Commune de Nagréongo: des soins gratuits pour plus de 1 000 personnes

L’association Malgr Naaba Sanem du Burkina (AMNSB) a organisé, mardi 15 septembre 2026, à Nagréongo Koudgo, dans la région de Oubri, une campagne de consultations et de soins médicaux gratuits au profit de plus de 1 000 personnes.

Le Centre de santé et de promotion sociale (CSPS) de Nagréongo Koudgo dans la région
de Oubri, a connu une affluence particulière, le mardi 15 septembre 2026.

Et pour cause, il a accueilli une campagne de consultation et de soins de santé, offerts gratuitement. L’initiative était de l’Association Malgr Naaba Sanem du Burkina (AMNSB), en partenariat avec la 17e mission médicale chinoise au Burkina Faso, avec l’appui des ministères de la Santé et des Affaires étrangères.

Les bénéficiaires, plus d’un millier, ont eu accès à des consultations médicales et spécialisées, à des soins chirurgicaux et à des médicaments, ainsi qu’à des activi-
tés de dépistage et de sensibilisation. L

es consultations ont notamment concerné le diabète, le cancer du col de l’utérus, et d’autres problèmes de santé. La journée a également été marquée par des séances de sensibilisation sur l’hygiène et la prévention sanitaire, des dépistages de la glycémie et
du VIH, ainsi que des soins traditionnels.

Président de l’association et par ailleurs champion national en santé commu-
nautaire, El hadj Saïdou Bikienga, a salué l’engagement des « amis » chinois à rapprocher et offrir des soins de santé de qualité aux populations. Selon lui, cette initiative vise aussi à
accompagner les efforts du gouvernement dans la prise en charge sanitaire des populations.

Il a invité les femmes à saisir cette opportunité pour se faire consulter et bénéficier d’une prise en charge optimale. Le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, Herman Toé, a salué la participation massive des populations. Pour lui, cet acte est « la preuve d’une amitié sincère entre la Chine et le Burkina, d’une solidarité agissante et d’un
partenariat tourné vers l’humain ».

De son côté, la mission médicale chinoise, représentée par le médecin, Tzu Hu Han, a réaffirmé l’importance de l’amitié et de la coopération entre les peuples burkinabè et chinois notamment dans le domaine de la santé.

Dans le cadre de cette journée de solidarité Burkina- Chine, du matériel médical, dont 10 lits et des médicaments, a également été remis au CSPS de Nagréongo Koudgo. Les
autorités sanitaires ont salué l’initiative, estimant qu’elle traduit l’engagement de l’AMNSB en faveur du bien-être des populations.

Pour le directeur régional de la santé de Oubri, Dr Ambroise Ouédraogo, cette consultation va permettre d’améliorer la prise en charge des populations et de soulager les patients.

Djakaridia SIRIBIE

 

𝐋’𝐀𝐦𝐛𝐚𝐬𝐬𝐚𝐝𝐫𝐢𝐜𝐞 𝐝𝐮 𝐂𝐚𝐧𝐚𝐝𝐚 𝐚𝐮 𝐦𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐞 𝐍𝐀𝐂𝐀𝐍𝐀𝐁𝐎 : « 𝐅𝐞́𝐥𝐢𝐜𝐢𝐭𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐞 𝐭𝐫𝐚𝐯𝐚𝐢𝐥 𝐚𝐜𝐜𝐨𝐦𝐩𝐥𝐢 𝐚𝐮 𝐬𝐞𝐫𝐯𝐢𝐜𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐬𝐭𝐚𝐛𝐢𝐥𝐢𝐭𝐞́ 𝐞́𝐜𝐨𝐧𝐨𝐦𝐢𝐪𝐮𝐞 »

Le ministre de l’Économie et des Finances, Dr Aboubakar NACANABO, a reçu en audience, le 17 septembre 2026, l’Ambassadrice du Canada au Burkina Faso, en fin de mission, Tina GUTHRIE.

Cette visite de courtoisie et d’au revoir a été l’occasion pour la diplomate canadienne d’exprimer sa gratitude au ministre et à l’ensemble de ses collaborateurs pour la qualité des relations de travail entretenues durant son séjour au Burkina Faso. Elle a salué la disponibilité des autorités burkinabè ainsi que la franchise des échanges qui ont permis de renforcer la coopération entre les deux parties.

L’Ambassadrice a également félicité le ministre de l’Économie et des Finances pour les efforts déployés dans un contexte national et international marqué par de nombreux défis. Elle a particulièrement relevé les performances enregistrées par le Burkina Faso en matière de gestion économique et financière, qui ont contribué à préserver les équilibres macroéconomiques et à maintenir une dynamique de croissance malgré les défis sécuritaires et humanitaires.

Le ministre NACANABO a remercié son hôte pour son engagement en faveur du renforcement des relations entre le Canada et le Burkina Faso. Il lui a surtout souhaité une paisible retraite et a réaffirmé la volonté du Burkina Faso de consolider les liens d’amitié et de coopération avec le Canada, dans le strict respect de la souveraineté de chaque partie.

𝐃𝐂𝐑𝐏/𝐌𝐄𝐅

Lutte contre la cybercriminalité : deux présumés auteurs de vol de téléphone suivi de soustraction frauduleuse de numéraires interpellés

La perte ou le vol d’un téléphone portable peut mettre en danger les comptes de paiement mobile associés si des mesures de sécurité appropriées ne sont pas prises. L’accès frauduleux à ces comptes peut notamment permettre à des individus malveillants de retirer les fonds qui y sont disponibles. C’est dans ce contexte que la Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité (BCLCC) a interpellé deux (02) présumés auteurs de faits de vol de téléphone portable suivi de soustraction frauduleuse de numéraire.

Alors qu’il circulait dans une ruelle du quartier de Nagrin, le nommé K.A. a aperçu un téléphone tombé à terre près de son propriétaire qui dormait sur une chaise, avant de s’en emparer.

Après s’être emparé du téléphone portable, le mis en cause a tenté d’accéder aux comptes mobiles money de sa victime en essayant d’en deviner les codes secrets. Pour ce faire, il a notamment exploité la date de naissance, à partir des informations d’identification accessibles via les services de vérification proposés par les opérateurs de téléphonie mobile.

Ayant réussi à accéder au compte Mobile Money de sa victime, dont le solde s’élevait à soixante-quinze mille (75 000) francs CFA, K.A. a fait appel à son ami S.H., qui l’a accompagné pour effectuer le retrait des fonds et l’a aidé à trouver un acheteur pour le téléphone volé.

C’est ainsi que les deux individus se sont rendus dans une boutique de transfert d’argent, où ils ont retiré la somme disponible avant de se la partager. Le nommé K.A. a reçu quarante-cinq mille (45 000) francs CFA, tandis que le nommé S.H. a reçu trente mille (30 000) francs CFA. Ce dernier a ensuite vendu le téléphone à 25 000 francs CFA, somme qu’ils se sont également partagée.

Interpellés et auditionnés par la Division des Enquêtes de la BCLCC, les mis en cause ont reconnu les faits. Ils ont été déférés devant le Camarade Procureur du Faso près le Tribunal de Grande Instance Ouaga I afin de répondre des faits qui leur sont reprochés.

La BCLCC invite les populations à sécuriser leurs téléphones et comptes Mobile Money en évitant notamment d’utiliser leur date ou année de naissance comme code secret. En cas de perte ou de vol, elles sont invitées à contacter immédiatement leur opérateur pour sécuriser les comptes associés.

Tout cas suspect peut être signalé à la BCLCC, à son siège sis à Koulouba, par téléphone au 25 39 58 42, par courriel à cybercrime@securite.gov.bf ou via la plateforme Alerte-BCLCC.

Source : BCLCC

Rentrée scolaire 2026-2027 : des fournitures de qualité au juste prix, la BMCRF veille au grain

À l’approche de la rentrée scolaire et académique, la Brigade Mobile de Contrôle Économique et de la Répression des Fraudes (BMCRF) intensifie ses actions afin de garantir aux parents d’élèves des fournitures scolaires accessibles et conformes à la réglementation.

Depuis le 1er septembre, les équipes de contrôle sillonnent marchés et librairies pour vérifier le respect des marges et la qualité des articles proposés. « Il s’agit pour nos contrôleurs de vérifier le respect des marges, des procédures d’importation, de la facturation, ainsi que la publicité des prix à travers l’affichage, le marquage et l’étiquetage », a précisé le Camarade Sanibè FAHO, Coordonnateur Général de la BMCRF.

Il a exhorté les commerçants à se conformer aux règles en vigueur et à bannir toute pratique illicite sur les prix des fournitures scolaires.

Sur le terrain, plusieurs librairies ont été visitées. Si des irrégularités ont été relevées, notamment en matière de facturation et d’affichage des prix, les contrôleurs ont constaté que, dans l’ensemble, les prix sont relativement respectés.

Le Camarade FAHO a également mis en garde les vendeurs occasionnels de fournitures scolaires, les invitant à se retirer de ce commerce afin d’éviter la saisie de leurs marchandises. Cette mesure rappelle que la transparence des prix est une exigence légale et un droit fondamental pour le consommateur.

L’opération se poursuit et concerne l’ensemble des acteurs de la chaîne de distribution : importateurs, grossistes, demi-grossistes et détaillants.

La BMCRF invite les consommateurs à signaler toute pratique commerciale abusive liée aux fournitures scolaires en appelant les numéros verts suivants : 80 00 11 84 / 80 00 11 85 / 80 00 11 86.

BMCRF, la garantie d’une concurrence saine et loyale.

SCRP / BMCRF

Nuit de la Révolution progressiste Populaire : Le comité d’organisation présente l’évènement aux journalistes

Le Comité d’organisation de la Nuit de la Révolution Progressiste Populaire (RPP) a animé dans l’après-midi du jeudi 17 septembre 2026, à la Place de la Révolution de Ouagadougou, une conférence de presse pour annoncer l’évènement et décliner les grands axes de la nuit.
Pour le Président du Comité d’organisation, le Camarade Sougrinoma Ibrahim GUIGMA, cette Nuit de la RPP, qui a pour slogan « Le Peuple veille sur sa Révolution », est un évènement historique qui vient couronner un mois de septembre entièrement consacré à la célébration du quatrième anniversaire de l’accession au pouvoir du Chef de l’État, le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ.
Le président du comité d'organisation, Camarade Sougrinoma Ibrahim GUIGMA, a invité l’ensemble des Burkinabè à participer massivement à cette Nuit de la RPP
Le président du comité d’organisation, Camarade Sougrinoma Ibrahim GUIGMA, a invité l’ensemble des Burkinabè à participer massivement à cette Nuit de la RPP
Elle se veut « un moment d’affirmation de notre souveraineté, de ferveur révolutionnaire et de communion populaire », une tribune pour rendre compte de manière transparente et inclusive, au Peuple burkinabè, les réalisations accomplies en son nom et à son profit.
« Cette nuit sera un tremplin d’exaltation patriotique et un grand moment de réengagement citoyen conformément aux idéaux de la RPP. Ce sera le lieu de renouveler notre union sacrée et notre soutien indéfectible à nos vaillantes Forces de Défense et de Sécurité (FDS) ainsi qu’aux Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP) », a indiqué le Président du comité d’organisation.
Les médias ont répondu présent à cette conférence de presse d'annonce de la Nuit de la RPP
Les médias ont répondu présent à cette conférence de presse d’annonce de la Nuit de la RPP
Selon le camarade GUIGMA, cette nuit aura trois temps forts :
– un spectacle d’installation et de maintien de 18h à 20h ;
– la célébration officielle avec la présentation des acquis et réalisations de la RPP de 20h à 24h ;
– et un grand concert de la Révolution de 24h à 2h du matin.
Cette Nuit de la RPP sera vécue simultanément à Ouagadougou, dans les régions et dans les ambassades et missions diplomatiques, selon le comité d’organisation. Plusieurs artistes nationaux et internationaux engagés pour la cause de la RPP sont annoncés à cette Nuit de la RPP. Cette conférence de presse a été une occasion pour les conférenciers de présenter le logo et les autres éléments de l’identité visuelle de la Nuit de la RPP.
Direction de la communication de la Présidence du Faso

Règlementation des activités de placement et de travail temporaire

Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le jeudi 17 septembre 2026, en séance ordinaire, de 09 H 00 min à 12 H 17 min, sous la présidence du Camarade Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu une communication orale, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

I. DELIBERATIONS
I.1. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES
Le Conseil a adopté cinq (05) rapports.
Le premier rapport est relatif à une demande d’agrément pour la nomination d’un Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République de Guinée auprès du Burkina Faso.
Le Conseil a marqué son accord pour la nomination de Monsieur Ansoumane CAMARA, en qualité d’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République de Guinée auprès du Burkina Faso.
Le deuxième rapport est relatif à une demande d’agrément pour la nomination d’un Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République du Congo auprès du Burkina Faso.
Le Conseil a marqué son accord pour la nomination de Monsieur Gaston GAKOSSO, en qualité d’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République du Congo auprès du Burkina Faso.
Le troisième rapport est relatif à une demande d’agrément pour la nomination d’un Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire du Royaume de Norvège auprès du Burkina Faso.
Le Conseil a marqué son accord pour la nomination de Monsieur Knut LANGELAND, en qualité d’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire du Royaume de Norvège auprès du Burkina Faso.
Le quatrième rapport est relatif à un projet de décret portant règlementation de la conclusion des accords de siège au Burkina Faso.
Les accords de siège sont des traités conclus entre un Etat et une organisation internationale souhaitant établir son siège ou un bureau secondaire sur le territoire de cet Etat. Ils visent à préciser le régime juridique de l’organisation bénéficiaire sur le territoire du pays hôte, conformément au droit et à la pratique internationale. Ils peuvent également octroyer un régime fiscal préférentiel pour faciliter les activités de l’organisation.
Les insuffisances des textes en vigueur profitent à certaines organisations non gouvernementales et entreprises de droit privé établies au Burkina Faso qui bénéficient d’avantages comparatifs par rapport à d’autres structures similaires. Cette situation constitue une violation du principe d’égalité devant la loi et de la libre concurrence et entraîne une perte significative de recettes fiscales pour l’Etat.
Ce décret vise à doter l’Administration d’un cadre juridique approprié à travers une harmonisation du processus de traitement des demandes d’accords de siège et une clarification de la procédure de traitement desdites demandes et du contenu de ces accords.
Les innovations majeures du décret sont :
– l’obligation de soumettre les dossiers de demande d’accord de siège au Conseil des ministres pour approbation ;
– l’obligation de requérir des autorisations administratives préalables à l’exercice de certaines activités ;
– l’assimilation aux organisations internationales d’entités étatiques étrangères comme les chambres de commerce qui bénéficient d’accords de siège au Burkina Faso, sous réserve de réciprocité ;
– l’obligation pour toute entité bénéficiaire d’un accord de siège de contribuer au développement national.
L’adoption de ce décret permet à notre pays de disposer d’un cadre règlementaire adéquat sur la conclusion des accords de siège.
Le cinquième rapport est relatif à un projet de loi portant autorisation de ratification de l’Accord se rapportant à la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer et portant sur la conservation et l’utilisation durable de la diversité biologique marine des zones ne relevant pas de la juridiction nationale, adopté le 19 juin 2023 à New York.
Le Burkina Faso partage avec l’ensemble de la communauté internationale une responsabilité dans la préservation de la haute mer qui constitue un patrimoine commun de l’humanité et représentant 60% de la surface des océans.
Face à l’accélération de la dégradation de cet espace, longtemps dépourvu d’un cadre juridique spécifique de gouvernance intégrée et affectant directement les régimes pluviométriques, la disponibilité en eau et la stabilité des systèmes agropastoraux du Sahel, la communauté internationale s’est engagée à doter la haute mer d’un instrument juridique de gouvernance mondiale.
En tant qu’Etat partie de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer et portant sur la conservation et l’utilisation durable de la diversité biologique marine des zones ne relevant pas de la juridiction nationale, il est nécessaire que le Burkina Faso ratifie cet instrument juridique international.
Ce projet de loi vise la ratification de cet Accord par notre pays en vue de lui permettre de participer aux mécanismes de partage de ses avantages, d’accéder aux dispositifs de renforcement des capacités, de bénéficier de transferts de technologies et de financements tout en consolidant son positionnement dans la gouvernance environnementale mondiale et la défense des intérêts des pays en développement sans littoral.
Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée législative du Peuple.

I.2. AU TITRE DU MINISTERE DES SERVITEURS DU PEUPLE
Le Conseil a adopté deux (02) décrets.
Le premier décret porte règlementation des activités de placement et de travail temporaire.
Ce décret vise l’application de la loi n°013-2026/ALT du 06 mai 2026 portant Code du travail au Burkina Faso. Il vise également à concilier la nécessaire flexibilité économique des entreprises avec la protection des droits des travailleurs.
Les innovations majeures du décret sont :
– la redéfinition des activités du travail temporaire et du placement pour donner plus de clarté à ces deux notions et en faciliter l’appréciation ;
– l’obligation de disposer d’un agrément pour chaque type d’activité ;
– la faculté offerte à l’entreprise utilisatrice d’utiliser un registre électronique ;
– la proscription de toute clause tendant à interdire l’embauche du travailleur intérimaire à l’occasion d’un contrat de mise à disposition ;
– ⁠l’affirmation du principe d’équité dans la rémunération du travailleur intérimaire ou temporaire qui, à qualification professionnelle égale, bénéficie désormais du même traitement que le travailleur permanent de l’entreprise utilisatrice.
L’adoption de ce décret permet d’encadrer de manière stricte les activités de placement et le recours au travail temporaire.
Le second décret porte création, attributions et organisation de l’Inspection générale des ressources humaines (IGRH).
Au regard de certains dysfonctionnements notamment organisationnels, opérationnels et comportementaux dans les ministères et institutions, le Gouvernement a décidé de la création de l’Inspection générale des ressources humaines.
L’Inspection générale des ressources humaines est chargée du contrôle et de l’audit de la gestion des ressources humaines, du service public et de participer à la lutte contre la corruption dans l’ensemble des structures publiques. Son pouvoir de contrôle et de vérification s’exerce aussi bien à priori qu’à posteriori.
L’adoption de ce décret permet la création de l’Inspection générale des ressources humaines en vue de garantir une meilleure gestion des ressources humaines publiques.

I.3. AU TITRE DU MINISTERE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE L’ARTISANAT
Le Conseil a examiné un projet de loi portant règlementation générale des sociétés à capitaux publics.
Les sociétés à capitaux publics sont soumises à la règlementation communautaire portant sur l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (OHADA) et à la législation nationale notamment la loi n°025-99/AN du 16 novembre 1999 portant règlementation générale des sociétés à capitaux publics. Après plus de 20 ans d’application, cette loi a révélé des insuffisances nécessitant sa révision au regard de l’évolution du contexte juridique, économique et institutionnel, tant au plan national que communautaire.
Ce projet de loi vise la prise en compte des exigences modernes en matière de gouvernance, de transparence, de performance et de responsabilité, en vue d’assurer une gestion plus efficace et conforme des sociétés à capitaux publics au Burkina Faso.
Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée législative du Peuple.

II. COMMUNICATION ORALE
II. Le ministre de la Justice a fait au Conseil une communication relative à la commémoration conjointe des Journées internationales de la paix et de la tolérance (JIPT), édition 2026.
Ces journées visent la prise de conscience de la richesse de la diversité qui caractérise l’humanité et de la nécessité pour les individus de s’unir pour bâtir un monde viable, exempt de violence et de conflit. Elles visent également à encourager les initiatives en faveur de la résolution des conflits.
Au plan international, la Journée de la paix 2026 est célébrée sous le thème : « Vivre ensemble en paix : instaurer la confiance par le dialogue, l’inclusion et la réconciliation ».
Au plan national, ces journées seront commémorées conjointement du 21 septembre au 16 novembre sous le thème :
« La contribution de la Révolution progressiste populaire (RPP) à la promotion des valeurs de tolérance et de paix ». Ce thème a pour objectif de valoriser les acquis et les idéaux de la RPP en matière de justice sociale, d’équité, de solidarité et de rappeler que ces valeurs constituent des fondements essentiels pour promouvoir la tolérance, renforcer l’unité nationale et consolider une culture de paix durable au sein de la société burkinabè.

III. NOMINATIONS
III.1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

A. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES
– Le camarade Aristide Wendinda ZOUNGRANA, Mle 200 195 G, Contrôleur du trésor, 2e classe, 3e échelon, est nommé Comptable principal des matières de l’Agence nationale des bassins hydrographiques (ANABH).

B. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE
– Le camarade Jean Babou BADIEN, Mle 247 726 T, Contrôleur des eaux et forêts, catégorie II, 1er échelon, est nommé Contrôleur des forces de police ;
– Le camarade Saïdou OUILY, Mle 231 739 J, Contrôleur des eaux et forêts, catégorie II, 3e échelon, est nommé Contrôleur des forces de police ;
– Le camarade Relwindé Paul NACOULMA, Mle 238 039 K, Contrôleur des eaux et forêts, catégorie II, 2e échelon, est nommé Contrôleur des forces de police ;
– Le camarade Victor ILLY, Mle 228 618 F, Inspecteur des eaux et forêts, catégorie I, 2e échelon, est nommé Contrôleur des forces de police.

C. AU TITRE DU MINISTERE DE LA FAMILLE ET DE LA SOLIDARITE
– Le camarade Soumaïla ZOROM, Mle 82 024 S, Inspecteur d’éducation spécialisée, 1re classe, 10e échelon, est nommé Conseiller technique ;
– La camarade Wend Kuuni Bernadette Marie Reine YAMEOGO/BELEM, Mle 92 517 F, Administrateur des affaires sociales, 1re classe, 8e échelon, est nommée Directrice générale de la solidarité et de la résilience.

D. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE
– Le camarade Palakwinde Ted Rodrigue BILGHO, Mle 130 416 H, Magistrat, 1re classe, 3e échelon, est nommé Chargé de mission.

E. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE
– Le camarade Arsène OUEDRAOGO, Pharmacien, est nommé Directeur général de Faso Food and Drug Administration (Faso FDA).

F. AU TITRE DU MINISTERE DE LA TRANSITION DIGITALE, DES POSTES ET DES COMMUNICATIONS ELECTRONIQUES
– Le camarade Constantin ZONGO, Mle 86 23 081 A (ARCEP), Ingénieur d’Etat en télécommunication et technologie de l’information, 3e échelon, est nommé Directeur des réseaux et des services des communications électroniques.

G. AU TITRE DU MINISTERE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE L’ARTISANAT
– La camarade Bintou SARA/KASSA, Mle 105 232 T, Conseiller des affaires économiques, 2e classe, 3e échelon, est nommée Inspecteur technique des services ;
– Le camarade Joseph Kabissiga TANDAMBA, est nommé Directeur général de CIM-Sahel.

H. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION
– Le camarade Aly SAVADOGO, Mle 110 923 A, Professeur titulaire, catégorie P1, 2e classe, 2e échelon, est nommé Inspecteur général des services ;
– Le camarade Bawomon Fidèle NEYA, Mle 334 005 W, Enseignant-chercheur, catégorie P2, 1re classe, 1er échelon, est nommé Directeur régional de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation du Djôrô ;
– Le camarade Issouf ZERBO, Mle 358 613 U, catégorie P2, Maître de Conférences, 1re classe, 1er échelon, est nommé Chargé de mission du Centre universitaire de Tenkodogo.

III.2. NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION
Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs aux Conseils d’administration :
– de l’Ecole nationale de la garde de sécurité pénitentiaire (ENGSP) au titre du ministère de la Justice ;
– de Faso Food and Drug Administration (Faso FDA) au titre du ministère de la Santé ;
– de la Société burkinabè des fibres textiles (SOFITEX), de la Maison de l’entreprise du Burkina Faso (MEBF) et de la Société nouvelle-Brasseries du Faso (SN-BRAFASO) au titre du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat ;
– de l’Agence de conseil et de maîtrise d’ouvrage déléguée en bâtiment et aménagement urbain (ACOMOD-BURKINA) au titre du ministère de la Construction de la Patrie.
Le Conseil a également procédé à la nomination du Président du Conseil d’administration de Faso Food and Drug Administration (Faso FDA).

A. MINISTERE DE LA JUSTICE
Le Conseil a adopté un décret portant nomination du camarade Namahoura TIAHO, Mle 262 680 X, Elève Inspecteur de sécurité pénitentiaire, Administrateur représentant les élèves au Conseil d’administration de l’Ecole nationale de la garde de sécurité pénitentiaire (ENGSP) pour la durée de son mandat de Délégué général.

B. MINISTERE DE LA SANTE
Le Conseil a adopté deux (02) décrets.
Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de Faso Food and Drug Administration (Faso FDA) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT
Au titre de la Présidence du Faso :
– Le camarade Rakissida Alfred OUEDRAOGO, Mle 249 135 M, Maître de conférences agrégé.
Au titre de la Primature :
– La camarade Marthe Sandrine SANON/LOMPO, Mle 97 468 K, Maître de conférences agrégé.

Au titre du ministère de l’Economie et des finances :
– Le camarade Kassoum BIKIENGA,
Mle 104 650 L, Administrateur des services financiers.

Au titre du ministère des Serviteurs du Peuple :
– Le camarade Firmin BADIEL, Mle 277 809 K, Inspecteur du travail.

Au titre du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat :
– Le camarade Sansan KAMBOU, Mle 117 057 X, Conseiller des affaires économiques.

Au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation :
– La camarade Wendkuuni Florencia DJIGMA, Mle 250 660 N, Enseignant-chercheur.

Au titre du ministère de l’Agriculture, de l’eau, des ressources animales et halieutiques :
– Le camarade Kadré SANFO, Mle 225 783 Y, Enseignant-chercheur.

Au titre du ministère de la Santé :
– La camarade Fatoumata SANFO,
Mle 216 020 W, Pharmacien spécialiste ;
– Le camarade Charles SAWADOGO,
Mle 55 886 A, Pharmacien.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES ASSOCIATIONS DES CONSOMMATEURS
– Le camarade Marcel KOURAOGO, Président de la ligue des consommateurs du Burkina.

Le second décret nomme le camarade Rakissida Alfred OUEDRAOGO, Mle 249 135 M, Maître de conférences agrégé, Président du Conseil d’administration de Faso Food and Drug Administration (Faso FDA) pour un premier mandat de trois (03) ans.

C. MINISTERE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE L’ARTISANAT
Le Conseil a adopté trois (03) décrets.
Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de la Société burkinabè des fibres textiles (SOFITEX) pour un premier mandat de trois (03) ans.
ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT
Au titre du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat :
– Le camarade Mahamoudou ROUAMBA, Mle 212 625 L, Conseiller des affaires économiques.

Au titre du ministère de l’Agriculture, de l’eau, des ressources animales et halieutiques :
– Le camarade Sompouguednoma Pierre DJIGUEMDE, Mle 96 800 H, Ingénieur d’agriculture.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE FONDS BURKINABE DE DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE ET SOCIAL (FBDES TÕOGO)
– Le camarade Ahmadé Nour GUENDA, Mle 204 606 J, Economiste.
Le deuxième décret nomme le camarade Teg-Wendé Idriss TINTO, Mle 255 514 L, Ingénieur de conception en informatique, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de la Transition digitale, des postes et des communications électroniques au Conseil d’administration de la Maison de l’entreprise du Burkina Faso (MEBF) pour un premier mandat de trois (03) ans.
Le troisième décret nomme le camarade Mykoutou Muhamed Aly Désiré KOUTIEBOU, Mle 057, Ingénieur commercial, Administrateur représentant le personnel au Conseil d’administration de la Société nouvelle-Brasseries du Faso (SN-BRAFASO) pour un premier mandat de trois (03) ans.

D. MINISTERE DE LA CONSTRUCTION DE LA PATRIE
Le Conseil a adopté un décret portant nomination du camarade Ladji COULIBALY, Mle 000 030 C, Spécialiste en marchés publics et privés, Administrateur représentant le personnel au Conseil d’administration de l’Agence de conseil et de maîtrise d’ouvrage déléguée en bâtiment et aménagement urbain (ACOMOD-BURKINA) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Soutien aux orphelins des coopérateurs de la Caisse populaire de Cissin : 35 enfants reçoivent des bourses et des kits scolaires

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La Caisse populaire de Cissin a remis des bourses d’études, d’une valeur de 2 300 000 F CFA à 35 orphelins de ses coopérateurs, jeudi 17 septembre 2026, à Ouagadougou.

Pour la deuxième année consécutive, la Caisse populaire de Cissin a réitéré son soutien aux orphelins de ses coopérateurs. Le 17 Septembre 2026, elle leur a remis 35 bourses scolaires. Dans une ambiance conviviale, cette cérémonie a réuni les premiers responsables de la caisse, les bénéficiaires, ainsi que leurs tuteurs. Il s’agit de 24 bénéficiaires issus du
primaire et 11 du secondaire.

Pour le directeur de la Caisse populaire de Cissin, Amidou Alou, cette initiative vise à accompagner les enfants des coopérateurs décédés dans la poursuite de leur cursus
scolaire. Il a ajouté que les 24 élèves du primaire ont reçu chacun, une bourse de 50 000 F CFA et des kits scolaires, tandis que ceux du secondaire ont reçu chacun 100 000 F CFA en plus de kits scolaires. « Au total, l’appui accordé s’élève à 2 300 000FCFA », a informé Amidou Alou.

Il a expliqué que pour être éligibles à cette bourse, les enfants des coopérateurs décédés doivent avoir moins de 18 ans, être inscrit dans une école reconnue par l’Etat et passer en classe supérieure. Alou Amidou a félicité les bénéficiaires. Il les a encouragés à s’investir davantage dans leurs études.

« On veut promouvoir l’excellence et on tient à ce que les enfants donnent le bon exemple » a-t-il laissé entendre.
Pour le président du conseil d’administration de la Caisse populaire de Cissin, Remy Taita, la direction générale des caisses populaires a instauré en 2025, une remise de bourses d’études aux orphelins, afin de les soutenir à poursuivre leurs études. « Notre volonté est d’aider plus d’enfants dans la même situation dans les années à venir avec le soutien de toutes les bonnes volontés », a-t-il ajouté.

Séraphine Sawadogo, l’une des bénéficiaires qui est en classe de 1re a reçu la bourse pour la deuxième fois. « Je remercie sincèrement les cadres du Réseau des caisses populaires. Je promets de bien travailler et de passer en classe supérieure », a-t-elle déclaré. Accompagnant sa fille du secondaire pour la réception de son kit pour la première fois, Chantal Abassagué, s’est réjouie de cette initiative. Elle a remercié la Caisse populaire de Cissin pour cette généreuse action.

Fleur BIRBA
Aïssatou DIARRA
(Stagiaire)

 

Symposium de Shanghai sur la promotion de la coopération du Sud Global au service de la paix et du développement de l’Afrique : le Burkina Faso salue la contribution de la Chine

Le 17 septembre 2026, les Instituts de Shanghai pour les études internationales ont organisé un symposium sur la promotion de la coopération du Sud Global au profit de la paix et de la sécurité en Afrique. La rencontre a accueilli des participants venus de Chine et de l’Afrique. Le Burkina Faso a été représenté par l’Institut des hautes études internationales (INHEI). Le Burkina Faso a fait une communication au sein du panel consacré à la gouvernance de la sécurité en Afrique. Il a été essentiellement question des changements géopolitiques mondiaux et leurs impacts sur la sécurité en Afrique, la nécessité de la coordination des efforts des parties prenantes de la gouvernance de la sécurité en Afrique, l’impératif du respect de la souveraineté et de la dignité des Etats et des peuples africains dans le cadre de la coopération internationale et, enfin, les principaux domaines et les perspectives d’une coopération entre la Chine et l’Afrique en matière de promotion de la paix et de la sécurité.

Un monde perturbé, une sécurité africaine dans l’indifférence

Les crises en Ukraine, au Moyen-Orient, en Iran et l’intervention militaire américaine au Venezuela retiennent davantage l’attention de la communauté internationale. Les crises africaines telles que celles du Sahel, du Soudan et de la République démocratique du Congo sont reléguées au second rang. Evidemment, la sécurité en Afrique devient moins importante dans l’agenda des Nations unies. La compétition entre le Nord Global et le Sud Global à travers les Etats occidentaux et les membres des BRICS+ a négativement affecté la sécurité en Afrique. La Chine joue un rôle essentiel dans la stabilisation du monde, et particulièrement de l’Afrique à travers une coopération mutuellement bénéfique et une volonté manifeste de connecter le monde à travers l’Initiative de la Ceinture et de la Route. Elle se concentre sur son Initiative pour la Sécurité Globale et utilise son leadership pour changer le monde dans une perspective humaniste et multipolaire. Les pays occidentaux, notamment les Etats-Unis, par leurs interventions militaires et par des tarifs douaniers mettent à rude épreuve la paix dans le monde. Cette situation perturbatrice de l’ordre mondial affecte profondément la sécurité en Afrique.

Le Sahel maître de son destin

Au Sahel, ces dernières années ont été marquées par de profonds bouleversements géopolitiques. En septembre 2023, le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont créé l’Alliance des Etats du Sahel (AES) comme un outil de défense collective face à la menace de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) contre le Niger. Les trois pays se sont retirés de la CEDEAO en janvier 2024, avec effet immédiat. Ils mettent en place, dès juin 2024, une confédération pour coopérer étroitement dans les domaines de la sécurité, du développement et de la diplomatie. La Confédération dénonce le néocolonialisme et l’impérialisme des puissances occidentales en Afrique de l’Ouest et invite au respect de la souveraineté et de la dignité des Etats et des peuples sahéliens. Les trois pays ont décidé résolument de faire face à la menace terroriste par leurs propres moyens. Afin de renforcer leurs compétences dans la lutte contre le terrorisme au Sahel, les pays de l’AES ont fait l’option de la diversification des partenariats. Ils ont consolidé leurs relations avec la Russie, la Chine, la Turquie et bien d’autres pays. Ils ont pris une distance avec leurs partenaires traditionnels, notamment l’ancienne puissance coloniale qu’est la France. Au Sahel, par exemple, la promotion de la paix et de la sécurité devrait se faire dans une dynamique de co-responsabilité entre les parties prenantes. Les pays de l’Alliance des Etats du Sahel ont la principale responsabilité d’œuvrer à instaurer la paix et la sécurité. Les organisations africaines et internationales devraient accompagner les pays de l’AES à lutter contre le terrorisme afin de stabiliser la région ouest africaine. Les autorités du Sahel invitent chaque partenaire international à demeurer neutre et à s’engager dans le respect des principes de non-ingérence dans les affaires internes des Etats du Sahel. Il revient à l’AES d’être le maître de son destin dans un esprit d’ouverture et de solidarité internationale.

La Chine et ses pertinentes initiatives en faveur de la paix globale

La paix est la résultante de facteurs politiques, économiques, socio-culturels, techniques et technologiques. La communication du Burkina Faso a précisé que la paix est au cœur des trois initiatives majeures du Président Xi Jinping : l’Initiative pour le développement global, l’Initiative pour la paix globale et l’Initiative pour la civilisation globale. Ainsi, le développement, la sécurité et la civilisation sont les principaux domaines de la coopération entre l’Afrique et la Chine dans l’esprit du Forum de la Coopération Afrique-Chine. Dans le domaine sécuritaire, particulièrement, la Chine soutient le
Burkina Faso dans la lutte contre le terrorisme à travers des soutiens au renforcement des capacités opérationnelles et à la consolidation du développement endogène. Le communicateur a recommandé un renforcement des relations bilatérales avec chaque pays de l’AES tout en envisageant la possibilité d’une coopération plus forte avec l’entité confédérale engagée dans une dynamique de profonds changements géopolitiques et géostratégiques au Sahel et en Afrique de l’Ouest. En somme, les pays de l’AES plaident fortement en faveur d’une collaboration étroite entre toutes les parties prenantes dans la lutte contre le terrorisme dans le respect de la souveraineté et de la non-ingérence dans les affaires intérieures. Dans l’approche de la diversification des partenariats, la Chine joue un rôle central pour la sécurité au Sahel. Le Gouvernement du Burkina Faso, sous la Révolution progressiste et populaire, constate avec
une grande satisfaction la coopération mutuellement bénéfique avec la Chine dans le respect des principes de souveraineté,
de non-ingérence et de dignité. Pour le Burkina Faso, il n’y a pas de paix et de sécurité sans une véritable souveraineté politique, économique, culturelle et technologique. Il faut absolument une décolonisation des esprits et des mentalités en plus de l’indépendance politique et économique. Le Burkina Faso salue la vision de la construction d’une communauté d’avenir partagé pour l’humanité portée par la République populaire de Chine.

Dr Poussi Sawadogo
INHEI – Burkina Faso

Médias et intégration régionale : plus de 300 journalistes formés par la Commission de l’UEMOA

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En marge de la session d’information et de sensibilisation des journalistes de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) sur les enjeux et chantiers de l’intégration régionale, le Président de la Commission, Abdoulaye Diop a échangé avec les participants, le mercredi 16 septembre 2026 à Ouagadougou. Cette rencontre a servi de cadre pour Abdoulaye Diop de saluer la contribution des médias au renforcement de l’intégration régionale. En retour, la Plateforme des médias de l’UEMOA (PDM-UEMOA) lui a traduit sa reconnaissance pour son engagement en faveur du renforcement des capacités des médias.

La commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), sous l’impulsion de son président Abdoulaye Diop, est consciente du rôle des médias dans le renforcement du processus d’intégration régionale. C’est pourquoi, elle a inscrit la sensibilisation des journalistes sur les politiques, chantiers, enjeux et défis de développement de l’Union au rang de ses priorités. En effet, depuis 2021, elle organise des sessions de capacitation au profit des professionnels de l’information de l’espace communautaire. Cette initiative a permis de former plus 300 journalistes au cours des cinq dernières années.

Cette année, la session se tient du 14 au 18 septembre 2026 à Ouagadougou. En marge de cette formation, le premier responsable de la Commission de l’UEMOA a eu des échanges directs avec les participants, le mercredi 16 septembre 2026 au siège de l’Organisation. D’entrée de jeu, le président de la Commission a salué le travail de qualité qu’abat au quotidien des médias pour mettre en lumière les actions de l’organisation en faveur de l’intégration région et de l’amélioration des conditions de vie des populations qui sont au centre de la vision de prospective 2040 de l’Union et du Plan stratégique Impact 2030 de la Commission. Il s’est réjoui de voir que les journalistes accomplissent ce travail d’information avec beaucoup d’engagement, de responsabilité et de servitude.

Institution d’une Journée de l’UEMOA et du Prix Abdoulaye Diop

Le coordonnateur de la plateforme des médias de l’UEMOA (PDM-UEMOA), Léonard Dossou, a traduit sa gratitude au président de la commission de l’UEMOA pour son engagement personnel dans l’accompagnement des médias et qui est désormais érigé au rang des priorités de la Commission. Il a rappelé qu’en plus des sessions annuelles de formation des journalistes, la Commission a soutenu plusieurs initiatives de la PDM-UEMOA.

Il cite notamment la tenue du colloque sur le journalisme économique en juin 2025 à Abidjan, l’organisation du forum de la presse économique de l’UEMOA et le Prix d’excellence en journalisme, en juin 2026, à Dakar, au Sénégal. En perspectives, le coordonnateur a annoncé l’institution d’une Journée de l’UEMOA qui sera consacrée
à la production de contenus médiatiques sur les enjeux et défis du développement de l’Union, à l’impact des politiques et des réformes sur les populations.

En outre, en reconnaissance de l’engagement du président de la Commission de l’UEMOA pour l’intégration régionale, la PDM-UEMOA a décidé d’instituer un « Prix Abdoulaye Diop » destiné à récompenser une personnalité de la zone union qui s’est particulièrement illustrée à travers sa contribution au développement de l’espace communautaire, a fait savoir Léonard Dossou. A l’occasion, les journalistes ont sollicité l’accompagnement du président Diop pour la prise d’une norme communautaire qui contraindra les géants du net comme Google, Apple, Facebook et Amazon (GAFA), à rémunérer les médias en ligne de la sous-région, comme ils le font dans les pays occidentaux.

Le président a salué la pertinence de la proposition qui apportera une réponse à la problématique du financement des médias, au-delà des subventions publiques. Séance tenante, il a instruit ces équipes techniques de se penser sur la question, à travers l’élaboration des termes de référence y relatifs.

Le coordonnateur, Dossou, a encore sollicité l’appui de la Commission de l’UEMOA pour l’organisation des activités à venir de la plateforme. En réponse, Abdoulaye Diop a réaffirmé son engagement personnel et celui de la Commission à rester aux côtés des organisations médiatiques de l’espace communautaire pour un partenariat gagnant-gagnant, dans l’intérêt des populations de l’Union.

Mahamadi SEBOGO
Windmad76@gmail.com

Soutien aux orphelins : la Caisse populaire de Gounghin offre des bourses scolaires à 39 enfants

La Caisse populaire de Gounghin a remis des bourses scolaires d’une valeur de 2 600 000 F CFA à 39 enfants de leurs coopérateurs décédés, jeudi 17 septembre 2026, à Ouagadougou.

Dans quelques jours, c’est la rentrée scolaire et les parents s’activent pour la réussir. Pour permettre aux enfants de ses coopérateurs décédés d’entamer cette rentrée 2026-2027 sans inquiétude, la Caisse populaire de Gounghin qui regroupe les agences de Gounghin, Pissy, Bonheur-ville, Zagtouli et Tanghin-Dassouri, a remis des bourses scolaires à 39 d’entre eux, jeudi 17 septembre 2026 à Ouagadougou. Avec des kits scolaires et des enveloppes financières d’une valeur totalede 2 600 000 F CFA, les tuteurs de ces enfants ont dorénavant de quoi payer leur scolarité.

Par cette initiative, le Réseau des caisses populaires du Burkina (RCPB) entend contribuer à la poursuite des études des orphelins. En effet, les bénéficiaires, âgés de six à 18 ans, font les classes du CP1 à la terminale. 26 élèves du primaire ont reçu chacun une enveloppe financière de 50 000 FCFA et un kit scolaire. Au secondaire, ils sont au nombre de 13 et repartent chacun avec la somme de 100 000 F CFA et un kit scolaire. Pour la directrice de la caisse populaire de Gounghin, Jeannette Oubda, il s’agit de la deuxième édition de cette œuvre sociale au profit des enfants des collaborateurs qui ne sont plus de ce monde. « Notre geste vise à encourager les enfants à donner le meilleur d’eux-mêmes à l’école et en retour, nous attendons d’eux de bons résultats.

De 9 bousiers en 2025, on passe à 39 en 2026

Déjà, il y en a qui ont obtenu 17/20 de moyenne, notre satisfaction est grande. Nous savons que le combat que nous menons est noble », a-t-elle confié. Le président du conseil d’administration de la caisse populaire de Gounghin, André Somé, a précisé qu’ils ont reçu environ 6 000 dossiers et les bénéficiaires ont été sélectionnés sur dossiers, en fonction de leurs notes. « Nous allons voir dans quelle mesure prendre en charge les autres enfants afin qu’ils aient les mêmes chances.

L’année passée, nous avions neuf enfants et cette année 39, pour dire que nous faisons de notre mieux pour toucher tous les orphelins », a-t-il laissé entendre. Les boursiers ont manifesté leur joie au cours de la cérémonie. A travers leur porte-parole, Mohamed Millogo, ils ont traduit leurs remerciements au RCPB, pour ce projet qui vise à les accompagner dans leurs études.

« Votre geste nous rappelle que malgré les difficultés que nous traversons, dues à l’absence d’un de nos parents, des personnes pensent à nous et souhaitent
nous voir réussir. Nous vous promettons de faire de notre mieux pour honorer cette confiance pour que les efforts consentis en notre faveur portent des fruits », a-t-il affirmé. Aminata Millogo a assisté à la cérémonie de remise de kits scolaires, en tant que tutrice d’un des bénéficiaires. « Je suis satisfaite du soutien que le réseau des caisses populaires nous apporte. On s’engage à mieux encadrer les enfants et à faire bon usage des bourses », a-t-elle relevé.

 

Yassimine Aminata OUARMA
Fadila Yasmine LENGANE
(Stagiaire)