Centre culturel des armées: le ministre des Arts et les créateurs de contenus découvrent les chefs-d’œuvre

Le ministre de la Communication, de la Culture des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo accompagné de ses proches collaborateurs et des créateurs de contenus, a visité, dans l’après-midi du samedi 17 janvier 2026, le centre culturel des armées. Ils ont été reçus par le colonel Evariste Somé, directeur central de la culture et des arts des armées et son équipe.

Quatre sites majeurs ont été visités par les hôtes du jour. Il s’agit du hall de commandement où sont placés les portraits de tous les anciens chefs d’Etat, des ministres chargés de la Défense et des chefs d’Etat-major général des armées. Sur ce site est contée l’histoire de notre pays à travers les différents chefs du commandement militaire.
Dans le deuxième site, sont exposées différentes images qui relatent l’histoire des forces armées nationales allant des outils traditionnels de défense aux armes modernes en passant par les différentes phases d’évolution des forces armées: communautés villageoises de défense, premières forces militaires recrutées par les colons, tirailleurs sénégalais, forces armées indigènes, forces armées des Etats de l’indépendance à nos jours.

Sur le troisième site, sont exposés les armes de guerre allant des armes traditionnelles aux armes industrielles modernes qui racontent le processus d’évolution de l’armement depuis les premiers royaumes à l’Etat burkinabè. Sont aussi exposées les différentes tenues militaires arborées par nos forces armées nationales.

Dans le dernier hall sont exposés des tableaux d’art peints par des artistes-plasticiens militaires et des blessés en opération reconvertis, à travers du matériel récupéré sur le

Dans le dernier hall sont exposés des tableaux d’art peints par des artistes-plasticiens militaires et des blessés en opération reconvertis…

champ de bataille notamment les douilles et autres matériaux. Ces tableaux relatent un pan de l’histoire et de la bravoure des forces armées nationales. Au sortir de la visite, le ministre s’est dit très édifié par toute cette découverte au musée des forces armées nationales. Il a félicité les premiers responsables pour la qualité des œuvres et la charge historique des expositions et a promis une collaboration plus étroite entre son département et le centre culturel des armées.

Le colonel Evariste Somé, à quant à lui saisi l’occasion pour remercier le MCCAT et son équipe, ainsi que les créateurs de contenus pour la visibilité qu’ils donnent aux centre. Il a, par ailleurs, lancé un appel à tous les Burkinabè à venir massivement au centre culturel des armées (situé non loin du Lycée Marien N’Gouabi, sur la RN2) pour découvrir l’histoire inédite du Burkina Faso à travers le musée des forces armées nationales qui dispose d’une bibliothèque et où diverses activités s’y tiennent à savoir des projections cinématographiques, les concerts musicaux, … afin aussi de mieux tisser le lien armée-nation tant prôné par les plus hautes autorités.

Le ministre Pingdwendé a profité du cadre pour échanger avec les créateurs de contenus sur leur collaboration avec le ministère. Il les a remerciés pour tout l’accompagnement à la visibilité des actions gouvernementales en 2025 et a déroulé les activités majeures de 2026 tout en demandant un engagement plus accru pour faire rayonner l’image du Burkina Faso.

DCRP/MCCAT

 

Inhumation du chef de Réo: le fervent défenseur des coutumes repose désormais sur la terre de ses ancêtres

Décédé le 11 janvier dernier, le chef de Réo, Aimé Ossambié Bassolé, a été inhumé le samedi 17 janvier 2026 sur la terre de ses ancêtres. Le ministre de la Santé, Robert Lucien Jean-Claude Kargougou, dépêché par le gouvernement ainsi que des personnalités de divers horizons étaient présents pour la circonstance.

Le chef de Réo repose désormais sur la terre de ses ancêtres dans cette localité, chef-lieu de la province du Sanguié. Décédé le dimanche 11 janvier, son inhumation a eu lieu le samedi 17 janvier 2026. A l’occasion, la ville de Réo a été le lieu de convergence des parents, amis, connaissances et autres proches du chef coutumier qui sont venus pour l’accompagner à sa dernière demeure.

Le ministre de la Santé, Robert Lucien Jean-Claude Kargougou, était également présent pour présenter les condoléances du gouvernement à la famille et proches du défunt. Pour Laurent Bassolé, membre de la famille royale, le départ du chef laisse un grand vide, et au-delà de la ville de Réo, c’est toute la province du Sanguié qui est plongée dans la tristesse. « C’est un monument, un baobab des traditions et de la culture lyélé qui s’en est allé et c’est vraiment une grande perte qui va nous marquer à jamais puisqu’il fût un guide pour toute la communauté », a-t-il témoigné.

Ozona Jean-Marie Bationo est membre de l’Association des chefs gourounsi, une initiative du défunt qui regroupe les composantes des communautés gourounsi de Pô, de Léo, de Tcheriba, de Ouri, de Boura et bien d’autres localités. « Le chef de Réo que nous pleurons a joué un grand rôle dans la mise en place de ce regroupement de chefs traditionnels.

Dans ces moments difficiles que traverse notre pays où le retour aux sources est prôné par nos autorités actuelles, nous avons estimé qu’il était de notre devoir de nous rassembler pour connaître l’identité du gourounsi dans une union fraternelle afin d’envisager l’avenir avec sérénité », fait-il savoir. Il a poursuivi que ce rassemblement a eu lieu en novembre 2025 à Réo au domicile familial du défunt chef et sous son leadership. « Nous attendions beaucoup de lui mais Dieu en a décidé autrement et nous implorons les mânes de nos ancêtres de l’accueillir et de veiller sur sa famille », a jouté M. Bationo.

« Il était notre confident »

Le ministre de la Santé, Robert Lucien Jean-Claude Kargougou, a présenté les condoléances du gouvernement à la famille du défunt.

Pour Rosa Sandrine Bassolé, fille ainée du défunt, la mort de son père l’a dévastée parce qu’il entretenait des relations fusionnelles avec ses enfants. « Il nous a éduqués dans l’amour, l’intégrité et la dignité. Il se comportait comme notre ami et non comme un père au point que nous lui disions tout, pour avoir ses conseils avisés, quelle que soit la situation. Il était notre confident », a-t-elle soutenu.

Elle a affirmé que la douleur est grande mais elles et ses frères sont fiers de ce que leur papa a été pour sa famille, sa communauté et le Sanguié. « Il ne faisait pas de distinction entre ses enfants biologiques et les autres enfants parce qu’il a toujours œuvré pour la cohésion et le renforcement des liens au sein des communautés. Quand quelqu’un venait lui soumettre un problème, il en fait vraiment une préoccupation et même s’il faut faire recours à d’autres personnes pour trouver une solution il le fera. Désormais nous n’avons plus de guide », a-t-elle lâché, les larmes aux yeux.

Les témoignages recueillis montrent que le chef de Réo est un chef traditionnel qui a marqué toute la province du Sanguié par ses initiatives. Il a surtout été un fervent défenseur des valeurs culturelles et un ambassadeur pour le retour des Burkinabè à leurs sources pour le développement endogène prôné par le Président du Faso le capitaine

Ibrahim Traoré.
Beyon Romain NEBIE

beynebie@gmail.com

Littérature : « La fille aux cheveux châtains », un roman de plaidoirie pour briser les préjugés sur l’albinisme

Clément Zongo, journaliste, chroniqueur et écrivain burkinabè, revient sur le devant de la scène littéraire avec son deuxième roman, « La fille aux cheveux châtains ». Lauréat du 2ᵉ prix du Grand Prix National des Arts et des Lettres (SNC 2023), cet ouvrage aborde avec sensibilité et profondeur la condition des personnes atteintes d’albinisme. Dans cet entretien, l’écrivain nous dévoile les coulisses de sa création, son engagement personnel et les messages universels portés par son récit.

Sidwaya (S) : D’où vous est venue l’idée d’écrire ce roman, « La fille aux cheveux châtains » ?

Clément Zongo (CZ) : L’idée est née d’un constat à la fois personnel et sociétal. Depuis l’enfance, j’ai côtoyé des amis aux cheveux châtains et j’ai toujours été interpellé par leur différence. En creusant, j’ai découvert l’histoire tragique de ces personnes à travers les âges et les cultures, marginalisées, diabolisées, voire persécutées. Ces préjugés reposent sur des représentations sociales absurdes. Je me suis demandé, leur sang est-il différent ? Leur âme est-elle albinos ? La réponse est si évidente qu’il était impératif de prendre ma plume pour contribuer à ce combat. Ce roman est ma part de lutte, un appel à regarder au-delà de la peau.

S : L’œuvre a reçu le 2ᵉ prix du Grand Prix National des Arts et des Lettres 2023. Comment avez-vous accueilli cette distinction ?

CZ : Avec une grande joie, bien sûr, mais teintée d’une pointe d’insatisfaction. J’aurais aimé le premier prix, car ce livre est un combat mené avec le cœur, tout comme mon premier roman, « Moah le fils de la folle ». C’est une œuvre de vécu, qui reflète les expériences de notre société, souvent indifférente, voire cruelle. Je remercie le jury pour cette reconnaissance, qui a validé le message porté par le livre. C’est un encouragement à poursuivre sur cette voie, avec l’espoir d’une résonance internationale.

S : Pourquoi avoir choisi ce titre, « La fille aux cheveux châtains », plutôt qu’un terme plus direct ?

CZ : Le mot « albinos » est aujourd’hui tellement commun qu’il frise souvent le péjoratif. Je ne voulais pas verser dans cette facilité lexicale qui peut blesser. J’ai préféré un subterfuge littéraire, une métonymie délicate, « les cheveux châtains ». C’est une façon de contourner l’étiquette pour aller directement à l’humain. L’image de la couverture est assez parlante ; elle invite à une réflexion plutôt qu’à un jugement hâtif. Je préfère d’ailleurs parler de « personnes atteintes d’albinisme », que d’« albinos » tout court.

S : Dans cet ouvrage, vous défendez la cause des personnes atteintes d’albinisme. Qu’est-ce qui vous a motivé à vous intéresser à cette thématique ?

CZ : C’est avant tout une question d’humanité. Ces personnes subissent une double peine : les affres d’une condition médicale avec une sensibilité extrême au soleil, par exemple et le rejet social. On les associe à des croyances mystiques, au diable, simplement à cause de leur pigmentation. C’est une aberration. J’ai écrit pour rappeler que ce sont des êtres humains, avec le même sang, les mêmes aspirations. Ils méritent notre solidarité, pas notre marginalisation. Le roman est un cri pour que la société change son regard.

S : Le livre est préfacé par Salif Keita, icône de la musique mandingue. Pourquoi ce choix ?

CZ : Salif Keita n’est pas seulement une légende de la musique. C’est un symbole fort de ce combat. Lui-même a été victime du rejet et des préjugés en raison de son albinisme. Son parcours, son succès international, démontrent que l’on peut triompher des préjugés. Avoir sa préface, c’est plus qu’un honneur ; c’est un acte très symbolique. Cela envoie un message fort à tous les lecteurs et surtout aux personnes concernées : « c’est possible !». Je rêve même de sa présence à la future dédicace, pour irradier l’assistance de son énergie et de son espoir.

S : Au début du roman, vous mettez en scène Phil et Cathy, et vous parlez de beauté et de beau temps. Quel message portent ces deux personnages ?

CZ : Phil et Cathy incarnent un amour qui transcende les couleurs. Lui est noir, elle est blanche, atteinte d’albinisme. Leur rencontre fortuite et l’amour immédiat de Phil pour Cathy servent de parabole. Je voulais montrer qu’il est possible de tomber amoureux de l’être, pas de son apparence. Leur relation est attaquée à la fois par le monde visible, une société qui rejette Cathy et par le monde invisible, représentant les préjugés ancestraux. A travers leurs doutes, notamment les questions existentielles de Cathy (« M’aimes-tu pour moi ou parce que je suis albinos ? »), et les réassurances constantes de Phil, je brise un mythe, on peut aimer et être aimé pleinement, au-delà de toute différence.

S : De manière générale, quelles sont les grandes thématiques abordées dans cet ouvrage ?

CZ : Quatre thématiques principales structurent le roman. L’amour universel à travers l’histoire de Phil et Cathy, qui est un plaidoyer pour un amour qui dépasse les barrières physiques et sociales. La dénonciation du rejet : Je pointe du doigt les tares d’une société qui marginalise ceux qui sont différents, les privant de solidarité. La critique des traditions et des religions : J’évoque nos traditions africaines et les religions dites révélées, non pour les opposer, mais pour rappeler que leur essence devrait être de rassembler, non de diviser. Dieu n’a pas de religion. Le karma : L’idée que nos actions, bonnes ou mauvaises, nous reviennent. Il s’agit d’une invitation à la responsabilité et à la justice immanente.

S : Quel est le message phare que vous souhaitez véhiculer à travers ce roman ?

CZ : Le message central est un appel à l’empathie et à l’action. Je reprends la belle métaphore d’Amadou Hampâté Bâ : « La beauté du tapis est liée à la diversité de ses couleurs ». Une société monochrome est pauvre et se salit vite. Notre richesse est dans notre diversité. Je demande à chacun de changer son angle de regard, de s’approcher des personnes atteintes d’albinisme, de les comprendre. Aux autorités, je lance un appel : ces personnes ont besoin de soutien concret pour l’accès aux soins, produits de protection et l’inclusion dans la fonction publique, éventuellement par une discrimination positive. Nous devons aussi éduquer nos enfants à vivre avec cette différence pour construire des générations plus fraternelles.

S : Quel appel lancez-vous aux lecteurs qui découvriront bientôt ce livre en librairie ?

CZ : Je les invite à lire ce roman non comme une simple distraction, mais comme une expérience d’introspection. Lisez chaque page en vous mettant à la place de Cathy, de Phil. Imprégnez-vous de leur histoire. Si vous en sortez inchangé, avec le même regard méfiant ou distant, c’est que la lecture n’a pas été complète. Mon souhait est que cette graine de récit suscite d’abord de la sympathie, puis de l’empathie cette capacité à se mettre à la place de l’autre. Que chaque lecteur devienne, à sa mesure, un ambassadeur de cette cause. Le livre sera disponible à la Librairie Jeunesse d’Afrique, à Mercury, ou directement auprès de moi. Je suis ouvert à tous les retours, ils me feront grandir.

S : Vos lecteurs peuvent-ils s’attendre à une troisième œuvre ?

CZ : Absolument. Un troisième roman est déjà écrit. Il est actuellement en compétition pour la SNC 2026, c’est pourquoi je ne peux en dévoiler le titre ni le sujet. J’espère qu’il touchera le cœur comme les précédents. Parallèlement, je travaille à l’édition de mes chroniques journalistiques sous forme de recueils. Le premier tome, qui retracera mon parcours de chroniqueur à travers 40 textes sélectionnés, paraîtra très prochainement. Le chemin de l’écriture, sous toutes ses formes, se poursuit.

Gustave KONATE
(Collaborateur)

 

Guinée: Mamadi Doumbouya investi Président de la République

Le général Mamadi Doumbouya a été officiellement investi Président de la République de Guinée, samedi 17 janvier 2026, en présence de plusieurs chefs d’Etat et de gouvernement africains.

Le Président de la Transition guinéenne, le général Mamadi Doumbouya, victorieux dès le premier tour de l’élection présidentielle du 28 décembre 2025, avec 86,72 % des suffrages, a été investi dimanche 17 janvier 2026. La cérémonie de prestation de serment a eu lieu dans l’enceinte du stade général Lansana-Conté de Conakry en présence d’une foule mobilisée et de nombreux chef d’Etat.

Présidant l’audience solennelle, le président de la Cour suprême, Mamadou Sylla, a rappelé les prérogatives constitutionnelles du chef de l’Etat, notamment en matière de politique extérieure, de négociation et de ratification des traités internationaux, ainsi que d’accréditation des ambassadeurs appelés à porter la voix de la Guinée sur le plan international. Il a exhorté le nouveau président investi à gouverner dans « la vérité, la justice et l’exigence morale ». Le président de la Cour suprême a invité également Mamadi Doumbouya à rester attentif à la souffrance des populations les plus modestes et à refuser « l’écume enivrante des rapports officiels », au profit d’une immersion constante dans les réalités du pays.

« Gouverner, c’est relier la terre de nos ancêtres aux aspirations les plus élevées de liberté et de dignité », a déclaré le président de la Cour suprême.
A la suite de son investiture, le chef de l’Etat, Mamadi Doumbouya a appelé à l’unité nationale, à une gouvernance participative et à la pleine implication des femmes et de la jeunesse dans le développement de la Guinée. Il a réaffirmé sa volonté d’investir dans l’éducation, la formation et la création d’emplois.

Il s’est engagé à gouverner avec intégrité, justice et responsabilité et à bâtir des institutions crédibles et une nouvelle culture politique fondée sur la compétence et l’exemplarité.

Mamadi Doumbouya avait pris le pouvoir le 5 septembre 2021 à la suite d’un coup d’Etat ayant conduit à l’arrestation du Président Alpha Condé. Son investiture marque le retour à un ordre constitutionnel en Guinée, après quatre ans de Transition.

Synthèse de Soumaïla BONKOUNGOU

 

Situation nationale: la Ligue des élèves réaffirme son soutien au président du Faso

Des centaines d’élèves de Ouagadougou, à l’initiative de la Ligue des élèves, se sont rassemblés le samedi 17 janvier 2026 à Ouagadougou, pour un meeting de soutien aux actions du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, notamment sa politique éducative de qualité en faveur des jeunes.

Le gouvernement du Burkina Faso a annoncé une tentative de déstabilisation déjouée le samedi 3 janvier 2026. La Ligue des élèves de Ouagadougou a organisé un meeting afin de saluer la vigilance, le professionnalisme et le patriotisme des forces de défense et de sécurité pour avoir déjoué les complots, anticiper les menaces et protéger la souveraineté du Burkina Faso. L’initiative, qui a aussi mobilisé des immergés et des étudiants, a eu lieu dans la soirée du samedi 17 janvier 2017, à Ouagadougou.

Selon le président de la Ligue des élèves de Ouagadougou, Abdoul Mouhaïminou Ouédraogo, face aux défis historiques que traverse le Burkina Faso, l’organisation renouvelle son soutien au président du Faso, pour le combat courageux qu’il mène en faveur d’un Burkina libre et souverain. Il a salué l’engagement des leaders de la CNAVC, pour leur soutien aux autorités. « Leur engagement renforce la mobilisation populaire et la cohésion autour de l’essentiel : la survie et la dignité du Burkina Faso », a-t-il expliqué.

A tous les élèves du Burkina Faso, la Ligue a lancé un appel ferme à la discipline, le travail, la conscience patriotique et le refus de la manipulation. Pour le président des immergés, Abdoul Rachid Guétikila, la résistance se fait aussi dans les salles de classe, dans les amphithéâtres, dans le respect des règles et dans l’engagement intellectuel au service de la Nation. Un vibrant hommage a également été rendu aux martyrs et aux Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) qui continuent de se sacrifier pour la sécurité de la Nation. Par ailleurs, les élèves ont également félicité le nouveau ministre de l’Enseignement secondaire et exprimé leur disponibilité à l’accompagner pour la réforme du système éducatif afin de répondre aux réalités du pays.

Valentin KABORE
(Collaborateur)

 

 

 

 

Burkina : le procès pour corruption impliquant des magistrats et d’autres prévenus renvoyé au 2 février, leurs demandes de liberté rejetées

Le procès mettant en cause des magistrats, des douaniers et des avocats, poursuivis pour des faits de corruption d’agent public, de divulgation d’identité de témoin et de blanchiment de capitaux, ouvert vendredi, 16 janvier  2026, au TGI de Koupéla, a été renvoyé pour jugement au 2 février 2026 devant la même juridiction. Les requêtes de mise en liberté provisoire ont été rejetées.

Acceptation de cadeaux indus, corruption d’agent public, divulgation d’identité de témoin, détention d’arme à feu, blanchiment de capitaux et trafic d’influence figurent, entre autres, parmi les chefs d’accusation retenus contre les prévenus, dont des magistrats.

Tous ont comparu le vendredi 16 janvier 2026 devant le Tribunal de grande instance de Koupéla, a constaté l’AIB.

Après une première suspension de 20 minutes sollicitée par la défense pour concertation, l’audience a repris avec une demande de renvoi du dossier sous huitaine. Le parquet n’y a pas trouvé d’inconvénient.

À l’appui de cette requête, les parties ont invoqué la nécessité pour les conseils de mieux s’approprier le dossier, conformément à l’article 321 du Code de procédure pénale, qui dispose que « si le dossier n’est pas en état de recevoir jugement, il est renvoyé à une date ultérieure ».

« Comment défendre des prévenus dont on ne maîtrise pas le dossier ? », s’est interrogée Me Antoinette Ouédraogo, avant d’ajouter que juger ces acteurs dans ces conditions, « c’est les envoyer dans un couloir sans limite ».

 

Si les parties se sont accordées sur le principe du renvoi, la date et la forme de celui-ci ont donné lieu à de longs débats entre le parquet, le siège et la défense, entraînant une nouvelle suspension de l’audience de 20 minutes.

À l’issue de cette pause, le tribunal a décidé de renvoyer l’affaire pour jugement au 2 février 2026.

Les principes de l’article 321 ayant été actés, une longue plaidoirie s’ensuivit sur les demandes de mise en liberté provisoire des mis en cause et de dégel des comptes de plusieurs d’entre eux.

Selon les avocats de la défense, la détention doit rester une exception. Ils ont soutenu que leurs clients sont disposés à comparaître librement afin de défendre leur honneur et que leur mise en liberté n’affecterait ni la suite de la procédure ni la manifestation de la vérité.

Ils ont également affirmé qu’elle n’entraînerait aucune subornation de témoins.

Les conseils ont en outre souligné que plusieurs décisions judiciaires, dépendant de la situation de certains mis en cause, sont en attente et que l’acceptation de leurs requêtes soulagerait de nombreux justiciables.

Pour le Procureur, bien que les garanties de représentation des prévenus et l’absence de risque de pression sur les témoins soient reconnues, la mise en liberté ne saurait être accordée, car elle pourrait engendrer des troubles à l’ordre public.

Il a également estimé qu’une telle mesure susciterait un sentiment d’injustice au sein de l’opinion publique.

Bobo-Dioulasso: le CHU de Pala annonce l’ouverture de 10 spécialités médicales .

Le Centre hospitalier universitaire de Pala (CHU-P), à Bobo-Dioulasso, annonce l’ouverture officielle de plusieurs consultations de spécialités médicales et chirurgicales à compter du vendredi 23 janvier 2026. L’information a été rendue publique par le Directeur général de l’établissement, Ounanalini Thiombiano, dans un communiqué daté du 16 janvier 2026.

Ces nouvelles prestations concernent, entre autres, la médecine générale, la dermatologie, la pneumologie, la rhumatologie, la psychologie ainsi que des spécialités chirurgicales telles que la chirurgie générale et viscérale, l’orthopédie-traumatologie, la neurochirurgie, l’urologie et l’ORL. Cette initiative vise à renforcer l’offre de soins, en complément des services de gynécologie et de pédiatrie déjà disponibles.

Les prises de rendez-vous débutent le 22 janvier 2026, sur place ou par téléphone aux numéros : 50 95 16 16 et 50 95 17 17.. Les consultations se tiendront du lundi au vendredi, de 7h30 à 17h30. Les services d’urgence ne sont toutefois pas encore opérationnels.

Sidwaya.info

Finance: Dakar accueille la 1ère édition du Forum sur la Titrisation

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Magazine économique et financier de référence au Sénégal, Le Marché œuvre depuis plusieurs années à susciter le débat et à éveiller l’intérêt autour des grandes mutations et des enjeux économiques majeurs. C’est dans cette dynamique que le magazine met en œuvre le concept Dakar Business Connect (DBC), une initiative visant à explorer des thématiques clés de l’économie et de la finance, en donnant la parole à des professionnels et à des références reconnues dans leurs domaines respectifs.

Pour cette première édition, prévue le samedi 17 janvier 2026 à l’Axil Hôtel de Dakar, le thème retenu est : « La titrisation et le financement du développement : opportunités, enjeux et perspectives ». Deux panels sont au programme. Le premier portera sur « La titrisation : un levier stratégique pour le financement des infrastructures et des politiques publiques ».

Le second s’intéressera à « La titrisation et le secteur privé, en tant qu’outil pour accélérer la croissance des entreprises et dynamiser les marchés financiers ». En complément de ces panels, une Keynote permettra d’explorer en profondeur les enjeux et les atouts de la titrisation. Des Masterclass et des ateliers pratiques offriront également l’opportunité de revenir sur les récentes opérations de titrisation couronnées de succès dans l’espace UEMOA.

« L’objectif de cette première édition est de clarifier le concept de la titrisation et son utilité dans le financement du développement. Il s’agira également de mettre en lumière les opportunités qu’elle offre aux États, aux entreprises, aux banques et aux investisseurs institutionnels, tout en identifiant les contraintes, les risques et les prérequis nécessaires à un recours efficace et soutenable à cet outil financier », a déclaré Dr Abdou Diaw, directeur de publication et fondateur du magazine Le Marché. Selon lui, ce rendez-vous, qui se veut pérenne, ambitionne de stimuler le débat économique et financier tout en établissant un cadre d’échanges structuré entre les différents acteurs de l’écosystème.

Contacts :
Mme Aissatou DIOP
Tél : +221 77 539 80 28
E-mail : rhanbsyhancisse16@gmail.com

 

La Chaire UNESCO « Eau, Femmes et Pouvoir de Décisions » célèbre ses 20 ans d’impact

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La Chaire UNESCO « Eau, Femmes et Pouvoir de Décisions » (CUEFPOD) célèbre, en 2026, ses vingt années d’engagement en faveur de l’égalité des chances, du développement durable et de la paix. Cet anniversaire a été officiellement marqué le dimanche 11 janvier 2026 en Côte d’Ivoire par une messe d’action de grâce, consacrant l’entrée de l’institution dans son année jubilaire.

Créée le 11 janvier 2006 sous l’égide de l’UNESCO et dirigée par sa titulaire, Madame Euphrasie Kouassi Yao, la CUEFPOD place cette année commémorative sous le thème : «20 ans d’innovations et d’impact avec l’approche genre et développement ». Les activités marquant ce vingtième anniversaire ont débuté le samedi 10 janvier 2026 par un temps de recueillement spirituel dans le village d’Assouba, dans la région du Sud-Comoé, à l’occasion d’une récollection organisée par la Communauté Mère du Divin Amour. Conduite par Madame Euphrasie Kouassi Yao, l’équipe de la CUEFPOD s’est réunie pour rendre grâce pour le chemin parcouru et confier à Dieu cette année symbolique. Le lendemain, dimanche 11 janvier 2026, date anniversaire de la création de la Chaire, une messe d’action de grâce a officiellement lancé l’année jubilaire.

Vingt ans de réalisations au service du genre, de la paix et du développement

En deux décennies, la CUEFPOD s’est imposée comme un acteur de référence dans la promotion du genre, de la paix et du développement à travers des initiatives structurantes, parmi lesquelles :

  • COCOFCI – Compendium des Compétences Féminines de Côte d’Ivoire : programme présidentiel initié par S.E.M. Alassane Ouattara et mis en œuvre par la Chaire. Il recense plus de 19 000 compétences féminines et a été récompensé par le Prix du PNUD en 2018. Le modèle est déjà répliqué en Guinée et au Bénin, avec six autres pays en cours.
  • La formation en ingénierie du genre : première formation certifiante francophone en genre et développement, ayant formé plus de 500 expert·e·s dans 11 pays sur trois continents.
  • CREA-PAIX – Communautés régionales pour l’autonomisation et la paix : mouvement citoyen international créé en 2019, actif dans 27 pays, mobilisant plus de 2 500 bénévoles et impactant près de 25 millions de personnes à travers le monde.
  • Le Master en Genre, Économie et Gestion durable de l’eau, programme pionnier en Afrique francophone, développé en partenariat avec l’Université Félix Houphouët-Boigny, avec plus de 180 diplômé·e·s formé·e·s en trois promotions.
  • LA BASE – Banque d’Amour et de Solidarité Efficace, initiative née pendant la pandémie de COVID-19 pour renforcer la solidarité, la cohésion sociale et la consolidation de la paix.
  • La maison d’édition « Égalité des chances », créée en 2024, dédiée à la valorisation des savoirs, de la recherche et de l’expression des femmes et des jeunes.

Une année jubilaire tournée vers l’avenir

Ces acquis ont fait de la CUEFPOD un espace de production de savoirs, d’influence normative et de transformation sociale, au service des États, des institutions internationales et des sociétés civiles.

Tout au long de l’année 2026, plusieurs activités commémoratives, scientifiques et institutionnelles viendront rythmer cette célébration. Elles offriront des espaces de dialogue, de capitalisation et de projection stratégique, en vue de renforcer les partenariats et de tracer les perspectives des prochaines décennies d’action.

En célébrant ses 20 ans, la CUEFPOD réaffirme sa mission fondatrice : « contribuer, par le savoir, l’action et le leadership éthique, à la construction d’un monde plus juste, plus inclusif et plus paisible ».

T.K.

Coopération bilatérale: vers un renforcement de l’axe Ouagadougou–Tripoli Ouagadougou, le 16 janvier 2026

Le ministre des Affaires étrangères, Son Excellence Monsieur Karamoko Jean Marie TRAORÉ, accompagné du ministre délégué, Madame Bêbgnansgna Stella Eldine KABRÉ/KABORÉ, a reçu en audience, le jeudi 15 janvier, le Chargé d’Affaires de l’ambassade de la Libye au Burkina Faso.

Selon Monsieur Khaled Abdelhady Ibrahim Mohamed, cette visite s’inscrit dans une dynamique de revitalisation de la coopération bilatérale entre le Burkina Faso et la Libye, deux pays unis par des relations historiques d’amitié, de solidarité et de fraternité.
À cette occasion, le diplomate libyen a souligné l’importance de maintenir un dialogue permanent afin de consolider et de renforcer les relations entre les deux États.
« Nous devons travailler à préserver le dialogue et à consolider nos relations », a-t-il déclaré.
Il a par ailleurs réaffirmé la volonté de son pays, de collaborer avec le Burkina Faso en vue d’obtenir des résultats plus concrets dans des domaines de coopération tels que l’économie, le commerce et le transport aérien.
Dans cette perspective, il a proposé l’ouverture d’une ligne aérienne directe entre Ouagadougou et Tripoli afin de stimuler les échanges commerciaux entre les deux pays.
Le ministre des Affaires étrangères a salué cette proposition ainsi que la démarche constructive du diplomate libyen.
Il a indiqué que le Burkina Faso demeure engagé à entretenir un dialogue continu avec la Libye et à travailler de concert avec les autorités libyennes pour donner un nouveau souffle à la coopération bilatérale.
« Il existe un fort potentiel à exploiter et nous devons œuvrer dans ce sens », a soutenu le Chef de la diplomatie burkinabè.
A cette audience le Chef de la diplomatie burkinabè et le Chargé d’Affaires de l’ambassade de la Libye, ont rappelé la noblesse de la lutte révolutionnaire menée par le Guide libyen, Mouammar KADHAFI, pour la souveraineté et la libération de l’Afrique, estimant que sa disparition constitue une grande perte pour le continent africain.
Dans le meme esprit, ils ont salué la vision souverainiste portée par le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORE, et souligné l’imperieuse nécessité de protéger nos leaders révolutionnaires contre les forces impérialistes.
DCRP/MAE