AN 4 DE LA RÉVOLUTION PROGRESSISTE POPULAIRE (RPP) : Le Comité d’organisation de la «Nuit de la Révolution» reçoit les orientations du Premier ministre

Le Premier ministre, le Camarade Rimtalba Jean Emmanuel OUÉDRAOGO a accordé, dans la matinée de ce mercredi 16 septembre 2026, une audience à une délégation du Comité d’organisation de la Nuit de la Révolution Progressiste Populaire (RPP), un évènement majeur qui va clôturer les actions de communication de l’AN4 de la Révolution Progressiste Populaire.


Conduite par le Ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Porte-parole du Gouvernement, le Camarade Pingdwendé Gilbert OUÉDRAOGO, la délégation est allée faire le point du plan d’actions au Chef du Gouvernement, et recueillir ses orientations pour mieux affiner l’organisation de cette Nuit qui entend créer un rassemblement populaire autour des acquis et de la vision de la RPP.

« Nous avons retenu de célébrer en apothéose du mois anniversaire, la Nuit de la Revolution Progressiste Populaire, le 30 septembre prochain. Ce sera un moment de communion populaire et nous voulons y inviter l’ensemble des Burkinabè partout où ils se trouvent », a indiqué le Camarade Gilbert OUÉDRAOGO. Il a soutenu que cet évènement se veut une occasion pour célébrer les victoires, réaffirmer notre attachement à la souveraineté et expliquer les idéaux de la RPP.

Selon le Ministre en charge de la Communication, cet évènement se tiendra à la Place de la Révolution à Ouagadougou, dans les chefs-lieux de région et dans les représentations diplomatiques de notre pays à l’étranger.

« Nous voulons que partout où il y a des Burkinabè, partout où il y a des Africains qui croient à l’idéal révolutionnaire porté par le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ, que les amis du Burkina Faso se mettent ensemble, pour qu’en bons veilleurs et gardiens de la Révolution, nous puissions prendre part à cette Nuit qui va se dérouler de 18h à 2h du matin », a souligné le Camarade Pingdwendé Gilbert OUÉDRAOGO.
Au cours de cette Nuit de la RPP, il y aura également des prestations d’artistes nationaux, des artistes internationaux et des fenêtres pour montrer des actions concrètes, des acquis de la RPP sous le leadership du Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ.

Réussir le défi de la mobilisation

Dans cette perspective, tout en encourageant le Comité d’organisation, le Camarade Premier ministre a insisté sur la nécessité de relever le défi de la mobilisation par la communication et l’implication des autorités administratives au niveau des régions autour de cet évènement national majeur.

Selon le Camarade Premier ministre, cette Nuit doit être un moment d’exaltation, un tremplin pour montrer au Peuple burkinabè les résultats de son sursaut avec le Président du Faso, le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ.

Pour ce faire, il a donné instruction au Comité de travailler « à ce que la mobilisation soit importante parce que nous ne voulons pas qu’un seul Burkinabè soit laissé en marge », a souligné le Camarade Gilbert Pingdwendé OUÉDRAOGO.

Direction de la Communication de la Présidence du Faso

Mines, énergie et hydrocarbures: le Premier ministre reçoit une délégation ministérielle de l’AES

Le camarade Premier ministre, chef du gouvernement, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a reçu en audience, le mardi 15 septembre 2026, les ministres de l’AES en chargés des Mines, de l’Energie et des Hydrocarbures. Au cœur des échanges : la valorisation des ressources naturelles au service du développement industriel et de la souveraineté économique de l’espace confédéral.

Cette audience s’est tenue à l’issue de la cérémonie d’ouverture de la VIIIe édition de la Semaine des activités minières d’Afrique de l’Ouest (SAMAO), couplée à la 1re édition de la Semaine de l’énergie, des mines et des hydrocarbures de la Confédération des Etats du Sahel (SEMH-AES). Présentée au chef du gouvernement par le ministre burkinabè de l’Energie, des Mines et des Carrières, Yacouba Zabré Gouba, la délégation était composée du ministre des Mines de la République du Mali, Pr Amadou Keita, de la ministre de l’Energie du Niger, Pr Amadou Haoua, et du ministre du Pétrole du Niger, Hamadou Tinni.

Au cours de l’entretien, le Premier ministre a rappelé la vision portée par les chefs d’Etat de la Confédération AES ainsi que les grandes orientations devant guider les politiques publiques dans ces secteurs stratégiques. Il a invité ses hôtes à maintenir ce cap et à traduire l’exigence de souveraineté dans leur action quotidienne, en assumant leurs convictions avec courage et en plaçant l’intérêt supérieur des peuples au cœur de chaque décision. S’exprimant à l’issue de l’audience, le Pr Amadou Kéita a salué la qualité des échanges. « Nous avons eu des échanges extrêmement fructueux avec le Premier ministre.

Nous avons échangé sur les enjeux et les défis dans le cadre de l’AES de façon générale, mais aussi en rapport avec la gestion des ressources minérales », a-t-il déclaré. Selon le ministre malien des Mines, cette rencontre a apporté un éclairage politique aux réflexions techniques engagées entre les départements ministériels concernés. Elle a également fait ressortir une convergence de vues sur la nécessité de faire des ressources minérales un moteur de développement économique et industriel.

« Il ne s’agit pas seulement d’exploiter ces ressources. Il s’agit de les transformer sur place pour créer de la valeur ajoutée, créer des emplois et des revenus », a insisté le Pr Amadou Kéita. Cette exigence de transformation locale traduit l’ambition des trois chefs d’Etat de renforcer la souveraineté économique de l’espace confédéral par une meilleure maîtrise des chaînes de valeurs minières, énergétiques et pétrolières, au bénéfice des populations. Placées sur le thème : « Gouvernance des ressources extractives : enjeux géopolitiques, défis et opportunités pour les Etats africains », la SAMAO et la SEMH-AES offrent ainsi un cadre de concertation pour approfondir la coopération entre les trois pays et traduire cette ambition en actions concrètes.

DCRP/Primature

Cinéma : des acteurs des médias outillés pour des articles adaptés

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L’Association des critiques de cinéma du Burkina (ASCRIC-B) a organisé, du 8 au 12 septembre 2026, dans la capitale, la Semaine de la critique cinématographique de Ouagadougou (SECRICO).

L’Association des critiques de cinéma du Burkina (ASCRIC-B) veut outiller les professionnels des médias pour qu’ils puissent assurer une meilleure couverture de la prochaine édition du Festival panafricain du cinéma de Ouagadougou (FESPACO). C’est pourquoi,
elle a organisé du 8 au 12 septembre 2026, la VIIIe édition de la Semaine
de la critique cinématographique de Ouagadougou (SECRICO) au profit d’une cinquantaine de journalistes et des membres de l’association. Placée autour du thème : « Les Etalons d’or de Yennenga, éléments d’émulation dans le cinéma burkinabè », cette édition
a refermé ses portes le 12 septembre 2026.

L’objectif de l’ASCRIC-B est d’outiller les bénéficiaires à l’analyse et à l’écriture adaptées au cinéma. Pour apprendre à décoder la « grammaire du cinéma », les participants ont revisité, au cours de la semaine, trois productions cinématographiques burkinabè ayant obtenu l’Etalon d’or. Il s’agit de « Tilaï » du regretté Idrissa Ouédraogo en 1991, de « Buud Yam » de Gaston Kaboré en 1997, et de « Katanga, la danse des scorpions » de Dani Kouyaté en 2025. En sus des projections, cinq communications ont été animées par un panel d’universitaires et de cinéastes.

L’art de la critique

Selon le président de l’ASCRIC-B, Abraham N. Bayili, la critique, l’analyse filmique, la lecture des œuvres et la connaissance de l’histoire du cinéma burkinabè sont des compétences susceptibles d’améliorer la qualité des contenus journalistiques.
« Lorsque vous devez produire, le minimum c’est de donner le titre du film et
sa catégorie », a-t-il interpellé. Pour lui, un bon critique doit impérativement inscrire l’œuvre dans la filmographie globale de son auteur. Et de prévenir qu’il y a des pièges courants à éviter, notamment l’usage abusif du synopsis de
production.

« On ne raconte pas un film lorsqu’on fait une production médiatique. Si vous racontez le film, le lecteur n’aura plus de raison d’aller le voir », a-t-il conseillé.
Le président de l’ASCRIC-B a émis le souhait de susciter un amour profond et quotidien pour le septième art afin d’inciter les rédactions burkinabè à ouvrir des plages culturelles et des chroniques régulières permanentes en radio, en télévision et en presse écrite. « Nous sommes la capitale du cinéma africain.

Si nous pouvons avoir des colonnes régulières pour le cinéma, cela va vulgariser davantage le métier, sa pratique et celle de la critique cinématographique », a-t-il souligné.
Le journaliste Abdel Aziz Sawadogo, de la Radiodiffusion Télévision du Burkina (RTB Radio) participant, a salué la tenue de cette formation qui aura un impact réel sur le travail. « Nous avons suivi des films, nous avons posé des questions pour mieux comprendre et nous avons appris à écrire des critiques professionnelles », a-t-il soutenu. Pour lui, les différentes communications lui ont facilité la compréhension de la critique du cinéma.

Julien ZOUNGRANA
Rasmatou OUEDRAOGO (Stagiaire)

 

Efficacité du travail gouvernemental : les sessions de formations des cadres de l’administration ouvertes

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Le secrétariat général du gouvernement et du conseil des ministres a lancé officiellement les sessions de formations au profit des cadres des ministères et des institutions sur le travail gouvernemental, mardi 15 septembre 2026, à Ouagadougou.

Le gouvernement burkinabè poursuit son ambition d’améliorer l’efficacité de ses actions. C’est pourquoi, le secrétariat général du gouvernement et du conseil des ministres, a lancé une série de formations à l’endroit des cadres de l’administration, les 15 et 16 septembre 2026, à Ouagadougou. 57 d’entre eux sont concernés par la session. Selon le ministre, secrétaire général du gouvernement et du conseil des ministres, Ousmane Ouattara, l’initiative de cette formation est placée sous le signe de l’attachement du gouvernement à la qualité des dossiers qui sont présentés en Conseil des ministres. De son avis, ce partage de savoirs vise à minimiser le rejet des projets soumis aux rencontres hebdomadaires des ministres.

« La bonne délibération dépend de la qualité des dossiers qui sont présentés au Conseil des
ministres », a expliqué Ousmane Ouattara.
Pour le ministre de la Guerre et de la Défense patriotique, le général de division Célestin Simporé, la tenue de ces sessions traduit la volonté constante du gouvernement de faire du développement des compétences, la professionnalisation des acteurs publics et l’amélioration continue de la performance administrative, des priorités majeures au service de l’efficacité de l’action publique. Il a ajouté que ces rendez-vous sont devenus de véritables cadres de réflexion, de dialogue, de partage d’expériences et de capitalisation de bonnes pratiques.

Consolider la souveraineté du Burkina

« Les sessions de formation ont permis à plusieurs cadres des ministères et institutions de consolider leurs connaissances, d’améliorer leurs pratiques professionnelles et de renforcer leurs aptitudes à répondre aux exigences toujours croissantes du travail gouvernemental », a-t-il révélé.

Le gal Simporé a souligné que cette tribune d’échanges revêt cette année une importance particulière, car, elle va contribuer à consolider la souveraineté du Burkina dans un contexte où la maîtrise, la sécurisation et la valorisation de l’information constituent des enjeux majeurs pour la conduite de l’action publique. Le ministre d’Etat chargé de la Défense patriotique a signifié qu’il s’agit, au cours de ces deux jours de réflexion, de confronter les pratiques, d’identifier les difficultés rencontrées dans la préparation et le traitement des dossiers soumis au Conseil des ministres et de rechercher des solutions innovantes, réalistes et adaptées aux exigences institutionnelles.

C’est pourquoi, il a exhorté les participants à faire prévaloir un esprit constructif, afin de repartir avec un professionnalisme davantage confirmé en matière de travail gouvernemental, de nouvelles impulsions et une énergie renouvelée pour l’accomplissement des missions. « Une administration, plus rigoureuse, réactive, performante et percutante au service des intérêts supérieurs de la Nation
et résolument orientée vers les résultats exige l’engagement de tous », a-t-il conclu. Trois autres sessions de formations au profit des cadres de l’Etat viendront boucler l’édition 2026.

Soumaïla BONKOUNGOU
Zourkanaï SANOGO
(Stagiaire)

 

L’action climatique dans les systèmes alimentaires et l’agriculture : la déclaration d’Addis-Abeba trace la voie vers les COP31 et 32

La réunion continentale sur le renforcement de l’action climatique de la société civile africaine en matière de systèmes alimentaires et d’agriculture en vue de la COP31 et COP32, tenue du 7 au 9 septembre 2026, à Addis-Abeba, en Ethiopie, sous l’égide de l’Alliance pour la souveraineté alimentaire en Afrique (AFSA), a pris fin par une déclaration commune des parties prenantes.

Pour les prochaines négo-ciations internationales sur le changement clima-tique lors des COP 31, prévue en novembre 2026, en Turquie, et COP32, en 2027, en Ethiopie, la société civile africaine a désormais une position commune sur la prise en compte des systèmes alimentaires et l’agriculture dans l’action climatique. Elle a été actée le 9 septembre 2026, à Addis-Abeba, en Ethiopie, à l’issue la réunion continentale sur le renforcement de l’action climatique de la société civile africaine en matière de systèmes alimentaires et d’agriculture en vue de la COP31 et COP32.

Dans une déclaration, qualifiée d’Addis-Abeba, qui résume cette position commune, les organisations et mouvements d’agriculteurs et d’éleveurs, de réseaux de femmes, d’enfants et de jeunes, de personnes en situation de handicap, de structures confessionnelles, des peuples autochtones, des pêcheurs, des chercheurs et des universitaires, et des représentants gouvernemen-taux et intergouvernementaux, venus d’une trentaine de pays, ont affirmé une conviction commune : l’avenir climatique de l’Afrique ne peut être dissocié de son avenir alimentaire, et les décisions concernant cet avenir doivent être prises par les personnes qui produisent, commercialisent, préparent et consomment les denrées alimentaires.

La déclara-tion a identifié quatre écarts persistants qui doivent définir la voie à suivre vers la COP31 et la COP32. Il s’agit des écarts entre l’ambition et la mise en œuvre, les besoins d’adaptation et les financements disponibles, les financements climatiques promis et ceux effectivement versés, et entre les règles mondiales et les réalités quotidiennes des personnes en première ligne qui vivent au quotidien les effets de la crise climatique.

Ce sont notamment les petits agriculteurs qui ne perçoivent pas le changement climatique comme un acronyme de négociation mais une réalité qui leur fait subir des pertes de récoltes, un stress hydrique, une baisse de la fertilité des sols, des difficultés liées au bétail, un endettement croissant, la faim et une baisse de leurs revenus. A travers cette position, la société civile place l’agroécologie, en tant que science, pratique et mouvement social, au cœur de la voie propre à l’Afrique vers la résilience et la souveraineté alimentaire.

Combler l’écart de 300 milliards de dollars fixé à COP29

En vue des prochaines négociations internationales sur le climat lors des COP 31 et 32, la déclaration d’Addis-Abeba se décline en six points de revendication. Il s’agit de : placer l’agriculture d’adaptation, la sécurité alimentaire et les systèmes alimentaires au cœur de la mise en œuvre ; rendre le financement climatique accessible, sous forme de subventions et soumis à une obligation de reddition des comptes au niveau local afin de combler l’écart par rapport à l’objectif annuel de 300 milliards de dollars fixé lors de la COP29 ; financer l’agroécologie et la souveraineté semencière menées par les Africains ; soutenir une transition juste, centrée sur les personnes, fondée sur les droits et le développement africain ; mettre en avant la nutrition, la santé, le genre et le pastoralisme dans la mise en œuvre des mesures climatiques ; mettre en place une architecture africaine de responsabilisation, d’Addis-Abeba jusqu’aux commu-nautés.

La société civile a renouvelé son engagement à relier les réalités locales aux processus nationaux, continentaux et la Convention-cadre des Nations unies sur
les changements climatiques (CCNUCC), à créer un espace permettant une participation significative des communautés les plus exposées, à mobiliser des financements publics et des subventions en faveur de solutions menées par l’Afrique, et à communiquer publiquement sur les engagements, les financements et les résultats.

Elle ne veut donc plus de COP riches en déclarations non suivies d’actions impactantes pour les communautés locales et qui excluent le continent dans le processus de décision. « L’Afrique ne doit pas attendre que son avenir alimentaire et climatique soit décidé ailleurs. Nos données doivent influencer les décisions, nos solutions doivent être reconnues, et les financements liés au climat doivent parvenir aux populations et aux régions où l’adaptation est déjà en cours », souligne la Déclaration.

Appel à collaborer pour passer des promesses à la mise en œuvre

La rencontre d’Addis-Abeba se veut le point de départ d’un appel pour des systèmes alimentaires africains justes, résilients et souverains.
« Nous appelons les gouvernements africains, les Parties à la CCNUCC, les présidences des COP 31 et 32, l’Union africaine, le Groupe africain des négociateurs, les fonds pour le climat, les partenaires de développement, les instituts de recherche et les acteurs privés responsables à collaborer avec la société civile africaine et les communautés de première ligne afin de passer de manière décisive des promesses à la mise en œuvre.

Nous appelons à la protection des agriculteurs, des systèmes de gestion des semences, ainsi que des droits à la terre et à l’eau pour les communautés rurales, locales et autochtones », martèle la société civile africaine. Pour le coordonnateur général de AFSA, Dr Million Belay, loin d’être la fin d’un processus, l’adoption de la Déclaration d’Addis-Abeba marque le début d’une série d’actions devant conduire à son opérationnalisation dans l’intérêt de la souveraineté alimentaire du continent.

C’est pourquoi, il a appelé les délégués à maintenir leur engagement et à poursuivre les efforts de coordination à l’échelle locale, nationale, régionale et continentale. Tout en saluant cette initiative qui valorise la participation constructive de la société civile africaine à l’action climat, la représentante du ministre éthiopien de la Planification et du Développement, Hanna Abebe, a souhaité que le renforcement des partenariats puisse se poursuivre afin que la voix et les connaissances des agriculteurs, des femmes, des jeunes, des éleveurs et des communautés autochtones du continent contribuent de manière significative aux décisions climatiques à l’échelle mondiale.

Mahamadi SEBOGO
Windmad76@gmail.com
(Depuis Addis-Abeba, Ethiopie)

Coopération sino-burkinabè : la modernisation à la chinoise au cœur d’un colloque

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L’association d’amitié et de coopération sino -burkinabè a organisé un colloque international, samedi 12 septembre 2026, à Ouagadougou.

Alors que le Burkina Faso affine les orientations de sa dynamique souverai-niste, la coopération sino- burkinabè s’invite au cœur des réflexions. L’association d’Amitié et de coopération sino -burkinabè (AC-SIB) a ouvert les travaux de la Ve édition de son colloque international annuel, samedi 12 septembre 2026, à Ouagadougou. L’évènement a été placé sur le thème : « Processus de modernisation à la chinoise : enseignements et perspectives pour la Révolution progressiste et populaire ».

Pour le président national de l’AC-SIB, Abdoul Razahagou Dené, cette rencontre offre l’opportunité d’analyser les mécanismes qui ont permis à la Chine de passer d’un pays en développement à une puissance mondiale majeure. « La chine a su bâtir son développement en comptant sur ses propres valeurs culturelles et historiques », a-t-il indiqué. Selon lui, sous le leadership du président du Faso, le Burkina va gagner à adapter cette expérience à ses réalités nationales. Il a précisé que le concept clé mis en avant par l’AC-SIB est qu’il n’existe pas d’itinéraire unique vers la modernisation.

« La Chine a tracé sa voie sans renier sa culture ni son système socio- politique », a-t-il dit. Abdoul Razahagou Dené a aussi étayé que cette approche résonne directement avec la vision politique actuelle du Burkina Faso, axée sur l’endogénéité, le compte sur soi,
la préservation des valeurs culturelles et de la souveraineté nationale face aux modèles préétablis. « En tirant des leçons de l’expérience chinoise, le Burkina Faso pourrait gagner du temps et condenser des décennies de progrès en seulement 10 à 30 ans », a-t-il poursuivi.

Le parrain de cette édition, El hadj Issa Kafando, a salué l’initiative qui, pour lui, s’inscrit dans la vision de souveraineté et d’indépendance économique prônée par la Révo-lution progressiste populaire (RPP). Il a également rappelé qu’il n’est jamais trop tard pour s’inspirer des meilleures pratiques interna-tionales, afin d’offrir des perspectives concrètes à la jeunesse burkinabè.

Le parrain a félicité le président du Faso pour son choix de renforcer la coopération avec la Chine qu’il qualifie de décision patriotique et judicieuse. La diplomatie chinoise, représentée par la ministre conseillère de l’ambassade de Chine au Burkina Faso, Li Qi, a réaffirmé l’engagement de son pays à soutenir le peuple burkinabè.

Elle a rappelé que la lutte contre la pauvreté et la modernisation sont des défis partagés. « L’apprentissage se fait dans les deux sens. La pauvreté n’est pas une fatalité et ce que la Chine a réussi à accomplir par la mobilisation et l’unité, d’autres nations peuvent aussi le réaliser », a-t-elle mentionné. Li Qi a affirmé que le volet éducatif constitue l’un des piliers les plus dynamiques de la relation bilatérale. « Le franchissement du cap du millier de boursiers et séminaristes qui seront formés en Chine va témoigner d’une volonté de transférer des compétences techniques directes », a-t-elle laissé entendre.

Au programme de ce colloque, ont figuré trois sous-thèmes majeurs. Ils ont porté sur les stratégies d’éradication de la pauvreté, la modernisation industrielle et les perspectives d’échanges culturels et éducatifs, qui comptent déjà près de 1000 boursiers et séminaristes burkinabè qui seront formés en Chine.

 

Soumaïla BONKOUNGOU
Wend-tinbnoma Christelle KALKOUMDO
(Stagiaire)

Flash

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Les vacances tendent vers la fin. Il est donc temps de se préparer pour la rentrée scolaire, un véritable casse-tête pour les parents d’élèves. Pendant que certains ont déjà réglé tous les soucis liés à l’année académique, d’autres, par contre, ne savent pas si leurs enfants passent en classe supérieure ou redoublent. En effet, pendant cette période, il n’est pas rare de voir certains parents qui achètent tout le nécessaire avant de se rendre compte que l’enfant n’a pas pu passer en classe supérieure. Cela, pour n’avoir pas eu assez d’informations sur les résultats de leurs enfants. Afin d’éviter les désagréments, les parents doivent suivre l’évolution du cursus scolaire de leurs enfants, au lieu de se fier à leurs dires.

Mariama Claire Mandomba LOMPO

Café ressources humaines : Alima Touré, sacrée meilleure DRH de l’année aux « RH AWARDS 2026 »

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La directrice des ressources humaines du ministère de la Famille et de la Solidarité, Alima Touré, a été sacrée meilleure DRH de l’année 2026 dans la catégorie « Ministères et Institutions », lors de la Xe édition des RH Awards qui s’est tenue, le samedi 12 septembre 2026, à Accra au Ghana.

Organisés pour valoriser les professionnels des ressources humaines, les RH Awards mettent en avant les acteurs qui se démarquent par leur engagement, leurs initiatives et leur contribution à la gestion et au développement du capital humain. La Xe édition du Café ressources humaines et du RH AWARDS 2026 s’est tenue, le samedi 12 septembre 2026. Elle s’est vue délocalisée pour la première fois au Ghana. Cette rencontre avait notamment pour ambition de favoriser le partage d’expériences et de renforcer la coopération entre professionnels ghanéens et burkinabè.

La directrice des ressources humaines du ministère de la Famille et de la Solidarité, Alima Touré, a été sacrée meilleure DRH de l’année 2026 dans la catégorie « Ministères et Institutions », lors de cette Xe édition. Une reconnaissance qui vient saluer son action à la tête des ressources humaines du ministère de la Famille et de la Solidarité.

Au moment de recevoir son prix, la lauréate a remercié la ministre de la Famille et de la Solidarité, le lieutenant-colonel Passowendé Pélagie Kaboré, ainsi que le secrétaire général du ministère, Emile Zabsonré, pour leur accompagnement. Elle a également rendu hommage à son ancienne supérieure hiérarchique, Nandy Somé/Diallo, et à ses anciens collaborateurs des Editions Sidwaya, qui ont contribué à son parcours. « Sans vous, aucune de nos initiatives pour la valorisation du capital humain n’aurait pu porter ses fruits », a-t-elle déclaré.

Pour Alima Touré, ce trophée ne constitue pas une finalité. Elle y voit plutôt une responsabilité supplémentaire et un encouragement à poursuivre ses efforts. « Ce prix n’est pas un aboutissement, mais un encouragement à continuer d’innover et à placer, plus que jamais, l’humain au cœur de nos actions », a-t-elle souligné.

Cette distinction obtenue au Ghana, constitue une vitrine pour l’expertise burkinabè dans un espace professionnel africain de plus en plus tourné vers le partage d’expériences et la valorisation du capital humain.

Abdoulaye BALBONE
Maria KAHOUN
(Stagiaire)

Enseignement secondaire : la rentrée administrative effective

Le ministre de l’Enseignement secondaire et de la Formation professionnelle et technique, Moumouni Zoungrana, a lancé officiellement la rentrée administrative, mardi 15 septembre 2026 au Lycée professionnel régional du centre (LPRC) à Ouagadougou.

La rentrée académique est prévue pour le 1er octobre 2026. Pour son démarrage effectif, les enseignants et le personnel des établissements scolaires effectuent leur rentrée administrative deux semaines à l’avance. C’est dans ce cadre que le ministre de l’Enseignement secondaire et de la Formation professionnelle et technique, Moumouni Zoungrana, a officiellement lancé la rentrée administrative, ce mardi 15 septembre 2026, au Lycée professionnel régional du centre (LPRC) à Ouagadougou. A l’occasion, le ministre chargé de l’enseignement secondaire a présenté les réformes de cette année scolaire qui accordent une importance aux disciplines scientifiques et techniques.

« L’Etat assume désormais une politique de discrimination positive envers ces filières », a confié le ministre. Il aussi a soutenu que le pays a besoin d’ouvriers qualifiés, de techniciens et d’ingénieurs. « Pour la première fois dans l’histoire du pays, une bourse d’études est officiellement octroyée pour les cycles professionnels (CAP, BEP, BP, BTS) afin de valoriser ces diplômes », a-t-il indiqué. Pour la mise en œuvre de la nouvelle politique, le ministre a indiqué que des ouvertures ciblées des lycées professionnels spécialisés sont organisées par région, selon les forces locales. Il est également revenu sur le décret réglementant les frais de scolarité. « 70,55 % des établissements du pays ont soit maintenu, soit baissé leurs tarifs par rapport à l’année dernière », a-t-il déclaré. Il a invité les structures privées à ne pas viser systématiquement les plafonds autorisés.

Le proviseur du Lycée professionnel régional du centre, Rodrigue Somda, a salué le dynamisme insufflé par le ministère de tutelle. Il s’est félicité des avancées récentes obtenues pour son établissement, notamment l’autorisation d’ouvrir le BEP en mécanique générale ainsi que les filières technologiques des séries F1 et F3. Il a soumis des doléances relatives à l’insuffisance des infrastructures, à l’insécurité et la situation de certains agents.
Le ministre a rassuré que des démarches sont en cours auprès de la fonction publique pour régulariser la situation des agents de soutien. Quid des infrastructures, il a annoncé l’ouverture prochaine du lycée professionnel des métiers de la mode vestimentaire à Bendogo.

Julien ZOUNGRANA
Rasmatou OUEDRAOGO
(Stagiaire)