L’esprit Nkrumah

En décidant de supprimer les frais de roaming entre lui et les pays de l’AES, le Ghana prouve une fois de plus qu’il est et demeure l’un des foyers incandescents du panafricanisme et de la solidarité entre Etats africains.
Héritier de l’Osagyefo Kwame Nkrumah et du flight lieutenant John Jerry Rawlings, le Président actuel, John Dramani Mahama, a très tôt prouvé son attachement à ces nobles idéaux en appelant la CEDEAO, à mettre de l’eau dans son « Patassé », s’agissant notamment des sanctions iniques prises à l’encontre du Niger, au plus fort de la crise qui opposait ce pays aux thuriféraires de la France-Afrique avec Alassane Ouattara comme tête de gondole.

Mieux, il a réservé ses premières visites officielles à ces pays au grand dam du géant nigérian qui n’a pas manqué de lui faire un procès en sorcellerie pour cette option. Une option en passe de se renforcer avec la volonté manifeste de lever les barrières tarifaires entre le Ghana et les pays de l’AES, ainsi que Nkrumah l’avait fait à l’aube des indépendances formelles. On est mémoratif qu’il avait, en compagnie du Président voltaïque d’alors, Maurice Yaméogo, « cassé » les bornes frontalières entre la Haute-Volta et le Ghana pour sceller l’union entre les deux pays.

C’est dire que cette nouvelle union sacrée est appelée à perdurer et à susciter d’autres vocations sur un continent où nous vivons le temps des révolutions. Démasqué du Nord au Sud et de l’Est à l’Ouest du continent, l’impérialisme occidental cherche les moyens de perpétuer sa domination en pure perte. Raison principale, la conscience citoyenne de plus en plus aiguisée dans nos Etats et l’exemple vertueux qu’offrent certains leaders comme Ibrahim Traoré, Assimi Goïta et Abdramane Tiani, pour prendre le cas du Sahel central.

Des exemples qui convainquent les populations que le développement sera autocentré et intégré ou ne sera pas. Que dire d’autre, quand malgré la guerre impérialiste qui nous est imposée, le gouvernement trouve les ressources pour construire des hôpitaux de haut standing dans les chefs-lieux de nos régions, rapprochant les services de santé des populations ? Alors oui, le Ghana s’inscrit dans l’air du temps et cela ne peut-être que tout bénéfice pour toute la sous-région qui se débarrassera bientôt de ses satrapes. Comme disait le prophète, il y a un temps pour tout. Le temps de l’émancipation sociale et politique est venu.

Boubakar SY

Adaptation au changement climatique: le ROPPA demande la création d’un Fonds pour la résilience et l’autonomisation des agriculteurs

Le Réseau des organisations paysannes et de producteurs agricoles de l’Afrique de l’Ouest (ROPPA) a animé une conférence de presse sur les coûts de l’adaptation pour les exploitations familiales ouest-africaines, jeudi 20 novembre 2025, à Belém, au Brésil, en marge de la COP30. Face au déficit de financement de l’agriculture, il a appelé, entre autres, à la création d’un Fonds pour la résilience et l’autonomisation des agriculteurs.

Le Réseau des organisations paysannes et de producteurs agricoles de l’Afrique de l’Ouest (ROPPA) veut d’un financement climatique juste et équitable pour les agriculteurs de la région qui font face, au quotidien, aux effets pervers du changement climatique. Cette revendication d’une justice climatique, le ROPPA l’a fait savoir à la COP30, au cours d’une conférence de presse qu’il a animée, jeudi 21 novembre 2025, à Belèm, au Brésil.

« Dans notre région, les effets du changement climatique ne sont plus des projections : ils se font l’expérience tous les jours », a martelé le 2e vice-président du ROPPA, Arouna Lawani, entouré de ses collaborateurs et partenaires. Les producteurs de céréales au Sahel, les éleveurs de Gourma, les riziculteurs dans la vallée du fleuve Sénégal et les femmes transformatrices au Bénin et au Togo, a-t-il précisé, souffrent déjà de sécheresses prolongées qui réduisent les rendements agricoles, d’inondations récurrentes qui détruisent les cultures, de dégradation accélérée des terres, de l’insécurité alimentaire croissante affectant des millions de familles rurales.

Un besoin de financement de 11 milliards de dollars par an

« Ces phénomènes menacent directement la souveraineté alimentaire et la stabilité sociale de la région. Malgré cela, le financement mondial profite très peu aux petits producteurs. Selon le rapport, moins de 2 % des fonds alloués à l’agriculture vont directement aux petits producteurs ou à leurs organisations. Et pourtant, ces mêmes producteurs nourrissent plus de 400 millions d’Africains de l’Ouest, tout en préservant la biodiversité et en maintenant les zones rurales », a déploré M. Lawani.

Mais ces petits producteurs, loin d’être de simples victimes, sont aussi des fournisseurs clés de solutions à la crise climatique, en promouvant l’agroécologie et la gestion durable des sols, en utilisant des graines locales résistantes à la sécheresse, en diversifiant les cultures et en restaurant les terres dégradées.

Selon le ROPPA, 11,11 milliards de dollars américains sont nécessaires chaque année pour l’adaptation des producteurs d’Afrique de l’Ouest au changement climatique. Ce montant qui représente moins de 3 % des bénéfices réalisés par les 25 plus grandes entreprises alimentaires du monde est capital pour protéger deux millions de producteurs de cacao et l’avenir d’une industrie européenne du chocolat estimée à 50 milliards de dollars américains, soutenir des millions de producteurs de riz et de maïs qui nourrissent toute la région et pour renforcer la résilience des économies rurales, où l’agriculture représente en moyenne 25 % du PIB des pays de la région. « C’est un investissement avec des rendements sociaux, économiques et environnementaux élevés », a
soutenu Arouna Lawani.

Défendre la voix des agriculteurs familiaux africains

Pour répondre à l’insuffisance de financement au profit de l’agriculture familiale, au nom de ses plateformes membres nationales et des millions d’agriculteurs familiaux, ont confié les conférenciers du jour, le ROPPA demande la création d’un Fonds pour la résilience et l’autonomisation des agriculteurs, géré par des organisations d’agriculteurs, pour un accès direct et durable aux ressources financières ; la réforme des mécanismes de financement du climat pour les rendre plus inclusifs, simples et adaptés aux réalités locales.

Il a appelé également à la reconnaissance complète du rôle des petits producteurs dans les stratégies d’adaptation et les plans nationaux soumis à la COP30 et à la réorientation des subventions agricoles nuisibles, estimées à 470 milliards de dollars américains par an, vers des pratiques durables et équitables.

En tout état de cause, le ROPPA, ses partenaires comme Family Farmers for Climate Action (FFCA) et ses alliés régionaux sont à cette COP30 au Brésil, pour réaffirmer leur détermination à défendre la voix des agriculteurs familiaux africains, mener le plaidoyer pour un financement juste, équitable et sans dette, et à promouvoir l’agroécologie, comme voie privilégiée pour l’adaptation et la transformation des systèmes alimentaires, ont souligné M. Lawani et ses pairs conférenciers. « Notre ambition est claire : que chaque dollar de financement climatique atteigne enfin ceux qui nourrissent le continent. Financer l’adaptation des petits agriculteurs signifie protéger la vie, la dignité et l’avenir de nos communautés rurales », ont-t-ils conclu.

Mahamadi SEBOGO
Windmad76@gmail.com
(Depuis Belém, Brésil)

Biennale internationale de la sculpture de Ouagadougou: un mois pour vivre l’art contemporain

L’association art et culture organise la IVe édition de la biennale internationale de la sculpture de Ouagadougou, du 20 novembre au 22 décembre 2025, à Ouagadougou. La cérémonie d’ouverture a eu lieu, jeudi 20 novembre 2025.

Du 20 novembre au 22 décembre 2025 se tient au siège du FESPACO, la Biennale internationale de la sculpture de Ouagadougou (BISO) sur le thème :
« Insoutenables frontières ». La cérémonie d’ouverture a été présidé par le représentant du ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Nestor Kahoun. Le co-fondateur de la Biennale internationale de la sculpture de Ouagadougou (BISO), Nyaba Ouédraogo, a affirmé que l’événement s’inscrit dans la force de création et de
production de la pensée artistique.

« BISO présente la création des artistes africains qui produisent de la pensée artistique pour le bonheur de ceux qui aiment l’art contemporain », a-t-il soutenu. Nyaba Ouédraogo a confié que le thème de l’édition traduit la volonté des organisateurs de renforcer la cohésion sociale, l’union des peuples, la promotion des cultures et le partage des valeurs universelles. Il a expliqué que pendant 1 mois, 16 artistes venus de plus de 15 pays ont travaillé leurs projets avec des artisans et artistes du Burkina, pour mettre en œuvre de belles créations artistiques.

« Ce sont ces formidables œuvres artistiques qui sont exposés au Siege du FESAPCO, du 20 novembre 2025 au 22 décembre 2025 », a-t-il informé. M. Ouédraogo a alors invité l’ensemble des Burkinabè à passer vivre la culture à travers la sculpture. Le représentant du ministre chargé de la Culture, Nestor Kahoun, a confié que les œuvres transportent les visiteurs sur le terrain à travers la créativité des artistes.

« Nous constatons une association d’artistes de l’Afrique. Et cela veut dire que le continent reste solidaire malgré tout ce que nous avons vécu à travers l’histoire », a-t-il dit. Pour lui, les artistes sont en train de ressusciter l’Afrique, un continent vaillant, supporté par ses enfants. « A travers la culture, nous sommes résilients et constructifs. La culture va nous
emmener où nous voulons aller », a-t-il ajouté.

L’UE s’engage à la visibilité de la BISO

Nestor Kahoun a donc félicité les organisateurs de la BISO. Il a remercié la délégation de l’Union européenne (UE) qui a apporté un appui pour l’organisation de la
biennale. « L’Union européenne accompagne une telle initiative, parce qu’elle renforce la cohésion sociale et permet d’avoir des ponts entre les pays.

C’est un évènement qui valorise la sculpture met l’art dans la richesse culturelle et contribue à booster l’économie du pays », a expliqué l’ambassadeur de l’UE au Burkina Faso, Philippe Bronchain. Il a ajouté qu’en tant que partenaires, l’UE s’engage aussi à la visibilité de l’évènement pour qu’il soit connu de tous de par le monde entier.
Au cours de la cérémonie d’ouverture, les participants ont célébré la nuit du pagne tissé. « Le Faso Dan Fani, tissé à la main, devient une mémoire et une lumière. Il devient un drapeau intime, porté par les femmes, les hommes, les enfants comme une armure de beauté », a-t-il indiqué.

Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE (Collaborateur)

Lancement officiel de la vente aux enchères des AMANDES de KARITÉ saisies : un coup de pouce à l’industrie locale

Le Coordonnateur général de la Brigade mobile de contrôle économique et de la répression des fraudes (BMCRF), Sanibè Faho, a donné le coup d’envoi, ce lundi 24 novembre 2025 à Ouagadougou, de la campagne nationale de vente aux enchères des amandes de karité issues des saisies.

Cette opération, menée simultanément à Ouagadougou et à Bobo-Dioulasso, vise à approvisionner les unités de transformation locales tout en dynamisant l’économie nationale.
Jusqu’à la fin du mois de mai 2026, les industriels Burkinabè spécialisés dans la transformation du karité pourront acquérir ces amandes à des tarifs préférentiels : 310 F CFA le kilogramme à Ouagadougou et 300 F CFA à Bobo-Dioulasso. Une opportunité saluée par les acteurs du secteur, confrontés à des difficultés d’approvisionnement.
« Cette initiative s’inscrit dans la volonté du gouvernement de renforcer le tissu industriel local en rendant la matière première disponible et accessible », a souligné Sanibè Faho. Il a rappelé que les unités de transformation ont consenti d’importants investissements et que leur survie dépend de l’accès régulier de matières premières. « Sans matière première, leur activité serait compromise », a-t-il insisté.
À Ouagadougou, la vente se tient au SIAO et à Kouritenga, avec une disponibilité de 900 tonnes.
À Guiriko, l’opération est pilotée par la Direction régionale de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (DRICA), où 400 tonnes sont mises à la disposition des soumissionnaires.
Cette campagne marque une étape importante dans la valorisation des saisies économiques au service du développement industriel. Elle illustre également l’engagement des autorités à transformer les défis en leviers de croissance.
80 00 11 84/ 80 00 11 85/ 80 00 11 86
La BMCRF, la garantie d’une concurrence saine et loyale

SCRP/BMCRF

Présence au poste : le Ministre Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO effectue une visite inopinée pour renforcer le respect de la ponctualité et de la présence au poste

 

Dans la dynamique de mise en œuvre de la note relative au respect de l’obligation de présence au poste de travail, le Ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO a effectué dans la matinée de ce lundi 24 novembre 2025 une visite inopinée au bâtiment R+11 situé dans la zone ZACA à Ouagadougou.
Objectif, vérifier l’effectivité de l’application de la circulaire et s’assurer que les agents sont présents et ponctuels à leur poste.

 

Accompagné de sa délégation, le ministre a successivement visité plusieurs structures du département notamment la Direction Générale de la Culture et des Arts (DGCA), la Direction Générale du Tourisme (DGT), la Direction Générale de la Communication et des Médias (DGCM) et la Direction des Archives et de la Documentation (DAD).

Au cours de cette tournée, le Ministre Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO a constaté des situations de retards et d’absence de certains agents de leur poste au moment du passage malgré les différentes notes et circulaires déjà diffusées invitant au respect des heures de service.

Face à ces manquements, il a rappelé aux premiers responsables des directions visitées leur obligation d’assurer un suivi rigoureux et permanent de leurs collaborateurs. Il a insisté sur l’importance de la ponctualité, de l’assiduité et de l’engagement professionnel dans la construction d’une administration publique moderne et efficace. « Nous devons impérativement accompagner la Révolution Progressiste Populaire par un véritable changement de comportement », a-t-il déclaré. Le ministre a également souligné que la qualité du service public dépend en grande partie de la disponibilité des agents pour accueillir et servir les usagers avec diligence.

Il a déploré le fait que certains agents soient contraints de supporter une charge de travail supplémentaire en raison de l’absence injustifiée de collègues. Pour lui, cette situation est inacceptable et doit cesser. « Ce message, nous sommes venus le rappeler. Et nous reviendrons, car le contrôle fait partie intégrante de notre mission », a-t-il affirmé, avant d’appeler tous les agents à se conformer strictement aux exigences du service public.

Le ministre Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO a annoncé que d’autres visites <<surprises>> seront organisées dans différentes structures du ministère afin de s’assurer de la bonne application des directives et d’encourager une culture administrative basée sur la discipline, l’intégrité et le respect du travail bien fait.

Instruction ferme a été donnée au Directeur de la Communication et des Relations Presse de faire mention de son retard du jour dans le présent papier sinon <<si ce n’est pas un mercredi, ça sera un jeudi>>

DCRP/MCCAT

Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, Premier ministre : « Nous n’avons aucun doute que nous allons gagner cette guerre »

Dans un grand entretien en mooré, hier dimanche 23 novembre 2025, sur les antennes de la RTB3, le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, revient sur la situation nationale et appelle les Burkinabè à continuer de soutenir les Forces combattantes et le chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré, dans la lutte contre le terrorisme et pour la souveraineté.

Après presqu’un an de gouvernance comme Premier ministre (7 décembre 2024), Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a sacrifié au devoir de redevabilité envers les Burkinabè et ce, durant une 1h30 mn en mooré. Pour le chef du gouvernement, cette mission est certes lourde, mais elle est exaltante parce qu’elle se mène avec la confiance et le soutien total du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré et du peuple burkinabè. Revenant sur la Révolution progressiste populaire (RPP), le Premier ministre a expliqué qu’elle n’a pas commencé par sa proclamation récente par le président du Faso.

« Depuis qu’il est au pouvoir, il y a trois ans, nous sommes en Révolution progressiste populaire », a-t-il soutenu. Pour lui, la révolution c’est le changement, la droiture, l’intégrité et que les Burkinabè doivent comprendre que leur liberté et le développement ne viendront que d’eux-mêmes. « On nous a fait croire que le pays est pauvre et sans ressources. La révolution veut que l’on sache qu’on a tout dans ce pays pour nous développer. Il suffit que nous nous appuyons sur nos coutumes et traditions, que nous sachions qu’elles sont des richesses inestimables, qu’elles doivent être le socle de notre développement », a-t-il ajouté.

Contrairement aux pratiques politiciennes d’alors qui promettaient d’apporter le changement aux populations si elles votaient pour un parti politique donné, la RPP, foi du Premier ministre, veut que chaque Burkina soit un acteur du changement, du développement et de la construction de son pays, sans tout attendre du gouvernement.
Sur la reconquête du territoire national, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a rappelé que la lutte contre le terrorisme a toujours été la priorité du chef de l’Etat. Au résultat, a-t-il dit, les Forces combattantes ont été formées, équipées et les effectifs renforcés.

« Les Burkinabè doivent en être fiers, parce que les uns et les autres y ont contribué à travers le Fonds de soutien patriotique. Cette confiance du peuple a permis aux FDS et aux VDP de reconquérir des pans entiers du territoire qu’on pensait inaccessibles », a-t-il soutenu. La reconquête se poursuit parce que, selon Jean Emmanuel Ouédraogo, l’ennemi n’est pas uniquement constitué de ceux qui ont été manipulés pour prendre les armes contre leur patrie. « Ils sont soutenus, formés, fournis en renseignements, équipés en armes et en drones, le tout avec des médias impérialistes qui manipulent l’information pour faire croire que nos pays sont invivables.

Malgré tout, nous n’avons aucun doute qu’on va gagner cette guerre. Nos héros sont déterminés. Chaque jour, nous engrangeons des victoires sur le terrain. Le capitaine Traoré et les Forces combattantes ont le soutien du peuple. Le Burkina redeviendra un pays de paix où chaque Burkinabè bénéficiera des fruits de la croissance », s’est-il convaincu. Le Premier ministre a appelé les populations des zones actuelles à fort défi sécuritaire, à collaborer avec les FDS et les VDP, parce qu’aucun mètre-carré du pays ne restera dans les mains de l’ennemi.

« Beaucoup a été fait »

L’entretien en langue nationale mooré a duré 1h30mn.

En lien avec le coût de la vie, le Premier ministre a fait savoir le gouvernement œuvre au quotidien à ce que les conditions de vie des Burkinabè s’améliore, à travers la bonne gouvernance et une gestion rationnelle des ressources. « Dans les secteurs de la sécurité, de l’éducation, de la santé, de l’industrialisation, beaucoup a été fait. On ne peut pas s’en satisfaire, parce qu’il reste beaucoup à faire », a-t-il reconnu.

A propos de la dernière campagne agricole, le chef du gouvernement a expliqué que le pays a eu plus de 6 millions de tonnes de céréales. Cette saison qui s’achève, il espère beaucoup plus. « Après la lutte contre le terrorisme, l’autosuffisance alimentaire vient en 2e position dans les priorités du gouvernement. C’est pourquoi le ministre de l’Agriculture met en œuvre l’Offensive agropastorale et halieutique, en plus de l’Initiative présidentielle pour l’autosuffisance alimentaire », a-t-il insisté.

« On dit que l’argent ne circule plus » En réponse à cette interpellation, le chef du gouvernement a expliqué que c’est la résultante de l’efficacité des actions de lutte contre la corruption, l’affairisme et les autres tares de la société. « Si l’argent circulait dans la légalité, il continuera de circuler. Sinon, on na va pas se flatter, il ne va pas circuler.
L’économie se porte bien. Avec les recrutements au sein de l’armée, des VDP, à Faso Mêbo et dans la Fonction publique, le Burkina n’a jamais recruté autant de personnes en une année comme en 2025 », a-t-il soutenu.

Sur la question de l’or, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a salué la mise en place de la Société nationale des substances précieuses (SONASP) et la relecture du Code minier ainsi que l’encadrement de l’exploitation artisanale de l’or qui, notamment. Avec la SONASP,
a-t-il dit, le Burkina Faso est passé de 250 kilogrammes d’or collectés dans l’exploitation artisanale, à plus de 9 tonnes en 2024 et plus de 30 tonnes en 9 mois, cette année 2025. « Avant, chacun exploitait son or, sort vous dire qu’il a eu telle quantité, sans que vous ne puissiez le vérifier.

Par la suite, l’or est acheminé à l’aéroport et convoyé hors du pays. Désormais, nous contrôlons tout pour permettre au Burkina Faso de profiter de ses ressources », a-t-il insisté. Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a appelé les Burkinabè à la vigilance et à la résilience, parce que le changement est généralement douloureux et l’impérialiste qui ne profite plus de l’exploitation des ressources du pays, n’abdique pas.

« L’Etat n’a pas l’intention d’exproprier les populations de leurs terres cultivables »

Interrogé sur la propriété foncière qui revient à l’Etat, Jean Emmanuel Ouédraogo a fait savoir que l’Etat, c’est tout le monde. La relecture de la loi sur le foncier, a-t-il renchéri, vise à désamorcer la « bombe foncière » et à éviter l’accaparement des terres au détriment de l’agriculture et la vente anarchique des terres. « L’Etat n’a pas l’intention d’exproprier les populations de leurs terres cultivables. Mais nous voulons éviter que les ventes anarchiques des terres au détriment des générations futures », a-t-il expliqué.
Revenant sur le refus de l’accès du marché Sankar Yaare à la Brigade Laabal par certains commerçants, le Premier ministre a rappelé les objectifs de la Brigade que sont l’hygiène, l’ordre et la discipline.

« Laabal n’a pas été mise en place pour faire la force aux populations … Elle se rendait à Sankar Yaare pour interpeller une personne qui a été citée comme fournisseur de drogue. Ce que l’opération Ladéli a fait dans ce marché, vous aurez des nouvelles », a-t-il promis. Jean Emmanuel Ouédraogo a rappelé que le gouvernement a investi plusieurs milliards F CFA dans ce marché après l’incendie pour permettre aux commerçants de reprendre leurs activités. « Au lieu de changer, ils recommencent à faire ce qui a entrainé l’incendie, notamment la vente des explosifs et autres produits fraudés. Nous serons obligés de forcer certaines personnes qui refusent le changement à respecter l’ordre et la discipline », a-t-il lancé.

Evoquant la question de la mendicité, il a regretté le fait qu’elle soit devenue une activité lucrative pour plusieurs personnes, même bien portantes. « Aucune religion n’a demandé de faire de la mendicité une activité. Les élèves des écoles coraniques ne doivent pas non plus être exploités par les maîtres coraniques … Si nous ne faisons pas attention, tous ces enfants qui sont dans les rues, qui n’ont rien appris à faire de leurs dix doigts, seront des dangers pour la société », a-t-il dit.

Sur la création de la Confédération AES par le Burkina, le Mali et le Niger, Jean Emmanuel Ouédraogo a précisé qu’elle vise à mettre en commun les moyens et les ressources dans la lutte contre le terrorisme et pour la souveraineté.
« Nous avons, tous les trois, les mêmes problèmes sécuritaires, le même ennemi et le même impérialiste qui travaille à nous maintenir sous sa domination. Nous avons donc décidé d’unir nos forces pour y faire face et c’est cela qui fait notre force », a-t-il affirmé.

Synthèse de la rédaction

First Global Challenge 2025: les lauréats félicités par le capitaine Ibrahim Traoré

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Le Président du Faso, chef de l’Etat, Son Excellence le capitaine Ibrahim Traoré, a reçu en audience, ce vendredi 21 novembre 2025, les lauréats du ‘‘First Global Challenge 2025”, une compétition internationale en robotique qui s’est tenue au Panama.

Le Burkina Faso s’est hissé sur le toit du monde en robotique. C’est la prouesse faite par les ingénieurs de Gobelab en remportant la médaille d’or lors du ‘‘First Global Challenge 2025’’. Les lauréats de cette compétition mondiale en robotique ont présenté leur prix au Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, engagé à promouvoir la recherche technique et technologique.

« Cela a été vraiment un honneur pour nous que le président puisse disponibiliser de son temps pour nous accueillir et pour nous féliciter d’avoir pu contribuer à faire rayonner l’image du Burkina Faso à l’international », déclare le co-fondateur de Gobelab, Lawatan Fabrice Toé.

Il ajoute que le chef de l’Etat a encouragé l’équipe à continuer dans cette lancée, à démystifier les sciences, les technologies, l’ingénierie et les mathématiques et à contribuer au renforcement du potentiel de la jeunesse. Les ingénieurs de Gobelab ont conçu un robot qui peut contribuer à restaurer la biodiversité et un autre capable de participer à l’assainissement en ramassant les déchets.

« Le fait qu’on ait pu remporter cette médaille d’or montre que nos jeunes ont du talent », soutient le co-fondateur de Gobelab, Lawatan Fabrice Toé. Il annonce la mise en place d’un “fablab”, un laboratoire communautaire, où les gens peuvent venir apprendre et se perfectionner.

Direction de la communication de la Présidence du Faso

Journée du tirailleur africain: la Nation reconnaissante pour les sacrifices consentis

Le Burkina Faso a célébré, vendredi 21 novembre 2025, à Ouagadougou, la Journée du tirailleur africain.

Alors que le pays des Hommes intègres affronte l’une des périodes sécuritaires les plus exigeantes de son histoire, le devoir de mémoire prend un sens particulier. Ainsi, célébrer les tirailleurs africains, ces soldats qui ont servi loin de leurs foyers, devient une manière pour la Nation de reconnaitre les valeurs de courage, de loyauté et de sacrifice qui continuent de nourrir la résistance actuelle face au terrorisme. C’est dans cette dynamique que s’est tenue, le vendredi 21 novembre 2025, à Ouagadougou, la Journée du tirailleur africain.

Instituée pour honorer ceux qui ont combattu sur différents fronts au cours du XXe siècle, la Journée du tirailleur africain s’est déroulée sous la présidence du ministre d’Etat, chargé de la Défense et des Anciens combattants, le général Célestin Simporé, en présence de nombreux invités. L’édition 2025 a été placée sur le thème :
« Tirer leçon du passé pour bâtir le présent ».

Le ministre chargé de la Défense a salué la mémoire de ces soldats qui, selon lui, ont porté l’honneur des peuples africains, parfois dans l’ombre et dans le silence, mais toujours dans la dignité.

Honorer nos anciens

Il a rappelé que de nombreux Burkinabè ont servi sur des théâtres d’opérations lointains, affrontant des conditions extrêmes pour défendre des nations en guerre.
Le général Célestin Simporé a également reconnu les injustices historiques, longtemps subis par ces anciens combattants, des pensions inéquitables et un manque de reconnaissance, rappelant surtout l’épisode douloureux du drame de Thiaroye. Il a réaffirmé l’engagement du Burkina Faso à restaurer leur mémoire, à valoriser leurs descendants et à ancrer leur histoire dans les institutions, les écoles militaires et les cérémonies officielles.

Pour le commandant à la retraite, Paul Tondé, président de l’Association unique des anciens combattants, cette journée revêt une forte charge émotionnelle.
« Nous sommes là pour honorer nos anciens, ceux qui ont combattu pour des pays qui n’étaient pas les leurs, mais qui étaient en détresse. Notre cœur bat encore pour la patrie, même si nos forces physiques ne suivent plus », a-t-il confié. Malgré l’âge, les anciens combattants continuent d’apporter leur pierre à l’édifice national.

En effet, après un don de six tonnes de ciment à l’Initiative présidentielle Faso Mêbo, ils ont remis, en marge de la cérémonie, une contribution de 1 293 000 F CFA au Fonds de soutien patrio-tique, remise au ministre de la Défense. La célébration a également été marquée par plusieurs temps forts dont le dépôt de gerbes à la mémoire des tirailleurs, l’hymne aux morts et une exposition photographique consacrée aux anciens combattants, réalisée par le photographe Warren Saré.

Gustave KONATE

Le socle de la société

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Chaque 20 novembre, le monde entier rappelle que l’enfant, dans sa fragilité comme dans son potentiel, demeure le socle de toute société qui aspire à la paix et au développement durable. Au Burkina Faso, cette réalité indéniable a trouvé une résonance particulière à travers des échanges entre le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, et près de 200 enfants, vendredi 21 novembre 2025 à Ouagadougou, sur le thème évocateur : « Ma journée, mes droits ».

Dans un dialogue direct, sincère et instructif, les enfants ont exprimé leurs attentes en matière d’éducation, de santé, de nutrition, d’hygiène, d’inclusion scolaire et d’amélioration
de leurs conditions de vie dans les établissements. Le chef du gouvernement leur a répondu avec pédagogie et fermeté, rappelant que « vous avez des droits, mais également des devoirs ».

Il a aussi détaillé les actions engagées par son équipe gouvernementale pour préserver le bien-être des plus jeunes, notamment le programme 1000 × 5 pour renforcer
le personnel médical, l’intégration systématique de forages dans les infrastructures scolaires, les investissements dans la restauration endogène, ou encore les mesures pour garantir l’inclusion des enfants vivant avec un handicap. Cette écoute active traduit la volonté de l’Etat d’offrir à chaque enfant les conditions essentielles pour apprendre, grandir et s’épanouir en toute dignité.

Ces échanges de 2025 s’inscrivent dans la continuité d’une dynamique instaurée par le Président du Faso depuis 2023. En effet, les deux dernières années, le chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré a rencontré les enfants du Burkina. A l’occasion, il leur a rappelé, dans une interpellation citoyenne, que l’amour de la patrie, la discipline, le respect des enseignants et l’assiduité à l’école constituent les premiers outils de construction de la souveraineté nationale.

Cette proximité entre le chef de l’Etat et les plus jeunes témoigne de la conviction que la refondation engagée ne pourra prospérer que si l’enfant burkinabè est placé au cœur de l’action publique.

L’initiative conduite cette année par la Primature renforce cette vision. Elle illustre un gouvernement qui non seulement écoute, mais agit. Déjà, les chiffres parlent d’eux-mêmes avec 18 milliards F CFA mobilisés pour les vivres scolaires, 25 000 tonnes de denrées distribuées, des politiques d’hygiène repensées, l’aménagement d’infrastructures adaptées, la promotion des jardins pédagogiques et une restauration scolaire orientée vers
les produits locaux pour soutenir l’économie endogène.

Ces initiatives rappellent que l’enfance ne doit jamais être une étape marginale, encore moins dans un Burkina Faso en reconstruction, qui se bat pour préserver ses acquis, renforcer sa résilience et préparer un avenir souverain.

C’est dire qu’autant les enfants doivent au quotidien cultiver l’excellence, respecter leurs aînés, être disciplinés et aimer profondément leur pays, autant il revient aux parents, aux éducateurs et à toute la communauté, de rester les premiers garants de leur protection, leur suivi et leur éducation.

Au moment où le chef de l’Etat engage le pays sur la voie d’un développement endogène, l’éducation demeure la fondation la plus solide pour bâtir un Burkina souverain, stable et prospère. Et l’enfant reste cette pâte qui s’adaptera au moule du Burkina nouveau.

Par Assetou BADOH