Le Réseau des médias africains pour la promotion de la santé et de l’environnement (REMAPSEN) a ouvert, mardi 25 novembre 2025, la quatrième édition de son Forum des médias consacré aux maladies tropicales négligées. Un rendez-vous qui réunit acteurs de la presse et spécialistes de la santé autour des enjeux de lutte et de sensibilisation.
Le Réseau des médias africains pour la promotion de la santé et de l’environnement (REMAPSEN) a lancé, le mardi 25 novembre 2025, la quatrième édition de son Forum des médias dédié aux maladies tropicales négligées (MTN). Une centaine de journalistes et communicateurs issus de 43 pays ont pris part aux échanges. Le président du REMAPSEN, Youssouf Bamba, a rappelé que les MTN continuent de peser lourdement sur des millions d’Africains. Il a insisté sur leur impact direct sur la qualité de vie des populations et sur leur capacité à ralentir le développement socio-économique de nombreux pays. Ces maladies, parmi lesquelles figurent l’onchocercose, la filariose lymphatique, la schistosomiase, le trachome ou encore la dracunculose, affectent principalement les communautés rurales privées d’eau potable, d’assainissement adéquat et d’un accès satisfaisant aux soins. Les estimations de l’OMS indiquent qu’environ 600 millions de personnes sur le continent vivent encore avec au moins une forme de MTN.
Malgré ce tableau préoccupant, des progrès notables ont été enregistrés. Plusieurs pays ont réussi à éliminer au moins une MTN, dont un nombre record au cours de l’année 2025. Toutefois, ces avancées restent inégales et certaines régions demeurent particulièrement vulnérables.
Yaye Sophiétou Diop
La directrice des partenariats de Speak Up Africa, Yaye Sophiétou Diop, a apporté un éclairage humain à la discussion en évoquant des destins bouleversés. Elle a parlé de Mansoura, au Niger, dont le seul souhait est de se réveiller sans douleur, et de Fatima, en Guinée, victime de stigmatisation à cause de l’éléphantiasis. Pour elle, ces histoires montrent que les MTN sont encore une réalité quotidienne pour les plus marginalisés. Elle a salué la collaboration fructueuse entre Speak Up Africa et le REMAPSEN, qui, depuis trois ans, contribue à renforcer les capacités des journalistes et à mettre en évidence les efforts menés dans les communautés à travers reportages, enquêtes et initiatives de sensibilisation.
Souveraineté sanitaire et engagement politique
Pr Awa Marie Coll Seck
La présidente de Galien Afrique, professeure Awa Marie Coll Seck, a souligné que l’élimination des MTN constitue un enjeu de justice sociale et de souveraineté sanitaire. Selon elle, accepter la persistance de ces maladies reviendrait à accepter que l’Afrique renonce à son plein potentiel. Elle a salué les avancées majeures obtenues dans la lutte contre certaines MTN, notamment la dracunculose désormais réduite à une poignée de cas dans le monde, la disparition du trachome dans plusieurs pays, la victoire du Togo sur la filariose lymphatique ou encore l’élimination de l’onchocercose dans ses foyers historiques du Sénégal.
Elle a toutefois averti que la baisse des financements internationaux menace la dynamique actuelle. La réduction significative de l’aide publique au développement consacrée aux MTN pourrait freiner les efforts engagés. Elle a appelé les médias à être des relais vigoureux de ces questions, affirmant que ces maladies prospèrent dans le silence et que les journalistes ont le pouvoir d’en briser l’invisibilité.
Le forum prépare l’adoption d’un plan d’action continental prévue en janvier 2026 à Cotonou. Ce programme, qui couvrira les années 2026 à 2028, vise à renforcer la production médiatique consacrée aux MTN, à soutenir les efforts de plaidoyer auprès des décideurs, à combattre la désinformation et à mettre en lumière les initiatives communautaires. Il s’agit également d’intégrer davantage la question des MTN dans les stratégies de souveraineté sanitaire africaines.
Les sessions prévues dans la suite du forum permettront d’aborder les enjeux liés à la stigmatisation, à la mobilisation des ressources et à la construction de récits plus humains autour des MTN. Une visite de terrain consacrée à la prise en charge de l’ulcère de Buruli doit également permettre aux participants de mieux appréhender la réalité vécue par les patients.
Président du REMAPSEN, Youssouf Bamba
Au-delà de la sensibilisation, le REMAPSEN ambitionne désormais de jouer un rôle structurant dans la décision publique. Le réseau veut contribuer à faire évoluer les perceptions, influencer les politiques nationales et, en définitive, améliorer les conditions de vie des communautés les plus touchées. L’histoire de l’élimination des MTN en Afrique est en train de s’écrire, et les médias occupent désormais une place centrale dans cette progression.
Le Fonds d’assistance judiciaire a tenu un panel sur le thème : « Le Fonds d’assistance judiciaire, 10 ans au service du droit d’accès à la justice, bilan, défis et perspectives », le 26 novembre 2025 à Ouagadougou.
Dans le cadre des activités de la commémoration des dix ans d’opérationnalisation du Fonds d’assistance judiciaire (FJA), un panel a été organisé dans la matinée du 26 novembre 2025, à Ouagadougou. Placé sur le thème : « Le Fonds d’assistance judiciaire, 10 ans au service du droit d’accès à la justice, bilan, défis et pers- pectives », l’événement a permis au directeur général du FAJ, Emile Fidèle Conatie Dala, de présenter son institution. Le FAJ, a-t-il rappelé, est un établissement public de l’Etat relevant de la catégorie des Fonds nationaux. Il a souligné qu’il est doté de la personnalité juridique et de l’autonomie financière.
« C’est une structure à but social qui assure la prise en charge des frais occasionnés par la procédure des bénéficiaires de l’assistance judiciaire », a-t-il renchéri. En outre, M. Dala a confié que le FAJ a pour mission de contribuer à la prise en charge de toute personne qui se trouve dans l’impossibilité d’exercice de ses droits en justice, en raison de sa vulnérabilité ou de l’insuffisance de ses ressources.
Au titre du bilan des actions menées, le directeur du FAJ a indiqué qu’à la date du 21 novembre 2025, le Fonds d’assistance judiciaire est à plus de 7200 bénéficiaires. M. Dala a également fait savoir que l’accompagnement des bénéficiaires a coûté au contribuable burkinabè plus de 2,7 milliards F CFA. A cet effet, il a remercié les plus hautes autorités du Burkina Faso pour le soutien à la cause de l’assistance judiciaire. Au sujet des défis, il a confié qu’ils sont nombreux. Ainsi, pour lui, son institution est actuellement dans un espace communautaire.
Accès à la justice, une priorité du gouvernement
« Il est souhaitable que les ressortissants du Niger et du Mali, qui pourraient être
engagés dans des procédures judiciaires au Burkina Faso aient le même traitement que les nationaux », a estimé le DG du FAJ.
En plus, il a déclaré qu’il y a un projet de construction du siège du Fonds d’assistance judiciaire car, il dispose d’un terrain de 1001 m² depuis 2020. « Nous
n’arrivons pas à mettre en valeur ce terrain ce qui augmente un peu le coût de location, donc les charges de fonctionnement », a-t-il expliqué. Emile Fidèle Conatie Dala a ajouté aussi que le FAJ est engagé dans la relecture des textes pour être en phase avec les défis du moment. « Il y a beaucoup de textes, de décrets, comme celui portant
l’organisation de l’assistance judiciaire au Burkina Faso et le décret portant l’approbation des statuts du Fonds d’assistance judiciaire qui sont en relecture », a-t-il dit.
La cérémonie a été présidée par le secrétaire général du ministère de la Justice, des Droits humains, chargé des Relations avec les Institutions, Harouna Kadio, représentant son ministre. De son avis, l’accès à la justice est une priorité du gouvernement et s’inscrit dans la vision politique sectorielle, justice et droits humains à l’horizon 2027, pour une justice crédible et accessible à tous. « C’est pourquoi, depuis 2013,
l’Etat burkinabè est soucieux de l’égal accès des citoyens au service de la justice et surtout de l’accompagnement qu’il doit apporter aux populations démunies et vulnérables », a souligné Harouna Kadio.
La ville de Banfora a accueilli, mardi 25 novembre 2025, pour le compte de la région des Tannounyan, la conférence régionale sur l’encrage de la Confédération des Etats du Sahel. Le président de la Commission nationale de la Confédération, Bassolma Bazié, a abordé plusieurs thématiques en lien avec la lutte que mènent les Etats de l’Alliance pour leur réelle souveraineté et leur développement.
Avec son franc parler qu’on lui connaît, Bassolma Bazié a conquis plus d’un du public de la salle polyvalente de Banfora, mardi 25 novembre 2025. Il a, en effet, animé ce jour la conférence régionale sur l’encrage de la Confédération des Etats du Sahel (AES) suivie d’échanges avec le public mobilisé pour la circonstance. Cette conférence de Banfora porte à 11 les régions parcourues par l’équipe de la Commission depuis le début de leur tournée nationale.
Durant plus d’une heure chrono, Bassolma Bazié a passé en revue tous les sujets liés au combat mené par les pays de l’Alliance des Etats du Sahel (AES), notamment la quête d’une véritable souveraineté. Pour planter le décor, le président de la Commission nationale de la Confédération a fait un rappel historique de ce qu’a subi l’Afrique coloniale française comme atrocités de l’époque de l’esclavage à nos jours en passant par la colonisation et les indépendances. Pour mieux avancer, dira Bassolma Bazié, il faut savoir où on va mais également d’où on vient.
Il a, entre autres, évoqué le partage de l’Afrique entre les puissances coloniales en 1884 et l’époque coloniale marquée par la « déshumanisation du noir », l’accès aux « indépendances distribuées » aux colonies. Le conférencier a également parlé des accords coloniaux léonins entre le colonisateur et ses anciennes colonies. Des accords qui, à l’entendre, étaient tels que les présidents ne pouvaient véritablement pas s’assumer pour le bien de leurs peuples. C’est après ces « tristes réalités », a fait remarquer M. Bazié, qu’est née l’AES, puis par la suite la Confédération.
Selon la philosophie de la Confédération, a expliqué Bassolma Bazié, chaque pays garde sa souveraineté, mais tous collaborent sur trois piliers, à savoir la sécurité et la défense, la diplomatie, le développement. Bassolma Bazié a insisté sur le fait que la lutte engagée par les trois leaders pour un véritable changement de leur espace est périlleuse et que leur sécurité incombe à tout le peuple. Mais pour être efficace, a-t-il poursuivi, le peuple doit être informé et formé.
Missions
Bassolma Bazié a également présenté brièvement la Commission et ses missions lors de cette conférence. Elle est composée, outre le président, d’un vice-président chargé des questions de défense et de sécurité, d’un vice-président chargé des questions de diplomatie, d’un vice-président chargé des questions de développement, avec la création des postes de secrétaire général et de directeur de cabinet en vue. A en croire le président, huit missions sont assignées à chaque commission nationale.
Il s’agit entre autres, de suivre la mise en œuvre des décisions prises par les trois chefs d’Etat, d’avoir un programme d’activités annuel et de mener des études prospectives pour l’évolution future de la Confédération vers une Fédération. Le gouverneur des Tannounyan, Patrice Yéyé, a laissé entendre que la création de la Confédération est une étape historique qui marque la détermination des trois pays à bâtir un destin commun fondé sur le triptyque Sécurité, Diplomatie et Développement.
Les conférences initiées par la commission nationale, aux yeux du gouverneur, sont un moment pour la réflexion et l’action. « Il s’agit d’ancrer profondément la vision de l’AES dans la réalité quotidienne de nos populations et cela passe par l’appropriation des valeurs de la Confédération par les forces vives de notre région », a-t-il lancé.
Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a patronné, ce mercredi 26 novembre 2025, à Ouagadougou, la célébration en différé de la 35e Journée internationale des personnes âgées (JIPA), couplée au 3e Forum national des personnes âgées du Burkina Faso, tenu la veille. Plusieurs membres du gouvernement ainsi que des présidents d’institutions ont rehaussé de leur présence cette cérémonie dédiée aux seniors.
Placée sur le thème : « Les mécanismes d’inclusion économique et financière des personnes âgées dans un contexte de crise sécuritaire et humanitaire au Burkina Faso », cette commémoration nationale, organisée par le ministère de l’Action humanitaire et de la Solidarité nationale, vise à renforcer la protection, la valorisation et la promotion des droits des personnes âgées dans un contexte marqué par des défis sécuritaires, démographiques et sociaux majeurs. A l’issue de la cérémonie, le Premier ministre a rappelé l’importance stratégique que les plus hautes autorités accordent à la place et au rôle des aînés dans la société burkinabè.
Il a indiqué que la présence du gouvernement témoigne de la reconnaissance due aux seniors pour leur engagement et leur contribution déterminante au développement national. Malgré les défis actuels, a-t-il souligné, les personnes âgées demeurent activement impliquées dans les efforts collectifs de sécurisation et de développement. « Les seniors restent très engagés sur tous les chantiers (…) Ils constituent une richesse pour notre pays », a déclaré le Premier ministre, rappelant notamment l’échange direct initié en 2023 entre le chef de l’Etat et les aînés. Revenant sur les conclusions du 3e Forum national des personnes âgées, le Premier ministre a insisté sur la nécessité de bâtir un environnement réellement favorable à la participation économique des seniors.
« Au-delà du devoir de protection, il nous revient de mettre en place un cadre et
un accompagnement adaptés pour permettre à nos seniors de demeurer des acteurs économiques à part entière », a-t-il indiqué. Il a assuré que les recommandations formulées seront examinées avec attention et traduites en mesures concrètes. Elles concernent notamment : la création d’un fonds pour l’entrepreneuriat senior, le renforcement de la représentation des personnes âgées dans les instances de décision ; l’opérationnalisation du Centre de gériatrie de Ouagadougou ; la construction du Centre de gériatrie de Bobo-Dioulasso. Le Premier ministre a également rappelé la responsabilité des familles et des communautés dans la préservation de la dignité des aînés. « Abandonner un senior est contraire aux valeurs africaines, contraire aux valeurs du Burkindi et à celles de la Révolution progressiste populaire (RPP) », a-t-il martelé, insistant sur le caractère collectif de la prise en charge des personnes âgées.
Il a enfin rappelé que vieillir est une grâce et que chacun, si la vie le permet, deviendra un jour senior. D’où la nécessité de garantir aujourd’hui les conditions d’une vieillesse digne, sécurisée et épanouie pour tous. Dans son intervention, la ministre de l’Action humanitaire et de la Solidarité nationale, le commandant Passowendé Pélagie Kabré / Kaboré, a souligné que les personnes âgées doivent être non seulement protégées, mais pleinement incluses dans la vie nationale, avec un accès effectif aux revenus, aux soins, aux loisirs, au soutien psychosocial et à un accueil bienveillant dans les services publics. Avec la tenue conjointe de la 35ᵉ JIPA et du 3ᵉ Forum national, le Burkina Faso réaffirme ainsi sa volonté de construire une société plus inclusive, plus solidaire et respectueuse des droits de toutes les générations.
La Direction générale des impôts (DGI) a ouvert sa 14e Conférence annuelle, ce mercredi 26 novembre 2025, à Ouagadougou. Durant 48 heures, participants et experts vont échanger autour du thème central : « Modernisation de l’archivage documentaire au service de la performance de la DGI : enjeux et perspectives ».
«On ne peut conduire le présent et préparer l’avenir si l’on ne maîtrise pas sa propre mémoire ». Par cette citation de Thomas Sankara, la directrice générale des impôts, Eliane Djiguemdé, a résumé tout l’intérêt et la pertinence de placer la 14e conférence annuelle de l’administration fiscale sur le thème : « Modernisation de l’archivage documentaire au service de la performance de la DGI : enjeux et perspectives », qui se tient les 26 et 27 novembre 2025, à Ouagadougou.
Mémoire administrative qui fonde chaque décision, chaque obligation fiscale, chaque contrôle et chaque droit foncier, la modernisation de l’archivage documentaire n’est plus une option. Elle est un impératif, un levier stratégique pour une gestion rationnelle des processus, une transparence accrue et une efficacité renforcée de la gouvernance, a indiqué Mme Djiguemdé. « Dans notre contexte, où les enjeux de transparence, de traçabilité et de sécurité des données sont de plus en plus élevés, une archive perdue n’est pas seulement un document égaré : c’est un risque, une perte de crédibilité, un contentieux potentiel, et très souvent, un manque à gagner réel pour l’Etat », a-t-elle souligné.
Et la DGI, déjà engagée dans la digitalisation de ses services à travers les téléprocédures, SYC@D, eDocument et l’automatisation de certains processus administratifs, ne pourra atteindre les objectifs de son plan stratégique, si elle ne se dote pas d’un système robuste à la hauteur de ses ambitions.
« Nous ne pourrons pas devenir l’administration moderne, efficace et résiliente que nous voulons être d’ici 2027 sans une gestion rigoureuse, professionnelle et entièrement repensée de nos archives, physiques comme électroniques. C’est tout l’enjeu de cette conférence », a soutenu la première responsable de l’administration fiscale burkinabè.
La ministre déléguée chargée du Budget, Fatoumata Bako, a saluée la clairvoyance qui a prévalue au choix de placer l’archivage au centre de ces réflexions.
Professionnaliser la gestion documentaire
« L’archive n’est pas un simple ensemble de dossiers rangés dans des rayonnages ; elle est la mémoire organisée de l’administration, le fil invisible qui relie le passé aux exigences du présent et éclaire les décisions de l’avenir. Sans elle, l’action publique perd en cohérence, en sécurité et en efficacité. Avec elle, au contraire, chaque geste administratif trouve son sens et chaque ressource publique sa juste protection », a-t-elle relevé. Et il ne peut en être autrement pour un fisc appelé à répondre au quotidien et au mieux aux défis de la redevabilité et de la performance.
« Dans un environnement marqué par la transformation numérique, par la quête de transparence et par l’impératif de rapprocher l’administration des citoyens, la gestion documentaire devient un levier majeur de compétitivité, de gouvernance et de performance institutionnelle. L’avenir de la DGI et donc celui de la mobilisation optimale des ressources intérieures, dépend largement de la manière dont elle protège, classe, sécurise et valorise sa mémoire administrative », a-t-elle argumenté. Pour Mme la ministre, les acquis majeurs déjà engrangés par la DGI dans la dématérialisation de ses services et procédures lui imposent d’élever le niveau de ses standards en matière d’archivage.
Et cela passe par l’harmonisation, l’institutionnalisation et la profession- nalisation complète de sa gestion documentaire. L’option prise par la DGI est du reste en phase avec les orientations du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, qui appelle à une digitalisation intégrale des processus administratifs afin de garantir la transparence et l’efficacité à tous les niveaux. « La modernisation de l’archivage documentaire devient ainsi un instrument de souveraineté informationnelle, un vecteur de performance administrative et un gage de confiance vis-à-vis des citoyens.
Une information bien classée, protégée et disponible en temps utile renforce la décision publique, améliore la qualité du service et sécurise la relation avec le contribuable », a précisé la ministre déléguée.
Elle a appelé les participants à établir un diagnostic clair et sans complaisance, à identifier les pratiques à corriger, à proposer des mesures applicables à tous les services ; mais aussi à définir une feuille de route triennale pour la modernisation de la chaîne documentaire et à formuler des recommandations pour un cadre institutionnel robuste au service d’une gestion professionnelle des archives.
Dans la ville de Bobo-Dioulasso, les routes vivent un double drame : à côté des blessures et des pertes en vies humaines causées par les accidents de la circulation, il y a les infrastructures routières qui portent des impacts d’accidents. Panneaux de signalisation arrachés, feux tricolores renversés, poteaux électriques affaissés, box de sécurité défoncés et lampadaires abîmés. Ce sont entre autres sorts de certaines infrastructures qui subissent des dégâts collatéraux. Une situation qui porte un coup dur à la commune, mais aussi à la Société nationale burkinabè d’électricité (SONABEL).
Ce matin du lundi 15 septembre 2025 à Bobo-Dioulasso, aux environs de 8 heures, Florent Palm, sérigraphe de son état, s’empresse de rejoindre son service. Après une dizaine
de minutes de trajet à moto, il est bloqué dans un bouchon au rond-point Thomas-Sankara (ex-rond-point Blaise-Kadhafi). Difficile de se frayer un passage dans ce tintamarre de klaxons de voitures ou de motos et coup de frein brutal. Florent Palm pique un air de colère et lance : « On ne sait plus quand s’arrêter ou passer. Il n’y a personne pour réguler la circulation ? ».
La scène est habituelle à cet endroit, lorsque des feux tricolores sont en panne et les panneaux de signalisation réduits en miettes après la survenue d’un accident.
De janvier à août 2025, la direction régionale de la Police nationale du Guiriko a enregistré
Des feux tricolores subissent des dégâts lors des accidents dans la ville de Bobo-Dioulasso.
2 055 cas d’accidents avec 27 décès dans la ville de Bobo-Dioulasso. Parmi les causes identifiées, selon le commissaire divisionnaire Pierre-Claver Konaté, (ex-directeur régional de la Police nationale du Guiriko), il y a l’incivisme, notamment le non-respect
du Code de la route, le dépassement dangereux et l’usage du téléphone au volant comme à moto. Ces statistiques quoiqu’importantes cachent d’autres dégâts qui ne sont, pour la plupart du temps, pas pris en compte.
C’est l’exemple des feux tricolores endommagés lors des accidents. Ils sont souvent tordus ou carrément à terre, parce qu’ils sont percutés par des véhicules. Ces dégâts silencieux créent d’autres accidents du fait que ces feux tricolores ne sont plus fonctionnels ou absents dans la régulation de la circulation.
L’agent commercial, Tahirou Koné, a été victime de cette situation et garde toujours en mémoire le film de son accident dans l’après-midi du samedi 17 mai 2025. « A la descente du boulot, je rentrais chez moi étant sur mon engin. Sur l’avenue Louveau, j’ai constaté que le feu tricolore ne fonctionnait pas. Il était incliné parce qu’il a été percuté par un véhicule. Sans marquer l’arrêt, j’ai continué de rouler jusqu’à croiser une voiture au rond-point de la place de la Nation. J’ai réussi à sauter de mon engin, mais la moto s’est retrouvée sous la voiture. Elle était pratiquement irrécupérable », raconte-t-il.
Cinq carrefours stratégiques concernés
Au mois d’août, les services techniques municipaux (voirie), selon le directeur des infrastructures routières et de la mobilité de la commune de Bobo-Dioulasso, Ismaël Sana, ont recensé cinq carrefours stratégiques de la ville où des feux tricolores ont été endommagés. « Ces carrefours concernent des ronds-points et des grandes intersections de la ville », regrette-t-il. Les panneaux de signalisation ne sont pas épargnés par les accidents de la route. A certaines intersections de la ville, ils sont tordus ou arrachés à la suite d’un choc avec un véhicule.
C’est le cas notamment d’un accident survenu près du feu tricolore de l’avenue de la Nation, dont Harouna Sawadogo, commerçant d’objets d’art installé à proximité, a été témoin. « La voiture a emprunté le sens contraire de son itinéraire. Malheureusement, elle a croisé un autre véhicule qui venait en face. Elle a tenté de l’éviter, mais c’était déjà tard
Les box de sécurité de la police servant de rond-point sont souvent réduits en un tas de ferraille lors des accidents par des usagers.
parce qu’elle a été percutée. La voiture a fini sa course sur le terre-plein en arrachant
le panneau de signalisation à contournement par la droite », explique Harouna Sawadogo. A en croire le directeur des infrastructures routières et de la mobilité, jusqu’à 316 panneaux de signalisation sont hors d’usage dans la ville. Rien que dans le mois d’août, déplore M. Sana, son service a enregistré au moins 50 panneaux de
signalisation endommagés à la suite d’accidents de la circulation.
« Le quartier Kodéni est très impacté en termes de destruction des équipements routiers. Dans les ruelles de la zone industrielle par exemple, des camions-remorques stationnés anarchiquement manœuvrent par inattention ou par défaut de freinage et endommagent les panneaux de signalisation. Il ne se passe pas une semaine sans qu’on ne nous informe qu’il y a eu un accident à ces endroits », ajoute-t-il.
Des box de sécurité aussi
Dans l’optique de réduire les accidents à certaines intersections de la ville et de réguler la circulation, les services de la Police municipale et nationale ont installé des box de sécurité. Malheureusement, ces objets qui servent de rond-point n’échappent pas à la furie des usagers de la route. Ils sont soit défoncés ou réduits en tas de ferraille lors des accidents. Selon certains témoignages, ces box de sécurité sont par la suite enlevés nuitamment par des ferrailleurs pour être utilisés à d’autres fins.
Les infrastructures de la Société nationale burkinabè d’électricité (SONABEL) en font également les frais des accidents. En ce qui concerne les poteaux électriques y compris les lampadaires, les services de la commune de Bobo-Dioulasso en ont recensé une trentaine endommagée au mois d’août, selon Sana Ismaël. « Ces poteaux électriques endommagés se répartissent sur les routes nationales 1, 7, 9, 10 et sur le Boulevard de la Révolution », déclare-t-il. Sur ces différents axes de la ville, il n’est pas rare de constater des poteaux électriques de la SONABEL inclinés ou carrément tombés.
La mauvaise manœuvre d’un camion a « couché » ce panneau.
La route nationale 7 sur l’axe Bobo-Banfora est coutumière de cette scène.
De la zone industrielle jusqu’à la sortie de la ville, la voie n’a pratiquement plus d’éclairage du fait des accidents qui ont endommagé la quasi-totalité des lampadaires et certains supports de la nationale d’électricité.
Bricoler pour parer certaines situations
De ce fait, il arrive que la SONABEL procède à des « bricolages », pour parer certaines situations. Selon l’électricien du service distribution du réseau SONABEL, Kassoum Yaro, sur des poteaux à l’origine destinés au réseau de distribution, son service est contraint à un moment donné, d’y tirer un câble pour installer de façon provisoire un éclairage public afin de réduire l’obscurité. Malgré tout, dit-il, l’éclairage reste insuffisant parce que la distance entre les poteaux et la voie n’est pas conforme aux normes en vigueur. De plus, le débordement de la charge des camions-remorques sur cet axe a sectionné les fils électriques.
Ainsi, l’on observe par endroit, des câbles à terre. L’électricien Kassoum Yaro déclare ne pas savoir le nombre de ses interventions sur les lampadaires et autres poteaux électriques sur cet axe. « Ici, par exemple, un poteau électrique a été percuté. Après avoir été sollicités, nous sommes intervenus pour creuser, installer un nouveau support et tirer le câble. Malheureusement, dans la même soirée, un autre camion l’a de nouveau endommagé. Cette route est régulièrement empruntée par de gros porteurs en direction des magasins situés à l’intérieur du port sec. Actuellement, nous réfléchissons à une solution durable pour réhabiliter l’installation et éviter de nouveaux incidents », raconte-t-il avec amertume.
Sur le boulevard de la Révolution, le phénomène est presqu’identique. Les pannes de l’éclairage public sont récurrentes à cause des accidents sur les infrastructures électriques. L’un des accidents qui retient toujours l’attention du chef de service de distribution à la SONABEL, Jean Joël Pascal Zerbo, est celui de juin 2025 à l’intersection du boulevard et de l’avenue de l’Unité. Longeant la descente du boulevard à la hauteur du pont d’Accart-ville, explique-t-il, le conducteur d’un bulldozer perd le contrôle de son engin, à la suite de l’arrêt du moteur et le système de freinage ne répondant plus. Avec ingéniosité, le chauffeur manœuvre pour éviter les usagers arrêtés au feu tricolore. Il finit sa course sur le bas-côté de la voie en heurtant un support électrique de la SONABEL jusqu’à le plier en arrachant les files.
Les dégâts sur des lampadaires et autres poteaux électriques de la SONABEL sont légion sur la RN 1. de Bobo-Dioulasso.
Les dégâts sont énormes : l’éclairage public ne fonctionne plus et les ménages sont privés de courant au point de plonger une bonne partie de cette zone dans une obscurité prolongée. Selon le chef de service de distribution, ce support électrique endommagé est très important en ce sens qu’il constitue une sortie d’électricité (communément appelé un départ, Ndlr) qui alimente les différentes zones de la ville. « Quand vous isolez un départ, cela veut dire que l’ensemble des abonnés connait un manque d’électricité jusqu’à ce que vous preniez des dispositions nécessaires pour les reprendre », explique Jean Joël Pascal Zerbo. Il a fallu environ une semaine, ajoute-t-il, pour rétablir ce support.
De janvier à juillet 2025, le service de distribution de la SONABEL a recensé 74 accidents sur ses ouvrages.
« Les structures sont systématiquement informées »
Selon le commissaire divisionnaire Pierre-Claver Konaté, lors de la survenue d’un accident où la police intervient, elle fait d’abord le constat à savoir l’identification des usagers impliqués, l’évaluation des éventuelles blessures ou cas de décès. Ensuite, elle procède à l’inventaire des dégâts matériels qu’il consigne dans le procès-verbal de constat, qu’il s’agisse des véhicules impliqués ou des infrastructures publiques et privées endommagées.
« Lorsqu’il s’agit de dommages sur des infrastructures, les structures concernées comme la voirie et la SONABEL sont systématiquement informées, surtout lorsqu’il s’agit d’équipements comme les feux tricolores et les panneaux de signalisation.
Quand les responsables sont connus, il revient à la structure concernée d’engager les démarches nécessaires, notamment en matière de réparation ou de remplacement », relève-t-il. Malheureusement, la procédure à ce niveau ne suit pas normalement son cours. Les responsables des dégâts arrivent à se soustraire de cette procédure laissant la réparation à la charge des structures concernées. Pour le chef de service de distribution de la SONABEL, il n’y a souvent pas de plainte contre l’auteur de l’accident parce qu’il peut aussi être considéré comme une victime. « Il y a toutefois quelques cas particuliers, notamment lorsqu’il s’agit de câbles arrachés, où l’auteur peut tenter de fuir. Mais dans le cas d’un support heurté ou endommagé, il n’y a généralement pas de doute : on finit toujours par retrouver le responsable », relativise Jean Joël Pascal Zerbo.
Pour le chef de service de distribution de la SONABEL, Jean Joël Pascal Zerbo, les abonnés subissent des préjudices lorsqu’il y a un accident sur un support de la SONABEL.
Bien qu’il existe une ligne budgétaire qui permet à la commune de Bobo-Dioulasso de réparer des panneaux de signalisation et des feux tricolores, le directeur des infrastructures routières et de la mobilité de la commune interpelle que les dépenses imprévues crèvent le budget municipal. « La difficulté c’est d’avoir les ressources disponibles pour confectionner ces panneaux et les replanter parce qu’il y a des restrictions budgétaires. On n’arrive plus à faire face à certaines situations et c’est déplorable. Pour un panneau de signalisation conventionnel par exemple, nous sommes à un montant de 175 000 F CFA. On a vraiment des difficultés pour les remplacer, mais aussi pour des réhabilitations », déplore Ismaël Sana. Il dénonce l’incivisme des usagers responsables de ces accidents et encourage les citoyens à signaler les hauteurs auprès des autorités compétentes.
Paténéma Oumar OUEDRAOGO
Les ouvrages de franchissement en font aussi les frais
Les ponts, les balises tubulaires et les glissières de sécurité sont aussi des infrastructures routières conçues comme des dispositifs de signalisation et de sécurité pour garantir la protection des usagers. Ces ouvrages de franchissement jouent un rôle essentiel en attirant l’attention des conducteurs sur les zones sensibles ou potentiellement dangereuses. Les balises tubulaires par exemple peintes en blanc avec une bande rouge servent à signaler la présence d’un point particulier ou potentiellement dangereux sur la route, comme un pont ou un rétrécissement. Leur objectif est d’alerter le conducteur afin qu’il redouble de vigilance en abordant cette section spécifique de la route.
Sur les grands ouvrages, comme les ponts, il y a des barrières de sécurité, appelées garde-corps, reconnaissable par sa structure métallique grise. Elles sont souvent peintes pour renforcer leur visibilité afin de contribuer à l’aspect signalisation. Ces dispositifs ont pour principale fonction de protéger les piétons, en les empêchant de tomber en cas de perte d’équilibre lors de la traversée du pont. Malheureusement, l’excès de vitesse ou l’inattention sont à l’origine de leur dégradation. Le cas du pont de la Route nationale 7 sur l’axe Bobo-Dioulasso-Banfora est illustratif. Selon les témoignages d’un riverain, le chauffeur d’un camion, pris de sommeil dans la nuit pendant la conduite, s’est dirigé vers les balises du pont et s’est retrouvé dans le cours d’eau.
I.M, C.S et A.B étaient face à la barre de l’audience correctionnelle du Tribunal de grande instance (TGI) de Dédougou, mardi 11 novembre 2025. Le premier, cultivateur et gérant de kiosque à café, est poursuivi pour détention et cession de drogue à risque (l’occurrence du chanvre indien). Les deux autres, tous des supplétifs de l’armée, sont assignés en justice pour détention de drogue à risque pour leur propre consommation. Les faits se sont produits à Solenzo, chef-lieu de la province des Banwa, courant 2025. Devant les juges, ils ont reconnu les faits. I.M a expliqué que c’est grâce à des jeunes ghanéens, plus précisément (…)
Le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a officiellement ouvert l’Espace Enfants de la 18e édition de la Foire internationale du Livre de Ouagadougou, le mercredi 26 novembre 2025.
Les activités de l’Espace Enfants de la Foire internationale du Livre de Ouagadougou (FILO) 2025 qui se tient, du 25 au 30 novembre 2025, à Ouagadougou ont démarré. En effet, le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, accompagné de son collègue chargé de la Culture du Niger, Ben Salah Hamouda, a donné le top départ des animations de cet espace dans la matinée, du
mercredi 26 novembre 2025, à la Bibliothèque nationale du Burkina.
Cet espace dédié aux plus jeunes, afin de susciter en eux le goût de la lecture et la créativité littéraire, va accueillir environ 5 000 enfants au cours de cette FILO 2025. Les animations de ce cadre se déroulent sous forme de jeux, des jeux concours de lecture et d’écriture qui mettront en compétition les participants, d’ateliers de dessin, animation visuelle.
Au cours des ateliers de l’enfant citoyen, les élèves y apprennent sur la citoyenneté (culture, connaissances administratives, sécurité routière, les plantes, etc.) « Ce sont des activités très pratiques pour amener les enfants à sortir par exemple de l’addiction numérique pour aller concevoir peut-être des dessins », a expliqué la manager des ateliers de l’enfant citoyen, Hadidiatou Ilboudo.
Après un bref cours sur le thème de la foire « Livre, identités culturelles et souveraineté nationale » et un rappel de la vision commune des pays de l’Alliance des Etats du Sahel qui est de lutter pour la souveraineté de ces membres et celle de l’Afrique, M. Ouédraogo a invité les enfants à aimer la lecture. « … A côté de la souveraineté, il y a les identités culturelles.
Chacun a une identité, une valeur culturelle. Nous devons individuellement apprendre à connaître nos origines et les valeurs produites au sein de notre ethnie et nous pensons que le livre doit être un support qui demeure », s’est-il adressé aux jeunes enfants. Le ministre Ouédraogo les a invités à ne jamais se séparer du livre. « Si vous voulez être forts en dictée, il faut beaucoup lire », a-t-il insisté. Aussi, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo a confié que des efforts sont faits afin que les bandes dessinées racontent désormais nos propres histoires.
Des auteurs, éditeurs et enseignants se sont réunis pour examiner le rôle et la place des œuvres burkinabè dans les activités pédagogiques, dans le cadre de la 18e édition de la FILO, mardi 25 novembre 2025, à Ouagadougou.
Chaque année, à l’occasion de la Foire internationale du livre de Ouagadougou (FILO), la question de l’industrialisation du livre revient de façon récurrente. Une édition a même été consacrée à cette problématique. C’est pourquoi, enseignants, auteurs, critiques littéraires, se sont réunis autour d’une table, pour réfléchir et faire des propositions d’amélioration des activités pédagogiques, mardi novembre 2025.
Pour le président de la Société des auteurs, des gens de l’écrit et des savoirs (SAGES), Boubacar Dao, l’objectif de la rencontre est d’analyser la prise en compte des œuvres bur-kinabè dans les curricula, afin que cela puisse avoir une incidence sur l’industrie du livre. Selon lui, il s’agit également de s’enrichir des expériences des autres pays comme le Tchad, le Niger et la Côte d’Ivoire sur le rôle de l’école dans le processus d’industrialisation du livre.
L’inspecteur de Français, Aboubacar Paré, a indiqué que depuis 2010, des efforts sont faits pour prendre en compte les livres dans les programmes scolaires. « En ce qui concerne les derniers curricula, au post primaire, de la 6e à la 3e, sur 12 œuvres au programme, 4 sont d’auteurs burkinabè », a-t-il déclaré. Il a ajouté qu’au secondaire, pour les séries A, sur 30 œuvres, 13 sont d’auteurs burkinabè. S’agissant des séries C et D, il a précisé que sur 24 œuvres, 11 portent la signature des Burkinabè.
De ce qu’il a dit, même si les programmes prennent progressivement en compte les auteurs burkinabè, la question qui reste sensible est celle du quota et le choix des œuvres.
« C’est sur ces aspects que les réfle-xions doivent s’orienter afin de parvenir à une véritable industrialisation du livre. Car quelques soit les choix qui seront faits, il y aura toujours des débats », a-t-il relevé.