Conseil des ministres du 17 septembre 2026 : L’Inspection générale des ressources humaines pour une gestion plus efficace du personnel de l’Administration publique

Le Président du Faso, Chef de l’État, le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ a présidé ce jeudi, l’hebdomadaire Conseil des ministres. Selon le Ministre Porte-parole du Gouvernement, Camarade Pingdwendé Gilbert OUÉDRAOGO, le Conseil a examiné d’importants dossiers et pris des décisions pour répondre aux aspirations profondes du Peuple burkinabè conformément aux orientations de la Révolution Progressiste Populaire (RPP).

Au titre du ministère des Serviteurs du Peuple, le Conseil a adopté un décret portant création et organisation de l’Inspection générale des ressources humaines. Pour le Ministre des Serviteurs du Peuple, le Camarade Mathias TRAORÉ « la création de l’Inspection générale des ressources humaines s’inscrit dans la dynamique de la transformation profonde de l’administration et conformément aux exigences de la Révolution Progressiste Populaire ».

Pour le Ministre TRAORÉ, la Commission de régulation des dysfonctionnements (CRD) a procédé à un diagnostic de l’ensemble des dysfonctionnements de l’Administration publique au cours de l’année 2025. « Il s’est trouvé que les dysfonctionnements qui ont été relevés ne seront pas entièrement couverts par les conseils de discipline qui sont mis en place. Il se trouve aussi que le personnel de l’État constitue des ressources qui sont mises à la disposition des autres administrations », soutient le Ministre des Serviteurs du Peuple.

C’est pourquoi, selon lui, le gouvernement a décidé de la création d’une structure transversale à mesure d’auditer et de contrôler la gestion qui est faite de l’ensemble de ses ressources humaines, y compris celles mises à la disposition des institutions et autres structures publiques.

L’Inspection générale des ressources humaines permettra « d’avoir avec précision l’effectif des agents dans l’Administration publique, de contrôler l’utilisation qui est faite de ce personnel et enfin de voir la rémunération qui en découle afin de maîtriser les effectifs et la masse salariale », a soutenu le Ministre.

 

Direction de la communication de la Présidence du Faso

 

 

𝐋𝐮𝐭𝐭𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐥𝐞𝐬 𝐦𝐚𝐥𝐚𝐝𝐢𝐞𝐬 𝐚𝐧𝐢𝐦𝐚𝐥𝐞𝐬 𝐭𝐫𝐚𝐧𝐬𝐟𝐫𝐨𝐧𝐭𝐚𝐥𝐢𝐞̀𝐫𝐞𝐬 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥’𝐞𝐬𝐩𝐚𝐜𝐞 𝐀𝐄𝐒 : 𝐥𝐞𝐬 𝐭𝐫𝐨𝐢𝐬 𝐩𝐚𝐲𝐬 𝐟𝐢𝐧𝐚𝐥𝐢𝐬𝐞𝐧𝐭 𝐥𝐞𝐬 𝐨𝐮𝐭𝐢𝐥𝐬 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐝𝐞𝐬 𝐚𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐜𝐨𝐧𝐣𝐨𝐢𝐧𝐭𝐞𝐬

Les experts en santé animale de l’Alliance des États du Sahel (AES) ont tenu, du 14 au 16 septembre 2026 à Ouagadougou, un atelier consacré à la validation des documents devant servir à harmoniser et à renforcer la réponse aux maladies animales transfrontalières dans l’espace confédéral.
Présidée par le camarade Hiver BOUSSINI, Conseiller technique du ministre délégué chargé des Ressources animales du Burkina Faso, cette rencontre traduit la volonté du Burkina Faso, du Mali et du Niger de renforcer leur coopération face aux menaces sanitaires qui ignorent les frontières. L’objectif est de doter l’espace confédéral AES d’outils communs permettant d’anticiper les risques, de coordonner les interventions et, à terme, de consolider la souveraineté des trois États en matière de santé animale.
À l’issue des travaux, trois instruments complémentaires ont été retenus.
Le premier est un dispositif harmonisé de surveillance épidémiologique. Il doit faciliter le partage rapide des informations sanitaires entre les services vétérinaires des trois pays. Ainsi, lorsqu’une menace est détectée dans une partie de l’espace confédéral, l’alerte pourra être rapidement portée à la connaissance des autres États afin de permettre une intervention coordonnée avant que la maladie ne se propage.
Cette capacité de détection et de réaction doit être soutenue par une disponibilité plus régulière des vaccins. C’est tout l’enjeu du deuxième instrument : la mise en place d’une banque confédérale de vaccins vétérinaires contre les maladies prioritaires. Elle vise notamment à répondre aux difficultés récurrentes liées à l’acquisition, à la programmation budgétaire et au financement des campagnes de vaccination. Elle permettra également de mieux organiser le transport, le stockage, le respect de la chaîne du froid et l’acheminement des doses, y compris vers les zones les plus reculées.
Le troisième instrument porte sur l’organisation de campagnes de vaccination concertées. Il s’agit de dépasser la juxtaposition de campagnes nationales conduites selon des calendriers différents, particulièrement dans les zones frontalières. Une programmation coordonnée devrait ainsi favoriser une meilleure couverture vaccinale et réduire les risques de réintroduction ou de propagation des maladies d’un pays à l’autre.
Cette approche commune se justifie par la forte mobilité des populations et des animaux entre les trois États. « Nos cheptels circulent, nos populations échangent et nos territoires constituent un même continuum écologique et économique. Il serait donc illusoire de prétendre contrôler efficacement les maladies animales dans un seul pays lorsque les facteurs de risque demeurent actifs de part et d’autre de nos frontières », a fait remarquer le camarade BOUSSINI. Il a, par ailleurs, salué la prise en compte de l’approche « 𝑂𝑛𝑒 𝐻𝑒𝑎𝑙𝑡ℎ », qui met en synergie la santé animale, la santé humaine et la protection de l’environnement. Une démarche qui permet d’appréhender les risques sanitaires de manière globale et de renforcer la prévention des maladies susceptibles d’affecter à la fois les animaux et les populations.
Avant la clôture des travaux, une délégation des participants, conduite par le camarade Hiver BOUSSINI, a été reçue par le ministre délégué chargé des Ressources animales, le Dr Amadou DICKO. Les experts lui ont présenté l’état d’avancement des travaux et recueilli ses orientations pour la poursuite du processus.
Le ministre DICKO a félicité les participants pour cette initiative et souligné la nécessité pour les trois pays de renforcer davantage les actions communes en faveur de la souveraineté de la Confédération. Il a également évoqué deux initiatives majeures en cours au Burkina Faso : l’ouverture prochaine d’un établissement de formation de médecins vétérinaires et la mise en place d’une unité de fabrication de médicaments vétérinaires.
Pour le ministre, ces différentes initiatives, associées aux instruments en cours de validation, devraient contribuer à renforcer l’autonomie de l’espace confédéral, à améliorer la santé et la productivité animales et, par conséquent, à consolider la sécurité alimentaire.
En rappel, cette rencontre s’inscrit dans la mise en œuvre de la feuille de route de l’An II de la Confédération AES, créée par le Burkina Faso, le Mali et le Niger. Elle traduit la volonté des trois États de donner un contenu concret au principe de solidarité confédérale, en construisant des réponses communes à des défis sanitaires qui, par nature, dépassent les frontières nationales.
𝗗𝗖𝗥𝗣/𝗠𝗔𝗘𝗥𝗔𝗛

𝐋𝐔𝐓𝐓𝐄 𝐂𝐎𝐍𝐓𝐑𝐄 𝐋𝐄𝐒 𝐏𝐑𝐀𝐓𝐈𝐐𝐔𝐄𝐒 𝐀𝐍𝐎𝐑𝐌𝐀𝐋𝐄𝐒 𝐒𝐔𝐑 𝐋𝐄𝐒 𝐀𝐗𝐄𝐒 𝐑𝐎𝐔𝐓𝐈𝐄𝐑𝐒 : 𝐭𝐨𝐥é𝐫𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐳é𝐫𝐨 𝐞𝐭 𝐟𝐞𝐫𝐦𝐞𝐭é 𝐚𝐛𝐬𝐨𝐥𝐮𝐞 𝐝𝐮 𝐂𝐡𝐞𝐟 𝐃’𝐄́𝐭𝐚𝐭-𝐌𝐚𝐣𝐨𝐫 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐆𝐞𝐧𝐝𝐚𝐫𝐦𝐞𝐫𝐢𝐞 𝐍𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥𝐞, 𝐟𝐚𝐜𝐞 𝐚𝐮𝐱 𝐝é𝐫𝐢𝐯𝐞𝐬 𝐪𝐮𝐢 𝐭𝐞𝐫𝐧𝐢𝐬𝐬𝐞𝐧𝐭 𝐥’𝐢𝐦𝐚𝐠𝐞 𝐝𝐞 𝐥’𝐢𝐧𝐬𝐭𝐢𝐭𝐮𝐭𝐢𝐨𝐧

Le Camarade Colonel Issa YAGUIBOU, Chef d’Etat-Major de la Gendarmerie Nationale, a rendu le 16 septembre 2026, une visite de portée historique, à la Brigade Territoriale de Mogtédo, afin de sensibiliser le personnel sur les pratiques anormales, notamment le racket, les tracasseries et la corruption sur les axes routiers.
A travers un ton grave, d’une fermeté inouïe et particulièrement dissuasif, le Camarade Colonel Issa YAGUIBOU a invité l’ensemble des personnels à une prise de conscience collective, en vue d’un changement de comportements et à s’inscrire résolument dans la promotion de l’intégrité et de la probité.
Il a en outre rappelé la noblesse de la mission assignée à la Gendarmerie Nationale, celle de servir le peuple burkinabè, avec patriotisme, loyauté, intégrité, respect, dévouement et exemplarité.
Rappelant avec force et une grande ferveur les idéaux de la Révolution Progressiste Populaire portée par le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, l’éthique et le sens des valeurs militaires, le Chef d’État-Major de la Gendarmerie nationale a exhorté ses hommes à servir avec exemplarité, à bannir toutes ces pratiques anormales qui spolient les populations et portent atteinte à l’image de l’institution.
Le Camarade Colonel Issa YAGUIBOU a affiché une tolérance zéro et une fermeté absolue face aux dérives . Tout comportement inapproprié rapporté, fera l’objet de sanctions disciplinaires et de poursuites pénales systématiques, conformément aux orientations fermes données par les plus hautes autorités de notre pays.
Il a par ailleurs invité le personnel de la Gendarmerie à éviter la courte échelle, à vivre avec les moyens, à leur disposition et à faire preuve d’une discipline financière stricte, en rappelant que la réussite de la carrière repose sur l’intégrité et la probité et non sur l’appât de gains illicites.
Après avoir rendu hommage mérité à l’ensemble du personnel de la Gendarmerie Nationale pour le dévouement exemplaire dans le cadre de l’exécution de leurs missions respectives, le Camarade Colonel Issa YAGUIBOU a insisté sur la nécessité absolue pour chaque gendarme d’exercer sa mission dans le respect rigoureux des règles institutionnelles, afin de consolider la confiance et la collaboration avec les populations.
A la suite du Camarade Colonel Issa YAGUIBOU, les Commandants des six Légions de Gendarmerie ainsi que les Commandants de Groupement de Gendarmerie ont mené également, dans leur ressort territorial, des actions de sensibilisation similaires, à l’endroit des sous-unités placées sous leur commandement.

Cette démarche concertée vise à rassurer les populations sur la ferme volonté de l’institution de bannir les pratiques anormales au sein des brigades et des postes de contrôle routier et de réaffirmer l’unité du commandement dans la lutte contre ces dérives qui ternissent l’image de la Gendarmerie Nationale et qui n’honorent pas son personnel.
Le message du Chef d’État-Major de la Gendarmerie Nationale a été répercuté partout, par les commandants de légion et les commandants de groupement.
Les personnels ont également été sensibilisés sur les consignes et les procédures de contrôle, la courtoisie envers les usagers, la transparence sur la nature des contrôles effectués, ainsi que sur l’équité dans le traitement et le bannissement de tout contrôle discriminatoire ou arbitraire.
À travers cette grande première dans l’institution, le Commandement de la Gendarmerie Nationale veut responsabiliser et remobiliser les personnels déployés sur le terrain autour de la mission d’intérêt général qui leur est confiée afin de renforcer durablement la confiance des populations envers l’institution.
La Gendarmerie nationale, une force humaine !

Eliminatoires CAN 2027: Amir Abdou veut mettre les Etalons sur orbite

Le sélectionneur des Etalons, Amir Abdou, a dévoilé dans la matinée du jeudi 17 septembre 2026, lors d’une conférence de presse, la liste des 25 joueurs retenus pour les prochaines échéances de la sélection nationale. Les Etalons affronteront successivement le Bénin, le 25 septembre à Ouagadougou, la République centrafricaine, le 28 septembre à Casablanca, avant de défier l’Argentine en match amical, le 3 octobre à Buenos Aires.

Une nouvelle page s’ouvre pour les Etalons. Sous la conduite d’Amir Abdou, les Burkinabè entament leur campagne des éliminatoires de la CAN 2027 avec le Bénin en ligne de mire, le 25 septembre à Ouagadougou. Pour Amir Abdou, cette nouvelle aventure doit démarrer sous de bons auspices. « L’objectif, c’est de bien partir », a déclaré le technicien, qui entend préparer son équipe en s’appuyant notamment sur une analyse approfondie des adversaires. Son staff a ainsi recueilli des données sur le temps de jeu des internationaux, leurs performances et leur situation en club.

La préparation des Etalons s’effectuera cependant dans un délai particulièrement court. Le regroupement est prévu les 20 et 21 septembre, soit quelques jours seulement avant la réception du Bénin. « On aura très peu de temps pour travailler », a reconnu le sélectionneur. Il compte néanmoins mettre ses joueurs dans les meilleures conditions afin qu’ils soient prêts pour cette première sortie.

La liste dévoilée traduit également la volonté d’intégrer progressivement une nouvelle génération. Plusieurs jeunes joueurs font leur apparition, notamment en défense, au milieu de terrain et en attaque. Amir Abdou veut trouver un équilibre entre les cadres et les jeunes talents. Une combinaison qui doit, selon lui, permettre d’insuffler un « souffle nouveau » tout en conservant les fondamentaux de l’équipe nationale.

Le technicien entend également apporter des changements dans l’entrejeu. Selon lui, les Etalons avaient besoin de davantage de gabarit et d’impact au milieu de terrain. Sur le plan offensif, il mise sur la créativité de plusieurs joueurs, notamment les jeunes appelés à apporter leur fraîcheur et leur explosivité.

Face au Bénin, le sélectionneur s’attend à une opposition relevée. Il reconnait les qualités des Guépards, qui ont réalisé une bonne dernière Coupe d’Afrique des nations. Le staff burkinabè dit avoir étudié leur comportement, leurs statistiques ainsi que les secteurs dans lesquels ils pourraient être mis en difficulté.

Amir Abdou veut aussi tirer profit de l’avantage du terrain. Il appelle toutefois ses joueurs à maitriser leurs émotions devant leur public. « Quand ça arrive au pays, ça touche le cœur directement », a-t-il expliqué, estimant que le staff devra accompagner les joueurs dans la gestion de cette pression particulière.

Concernant les absences, le sélectionneur a notamment évoqué le cas de Bertrand Traoré, dont le retour à la compétition reste progressif. Il estime que le capitaine doit d’abord retrouver du rythme avant de prétendre à un retour en sélection. Le technicien a également expliqué l’absence de Cyriaque Bi Irié , liée, selon ses propos, à des contraintes personnelles et à des discussions autour de sa disponibilité pour les rencontres.

Pour les deux premières journées, Amir Abdou ne cache pas ses ambitions. Interrogé sur ce qu’il considère comme un « bon résultat » face au Bénin et à la Centrafrique, il a été catégorique. « Un résultat, c’est de gagner ». Le sélectionneur affiche ainsi la volonté de prendre les six points avant de se tourner vers le rendez-vous amical contre l’Argentine.

Cette dernière rencontre constitue, aux yeux du technicien, une opportunité importante pour les Etalons et une belle vitrine pour le Burkina Faso. Malgré la longue distance entre Casablanca et Buenos Aires, il espère que les conditions de voyage permettront aux joueurs de récupérer suffisamment avant cette affiche internationale.

La première étape reste toutefois le Bénin. Pour Amir Abdou, les Etalons devront faire preuve d’efficacité, de discipline et d’un état d’esprit collectif pour réussir leur entrée et donner le ton de cette nouvelle campagne.

Pengdwendé Achille OUEDRAOGO

 

Rencontre des ministres de l’Administration territoriale de l’AES : les participants sur les traces de Thomas Sankara

Les ministres en charge de l’administration territoriale des pays membre de la Confédération des Etats du Sahel ont effectué une visite au Mémorial Thomas-Sankara, mercredi 16 septembre 2026, à Ouagadougou.

Après la rencontre des ministres chargés de l’Administration territoriale de la Confédé-ration des Etats du Sahel qui s’est tenue du 15 au 16 septembre 2026, à Ouagadougou, les ministres des 3 pays ont effectué une visite au Mémorial Thomas-Sankara, le mercredi 16 septembre 2026. Au cours de la visite, la délégation composée des ministres Emile Zerbo du Burkina Faso, Issa Ousmane Coulibaly du Mali, du chef de la délégation du Niger, Ayouba Abdourahmane et des gouverneurs des régions du Burkina, ont parcouru les différents espaces du mémorial, découvrant notamment le bureau du Père de la Révolution burkinabè ainsi que le lieu où il a été assassiné, le 15 octobre 1987.

Les visiteurs ont également observé le mausolée où reposent Thomas Sankara et ses 12 compagnons, se replongeant dans l’histoire et la mémoire de celui qui demeure une figure emblématique du Burkina Faso et de l’Afrique en général, a affirmé le ministre de l’Administration territorial et de la Décentralisation du Mali, Issa Ousmane Coulibaly. « Aujourd’hui, après cette présentation, je me rends compte que ce que nous sommes en train de faire aujourd’hui a commencé il y a très longtemps. Les germes étaient déjà là », a-t-il soutenu.

Etablir une continuité symbolique

Selon le général Issa Ousmane Coulibaly, cette visite a permis de mieux appréhender une partie de l’histoire du Burkina Faso et au-delà, celle d’une Afrique engagée dans la défense de sa liberté et sa souveraineté. En sus, le ministre malien a évoqué le devoir de sacrifice au service des Nations africaines. « Le message est clair. C’est le sacrifice. Il y a des gens qui sont allés jusqu’au sacrifice suprême. Il n’y a pas de raison à ce qu’il y ait de la retenue. Le message s’adresse surtout à la jeunesse », a-t-il poursuivi.

La visite guidée de la délégation a été l’occasion d’établir une continuité symbolique entre Thomas Sankara et les dirigeants actuels de l’AES. « Nous, aujourd’hui, au sein de l’AES, au travers de trois chefs d’Etat, le capitaine Traoré, le général Goïta et le général Tiani, avons maintenu le flambeau qui avait été allumé, il y a longtemps. Et le capitaine Sankara a laissé une tache d’huile qui ne fera que se propager », a-t-il rassuré. Il a également saisi l’occasion pour saluer la résilience des peuples de l’AES, un élément essentiel, selon lui, dans la dynamique actuelle de l’AES. « Que cette jeunesse comprenne que tout ce qui se fait aujourd’hui se fait pour elle et c’est à elle de continuer le combat »,
a-t-il conclu.

Galedie Kétoura SIMPORE

L’IA, de l’urgence d’un usage responsable

La course à l’Intelligence artificielle (IA) devient un nouveau terrain de confrontation technologique entre les grandes puissances. D’un côté, les Etats-Unis qui cherchent à préserver leur avance dans les semi-conducteurs, les modèles d’IA et les infrastructures numériques. De l’autre, la Chine qui accélère ses investissements et développe ses propres modèles, afin de réduire sa dépendance aux technologies étrangères. Derrière cette compétition se joue désormais une partie importante de la puissance économique, scientifique et géopolitique mondiale.

Cette rivalité n’est pourtant pas uniquement une affaire de domination technologique. Comment l’humanité doit-elle utiliser une technologie dont les capacités progressent à une vitesse exceptionnelle ? L’IA est déjà présente dans de nombreux domaines. Elle facilite la recherche, améliore certains services médicaux, accompagne l’éducation, optimise les entreprises et permet d’automatiser des tâches autrefois longues et complexes. Dans les pays en développement, elle peut également contribuer à améliorer l’accès au savoir, soutenir l’agriculture, faciliter la traduction ou encore renforcer certains services publics. Son potentiel est donc considérable.

Cependant, l’outil ne saurait remplacer le jugement humain. C’est précisément là que doit se situer la frontière entre progrès et dépendance. Utiliser l’IA de manière rationnelle suppose d’abord de comprendre qu’elle n’est ni une source infaillible
de vérité ni un substitut à l’intelligence humaine. Elle peut produire des informations erronées, faire des hallucinations, générer des contenus convain-cants mais inexacts. Ses réponses doivent donc être vérifiées, confrontées à des sources fiables et replacées dans leur contexte.

A cet égard, la compétition entre Washington et Pékin devrait également servir de signal d’alerte au reste du monde. Car, la véritable question ne consiste
pas seulement à savoir qui développera l’IA la plus puissante, mais aussi à déterminer comment cette puissance sera utilisée. Une technologie capable d’accroître considérablement la productivité peut aussi être détournée pour manipuler l’information, faciliter la fraude, porter atteinte à la vie privée ou amplifier certaines formes de désinformation. L’enjeu est particulièrement important pour les jeunes, qui constituent l’une des principales générations d’utilisateurs de ces technologies.

L’IA peut être un formidable outil d’apprentissage, à condition qu’elle stimule la réflexion
au lieu de l’étouffer. Copier systématiquement une réponse générée par une machine, sans chercher à la comprendre, est contre-productive. A contrario, l’utiliser pour rechercher des pistes, confronter des idées, corriger un raisonnement ou approfondir une connaissance peut renforcer les capacités humaines. Il appartient donc aux Etats, aux établissements scolaires et universitaires, aux entreprises et aux utilisateurs eux-mêmes de promouvoir une véritable culture de l’IA.

Celle-ci doit associer innovation, esprit critique, protection des données, transparence et responsabilité. En définitive, la polémique entre les États-Unis et la Chine démontre à suffisance que l’intelligence artificielle est devenue un enjeu stratégique mondial. Mais, au-delà de cette bataille de puissance, l’urgence est d’apprendre à maîtriser l’outil sans en
devenir un prisonnier. L’IA doit rester au service de l’homme,
de la connaissance et du développement. Le plus sûr, c’est que l’IA ne se mesurera pas seulement à la puissance de ses algorithmes, mais à la sagesse avec laquelle les sociétés choisiront de les utiliser.

Soumaïla BONKOUNGOU

Commune de Bobo-Dioulasso : la Web TV pour rapprocher l’administration locale des citoyens

La Commune de Bobo-Dioulasso a officiellement lancé, le samedi 12 septembre 2026, sa Web TV. Première chaîne de télévision communale, Bobo-Dioulasso TV entend rapprocher davantage l’administration des citoyens, promouvoir les potentialités de la cité de Sya et accompagner les politiques publiques locales.

Une nouvelle page s’écrit dans l’histoire de la communication de la commune de Bobo-
Dioulasso. Elle (la commune) dispose désormais de sa propre Web TV,
dénommée Bobo-Dioulasso TV. La plateforme numérique a été officiellement lancée, le samedi 12 septembre 2026, en présence des autorités administratives, militaires, paramilitaires, coutumières et religieuses, ainsi que des acteurs de la communication et de la société civile. Bobo-Dioulasso TV vient ainsi renforcer les moyens de communication de la collectivité, aux côtés notamment de la radio communale.

A travers cette initiative, la commune veut adapter sa communication aux mutations technologiques et aux nouvelles habitudes de consommation de l’information. Pour le Président de la délégation spéciale (PDS) de la commune de Bobo-Dioulasso, Laurent Koutoukou Kontogom, la création de cette chaîne répond à la volonté de s’adapter à l’air de son temps. Il souhaite faire de la Web TV un miroir et une vitrine de Bobo-Dioulasso pour le Burkina Faso, l’Afrique et le reste du monde. « L’ambition affichée est également de faire de ce nouvel outil un média de proximité.

Les populations vont pouvoir y retrouver des informations sur les actions de la commune et les principales préoccupations liées à leur cadre de vie », a laissé entendre le PDS. Assainissement, sécurité routière, fiscalité, citoyenneté et développement local constituent, entre autres, les thématiques annoncées. La culture, le sport, la jeunesse, les femmes, les langues nationales, l’histoire et les traditions de Bobo-Dioulasso vont occuper également une place importante dans la programmation.

Présidant la cérémonie, le président du Conseil supérieur de la communication (CSC), Wendingoudi Louis Modeste Ouédraogo, a salué une initiative qu’il considère comme un outil de gouvernance locale. Il a invité les responsables de la chaîne à faire preuve de professionnalisme, de pluralisme et de respect de la déontologie.
« La communication peut aider à rassembler. Dans sa phase de démarrage, la chaîne prévoit une programmation quotidienne, de 8 heures à 22 heures, avec des reportages, interviews, magazines, émissions thématiques et capsules destinées notamment aux réseaux sociaux.

Kamélé FAYAMA

 

De l’Alliance de défense à la construction d’un espace confédéral

Le 16 septembre 2023 marque une date importante dans l’histoire récente de l’espace sahélien. C’est à cette date que le Burkina Faso, le Mali et le Niger signaient la Charte du Liptako-Gourma, instituant l’Alliance des Etats du Sahel (AES). Conçue au départ comme un mécanisme de défense collective, l’initiative s’est progressivement transformée en un projet politique, économique, diplomatique et institutionnel commun.

La création de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) est intervenue dans un contexte régional particulier. Au Mali, les événements de 2020 et 2021, au Burkina Faso en 2022 et au Niger en juillet 2023 ont profondément modifié les rapports entre ces Etats et la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Les sanctions imposées au Mali et au Burkina Faso, puis les mesures prises contre le Niger après le renversement du Président Mohamed Bazoum, ont contribué à rapprocher davantage les trois capitales. La menace d’une intervention militaire de la CEDEAO au Niger a constitué un élément supplémentaire dans cette convergence. Bamako, Ouagadougou et Niamey ont alors affiché leur volonté de privilégier la solidarité entre Etats confrontés à des défis sécuritaires et politiques similaires.

C’est dans ce contexte que la Charte du Liptako-Gourma a été signée le 16 septembre 2023. L’objectif affiché était de mutualiser les efforts en matière de défense et de sécurité et de faire de la coopération entre les trois Etats un instrument de protection de leurs populations. Mais, au fil des mois, l’économie, les infrastructures, l’agriculture, l’énergie, les transports, la culture et la diplomatie sont progressivement devenus des domaines de coopération, traduisant la volonté des trois Etats de mettre en place
des mécanismes communs et de renforcer leur autonomie dans plusieurs secteurs stratégiques.

Un des tournants majeurs a été la décision de quitter la CEDEAO, annoncée conjointement par le Burkina Faso, le Mali et le Niger en janvier 2024, puis devenue effective en janvier 2025. Et, le 6 juillet 2024, à Niamey, les trois chefs d’Etat ont franchi une nouvelle étape avec la création de la Confédération des Etats du Sahel. Depuis lors, plusieurs structures confédérales ont été créées.

Une volonté affichée de construire un cadre commun d’intégration

La mise en place du Parlement confédéral a été l’un des acquis de l’AES

Entre autres, il y a la création du Parlement de la Confédération des Etats du Sahel qui constitue un pas vers l’organisation d’un espace institutionnel commun et la représentation des populations des trois pays dans le cadre confédéral, la mise en place de la Banque confédérale de l’AES a ouvert une nouvelle perspective en matière de financement des projets et de développement économique.

Cette dynamique institutionnelle s’est accompagnée d’un effort visant à renforcer l’information et la communication à l’échelle de l’espace commun. C’est ainsi que la chaine de radio « Daandè Liptako » et la télévision de l’AES, Tafouk TV, ont été mises en place. Sur le plan sécuritaire, la coopération s’est également approfondie. Après les opérations et mécanismes de coordination mis en place entre les forces burkinabè, maliennes et nigériennes, la création d’une force unifiée de l’AES a constitué une nouvelle étape dans
la mutualisation des capacités de défense.

Sur le plan diplomatique, les trois pays parlent désormais davantage d’une même voix sur plusieurs dossiers régionaux et internationaux. Cette coordination vise à défendre leur souveraineté, à diversifier leurs partenariats et à accroître leur capacité de négociation avec les autres Etats et organisations internationales. L’intégration économique constitue, pour sa part, l’un des grands chantiers de la Confédération.

Dans cette perspective, la Banque confédérale a vu le jour avec un rôle central dans le financement des projets structurants communs. Deux ans après la signature de la Charte du Liptako-Gourma, l’AES présente donc un visage différent de celui de
septembre 2023.

En définitive, l’AES apparaît donc comme un projet en construction dont les fondations ont été posées dans un contexte de crise sécuritaire et de profondes recompositions
politiques. De la solidarité défensive du Liptako-Gourma à l’édification d’une Confédération, son évolution témoigne de la volonté affichée du Burkina Faso, du Mali et du Niger
de construire progressivement un
cadre commun de coopération et d’intégration.

Soumaïla BONKOUNGOU

A chacun son casque

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Pendant longtemps, le port du casque a été présenté aux usagers des engins à deux et trois roues comme une simple recommandation. Campagnes de sensibilisation, messages radiophoniques, affiches, interventions des forces de sécurité, rappels à l’ordre, etc. Tout a été entrepris pour convaincre les récalcitrants de l’importance de cet équipement de protection. Mais, force était de constater que malgré ces multiples actions, certains continuaient de considérer le casque comme un accessoire facultatif, voire encombrant.

Pourtant, sur la route, le casque n’est ni un luxe ni un élément décoratif. Il constitue avant tout une protection essentielle pour le conducteur et le passager d’une motocyclette. Une chute, une collision ou un simple déséquilibre peut survenir en quelques secondes et le casque peut contribuer à réduire la gravité des traumatismes crâniens. Le porter devrait donc relever moins de la contrainte que du réflexe élémentaire de préservation de la vie.
Désormais, le temps de la sensibilisation va céder la place à celui de la sanction, à compter du 1er octobre prochain. Les usagers qui circuleront sans casque devront s’acquitter d’une amende de 3 000 F CFA.

Cette mesure, loin de devoir être comprise comme une volonté de punir pour punir, constitue une nouvelle étape dans la lutte contre l’insécurité routière. Après les appels répétés à la responsabilité individuelle, il appartient désormais à chaque usager de prendre ses responsabilités.

Lorsque les rappels, les conseils et les campagnes de sensibilisation ne suffisent plus, la sanction devient un instrument permettant de faire respecter la règle commune. La route est un espace partagé. Elle appartient à tous, mais son utilisation impose à chacun des devoirs. Celui qui enfourche sa monture ne met pas seulement sa propre vie en jeu : son comportement peut également avoir des conséquences sur son passager et sur les autres usagers.

Certains pourraient considérer le montant de l’amende comme élevé, d’autres comme insuffisant. L’essentiel n’est pourtant pas le montant. La véritable question est celle de l’effectivité de la mesure. Une réglementation n’a de portée que si elle est appliquée avec constance, impartialité et rigueur. Les usagers doivent savoir que le non-port du casque entraîne effectivement une conséquence. Mais la sanction, à elle seule, ne saurait tout résoudre. La sécurité routière demeure une responsabilité collective.

Les familles, les établissements scolaires, les employeurs, les associations et les organisations de la société civile ont un rôle important à jouer. Apprendre à un enfant, à un jeune ou à un adulte que mettre son casque avant de démarrer doit devenir un automatisme, c’est contribuer à installer durablement une culture de la prudence.
Il faut également rompre avec certaines mauvaises habitudes. Combien d’usagers enfourchent encore leur moto pour parcourir quelques centaines de mètres sans prendre le temps de mettre leur casque ? Combien transportent un passager sans s’assurer que celui-ci est correctement protégé ?

La proximité de la destination ne réduit pourtant pas le risque d’accident. Sur la route, l’imprévu ne prévient pas. Le Burkina Faso a besoin de routes plus sûres et d’usagers davantage conscients de leurs responsabilités. Les 3 000 F CFA ne doivent donc pas être perçus comme le prix à payer pour rouler sans casque, mais comme le rappel concret qu’une règle de sécurité n’est pas facultative.

Car, lorsqu’un accident survient, aucune amende ne peut réparer une vie brisée, un handicap permanent ou une famille endeuillée.
Mais au-delà de la sanction financière, l’enjeu est bien plus important. Il s’agit de faire du casque un réflexe, une habitude et surtout une culture. Sur la route, quelques secondes consacrées à enfiler un casque peuvent faire toute la différence. Le meilleur choix reste donc celui qui permet à chacun de rentrer sain et sauf
chez soi.

Kamélé FAYAMA

Flash

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Le dernier trimestre de l’année est généralement une période propice aux célébrations de mariage. A cette occasion, il est courant de voir d’imposants cortèges de véhicules et de motocyclettes, parfois kilométriques. Ces cortèges perturbent la circulation et obstruent le passage aux autres usagers de la route. Face à ces pratiques, la police municipale a interpellé des individus pour non-respect de la réglementation encadrant les cortèges, samedi 12 septembre 2026 à Ouagadougou.

Selon la disposition en vigueur, tout cortège doit faire l’objet d’une déclaration préalable d’au moins 72h avant la tenue de l’événement. Les populations sont donc invitées à se conformer à cette réglementation et faire preuve de civisme, lors des célébrations. Car, le respect de ces dispositions participe au maintien de l’ordre et à la sécurité de tous les usagers de la voie publique.

Galedie Kétoura SIMPORE