Eau potable, hygiène et assainissement : une étude en validation pour un meilleur financement du secteur

L’ONG WaterAid, en partenariat avec le Centre d’information, de formation et d’Etudes sur le budget (CIFOEB), a organisé un atelier de restitution et de validation des résultats d’une étude menée sur l’évolution des financements du secteur de l’eau potable, de l’hygiène et de l’assainissement, mardi 9 décembre 2025, à Ouagadougou.

Pour un meilleur financement en faveur du secteur de l’eau potable, de l’hygiène et de l’assainissement (EAH), l’ONG WaterAid, en partenariat avec le Centre d’information, de formation et d’études sur le budget (CIFOEB), a mené une étude rétrospective et prospective en 2023. Un atelier de restitution et de validation de cette étude actualisée s’est tenu, mardi 9 décembre 2025, à Ouagadougou. Selon le représentant du directeur pays de WaterAid, Célestin Pouya, la validation du rapport va permettre d’accompagner les parlementaires pour le vote du budget et également d’avoir une situation de référence au niveau du ministère de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement et de tous les partenaires.

Il a fait savoir que l’un des grands défis majeurs pour le gouvernement burkinabè est de mobiliser les ressources financières pour le développement. « Avec la situation que nous vivons, la diminution des contributions extérieures sur le plan financier doit être une grande opportunité pour le Burkina Faso pour se ressaisir, planifier, budgétiser et mobiliser le maximum de ressources financières qu’il faut pour l’eau, l’assainissement et l’hygiène au niveau national », a confié M. Pouya. Il a indiqué que l’étude commanditée par WaterAid auprès du CIFOEB a porté sur la loi de finances et les autres contributions nationales.

Du rapport présenté par la chargée des études analyses et de la recherche action du CIFOEB, Aïda Dao, il ressort que malgré que les efforts de l’Etat et ses partenaires en matière d’accès à l’eau potable, l’hygiène et l’assainissement, les résultats escomptés ne sont toujours pas au rendez-vous. « Nous constatons que la couverture nationale liée à l’accès à l’eau potable a atteint 78,4%, mais cela cache aussi des inégalités. Quand on regarde le milieu urbain et celui rural, il y a des divergences », a révélé Mme Dao. Elle a indiqué que dans le milieu urbain, le taux est de 91,7% et en milieu rural 71,5%.

En matière d’assainissement, 28,6% seulement des Burkinabè disposent des services améliorés avec un taux de 39,4% en zone urbaine et de 23,4% celle rurale. Ces résultats témoignent à son avis, qu’il y a des défis « énormes » à relever en vue d’atteindre l’Objectif de développement durable 6 (ODD6). Elle a fait savoir que l’EAH, a été financé par le budget de l’Etat à travers les lois de finances, les Comptes d’affectation spéciale du trésor (CAST) et le financement direct.

Des efforts consentis

La chargée des études analyses et de la recherche action du CIFOEB, Aïda Dao, a souhaité, entre autres, l’amélioration des contributions du secteur privé afin de disposer de meilleurs indicateurs

Pour elle, l’évolution de ces instruments sur la période de 2017 à 2024, fait ressortir un boom du financement direct extérieur en matière du WASH (Eau, assainissement et hygiène) en raison de la pandémie de la COVID-19. Elle a poursuivi qu’à partir de 2023, le financement extérieur dans le secteur a connu une baisse liée aussi au contexte actuel du Burkina Faso. « Mais nous avons constaté qu’entre 2023 et 2024, le financement direct du WASH a connu un boom entraînant par la même occasion une amélioration du financement global du secteur.

Cela a contribué à élever le montant global du financement du secteur qui est passé de 77,9 milliards F CFA en 2023 à 123,8 milliards F CFA en 2024 », a-t-elle relevé. Selon la chargée des études, analyses et de la recherche action du CIFOEB, en considérant les ressources financières orientées vers le WASH social, l’Etat a couvert les besoins en WASH en moyenne de 3 022 F CFA par habitant et par an sur la période de 2017 à 2024. Les dépenses annuelles par habitant sont passées de 3 192 F CFA en 2017 à 4 343 F CFA en 2024, soit une amélioration de 0,45%.

Elle a, par ailleurs, indiqué que plus de 52 % du financement du WASH volet social a été orienté vers le milieu rural contre 47,3% pour le milieu urbain, ce qui traduit une adéquation avec la réalité. « Quand on regarde aussi les indicateurs, on sent qu’il y a beaucoup plus de défis en milieu rural qu’urbain », a expliqué Mme Dao. Elle a aussi confié que le financement social en milieu rural connait une amélioration depuis 2021 contrairement à celui urbain.

Le secteur de l’assainissement et de l’hygiène a bénéficié d’un peu plus d’attention en milieu rural qu’en milieu urbain jusqu’en 2021, a soutenu Mme Dao. « Donc, on constate que de plus en plus, les priorités sont orientées vers le milieu rural dans une optique d’améliorer les indicateurs dans ce secteur », a-t-elle mentionné. L’étude a permis de formuler des recommandations à l’endroit des parties prenantes.

Il s’agit, entre autres, d’accroitre les allocations au profit du secteur afin de satisfaire les engagements budgétaires, de prendre des dispositions de sécurité pour la réalisation des infrastructures WASH dans les zones à fort défis sécuritaire, élargir l’assiette parafiscale de la contribution financière en matière d’eau pour une prise en charge endogène et adéquate des besoins en WASH. Elle a également souhaité d’améliorer la traçabilité des flux financiers destinés au secteur de l’eau, l’hygiène et l’assainissement par la production de données par tous les acteurs intervenant dans le secteur.

Aly SAWADOGO

3e Forum national des droits humains: la mise en œuvre des recommandations examiné

La Commission nationale des droits humains a organisé, une rencontre pour la revue à mi-parcours des recommandations du 3e forum national des droits humains, le mardi 9 décembre 2025, à Ouagadougou, sur le thème : « Contribution des défenseurs des droits humains à la Révolution progressiste populaire (RPP) ».

La Commission nationale des droits humains (CNDH) veut s’assurer de la bonne mise en œuvre des recommandations issues du 3e Forum national des droits humains qui a eu lieu en décembre 2024. A cet effet, elle a tenu une rencontre en vue d’examiner, à mi-parcours, les recommandations dudit Forum, mardi 9 décembre 2025 à Ouagadougou. La rencontre a regroupé l’ensemble des partenaires de la CNDH et a été présidée par la première responsable de l’institution, Gonta Henriette Dah.

Elle a fait savoir que le 3e Forum a permis d’aborder les défis majeurs auxquels, le Burkina Faso fait face et de dégager des recommandations fortes. En plus, les participants ont adopté une déclaration finale qui, a-t-elle soutenu, demeure une feuille de route dans la dynamique de promotion et de défense des droits fondamentaux.

Toutefois, a-t-elle rappelé, comme toute action de plaidoyer pour des politiques publiques, l’élaboration des recommandations n’est qu’une première étape. Leur mise en œuvre et suivi rigoureux constituent la véritable mesure de leur impact.

« C’est pourquoi, la CNDH a jugé indispensable d’organiser cette revue à mi-parcours », a expliqué Gonta Henriette Dah. Elle a ajouté que la rencontre s’inscrit dans la double logique du suivi-évaluation participatif et la capitalisation continue des acquis, ajoutant qu’il est un moment privilégié pour mesurer collectivement les progrès réalisés, identifier les obstacles persistants et orienter les actions futures.

Pour ce faire, la présidente de la CNDH a insisté sur la nécessité de renforcer les synergies entre les défenseurs des droits humains, les autorités, les partenaires techniques et financiers ainsi que la société civile pour améliorer la dynamique de protection et de promotion des droits humains au Burkina Faso. Du reste, dans un contexte de crise sécuritaire et de mutation sociale, la CNDH veut bien une place où continuer à alerter, sensibiliser et plaider en faveur de la promotion, la protection et la défense des droits humains.

La conseillère politique de l’ambassade de la République fédérale d’Allemagne, Annie Höhne, a salué le travail constant et la résilience institutionnelle de la CNDH, dans ses actions de promotion des droits humains. Elle a mis en avant la capacité de l’institution à rassembler des acteurs divers autour d’un objectif commun et à créer, au fil des années, des espaces de dialogue indispensables, en faveur de la promotion des droits humains. Pour Annie Höhne, cette revue à mi-parcours est une illustration concrète du rôle pivot que joue la CNDH dans le suivi des recommandations.

« La contribution des défenseurs des droits humains demeure essentielle. Leur travail d’alerte, de sensibilisation et de médiation constitue un pilier indispensable pour accompagner durablement la transformation sociale du pays », a-t-elle indiqué. Souhaitant des échanges riches et constructifs afin de permettre une mise en œuvre renforcée des recommandations, Mme Höhne a réaffirmé l’engagement de l’ambassade de l’Allemagne à accompagner la CNDH dans la promotion des droits humains pour le renforcement des institutions nationales de droits humains.

Oumarou RABO
Fatimata ZOUNGRANA
(Stagiaire)

Ecole nationale d’administration et de magistrature : 1 290 compétences pour relever les défis du service public

L’Ecole nationale d’administration et de magistrature a organisé la cérémonie de sortie officielle de 1 290 énarques de la promotion 2023-2025, mardi 9 décembre 2025, à Ouagadougou. A cette occasion elle a procédé à l’inauguration de 5 infrastructures offertes par l’Etat et des opérateurs économiques.

La promotion 2023-2025 de l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (ENAM) est prête à servir la nation. Baptisée, « Souveraineté », la cuvée, forte de 1 290 énarques est officiellement sortie, mardi 9 décembre 2025, à Ouaga- dougou, en présence du Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo. Au cours de la cérémonie organisée à cette occasion, le délégué et représentant des énarques, Pascal Tiendrebeogo, au nom de ses camarades, a salué les efforts du gouvernement, de la direction générale et des partenaires privés de l’ENAM.

Il a indiqué que cette cérémonie consacre l’achèvement d’un parcours de formation d’une durée de 18 ou 21 mois pour certains et de 24 ou 36 mois pour d’autres. Il a précisé que leur passage dans ce temple du savoir a été marqué par l’effort constant, le sens du sacrifice, la résilience face aux exigences académiques et un processus continu d’apprentissage et de perfectionnement. « Nous sortons enrichis, grandis, transformés, armés et prêts pour servir notre pays. En effet, à l’ENAM, au-delà des lois, des procédures et des techniques administratives, nous avons appris la discipline, le sens du devoir citoyen, l’abnégation au travail et l’humilité dans le service public », a-t-il déclaré.

Le directeur général de l’ENAM, Jacob Yarabatioula, pour sa part, a confié que l’ENAM est une école de prestige, d’excellence et d’innovation rayonnant sur le plan national, sous régional et international. Il a souligné que cette promotion qui compte 1 290 stagiaires est issue des cycles A, B et C regroupés au sein des 19 filières 53 sections et réparties dans 5 départements.

ENAM allie prestige et excellence

La promotion souveraineté a porté son choix sur l’agent judiciaire de l’Etat, Karfa Gnanou, comme une personnalité Enarque.
A son tour, M. Gnanou s’est réjoui du choix des étudiants qui ont trouvé à son parcours professionnel une source d’inspiration et à sa modeste personne une référence morale et professionnelle.

La présence du Premier ministre (droite) à la sortie de promotion des énarques traduit l’importance qu’accorde le gouvernement à la formation des cadres.

« Gardez toujours à l’esprit que l’Etat se construit par la qualité du service, par l’ordre, la discipline, le professionnalisme et l’exemplarité. Chaque décision que vous prendrez devra viser la satisfaction des citoyens et la promotion de l’intérêt général », a-t-il conseillé à ses filleuls. Quant au ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale, Mathias Traoré, il a invité les nouveaux travailleurs à cultiver un sens élevé du service public, des valeurs d’intégrité, d’éthique et de déontologie.

« Soyez des révolutionnaires patriotes progressistes capables de conduire judicieusement notre pays vers de lendemains meilleurs au moyen d’un développement endogène », a-t-il déclaré. Le ministre s’est aussi engagé à intégrer les stagiaires nouvellement sortis afin de les mettre à la disposition des institutions de l’Etat. L’énarque, Florence Compaoré, personne handicapée visuelle, major de sa promotion en gestion du patrimoine culturelle a exprimé sa gratitude au responsable de l’ENAM pour avoir bénéficié d’une formation de qualité.

La cérémonie de sortie de la promotion a débuté par une montée des couleurs, l’ouverture à la circulation de la voie d’accès à l’ENAM bitumée par l’Etat, l’inauguration de la façade moderne offerte par IAMGOLD Essakane, d’un terrain omnisports offert par le PDG de EBOMAF, Mahamadou Bonkoungou, d’une médiathèque moderne offerte par le PDG de CIM METAL, Inoussa Kanazoé et d’un amphithéâtre construit par le PDG de Coris Bank international, Idrissa Nassa.

Emmanuel BICABA

25e anniversaire de Voix de Femmes: l’ONG a présenté un bilan satisfaisant

L’ONG voix de femmes a commémoré, le mardi 9 décembre 2025, à Ouagadougou, ses 25 ans d’existence marquant son engagement dans la promotion et la protection des droits des femmes et des enfants au Burkina Faso.

L’ONG voix de femmes a 25 ans d’existence. Pour marquer d’une pierre blanche ce jubilé d’argent marquant son engagement dans la promotion et la protection des droits des femmes et des enfants au Burkina Faso, l’ONG a célébré l’évènement, le mardi 9 décembre 2025, à Ouagadougou autour du thème : « Voix de femmes, 25 ans d’expérience sur la promotion des droits des femmes et des enfants : Quelles perspectives de résilience face aux défis sécuritaire, humanitaire, politique, et économique ».

Selon la présidente de l’ONG voix de femmes, Mariam Lamizana, de la vingtaine de pionnières engagées, l’ONG regorge aujourd’hui de plus d’une centaine de membres, toutes mobilisées pour la même cause et réunies autour d’un conseil d’administration de treize femmes déterminées. Elle a indiqué que l’ONG a bâti, au fil des années, une organisation structurée, riche de compétences, expériences et initiatives novatrices, présente dans douze régions du Burkina Faso avant le découpage actuel.

« Notre mission reste inchangée et plus ambitieuse que jamais. Il s’agit de transformer des vies en offrant aux femmes les clés de l’autonomie, et transformer des communautés toute entière en faisant de l’égalité un moteur de progrès », a-t-elle assuré. La présidente de l’ONG a révélé que durant les 25 ans, Voix de Femmes a engrangé des résultats significatifs.

« Des milliers de femmes et d’enfants à risque ou victimes de violences dans les villes et campagnes ont bénéficié d’un accompagnement holistique. Selon elle, en 2024, à titre d’illustration, 13 352 femmes et filles ont bénéficié de prise en charge sanitaire, d’accompagnement juridique, social et psychologique. Pour Mme Lamizana, ces résultats ne sont pas de simples chiffres, ce sont des comportements changés, des destins transformés, des familles consolidées, des communautés éveillées et des droits réaffirmés.

Malgré les avancées, la présidente de l’ONG voix de femmes a relevé que des défis importants demeurent, parmi lesquels l’on peut citer la persistance des violences basées sur le genre et des pratiques néfastes exacerbées par la crise sécuritaire. Pour la présidente du comité d’organisation, Victoria Kibora, à l’occasion de ses 25 ans, Voix de femmes organise des activités auxquelles le public est convié. « Il s’agit d’un panel sur le thème de la célébration, des journées portes ouvertes, une foire », a-t-elle précisé.

Valentin KABORE
(Collaborateur)

Lutte contre la fraude dans le Nando : une entreprise de BTP épinglée pour usage frauduleux de gaz butane subventionné

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Kantigui a appris que dans le cadre de la lutte contre la fraude, une opération de contrôle, menée mardi 9 décembre 2025, par la direction régionale de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat de Nando a révélé une infraction sur un chantier de construction de bâtiments et de routes. Selon les sources de Kantigui, il a été, en effet, découvert sur le site 15 bouteilles de gaz butane de 12,5 kg, utilisées pour chauffer et fondre du bitume dans des (…)

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Kantigui

Dématérialisation des procédures administratives: le Journal Officiel se rapproche de la population avec la plateforme JOBF

La dématérialisation des procédures administratives est un instrument au cœur de la réforme de l’Etat, un axe majeur de l’action du Président du Faso, chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré.
Sous son leadership, l’administration burkinabè est en train de connaitre une véritable transformation structurelle et technologique.

Les services publics se rapprochent davantage de l’administré et ce, grâce
à la magie de la technologie.
Devant les forces vives de la Nation, le 11 juillet 2024, le chef de l’Etat a évoqué la question de la dématérialisation des procédures administratives comme solution pour lutter contre la corruption mais surtout pour faciliter l’accès des
usagers aux services publics.

Tenant compte de ses missions et répondant à l’appel du chef de l’Etat et à la volonté du gouvernement de rendre l’Administration publique burkinabè plus performante et adaptée aux exigences du moment, le Secrétariat général du gouvernement et du Conseil des ministres a développé un outil innovant, la plateforme numérique JOBF, qui permet
désormais à la population d’avoir accès au Journal officiel sur leur téléphone…
Lancé le 15 novembre 2024, JOBF est une plateforme intégrée de vente et d’insertion en ligne du Journal Officiel.

Quelles sont les innovations apportées par la plateforme JOBF ?

JOBF permet, non seulement l’achat en ligne du Journal Officiel mais aussi l’abonnement en ligne sur une période donnée. Elle permet également à toute personne (physique ou morale) de soumettre en ligne une demande de publication dans le Journal Officiel.
En termes d’apport, il faut dire que premièrement la plateforme permet aux citoyens de disposer de la législation burkinabè justifiant ainsi l’une des attributions du SGG-CM qui est de vulgariser la règle de droit.

Aussi, la mise en production de JOBF permet aux populations de réduire les distances à parcourir, les coûts de déplacement car ils peuvent
désormais se procurer le JO, faire leur insertion au JOBF sans se déplacer au SGG-CM.
En termes de gouvernance, il faut dire que la plateforme constitue une innovation en matière de modernisation et d’information sur le fonctionnement de l’Administration publique.
L’outil permet également de faire des économies substantielles à travers la réduction de l’utilisation du papier et par ricochet, contribue à la protection de l’environnement.

Qu’est ce qui peut être inséré sur la plateforme JOBF ?

Le Journal Officiel du Burkina Faso publie les annonces suivantes : les récépissés d’associations, de structures syndicales, de partis politiques, etc., les actes de création d’entreprises, les états financiers des banques et assimilés, les déclarations de perte, les actes notariés et similaires, etc…
De ce fait, les usagers peuvent désormais procéder à la publication de ces documents en les soumettant directement à partir de la plateforme.
La plateforme JOBF est accessible sur téléphone ou sur tout autre support à l’adresse www.jobf.gov.bf.

Qu’est-ce que le Journal Officiel et quelles sont ses missions ?

Le Journal Officiel du Burkina Faso, en abrégé JOBF, est l’hebdomadaire officiel de publication de l’Etat burkinabè. Il a pour mission principale de porter à la connaissance des citoyens les textes qui leur sont opposables et également les informer sur le fonctionnement de l’Administration publique. Il publie à cet effet, les textes législatifs et réglementaires, y compris les textes de portée internationale ratifiés par notre pays, le Burkina Faso.
Le Journal Officiel paraît en deux éditons distinctes, à savoir le Journal Officiel ordinaire, qui paraît tous les jeudis et le Journal Officiel spécial, qui paraît chaque fois que de besoin.

Pourquoi publier au Journal Officiel ?

Une fois publiés au Journal Officiel, les textes législatifs et règlementaires ont force exécutoire et peuvent être invoqués devant les citoyens, les administrations et les Tribunaux et cela en application de l’ordonnance N°75-23/PRES du 06 mai 1975 fixant les règles d’applications des lois, ordonnances, décrets et arrêtés ministériels ainsi que des actes administratifs à caractère individuel.
La publication au Journal Officiel permet de rendre les informations publiques et accessibles à tous.

Le Secrétariat général du gouvernement et du Conseil des ministres, cheville ouvrière de la diffusion de la règle de droit a pour mission, entre autres, la publication des lois et règlements au Journal Officiel du Faso et la publication au Journal Officiel du Faso des accords et traités internationaux régulièrement ratifiés ou approuvés par le Burkina Faso, des actes administratifs et des annonces légales et judiciaires.

SCRP SGG-CM

Accessibilité des soins de santé: le CSPS de Guido inauguré

Le ministre de la Santé, Robert Lucien Jean Claude Kargougou, a inauguré le nouveau Centre de santé et de promotion sociale (CSPS) du village de Guido dans la province du Sanguié, vendredi 5 décembre 2025.

Les populations de Guido n’auront plus à parcourir de longues distances ou à traverser un basfond, comme c’était le cas auparavant, pour se soigner dans les villages voisins. En effet, le village situé dans la province du Sanguié dans la région du Nando a été doté d’un nouveau Centre de santé et de promotion sociale (CSPS). Le joyau réalisé avec l’appui de la coopération japonaise a été inauguré, vendredi 5 décembre 2025, par le ministre de la Santé, Robert Lucien Jean Claude Kargougou, en présence de la population de Guido mobilisée pour manifester sa reconnaissance à l’Etat.

L’infrastructure sanitaire est composée d’un dispensaire, d’une maternité, d’un bâtiment de services communs (dépôt pharmaceutique, magasin etc.), d’une cuisine, d’un hall pour causerie, d’un incinérateur, d’un forage, de latrines et de logements pour le personnel de soins. Selon l’Infirmière cheffe de poste du CSPS de Guido, Laure Yaméogo, depuis sa mise en activité, le 13 octobre 2025 jusqu’au 4 décembre 2025, le Centre de santé a enregistré
1 087 consultations toutes pathologies confondues y compris les urgences dont 437 enfants de moins de 5 ans et 50 accouchements.

Cela montre, a-t-elle justifié, que le besoin en termes d’offre de santé était réel. Puis de préciser que le CSPS couvre deux villages d’une population de 5 150 habitants. Le ministre de la Santé s’est réjoui de constater que l’investissement réalisé est très utile pour les populations au regard des statistiques présentées. Il a indiqué que l’accès pour tous aux soins de santé de qualité est un engagement de l’Etat et constitue une priorité du gouvernement. M. Kargougou a relevé que cet engagement est inscrit dans le plan national
de développement sanitaire (PNDS) 2021-2030, dont la mise en œuvre se fait de façon progressive.

Prendre soin du CSPS

« La vision de l’Etat est de combler le gap en infrastructures sanitaires et en équipements afin qu’aucun Burkinabè n’ait à parcourir plus de 5 Km pour accéder à des soins de santé de qualité », a-t-il soutenu. Pour l’atteinte de cet objectif, le ministre de la
Santé a fait savoir que l’exécutif burkinabè, avec l’appui du gouvernement japonais, a accompagné la délégation spéciale de la commune de Réo, pour la construction de cette infrastructure. A l’occasion, il a invité les collectivités, les responsables sanitaires et les ressortissants de la localité à accompagner le centre de santé à travers la participation à la gestion et la dotation des ressources de toute nature.

Le ministre a aussi demandé aux agents de santé qui travailleront dans ce centre de demeurer des agents consciencieux, dignes avec comme boussole la déontologie. Le Co-parrain de la cérémonie d’inauguration du CSPS, le gouverneur du Kadiogo, Abdoulaye Bassinga, fils du village a traduit sa reconnaissance au gouvernement burkinabè, à la coopération japonaise et la délégation spéciale pour la construction du CSPS.

« C’est un sentiment de fierté qui m’anime de voir la concrétisation d’une aspiration profonde des populations de Guido », a-t-il déclaré. Au nom de la population du village, M. Bassinga a traduit ses remerciements au Président du Faso. Il s’est engagé à entretenir le Centre conformément aux conseils avisés des techniciens. « La grande mobilisation à
cette cérémonie témoigne la joie du village d’accueillir cette infrastructure et leur engagement à pérenniser l’infrastructure », a-t-il confié.

Abdoulaye BALBONE

Secteur informel de la province du Houet: les acteurs sensibilisés à la formalisation de leurs activités

Les acteurs du secteur informel se sont réunis, le samedi 29 novembre 2025 à Bobo-Dioulasso, pour renforcer le dialogue et encourager la formalisation du secteur pour le développement économique. Consacrée aux défis et réalités du secteur informel, cette rencontre a aussi connu la participation des autorités administratives et des leaders d’organisations professionnelles.

Au Burkina Faso, le secteur informel constitue la base de la survie économique. C’est pour redynamiser ce secteur en renforçant le dialogue et en encourageant la formalisation encore jugée timide dans le secteur informel que s’inscrit la rencontre d’échanges des acteurs de la province du Houet tenue le samedi 29 novembre 2025, à Bobo-Dioulasso. Selon le Directeur provincial de la Jeunesse et de l’Emploi du Houet, Désiré Hyacinthe Yélémou, plus de 93 % de la population active exerce dans le secteur informel.

Le chef du service des impôts synthétiques, Esaïe Kambiré, a rappelé que sur le terrain, de nombreux acteurs restent non formalisés et parfois réticents à franchir le pas. Un état de fait, à ses dires, qui pénalise autant l’Etat que les acteurs eux-mêmes.
« Nos attentes, c’est que les gens puissent entrer dans la formalisation. Rester dans l’économie souterraine n’aide pas le pays à avancer. La formalisation ouvre des portes comme l’accès aux financements, la reconnaissance juridique, le développement d’activités plus compétitives, et la contribution au budget national », faut-il remarqué.
Pour M. Yelemou, la formalisation n’est ni une sanction, encore moins une pression administrative, mais un acte citoyen et un choix de progrès.

Pour de nombreux participants, la rencontre a été un déclic. Le couturier Issa
Ouédraogo a dit avoir été sensibilisé. « Maintenant, on sait comment commencer nos procédures pour obtenir nos documents », a indiqué le couturier. Au-delà des chiffres, l’informel, à ses dires, est à la fois le quotidien, la résilience et l’espoir de milliers de familles. Cependant, ce poids économiquecontraste avec une réalité moins
reluisante.

Des difficultés structurelles

Les difficultés structurelles telles que la précarité des emplois, l’accès limité aux financements, l’absence ou faiblesse de la protection sociale, la méconnaissance des procédures administratives, la vulnérabilité face aux crises économiques
et sécuritaires, persistent.

« C’est précisément pour répondre à ces défis que l’Etat a initié plusieurs réformes, dont la création du Conseil national de l’économie informelle, le renforcement des structures régionales, et l’adoption de mesures destinées à faciliter la formalisation », a fait savoir le directeur provincial Yélémou. La rencontre s’inscrit aussi dans la vision de l’initiative présidentielle Faso Mêbo, qui mise sur la participation des forces vives pour réussir la transformation économique et sociale du Burkina Faso.

La forte mobilisation des participants a satisfait les organisateurs, qui y voient un signe encourageant. Et le directeur provincial a salué la qualité des questions et des contributions pendant les échanges, notamment autour du paiement régulier des impôts et de la participation au financement du développement national. Dans un contexte marqué par des défis sécuritaires majeurs, il a rappelé que le pays doit compter sur ses propres ressources. « Votre contribution est essentielle pour financer les chantiers, soutenir les volontaires
et les forces engagées au front », a-t-il dit aux acteurs du secteur informel.

Les communications et les échanges ont permis de décrypter la contribution du secteur informel à la Révolution progressiste et populaire en cours, de mieux comprendre les mécanismes fiscaux relatifs aux micro-entreprises et d’aborder les modalités d’accès aux services administratifs. A l’issue de la rencontre, tous les participants se sont accordés sur la nécessité de multiplier ce type de cadres d’échanges dans la province et au-delà, pour accompagner progressivement le secteur informel vers une formalisation
profitable à tous.

Kamélé FAYAMA
Zisso Patricia COULIBALY
(Stagiaire)

Entreprenariat culturel : les acteurs du Guiriko outillés pour une meilleure structuration du secteur

Une trentaine d’acteurs culturels ont pris part à une session de renforcement de capacités dans le cadre du projet ETEND’ART, les 3 et 4 décembre 2025 à Bobo-Dioulasso. Tenue sur le thème : « Professionnalisation des entrepreneurs culturels : défis et perspectives », cette session vise à donner aux professionnels les outils indispensables pour une pratique artistique encadrée par un arsenal juridique rénové et de nouvelles exigences administratives.

Renforcer les capacités des acteurs culturels afin qu’ils puissent contribuer de façon convenable à la dynamisation de l’économie locale et nationale, c’est l’objectif de cet atelier de formation conduite par le projet ENTEND’ART. Le conseiller technique en charge de la culture du gouverneur de Guiriko, Siaka Coulibaly, dans son discours d’ouverture des travaux de l’atelier le mercredi 3 décembre 2025 a souligné la portée stratégique de cette initiative.

Laquelle stratégie qu’il a qualifiée de « souffle nouveau pour un secteur longtemps en attente de structuration ». C’est au regard de cette portée, a-t-il dit, que le gouvernement a fait de la professionnalisation des acteurs un axe majeur de sa politique culturelle. Et le projet ETEND’ART, à l’en croire, se positionne comme « un pont solide » entre l’Etat et les entrepreneurs culturels, destinés à transformer les talents artistiques en leviers économiques viables. Cette session intervient en effet quelques mois après l’adoption (en mars 2025) de la nouvelle loi portant statut de l’artiste en remplacement de l’ancien décret de 2013.

Les avancées de la loi de mars 2025, a fait savoir M. Coulibaly, sont entre autres la protection sociale, la couverture médicale, la retraite, les avantages fiscaux, les droits renforcés. Pour le conseiller technique, cette réforme ne pourra produire ses effets que si les acteurs sont suffisamment informés et outillés pour l’appliquer dans leurs activités quotidiennes.

Selon le directeur régional de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme du Guiriko, Boukary Malgoubry, cette session va permettre aux participants d’acquérir une meilleure maîtrise du statut de l’artiste, des règles de sécurité sociale, mais aussi des mécanismes juridiques et fiscaux qui encadrent la création, la production et la diffusion des œuvres au Burkina Faso. « Nous voulons que les acteurs sortent d’ici suffisamment armés pour contribuer efficacement à l’économie locale et nationale », a-t-il affirmé.

Des mules pour mieux outiller les acteurs culturels

Les modules dispensés pendant les deux jours ont concerné la présentation de la Convention de l’UNESCO de 2005 sur la diversité des expressions culturelles, à la vulgarisation du statut de l’artiste, ainsi qu’aux dispositifs institutionnels relatifs à l’organisation des spectacles.

Les participants ont également échangé autour de la souscription volontaire à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), une obligation désormais essentielle pour tout professionnel souhaitant exercer en toute conformité. Les droits d’auteur, la fiscalité des entreprises culturelles, ainsi que la protection intellectuelle ont été des thèmes abordés au cours de cette session.

« Ces notions, souvent méconnues ou mal maîtrisées par les praticiens, constituent pourtant le socle d’une activité culturelle structurée, durable et génératrice de revenus », a fait savoir M. Malgoubry. Pour Armel Kam, gestionnaire du projet ETEND’ART, la loi existe, mais sa mise en œuvre dépend des acteurs eux-mêmes. « Ils doivent comprendre les rouages administratifs, s’approprier les procédures et être prêts à adopter des pratiques professionnelles conformes », s’est-il convaincu.

Armel voit ainsi dans cette formation une étape déterminante pour consolider un secteur culturel encore fragilisé par des années de manque de moyens, de structuration insuffisante et de faible professionnalisation. Les participants ont salué l’initiative qui vient répondre à un besoin d’encadrement et d’information.

Le représentant du gouverneur a réaffirmé l’ambition de faire du projet ETEND’ART un programme pilote national dès 2026. Une perspective qui ouvre la voie à une meilleure organisation du secteur et à une reconnaissance des métiers de la culture dans l’économie burkinabè.

Kamélé FAYAMA

Fonds pour la consolidation de la paix : financer de nouveaux projets conformes aux orientations gouvernementales

Le comité de pilotage des projets du Fonds pour la consolidation de la paix a tenu sa deuxième session ordinaire, mardi 9 décembre 2025, Ouagadougou. Objectif, évaluer la mise en œuvre des projets au cours de l’année 2025 et définir des perspectives tenant compte des orientations gouvernementales.

De 2017 à 2024, le Burkina Faso a reçu près de 33 milliards F CFA pour la mise en œuvre de 27 projets structurants visant à renforcer la résilience communautaire, la cohésion sociale et la consolidation de la paix. Le comité de pilotage des projets du Fonds pour la consolidation de la paix au Burkina Faso (PBF) veut marquer une halte pour capitaliser les acquis, corriger les insuffisances et se projeter vers l’avenir. En effet, il a tenu sa 2e session ordinaire, mardi 9 décembre 2025, Ouagadougou, pour notamment pour faire le bilan global de réalisation des projets et définir des perspectives pour l’année 2026.

Pour le gouverneur de la région du Kadiogo, Abdoulaye Bassinga, représentant le
ministre de l’Economie et des Finances, les travaux de cette session poursuivent trois objectifs majeurs. Il s’agit, selon lui, d’examiner la mise en œuvre des recommandations de la session du 12 août 2025, apprécier l’état d’avancement du portefeuille des projets au 15 novembre 2025, définir l’orientation stratégique claire pour l’élaboration de nouveaux projets plus efficaces et mieux adaptés aux réalités du terrain. « Il nous revient d’assurer que chaque projet du portefeuille du PBF reste aligné sur les priorités nationales, les stratégies gouvernementales et les attentes des populations. Nous devons garantir un impact concret, mesurable et durable des projets, auprès des communautés les plus vulnérables, en particulier », a-t-il soutenu.

Le gouverneur du Kadiogo a rappelé que le soutien du Fonds des Nations unies pour la consolidation de la paix a permis d’appuyer l’exécution du Programme d’urgence pour le Sahel au Burkina Faso (PUS-BF), achevé le 31 décembre 2024. « A ce jour, 27 projets exécutés ou en cours sont financés par le PBF. Ces projets sont structurés autour de trois piliers essentiels, à savoir le renforcement de la confiance entre les populations et
l’Etat, le développement de la résilience sociale et la valorisation du rôle des femmes et des jeunes acteurs incontournables du changement, la promotion d’une gestion pacifique, inclusive et durable des conflits », a-t-il relevé.

Un taux d’exécution physique de 84,5%

M. Bassinga a également souligné qu’au cours de l’année 2025, les projets ont enregistré un taux d’exécution physique de 84,5% et un taux d’exécution financière de 69%.
« Ce sont des taux globalement satisfaisants. Cependant, cette session sera une occasion pour capitaliser les acquis et relever les insuffisances en vue d’améliorer significativement les indicateurs », a-t-il confié.

En outre, le gouverneur du Kadiogo a renouvelé la reconnaissance du gouvernement et du peuple burkinabè aux agences du Système des Nations unies et aux partenaires techniques et financiers qui accompagnent le pays dans sa quête de sécurité et de souveraineté.
Selon le coordonnateur résident par intérim du Système des Nations unies, Maurice Azonnankpo, le Fonds pour la consolidation de la paix couvrant la période de 2023 à 2026 est en parfaite cohérence avec le Plan d’actions pour la stabi-lisation et le développement.

« Malgré un contexte international et national toujours marqué par des défis sécuritaire et humanitaire, les projets financés par le PBF ont notamment permis de renforcer le dispositif du gouvernement en matière de lutte contre le blanchiment d’argent et de financement du terro-risme, de mobiliser la Brigade de mécanisation agricole pour l’exploitation de 200 hectares de bas-fonds, de mettre en place 669 groupes d’épargnes dont 530 ont été équipés en matériel de gestion de la collecte d’une épargne totale de 140,504 millions F CFA entre novembre 2024 et septembre 2025 », a-t-il énuméré. D’après lui, l’exécution financière se situant à 69%, à la fin de cette année 2025, confirme une dynamique d’absorption efficace et de gestion du portefeuille.

Il a salué la synergie d’actions entre les autorités régionales, les organisations de la société civile et les agences du Système des Nations unies.
« Cette dynamique partenariale, fondée sur la transparence, la flexibilité et la redevabilité garantit une coordination concertée et une appropriation nationale accrue », a-t-il apprécié. M. Azonnankpo a appelé l’ensemble des partenaires techniques et financiers à soutenir
leur approche stratégique de mobilisation des ressources pour la consolidation de la paix, notamment dans le Sahel.

Adama SAWADOGO