Audience président du Faso: le capitaine Ibrahim Traoré veut faire des femmes, les actrices de l’unité africaine

Le Président du Faso, chef de l’Etat, Son Excellence le capitaine Ibrahim Traoré, a accordé, ce mercredi dans la matinée, une audience à une délégation de femmes. Présentes à Ouagadougou dans le cadre du 14e Forum international des femmes entreprenantes et dynamiques (FIED).

Elles sont venues saluer le leadership du Président du Faso dans l’autonomisation des femmes. A ces femmes venues de 60 pays, le chef de l’Etat a rappelé le rôle crucial de la femme dans le difficile combat pour le développement de l’Afrique. « Qui mieux que vous pour nous aider, nous chefs d’Etat, pour sortir l’Afrique de cette situation ? », a interrogé le président du Faso. Le président du Faso a noté qu’au Burkina Faso, des initiatives sont en cours dans plusieurs secteurs pour soutenir les femmes, notamment en milieu rural pour faciliter leur accès à l’eau, à des espaces de production et un accompagnement à la transformation. « J’encourage donc toutes les femmes, des villes et des campagnes, pour qu’elles aient cet esprit d’entrepreneuriat », déclare le capitaine Ibrahim Traoré.
Il a réaffirmé sa disponibilité et son engagement à accompagner les femmes dans leurs projets.

Soulignant la nécessité de bâtir une Afrique autosuffisante, unie et solidaire, en dépassant les divisions internes, le chef de l’Etat burkinabè a invité les femmes à donner de la voix, « car elles sont capables de toucher et de faire évoluer les décisions des dirigeants ». Au nom des participantes au 14e FIED, Mme Nkosazana Dlamini-Zuma a félicité et encouragé le capitaine Ibrahim Traoré dans son combat pour une Afrique de « leur rêve, une Afrique intégrée ». Quant à la présidente-fondatrice du FIED, Mme Djelika Yeo, elle a exprimé sa gratitude au président du Faso pour son leadership dans la défense des causes des plus faibles et notamment de la femme africaine.

Direction de la communication de la Présidence du Faso

Commentaire Ouganda : qui remportera le duel ?

La campagne pour la présidentielle du 15 janvier 2026 en Ouaganda, pays d’Afrique de l’Est, a démarré depuis plusieurs semaines et met en lumière 8 candidats aux fortunes et ambitions diverses. Si chaque prétendant croit à ses chances, ce scrutin donnera incontestablement lieu à un nouveau duel entre le chef de l’Etat sortant, Yoweri Museveni, 81 ans et la figure de proue de l’opposition, la star du reggae, le quarantenaire et ex-député Robert Kyagulanyi alias « Bobi Wine ».

Les Ougandais vont-ils choisir la continuité en renouvelant leur confiance au tenant du pouvoir depuis près de 40 ans ou opter pour une rupture en se tournant vers la jeunesse ? La question fait débat et on attend d’en avoir le cœur net, en fonction de ce que l’histoire disposera pour l’avenir. En tous les cas, le chanteur devenu politicien, Bobi Wine, pense pouvoir triompher dans les urnes et bâtir un nouvel Ouganda, tant ses compatriotes voient l’avenir autrement. Il avait perdu le duel de 2021 face à Museveni et espère que cette fois-ci sera la bonne.

Si Bobi Wine est ambitieux, il sait que le chemin qui mène à la Présidence de la République est parsemé d’embuches, dans un Etat dirigé d’une main de fer par son rival. L’opposant a été plusieurs fois interpellé pour s’être attaqué à la gouvernance du chef de l’Etat sortant. Bobi Wine sait qu’il est loin d’être en terrain conquis et qu’il ne sera pas aisé de déboulonner Museveni, aux commandes du pays depuis quatre décennies, avec un enracinement profond dans les esprits. Exempté de contrainte de limite d’âge et de mandat, la Constitution n’en fixant pas, Museveni, qui passe pour le dirigeant que personne ne peut remplacer, entend rempiler et demeurer à la tête de son pays. Si cet ancien rebelle s’est imposé comme chef de l’Etat pendant tout ce temps, c’est qu’il est perçu comme un sauveur, celui qui a mis l’Ouganda sur la voie du développement.

Tout le mérite revient à Museveni d’avoir stabilisé son pays et œuvré à ce qu’il vive une croissance économique appréciable. Le pays table d’ailleurs sur une croissance de 8% par an sur les cinq prochaines années, grâce, entre autres, au démarrage de la production de pétrole brut et à des investissements dans certains secteurs tels les infrastructures de transport et l’électricité. La production du pétrole brut envisagée devrait contribuer à porter la croissance à deux chiffres au cours de l’exercice 2026/2027, selon le ministère ougandais des Finances.

Le Fonds monétaire international (FMI) a confirmé cette tendance, qui devrait améliorer durablement le solde budgétaire et le solde courant de l’Ouganda. Museveni surfe sur ces bonnes projections, qu’il compte parmi ses acquis, pour solliciter à nouveau le suffrage de ses compatriotes, dans le but de continuer à développer le pays. Vu sa relative popularité et ses assises, Museveni semble parti pour conserver son fauteuil, sauf tremblement de terre, même si les opposants dénoncent sa politique de répression systématique des voix discordantes. Bobi Wine pourra-t-il créer la surprise en lui barrant la route ?

Kader Patrick KARANTAO

La Révolution par l’industrie

On se souvient, presque comme si c’était hier, de la caution politique et morale apportée à l’initiative de la société Faso tomate (SOFATO), née de l’actionnariat populaire, un modèle audacieux qui a redonné confiance à bien de petits producteurs locaux. Ce geste n’avait rien d’anodin, parce qu’il traduisait déjà la vision d’un Etat qui ne regarde plus passivement ses richesses filer, mais qui choisit d’en faire un levier réel de développement.

Le lancement des activités de la SN-BRAFASO, le 25 novembre 2025, par le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, s’inscrit dans cette dynamique. Il traduit l’audace d’un peuple de reprendre la main sur son destin économique.

La dynamique, faut-il le rappeler, est impulsée au sommet de l’Etat et vise à faire de l’industrie, notamment la transformation des produits locaux, un pilier de création d’emplois et de richesses. Car transformer ici ce que nous produisons ici, c’est garder la valeur ajoutée chez nous, créer des emplois pour nos jeunes et redonner souffle aux économies locales, de Komsilga à Banfora, en passant par Yako et Bobo-Dioulasso.

Cette ambition souverainiste a conduit l’Etat à reprendre progressivement les leviers de secteurs stratégiques pour le développement national. Au-delà de l’appui conséquent aux unités de raffinage de l’or et au traitement des résidus aurifères, le gouvernement a fait le choix assumé de remettre dans le giron public certaines usines autrefois contrôlées majoritairement par des privés.

Avec d’abord les rachats des mines d’or de Boungou et Wahgnion, et ensuite la SOSUCO, symbole fort d’un retour à la maîtrise de la filière sucre, c’est désormais la SN-CITEC qui entre dans la galaxie des sociétés d’Etat. A travers ces nationalisations et remises en acti-vité, l’Etat réaffirme son rôle régalien dans une nouvelle vision d’entretenir un dynamisme réel dans le potentiel de créativité et de productivité du peuple burkinabè. Le cas de la SN-BRAFASO illustre, à bien des égards, cette bataille que les pays africains doivent livrer.

Portée sur les fonts baptismaux par un opérateur économique convaincu de la pertinence, de la viabilité et de la rentabilité de son projet, BRAFASO va se heurter à toutes sortes d’écueils qui finiront par paralyser cette unité. Depuis 2008, ce projet, que d’aucuns qualifiaient déjà de révolution industrielle, a pris quelques allures de gâchis entrepreneurial. Malgré les promesses successives des gouvernements de racheter l’unité et de relancer ses activités, le site de Komsilga est longtemps resté fantomatique, jusqu’à ce que les autorités actuelles décident, enfin, de prendre leurs responsabilités.

La date du mardi 25 novembre 2025 restera ainsi gravée comme une victoire symbolique de l’initiative locale, mais aussi un message fort adressé aux investisseurs bur-kinabè. Pour paraphraser Neil Armstrong en marchant sur la lune, la relance de la SN-BRAFASO peut être perçue comme un petit pas pour l’industrialisation du Burkina Faso, mais un grand pas pour la souveraineté économique. Le président du Faso n’a d’ailleurs pas manqué de souligner l’adversité à laquelle ce projet s’est heurté.

Sans le pari réso-lument assumé au sommet de l’Etat, cette action aurait pu connaître le triste sort de tant d’autres initiatives nationales. Le réveil de la brasserie de Komsilga rappelle, au fond, que les dirigeants actuels tentent d’allier l’acte à la parole. Cette cohérence constitue l’essence même de la Révolution progressiste populaire (RPP), qui continue de creuser, lentement mais sûrement, plusieurs sillons du progrès. C’est aussi un appel à tout Burkinabè désireux de contribuer à l’édifice national qu’il peut bénéficier d’un accompagnement du gouvernement.

Dans le même temps, alors que des efforts considérables sont engagés pour assainir le jeu commercial et extirper les brebis galeuses qui plombent la concurrence loyale, la
22e Rencontre nationale gouvernement-secteur privé a contribué à baliser le terrain pour l’émergence de véritables capitaines d’industrie. Des hommes et des femmes à la tête
d’entreprises compétitives, performantes, mais surtout profondément enracinées dans les réalités nationales.

La rédaction

Guinée-Bissau: le Président Sissoco Embaló destitué par un coup d’Etat

Le Président de la Guinée Bissau, Umaro Sissoco Embaló, déclaré victorieux à l’issue de l’élection présidentielle de dimanche dernier, a été arrêté après avoir revendiqué sa victoire, mercredi 26 novembre 2025, à Bissau.

Umaro Sissoco Embaló n’est plus le président de la Guinée Bissau. C’est ce que révèlent les dernières évolutions de la situation politique de ce pays, à la suite de l’élection présidentielle du dimanche 23 novembre 2025. En effet, il a été arrêté, hier mercredi 26 novembre 2025, au palais présidentiel, par l’armée, après avoir revendiqué une victoire écrasante de 65 % à l’élection présidentielle.

En effet, la situation a basculé lorsque des militaires ont fait irruption au palais, juste après la publication des premiers résultats partiels. Selon les informations relayées par de nombreux medias, le Chef d’Etat-major des armées, le général Biague Na Ntan, son adjoint, le général Mamadou Touré, ainsi que le
ministre de l’Intérieur, Botché Candé, sont également aux mains de l’armée sans que toutes les motivations n’aient, pour le moment, été expliquées. Des tirs avaient été entendus, tôt dans la matinée, dans la capitale.

Quelques heures plus tard, les militaires ont officialisé leur action dans un communiqué, lu par le général Denis Ncanha, au siège de l’Etat-major des armées, annonçant la suspension immédiate du processus électoral et la fermeture des frontières terrestres, maritimes et
aériennes, plongeant le pays dans une atmosphère de rupture institutionnelle. Dimanche, le vote s’était pourtant déroulé dans le calme, mais en l’absence du principal opposant, Domingos Simoes Pereira, empêché de se présenter.

Son parti, le puissant Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC), avait néanmoins apporté son soutien à Fernando Dias. Ce dernier et le camp du président sortant, Umaro Sissoco Embalo, ont chacun revendiqué la victoire mardi, alors que les résultats provisoires officiels ne sont attendus que jeudi. Les jours suivants seront donc décisifs pour le pays, coutumier des troubles politiques, qui a connu quatre coups d’Etat et une kyrielle de tentatives de putsch depuis son indépendance.

Soumaïla BONKOUNGOU

FILO 2025: trois jours pour décrypter le rôle du livre dans la construction de la souveraineté

Dans le cadre des activités de la 18e édition de la Foire internationale du livre de Ouagadougou, le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a ouvert le colloque international, mercredi 26 novembre 2025, à Ouagadougou.

La 18e édition de la Foire internationale du livre (FILO) continue de dérouler son programme d’activités. Mercredi 26 novembre 2025, le colloque international a ouvert ses portes sur le site de la Bibliothèque nationale de Burkina. L’ouverture a été présidée par le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo. Pendant trois jours, des professionnels du livre, des universitaires, des experts vont animer une soixantaine de communications, en vue de trouver les voies pour faire du livre, un outil de souveraineté.

Le ministre nigérien chargé de la Culture, Ben Salah Hamouda, invite les pays africains à s’inscrire dans la dynamique de l’AES.

Le président du comité scientifique du colloque, Pr Vincent Ouattara, traduisant sa gratitude au gouvernement pour l’intérêt porté au livre, a rappelé que ce colloque est le premier depuis la naissance de la FILO. Au cours de ce colloque, a-t-il dit, plusieurs thèmes fédérateurs seront décryptés à travers quatre axes.

Il s’agit de l’impact des 25 ans de la FILO sur le livre, le livre et l’identité culturelle, le livre et souveraineté nationale. Le dernier axe porte sur la littérature du sahel, son existence et ses caractéristiques. Le ministre chargé de la Culture du Niger, Ben Salah Hamouda, a traduit sa gratitude aux autorités du Burkina pour l’invitation. « Le livre, c’est l’histoire, c’est la mémoire.

Les hommes meurent et les écrits demeurent.

Nous devons nous approprier notre histoire et la réécrire », a-t-il souligné. Et de rappeler que trois pays que sont le Burkina, le Mali et le Niger ont décidé de se mettre ensemble au-delà des frontières coloniales, parce qu’ils sont liés par la géographie, la culture. Il a invité les autres pays de l’Afrique à s’inscrire dans la dynamique de l’Alliance des Etats du Sahel et l’accompagner.

Quant au ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme du Burkina, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, il a relevé que cette édition de la FILO porte en elle, la vision d’une Afrique qui se raconte elle-même.

Le président du comité scientifique du colloque, Pr Vincent Ouattara, s’est réjoui de l’importance accordée à la littérature par les autorités.

« Elle est l’expression de la volonté des peuples africains de réécrire leur histoire et de mettre fin aux récits imposés », a-t-il indiqué. Pour lui, cette célébration se tient dans un contexte particulier, marqué par l’émergence de la Confédération des
Etats du Sahel (AES).

« Cette nouvelle organisation transcende les simples enjeux politiques pour devenir un espace de défense de nos identités culturelles, un espace où l’unité est essentielle face aux défis contemporains », foi du ministre Ouédraogo. Il s’est dit convaincu que les échanges et débats durant le colloque permettront de nourrir une réflexion collective sur l’importance du livre comme facteur de souveraineté et de construction des identités culturelles.

« Nous devons faire en sorte que chaque livre, chaque texte, chaque auteur participe à la construction d’un monde plus juste, plus égalitaire, où les voix africaines, et en particulier burkinabè, résonneront avec force et dignité », a-t-il laissé entendre.
La cérémonie a été l’occasion pour le ministre et l’association littérature sans frontières de signer une convention de rétrocession d’un bâtiment à la Bibliothèque nationale du Burkina. Ce bâtiment a été réalisé avec l’appui de l’ambassade du Japon au Burkina Faso.

Adama SEDGO

Conférence annuelle des services du Trésor: le rôle du Trésor public dans la résilience nationale au centre de la 27e édition

La direction générale du Trésor et de la Comptabilité a tenu la 27e conférence annuelle des services du Trésor, mercredi 26 novembre 2025, à Ouagadougou. Placée sur le thème : « Le rôle du Trésor public dans le contexte actuel de crise : état des lieux et perspectives », la conférence a été présidée par le ministre de l’Economie et des Finances, Aboubacar Nacanabo.

Le Trésor public, en assurant la mobilisation, la gestion, la traçabilité et la sécurisation des ressources publiques, renforce la capacité de l’Etat à protéger les populations et à stabiliser la situation nationale. C’est dans cette dynamique de protection et de stabilisation que la Direction générale du Trésor et de la Comptabilité publique (DGTCP) a organisé la 27e conférence annuelle des services du Trésor, sur le thème principal : « Le rôle du Trésor public dans le contexte actuel de crise : état des lieux et perspectives », mercredi 26 novembre 2025, à Ouagadougou.

Le Directeur général du Trésor et de la Comptabilité publique, Bruno Raymond Bamouni, a indiqué que cette thématique offre l’opportunité de chercher des réponses à des questions pertinentes comme : « comment renforcer la résilience financière de l’Etat ? ». A l’entendre, la 27e édition de la conférence annuelle connait une innovation, car elle s’est tenue en une seule journée contrairement aux éditions passées.

« Le changement majeur a consisté à dissocier les travaux techniques avec la cérémonie solennelle », a-t-il précisé. Le DG a ainsi indiqué que les travaux techniques se sont déroulés, du 17 au 19 novembre 2025. Selon lui, ils ont permis la production d’un document synthèse, l’enrichissement et la validation du document de base qui devient un référentiel pour guider les actions du Trésor, ainsi que l’analyse critique des constats et la validation des orientations stratégiques dans le document de base du comité de rédaction.

M. Bamouni a signifié que la transformation du Trésor public n’est plus une option, mais constitue une nécessité vitale pour rester fidèle à sa mission fondamentale qu’est la garantie de la stabilité financière de l’Etat et le soutien des politiques publiques dans le contexte de crises.

Transformation du Trésor public, une nécessité vitale

… les agents du Trésor à poursuivre les réflexions sur le meilleur mécanisme de mise en œuvre des différentes recommandations de la 27e conférence annuelle.

Le ministre de l’Economie et des Finances, Aboubakar Nacanabo, a remercié l’ensemble des acteurs ayant pris part à cette 27e édition de la conférence annuelle des services du Trésor, qui de par leur réflexion sur les thèmes a permis de faire les recommandations fortes. Quatre principales recommandations ont été faites à savoir la prise en compte de la signature électronique dans l’arsenal juridique régissant les finances publiques, la prise en compte des spécificités sécuritaires du Trésor public dans la réglementation sur la commande publique, la numérisation intégrale des pièces justificatifs, la relecture de la loi organique relative aux lois des finances.

Le ministre Nacanabo a rappelé quelques axes essentiels sur lesquels son département intervient. Il s’agit de la mobilisation et l’allocation stratégique des ressources, la planification budgétaire, la gestion de la trésorerie et la sécurisation des fonds, l’appui technique aux autres ministères, etc. Il a, en outre, rappelé les deux sous thèmes que sont le renforcement de la part contributive du Trésor public dans la gestion de la crise et la sécurisation des ressources financières, matérielles et humaines dans la gestion de la crise.

« La mise en œuvre des conclusions auxquelles vous avez abouti, contribuera sans doute à renforcer la part contributive de notre département dans la gestion de la crise », a salué le ministre Nacanabo. Il a invité les agents du Trésor à poursuivre les réflexions sur le meilleur mécanisme de mise en œuvre des différentes recommandations.

Soukriya NACRO

Les Forces armées nationales exposent leurs œuvres

A la 18e édition de la Foire internationale du livre de Ouagadougou (FILO), les Forces armées nationales exposent leur savoir-faire littéraire dans un stand qui leur est dédiés.

Les Forces armées nationales sont présentes à la 18e édition de la Foire internationale du livre de Ouagadougou (FILO). Dans un stand qui leur est dédié, elles exposent leur savoir faire littéraire. On peut y trouver des œuvres phares d’auteurs militaires tels que « Les jours d’après » du chef d’escadron Daouda Derra, ou encore « Le bout du tunnel » de l’adjudant-chef Elysé Sorgho.

L’essai littéraire « L’Afrique, un dernier espoir pour le monde » du maréchal des logis Housseini Sawadogo peut aussi être acheté au stand des FAN. Pour lui, la FILO constitue une belle opportunité pour les militaires de faire connaitre leurs œuvres. « L’armée est censée être la grande muette.

De ce fait, les gens pensaient qu’il n’y a pas d’intellectuels parmi nous. Si nous sommes là aujourd’hui, c’est vraiment pour montrer notre savoir-faire littéraire », a-t-il indiqué. Il a donc félicité le ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme pour cette belle initiative.

« L’intérêt de ce genre d’événements est qu’il permet de mettre en lumière les talents des écrivains », a-t-il apprécié. Il a fait une mention spéciale au comité d’organisation pour la bonne organisation qu’il observe depuis le début de l’événement. Il a invité les visiteurs à faire escale dans leur stand, afin de découvrir davantage leurs œuvres.

Nadège YAMEOGO

Cancer du col de l’utérus et de la prostate: une campagne de dépistage au profit des membres, travailleurs et dirigeants du RCPB

Le Réseau des caisses populaires du Burkina Faso organise une campagne de dépistage du cancer du col de l’utérus et de la prostate au profit de ses dirigeants, travailleurs et membres, les 26 au 27 novembre 2025, à Ouagadougou.

Parce que la prévention sauve des vies, le Réseau des caisses populaires du Burkina Faso (RCPB) est soucieux de la santé de ses membres, employés et dirigeants. A cet effet, il organise à leur profit, une campagne de dépistage du cancer du col de l’utérus et du cancer de la prostate, au sein de la Caisse populaire de Cissin, du 26 au 27 novembre 2025. La directrice générale de la Faitière des caisses populaires du Burkina Faso (FCPB), Azaratou Sondo, a indiqué que le cancer du col de l’utérus et le cancer de la prostate deviennent de plus en plus des maladies dévastatrices en silence.

Convaincue que la perfor-mance de l’institution financière est tributaire de la santé des ressources humaines, a-t-elle révélé, la tenue de cette activité à l’occasion des mois d’octobre rose et de novembre bleu, s’avérait nécessaire. « Nous avons mis deux équipes en place dont une équipe pour les femmes et une autre pour les hommes », a-t-elle mentionné. L’objectif de cette campagne, a confié Azaratou Sondo, est de contribuer à sensibiliser les usagers de la Caisse populaire. « Cette action va permettre à tous ceux qui passeront par-là, de se faire diagnostiquer pour voir les anomalies afin d’envisager des actions de traitement pour sauver des vies », a-t-elle souligné.

Mission économique et sociale

Travailleurs, membres et dirigeants du RCPB des Caisses populaires …

Elle a rappelé que le RCPB est un mouvement coopératif d’épargne et de crédit contribuant à l’amélioration des conditions de vie des populations à travers le volet économique. Aussi, il s’investit dans la communauté à travers une mission sociale, d’où l’organisation de ladite campagne de dépistage. La directrice générale de FCPB a invité alors l’ensemble des acteurs du RCPB à profiter de cette campagne. Le médecin à l’Office de santé des travailleurs, Hamadou Kaboré, a expliqué les conditions de dépistage. Chez les hommes, il faut avoir 45 ans pour faire le dépistage de la prostate. Et chez la femme, il n’y a pas d’âge pour le dépistage du cancer du col de l’utérus.

Il a confié que les résultats des tests peuvent être reçus sur place avec des conseils à l’appui. Tout en sensibilisant la population, surtout les hommes, à se faire dépister, il a levé les préjugés qui se font autour de la prostate. Le formateur à la Faitière des caisses populaires du Burkina Faso, Issa Sawadogo, a indiqué que c’est sa première fois de participer à une campagne de dépistage. Il a laissé entendre qu’il a accepté faire le test après avoir été sensibilisé aux méfaits de la maladie.

« Après le test, je m’attends à voir mes résultats pour me protéger », a-t-il souhaité. La caissière à la Caisse populaire de Boulmiougou, agence de Pissy, Assiétou Coulibaly, a confié s’être fait dépister pour la première fois dans le but de connaître son statut pour préserver sa santé. « Quand tu fais le dépistage et que tu es avérée positive, tu as une prise en charge rapide. C’est toujours mieux donc de se faire dépister et se soigner à temps », a confié Mme Coulibaly.

Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE

Audience Président du Faso: Le Capitaine Ibrahim TRAORÉ veut faire des femmes, les actrices de l’unité africaine

Le Président du Faso, Chef de l’État, Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, a accordé ce mercredi 26 novembre 2025 dans la matinée, une audience à une délégation de femmes. Présentes à Ouagadougou dans le cadre du 14e Forum international des femmes entreprenantes et dynamiques (FIED), elles sont venues saluer le leadership du Président du Faso dans l’autonomisation des femmes.

À ces femmes venues de 60 pays, le Chef de l’État a rappelé le rôle crucial de la femme dans le difficile combat pour le développement de l’Afrique. « Qui mieux que vous pour nous aider, nous Chefs d’État, pour sortir l’Afrique de cette situation? », interroge le Président du Faso.

Le Président du Faso a noté qu’au Burkina Faso, des initiatives sont en cours dans plusieurs secteurs pour soutenir les femmes, notamment en milieu rural pour faciliter leur accès à l’eau, à des espaces de production et un accompagnement à la transformation. « J’encourage donc toutes les femmes, des villes et des campagnes, pour qu’elles aient cet esprit d’entrepreneuriat », déclare le Capitaine Ibrahim TRAORÉ. Il a réaffirmé sa disponibilité et son engagement à accompagner les femmes dans leurs projets.

Soulignant la nécessité de bâtir une Afrique autosuffisante, unie et solidaire, en dépassant les divisions internes, le Chef de l’État burkinabè invite les femmes à donner de la voix, « car elles sont capables de toucher et de faire évoluer les décisions des dirigeants».

Au nom des participantes au 14e FIED, Mme Nkosazana Dlamini-ZUMA a félicité et encouragé le Capitaine Ibrahim TRAORÉ dans son combat pour une Afrique de « leur rêve, une Afrique intégrée ». Quant à la présidente-fondatrice du FIED, Mme Djelika YEO, elle a exprimé sa gratitude au Président du Faso pour son leadership dans la défense des causes des plus faibles et notamment de la femme africaine.

Direction de la communication de la Présidence du Faso

Confédération des États du Sahel : Les Ministres des Affaires étrangères rendent compte de leurs travaux au Capitaine Ibrahim TRAORÉ

 Le Président du Faso, Chef de l’État, Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORÉ a reçu en audience, ce mercredi 26 novembre 2025, en fin de matinée, les Ministres chargés des Affaires étrangères de la Confédération des États du Sahel.

Conduite par le Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale de la République du Mali, M. Abdoulaye DIOP, la délégation a fait le point de la réunion préparatoire du prochain sommet des Chefs d’État de la Confédération AES, ouverte ce mercredi 26 novembre à Ouagadougou.

« Ces travaux se situent dans le cadre de la préparation de la deuxième réunion du Collège des Chefs d’État de la Confédération qui doit se tenir les 22 et 23 décembre prochains à Bamako », indique M. DIOP à l’issue de l’audience avec le Chef de l’État.

Cette audience a été également une occasion pour les Ministres de rendre compte au Président du Faso de la mise en œuvre de la feuille de route de la Confédération de l’AES dans les trois piliers que sont la défense, la diplomatie, et le développement.

Selon le Ministre Abdoulaye DIOP, sur le volet diplomatie, « le travail a consisté essentiellement à faire en sorte que la Confédération AES parle d’une seule voix sous la direction de nos Chefs d’État et puisse travailler à asseoir une grande reconnaissance de la Confédération des États du Sahel au plan régional et international ».

Il souligne que le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ a encouragé les Ministres chargés des Affaires étrangères à poursuivre l’œuvre engagée, à relever les défis, afin que des actes concrets puissent être posés pour répondre aux aspirations des peuples du Sahel.

Direction de la communication de la Présidence du Faso