC, section Houet, Amadé Belem. Il affirme que la veille citoyenne, contrairement aux préjugés, ne regroupe pas des opportunistes mais des individus qui ont soif et faim du changement positif au Burkina. « Ce peuple qui a approuvé le départ des anciens régimes hostiles au développement et au changement, considère aujourd’hui le capitaine Ibrahim Traoré comme un leader qui répond à leurs aspirations légitimes », martèle-t-il. Hamidou Sawadogo, président de la veille citoyenne de l’arrondissement 2 de Bobo-Dioulasso et président de la « Patrie ou rien », souligne que lui et ses camarades sont au rond-point Thomas-Sankara pour l’amour de la Patrie. Quant au président de la GBNB, Madou Ouédraogo, il traduit la détermination constante des membres de la GBNB, à abandonner la paresse pour suivre le capitaine Ibrahim Traoré. D’autres membres de la veille citoyenne de Bobo-Dioulasso et non des moindres, à l’image de Moussa Guira et de Seydou Sankara, expriment aussi leur fierté d’avoir le capitaine Ibrahim Traoré comme président afin de transformer le Burkina en un eldorado et un havre de paix.

Des idéaux de souveraineté

Les figures influentes de la veille citoyenne se disent « imperturbables ». C’est le cas du vice-président chargé des questions de développement de la Commission nationale de l’AES et leader d’opinion, Adama Siguiré. Acteur de la veille citoyenne et « Wayiyan » engagé, il

La maman panafricaine, Assèta
Harvey, déclare que la jeunesse
burkinabè a cru et a eu confiance
au capitaine Ibrahim Traoré.

avise que la veille citoyenne est le soutien indéfectible et indispensable du pouvoir en place. « Si la veille citoyenne n’existait pas, il fallait la créer. Fort heureusement que le capitaine Ibrahim Traoré est venu. En tous les cas, les membres de cette veille citoyenne abattent un travail formidable et nous tenons à les encourager », déclare-t-il.

Pour la maman panafricaine, Assèta Harvey, la jeunesse burkinabè est à saluer à sa juste valeur, car, elle a cru et a eu confiance au capitaine Ibrahim Traoré en épousant ses idéaux de souveraineté et de changement profond et progressif. « Nous avons créé le rond-point capitaine Ibrahim Traoré, le 22 décembre 2022. Nous y avons fêté la Noël et la Saint Sylvestre », rappelle le coordonnateur national du mois de la veille citoyenne, Omar Michel Kopia, Dès lors, à ses dires, les soutiens actuels du président du Faso se retrouvent dans les ronds-points afin d’éveiller les consciences et de sonner l’alerte. Pour sa part, l’ingénieur socio-économiste du développement rural, Ako-Tiga Mussa Serge Dao, soutient que du point de vue sociologique, le phénomène de « citoyenneté agissante, version Wayiyan » au Burkina Faso s’inscrit dans une dynamique historique profonde de recomposition du rapport entre l’Etat et les citoyens. « Sociologiquement parlant, l’espace public, notamment les ronds-points et

Les membres de la veille citoyenne de l’arrondissement 8 de Ouagadougou traduisent leur engagement
à l’unité nationale.

les carrefours, n’est pas neutre. C’est un lieu de visibilité, de pouvoir et de légitimation sociale. L’occupation de ces espaces par les acteurs de la veille citoyenne peut être interprétée comme : une réappropriation populaire de l’espace public, une territorialisation de l’engagement et une mise en scène du pouvoir populaire. La présence physique et organisée envoie un message clair : la RPP est portée, soutenue et surveillée par le peuple lui-même », clame-t-il.

La veille citoyenne dit afficher sa détermination à jouer sa part dans la reconquête totale du territoire national comme les ancêtres avaient lutté, lors de la suppression de l’ex-Haute-Volta en 1932, pour la rétablir en 1947 dans ses limites primitives avec Ouagadougou, pour capitale.

Boukary BONKOUNGOU


Des riverains saluent la veille citoyenne

Salfo Kaboré, employé de commerce : « la veille citoyenne sécurise nos lieux de commerce »

« Je salue la mise en place de la veille citoyenne au rond-point de la jeunesse de Tampouy. Elle veille sur nous, notamment nos commerces. Je peux fermer les portes de ma boutique à n’importe quelle heure que je veux, à cause de cette veille citoyenne. Etant à la maison, je suis tranquille à cause de la présence des membres de la veille citoyenne. J’appelle donc les autorités à les soutenir et les encourager davantage car, elle rassure la population et les commerçants que nous sommes ».

Jean Bruno Zongo, taximan : « nous sommes sur le qui-vive »

« Je travaille pratiquement toutes les nuits dans la capitale et de concert avec les membres de la veille nocturne. Car, quand ils lancent une information de mobilisation, je réponds présent. La veille citoyenne est au niveau des ronds-points et nous sommes à proximité. Malgré nos déplacements incessants, avec des clients, la nuit, nous sommes sur le qui-vive. Que Dieu leur donne la force et le courage nécessaire jusqu’à la victoire finale ».

                                                                     B.B

Région des Tannounyan: le général Célestin Simporé galvanise les FDS et VDP

Après l’étape de Sya, le ministre d’Etat, ministre de la Guerre et de la Défense patriotique, le général de division Célestin Simporé, a poursuivi son périple, ce jeudi 23 avril 2026, dans la région des Tannounyan.

Une visite de terrain marquée par une proximité renforcée avec les unités de première ligne (le sous-groupement de forces pour la sécurisation des Tannounyan) issues du 24e Régiment d’infanterie armée (24e RIA), l’ensemble des FDS et les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) de Banfora.  Dès son arrivé à Banfora, au 24e RIC, le ministre s’est entretenu longuement avec les commandants d’unité sur les défis logistiques et tactiques du moment. Le général Simporé ne s’est pas contenté des rapports de salon. Il a tenu un entretien direct avec les hommes qui tiennent les verrous sécuritaires de cette localité stratégique. 

Le point d’orgue de cette journée a été le message sans équivoque du Ministre d’Etat : « Vous avez les encouragements et les félicitations du chef de l’Etat. Votre présence ici permet de protéger nos populations et nos terres; soyez-en remercié. Le gouvernement, sous le leadership éclairé du camarade capitaine Ibrahim Traoré, ne ménagera aucun effort pour que chaque mètre carré de ce territoire soit sous contrôle patriotique ». Face aux forces engagées, le ministre a réitéré les consignes de vigilance et de rigueur opérationnelle. Il a particulièrement salué la cohésion entre les FDS et les VDP qualifiant cette alliance de « pilier inébranlable de la victoire finale ».

Tout comme à Bobo-Dioulasso, le général de division a insisté sur les enjeux sécuritaires actuels du monde. Il a rappelé que la lutte menée dans les Tannounyan s’inscrit dans la vision globale de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) : une lutte pour la dignité et contre toute forme d’ingérence extérieure. En quittant la cité du Paysan noir, le ministre d’Etat laisse derrière lui des troupes au moral d’acier, prêtes à intensifier la pression sur les groupes armés terroristes pour garantir une paix durable aux populations.

DCRP / MGDP

Santé bucco-dentaire: prévenir ou subir le mal et les conséquences au quotidien

L’hygiène bucco-dentaire fait partie des signes élémentaires de propreté. Imaginez un instant, un maître de cérémonie à la bouche puante, un présentateur télé aux dents dépravées et jaunâtres, un (e) marié(e) à la salive gluante le jour de son mariage, un chanteur à la bouche haleinée, un chef d’entreprise aux dents sillées et dorées, une personne édentée soufrant du diabète. Ces désagréments ou inconforts sont pour la plupart du temps des indices d’une mauvaise santé bucco-dentaire avec des risques pour la santé en général. Pourtant, prévenir les maladies bucco-dentaires par un entretien régulier des dents et de la bouche permet d’optimiser son état de santé générale voire sa longévité. Comment maintenir ses dents et sa bouche en bonne santé ? que faire lorsqu’on a des caries ou des parodontites ? Quelles sont les conséquences de ces affections ? Des spécialistes du ministère de la Santé à travers la direction de la prévention et du contrôle des maladies non transmissibles ainsi que de l’Organisation mondiale de la santé donnent des orientations.

La bouche de l’Homme est l’organe le plus sale du corps humain en raison de son exposition constante aux bactéries et restes alimentaires. En effet, elle renferme plus de 10 milliards de micro-organismes représentant environ 700 espèces bactériennes selon des études menées par des spécialistes du domaine. Ces bactéries, si elles ne sont pas traitées et diminuées à travers le brossage des dents, peuvent causer les caries dentaires et des parodontopathies. Le microbiote buccal humain est l’ensemble des micro-organismes présents dans la bouche des êtres humains. Selon la chirurgienne dentiste spécialiste, Dr Sandrine Ouédraogo, la santé bucco-dentaire ne se limite pas aux dents, elle est intimement liée au reste du corps. On parle de relation bidirectionnelle entre la bouche et la santé générale. Selon elle, un examen buccal peut être le premier signe d’alerte d’une carence nutritionnelle, d’un VIH et de troubles alimentaires.

Le tabac et l’alcool sont aussi les principaux facteurs de risque des cancers buccaux. Ils ne facilitent pas les anesthésies en cas d’extraction de dent. L’infection bucco-dentaire est un

La chirurgienne dentiste spécialiste Dr Sandrine Ouédraogo a expliqué les techniques à utiliser dans le brossage et l’entretien des dents.

ensemble de pathologies rencontrées au niveau de la cavité buccale. Outre cela, l’alimentation et la mauvaise hygiène bucco-dentaire peuvent aussi être des facteurs des infections bucco-dentaires comme la mauvaise haleine. Une carie dentaire qui n’est pas soignée à tant peut entrainer de la fièvre chez le patient, voire des douleurs au niveau de toute la poitrine. Dr Ouédraogo explique qu’à un stade extrême, les caries peuvent entraîner la mort chez le patient, même s’il est très rare de rencontrer ces situations. C’est le même scenario au niveau des parodontites car si le mal au niveau de la gencive est négligé, il y aura une interaction avec le diabète. En effet, si le diabète est mal traité, il peut entraîner des maladies de la gencive et les maladies de la gencive aussi qui sont mal traitées peuvent entraîner des problèmes au niveau du diabète.

Comment prévenir ce mal bucco-dentaire ?

A ce niveau, la chirurgienne dentiste spécialiste, Dr Eliane Mireille Paré, précise que lorsqu’une dent malade n’est pas soignée, elle peut contaminer le cœur, les reins, les poumons et tous les organes sensibles. Donc, il est conseillé de faire très attention à sa bouche, à son alimentation et son hygiène. Pour cela, il faut adopter une bonne hygiène bucco-dentaire à travers le brossage des dents. Car une bouche saine contribue à prévenir des maladies systémiques. Comme le diabète, les pathologies cardiovasculaires, infections

La plaque dentaire (jaunâtre) marque la présence de milliards de bactéries dans cette bouche.

respiratoires. Dr Sandrine Ouédraogo, dans ses explications, a présenté les techniques de brossage et d’entretien des dents. En effet, dans le brossage des dents, il suffit de balayer les microbes qui sont entre les dents, de la gencive vers les dents. C’est-à dire du haut vers le bas dans un mouvement rotatif, durant au maximum 3 minutes. Dans la prévention et/ou traitement du mal, elle conseille l’usage des brosses à poils souples adaptées à l’âge pour éliminer les plaques dentaires.

Aussi, l’usage des pates dentifrices contenant du fluor pour former de la fluorapatite intégrée à l’email en favorisant la reminéralisation des lésions débutantes. Dr Ouédraogo précise de ne pas se rincer la bouche à l’eau après le brossage. Elle conseille plutôt de recracher simplement, car l’excédent permet au fluor de rester en contact prolongé avec l’émail. Il faut donc se brosser au moins deux fois par jour. C’est-à dire, quelques minutes après le diner du soir avant de se coucher et quelques minutes après le petit déjeuner du

Ces dents présentent les symptômes de la parodontite, un stade avancé des pathologies.

matin. Contrôler son alimentation, car prendre du chaud et du froid simultanément fragilise et détruit les dents et gencives.  Il faut aussi surveiller sa santé bucco-dentaire en se faisant visiter et consulter par un chirurgien-dentiste régulièrement.

Que dit l’OMS sur les maladies bucco-dentaires ?

Quelques gestes complémentaires sont à observer. Il s’agit du nettoyage interdentaire par l’usage des bains de bouche, les brossettes et le fil dentaire. Comment faut-il s’y prendre une fois les dents cariées ou les parodontites avérées ? En cas de présence des caries dentaires ou des maladies parodontales, la chirurgienne dentiste, Dr Eliane Paré conseille aux patients de se faire toujours consulter par un chirurgien-dentiste spécialiste de formation et non par des consultants de circonstance. Elle conseille d’éviter au maximum les automédications et la négligence dans le traitement des spécialistes. Avec l’explosion des ventes de pates dentifrices et de brosses sur les réseaux sociaux surtout et à la place publique, elle recommande aux patients de se fier toujours aux pates dentifrices fluorés et médicales. Et aussi à des brosses adaptées à l’âge de l’individu.

Le représentant-Pays de OMS, Dr Clotaire Hien : « l’OMS s’engage à intégrer des soins dentaires dans les centres de santé communautaires (SCSPS) afin de soulager un plus grand nombre de patients ».

Elle conseille fortement à la population, surtout aux personnalités et célébrités à se faire consulter régulièrement pour entretenir une bonne hygiène bucco-dentaire. Le représentant-Pays de l’Organisation mondiale de la santé au Burkina (OMS), Dr Clotaire Hien, a noté que depuis mai 2021, l’OMS considère la santé bucco-dentaire comme partie intégrante de la santé générale de l’Homme. Et en 2022, l’Assemblée mondiale de la santé a adopté une stratégie historique visant à atteindre la couverture sanitaire universelle pour la santé bucco-dentaire d’ici 2030. Selon les dernières données de l’OMS, près de 3,5 milliards de personnes souffrent de pathologies bucco-dentaires. Et ces maladies touchent de manière disproportionnée les populations les plus vulnérables et les plus pauvres à l’échelle mondiale. Au Burkina Faso par exemple, selon des études menées en 2021, plus de 52% de la population burkinabè présente au moins une dent cariée et 60% de cette même population fait les maladies parodontales. A cela, l’OMS s’engage à intégrer des soins dentaires dans les centres de santé communautaires (SCSPS) afin de soulager un plus grand nombre de patients.

                                                Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE

                                                                

Human Right Watch, what do you watch ?

Le Burkina Faso est plongé dans le péril terroriste depuis dix ans. Pendant ces dix ans, le peuple burkinabè a subi les pires exactions des groupes armées dits djihadistes. A ciel ouvert et sous le regard indifférent d’une communauté internationale abonnée au guichet des condamnations, des massacres de populations entières ont été perpétrés et parfois revendiqués avec fierté par les bouchers de l’espèce humaine. Dans cette guerre, le Burkina Faso s’est battu presqu’à mains nues face à des assaillants lourdement équipés d’armes parfois sophistiqués. Le Burkina Faso, le Mali et le Niger sont au cœur d’enjeux géostratégiques dont les retombées économiques et politiques transcendent la « banale » douleur des hécatombes. Ils sont prêts à bruler notre pays pour assouvir leurs voraces instincts de prédateurs.

Dans cette guerre, la stratégie de l’ennemi est multiple et ondoyante. Mais la plus insidieuse est la perfidie. Quand des terroristes s’habillent en tenue militaire pour attaquer des camps et des populations civiles, pour les victimes, c’est l’armée qui a attaqué. Mais pour le militaire averti, c’est l’ennemi qui a agi en se déguisant, en tenant des propos qui desservent les troupes loyalistes, en laissant même de vraies fausses preuves que c’est l’armée qui a attaqué des populations civiles. On ne peut pas en vouloir à une victime de perfidie d’accuser l’armée. Les actes de perfidie sont posés à dessein pour faire porter le chapeau du massacre à l’armée. Sur les champs de bataille beaucoup de choses se passent mais faute de pro-action, le droit attend que les morts soient enterrés pour les exhumer et défendre leur droit à la vie.

Dans un tel contexte, Human Rights Watch surgit et crie aux exactions depuis New-York en jetant à la figure de l’intégrité un rapport conçu et pondu dans l’intimité sur la base d’enquêtes menées à l’insu même des autorités burkinabè. Sur la base de témoignages recueillis par téléphone et des vidéo crues tournées à tour de bras par des agents dont le professionnalisme manque de bandeau noir pour protéger leurs sources. Et n’allez surtout pas chercher à connaître la nature ou la qualité des témoins. Quel enquêteur digne de ce nom peut commettre une telle bavure ? Et dire que des médias internationaux ont relayé ces mêmes images sans la moindre pudeur professionnelle. Pour cette enquête, Human Rights Watch dit avoir utilisé des images satellites pour attester de la crédibilité de son rapport. Cette même imagerie que le Burkina Faso n’a pas eue pour suivre le mouvement des hordes terroristes a été exploitée par une organisation de défense des droits de l’homme pour accuser le Burkina.

Oui ! On peut utiliser les satellites pour accuser d’exactions tout une armée nationale sans lui mettre à disposition cette même technologie pour prévenir la même guerre. Human Rights Watch dit avoir interrogé des Burkinabè en exile pour attester de la véracité des massacres en enjambant les citoyens et les autorités burkinabè. Elle dit avoir consulté la plateforme utilisée par le JNIM mais avec quel mot de passe, puisque ce groupe terroriste n’a pas de site web officiel public ? Comment a-t-elle fait pour visiter les réseaux sociaux du JNIM classés comme entité terroriste par les Nations unies ? Quelle crédibilité une investigation aussi sérieuse que grave cherche-t-elle sur une plateforme terroriste ? Elle dit avoir consulté les pages de la RTB sur YouTube, pourquoi n’a-telle pas eu le tact professionnel d’appeler un journaliste de la même RTB ? Human Rights Watch dit enfin avoir utilisé l’intelligence artificielle dans la collecte des données et c’est ce qui a certainement généré un rapport un peu trop factice pour prétendre à une vérité hors-sol, orpheline de la réalité, parce que superficiellement taillée sur mesure.

Sans être sur le terrain des faits, Human Right Watch a réussi à pondre un rapport précipité, conçu sans attouchements scientifiques, criblé de ressentis et aux antipodes du b.a.-ba d’une investigation humainement incomplète.

Mais le plan est nu et les intentions sont claires : il s’agit de diaboliser les autorités burkinabè au point de faire planer sur leur tête le spectre de la Cour pénale internationale. Cette cour dont le Burkina a claqué la porte, le 22 septembre 2025, pour sa partialité, sa sélectivité dans le choix des prétendus criminels et son incapacité à gérer les cas patents des vrais fauteurs de trouble sur le continent africain et dans le monde. C’est une véritable campagne de dénigrement qui se déploie contre le Burkina Faso avec la complicité des médias de la diatribe qui vocifèrent parfois avec la voix dissolue de certains fils de ce pays. Ce rapport de Human Right Watch révèle la frigidité d’un système de manipulation asséché, faute de préliminaires professionnels mais entre nous, qui empêchera le Pays des Hommes intègres de poursuivre sa lutte contre les ennemis de la Nation ? Human Right Watch, what do you really watch ?

Clément ZONGO

clmentzongo@yahoo.fr

Embellissement à Bobo-Dioulasso : Faso Mêbo dévoile de nouveaux espaces aménagés

L’Agence Faso Mêbo a procédé, le jeudi 23 avril 2026 au dévoilement de plusieurs espaces aménagés dans la ville de Bobo-Dioulasso. Ces réalisations s’inscrivent dans une dynamique d’embellissement et de modernisation du cadre de vie.

A quelques jours de la Semaine nationale de la culture (SNC), la ville de Bobo-Dioulasso se pare de nouveaux atouts urbains. En effet, l’Agence Faso Mêbo a officiellement procédé au dévoilement de plusieurs espaces aménagés à travers la cité de Sya, à l’occasion d’une visite guidée organisée sur différents sites, le jeudi 23 avril 2026. Cette initiative marque une volonté affirmée d’améliorer le cadre de vie des populations tout en renforçant l’attractivité de la ville.

Dès la matinée, autorités administratives, responsables de l’agence et populations ont parcouru les différents sites concernés par ces aménagements. La visite a débuté à la Place de la Femme, avant de se poursuivre en face de la mairie de l’arrondissement 5, puis au Centre Emetteur, au site de Belleville et enfin sur une rue pavée de l’arrondissement 1. A chaque étape, les visiteurs ont pu constater la qualité des travaux réalisés.

Pour le coordonnateur régional de Faso Mêbo du Guiriko, le capitaine Elvis Kapioko, ces réalisations s’inscrivent dans une dynamique collective. Il a souligné que ces travaux ont été menés en étroite collaboration avec les populations, dans une logique participative. « L’objectif est de transformer durablement les espaces publics afin d’offrir une image plus moderne et plus valorisante de Bobo-Dioulasso », a-t-il indiqué.

Ces aménagements ne se limitent pas à leur dimension esthétique. Ils portent également une forte symbolique nationale et citoyenne. Les installations intègrent des éléments visuels rappelant l’identité du pays. Elles traduisent également un attachement profond aux valeurs nationales.

Des enseignes lumineuses avec l’effigie du capitaine Ibrahim Traoré

Au niveau du site de Belleville, l’un des points forts de la visite, les autorités ont découvert un espace entièrement réaménagé avec pavage, gazon, bancs publics et enseignes lumineuses avec l’effigie du capitaine Ibrahim Traoré. Le Président de la délégation spéciale (PDS) de la commune de Bobo-Dioulasso, Laurent K. Kontogom, n’a pas caché sa satisfaction face à la qualité des ouvrages réalisés.

Ces nouveaux espaces ont été pensés comme des lieux de détente, de convivialité et de respiration pour les habitants. Ils offrent un cadre agréable où les populations peuvent se retrouver, se reposer ou simplement profiter d’un environnement apaisé. Pour le PDS, au-delà du bien-être des habitants, ces aménagements jouent également un rôle stratégique dans le rayonnement de la ville, notamment en cette période de forte affluence liée à la SNC. « C’est la preuve que la ville est en pleine transformation », a affirmé Laurent K. Kontogom, tout en appelant à la multiplication de ces initiatives dans d’autres quartiers.

Le PDS de l’arrondissement 5, Yoma Étienne Bako, a lui aussi salué la pertinence du choix du calendrier. Selon lui, le dévoilement de ces infrastructures à quelques jours de la SNC constitue une opportunité pour offrir aux visiteurs une image positive et attrayante de Bobo-Dioulasso. Les espaces aménagés serviront ainsi de cadres idéaux pour les loisirs et les souvenirs photographiques des touristes. A travers des inscriptions comme « I love Bobo-Dioulasso » ou encore des symboles propres à la ville, les aménagements renforcent le sentiment d’appartenance des citoyens. Ils invitent chacun à exprimer son attachement à la ville et à contribuer à sa valorisation. Toutefois, les autorités insistent sur l’importance de l’entretien et de la préservation de ces espaces. A en croire Laurent K. Kontogom, des mesures ont déjà été prises, notamment pour l’arrosage du gazon et l’entretien régulier des sites.

Noufou NEBIE

Sita TRAORE

(Stagiaire)

SNC Bobo 2026: les consignes sécuritaires présentées aux partenaires

Le comité national d’organisation de la 22e édition de la SNC, a tenu, le jeudi 23 avril 2026 à de Bobo-Dioulasso, une rencontre d’échanges avec les partenaires. Elle vise à renforcer la coordination et inviter chacun à jouer pleinement son rôle durant cet évènement.

A 48 heures de l’ouverture de la 22e édition de la Semaine nationale de la culture (SNC) 2026, le comité national d’organisation a rencontré, le jeudi 23 avril 2026, les partenaires dans le but de discuter et de préciser la responsabilité qui leur incombe dans l’organisation de l’évènement. Dans leurs discussions, la question liée à l’occupation et à la gestion des différents sites a été évoquée. Il y a des règles strictes, selon la directrice générale de la SNC, Christiane Sanon, notamment les consignes de sécurité que chaque partenaire doit respecter pour la bonne marche de l’évènement.

« J’invite les partenaires, les festivaliers, les transporteurs, les restaurateurs et même la population à faire preuve d’hospitalité légendaire pour que ceux qui effectueront le déplacement sur Bobo-Dioulasso puissent repartir avec une image positive de la ville de Sya, voire du Burkina Faso », a-t-elle invité. A l’entendre, la 22e édition de la Semaine nationale de la culture s’annonce riche en couleurs par rapport à celle de 2024. « Cette édition 2026 sera une édition inédite et c’est ce que nous envisageons jusque-là. Tout est mis en œuvre pour que chaque participant soit satisfait », a-t-elle ajouté. Aux festivaliers déjà installés dans la ville de Bobo-Dioulasso, elle leur a souhaité la bienvenue, qui, selon elle, est un signal de mobilisation pour l’ouverture en présence du Président du Faso, le camarade capitaine Ibrahim Traoré.

Par la lecture du cahier des charges, le secrétaire général de la SNC, Lanssa Moise Kohoun, a montré clairement ce qu’ils attendent des partenaires durant cette édition. Il a lancé un appel de mobilisation, dans le but d’inciter les partenaires à s’approprier cette activité, car c’est le Burkina Faso qui gagne en retour. Il n’a pas manqué de rappeler la responsabilité des partenaires associés à l’événement. « Nous invitons tous les partenaires à respecter scrupuleusement les consignes de sécurité contenues dans le cahier des charges afin de garantir une SNC 2026 sûre et bien organisée », a-t-il rappelé.

Amadou OUEDRAOGO

(Stagiaire)

Lutte contre la fraude: une citerne en plein siphonnage du carburant de la SONABHY interceptée

La Coordination nationale de lutte contre la fraude (CNLF) a, une fois de plus, démontré sa détermination à assainir le circuit économique national à travers deux opérations d’envergure menées respectivement, le 10 avril   et  dans la nuit du 20 au 21 avril 2026 . Ces interventions ont permis de mettre au jour des pratiques frauduleuses aux conséquences financières considérables pour l’Etat.

La deuxième opération conduite dans la nuit du 20 au 21 avril 2026 à Kombissiri a permis l’interception d’une citerne d’une capacité de 45 000 litres en pleine activité de siphonnage de carburant. Le produit, initialement destiné à la SONABHY, était illicitement détourné pour être dépoté dans une station-service ne disposant d’aucun insigne de marketeur agréé. Ce mode opératoire, bien rodé, expliquerait en partie les écarts récurrents de quantités observés à la livraison du carburant. Par cette action, la CNLF a mis fin à un circuit frauduleux structuré qui portait gravement atteinte à l’économie nationale.

Quant à la première opération, réalisée le 10 avril 2026 à Tanghin-Dassouri, elle a abouti au démantèlement d’une unité clandestine spécialisée dans la fabrication de produits destinés aux pneus sans chambre à air. Sur le site, les équipes ont également découvert un important stock de marchandises frauduleusement importées. Cette unité fonctionnait en dehors de tout cadre légal, échappant ainsi aux obligations fiscales et douanières en vigueur. Au total, la valeur des saisies réalisées lors de ces deux opérations est estimée à plus de 160 millions  francs CFA, avec un montant de droits de douane éludés dépassant les 70 millions F CFA.

A travers ces actions, la CNLF réaffirme sa détermination à traquer toutes les formes de fraude, qu’elles concernent les produits stratégiques comme les hydrocarbures ou les activités industrielles clandestines. Elle appelle par ailleurs, les populations à une collaboration accrue afin de dénoncer toute pratique suspecte portant atteinte à l’économie nationale.

CNLF

Séjour du Chef de l’Etat à Bobo-Dioulasso : les leaders religieux du Guiriko saluent les efforts du Président du Faso pour le développement du pays.

Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, Président du Faso, Chef de l’État, a accordé une audience, ce jeudi 23 avril 2026 en fin de matinée, aux autorités religieuses de la région du Guiriko.
La délégation, selon son porte-parole Monseigneur Laurent Birfuoré DABIRÉ, a échangé, avec le Président du Faso, sur des sujets d’actualité et sur ses initiatives dans divers secteurs pour le développement du Burkina Faso. « Nous avons rassuré le Chef de l’État du bon niveau du dialogue interreligieux et du dialogue social », ajoute le porte-parole Mgr DABIRÉ, qui souligne que les leaders religieux prient pour la réussite de la mission du Président du Faso afin que le Burkina Faso puisse connaître un développement harmonieux pour le bonheur de ses populations.
Selon leur porte-parole, Monseigneur Laurent Birfuoré DABIRÉ, les leaders religieux prient pour la réussite de la mission du Président du Faso.
Mgr DABIRÉ a indiqué que le Chef de l’État a exhorté les leaders religieux à continuer de sensibiliser les populations afin qu’elles soient des citoyens coopératifs pour les grands chantiers du pays, les grandes orientations, la réorganisation et dans la discipline.
Satisfaits de cette audience, les leaders religieux ont remercié le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ pour sa disponibilité.
Source : Direction de la communication de la Présidence du Faso

SÉJOUR DU PRÉSIDENT DU FASO À BOBO-DIOULASSO : Les Forces de défense et de sécurité présentent le dispositif sécuritaire de la SNC au Capitaine Ibrahim TRAORÉ.

Le Président du Faso, Chef de l’État, Chef suprême des Forces Armées Nationales, Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, a reçu en audience ce jeudi 23 avril 2026 en milieu de journée, la hiérarchie des Forces de défense et de sécurité de la région du Guiriko.
Le Président du Faso, Chef de l’État, Chef suprême des Forces armées nationales, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, a reçu les chefs militaires et paramilitaires de la région.
Selon le Commandant de la 2e région militaire, le Lieutenant-Colonel Lassané PORGO, l’audience a permis de présenter au Président du Faso, Chef suprême des Forces Armées Nationales, le point des dispositions prises pour la sécurisation de la Semaine nationale de la Culture (SNC).
Le Commandant de la 2e région militaire, le Lieutenant-Colonel Lassané PORGO (au milieu) rassure des dispositions prises pour la sécurisation de la Semaine nationale de la Culture et des festivaliers.
« Nous sommes venus souhaiter la bienvenue au Président du Faso dans notre garnison et aussi lui faire le point sur la sécurisation de la Semaine nationale de la culture qui va se dérouler du 25 avril au 2 mai prochain », indique le Lieutenant-Colonel Lassané PORGO.
À cette occasion, la hiérarchie militaire du Guiriko a réitéré sa fidélité et son engagement, aux côtés de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, à remplir sa mission. « Nous restons à sa disposition, suivant ses orientations et ses directives, pour la sécurisation de notre zone de responsabilité et, de façon générale, contribuer à la sécurisation du Burkina Faso tout entier pour le bonheur des populations », assure le Commandant de la 2e région militaire.
Source : Direction de la communication de la Présidence du Faso