Enseignement secondaire : la rentrée administrative effective

Le ministre de l’Enseignement secondaire et de la Formation professionnelle et technique, Moumouni Zoungrana, a lancé officiellement la rentrée administrative, mardi 15 septembre 2026 au Lycée professionnel régional du centre (LPRC) à Ouagadougou.

La rentrée académique est prévue pour le 1er octobre 2026. Pour son démarrage effectif, les enseignants et le personnel des établissements scolaires effectuent leur rentrée administrative deux semaines à l’avance. C’est dans ce cadre que le ministre de l’Enseignement secondaire et de la Formation professionnelle et technique, Moumouni Zoungrana, a officiellement lancé la rentrée administrative, ce mardi 15 septembre 2026, au Lycée professionnel régional du centre (LPRC) à Ouagadougou. A l’occasion, le ministre chargé de l’enseignement secondaire a présenté les réformes de cette année scolaire qui accordent une importance aux disciplines scientifiques et techniques.

« L’Etat assume désormais une politique de discrimination positive envers ces filières », a confié le ministre. Il aussi a soutenu que le pays a besoin d’ouvriers qualifiés, de techniciens et d’ingénieurs. « Pour la première fois dans l’histoire du pays, une bourse d’études est officiellement octroyée pour les cycles professionnels (CAP, BEP, BP, BTS) afin de valoriser ces diplômes », a-t-il indiqué. Pour la mise en œuvre de la nouvelle politique, le ministre a indiqué que des ouvertures ciblées des lycées professionnels spécialisés sont organisées par région, selon les forces locales. Il est également revenu sur le décret réglementant les frais de scolarité. « 70,55 % des établissements du pays ont soit maintenu, soit baissé leurs tarifs par rapport à l’année dernière », a-t-il déclaré. Il a invité les structures privées à ne pas viser systématiquement les plafonds autorisés.

Le proviseur du Lycée professionnel régional du centre, Rodrigue Somda, a salué le dynamisme insufflé par le ministère de tutelle. Il s’est félicité des avancées récentes obtenues pour son établissement, notamment l’autorisation d’ouvrir le BEP en mécanique générale ainsi que les filières technologiques des séries F1 et F3. Il a soumis des doléances relatives à l’insuffisance des infrastructures, à l’insécurité et la situation de certains agents.
Le ministre a rassuré que des démarches sont en cours auprès de la fonction publique pour régulariser la situation des agents de soutien. Quid des infrastructures, il a annoncé l’ouverture prochaine du lycée professionnel des métiers de la mode vestimentaire à Bendogo.

Julien ZOUNGRANA
Rasmatou OUEDRAOGO
(Stagiaire)

Le Yémen, au cœur des enjeux géopolitiques

Le Yémen est devenu un terrain de tensions géopolitiques où les rivalités entre les puissances étrangères se jouent. Au cœur de la bataille, les velléités pour le contrôle du détroit de Bab el-Mandeb. Ce passage stratégique, où transite environ ¼ du commerce maritime mondial, voit resurgir des tensions qui opposent un peu plus d’une semaine les rebelles Houthis au gouvernement yéménite. En réalité, ces hostilités fratricides à la lisière de la mer rouge laissent transparaitre en filigrane l’identité de deux grandes puissances régionales, l’Iran et l’Arabie saoudite.

D’un côté, les Houthis, alliés de l’Iran contrôle le Nord et l’Ouest du pays, tandis que de l’autre, le Conseil présidentiel de direction, replié à l’Est est soutenue par les monarchies arabes. Dans l’esprit de contenir ce mouvement sécessionniste et soutenir le gouvernement du Président yéménite, Abdrabbo Mansour Hadi, chassé de la capitale par les rebelles, une coalition arabe conduite par l’Arabie saoudite est intervenue militairement en 2015. Cette aventure arabe, baptisée « tempête décisive », n’a pas vaincu le mouvement des Houthis. Au contraire, il a survécu et s’est renforcé au fil du temps et au gré des circonstances, au point de constituer un arsenal redoutable que ne le permettent certains Etats.

Cette opération n’ayant pas rendu aux monarchies du Golfe leur sécurité, l’Arabie saoudite, déterminée à contenir les Houthis opte pour une solution moins radicale et peu couteuse, un blocus aérien. En effet, l’obstruction aérienne faite aux Houthis, qui s’étaient emparés de la capitale Sanaa et une grande partie du Nord de Yémen depuis 2014, les avait privés jusqu’ici de toute navette aérienne. Mais, ce pari était sans compter sur leur intransigeance. Quoiqu’ils soient restés passifs depuis lors, les rebelles, en réaction à cette décision qui perdure, ont imposé un blocus naval à l’Arabie saoudite dans la mer rouge. Pourtant, l’Arabie saoudite compte sur ce détroit comme une alternative à la fermeture du détroit d’Ormuz pour exporter son pétrole à ses partenaires en Asie de l’Est. Quant à l’Iran, il compte sur son proxy pour renforcer son influence régionale.

Aussi, il s’agit pour lui, d’un instrument de pression sur ses principaux rivaux. Après une longue accalmie, qui dure depuis 2022, la trêve, négociée 4 ans plus tôt sous l’égide des Nations unies dans l’optique de mettre fin à la guerre civile, s’est effondrée après les violentes attaques des Houthis pour s’emparer les villes côtières de la mer rouge. Cette
situation attire l’attention des observateurs sur un éventuel retour à la guerre civile au Yémen déjà en lambeaux par des décennies de guerres meurtrières.

En somme, le Yémen est devenu un terrain de conquête étrangère. Les puissances extérieures téléguident les belligérants pour assouvir leurs motivations politiques et asseoir leurs influences régionales. Toute chose qui compromet la souveraineté du pays et renvoie aux calendes grecques tout compromis de paix. Pour l’intérêt du Yémen, il est préférable pour les groupes rivaux de rompre avec les puissances qui les utilisent comme instrument pour des fins qui desservent les populations. Une telle situation exige une prise de conscience et un dialogue national inclusif qui, à défaut de faciliter la réunification du pays, préservera la paix à laquelle les populations aspirent tant.

Soumaïla BONKOUNGOU

Axe Alger-Bamako, le dégel

Après plus d’un an de tensions, alimentées par l’incident du drone de combat malien abattu le 1er avril 2025, près de la zone frontière de Tin Zouatine par l’armée algérienne, Bamako et Alger ont fumé le calumet de la paix. Les deux pays se sont résolument engagés dans le réchauffement de leurs relations diplomatiques, tirant un trait sur ce sombre passé.

Après le retour de leurs ambassadeurs respectifs et la réouverture de leurs espaces aériens, le Mali et l’Algérie ont multiplié les actes pour prouver au monde entier que l’orage est bel et bien passé. A la suite du voyage à Alger en août dernier du Premier
ministre malien, le général Abdoulaye Maïga, c’est autour du chef du gouvernement algérien, Sifi Ghrieb, d’en faire autant en venant à Bamako, le 14 septembre 2026.

Comme il en avait été « le cas pour son homologue malien à Alger, le Premier ministre algérien a eu droit au tapis rouge et aux honneurs militaires dans la capitale malienne. Les deux Etats, qui partagent 1300 kilomètres de frontière terrestre, ont sans doute compris qu’il fallait taire les brouilles et se donner la main pour relever les défis communs. Alger et Bamako militent désormais pour un renforcement des efforts en faveur de la sécurité, de la stabilité, du développement et de la prospérité dans la sous-région.

L’Algérie pourrait donner un précieux coup de main à son voisin malien et aux deux autres pays, avec lesquels, il forme la Confédération des Etats du Sahel (AES). Pour avoir joué un rôle de premier plan dans les pourparlers ayant conduit à la signature de l’accord de paix de 2015 avec les groupes rebelles du Nord du Mali, notamment la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), les autorités algériennes connaissent parfaitement la situation sécuritaire dans ce pays.

La deuxième puissance militaire d’Afrique pourra, pour ce faire, porter assistance au voisin malien qui combat inlassablement les groupes armés terroristes. Si elle est confrontée au terrorisme depuis une dizaine d’années, l’armée malienne consent d’énormes sacrifices pour barrer la route aux forces du mal. Alger pourrait participer à cette dynamique, après le rétablissement des relations avec Bamako.
Le temps de méfiance et de défiance devrait laisser place à un climat apaisé afin que Alger et Bamako regardent désormais l’avenir avec enthousiasme et sérénité, dans leurs intérêts respectifs.

 

Kader Patrick KARANTAO

Campagne agricole humide : 291 116 tonnes de céréales attendues dans l’Oubri

Les cultures présentent une physionomie jugée satisfaisante dans la région de Oubri. Les producteurs espèrent une bonne fin de campagne, soutenus par plusieurs mesures d’accompagnement de l’Etat.

Les mains dans le dos, Adama Kaboré arpente son champ de plus de quatre hectares de petit mil. Les plants, hauts de plus d’un mètre, affichent une allure rassurante. Quelques semaines plus tôt, pourtant, le producteur de Nakamtenga 2, près de Sawana, dans la région de Oubri, était inquiet. « Cette saison ne ressemble pas à celle de l’année dernière. Nous avons accusé un retard à cause du démarrage tardif des pluies », a-t-il expliqué, ce jeudi 10 septembre 2026.

Dans la région, les premières précipitations ont été enregistrées au cours de la deuxième décade de juin. Mais la campagne ne s’est véritablement installée que courant août. A cela se sont ajoutées des poches de sécheresse qui ont éprouvé les cultures.

Producteur modèle, Adama Kaboré a dit appliquer les itinéraires techniques recommandés par les services de l’agriculture. « Je suis fier de l’allure des plants. Ils résistent aux poches de sécheresse que nous connaissons actuellement », s’est réjoui Adama Kaboré, en montrant ses parcelles de mil et de maïs. Le petit mil est au stade de montaison, tandis que le maïs est en phase de nouaison.

A quelques encablures de son exploitation, une plaine aménagée de 14 hectares offre une autre illustration des efforts engagés pour diversifier la production. Labourée gratuitement par les services techniques de l’Etat, elle accueille, pour la première fois dans le village, une expérimentation de la culture du riz. Deux variétés sont notamment développées. Il s’agit de la FKR64, communément appelée TS2, connue comme le « riz de Bagré », et la FKR84, homologuée sous le nom d’Orylux 6.

Dans sa parcelle de 20 m², Fatoumata Compaoré arrache les mauvaises herbes qui concurrencent les jeunes plants de riz. Leur feuillage vert témoigne, selon elle, d’une bonne évolution de la culture. « Mon champ est beau à voir parce que j’ai mis de l’engrais urée après la pluie de la semaine dernière », a-t-elle confié. Elle s’est dit satisfaite de l’accompagnement du gouvernement. « Le travail est devenu plus facile avec l’appui que nous recevons des services techniques en charge de l’agriculture. Si la pluviométrie est bonne jusqu’à la fin de la campagne, nous pensons pouvoir obtenir un bon rendement », a-t-elle espéré.

A Ziga, Mariam Compaoré a aussi bénéficié du soutien de l’Etat, notamment à travers le labour subventionné de son champ et la mise à disposition de semences améliorées. Sur cinq hectares, elle a associé arachide, niébé, pois de terre et maïs. Ses cultures ont connu, elles aussi, des signes de stress hydrique. « Il y a quelques jours, les plants étaient fanés par manque de pluie. Aujourd’hui, ça va beaucoup mieux. Ils présentent une belle
allure », constate-t-elle, tout en souhaitant la poursuite des précipitations jusqu’à la fin du mois d’octobre.

L’accompagnement des services techniques

Pour une première expérience de culture du riz, Mariam Compaoré a traduit sa reconnaissance au gouvernement.

A Nagreongo, le constat est le même. Les dernières pluies ont redonné de la vigueur aux cultures d’Adama Compaoré. Sur plus de cinq hectares emblavés en maïs, petit mil et haricot, les plants ont retrouvé leur couleur. « Il y a une semaine, les plants étaient un peu fanés à cause du manque de pluie. Mais, il a plu récemment. Le champ est vraiment beau à regarder », s’est réjoui le producteur.

Pour la directrice régionale de l’agriculture, des ressources animales et halieutiques de Oubri, Béatrice Tinguéri, le retard de l’installation de la campagne a effectivement perturbé le démarrage des activités agricoles. « Au cours de la campagne, nous avons noté quelques poches de sécheresse. Ce n’est pas trop prononcé, mais il y a eu des périodes sans pluie suffisante pour le bon développement des plants », a-t-elle relevé. La DR en
charge de l’agriculture reste toutefois optimiste, notamment au regard des prévisions météorologiques annonçant des pluies jusqu’en octobre.

Pour soutenir les producteurs, plusieurs mesures ont été mises en œuvre. Selon Béatrice Tinguéri, environ 396 tonnes de semences ont été mises à la disposition des acteurs. Plus de 2 600 tonnes d’engrais subventionnés ont également été mobilisées. 400 tonnes déjà vendues par la SONAGESS dans le cadre d’une opération en cours. Plus de 3 450 hectares ont, par ailleurs, été labourés au cours de la campagne, dont environ 40% gratuitement.
La directrice régionale a souligné que les services techniques ont accompagné, cette année, la production maraîchère en saison humide, période où les légumes se font rares et coûtent cher sur les marchés. A cet effet, des semences d’oignon et de tomate ont été distribuées gratuitement, avec un appui en engrais subventionné.

Pour la campagne en cours, la région de Oubri ambitionne une production céréalière de 291 116 tonnes. L’objectif pour les cultures de rente est fixé à 42 937 tonnes, tandis que la production maraîchère attendue est de 193 136 tonnes, selon Mme Tinguéri.
Dans les secteurs de l’élevage et de la pêche, les ambitions sont aussi grandes.

La région vise notamment une production de 285 010 tonnes de viande, de 6 691 992 litres de lait et de 7 424 tonnes de poisson, a fait savoir la directrice régionale. Pour soutenir ces objectifs, 77 vaches gestantes venues du Brésil ont été
réceptionnées dans l’Oubri. La campagne d’insémination artificielle doit également contribuer à améliorer les performances des troupeaux, notamment en matière de production de lait et de viande.

Djakaridia SIRIBIE

AES: la culture au cœur de l’intégration et du développement sahélien

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Une étape historique a été franchie à Niamey avec l’ouverture, ce lundi 14 septembre 2026, de la réunion stratégique des ministres en charge de la culture de la Confédération des Etats du Sahel (AES).

L’objectif de cette rencontre de haut niveau est de mutualiser les efforts et les connaissances pour faire de la richesse culturelle un puissant levier de développement économique et d’intégration communautaire au sein de l’espace confédéral.
La rencontre a réuni les ministres des trois pays membres (Sidi Mohamed Almahmoud du Niger, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo du Burkina Faso et Mamou Daffé du Mali ), accompagnés de leurs experts sectoriels.

Pendant cette session intensive, les délégations se sont planché sur la stratégie commune pour une refondation profonde de la culture au sein de l’AES et une feuille de route opérationnelle pour guider sa mise en œuvre concrète sur le terrain. Les travaux se sont conclus par l’adoption d’un communiqué conjoint, scellant la vision unie des trois nations pour un Sahel fier, souverain et culturellement intégré.

Ministère de la Jeunesse, du Sport et de la Culture du Niger

2e édition des Jeux de la Confédération des États du Sahel | Le Mali conserve son titre au terme d’une finale haletante

Le Stade du 4 Août a accueilli, ce mardi 15 septembre 2026, la grande finale du tournoi de football de la 2ᵉ édition des Jeux de la Confédération des États du Sahel.

Face à une sélection A du Burkina Faso déterminée à s’imposer à domicile, les jeunes Aigles U17 du Mali ont livré une prestation engagée au terme de laquelle les deux formations se sont quittées sur un score de parité, 1 but partout, au terme du temps réglementaire. Il aura fallu recourir à l’épreuve des tirs au but pour départager les deux équipes. Plus efficaces dans cet exercice, les Maliens se sont imposés 4 tirs à 2 et décrochent ainsi le titre de champions du tournoi de football, conservant leur couronne acquise lors de la première édition organisée au Mali.

La cérémonie de remise des récompenses a consacré les trois nations ayant occupé le podium. Le Mali, champion, s’est vu attribuer la médaille d’or, le trophée de la compétition ainsi qu’une récompense de 5 millions de francs CFA. Le Burkina Faso, vice-champion, a reçu la médaille d’argent et une enveloppe de 3 millions de francs CFA, tandis que le Niger, classé troisième, a été récompensé de la médaille de bronze et d’une enveloppe de 2 millions de francs CFA.

Au-delà de la compétition et de l’enjeu du résultat, cette finale a constitué un nouveau moment de communion sportive entre les délégations des trois pays de la Confédération des États du Sahel, confirmant la vocation du sport comme levier de fraternité, de rapprochement des peuples et de consolidation des liens au sein de l’espace confédéral.

DCRP/MSJE

IIes Jeux de l’AES/Football : Mali-Burkina Faso A : 1 (4) – 1 (2) : les Aiglons en or au bout du suspense

Le Mali a remporté le tournoi de football des 2es Jeux de l’Alliance des Etats du Sahel (AES), hier 15 septembre 2026 au stade du 4-Août de Ouagadougou. Accrochés (1-1) au terme du temps réglementaire par le Burkina Faso A, les Aiglons ont fait la différence lors de la séance des tirs au but (4-2). Une victoire qui vient couronner un parcours convaincant des Maliens.

Les 2es Jeux de l’AES connaissent désormais leur vainqueur en football. Au terme d’une finale indécise, le Mali a décroché la médaille d’or devant le Burkina Faso A. Pourtant, devant leur public, les Etalons U17 ont entamé la rencontre avec beaucoup d’envie. Dès le coup d’envoi, les jeunes burkinabè prennent les commandes du jeu et se montrent entreprenants. Cette domination ne tarde pas à être récompensée.

A la 8e minute, sur un coup de pied à l’entrée de la surface malienne, le gardien Abdoul Razack Coulibaly est mis en difficulté. En tentant de repousser le ballon, il le renvoie dans l’axe. A l’affût et libre de tout marquage, Cheick Fatawou Konaté surgit et propulse le cuir au fond des filets. Le Burkina Faso ouvre ainsi le score. Menés, les Aiglons réagissent rapidement. Les Maliens mettent davantage le pied sur le ballon et imposent progressivement leur rythme. Les Etalons sont contraints de défendre leur avantage.

Solidaires, ils parviennent toutefois à préserver leur avance jusqu’à la pause. Au retour des vestiaires, la physionomie de la rencontre évolue peu. Le Mali accentue la pression et multiplie les offensives. Les efforts des Aiglons finissent par être récompensés lorsqu’ils obtiennent un penalty. Ismail Kamissoko (59e) ne tremble pas et transforme la sentence, remettant les deux équipes à égalité. Dès lors, les deux formations se livrent une bataille acharnée, sans parvenir à faire la différence. Malgré plusieurs tentatives de part et d’autre, le score de 1-1 reste inchangé jusqu’au coup de sifflet final.

Comme il fallait impérativement désigner un vainqueur, les deux équipes se retrouvent face à la fatidique séance des tirs au but. A cet exercice, les Maliens se montrent plus adroits et plus sereins. Ils réussissent quatre tentatives contre seulement deux pour les Burkinabè et s’imposent ainsi 4-2. Le Mali brandit donc le trophée et décroche la médaille d’or, assortie d’une enveloppe de 5 millions de FCFA. Finaliste malheureux, le Burkina Faso A se console avec la médaille d’argent et 3 millions de FCFA. Battu (1-0) par le Burkina Faso A en demi-finale, le Niger s’est adjugé la troisième place en dominant l’équipe B du Burkina Faso.

Les Nigériens repartent avec la médaille de bronze et une prime de 2 millions de F CFA. Dans le palmarès des distinctions individuelles, le Malien Issiaka Koné a été désigné meilleur joueur du tournoi. Son compatriote Abdoul Razack Coulibaly, malgré son intervention malheureuse sur l’ouverture du score, décroche le titre de meilleur gardien. Pour rappel, le tournoi de football des 2es Jeux de l’AES a regroupé quatre équipes, dont deux représentants du Burkina Faso.

 

Ollo Aimé Césaire HIEN

IIes jeux de l’AES : Pari réussi pour les Etalons en athlétisme

La dernière journée de compétition en athlétisme a été marquée ce mardi 15 septembre par dix épreuves remportées pour la plupart par les athlètes burkinabè, qui ont ainsi enrichi leur moisson de plusieurs autres médailles d’or.

Avec les titres de meilleurs athlètes et de meilleure équipe, la sélection burkinabè a survolé la compétition d’athlétisme des IIes jeux de l’AES. La consécration est intervenue à l’issue des dernières épreuves disputées ce mardi. Le pays des Hommes intègres a glané 20 nouvelles médailles dont 8 d’or, 8 d’argent et 4 de bronze. Le Niger en a obtenu 10 dont 2 d’or, 2 d’argent et 6 de bronze.

Au triple saut féminin, comme il fallait s’y attendre, Zalissa Zongo s’est imposée avec un bond à 13,02m loin devant sa compatriote Chérifa Djibo (12,34m) et la Nigérienne Nana Farida Zakari (10,51m). Le triple saut masculin a été dominé par les Burkinabè Abdoul Rachid Traoré, 1er avec une performance de 14,74m et Djamal Dabiré, 2e avec 14,50m aux dépens du Nigérien Abdoul Rahim Kaka (11,19m). Seules deux médailles d’or ont échappé aux Burkinabè dans les épreuves de courses.

Il s’agit de la première place aux 3000m masculin enlevée par le Niger grâce à Oumar Ali Mouchine qui a devancé Djakalia Traoré et Abdoul Razack Sawadogo. Sa coéquipière Salamata Halidou s’est également fait respecter sur les 400m haies féminins en pliant la course avec un chrono de 1’02’’ au grand dam de Lorantine Lougué et de Roxane Kondombo.

Les Burkinabè eux, ont pris le dessus sur les 400 m haies masculins à travers Ibrahim Sawadogo (56,69’’) et Steeve Sompoudgou (58,84’’). Babakar Oumarou se contente du bronze. En équipe, le Burkina Faso est monté sur la plus haute marche en remportant le relai 4X100m masculin avec à la clé un record national (48,17’’), le relai 4X100 féminin, le relai composé féminin et le relai composé masculin. Le Niger a occupé le second rang aussi bien au relai 4X100m masculin qu’au relai composé masculin devant l’équipe B du Burkina Faso.

 Voro KORAHIRE

Lutte contre la contrebande : la CNLF présente une saisie de plus de 86 millions F CFA

La Coordination nationale de lutte contre la fraude (CNLF) a tenu une conférence de presse, le mardi 15 septembre 2026, à Ouagadougou, au cours de laquelle elle a présenté une saisie de marchandise frauduleuse de plus de 86 millions F CFA.

Dans le cadre de ses opérations de sécurisation et d’assainissement économique, la Coordination nationale de lutte contre la fraude (CNLF) poursuit sa traque des fraudeurs. Elle a présenté, mardi 15 septembre 2026 à Ouagadougou, diverses marchandises de contrebande, d’une valeur totale de 86,43 millions F CFA, saisies par ses équipes en l’espace d’un mois.

Selon le coordonnateur national de la lutte contre la fraude,
Mohamadi Compaoré, parmi les produits saisis figurent une quantité importante de boissons, notamment de la bière des marques Faxe et Codys, le vin château de France. Il y a également du sucre, des cigarettes non homologuées, ainsi que des produits pour chicha.

Le coordonnateur national de la lutte contre la fraude a indiqué que le 5 septembre 2026, les contrôleurs ont intercepté, à côté du marché Sankariaré, 2 046 bâtons d’explosifs et 32 rouleaux de cordons détonants.
« D’une valeur de 10,6 millions F CFA, ces marchandises étaient dissimulées dans les sacs d’engrais entreposés dans un magasin », a-t-il étayé.

Mohamadi Compaoré a informé que dans la nuit du 24 au 25 août dernier, entre Tenkodogo et Koupèla, ce sont 1000 cartons de boissons faxe contenus dans deux minicars d’une valeur de 19, 2 millions F CFA qui ont été extirpés des réseaux clandestins. Il a poursuivi que le 28 août 2026, la détermination de ses équipes de contrôle a permis d’intercepter à Samandin 7 cartons de cigarettes et 51 cartons de produits pour chicha camouflés dans des marchandises transportées par un camion, évalués à 13,7 millions F CFA.

Pour le coordonnateur national de la lutte contre la fraude, ces marchandises, entrées sur le territoire sans déclaration douanière ni paiement des taxes réglementaires, représentent une menace directe pour le tissu économique du Burkina.

« Ces pratiques illégales créent une concurrence déloyale majeure, car les entreprises opérant dans la légalité, qui s’acquittent régulièrement de leurs impôts, des droits de douane et contributions au fonds de soutien patriotique se trouvent pénalisées, par
l’inondation du marché par des produits frauduleux vendus à prix cassés », a-t-il renchéri.

Mohamadi Compaoré a martelé que la lutte contre la fraude n’est pas une simple opération administrative ou policière, mais une bataille sacrée pour la protection de la souveraineté nationale et la sauvegarde du tissu économique. Il a conclu que face au trafic illicite de tout genre, la CNLF reste debout et les trafiquants n’auront point de répit.

Mahamadi SEBOGO
Wend-tinbnoma Christelle KALKOUMDO
(Stagiaire)

Bitumage de la route Koudougou-Nandiala-Kindi-Siglé : démarrage des études environnementales et sociales

Dans le cadre de la mise en œuvre de la politique sectorielle en matière de transport au Burkina, il est prévu la réalisation des travaux de construction et de bitumage de la Route départementale n°42 (RD42) Koudougou-Nandiala-Kindi-Siglé, sur un linéaire de 71,8 Km. Selon des sources proches du dossier, en vue de la préparation de ce projet, les études environnementales et sociales ont démarré (…)

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