Coopération bilatérale : le Burkina et Cuba réitèrent un appel à plus de justice dans les relations internationales

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Le camarade ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, a reçu en audience l’ambassadrice de Cuba au Burkina Faso, Enith Pérez Retureta, le lundi 14 septembre 2026.

Les échanges ont essentiellement porté sur l’actualité internationale marquée entre autres par une crise énergétique et économique sans précédent que Cuba traverse actuellement, suite à un durcissement des sanctions de la part des Etats-Unis.
La diplomate cubaine a confié que cette situation a des répercussions déplorables sur les conditions de vie des populations, notamment des difficultés d’approvisionnement en carburant, des perturbations du système électrique et surtout des difficultés dans l’offre des services de santé.

A la suite de l’exposé de Enith Pérez Retureta, le camarade ministre des Affaires étrangères a réaffirmé la solidarité du Burkina Faso au peuple ami et frère de Cuba. Le ministre Traoré a indiqué que le Burkina Faso demeure un soutien à Cuba sur la scène internationale, à chaque fois que ce pays fera face à des situations d’injustice. Le chef de la diplomatie burkinabè a par ailleurs souligné la nécessité de renforcer le soutien mutuel et la solidarité entre les deux pays, qui ont une convergence idéologique renforcée depuis l’arrivée du régime du MPSR II au Burkina Faso.

DCRP/MAE

 

Coopération transfrontalière dans l’AES : un traité additionnel signé

La concertation des ministres chargés de l’Administration territoriale de la Confédération des Etats du Sahel (AES) sur la coopération transfrontalière a pris fin dans l’après-midi du mercredi 16 septembre 2026, à Ouagadougou.

Durant deux jours, les ministres chargés de l’administration territoriale de la Confédération des Etats du Sahel (AES), accompagnés d’experts ont été en concertation sur la question de la coopération transfrontalière à Ouagadougou.

Les travaux ont pris fin dans l’après-midi du mercredi 16 septembre 2026. Il a été présenté la feuille de route de l’union des collectivités territoriales de l’AES. En plus, il y a eu la signature du protocole additionnel au traité portant création de la Confédération des Etats du Sahel relatif à la coopération transfrontalière et la signature du relevé des conclusions de la réunion ministérielle.

La cérémonie de clôture a été présidée par le représentant du Premier ministre, le ministre d’Etat, ministre de l’Administration Territoriale et de la mobilité, Emile Zerbo. Selon lui, la signature du Protocole additionnel au Traité de la Confédération des Etats du Sahel, relatif
à la coopération transfrontalière marque une étape décisive dans la construction de l’espace confédéral.

Le ministre de l’Administration
territoriale et de la Décentralisation du Mali, Issa Ousmane Coulibaly, a appelé les gouverneurs à être désormais
des artisans de cette nouvelle dynamique.

Pour lui, elle consacre juridiquement l’engagement des trois Etats à conjuguer leurs efforts pour une gestion concertée, coordonnée et solidaire des zones frontalières, conformément à l’esprit et à la lettre du Traité fondateur de la Confédération. De même, pour Emile Zerbo, la validation de la décision instituant un cadre de concertation transfrontalier entre les autorités administratives des régions frontalières traduit une volonté de donner corps à cette coopération sur le terrain.

Renforcer la coopération transfrontalière

« Ce cadre permettra désormais à nos gouverneurs et autorités locales de dialoguer régulièrement, d’anticiper les défis communs, et d’apporter des réponses coordonnées aux problématiques sécuritaires, humanitaires et de développement qui se posent à nos populations frontalières » a-t-il précisé. Quant au ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation du Mali, le général de brigade Issa Ousmane Coulibaly, il a laissé entendre que les frontières du Sahel, ont longtemps été perçues comme des lignes de fracture, des zones de repli, d’insécurité et de fragilité.

Pour ce faire, a-t-il poursuivi, les autorités de l’AES ont décidé de les transformer et d’en faire des passerelles sécurisées de solidarité et de développement. Il a relevé que la signature de ce protocole additionnel de la Confédération de l’AES et de la décision instituant les cadres de concertation des gouverneurs, au-delà des questions de défense et de sécurité, fait comprendre qu’il y a une alliance de développement, de proximité au service des populations frontalières. Ainsi, il a appelé les gouverneurs présents à être désormais des artisans de cette nouvelle dynamique.

Le chef de la délégation du Niger, Ayouba Abdourahmane, a exprimé sa gratitude pour l’atteinte des objectifs escomptés.

Le chef de la délégation du Niger, Ayouba Abdourahmane, pour sa part, a félicité les délégations, les experts et les équipes techniques pour la qualité de leurs contributions et leur esprit de fraternité.

« En ce moment où s’achèvent nos travaux, il nous appartient de mesurer toute la portée. Ils ont clarifié les enjeux de la coopération transfrontalière et dégagé
les orientations pour la renforcer durablement », a-t-il confié.
En outre, de son avis, la coopération transfrontalière doit se traduire par des mécanismes
opérationnels, des actions concertées. Car, a-t-il déclaré, la gravité des défis auxquels l’AES fait face commande une réponse collective, solidaire et souveraine.

 

Evariste YODA
Aïssatou Diarra
(Stagiaire)

 

Journée internationale de l’identité 2026 : la VIIe édition bouclée sur un satisfecit des acteurs

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Les activités de la VIIe édition de la Journée internationale de l’identité ont été clôturées, le mercredi 16 septembre 2026, à Ouagadougou.

C’est sur des notes de satisfaction que les activités de la VIIe édition de la Journée internationale de l’identité ont pris fin. La cérémonie de clôture a eu lieu dans l’après-midi du mercredi 16 septembre 2026. Selon la représentante du ministre de la Sécurité, Benon Yatassaye Fatoumata Nana, les réflexions engagées ont répondu aux attentes stratégiques fixées à l’ouverture de la rencontre autour de la thématique consacrée à l’intégration de
l’identification de base et de la biométrie dans la gestion de la sécurisation des diplômes académiques et professionnels. Elle a indiqué que par la qualité de la contribution et la pertinence des analyses des différents acteurs, la journée a trouvé toute sa portée.

« Les réflexions menées pourront alimenter la dynamique engagée au sein de la Confédération des Etats du Sahel où l’harmonisation des systèmes
d’identification, déjà concrétisée à travers la carte d’identité biométrique et le passeport confédéral, pourrait trouver un prolongement naturel dans la reconnaissance mutuelle des parcours académiques et professionnels de nos citoyens », a-t-elle soutenu. S’adressant aux experts, Fatoumata Nana a expliqué que les trois principales orientations soumises à leur examen ont permis de faire émerger des acquis.

« Vous avez posé des bases d’un cadre national de confiance, respectueux des prérogatives des établissements d’enseignement et de formation. En matière de protection et de pérennité des données, des exigences précises de traçabilité, d’intégrité et de sécurité ont été dégagées. Enfin, il a été relevé la nécessité de disposer d’une infrastructure nationale dont la conception, la gestion et la maîtrise relèvent pleinement de notre responsabilité pour la souveraineté numérique », s’est-elle réjouie.

Traduire les recommandations en feuille de route technique

Elle a félicité les personnes impliquées au cours de cette journée qui, selon elle, ont permis de savoir que l’identité biométrique, adossée à des dispositifs fiables d’authentification, peut contribuer à préserver l’égalité des chances, à défendre le mérite républicain et à restaurer durablement la confiance dans les institutions de formation. Benon Yatassaye Fatoumata Nana a exhorté l’ONI, en étroite collaboration avec les experts mobilisés à l’occasion, de traduire les orientations retenues en feuille de route technique et opérationnelle, tout en rassurant que le gouvernement, pour sa part, examinera dans les meilleurs délais le rapport général et les recommandations formulées au cours de cette édition.

Le directeur général de l’ONI, Parfait Louré est revenue sur la vaste opération spéciale de délivrance de la CIB AES, qui, a-t-il dit, a permis d’enregistrer plus de 10000 demandes. S’agissant des différentes communications, il a fait savoir qu’elles se sont articulées au tour du thème principal : « Intégration de l’identification de base et de la biométrie dans la gestion et la sécurisation des diplômes académiques et professionnels ». Il a exprimé son satisfécit pour l’implication considérable des différentes couches sociales dans la commémoration de l’ID Day 2026.

A l’issue des travaux, les participants ont recommandé de promouvoir l’inter-opérabilité entre les plateformes de vérification d’identité et des systèmes de production des diplômes, d’intensifier la lutte contre la falsification de diplômes et autres qualifications professionnelles à travers des systèmes de vérification automatisés et d’intégrer les exigences en matière de protection des personnes à l’égard du traitement des données à caractère personnel dans l’ensemble du processus de sécurisation des diplômes académiques et professionnels.

Par ailleurs, les experts ont estimé que la lutte contre la fraude académique et professionnelle exige une réponse technologique et juridique coordonnée. Ainsi, ont-ils souligné, en interconnectant les registres d’Etat civil et les systèmes de délivrance des titres, en automatisant la détection des faux diplômes et en érigeant la protection des données personnelles en principe cardinal, les acteurs du secteur posent ainsi les jalons d’un écosystème de certification plus moderne et digne de confiance.
Une remise d’attestations aux acteurs ayant consenti des efforts dans le domaine de l’identification a mis fin à cette VIIe édition de l’ID Day.

Soumaïla BONKOUNGOU
Zourkanaï SANOGO (stagiaire)

Jeux de l’AES 2026 : pari réussi pour la jeunesse sahélienne

Après dix jours de compétitions entre jeunes Burkinabè, Maliens et Nigériens, la deuxième édition des Jeux de l’Alliance des Etats du Sahel a officiellement pris fin hier, mercredi 16 septembre 2026, au Palais des Sports de Ouaga-2000. Au-delà des médailles, les organisateurs ont mis en avant les rencontres et les liens créés entre la jeunesse des trois pays. Le flambeau a été transmis au Niger, pays hôte de la troisième édition prévue en 2027.

Ouagadougou a livré hier le dernier acte des JAES 2026. Après dix jours de compétition, de rencontres et de partage entre les jeunesses du Burkina Faso, du Mali et du Niger, Ouagadougou, a refermé hier le deuxième chapitre des Jeux de l’Alliance des Etats du Sahel.La cérémonie de clôture organisée au Palais des Sports de Ouaga-2000 a mêlé solennité et animation. Défilé des disciplines sportives des trois pays, prestations d’artistes-musiciens, démonstrations de MMA et remise du flambeau au Niger ont rythmé cette dernière soirée.

Dans le message du président du Faso, président en exercice de la Confédération des Etats du Sahel, le sport a été présenté comme un trait d’union entre les peuples. Le discours du chef de l’Etat a été lu par la ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, Annick Pikbougoum.

Après dix jours de compétition, le message du président retient surtout la capacité des jeunes des trois pays à se retrouver au-delà des frontières et des différences. Les rencontres sportives, selon le message, auront ainsi permis de faire vivre concrètement les liens entre les peuples de l’espace confédéral. « Ce que nous avons en commun est plus important que ce qui nous sépare », a-t-il notamment relevé dans le discours. L’accent a également été mis sur la nécessité de préserver et de valoriser les pratiques sportives et culturelles propres aux peuples du Burkina Faso, du Mali et du Niger, notamment la lutte traditionnelle et le tir à l’arc.

Le président du Faso a par ailleurs appelé la jeunesse à prendre une part active dans la construction de l’avenir de la Confédération. Aux athlètes médaillés comme à ceux qui n’ont pas obtenu les résultats escomptés, il a adressé un message de persévérance, rappelant que la défaite doit pousser à travailler et à progresser.

Le Burkina passe le témoin au Niger

Les autorités burkinabè et les représentants des délégations à l’heure de refermer le deuxième chapitre des JAES, avant le passage du témoin au Niger.

Le discours de la présidente du Comité national d’organisation, la ministre Annick Pikbougoum/Zingué Ouattara, a, lui, été lu par la directrice générale des Sports, Valérie Badolo. La présidente du comité d’organisation a dressé le bilan de dix jours d’activités. Du 7 au 16 septembre, le Burkina Faso a accueilli les délégations des trois Etats autour de 11 disciplines sportives. Les compétitions ont mobilisé des centaines d’athlètes, d’encadreurs, d’officiels et d’accompagnateurs sur plusieurs sites sportifs de la capitale.

Au-delà des performances, le comité d’organisation a mis en avant le travail effectué en coulisses pour assurer l’accueil, l’hébergement, le transport, la sécurité, les soins, l’arbitrage et l’accompagnement des délégations. Les volontaires et bénévoles ont également été salués pour leur contribution à la tenue de l’événement.

Les JAES ne se sont toutefois pas limités aux terrains de compétition. Le Village Jeux AES a offert un espace d’animation, de découverte et d’échanges entre participants et populations. Des activités de formation et de sensibilisation ont également été organisées au profit de plusieurs centaines de jeunes et d’encadreurs.

Sur le plan sportif, le Burkina Faso termine cette deuxième édition avec 125 médailles, selon le classement général provisoire présenté lors de la cérémonie. Le Niger suit avec 72 médailles, tandis que le Mali en compte 54. Mais dans son discours, le comité d’organisation a insisté sur le fait que le bilan des Jeux ne devait pas être réduit au seul classement.

La cérémonie s’est finalement tournée vers 2027 avec la transmission du flambeau au Niger. Après Bamako en 2025 et Ouagadougou en 2026, Niamey sera donc la prochaine étape des Jeux de la Confédération des Etats du Sahel.
Le président du Faso a souhaité que les liens créés à Ouagadougou se prolongent au-delà du dernier coup de sifflet et que les expériences partagées donnent naissance à de nouvelles initiatives entre les trois pays.

Pengdwendé Achille OUEDRAOGO

« FASO BƱ-KAOORE » ou la renaissance d’une justice de civilisation

Les grandes Nations se distinguent surtout par leur capacité à préserver la continuité de leur « être » historique, à demeurer fidèles à leur génie propre et à transformer leur mémoire en puissance politique. L’histoire universelle enseigne une vérité constante : les civilisations ne disparaissent véritablement que lorsqu’elles cessent de croire en elles-mêmes. C’est à cette lumière qu’il convient d’appréhender la loi n°003-2026/ALT du 14 janvier 2026 portant reconnaissance, organisation et promotion des mécanismes endogènes de règlement des différends et des tribunaux coutumiers et traditionnels dite « FASO BƱ-KAOORE ».

Bien plus qu’une réforme juridique, cette loi est un acte de souveraineté intellectuelle, un choix de civilisation, une déclaration de confiance en la
capacité du peuple burkinabè à puiser dans son propre héritage les ressources de sa renaissance, car la souveraineté véritable ne se limite ni à la maîtrise des frontières, ni au contrôle des ressources stratégiques, ni même à l’affirmation de l’indépendance politique.
Le fondement de la loi « FASO BƱ-KAOORE » réside également dans la capacité de notre peuple à penser par lui-même, à assumer son histoire et à organiser son avenir à partir de ses propres références culturelles et morales.

La Révolution progressiste populaire (RPP) portée par le Président du Faso, le camarade capitaine Ibrahim Traoré, procède précisément de cette exigence historique de restaurer l’intégralité de la souveraineté nationale, c’est-à-dire la souveraineté des territoires, des ressources, des institutions, mais aussi celle des consciences. Car, la plus insidieuse des dépendances est celle qui conduit les peuples à douter de leur propre génie. Les Nations déclinent lorsqu’elles deviennent étrangères à elles-mêmes.

Elles s’affaiblissent lorsqu’elles considèrent leurs héritages comme des survivances du passé plutôt que comme des réserves de sagesse et des instruments de puissance. Or, le Burkina Faso est l’héritier d’une longue tradition de gouvernance et de régulation sociale. Des royaumes mossé aux grandes chefferies du Guiriko, des communautés du Gulmu aux institutions coutumières du Djôrô, entre autres, notre pays a élaboré au fil des siècles une véritable philosophie de la paix sociale.

Cette philosophie repose sur quelques principes fondamentaux : le respect de la parole donnée, la recherche permanente du consensus, la responsabilité collective, la restauration de l’équilibre rompu et la préservation de la cohésion communautaire. Bien avant l’émergence des systèmes judiciaires modernes, nos sociétés avaient compris une vérité
essentielle qu’aucune communauté ne peut durablement prospérer si elle perd sa capacité à réparer ses propres fractures. La finalité supérieure de la justice n’est donc pas uniquement de sanctionner. Elle permet de restaurer, de réconcilier et de préserver l’essentiel : la communauté de destin. C’est précisément cette vision profondément humaniste que consacre FASO BƱ-KAOORE.

A travers cette réforme, l’Etat burkinabè affirme que les mécanismes endogènes de règlement des différends ne constituent ni des archaïsmes institutionnels, ni des vestiges folkloriques. Ils constituent un patrimoine stratégique. Ils représentent une ingénierie sociale éprouvée. Ils forment l’une des matrices historiques de la cohésion nationale.
L’opérationnalisation de la loi « FASO BƱ-KAOORE » dans les sept (7) localités pilotes notamment dans les royaumes du Zoungrantenga, de Boussouma, du Moogho et du Yatenga, ainsi que dans les cantons des régions du Guiriko, du Djôrô et dans le canton de Pô, revêt dès lors une portée qui dépasse largement le cadre expérimental.

Ces espaces historiques deviennent les premiers territoires d’une refondation silencieuse : celle qui consiste à replacer méthodiquement la confiance, la médiation et la réconciliation au cœur du pacte national. En réalité, cette loi participe d’une doctrine plus vaste, celle de la souveraineté intégrale. Une souveraineté qui ne se contente pas de protéger les frontières, mais qui protège également la mémoire. Une souveraineté qui ne se limite pas à administrer un territoire, mais qui préserve une civilisation. FASO BƱ-KAOORE procède de cette fidélité créatrice.

Elle rappelle que la modernité authentique n’est jamais le reniement de l’histoire. Elle est son accomplissement et non l’effacement des identités.
Au fond, la portée ultime de cette réforme est peut-être ailleurs. Elle réside dans la reconquête de l’âme nationale, cette force intérieure qui permet aux peuples de résister aux épreuves, de préserver leur dignité et de poursuivre leur marche dans l’histoire. Telle est la signification profonde de FASO BƱ-KAOORE, une œuvre de souveraineté, de réconciliation, de civilisation et de permanence historique.

Une œuvre qui rappelle, avec force, que si la souveraineté des territoires garantit l’existence des Etats, la souveraineté des consciences assure, quant à elle, la permanence et la grandeur des Hommes intègres. La loi FASO BƱ-KAOORE apparaît ainsi comme une avancée majeure dans l’organisation d’une justice endogène, en phase avec les réalités socioculturelles du Burkina Faso.

DCRP-Ministère de la Justice

Appui aux collectivités territoriales dans la région de Yaadga: près de 300 millions F CFA pour les communes de Titao et de Pilimpikou

Débuté dimanche 6 septembre 2026, la caravane de presse initiée par l’Agence nationale d’appui au développement des collectivités territoriales s’est achevée, mardi 15 septembre 2026, dans la région de Yaadga.

Après les régions du Goulmou, Nakambé, Nazinon, Koulsé, Oubri, les journalistes ont visité les 14 et 15 septembre 2026, dans la région de Yaadga des infrastructures sanitaires et marchandes. Ces investissements réalisés grâce au soutien financier de l’Agence nationale d’appui au développement des collectivités territoriales (ADCT) ont permis notamment la construction d’un Centre de santé et de promotion sociale (CSPS) dans la commune de Titao, province du Lorum. D’un coût de 225,9 millions F CFA, ce CSPS construit en 2025 est composé d’un dispensaire, d’une maternité, d’un dépôt pharmaceutique, de deux logements, des latrines, d’un incinérateur, d’une clôture…

Il est entièrement autonome en énergie grâce à la plateforme solaire installée, permettant de supporter l’appareillage de fonctionnement du centre. Le Président de la délégation spéciale (PDS) communale de Titao, Sidiki Ganamé, a témoigné sa satisfaction et a qualifié le nouveau CSPS d’infrastructure de la résilience. « Quand nous commencions le chantier, la commune était sous blocus. Mais nous avons pu mobiliser tous les acteurs que ce soit au niveau des communautés, des autorités communales, le partenaire ADCT autour du projet malgré le contexte sécuritaire », a confié le PDS de Titao.

Il a réitéré sa gratitude à l’ADCT pour la confiance placée à sa commune. Sidiki Ganamé a rassuré que la difficulté soulevée, en lien avec le raccordement en eau est en phase d’être résorbée. Il a annoncé que dans le cadre du budget 2026, il est prévu la réalisation d’un poste d’eau autonome pour y remédier. Les bénéficiaires de la commune de Titao ont félicité cette action qui, depuis l’ouverture du service de santé, permet aux femmes enceintes d’effectuer leurs visites prénatales régulièrement sans parcourir une longue distance.

Selon eux, outre la distance, les populations de la localité traversaient un bas-fond pour rejoindre le centre de santé situé en ville. Pour l’infirmier, chef de poste du CSPS de Titao, Salifo Sawadogo, l’infrastructure est la bienvenue parce qu’elle rapproche les populations de trois quartiers des services de santé. Selon lui, la formation sanitaire enregistre en moyenne 15 malades par jour et les accouchements pour la dernière semaine avant le passage de la caravane de presse sont estimés à sept.

Accroitre l’assiette fiscale

Ces boutiques vont permettre d’accroitre l’assiette fiscale de la commune de Pilimpikou.

L’ADCT a également accompagné la réalisation de 25 boutiques au marché de Kona, à hauteur d’environ 59,4 millions F CFA. Le PDS de la commune de Pilimpikou, Adama Ouédraogo, a justifié la réalisation des boutiques du fait de la particularité de sa commune. « Kona l’un des poumons économiques des huit villages que compte la commune de Pilimpikou dans la province du Passoré. Nous avons des difficultés en termes de mobilisation de recettes. Si nous investissons dans ce domaine cela va permettre d’accroitre l’assiette fiscale et de créer des emplois directs et indirects », a-t-il expliqué.

Pour lui, l’objectif est de passer d’une commune de moyen exercice à celle de plein exercice. Adama Ouédraogo a salué le partenaire ADCT pour son soutien à la commune dans d’autres domaines notamment la santé, l’éducation… Le responsable des commerçants du marché de Kona, Raphael Zoundi, a relevé l’intérêt de ces boutiques en ce sens qu’elles vont participer au développement de la localité. « C’est un marché qui est beaucoup fréquenté et nous allons veiller à son entretien », a-t-il assuré.

Raphael Zoundi a déclaré qu’une fois les attributions faites, les commerçants vont intégrer les nouvelles boutiques. Selon le directeur régional de l’ADCT de Yaadga, Lassané Tiemtoré, de 2011 à 2026, sa structure a mobilisé plus de 11 milliards F CFA au profit des collectivités territoriales de la région. Il a indiqué que ce montant a permis la réalisation de 582 projets dont la construction de 1 500 infrastructures. Les secteurs concernés sont, entre autres, l’éducation, la santé, l’eau, l’hygiène, les gros équipements pour l’entretien et la réalisation des voiries, l’économie, le sport, la culture…

Aly SAWADOGO

Journée internationale de l’identité : la sécurisation des diplômes au cœur de la VIIe édition

Le ministère de la Sécurité, à travers l’Office national d’identification a commémoré la Journée internationale de l’identité, le 16 septembre 2026, à Ouagadougou, sur le thème : « Intégration de l’identification de base et de la biométrie dans la gestion et la sécurisation des diplômes académiques et professionnels »

Plus qu’un simple document, un diplôme académique matérialise un parcours, consacre un mérite, atteste d’une compétence et reconnait la valeur du travail accompli. C’est pourquoi, lorsque son authenticité est compromise par la fraude ou la falsification, le principe de l’égalité des chances est fragilisé, le mérite dévalorisé et la confiance dans les institutions atteinte. Convaincu de l’enjeu lié à la sécurisation des diplômes académiques et professionnels, le ministère de la Sécurité a placé la problématique au cœur de la commémoration de la VIIe édition de la Journée internationale de l’identité, le 16 septembre 2026, à Ouagadougou.

Cette année, la célébration s’est tenue sur le thème : « Intégration de l’identification de base et de la biométrie dans la gestion et la sécurisation des diplômes académiques et professionnels ».
Aux dires du ministre de la Sécurité, Mahamoudou Sana, la sécurisation des diplômes et des qualifications est une exigence de bonne gouvernance et un acte de protection du mérite et de l’avenir de la jeunesse. « C’est garantir que chaque titre corresponde effectivement à son détenteur, que chaque compétence puisse être authentifiée et que chaque parcours soit reconnu à sa juste valeur », a-t-il poursuivi.

L’objectif des réflexions qui seront menées lors de cette commémoration est donc, a indiqué le ministre de la Sécurité, de tracer les grandes orientations politiques et institutionnelles dans l’optique d’instaurer un cadre national d’interopérabilité et de confiance centralisé, qui préserve les prérogatives académiques des établissements tout en garantissant une chaîne de production et de vérification infalsifiable.

« Il nous appartient de dégager la vision globale, les choix stratégiques, le cadre normatif et les engagements politiques nécessaires pour faire de la biométrie et d’une infrastructure dédiée des leviers efficaces de sécurisation de nos diplômes », a-t-il déclaré. Mahamoudou Sana a annoncé que le gouvernement attend des conclusions claires et des recommandations de haut niveau, à même d’éclairer les décisions futures de l’exécutif.

En attendant, il a indiqué que des mesures sont déjà prises au niveau du département en charge de la sécurité, afin de sanctionner tout comportement allant à l’encontre de la libre circulation des personnes et des biens au sein de l’espace confédéral. « Nous avons pris toutes les mesures pour que ces comportements cessent, particulièrement au niveau de nos frontières, parce qu’il est inadmissible que des instructions soient données de renforcer la libre circulation, et que des agents se livrent encore à des tracasseries routières.

70 dossiers en examen pour sanctions

Nous avons déjà radié, nous allons poursuivre », a-t-il prévenu. Il n’est plus question selon Mahamoudou Sana de sensibiliser ou de former. « Nous allons passer désormais à des actes de sanction, parce que nous pensons que seules les sanctions pourront faire effet sur le comportement de ces agents qui portent atteinte malheureusement à l’éthique et à la déontologie de leur corps », a-t-il estimé. Il a confié que plus de 70 dossiers d’agents de la police et de la gendarmerie nationale sont déjà en examen à son niveau pour sanctions à prendre.

« En instituant une carte d’identité biométrique et un passeport AES, les chefs
d’Etat des trois pays ont posé les bases d’un espace de confiance partagé, fondé sur une identification fiable des citoyens, la facilitation de leur mobilité et le renforcement de la sécurité collective. Il faut que ceux qui gèrent les frontières sachent que la question de la libre circulation des personnes et des biens n’est pas une option, c’est une obligation », a-t-il martelé. En plus de la cérémonie officielle, la commémoration de la Journée internationale de l’identité s’accompagne d’opérations spéciales d’enrôlement.

« Nos équipes sont mobilisées à travers toutes les régions pour enrôler le maximum de
Burkinabè et nous avons mis en place un processus qui permet de délivrer les cartes dans un délais plus court », a confié le directeur général de l’Office national d’indentification, Arzouma Daouda Parfait Louré. Il a invité ceux qui n’ont pas encore une identité à saisir cette opportunité pour s’en procurer. « L’identité est un droit fondamental et le socle pour les autres droits. Sans identité vous ne pouvez rien faire », a insisté le DG de l’ONI.

Nadège YAMEOGO
Wend-tinbnoma Christelle KALKOUMDO
(Stagiaire)

Cérémonie de passation de charges au MCCAT : Dr Moctar Sanfo succède à Fidèle Aymar TAMINI à la tête du Secrétariat général

Le Ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO a présidé ce mercredi 16 septembre 2026 à Ouagadougou, la cérémonie de passation de charges entre les Secrétaires généraux sortant et entrant, Bètamou Aymar Fidèle TAMINI et Dr Moctar SANFO.
Au cours de la cérémonie, le Ministre Pingdwendé a reconnu les valeurs patriotiques et d’engagement du Secrétaire général sortant, Bètamou Fidèle Aymar TAMINI. << Je reconnais en l’homme une fidélité, un attachement au travail bien fait et un engagement total. Camarade TAMINI, votre contribution à la performance du MCCAT se passe de commentaires. Vous avez été un digne et infatigable serviteur de la République. Pour cela, je vous ai proposé à titre exceptionnel à la décoration >>, a déclaré le ministre en signe de gratitude pour l’immensité de l’œuvre accomplie.
Fidèle Aymar TAMINI a dressé le bilan de son séjour à la tête du Secrétariat général, depuis son arrivée en novembre 2022. En matière d’événementiels, il s’agit entre autres de l’organisation des deux dernières éditions du FESPACO, des trois dernières éditions de la Semaine nationale de la culture (SNC), des deux dernières éditions de la Foire internationale du livre de Ouagadougou( FILO), des deux dernières éditions des UACO, de la relance de la Nuit des Lompolo, du Symposium international sur granite de Laongo, de l’instauration du Mois du patrimoine burkinabè, de l’organisation réussie de trois éditions des Journées de la gastronomie burkinabè, etc. C’est avec un sentiment de devoir accompli qu’il quitte le département de la Culture tout en saluant l’ensemble des collaborateurs qui ont permis d’atteindre de tels résultats.
Quant au Secrétaire général entré, il dit mesurer la tâche et s’est engagé à relever les défis à la suite de son prédécesseur tout en comptant sur l’implication de toutes les structures rattachées. << c’est au bout de l’ancienne corde que l’on tisse la nouvelle >> a-t-il cité avant d’ajouter ceci : << Je viens m’inscrire fermement dans la continuité de l’action publique, car l’État est une permanence. J’ai pris connaissance des instances et je salue le travail remarquable qui a été accompli jusqu’ici par chacun d’entre vous. C’est sur ces bases solides que nous allons, ensemble, continuer à bâtir. Mon ambition n’est pas d’imposer une vision isolée, mais de mettre mon expérience au service de vos compétences pour atteindre nos objectifs communs. Je vois le Secrétariat Général comme un espace d’efficacité, de dialogue et d’écoute >>; foi du nouveau Secrétaire général.
<< Félicitations, courage, en avant, marche !>>, c’est sur ces mots appuyés que le Ministre Pingdwendé a invité le nouveau Secrétaire général à la tâche car dit-il, << il n’aura pas de round d’observation >> car selon lui, le credo reste le même: << Ne pas faire moins bien qu’hier >>.
DCRP/MCCAT

𝐂𝐨𝐨𝐩𝐞́𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐁𝐮𝐫𝐤𝐢𝐧𝐚 𝐅𝐚𝐬𝐨–𝐂𝐚𝐧𝐚𝐝𝐚 : 𝐥𝐞 𝐏𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞𝐫 𝐦𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐞 𝐫𝐞𝐜̧𝐨𝐢𝐭 𝐥’𝐚𝐦𝐛𝐚𝐬𝐬𝐚𝐝𝐫𝐢𝐜𝐞 𝐝𝐮 𝐂𝐚𝐧𝐚𝐝𝐚 𝐞𝐧 𝐟𝐢𝐧 𝐝𝐞 𝐦𝐢𝐬𝐬𝐢𝐨𝐧

Le Camarade Premier ministre, Chef du Gouvernement, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a reçu en audience, ce mercredi 16 septembre 2026, l’ambassadrice extraordinaire et plénipotentiaire du Canada auprès du Burkina Faso, Tina Guthrie. En fin de mission, la diplomate est venue faire ses adieux au Chef du Gouvernement et échanger avec lui sur les perspectives de la coopération entre son pays et le Burkina Faso.
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‎Au cours de l’entretien, le Premier ministre a salué et félicité l’ambassadrice pour son action en faveur du renforcement de la coopération entre le Burkina Faso et le Canada. Il a réaffirmé la disponibilité du Burkina Faso à entretenir une coopération fondée sur la sincérité, la transparence et l’intérêt réciproque. « Le Burkina Faso est disposé à entretenir toute coopération honnête, transparente et profitable aux deux peuples », a-t-il affirmé. Le Chef du Gouvernement a également insisté sur la nécessité, pour le Canada, d’entretenir des relations directes avec le Burkina Faso, sans l’influence d’une tierce partie.
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‎La diplomate canadienne a exprimé sa gratitude aux autorités burkinabè pour leur accueil et leur disponibilité tout au long de ses deux années de fonction. « Je voulais tout d’abord remercier le Premier ministre pour l’accueil très chaleureux que j’ai reçu ces deux dernières années. Lui et tous les représentants du Gouvernement ont toujours été ouverts, disponibles pour les échanges », a-t-elle déclaré.
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‎L’ambassadrice Tina Guthrie a salué les relations de longue date entre le Canada et le Burkina Faso, fondées, selon elle, sur le respect mutuel et celui de la souveraineté du Burkina Faso. Elle a confié repartir avec « de très bons souvenirs », notamment de ses échanges avec les populations et de sa découverte de la culture burkinabè.
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‎Revenant sur les acquis de son mandat, l’ambassadrice a notamment cité le maintien du dialogue avec les autorités burkinabè, le renforcement des relations économiques, à travers notamment la présence d’entreprises canadiennes dans le pays, ainsi que les échanges sur la situation sécuritaire.
‎Interrogée sur la couverture médiatique internationale du Burkina Faso, notamment sur les questions relatives aux droits humains, elle a indiqué que l’un de ses principaux objectifs durant son séjour avait été de mieux comprendre les priorités et les orientations du Burkina Faso afin de les porter directement à la connaissance des autorités canadiennes. « Pour moi, les échanges de vive voix ont été très importants. Sur cette base, j’ai pu communiquer une perspective réaliste aux autorités à Ottawa », a-t-elle expliqué.
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‎L’ambassadrice Tina Guthrie a également annoncé au Chef du Gouvernement l’arrivée prochaine de son successeur, qui aura pour mission de poursuivre les échanges entre le Burkina Faso et le Canada, dans un contexte marqué par la volonté des deux pays de maintenir le dialogue sur les questions d’intérêt commun.
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‎𝐃𝐂𝐑𝐏/𝐏𝐫𝐢𝐦𝐚𝐭𝐮𝐫𝐞

𝐒𝐮𝐢𝐯𝐢 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐜𝐚𝐦𝐩𝐚𝐠𝐧𝐞 𝐚𝐠𝐫𝐨𝐩𝐚𝐬𝐭𝐨𝐫𝐚𝐥𝐞 𝟐𝟎𝟐𝟔-𝟐𝟎𝟐𝟕 : 𝐚̀ 𝐁𝐚𝐠𝐫𝐞́, 𝐥𝐞 𝐌𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐞 𝐝’𝐄́𝐭𝐚𝐭 𝐈𝐬𝐦𝐚𝐞̈𝐥 𝐒𝐎𝐌𝐁𝐈𝐄́ 𝐞𝐧𝐜𝐨𝐮𝐫𝐚𝐠𝐞 𝐥’𝐢𝐧𝐯𝐞𝐬𝐭𝐢𝐬𝐬𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐩𝐫𝐢𝐯𝐞́ 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐚 𝐩𝐫𝐨𝐝𝐮𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐚𝐠𝐫𝐨𝐩𝐚𝐬𝐭𝐨𝐫𝐚𝐥𝐞

Dans le cadre du suivi de la campagne agropastorale 2026-2027, le Camarade Commandant Ismaël SOMBIÉ, Ministre d’État, Ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, a effectué, le mardi 15 septembre 2026, une visite de terrain à Bagré, dans la région du Nakambé.
Cette étape a été consacrée à la découverte de plusieurs initiatives privées engagées dans la mise en valeur du potentiel agricole de la zone. Le Ministre d’État s’est ainsi rendu sur trois sites exploités par des acteurs privés, notamment Excellis Invest Group, Société Faso Agropole et SIIF, afin de s’enquérir de leurs activités, de leurs investissements et de leurs perspectives de développement.
La première étape a conduit la délégation sur le site d’Excellis Invest Group, une entreprise évoluant dans le domaine agropastoral, créée à l’initiative du Président-Directeur général de Coris Bank International. L’exploitation, qui couvre 82 hectares, est principalement consacrée à la production de maïs et de soja.
Pour la campagne en cours, elle prévoit une production de plus de 540 tonnes de maïs et de plus de 20 tonnes de soja. Plusieurs variétés de maïs y sont expérimentées, notamment Massongo, Bondofa, Wari et Semax. Le site contribue également à la création d’emplois locaux, avec 480 personnes mobilisées dans les différentes activités de production.
La tournée s’est poursuivie sur les sites de Faso Agropole, qui exploite une superficie de 72,6 hectares, et de SIIF, avec 70 hectares. Ces différentes initiatives témoignent de l’intérêt croissant du secteur privé pour la mise en valeur des terres et le développement de la production agricole à Bagré.
Au terme de ces visites, le Ministre d’État a félicité les promoteurs et l’ensemble des acteurs privés pour leur engagement en faveur de la production agropastorale. Il les a encouragés à poursuivre leurs investissements, à accroître leurs capacités de production et à développer davantage les chaînes de valeur.
Le Ministre d’État a également lancé un appel au secteur privé burkinabè à investir davantage dans les secteurs agricole, pastoral et halieutique. Pour lui, cet engagement doit permettre d’accroître la production nationale, de créer des emplois, de générer des richesses et de renforcer la valeur ajoutée au niveau local.
Cette mobilisation du secteur privé constitue un levier important pour accélérer la transformation du potentiel agropastoral du Burkina Faso et contribuer à la consolidation de la souveraineté alimentaire.
𝗗𝗖𝗥𝗣/𝗠𝗔𝗘𝗥𝗔𝗛