Renforcement de l’axe Ouagadougou-Téhéran : un Envoyé spécial de la République islamique d’Iran en visite au Burkina Faso
Foire internationale du livre de Ouagadougou: la compétition du Grand prix du livre 2025 lancé
Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, représentant le président du Faso, a ouvert, dans la soirée mardi 25 novembre 2025, la 18e édition de la Foire internationale du livre de Ouagadougou. Pour cette édition 122 acteurs participent au grand prix du livre.
C’est parti pour 5 jours de découverte et de valorisation des acteurs du livre à Ouagadougou. En effet, la 18e édition de la Foire internationale du livre de Ouagadougou (FILO) a ouvert ses portes, mardi 25 novembre 2025 et ce jusqu’au 30 novembre 2025.
La cérémonie d’ouverture a été patronnée par le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, représentant le président du Faso. Elle a été marquée par des allocutions, des prestations d’artistes, des distinctions d’acteurs qui se sont illustrés dans le domaine et l’inauguration d’un bâtiment offert par le Japon en collaboration avec l’Association littérature sans frontières.
Le parrain de l’édition 2025, Idrissa Nassa, par ailleurs Président du conseil national du patronat burkinabè, s’est réjoui du choix porté sur sa personne pour parrainer la fête du livre. Pour lui, ce choix constitue un honneur, mais aussi une mission et un engagement. «
C’est accepter d’être un gardien de notre mémoire collective, un passeur de flamme, cette flamme précieuse de la connaissance, de la curiosité, de la dignité et de l’élévation de l’esprit », a-t-il laissé entendre. M. Nassa a soutenu que le développement économique et social d’un pays repose, sur celui du savoir et de la connaissance. C’est pourquoi, il a rassuré du soutien des initiatives visant à promouvoir et développer le livre au Burkina Faso, par l’ensemble des acteurs du secteur privé.
Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a indiqué que le thème de la 18ᵉ édition de la FILO, « Livre, identités culturelles et souveraineté nationale », s’inscrit au cœur même de la dynamique engagée au pays des Hommes intègres. Celle-ci consiste à bâtir un Burkina Faso souverain, digne, enraciné dans ses valeurs. Le chef du gouvernement a rappelé que face au défi sécuritaire, à l’obscurantisme, le pays a choisi la résistance, la dignité et la souveraineté.
« La bataille pour notre survie ne se joue pas seulement sur le champ militaire. Elle se mène aussi dans les esprits et les consciences.
Je suis convaincu que le livre est une arme pacifique et puissante qui détruit l’ignorance et libère l’homme des chaînes invisibles de la dépendance mentale et de la servitude culturelle », a-t-il précisé.
Les autorités, foi du chef du gouvernement, encouragent la promotion de la lecture publique, la valorisation des langues nationales, la production d’ouvrages enracinés dans les réalités africaines.
Il a invité la jeunesse à lire, à explorer et à créer. « Le livre est votre arme. La connaissance est votre force. Et l’amour du pays est votre boussole », a-t-il conseillé.
25 ans d’aventure intellectuelle
La 18e édition de la FILO consacre les 25 d’existence de cette fête du livre. Pour le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, cet anniversaire est le témoignage d’une riche aventure intellectuelle et culturelle marquée par l’attachement au savoir et la foi en la culture. « Cela fait donc 25 ans d’efforts patients et constants pour bâtir, à partir du livre, un espace de rencontre, de réflexion, de partages », a-t-il dit.
Le ministre chargé de la culture a relevé que la tenue de l’édition2025 sur le site de la Bibliothèque nationale du Burkina incarne l’ambition du gouvernement de doter le pays d’une infrastructure moderne, dédiée à la mémoire et au savoir burkinabè, vecteur de développement culturel et économique.
Adama SEDGO
Infrastructures et désenclavement : 74,33% des activités réalisées au 30 septembre 2025
Le ministère des Infrastructures et du Désenclavement a tenu sa 2e session ordinaire du Conseil d’administration du secteur ministériel (CASEM) de l’année, mardi 25 novembre 2025, à Ouagadougou.
Sur un total de 243 activités programmées, 96 ont été achevées, 133 sont en cours d’exécution et 14 n’ont pas encore démarrées, représentant un taux d’exécution physique global de 74,33%. Ce bilan des réalisations au 30 septembre 2025 a été dressé par le ministre des Infrastructures et du Désenclavement, Adama Luc Sorgho, lors du Conseil d’administration du secteur ministériel (CASEM) de 2025 tenu, mardi 25 novembre 2025, à Ouagadougou. Le ministre Sorgho a précisé que cette 2e session du CASEM est l’occasion d’évaluer les performances et d’orienter les actions en vue d’atteindre efficacement les objectifs.
« Nous aurons à examiner le rapport d’activités au 30 septembre 2025 et à adopter le programme d’activités de 2026 », a-t-il confié. Selon le premier responsable chargé des infrastructures en dépit des difficultés rencontrées sur le terrain, les résultats sont satisfaisants. Il a relevé que l’exécution de certains projets routiers a été freinée par divers obstacles, notamment la contre-performance de certaines entreprises, les retards dans la mise à disposition des ressources et les procédures de passation des marchés. M. Sorgho a évoqué également la période des pluies, où les travaux sont en baisse. Pour cette session, le thème retenu est « Le désenclavement en infrastructures de transport et le contrôle de qualité : quelles stratégies pour assurer la durabilité et la sécurité des infrastructures de transport ? ».
Identifier des pistes de solutions
Pour lui, le choix de la thématique vise à identifier des pistes de solutions devant permettre de renforcer les mesures prises pour mettre au service des usagers des routes sûres et durables.
« De plus en plus, notre département est interpellé sur la qualité des infrastructures routières que nous réalisations », a-t-il fait savoir. Adama Luc Sorgho a poursuivi que cette préoccupation légitime des populations a fait l’objet d’une question orale à l’Assemblée législative de Transition. Selon lui, la réponse a permis de fournir des informations nécessaires sur les mesures prises pour garantir la réalisation d’infrastructures routières de qualité et relever les causes de la dégradation précoce des routes, notamment la surcharge routière.
Le ministre a signifié que parmi les mesures prises à l’endroit des entreprises en charge des travaux, il y a la fermeté. « Toute entreprise qui exécute mal les travaux doit les reprendre à ses frais », a-t-il averti. Quant aux missions de contrôle, M. Sorgho a invité leurs membres à superviser correctement les activités. « Je suis convaincu que, grâce à votre expertise et à votre engagement, nous pourrons trouver des solutions innovantes et efficaces pour des routes de qualité », a poursuivi le ministre chargé des Infrastructures. Il a invité les membres du CASEM à faire un examen rigoureux des documents soumis à leur appréciation et à contribuer aux échanges afin d’améliorer la qualité desdits documents et à faire des propositions pertinentes permettant de surmonter les obstacles et optimiser les interventions futures.
Aly SAWADOGO
Valorisation de la culture: des universités de Ouagadougou s’imprègnent de la tradition moagha
Les universités publiques de Ouagadougou ont effectué une visite de courtoisie au Moogho Naaba Baongo, mardi 25 novembre 2025, à Ouagadougou.
A l’appel du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation à promouvoir la culture ancestrale et endogène dans les curricula, les universités publiques de Ouagadougou ont répondu favorablement, mardi 25 novembre 2025, à Ouagadougou. En effet, l’Université Joseph-Ki-Zerbo (UJKZ), l’Université Thomas-Sankara (UTS), l’Ecole polytechnique de Ouagadougou (EPO) et l’Université virtuelle du Burkina Faso (UV-BF) ont rendu une visite matinale au Moogho Naaba dans son palais.
Il s’est agi d’abord pour la délégation composée des premiers responsables des universités, des enseignants-chercheurs et des étudiants de prendre langue avec Sa Majesté. Ensuite ils ont échangé avec la notabilité coutumière sur des questions de culture, traditions et coutumes. Après avoir écouté ses hôtes, le Moogho Naaba leur a souhaité la bienvenue. Il a salué l’idée de revenir à la source pour préserver la culture endogène dans le système éducatif. Il a prodigué des conseils aux étudiants et à la jeunesse en leur
demandant d’être des exemples pour la société d’aujourd’hui et de demain. Il a aussi soutenu que les étudiants doivent prôner le respect au quotidien. « La bénédiction commence d’abord à la maison par le respect des parents », a-t-il avoué. Il a, en outre, encouragé la jeunesse à chercher l’argent dignement pour préserver l’intégrité burkinabè.
Des messages forts pour la vie en société
Après de fructueux échanges sur les valeurs culturelles, les étudiants présents à la visite, ont posé des questions à Sa Majesté qui ont trouvé des réponses. Le président de l’Université Joseph-Ki-Zerbo, Jean François Kobiané a signifié que la visite avait pour but d’apprendre davantage de la tradition et recevoir les bénédictions de Sa Majesté pour le bon déroulement de l’année académique et professionnelle, pour la paix et le vivre-ensemble au Burkina Faso. « Cette visite a été un moment très enrichissant en enseignements et nous sortons édifiés des échanges », a-t-il souligné. Jean-François Kobiané a ajouté qu’ils ont pris du plaisir à écouter quelques versets des recueils de poèmes qui sont des messages très forts pour la vie en société et la cohésion sociale. « C’est avec joie que nous avons reçu deux volumes de poèmes écrits par Sa Majesté », s’est-il réjoui. Il a promis que cette visite ne sera pas la dernière, car, la culture et la tradition doivent avoir leur place dans l’enseignement.
Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE
Sécurisation du territoire: vers une nouvelle articulation du maillage sécuritaire
Le ministère de la Sécurité a tenu son deuxième Conseil d’administration du secteur ministériel (CASEM), mardi 25 novembre 2025, à Ouagadougou, autour de la question de la gouvernance sécuritaire dans un contexte de reconfiguration du maillage territorial.
L’adaptation du dispositif de maillage sécuritaire du territoire national est au centre des préoccupations du gouvernement burkinabè. C’est ce qui est ressorti lors du deuxième Conseil d’administration du secteur ministériel du ministère de la Sécurité (CASEM), organisé le mardi 25 novembre 2025 à Ouagadougou autour du thème : « Gouvernance sécuritaire dans un contexte de reconfiguration du maillage du territoire : initiatives proactives et changement de paradigmes dans la gestion de la criminalité ».
Pour le ministre de la Sécurité, le commissaire divisionnaire de police nationale Mahamoudou Sana, ce thème traduit l’engagement de son département à adapter en permanence ses stratégies de prévention, de protection et de riposte au phénomène de la criminalité. « La gouvernance sécuritaire que nous voulons bâtir repose non seulement sur une vision stratégique claire, alignée sur les orientations nationales de sécurité, articulée avec les priorités actuelles mais aussi, sur une coordination renforcée, impliquant les Forces de sécurité, les autorités locales et les structures communautaires ainsi que sur une responsabilisation accrue des premiers acteurs, fondée sur l’éthique, la transparence, l’efficacité », a-t-il rassuré. Il urge donc, selon lui, d’aller à une transformation structurelle et opérationnelle du ministère, à un moment où les défis sécuritaires imposent « lucidité,
cohérence et innovation ».
Le numérique pour réduire les contraintes logistiques etbudgétaires
Le ministre Sana a relevé que le CASEM, qui se tient pour la première fois en présentiel et par visioconférence, est placé sous le signe de l’innovation, de la participation et de l’anticipation. Il s’agit selon lui, de réaffirmer la détermination commune de bâtir un système sécuritaire plus résilient et plus adapté aux exigences du moment, réduire les contraintes logistiques et budgétaires.
Le ministre de la Sécurité a également rappelé que la dynamique impulsée par le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, pour la reconquête du territoire national impose de nouvelles approches systémiques et opérationnelles. C’est pourquoi, le patron de la Sécurité intérieure a précisé qu’en vue d’assurer un meilleur maillage sécuritaire, le gouvernement a pris un décret en novembre 2024 portant détermination des zones de compétences territoriales de la police nationale et de la gendarmerie nationale. Sur ce point, le ministre Sana a fait savoir que la première phase de la mise en œuvre de ce décret au cours de l’année 2025 est à un taux d’exécution de 85%, soit 81 sur 106 services de sécurité levés.
La phase 2, a-t-il expliqué, qui s’effectuera en 2026 va consister à relever tous les commissariats de police de district en zone rurale par les brigades territoriales de gendarmerie suivant les critères de basculement. Quant à la troisième phase qui va intervenir à partir de janvier 2027, il a indiqué qu’elle va concerner la création de services de sécurité dans les 156 communes qui en sont actuellement dépourvues suivant le plan stratégique de déploiement. Les travaux du CASEM ont permis d’examiner tous les dossiers relatifs aux acquis et insuffisances, afin d’améliorer la performance sécuritaire. En cette période de fin d’année, le ministre a invité ses collaborateurs à ne pas baisser la garde en ce qui concerne la lutte contre la criminalité et le
terrorisme.
Wanlé Gérard COULIBALY
Conseil des ministres de l’UEMOA: le Togolais Kossi Tenou nommé président de l’AMF-UMOA
Sous la présidence du ministre burkinabè de l’Economie et des Finances, Aboubakar Nacanabo, le Conseil des ministres de l’UEMOA a tenu en ligne une session extraordinaire, mardi 25 novembre 2025. Au cours de cette session, le Togolais Kossi Tenou a été nommé nouveau président de l’Autorité des marchés financiers de l’Union monétaire ouest-africaine (AMF-UMOA).
L’Autorité des marchés financiers de l’Union monétaire ouest-africaine (AMF-UMOA) a un nouveau président. Il s’agit du Togolais Kossi Tenou, ministre délégué auprès du ministre de l’Economie et de la Veille stratégique, chargé du Commerce et du Contrôle de la qualité, depuis le 8 octobre 2025. Sa nomination a été actée à l’issue d’une session extraordinaire du Conseil des ministres de l’UEMOA, tenue en ligne, cet après-midi du mardi 25 novembre 2025, sous la présidence du ministre burkinabè de l’Economie et des Finances, Aboubakar Nacanabo. M. Tenou remplace à ce poste son compatriote Badanam Patoki, nommé récemment ministre de l’Economie du Togo. Cette nomination du nouveau président de l’AMF-UMOA s’est fait conformément aux textes de l’Union, a dit le président du Conseil des ministres de l’UEMOA, le ministre Nacanabo.
« Conformément aux textes communautaires, la République togolaise a proposé un candidat pour occuper le poste de président de l’Autorité des marchés financiers. Il fallait examiner la candidature et ensuite prendre la décision de sa nomination. A l’issue de la session, le Conseil des ministres, à l’unanimité, a retenu la candidature de Monsieur Tenou du Togo. Il s’agit d’une décision importante, car, il y avait un vide qui faisait que l’Autorité des marchés financiers ne puisse pas jouer pleinement son rôle. Quand on sait le rôle important de cette autorité dans la régulation de nos marchés financiers, on ne peut pas se payer le luxe d’attendre le prochain Conseil des ministres », a-t-il expliqué.
Bâtir une Union tournée vers l’avenir
Le nouveau président de l’AMF-UMOA a été invité par le Conseil des ministres de l’UEMOA à prendre fonction dans les meilleurs délais. Le Président Nacanabo a salué l’esprit de collégialité et de consensus qui a prévalu tout au long des discussions et qui constitue un signal fort : celui d’une Union unie, responsable et tournée vers l’avenir.
« Au terme de cette session extraordinaire de notre Conseil pour l’année 2025, permettez-moi de vous exprimer, avec une profonde gratitude, mes remerciements pour votre disponibilité, votre rigueur et l’esprit d’engagement collectif qui ont marqué nos travaux.
Les échanges francs et constructifs que nous avons conduits aujourd’hui témoignent de la vitalité de notre Union et de la détermination qui nous anime à consolider l’intégration régionale, à renforcer la gouvernance économique et financière, et à offrir à nos populations un horizon de stabilité et de prospérité », s’est-il réjoui.
Tout en félicitant l’ancien président, Badanam Patoki, pour le travail abattu à la tête de l’AMF-UMOA, M. Nacanabo lui a souhaité la bienvenue au Conseil des ministres de l’UEMOA, en tant que ministre de l’Economie du Togo.
Mahamadi SEBOGO
Festival Baba village: la VIIIe édition s’est tenue sous le signe de la tradition et de la modernité
Le ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme a présidé l’ouverture de la VIIIe édition du festival Baba village, le jeudi 20 novembre 2025.
La VIIIe édition du festival Baba village s’est tenue, du 20 au 23 novembre 2025, à Ouagadougou sur le thème « Traditions culturelles et modernisme : enjeux pour un développement harmonieux ». L’ouverture du festival a été présidée par le chargé de missions au ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Joël Bonkoungou, le jeudi 22 novembre 2025. A l’occasion, le promoteur de festival, l’artiste musicien Floby, a indiqué que l’évènement vise à promouvoir la culture burkinabè. Pour cette édition, des innovations ont été prises en compte selon le promoteur, à savoir la parenté à plaisanterie et l’art culinaire.
A ce propos, les communautés bissa et gourounsi ont été à l’honneur. L’objectif, a fait savoir Floby, est de permettre aux citadins qui ne connaissent pas le village de découvrir la tradition. « Nous voulons apprendre aux jeunes filles comment faire les mets traditionnels », a-t-il ajouté. Le chargé de missions, Joël Bonkoungou, au nom du ministre chargé de la Culture, a félicité l’initiateur du festival. Il a confié que le thème de l’édition 2025 incite à une réflexion profonde sur l’équilibre entre les racines culturelles et les réalités contemporaines.
A travers les concerts, expositions, animations et espaces de création, a-t-il poursuivi, Baba village illustre parfaitement cette synergie entre tradition et modernité. M. Bonkoungou a relevé que dans le contexte actuel, il est important de soutenir les initiatives qui favorisent la cohésion sociale et la création des liens sociaux. La marraine de cette VIIIᵉ édition, Adja Amsetou Nikièma de Komsilga, a aussi salué l’initiative. Sa présence à la cérémonie d’ouverture se justifie, selon elle, par son attachement aux pratiques traditionnelles. L’éclat de la cérémonie a été rehaussé par les prestations des troupes de danse, Bissa, gourounsi et peulh.
Abdoulaye BALBONE
Faso Mêbo: le monde rural des Balé offre près de 30 tonnes de ciment
En marge de la commémoration, en différé de la Journée mondiale des toilettes (JMT) à Boromo, vendredi 21 novembre 2025, les acteurs provinciaux du monde rural des Balé ont fait don de ciment et de pelles à l’Initiative présidentielle Faso Mêbo.
Les acteurs provinciaux du monde rural des Balé ont mis à profit la commémoration en différée de la Journée mondiale des toilettes pour laisser parler leur cœur et marquer leur adhésion à l’Initiative présidentielle Faso Mêbo. Ce sont le personnel de la direction provinciale de l’agriculture, des ressources animales et halieutiques des Balé, les producteurs agricoles, les éleveurs et les partenaires techniques et financiers de la direction.
Ainsi, ils ont fait un don de 29,5 tonnes de ciment et cinquante pelles à l’Initiative. Selon la directrice provinciale, Rokia Ki, les contributions ont été récoltées dans les dix communes des Balé. Elle a expliqué que l’idée est venue à la suite du lancement régional (acte 1), de l’Initiative présidentielle intervenu à Boromo, le 19 septembre dernier. Ils n’ont pas voulu rester en marge de la construction du pays selon les plus hautes autorités à travers Faso Mêbo.
« Nous avons sensibilisé les collègues et les organisations paysannes qui ont adhéré à l’initiative de contribuer », a fait remarquer Mme Ki. La secrétaire générale de la région, Adjara Kientega, a réceptionné le don en présence du haut-commissaire de la province des Balé. Elle a salué avec déférence l’engagement patriotique des donateurs. Mme Kientega a saisi l’occasion pour renouveler l’appel à tous les acteurs à accompagner activement l’Initiative présidentielle. « Faso Mêbo, c’est nous. Nous devons construire le Burkina Faso avec nos contributions », a-t-elle conclu.
Yacouba BELEM
Inclusion financière des personnes du 3e âge: les acteurs explorent des pistes innovantes
Le ministère de l’Action humanitaire et de la Solidarité en collaboration avec le Conseil national des personnes âgées du Burkina Faso a organisé, mardi 25 novembre 2025 à Ouagadougou, un forum sur l’inclusion financière, au profit des personnes du 3e âge.
Le ministère de l’Action humanitaire et de la Solidarité se préoccupe des personnes du
3e âge. A l’occasion de la 35e Journée internationale des personnes âgées, en synergie d’actions avec le Conseil national des personnes âgées du Burkina Faso, le département a organisé, mardi 25 novembre 2025 à Ouagadougou, un forum au profit des personnes du 3e âge sur le thème : « Mécanisme d’inclusion économique et financière des personnes âgées dans un contexte d’insécurité et de crise humanitaire ». Ce forum, 3e du genre vise à renforcer, protéger et promouvoir les droits des personnes âgées à travers un dialogue entre les institutions et les acteurs impliqués.
Selon le président du Conseil national des personnes âgées du Burkina Faso, Joseph André Tiendrebéogo, il s’est agi d’analyser les mécanismes existant d’inclusion, de présenter le Conseil national des personnes âgées, d’identifier les préoccupations prioritaires et de formuler des recommandations, afin de garantir aux personnes âgées une vieillesse digne, sécurisée et utile à la nation. La ministre de l’Action humanitaire et la Solidarité, le commandant Passowendé Pélagie Kabré, a exprimé sa profonde reconnaissance au président du Faso, pour son engagement constant en faveur de la protection des groupes vulnérables et du renforcement de la solidarité nationale.
Elle a indiqué qu’au Burkina Faso, selon le RGPH 2019, on dénombre 1 031 984 personnes âgées de 60 ans et plus, soit 5,03 % de la population. Parmi elles, 77,58 % vivent en milieu rural et 52,97 % sont des femmes. « Cette évolution démographique nous interpelle : beaucoup de nos aînés continuent de faire face à des vulnérabilités multiples, notamment l’accès limité à la protection sociale, l’isolement, les maladies liées au vieillissement, l’insécurité économique et l’exposition aux violences et discriminations », a confié la ministre chargée de l’Action humanitaire. Elle a déploré que les mutations sociales, l’urbanisation et les crises sécuritaires aient fragilisé les mécanismes traditionnels de solidarité.
Pourtant, a-t-elle relevé, notre patrimoine culturel nous rappelle que les personnes âgées sont l’un des piliers de notre société.
« Nos aînés sont les gardiens d’un capital inestimable de savoirs et de sagesse. Les protéger n’est pas seulement un devoir moral mais un impératif national », a soutenu Pélagie Kabré. La ministre chargée de la Solidarité a fait savoir que des efforts sont faits par les ministères, institutions et partenaires pour accompagner au quotidien les personnes âgées.
« Parmi les avancées notables figurent la priorité accordée aux aînés dans les services publics, les visites annuelles aux retraités avec un appui psychosocial croissant, l’exonération de 90 % des actes de santé pour les retraités, la construction du Centre de gériatrie de Ouagadougou et des Centres d’écoute et de loisirs à Ouagadougou et Bobo-Dioulasso, ainsi que les mesures législatives et réglementaires en cours, dont le projet de pension universelle pour les personnes de 80 ans et plus »,
a-t-elle cité.
Valentin KABORE
14e Forum international des femmes entreprenantes et dynamiques: pour l’industrialisation et la promotion des produits locaux
Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, représentant le président du Faso, a présidé, ce mardi 25 novembre 2025, à Ouagadougou l’ouverture de la 14e édition du Forum international des femmes entreprenantes et dynamiques (FIED). Placé sur le thème: « Rôle et impact des femmes sur l’industrialisation et la promotion des produits locaux », le forum réunit, du 25 au 30 novembre 2025, plus de 6 000 participants venus de 60 pays.
Co-organisée avec les ministères en charge de l’industrie et de la solidarité nationale, cette édition qui succède à celle tenue en République de Guinée en 2024, se présente comme un cadre d’échanges, d’opportunités d’affaires et de valorisation des initiatives féminines dans les filières productives. Panels, rencontres B2B, expositions et Nuit du mérite rythmeront cette rencontre dédiée au renforcement de l’entrepreneuriat féminin et des chaînes de transformation locales. Dans son intervention d’ouverture, le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Serge Gnaniodem Poda, a salué la créativité et la résilience des femmes africaines, actrices essentielles de la souveraineté économique et de la promotion des produits du terroir.
Il a rappelé la place centrale qu’occupent les femmes dans l’économie des marchés aux exploitations agricoles, de l’artisanat aux entreprises et souligné la nécessité d’un écosystème qui leur permette d’innover, de se financer et de prospérer. Le Premier ministre a exprimé la satisfaction du gouvernement d’accueillir un événement d’une telle envergure, en cohérence avec la vision de la Révolution progressiste populaire. Il a rappelé que la souveraineté recherchée par le Burkina Faso et l’Afrique passe par la souveraineté économique, fondée sur l’industrialisation et la transformation locale. Dans cette dynamique, le rôle des femmes est déterminant.
« Nous devons arrêter d’être des serviles consommateurs », a-t-il déclaré, appelant à une action concertée pour amplifier l’impact des femmes dans ce secteur stratégique. Il a encouragé les participantes à aller au-delà des discours pour inscrire leurs réflexions dans une dynamique d’action concrète, en phase avec la transformation structurelle engagée. Portée par la plateforme des femmes entreprenantes et dynamiques, forte de plus de 25 000 membres à travers le monde, cette édition du FIED s’annonce comme un moment déterminant pour l’entrepreneuriat féminin et pour la consolidation de la souveraineté économique du continent.
DCRP/Primature


