2e édition des Jeux de l’AES : le Burkina Faso réalise une belle moisson lors de la 3e journée d’athlétisme

La 3e journée de la 2e édition des Jeux de la Confédération des États du Sahel (AES) s’est tenue ce 15 août 2026 au Stade du 4-Août. Au terme des différentes épreuves d’athlétisme, le Burkina Faso s’est distingué par de nombreuses performances, aussi bien chez les hommes que chez les dames, réalisant ainsi une belle moisson.

Chez les hommes, les Burkinabè s’imposent dans plusieurs épreuves. D’abord, au triple saut, le Burkina Faso signe un doublé avec Abdoul Rachid TRAORÉ, premier avec un bond de 14,74 m, suivi de son compatriote Djamal DABIRÉ. Le Nigérien Abdoul Hakim KAKA complète le podium.

Ensuite, au 400 m haies, Ibrahim SAWADOGO s’impose en 36 »69, devant son compatriote Steeve SOUMPOUGDOU et le Nigérien Boubakar OUMAROU.

Par ailleurs, dans l’épreuve de middle-distance/course, Ibrahim SAWADOGO signe une nouvelle victoire en 2’03 »17, devant le Nigérien Moumouni Mamadou et son compatriote Steeve SOUMPOUGDOU.

Enfin, au 3000 m, Ali MOUHSINE s’impose en 9’10 »94, devant Djakaridja TRAORÉ et Razak SAWADOGO, pour un podium entièrement burkinabè.

Chez les dames, le Burkina Faso confirme également sa présence sur les podiums. Du côté des dames, les athlètes burkinabè ont également livré de belles prestations.

Au triple saut, Zalissa ZONGO s’impose avec un bond de 13,02 m, devant sa compatriote Chirifa DJIBO et la Nigérienne Farida Zakari NANA.

Dans le 1500 m, Roukyatou SYLLA remporte l’épreuve en 5’01 »95, suivie de Ornella KABOÉRÉ et de la Nigérienne Farida Zakari NANA.

En revanche, sur le 400 m haies, la Nigérienne Halidou SALAMATOU prend la première place en 1’01 »00, devant les Burkinabè Laurentienne LOUGUÉ et Roxane KONDOMBO.

Enfin, le relais a été marqué par une belle prestation collective, avec notamment Roukyatou SYLLA et Yacouba YÉ pour le Burkina Faso, aux côtés de la Nigérienne Halidou SALAMATOU.

Cette moisson s’est par ailleurs accompagnée de distinctions majeures. Le Burkina Faso a remporté le Trophée de la Meilleure Équipe, tandis que Abdoul Rachid TRAORÉ et Zalissa ZONGO ont été respectivement désignés Meilleur Athlète Masculin et Meilleure Athlète Féminine.

Au terme de cette journée, ces performances confirment la vitalité de l’athlétisme burkinabè et illustrent les valeurs de fraternité, d’excellence et d’intégration portées par les Jeux de l’AES.

DCRP/MSJE

CONCOURS « HAKILI MOUSSO » : 84 jeunes filles à la conquête de l’excellence scientifique

Le Ministre Secrétaire général de la Présidence du Faso, Pr Zakaria SORÉ, Coordonnateur national de l’Initiative présidentielle pour une Éducation de Qualité pour tous (IPEQ), a donné, ce mardi 5 septembre 2026, à Ouagadougou, le coup d’envoi officiel des épreuves du concours de détection des talents scientifiques féminins, dénommé « HAKILI Mousso ». Il était accompagné à l’occasion de la Ministre Conseillère spéciale du Président du Faso, chargée du développement technologique, Dr Floriane OUÉDRAOGO/ZONGO.

Elles sont 84 candidates à prendre part à ce concours de détection des talents scientifiques féminins
Elles sont 84 candidates à prendre part à ce concours de détection des talents scientifiques féminins

Après une semaine d’immersion et de préparation en internat au Lycée scientifique national de Ouagadougou, les 84 candidates sélectionnées à l’échelle nationale ont entamé les épreuves écrites. Titulaires d’un baccalauréat scientifique de la session 2026, ces jeunes filles se mesurent entre elles à travers différentes épreuves et sous-matières en mathématiques, physique et chimie.

Pour la Ministre Conseillère spéciale du Président du Faso, chargée du développement technologique, Dr Floriane OUÉDRAOGO/ZONGO, ce concours HAKILI Mousso est un cadre d’expression pour les jeunes filles
Pour la Ministre Conseillère spéciale du Président du Faso, chargée du développement technologique, Dr Floriane OUÉDRAOGO/ZONGO, ce concours HAKILI Mousso est un cadre d’expression pour les jeunes filles

Valoriser l’excellence et briser les préjugés

« HAKILI Mousso est une vision et une inspiration du Chef de l’État, le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ. Après avoir analysé les résultats du Baccalauréat, il est apparu nécessaire de mettre en lumière les filles qui excellent dans les disciplines scientifiques », a souligné le Coordonnateur national de l’IPEQ à l’issue du lancement. Selon le Pr Zakaria SORÉ, cette compétition offre aux lauréates du baccalauréat un cadre sain d’émulation et d’expression. L’objectif est de susciter en elles des vocations vers les filières techniques et scientifiques au niveau universitaire, tout en déconstruisant le préjugé social qui réserve traditionnellement ces domaines aux hommes.

Des bourses et un accompagnement complet

Pour la Ministre Conseillère spéciale, Dr Floriane OUÉDRAOGO/ZONGO, cette initiative vise avant tout à créer un véritable engouement pour les sciences et à inspirer ces jeunes filles en leur présentant des figures de référence et des mentors.

La candidate Emma Samira BAMBIO se dit confiante sur ses chances dans cette compétition
La candidate Emma Samira BAMBIO se dit confiante sur ses chances dans cette compétition

Elle a par ailleurs précisé que la reconnaissance dépassera le cadre de la compétition. Au-delà des distinctions attribuées aux meilleures, l’ensemble des 84 finalistes bénéficiera d’un accompagnement global comprenant une bourse nationale d’études, le libre choix de la filière et de l’établissement d’enseignement supérieur, un accès garanti à la cité et au restaurant universitaires et une couverture maladie tout au long de leur cursus académique.

Sereine et motivée, Emma Samira BAMBIO, candidate venue de Banfora, a confié aborder les épreuves avec confiance. Elle a exprimé sa gratitude envers le Président du Faso pour cette opportunité offerte aux jeunes filles de faire valoir leurs connaissances.

Selon le Ministre Secrétaire général de la Présidence du Faso, Coordonnateur national de l’IPEQ, HAKILI Mousso est une initiative du Président du Faso visant à valoriser les talents des jeunes filles
Selon le Ministre Secrétaire général de la Présidence du Faso, Coordonnateur national de l’IPEQ, HAKILI Mousso est une initiative du Président du Faso visant à valoriser les talents des jeunes filles

Au terme des épreuves, les cinq meilleures candidates de chaque discipline (mathématiques, physique et chimie) seront récompensées, soit 15 lauréates, tout comme les enseignants ayant formé les lauréates classées premières de chaque matière, soit 3 enseignants à primer.

Direction de la communication de la Présidence du Faso

Espace AES : Pour des frontières au service de la paix et du développement

Le Ministre d’Etat, Ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, le Camarade Emile ZERBO, représentant le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, le Camarade Rimtalba Jean Emmanuel OUEDRAOGO, a présidé, le mardi 15 septembre 2026, à Ouagadougou, la cérémonie officielle d’ouverture de la rencontre de validation et d’adoption d’un Protocole additionnel au Traité portant création de la Confédération des Etats du Sahel, relatif à la coopération transfrontalière, et d’une Décision portant institution d’un cadre de concertation transfrontalier entre les autorités administratives des régions frontalières de la Confédération des Etats du Sahel.
Dans son discours, le Ministre d’Etat, Ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, le Camarade Emile ZERBO, représentant le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, a souligné que cette initiative s’inscrit pleinement dans la vision des Chefs d’Etat du Mali, du Niger et du Burkina Faso de bâtir une Confédération forte, souveraine et résolument engagée en faveur de la sécurité et du développement endogène.
Pour lui, la mise en place de ce mécanisme institutionnel constitue un cadre confédéral dont l’importance n’est plus à démontrer. « Il permettra aux Gouverneurs des régions frontalières de disposer désormais d’un espace formel d’échanges, de coordination et de mutualisation de leurs ressources, de leurs efforts et de leurs actions face aux défis communs, notamment la sécurisation des zones frontalières, la lutte contre le terrorisme et la criminalité transfrontalière, la gestion concertée des ressources naturelles partagées, la facilitation de la libre circulation des personnes et des biens, la promotion du commerce et des échanges économiques entre nos territoires », a-t-il indiqué au nom du Premier Ministre.
Le Ministre d’Etat, le Camarade Emile ZERBO, a, par ailleurs, appelé au renforcement de la coordination entre les autorités administratives des régions frontalières de l’espace de l’AES. Au nom du Chef du Gouvernement burkinabè, il a invité les Gouverneurs à s’approprier pleinement ce mécanisme et à en faire un outil de gouvernance de proximité, capable d’anticiper les crises, de prévenir les tensions et de promouvoir un développement harmonieux des territoires frontaliers.
Pour sa part, le Ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation du Mali, Porte-Parole du Gouvernement, le Général de Brigade Issa Ousmane COULIBALY, a présenté la coopération transfrontalière comme un levier essentiel pour transformer les zones frontalières de l’espace AES en véritables espaces de paix, d’intégration et de développement. « Les frontières constituent des espaces de vie et d’échanges, où les communautés entretiennent depuis des siècles des relations sociales, culturelles, économiques et familiales », a-t-il soutenu.
Selon le Général de Brigade Issa Ousmane COULIBALY, le Protocole additionnel soumis à validation permettra de mieux structurer les relations entre administrations et les collectivités de part et d’autre des frontières, notamment dans les domaines du commerce, de la mobilité, de la gestion des ressources naturelles et de la prévention des conflits.
Le Secrétaire Général du ministère de l’Intérieur, de la Sécurité publique et de l’Administration du Territoire du Niger, Monsieur Ayouba ABDOURAHMANE, a insisté sur la nécessité de renforcer la coopération transfrontalière afin de relever collectivement les défis sécuritaires et socio-économiques auxquels sont confrontés les Etats de la Confédération de l’AES. Il a appelé à dépasser les approches strictement nationales face aux menaces qui affectent les espaces frontaliers. « La mise en place d’un cadre de collaboration entre les autorités administratives permettra notamment de renforcer le partage de renseignements, la surveillance des zones frontalières et la coordination des opérations, tout en favorisant le développement de ces territoires », a-t-il précisé. Pour le chef de la délégation nigérienne, les deux instruments juridiques soumis aux travaux contribueront ainsi à consolider l’intégration, la solidarité et la coopération entre les trois Etats de la Confédération de l’AES.
DCRP/MATM

IIes jeux de l’AES : Pari réussi pour le Etalons en athlétisme

La dernière journée de compétition en athlétisme a été marquée ce mardi 15 septembre par dix épreuves, remportées pour la plupart par les athlètes burkinabè, qui ont ainsi enrichi leur moisson de plusieurs autres médailles d’or.

Avec les titres de meilleurs athlètes et de meilleure équipe, la sélection burkinabè a survolé la compétition d’athlétisme des IIes jeux de l’AES. La consécration est intervenue à l’issue des dernières épreuves disputées ce mardi. Le pays des Hommes intègres a glané 20 nouvelles médailles dont 8 d’or, 8 d’argent et 4 de bronze. Le Niger en a obtenu 10 dont 2 d’or, 2 d’argent et 6 de bronze. Au triple saut féminin, comme il fallait s’y attendre, Zalissa Zongo s’est imposée avec un bond à 13,02m loin devant sa compatriote Chérifa Djibo (12,34m) et la Nigérienne Nana Farida Zakari (10,51m). Le triple saut masculin a été dominé par les Burkinabè Abdoul Rachid Traoré, 1er avec une performance de 14,74m et Djamal Dabiré, 2e avec 14,50m aux dépens du Nigérien Abdoul Rahim Kaka (11,19m).

Le Niger a remporté l’épreuve des 3000m grâce à Oumar Ali Mouchine.

Seules deux médailles d’or ont échappé aux Burkinabè dans les épreuves de courses. Il s’agit de la première place aux 3000m masculin enlevée par le Niger grâce à Oumar Ali Mouchine qui a devancé Djakalia Traoré et Abdoul Razack Sawadogo. Sa coéquipière Salamata Halidou s’est également fait respecter sur les 400m haies féminins en pliant la course avec un chrono de 1’02’’ au grand dam de Lorantine Lougué et de Roxane Kondombo. Les Burkinabè eux, ont pris le dessus sur les 400 m haies masculins à travers Ibrahim Sawadogo (56,69’’) et Steeve Sompoudgou (58,84’’). Babakar Oumarou se contente du bronze. En équipe, le Burkina Faso est monté sur la plus haute marche en remportant le relai 4X100m masculin avec à la clé un record national (48,17’’), le relai 4X100 féminin, le relai composé féminin et le relai composé masculin. Le Niger a occupé le second rang aussi bien au relai 4X100m masculin qu’au relai composé masculin devant l’équipe B du Burkina Faso.

Voro KORAHIRE

INITIATIVE PRÉSIDENTIELLE POUR LA RELÈVE ET LA PROMOTION DE L’ÉLITE SPORTIVE L’ambassadeur pour le Sport lance un tournoi de détection de talents en football

L’Ambassadeur pour le Sport, le Camarade Charles KABORÉ a lancé, le 14 septembre 2026 sur le terrain du Benfica Campus BF, un tournoi de football des moins de 18 ans (U18) prévu jusqu’au 16 septembre prochain et destiné à faire briller les jeunes talents locaux sur la scène internationale.
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‎Initiée par l’Ambassadeur pour le sport, le Camarade Charles KABORÉ, cette session de détection de talents s’inscrit dans le cadre de l’Initiative présidentielle pour la Relève et la Promotion de l’Élite sportive voulue par le Chef de l’État, le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ. Elle rassemble 12 centres de formation et académies de football de renom.
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Chaque match a livré son homme qui a reçu un trophée d’homme du match

‎Durant trois jours, ces jeunes pépites s’affronteront au cours de rencontres intenses pour exprimer leurs talents et techniques en matière football. La finalité est de pouvoir identifier des talents au profit de partenaires internationaux du football.
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‎Pour l’ancien capitaine des Étalons, Charles KABORÉ, cette initiative s’inscrit pleinement dans la vision du Capitaine Ibrahim TRAORÉ avec un double objectif : ouvrir des portes vers le haut niveau à la jeunesse burkinabè et constituer un vivier solide pour renforcer, à terme, l’équipe nationale des Étalons.
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Durant trois jours, les joureurs des différentes équipes montrer et démontrer leurs savoir-faire footballistiques

Sur la pelouse du Benfica Campus BF, les clubs et académies de football que sont Focusport FC, USFA, AS POLICE, AS DOUANES, Olympique de Ouagadougou, Real du Faso, CFFEB, KACIS CLUB, OMEGA FC, AD-DUHA FC, JUNTOS FC et SALITAS, se retrouvent dans un mini tournoi intense.

‎Pour ces pépites de moins de 18 ans, chaque ballon joué représente une opportunité unique de concrétiser un rêve professionnel et de porter haut les couleurs du pays aussi bien au Burkina Faso qu’à l’étranger.
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‎L’Ambassadeur pour le Sport Charles KABORÉ encourage ainsi les jeunes à persévérer dans le travail tout en assurant de la pérennité de ce type de partenariats.
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‎Direction de la communication de la Présidence du Faso

𝐌𝐢𝐧𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐞́𝐧𝐞𝐫𝐠𝐢𝐞 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥’𝐀𝐄𝐒 : 𝐥𝐚 𝐒𝐀𝐌𝐀𝐎 𝐞𝐭 𝐥𝐚 𝐒𝐄𝐌𝐇-𝐀𝐄𝐒 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐮𝐧𝐞 𝐦𝐞𝐢𝐥𝐥𝐞𝐮𝐫𝐞 𝐯𝐚𝐥𝐨𝐫𝐢𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐫𝐞𝐬𝐬𝐨𝐮𝐫𝐜𝐞𝐬

‎Le Camarade Premier ministre, Chef du Gouvernement, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a présidé, ce mardi 15 septembre 2026 à Ouagadougou, l’ouverture officielle de la 8e édition de la Semaine des activités minières d’Afrique de l’Ouest (SAMAO), couplée à la 1re édition de la Semaine de l’Énergie, des Mines et des Hydrocarbures de l’Alliance des États du Sahel (SEMH-AES). Il a appelé à traduire les richesses du sous-sol en emplois, en industries et en progrès social au bénéfice des populations.
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‎Placée sous le thème « Gouvernance des ressources extractives : enjeux géopolitiques, défis et opportunités pour les États africains », cette double rencontre réunit notamment les ministres chargés des secteurs concernés de l’AES, des experts, des investisseurs et des délégations africaines et internationales.
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‎Dans son discours d’ouverture, le Chef du Gouvernement a souligné que la souveraineté exige une maîtrise effective des ressources naturelles. « Mais posséder des ressources ne suffit pas. Le véritable enjeu est de les connaître, de les sécuriser, de les transformer et d’en répartir équitablement les retombées », a-t-il affirmé.
‎Pour concrétiser cette ambition, le Premier ministre a défini quatre exigences : la sécurisation des territoires et des infrastructures, la transformation locale et le contenu local, la maîtrise de la gouvernance et la maîtrise énergétique. Il a insisté sur la nécessité de développer les industries de transformation et d’accroître la participation des entreprises nationales aux marchés et aux approvisionnements. « Il n’y a pas d’industrialisation sans énergie disponible, fiable et abordable », a-t-il rappelé.
‎Le couplage des deux événements traduit, selon lui, la volonté des pays de l’AES de mutualiser leurs forces et de construire des chaînes de valeur au service de leurs économies. Le Chef du Gouvernement a ainsi appelé à passer des orientations aux réalisations, à travers des projets communs, des infrastructures partagées et le renforcement de la recherche, de la formation et de l’innovation.
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‎Dans cette perspective, le Premier ministre a réaffirmé l’ouverture des pays de l’AES aux investisseurs, dans le cadre de partenariats transparents, équilibrés et respectueux de leur souveraineté. Il en a précisé les attentes : « Nous attendons des investisseurs qu’ils contribuent à la création de valeur locale, au transfert de technologies et de compétences, au financement de l’industrialisation et au développement durable de nos territoires. » Il a également insisté sur la protection de l’environnement, la sécurité des travailleurs et la prise en compte des communautés riveraines.
‎Le Chef du Gouvernement a aussi invité les entreprises nationales à se structurer et à renforcer leurs capacités pour capter une part plus importante de la valeur créée. À la jeunesse, il a adressé un appel particulier : « formez-vous, innovez, entreprenez ». Les métiers des mines, des hydrocarbures, de l’énergie et de la transformation industrielle doivent, a-t-il souligné, devenir des espaces de conquête pour les ingénieurs, techniciens, chercheurs et entrepreneurs de l’AES.
‎Le président du comité d’organisation, le Camarade Doulage Sanou, a salué la mobilisation des acteurs autour de cette double édition. Le programme prévoit des panels de haut niveau, des sessions techniques, des rencontres d’affaires, des expositions et des visites de terrain. Les échanges porteront notamment sur la gouvernance et la transformation des ressources minières, l’exploitation artisanale, l’électrification rurale et l’approvisionnement en hydrocarbures. Le Premier ministre en attend des propositions opérationnelles et des projets capables d’accélérer la transformation industrielle et énergétique de l’espace AES.
‎‎À l’issue de la cérémonie, le Chef du Gouvernement a parcouru les allées de l’exposition à la rencontre des acteurs des secteurs minier, énergétique et des hydrocarbures. Au fil des stands, il les a félicités pour leur mobilisation et le savoir-faire présenté au public, tout en les encourageant à poursuivre leurs efforts.
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‎Ces échanges ont été vivement appréciés des exposants, qui ont salué cette marque d’attention du Premier ministre à leur travail. Cette visite a prolongé son appel à la valorisation des ressources par une rencontre directe avec les acteurs qui y contribuent.
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‎𝐃𝐂𝐑𝐏/𝐏𝐫𝐢𝐦𝐚𝐭𝐮𝐫𝐞

Sécurité alimentaire et souveraineté : Le ministre Ismaël Sombié à l’écoute du monde rural du Gulmu

En marge de sa tournée de suivi de la campagne agropastorale 2026-2027, le ministre d’État, ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, Ismaël Sombié, a présidé, dans l’après-midi du lundi 14 septembre 2026, une rencontre d’échange avec les acteurs du monde rural de la région du Gulmu, dans la salle de réunion du Gouvernorat de Fada N’Gourma.

Le gouverneur de la région du Gulmu a invité les  acteurs du monde rural à rester engagés et mobilisés aux côtés des FDS pour la reconquête du territoire.
Le gouverneur de la région du Gulmu a invité les acteurs du monde rural à rester engagés et mobilisés aux côtés des FDS pour la reconquête du territoire.

Le ministre a ainsi tenu à être à l’écoute des producteurs et à s’imprégner de leurs préoccupations afin d’y apporter des réponses. À l’entame de son intervention, il a dit être venu également leur transmettre un message du Président du Faso. Puis, il a invité l’assistance à observer une minute de silence en hommage aux Forces de défense et de sécurité ainsi qu’aux supplétifs de la patrie, saluant leur engagement dans la défense du territoire national. Ismaël Sombié a également salué la résilience des agriculteurs, des éleveurs et des transformateurs, dont l’engagement demeure essentiel à la consolidation de la souveraineté alimentaire. Il a rappelé que les acteurs du monde rural représentent plus de 70 % de la population nationale et constituent, à ce titre, un maillon stratégique de l’économie burkinabè.

Pour le ministre, cette dynamique de transformation du monde rural s’accompagne désormais d’investissements structurants. À Fada N’Gourma, il a notamment évoqué le chantier du nouvel abattoir, présenté comme le plus important des sept abattoirs actuellement en construction au niveau national.

Le renforcement de l’approvisionnement en eau potable figure également parmi les priorités. Le réseau de l’ONEA devrait, selon lui, connaître une augmentation de sa capacité de production afin de répondre davantage aux besoins des populations.

Dans le secteur agricole, il a soutenu que les appuis en intrants ont été considérablement renforcés, avec des volumes distribués multipliés par trois, voire quatre. À cela s’ajoutent le déploiement de forages à grand débit, les investissements dans la pisciculture à travers les cages flottantes, ainsi que la réalisation de forages pastoraux destinés à soutenir l’élevage.

Le ministre a également fait le point sur les aménagements hydrauliques, notamment le curage des barrages engagé dans le cadre du plan d’urgence. Selon ses dires, les travaux, interrompus en raison de l’hivernage, devraient reprendre à la fin de la campagne.

Plus de 7 millions de tonnes de céréales produites

Au-delà des investissements, Ismaël Sombié a mis en avant les résultats enregistrés au cours de la première phase de l’Offensive agropastorale et halieutique, couvrant la période 2023-2025. Dotée d’une enveloppe de 274,9 milliards de FCFA, cette première phase a permis au Burkina Faso d’atteindre un niveau historique de production de plus de 7 millions de tonnes de céréales.

Pour l’année 2025, le taux de couverture des besoins céréaliers s’est établi à 124,6 %, témoignant, selon le ministre, des progrès réalisés dans la quête de la souveraineté alimentaire.

Mais ces performances nationales ne masquent pas les disparités entre les différentes zones du pays. Pour soutenir les ménages vulnérables, près de 57 000 tonnes de céréales ont été mobilisées en 2026 par la SONAGESS.

Le gouvernement entend poursuivre cette dynamique avec le lancement de la deuxième phase de l’Offensive agropastorale et halieutique. Celle-ci bénéficie d’une enveloppe annoncée de plus de 800 milliards de FCFA et élargit son champ d’intervention aux secteurs de l’eau et de l’environnement, avec l’ambition affichée de consolider durablement la souveraineté alimentaire.

Si les acteurs reconnaissent les efforts engagés, ils n’ont pas manqué de faire entendre leurs préoccupations.

Les producteurs et transformateurs ont relevé le coût élevé du crédit ainsi que la complexité des procédures bancaires. Pour plusieurs d’entre eux, l’absence de fonds de roulement suffisamment adapté à leurs activités constitue un frein à la croissance de leurs entreprises. Ils ont ainsi plaidé pour la mise en place d’un mécanisme spécifique destiné à renforcer la trésorerie des unités de transformation agroalimentaire de la région.

La filière élevage connaît, elle aussi, des difficultés. Les éleveurs, particulièrement dans le secteur porcin, ont fait état de maladies récurrentes et de mortalités qui occasionnent d’importantes pertes économiques. Ils souhaitent un renforcement de l’encadrement vétérinaire et un meilleur accès à des intrants de qualité.

Du côté des transformateurs, la demande porte surtout sur la modernisation des équipements, indispensables pour accroître les capacités de production et améliorer la compétitivité des unités locales.

Les acteurs ont dépeint les réalités qu’ils vivent dans leurs domaines d’activités
Les acteurs ont dépeint les réalités qu’ils vivent dans leurs domaines d’activités

Des réponses satisfaisantes apportées

Autre sujet préoccupant : les conséquences de l’insécurité sur les activités commerciales.

Le marché à bétail de Fada N’Gourma, autrefois un important point d’attraction pour les commerçants et acheteurs, fonctionne aujourd’hui au ralenti. L’insécurité a perturbé les circuits commerciaux et inversé certains flux. La baisse de fréquentation par les acheteurs traditionnels fragilise ainsi un pan important de l’économie locale.

Face à cette situation, les acteurs du monde rural ont appelé le gouvernement à maintenir une présence constante à leurs côtés et à renforcer leur écoute afin de mieux accompagner les populations confrontées aux conséquences économiques et sociales de la crise sécuritaire.

Face à ces préoccupations, le ministre d’État, Ismaël Sombié, s’est voulu rassurant. Tout au long des échanges, il a apporté des éléments de réponse aux différentes doléances, en indiquant les mesures déjà engagées et les pistes susceptibles d’être explorées pour surmonter les difficultés exprimées.

La rencontre de Fada N’Gourma aura ainsi permis de rapprocher davantage les décideurs des réalités du terrain. Pour les acteurs du Gulmu, l’enjeu est désormais de transformer les investissements annoncés et les appuis publics en résultats concrets : produire davantage, transformer localement, créer de la valeur et assurer des revenus durables aux populations rurales.

À travers la deuxième phase de l’Offensive agropastorale et halieutique, le gouvernement entend franchir un nouveau cap. Dans le Gulmu comme dans les autres régions du pays, le défi reste le même : faire de l’agriculture, de l’élevage, de la pêche et de la transformation agroalimentaire les piliers solides de la souveraineté nationale.

Adama SAWADOGO

Suivi de la campagne agropastorale 2026-2027 : Le ministre Ismaël Sombié salue la résilience des producteurs à Fada N’Gourma

Au cours de sa sortie de terrain dans la région du Goulmou, lundi 14 septembre 2026, le ministre d’État, ministre de l’Agriculture, des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié, a visité le centre d’exploitation agricole de la maison d’arrêt et de correction et le chantier de l’abattoir frigorifique moderne de Fada N’Gourma. Il a également lancé les travaux de construction de l’adduction d’eau potable de ladite localité.

Les cultures présentent une bonne physionomie dans le Goulmou et la Tapoa et passable dans la Tapoa
Les cultures présentent une bonne physionomie dans le Goulmou et la Tapoa et passable dans la Tapoa

Face aux informations alarmistes véhiculées sur les réseaux sociaux en lien avec les poches de sécheresse dans le pays, le ministre d’État, ministre de l’Agriculture, des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié, a entrepris une tournée dans les régions du Goulmou et du Nakambé pour toucher du doigt les réalités sur le terrain. Pour le premier jour de cette sortie, lundi 14 septembre 2026, le ministre Sombié a d’abord visité le centre d’exploitation agricole de la Maison d’arrêt et de correction (MAC) de Fada N’Gourma. À l’occasion, le directeur régional chargé de l’agriculture du Goulmou, Bassirou Mandé, a soutenu que la campagne agropastorale 2026-2027 s’annonce sous de bons auspices dans leur région, malgré des disparités locales.

« En dépit d’un démarrage étalé entre juin et juillet, selon les provinces, le niveau de la pluviométrie globale est jugé bon, avec une moyenne de 631 mm d’eau déjà enregistrée, des chiffres équivalents à ceux de l’année précédente. Sur les 20 postes pluviométriques suivis dans la région, 10 présentent une situation excédentaire, notamment à Fada, Diabo, Matiacoali, avec des hauteurs d’eau atteignant 750 à 830 mm », a affirmé le directeur régional.

En termes d’opération culturale, a-t-il ajouté, c’est le butage et le traitement phytosanitaire qui sont en cours dans la région.

Sur le plan végétatif, il a confié que les cultures présentent une bonne physionomie dans le Goulmou et la Tapoa et passable dans le Sirba, car le riz est en phase d’épiaison-floraison, tandis que le maïs et le niébé atteignent la maturité. « Si la pluviométrie se maintient jusqu’en fin octobre, nous allons atteindre les prévisions céréalières de la région », a-t-il rassuré.

Afin de soutenir cette dynamique, M. Mandé a précisé que des appuis étatiques consécutifs ont été déployés dans les trois régions de l’Est du pays. « Ce qui a permis d’aménager 420 hectares de bas-fonds, accompagnés de la distribution de 420 tonnes de semences et de 1 100 tonnes d’engrais subventionnés. Un parc de 26 tracteurs a permis de labourer 2 600 hectares au profit des producteurs. La SOBMAP a disponibilisé environ 400 tonnes d’engrais pour la vente à prix raisonnés », a-t-il détaillé.

Des personnes réinstallées appuyées

Suite aux efforts de sécurisation ayant permis le retour de populations dans leurs localités, a-t-il poursuivi, près de 1 000 ménages réinstallés ont bénéficié d’un soutien spécifique en équipements, à savoir des motoculteurs et des intrants.

Les acteurs de la filière viande à s’approprier ce l’abattoir frigorifique moderne de Fada N’Gourma, qui sera bientôt à disposition.
Les acteurs de la filière viande à s’approprier ce l’abattoir frigorifique moderne de Fada N’Gourma, qui sera bientôt à disposition.

À entendre le directeur régional, bien que la campagne agricole soit jugée très bonne dans le Gourma et la Tapoa, quelques poches de sécheresse d’une superficie d’environ 100 hectares de cultures ont été relevées dans la province de la Gnagna, notamment à Bogandé, Thion et Mani. La menace concerne des spéculations comme l’arachide, le niébé et le sorgho.

Faisant cas du centre d’exploitation agricole du centre pénitentiaire de Fada N’Gourma, il a indiqué que, sur un site de 10 hectares, les pensionnaires ont exploité une superficie de 8,55 hectares. Ils y ont produit du maïs (13,5 tonnes attendues), du sorgho (5,3 tonnes), du niébé (1,4 tonne) et du riz (les variétés TS2 et Orylux, avec 2,4 tonnes attendues).

Selon le SG de l’ONEA, Salifou Ouédraogo, Fada N’Gouma ne devrait plus connaître de pénurie avec la mise en service de cette adduction d’eau potable, à partir d’avril 2027.
Selon le SG de l’ONEA, Salifou Ouédraogo, Fada N’Gouma ne devrait plus connaître de pénurie avec la mise en service de cette adduction d’eau potable, à partir d’avril 2027.

Le centre abrite également deux poulaillers d’une capacité totale de 2 500 têtes. Accompagnée par les services techniques de l’agriculture, cette initiative génère une marge brute estimée à plus de 3,3 millions de F CFA. « Une partie des récoltes vient constituer des stocks de sécurité directement affectés à l’alimentation des détenus, réduisant la charge de l’État tout en offrant une formation qualifiante aux pensionnaires », s’est-il réjoui.

Le ministre Sombié a soutenu que l’exploitation agricole de la MAC de Fada illustre la vision gouvernementale d’autonomisation des centres pénitentiaires.

Saluant la résilience des producteurs de Fada et le travail accompli sur ledit site, Ismaël Sombié a rappelé que cette approche s’inscrit dans la refondation du système judiciaire et carcéral, à travers << Faso Bara >>. Il s’agit, selon lui, de transformer les lieux de détention en espaces d’apprentissage et de production pour favoriser une réinsertion sociale réussie et consolider l’autosuffisance alimentaire du Burkina Faso.

À l’échelle nationale, le ministre a précisé que les superficies réellement menacées représentent environ 20 000 hectares sur l’ensemble du territoire national.

Face à ces aléas climatiques localisés, Ismaël Sombié a préconisé la mobilisation de brigades d’irrigation d’urgence équipées de motopompes pour préserver les bas-fonds rizicoles.

« Nous sommes venus voir la réalité sur le terrain pour nous prononcer, et non rester au bureau pendant que certains utilisent des clichés isolés pour alarmer la Nation. Notre souveraineté alimentaire se joue sur le terrain, et les résultats viendront démentir ces prédictions », a-t-il déclaré.

Mettre fin à la pénurie d’eau

Après le centre agricole pénitentiaire, le ministre Sombié s’est rendu sur le chantier de l’abattoir frigorifique moderne de Fada pour s’imprégner de son évolution et encourager les travailleurs à redoubler d’ardeur. Cet ouvrage a une capacité quotidienne d’abattage de 200 petits ruminants, 70 gros ruminants et 40 porcs par jour.

Infrastructures intégrées, le complexe comprend, selon le représentant de l’entreprise, Jean Diarra, des unités d’abattage séparées, un bâtiment administratif, des magasins, un local de sécurité avec infirmerie, une unité de méthanisation et un éclairage intérieur solaire.

Le démarrage de ce bulldozer par le ministre Sombié a marqué le lancé les travaux de l’infrastructure.
Le démarrage de ce bulldozer par le ministre Sombié a marqué le lancé les travaux de l’infrastructure.

Le ministre chargé de l’agriculture a exprimé sa reconnaissance aux Forces de défense et de sécurité (FDS) et aux autorités locales pour la protection du chantier, soulignant le rôle stratégique de l’ouvrage pour l’approvisionnement en viande de la population et des travailleurs de la région.

Il a invité l’entreprise à redoubler d’efforts pour finaliser l’infrastructure dans les délais de 10 mois qui lui sont impartis. Il a également demandé aux acteurs de la filière viande de se l’approprier et d’utiliser des camions frigorifiques afin que le transport et même l’exportation de la viande se déroulent dans de bonnes conditions hygiéniques.

Le ministre Sombié a par ailleurs mis à profit sa présence dans la région pour lancer officiellement les travaux du système d’adduction d’eau potable de Fada N’Gourma. Sur le site, le ministre a assisté à la présentation technique du projet visant à résorber définitivement le déficit d’eau potable de la ville, et partant de la région.

Alors que la capacité actuelle de 4 000 m³/jour (production initiale + forages d’urgence) ne permet pas de couvrir le besoin quotidien de 6 000 m³/jour, l’apport de la nouvelle station (2 200 m³/jour) permettra de combler l’intégralité du déficit et d’assurer une distribution continue au robinet, selon le secrétariat général de l’Office national de l’Eau et de l’Assainissement (ONEA), représenté par Salifou Ouédraogo.

« L’ensemble du réseau sera équipé d’un système de télégestion et de commande à distance. Avec cette infrastructure, Fada ne devrait plus, en principe, connaître de pénurie en eau », a-t-il rassuré.

Face au délai initialement annoncé de 10 mois par les entreprises exécutantes (Ba Hydro, EGCI), Ismaël Sombié s’est montré catégorique : « 10 mois, c’est trop long ! Nous ne pouvons pas laisser les populations affronter la période de forte chaleur (avril, mai, juin 2027) avec le même manque d’eau. Le 15 avril prochain, je viendrai moi-même pour la mise en service du système d’adduction d’eau potable de Fada. »

Le ministre a aussi enjoint les autorités administratives de régler les derniers détails et a exigé un rythme de travail ininterrompu sur le chantier pour garantir le respect de cette échéance.

Adama SAWADOGO

18e Sommet des BRICS : Le Président Xi Jinping participe à la première session et prononce une allocution importante

Dans l’après-midi du 12 septembre 2026, le Président chinois Xi Jinping a participé à la première session du 18e Sommet des BRICS à New Delhi et a prononcé une allocution importante intitulée Assumer ensemble les responsabilités de notre époque pour être une force pionnière.

Au cours des 20 ans écoulés, le BRICS n’a cessé de se développer avec une vitalité et une dynamique forte, devenant la plateforme de coopération la plus influente au monde pour les marchés émergents et les pays en développement. Le Président chinois Xi Jinping l’a indiqué dans une allocution importante intitulée Assumer ensemble les responsabilités de notre époque pour être une force pionnière prononcée à la première session du 18e Sommet des BRICS à New Delhi.

« Ce sont 20 ans d’indépendance et de développement. Les pays du BRICS ont exploré activement une voie de développement adaptée à leurs conditions nationales, donnant l’exemple du renforcement collectif des marchés émergents et des pays en développement. Ce sont 20 ans de solidarité éprouvée. Les pays du BRICS ont répondu ensemble aux défis tels que la crise financière internationale, l’épidémie de COVID-19 et le changement climatique et défendu fermement les intérêts communs du Sud global, apportant de la stabilité et des énergies positives à notre monde. Ce sont 20 ans de coopération fructueuse. Les BRICS ont réalisé un élargissement historique, mis en place une architecture de coopération multidimensionnelle et aux différents niveaux, ouvrant une nouvelle phase du développement de qualité d’une coopération BRICS plus vaste », a-t-il déclaré.

Le Président Xi Jinping a souligné par ailleurs qu’à l’heure de l’accélération des changements inédits depuis un siècle, le Sud global gagne en puissance et l’avènement d’un monde multipolaire devient irrésistible. « Dans le même temps, nous assistons à la montée de l’unilatéralisme et de la politique du plus fort, au bouleversement du multilatéralisme et de l’ordre international et au creusement des déficits de paix, de développement, de sécurité et de gouvernance. Les pays du BRICS doivent se tenir fermement du bon côté de l’Histoire et agir en tant que force pionnière de notre époque pour faire évoluer l’ordre international dans un sens plus juste et plus équitable et construire ensemble une communauté d’avenir partagé pour l’humanité », a-t-il estimé.

Le président chinois a appelé les pays du BRICS à être pionniers dans la promotion du développement innovant. « Nous, pays du BRICS, devons garder l’initiative entre nos mains, renforcer la coopération en matière d’IA et encourager l’open source, l’ouverture, la coopération et le partage, ouvrir de nouvelles perspectives à notre coopération pragmatique et la porter à une nouvelle hauteur. La Chine sera heureuse de voir les pays du BRICS prendre une part active dans l’Organisation mondiale de la coopération en matière d’IA. La Chine lance l’Initiative du BRICS pour une IA au service de l’industrialisation de type nouveau et est prête à travailler ensemble avec toutes les parties pour remporter plus de fruits en matière de R&D et d’application et approfondir la coopération sur les chaînes industrielles et d’approvisionnement », a-t-il déclaré.

Préserver la paix et la stabilité

Xi Jinping a également appelé les pays du BRICS à être pionniers dans la préservation de la paix et de la stabilité. « Nous devons porter la vision de sécurité commune, intégrée, coopérative et durable, rejeter la mentalité de la guerre froide et la confrontation des blocs et nous opposer à la violation de la souveraineté et à l’ingérence dans les affaires intérieures d’autrui. Nous devons participer de manière constructive au règlement des dossiers brûlants et apporter une contribution unique des BRICS à la recherche des solutions qui s’attaquent à la fois aux symptômes et aux racines des problèmes. La Chine entend travailler avec les autres pays membres du BRICS à jouer le rôle qui leur revient pour réaliser la paix et la tranquillité au Moyen-Orient », a-t-il soutenu.

Le président chinois a aussi invité les pays du BRICS à être pionniers dans la promotion de l’inspiration mutuelle entre civilisations. « Nous devons faire rayonner les valeurs communes de l’humanité et plaider pour les échanges, l’inspiration mutuelle et la coexistence harmonieuse entre civilisations. Nous devons valoriser le Forum du BRICS sur les échanges humains et culturels pour partager les expériences en matière de gouvernance et dégager des énergies positives pour un développement stable des relations entre les pays du monde. Il nous faut approfondir la coopération culturelle, touristique et éducative, intensifier les échanges entre nos jeunes et favoriser les visites dans les deux sens pour renforcer la compréhension mutuelle et l’amitié entre nos peuples », a-t-il déclaré.

En marge du Sommet, les dirigeants des pays du BRICS ont visité une exposition de photos commémorant le 20e anniversaire du BRICS, planté ensemble des arbres et pris une photo de famille.

De l’avis du président Xi, les pays du BRICS doivent être pionniers dans la réforme et le perfectionnement de la gouvernance mondiale. « Nous devons suivre la tendance générale de la démocratisation des relations internationales, œuvrer à la construction d’un système de gouvernance mondiale plus juste et plus équitable et défendre l’autorité des Nations Unies. Nous devons soutenir le système commercial multilatéral centré sur l’Organisation mondiale du commerce et rejeter toute forme de mesures protectionnistes. Nous devons orienter la gouvernance mondiale sur les nouvelles frontières telles que le cyberespace, l’espace extra-atmosphérique et la mer profonde pour accroître le droit à la parole des pays du Sud global », a-t-il noté.

Le Président Xi Jinping a par ailleurs appelé à continuer de faire preuve de sincérité, rechercher le terrain d’entente par-delà les divergences, respecter les préoccupations vitales de part et d’autre, et favoriser la compréhension mutuelle et gérer adéquatement les divergences à travers la communication et le dialogue pour assurer un développement solide et de long terme de la coopération BRICS. « La Chine assumera la présidence du BRICS l’année prochaine et tiendra le 19e Sommet des BRICS. Elle est prête à travailler ensemble avec toutes les parties à bâtir le consensus et à envisager l’avenir en vue d’inaugurer une troisième décennie d’or de la coopération BRICS et à ouvrir des perspectives radieuses de prospérité et de progrès partagés », a-t-il laissé entendre.

Les différentes parties ont hautement salué les accomplissements que le BRICS a réalisés dans son développement depuis sa création il y a 20 ans, considérant que le BRICS est doté d’une large représentativité et recèle un énorme potentiel de développement. Elles ont affirmé que face à l’intensification des conflits géopolitiques et à la montée de l’unilatéralisme, les pays du BRICS avaient des responsabilités à assumer pour faire entendre la voix du Sud global, défendre le multilatéralisme, soutenir le rôle central des Nations Unies, préserver l’égalité souveraine de tous les pays, respecter le droit international, s’opposer à l’ingérence dans les affaires intérieures d’autrui, soutenir le libre-échange et répondre ensemble aux défis planétaires. Elles ont souligné la nécessité pour les différentes parties de faire valoir l’esprit du BRICS, d’approfondir leur coopération dans différents domaines, de renforcer la résilience économique et d’œuvrer à l’avènement d’un ordre international plus juste et plus inclusif et à la construction d’un monde multipolaire sûr et prospère. Elles ont salué la contribution importante apportée par la Chine au développement et au renforcement du BRICS et exprimé leur soutien à la présidence chinoise pour l’organisation du 19e Sommet des BRICS en 2027 en vue de porter ensemble la coopération BRICS à de nouvelles hauteurs. Le Sommet a adopté la Déclaration de New Delhi du 18e Sommet des BRICS.

Synthèse de Nadège YAMEOGO

 

 

Collectivités territoriales dans les régions de Oubri et des Koulsé : plus de 14 milliards F CFA investis entre 2011 et 2026

Dans le cadre de la valorisation de ses interventions en faveur des collectivités territoriales, l’Agence nationale d’appui aux collectivités territoriales a organisé une caravane de presse, les 12 et 13 septembre 2026, à Zorgho et à Kongoussi, respectivement dans les régions de Oubri et des Koulsé.

L’Agence nationale d’appui aux collectivités territoriales (ADCT) a poursuivi sa caravane de presse dans les régions de Oubri et des Koulsé. En effet, un Centre de santé et de promotion sociale (CSPS) au secteur 6 et une salle d’archives moderne équipés ont été les sites visités par les caravaniers, samedi 12 septembre 2026, à Zorgho, province du Ganzourgou dans la région de Oubri. Ces deux ouvrages ont été réalisés grâce à l’appui financier de l’ADCT, à travers le Programme pour la résilience, la gouvernance locale et les services de base (PREGOLS), pour un montant global de près de 100 millions F CFA.

D’un coût de 68,9 millions F CFA, la réalisation du CSPS s’inscrit dans la vision de l’Etat, de désengorger les centres de santé et de faciliter l’accès aux soins. Le joyau comprend un dispensaire, deux blocs de latrines à quatre postes, un incinérateur, une maternité en cours de finition. Des travaux complémentaires sont également en cours. Il s’agit notamment de logements, du dépôt pour les Médicaments essentiels génériques (MEG) pour permettre au CSPS d’être fonctionnel en 2027, a confié le Président de la délégation spéciale (PDS) de la commune de Zorgho, Valentin Badolo.

Pour lui, la construction de ces infrastructures va rapprocher les services de soins des populations. Habitante du secteur 6 de Zorgho, Koumbo, a exprimé sa satisfaction pour la construction du CSPS devant couvrir les localités environnantes et désengorger le Centre médical avec antenne chirurgicale (CMA) et les CSPS urbains. A son avis, les femmes enceintes effectuaient de longs déplacements pour leur accouchement. Au niveau de l’hôtel de ville de Zorgho, les journalistes ont pu constater la réalisation de la salle d’archives moderne. Il s’agit d’un bâtiment aménagé à hauteur de 30 millions F CFA.

Selon Valentin Badolo, la construction de l’ouvrage va assurer, entre autres, une bonne conservation des archives municipales et de l’Etat civil. « Le seul bâtiment qui existait servait de bureau, rendant la tâche difficile aux agents », a-t-il expliqué. Selon la directrice régionale de l’ADCT, Hortense Somé, de 2011 à 2026, ce sont 5,1 milliards F CFA qui ont été mobilisés dans la région de Oubri. Ces ressources ont permis la réalisation de 334 projets dans les domaines de la santé, l’éducation et des infrastructures marchandes,
a-t-elle souligné.

452 projets financés dans les Koulsé

La mise en service du CSPS du secteur 6 de Zorgho est annoncée pour 2027.

De 2011 à 2026, l’ADCT a pu mobiliser, aux dires de son directeur régional des Koulsé, Moussa Sigué, plus de 9,3 milliards F CFA pour financer 452 projets orientés vers les secteurs de la santé, l’éducation, l’aménagement des ressources naturelles et
des infrastructures marchandes. Le dimanche 13 septembre 2026, à Kongoussi, chef-lieu de la province du Bam, cette immersion a permis de toucher du doigt l’impact de ces investissements sur le quotidien des populations.

Ainsi, les journalistes ont pu visiter le Centre d’éveil et d’éducation préscolaire (CEEP) réalisé en 2024, au secteur 5 de Kongoussi. D’un coût de 65 millions F CFA, cette infrastructure est composée de trois salles de classe, d’un magasin, d’une clôture, d’un hangar, d’une latrine… Elle vise à augmenter la capacité d’accueil dans le domaine du préscolaire et favoriser la scolarisation des enfants. Le directeur du CEEP, Youssouf Ouédraogo, a reconnu que la réalisation du joyau est la bienvenue, car, les anciens locaux n’étaient pas adaptés à ce type d’encadrement.

Il a indiqué que la construction de l’établissement a permis d’agrandir l’effectif à 100 enfants pour l’année scolaire 2025-2026. L’équipe de caravane a aussi découvert 25 boutiques construites au grand marché de Kongoussi, grâce à l’appui financier de l’ADCT. D’un montant de près de 40 millions F CFA, ces bâtiments dont les attributions ont été effectuées en janvier 2026 vise à améliorer les conditions d’exercice des activités commerciales et accroitre les revenus de la commune.

Le PDS de la commune de Kongoussi, Abel Dayamba, a confié que la réalisation des boutiques est une réponse à la forte pression sur les infrastructures existantes. Il a expliqué que les conséquences de la crise sécuritaire ont occasionné un afflux massif des personnes déplacées internes en ville et la fermeture de certains marchés. Abel Dayamba a soutenu que ces boutiques en location à 15 000 F CFA vont procurer des revenus supplémentaires à la commune au moins 4 millions F CFA par an. Bénéficiaire d’une boutique, Alex Sawadogo, a remercié la délégation spéciale de Kongoussi et son partenaire l’ADCT pour leurs actions qui viennent organiser les espaces du marché.

Aly SAWADOGO