Initiative présidentielle Faso Mêbo: le ministère en charge de la Justice offre un appui de 22,6 millions F CFA

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Le ministre de la Justice et des Droits humains, chargé des Relations avec les institutions, Garde des sceaux, Edasso Rodrigue Bayala et l’ensemble du personnel du département, ont remis un don d’une valeur de 22, 6 millions F CFA à l’Initiative présidentielle Faso Mêbo, vendredi 21 novembre 2025, à Ouagadougou.

Les soutiens à l’Initiative présidentielle Faso Mêbo se poursuivent. Dans la matinée du vendredi 21 novembre 2025, à Ouagadougou, le ministre de la Justice et des Droits humains, chargé des Relations avec les institutions, Garde des sceaux, Edasso Rodrigue Bayala et son personnel étaient sur le site de Faso Mêbo. Après avoir contribué à la confection des pavés, les acteurs du ministère en charge de la justice ont offert un don d’une valeur estimée à 22 600 000 F CFA. Cette somme a permis d’acquérir 200 tonnes de granite, 160 tonnes de sable et 160 tonnes de ciment.

Selon le ministre chargé de la Justice, plusieurs dons ont été faits déjà par certains compartiments du département. « Pour cette fois, tous les secteurs du ministère, dont les services déconcentrés, les Hautes Cours ont décidé, comme un seul homme, d’apporter leurs contributions ».

Pour lui, ce don est l’expression la plus noble de la résilience, du courage et du sens élevé de la patrie. « C’est aussi l’adhésion du ministère en charge de la justice aux idéaux de la Révolution populaire progressiste », a-t-il soutenu. Le ministre Bayala a relevé que ce don est la pierre du ministère en charge de la justice à l’édification du burkina Faso. « Nous invitons les organisations de la société civile et l’ensemble de la population à se joindre à cette dynamique de solidarité », a-t-il conclu.

Valentin KABORE

Apologie d’actes terroristes: un individu interpelé

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Dans le cadre de sa mission de protection des personnes et de leurs biens dans l’espace numérique, la Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité (BCLCC) a interpelé un individu, présumé auteur des faits d’apologie du terrorisme aux moyens des Technologies de l’information et de la communication (TIC).

S.A, 49 ans, adjoint administratif de profession et résidant dans une commune de la région du Guiriko, était particulièrement actif sur plusieurs groupes WhatsApp. Il y diffusait régulièrement des images et vidéos d’actes terroristes, accompagnées de commentaires visant à glorifier ces actes criminels, exposant ainsi de nombreux internautes à des contenus violents et potentiellement radicalisant. Interpellé et entendu par la division des enquêtes avec des éléments de preuve à l’appui, S.A. a reconnu les faits qui lui sont reprochés.

A l’issue, il a été déféré devant monsieur le Procureur du Faso près le Tribunal de grande instance Ouaga II pour répondre de ses actes. La BCLCC rappelle que l’apologie du terrorisme constitue une infraction prévue et punie par l’article 361-19 du Code pénal burkinabè. Ce type de comportement représente une menace grave pour la sécurité nationale, la paix sociale et la cohésion de notre société. La BCLCC exhorte l’ensemble des internautes à la vigilance et au sens de responsabilité.

BCLCC

Trentenaire de la Police municipale: les temps forts des festivités dévoilés

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Le comité d’organisation du trentenaire de la Police municipale du Burkina Faso a animé une conférence de presse, vendredi 21 novembre 2025, à Ouagadougou.

Créée le 20 juillet 1995, la Police municipale du Burkina Faso célèbre ses 30 ans d’existence. Le jubilé de perle de la Police municipale sera commémoré en différé, du 28 novembre au 13 décembre 2025, sur toute l’étendue du territoire nationale. A cet effet, plusieurs activités sont prévues. Il s’agit, entre autres, d’un géant cross populaire, une parade motorisée avec le port du casque, des ateliers thématiques régionaux, des journées portes ouvertes dans toutes les Polices municipales.

C’est ce qu’a révélé le président du comité d’organisation du trentenaire, l’inspecteur divisionnaire de police municipale Clément Ouongo, au cours d’une conférence de presse animée, vendredi 21 novembre 2025, à Ouagadougou. « Police municipale, 30 ans au service des populations : bilan, défis et perspectives », est le thème retenu pour cette célébration. Clément Ouongo a noté que dans un contexte marqué par les défis sécuritaire, humanitaire et sociaux majeurs, cette commémoration se veut être un moment de reconnaissance pour saluer des femmes et hommes qui servent avec courage et discipline. Selon lui, la célébration du trentenaire sera également un moment pour dresser un bilan lucide et constructif des 30 ans d’actions de la Police municipale.

L’inspecteur divisionnaire de police municipale Clément Ouongo, a confié que la réussite de cet évènement national dépendra de la mobilisation et de l’accompagnement des policiers municipaux. « Votre contribution est essentielle pour faire de cette commémoration un moment de visibilité nationale, d’unité, de reconnaissance et de valorisation d’un corps qui, depuis trente ans, œuvre sans relâche pour la sécurité, la tranquillité, la salubrité et le mieux-être des citoyens », a-t-il insisté.

Quel est le rôle des devanciers ? Quel bilan la Police municipale peut dresser après 30 ans de mission ? Voilà autant de question posée par les journalistes présents. A ces préoccupations, le président du comité d’organisation a révélé qu’une étude a été engagée pour faire le bilan car tout n’a pas été rose au sein de l’institution. Les devanciers se sont battus pour que la Police municipale puisse exister. Ces pionniers, a-t-il souligné, ne seront pas oubliés mais auront des hommages dignes.

Gbetcheni Constantin
Bertrand KAMBIRE
(Collaborateur)

Une unité de production clandestine de sachets plastiques dementelée:

La direction générale de la préservation de l’environnement à travers la Police environnementale a porté un coup à l’industrie du sachet plastique en fermant, dans la nuit du vendredi 21 novembre 2025, une unité de production de sachets plastiques à Sapaga, à quelques kilomètres de Zorgho dans la région du Oubri. La fermeture de cette unité est le fruit des actions de contrôle de la Police environnementale qui travaille sur le terrain pour assurer la mise en œuvre de la loi 045 sur les emballages et sachets plastiques.

Il était environ 20h30 lorsque les agents de la Police environnementale, conduit par Abou Traoré, Directeur de la prévention des pollutions et des risques environnementaux (DPRE) accompagné par la direction régionale de l’eau et de l’assainissement de l’environnement de la région de Oubri, arrivent sur les lieux. Les portes de l’unité fermées, à vue d’œil laissaient paraître un lieu sans activités suspectes. Cette apparence était trompeuse car le constat était tout autre. Derrière les murs, une usine de production clandestine tournait en plein régime en dépit de l’entrée en vigueur de la loi 045-2024/ALT du 30 décembre 2024 portant sur les emballages et sachets en plastique au Burkina Faso.

Une loi qui interdit toute production et importation de sachets en plastique. L’usine a été trouvée en flagrant délit de production et d’émission en masse d’emballages et de sachets en plastique. Cette usine fonctionnant pleinement la nuit pensait être à l’abri de tout soupçons, mais c’est sans compter sur la vigilance de la Police environnementale engagée dans cette lutte contre le péril plastique. Tout le système de la chaîne de production a été inspecté par l’équipe du ministère de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement. C’est une usine d’une grande capacité qui alimentait donc un circuit de distribution dans les localités environnantes et même à Ouagadougou. L’unité de production a été scellée et les responsables convoqués pour répondre de leurs actes.

Le message est clair pour tous les acteurs navigant toujours contre la loi en vigueur sur les emballages et sachets en plastique: la santé de la population et la préservation de l’environnement passe avant tout intérêt individuel. C’est un coup d’arrêt pour une usine mais les opérations se poursuivent sur toute l’étendue du territoire par les équipes de la Police environnementale pour s’assurer du respect de la réglementation. En rappel, la production, l’importation, la commercialisation, le stockage, la détention, la distribution et l’utilisation des emballages et sachets en plastique sont interdits par les dispositions de l’article 04 de la loi 045-2024/ALT du 30 décembre 2024. Leur production et leur importation exposent son auteur à une peine d’emprisonnement de 6 mois à 5 ans et d’une amende de 5 000 000 à 100 000 000 de francs CFA. La commercialisation, le stockage, la distribution exposent son auteur à une peine d’emprisonnement de 6 mois à 3 ans et d’une amende de 5 000 000 à 50 000 000 de francs CFA.

DCRP/MEEA

Foire internationale du livre de Ouagadougou : tout est fin prêt pour la tenue de la 18e édition

Le président du comité d’organisation de la 18e édition de la Foire internationale du livre de Ouagadougou, Bètamou Fidèle Tamini, était face à la presse, ce vendredi 21 novembre 2025, à Ouagadougou, pour faire le point des préparatifs.

La 18e édition de la Foire internationale du livre de Ouagadougou ouvre ses portes, ce 25 novembre 2025, autour du thème « Livre, identités culturelles et souveraineté nationale ». En prélude, le comité national d’organisation a rassuré les hommes de médias, ce vendredi 21 novembre 2025, que tout est fin prêt pour la tenue de cette fête du livre. « A la date du jour, nous sommes à 98% prêts. Sur le plan organisationnel, toutes les commissions sont à jour.

C’est un motif de satisfaction », s’est réjoui le Président du comité d’organisation (PCO), Bètamou Fidèle Tamini, Secrétaire général du ministère en charge de la culture.
Comme innovations majeures de l’édition 2025 de la FILO, il a relevé la réforme des grands prix dont le nombre passe de 6 à 10, avec un grand prix AES de l’intégration. La professionnalisation des rencontres du livre, la montée en puissance des espaces dédiés à la jeunesse notamment l’espace enfant conçu pour stimuler la lecture chez les tous petits et l’extension des olympiades aux étudiants du supérieur sont aussi des innovations.

Il est attendu de la 18e édition de la FILO, 122 participants à la compétition du Grand prix de la FILO, contre 73 lors de l’édition passée, 785 participants aux olympiades littéraires et plus 8 000 festivaliers. A côté des prix officiels, a-t-il ajouté, des partenaires traditionnels décerneront également des prix spéciaux aux œuvres les plus méritantes.
Il a rappelé que la présente édition qui marque le 25e anniversaire de l’évènement est placée sous le Très haut patronage du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, dont l’engagement résolu en faveur de la souveraineté culturelle et du rayonnement intellectuel confère à la Foire une portée singulière.

M. Tamini a souligné que le colloque international, une des activités de la Foire, rassemblera une soixantaine de communicants, constitués de chercheurs, d’universitaires, professionnels du livre et d’experts venus du Burkina Faso, d’Afrique et d’ailleurs.
Quant au thème, le PCO a indiqué qu’il traduit la conviction des autorités que le livre est un fondement de la construction identitaire, un instrument de mémoire et un levier indispensable pour l’affirmation de la souveraineté culturelle.

Le choix de l’Iran comme pays invité d’honneur est, selon le secrétaire général, une ambition de donner à la FILO une envergure internationale.
Le président du comité d’organisation a enfin lancé un appel à la mobilisation de l’ensemble des publics. « Lecteurs, élèves, étudiants, enseignants, chercheurs, familles, professionnels du livre et passionnés de culture, que chacun vienne découvrir, partager, célébrer et faire vivre le livre dans toute sa diversité », a-t-il insisté.

Adama SEDGO

Centrale électronucléaire au Burkina: les députés actent l’étude de faisabilité

L’Assemblée législative de Transition (ALT) a adopté trois projets de lois dont un portant ratification de l’accord de coopération avec le gouvernement de la Fédération de Russie dans le domaine de l’utilisation de l’énergie nucléaire à des fins pacifiques, vendredi 21 novembre 2025, à Ouagadougou.

La volonté du gouvernement burkinabè d’assurer une indépendance énergétique du pays l’a amené à envisager, depuis 2023, le développement d’un programme électronucléaire à moyen terme. Dans ce processus, un accord de coopération avec le gouvernement de la Fédération de Russie dans le domaine de l’utilisation de l’énergie nucléaire à des fins pacifiques a été signé, le 19 juin 2025, à Saint Pétersbourg.

Conformément à son article 15, l’accord entre en vigueur après l’accomplissement des procédures internes requises par chaque partie. Il en résulte qu’il doit faire l’objet de ratification par les deux pays afin de permettre à ses dispositions de produire pleinement leurs effets juridiques.

C’est dans ce contexte qu’un projet de loi portant autorisation de ratification a été soumis à l’Assemblée législative de Transition (ALT) pour adoption. Il a été examiné en séance plénière, vendredi 21 novembre 2025, à Ouagadougou. Face aux députés, le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur, Karamoko Jean Marie Traoré, a expliqué les enjeux de cette ratification pour le Burkina Faso.

Il a noté qu’elle permettra d’enclencher l’étude de faisabilité de la construction de la première centrale électronucléaire. A l’entendre, la réalisation de cette importante infrastructure pourrait garantir une indépendance énergétique au pays des Hommes intègres, un accroissement du taux d’électrification du territoire national et la réduction du coût de l’énergie.

Par ailleurs, a noté le ministre, le présent accord permettra de développer la coopération énergétique entre le Burkina Faso et la Fédération de Russie.
Au regard du rôle central de l’énergie dans le développement socio-économique, la Commission des affaires étrangères, de la défense et de la sécurité (CAEDS) saisie au fond du dossier a recommandé sa ratification à la plénière afin de donner plein effet à ses dispositions et faciliter la poursuite du processus vers la construction de la centrale électronucléaire. Sa recommandation a été suivie par les députés qui ont adopté le projet de loi à l’unanimité des 71 votants du jour.

En plus de ce projet de loi, un autre portant statut de l’Agent judiciaire de l’Etat (AJE) a été adopté. La nouvelle loi, qui vient abroger celle de 2019, apporte plusieurs innovations majeures selon le ministre de la Justice et des Droits humains, Garde des sceaux, Edasso Rodrigue Bayala.

Mieux défendre les intérêts de l’Etat

Tout d’abord, a-t-il indiqué, elle consacre le changement de l’ancrage institutionnel de l’AJE par son rattachement au ministère en charge de la justice en lieu et place de celui de l’Economie et des Finances. « Qu’il s’agisse de l’un ou l’autre ministère, le gouvernement est solidaire dans son action. Tout ce que nous recherchons, c’est l’efficacité. Et nous pensons que l’adoption de cette loi va permettre d’enregistrer plus de performances », a-t-il déclaré.

En outre, a ajouté le ministre, il est désormais possible à toute personne titulaire d’un master Il dans des domaines autres que le droit de se faire recruter à l’AJE. Cette innovation répond, selon lui, à un besoin de diversification des compétences au niveau de l’AJE. « Pour des personnes qui défendent les intérêts de l’Etat, il faut qu’elles soient qualifiées dans tous les domaines », a-t-il estimé.

Du reste, a noté le Garde des sceaux, les agents judiciaires de l’Etat seront désormais nommés par décision du Conseil des ministres sur proposition du ministre chargé de la Justice.
Un troisième projet de loi portant règlementation de l’exercice du métier de Laboratoire du bâtiment et des travaux publics a aussi été examiné par la plénière.
Selon les explications du ministre des Infrastructures et du Désenclavement, Adama Luc Sorgho, l’adoption de ce texte vise l’ouverture des activités de laboratoire au privé, en vue de permettre au Laboratoire national du bâtiment et des travaux publics (LNBTP) d’assurer dans les délais, les prestations qui lui sont assignées.

Et ce, au regard du nombre de plus en plus croissant de projets qui nécessitent son intervention.
Par ailleurs, a fait savoir le ministre Sorgho, la nouvelle loi consacre l’institution d’agréments techniques pour la réalisation des activités de laboratoire et la création d’un organe de régulation des activités des laboratoires du secteur du bâtiment et des travaux publics. Son adoption permettra une meilleure qualité des prestations des activités de LNBTP au Burkina, foi de Adama Luc Sorgho

A noter qu’en plus de l’adoption des trois lois, la plénière a été marquée par la validation du mandat de la député Clémence Ouédraogo, en remplacement de Félicienne Marie Pélagie Konseibo/Tiendrebeogo, admise à faire valoir ses droits à la retraite.
La séance a aussi connu le renouvellement du bureau de l’ALT. A l’issue des votes, Dafidi David Lompo, Haoua Fofana, Hermann Yelkouny et Daouda Dialla ont été élus respectivement 1er, 2e, 3e et 4e vice-président de la Représentation nationale.

Nadège YAMEOGO

Journée mondiale de l’enfance: le Premier ministre rappelle aux enfants leurs devoirs

La Primature et le ministère en charge de la communication, en collaboration avec l’UNICEF ont organisé la journée mondiale de l’enfance en différé au Burkina Faso sur le thème : « Ma journée, mes droits », vendredi 21 novembre 2025 à Ouagadougou.

La vision du gouvernement du Burkina Faso est d’investir dans l’enfance, afin de bâtir
une nation fière de ses valeurs. Ainsi, la primature, le ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, en collaboration avec l’UNICEF ont organisé la commémoration de la Journée mondiale de l’enfance, le vendredi 21 novembre 2025, à Ouagadougou.

A l’occasion, les enfants ont eu un entretien exclusif avec le chef du gouvernement, Rimtalba Jean-Emmanuel Ouédraogo, sur des questions majeures en lien avec l’éducation. Quatre représentants des enfants Jannis Maré, Steeve Tatiana, Amadé Ouédraogo et Oumou Dicko ont l’un après l’autre porté les préoccupations des leurs camarades au Premier ministre, Jean-Emmanuel Ouédraogo.

Il s’agit, entre autres, de la santé des enfants, l’opérationnalisation des cantines scolaires, l’assainissement et l’enseignement inclusif au sein des établissements. Le Premier ministre a expliqué que 12 % du budget de l’Etat est consacré à la santé. Il a aussi relevé la baisse drastique des coûts des prestations sanitaires, le recrutement de 5 000 médecins, la spécialisation dans divers domaines de la santé.

Des cantines endogènes

Pour la question relative aux cantines scolaires, M. Ouédraogo a rappelé que 18 milliards de francs CFA sont mobilisés pour doter toutes les écoles de vivres. « 25 000 tonnes de vivres sont déjà disponibles pour le fonctionnement des cantines pour l’année scolaire 2025-2026 », a-t-il confié.

Selon le chef du gouvernement, l’exécutif entend promouvoir les cantines endogènes à travers les champs et des jardins scolaires, qui de son avis, vise également un objectif pédagogique. En réponse à la question sur l’inclusion, le chef du gouvernement a
expliqué aux élèves que les nouvelles infrastructures intègrent l’inclusion.

« Les
latrines, les escaliers et bien d’autres commodités tiennent compte des enfants avec un handicap », a-t-il assuré. Puis de rappeler la question de l’inclusion est une responsabilité partagée des enseignants, des parents, du gouvernement et des élèves. Le Premier ministre, en outre, a prodigué des conseils aux élèves en leur demandant de faire preuve de solidarité envers les camarades. Après avoir rappelé les actions de la Révolution populaire progressiste au profit des enfants, le chef du gouvernement a souligné que les enfants ont le devoir d’aimer le pays, les symboles de la nation et de respecter leurs parents et enseignants.

A l’issue de l’entretien, l’élève Djéneba Ouédraogo a remis au Premier ministre un plaidoyer en faveur des enfants. Pour l’élève Aïda Natacha Savadogo du lycée notre dame des victoires à Saaba, la Journée mondiale de l’enfance est une occasion pour les enfants de s’exprimer.

« Je fonde beaucoup d’espoir que nos conditions de vie et d’études vont s’améliorer »
a-t-elle confié. Et Jannis Maré du lycée municipal de Bendogo de soutenir que le Premier ministre les a rassurés de l’engagement du gouvernement à former des citoyens patriotes et dignes pour être des hommes et des femmes de valeur.

Emmanuel BICABA

Tentative d’exportation frauduleuse: 1 800 tonnes d’amandes de karité saisies en vente aujourd’hui

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1 800 tonnes d’amandes de karité confisquées à des commerçants qui tentaient de les exporter frauduleusement vont être vendues, ce lundi 24 novembre 2025. L’information a été donnée au cours d’une conférence, vendredi 24 novembre, à Ouagadougou.

Le Ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat (MICA) va organiser une vente aux enchères de 1 800 tonnes d’amandes de karité au profit des entreprises locales de transformation agréées. La vente aura lieu à la Brigade mobile de contrôle économique et de répression de la fraude (BMCRF) à Ouagadougou et à la direction régionale du ministère en charge du commerce du Guiriko. Les recettes générées seront reversées au Fonds de soutien patriotique. L’annonce a été faite par le coordonnateur général de la BMCRF, Sanibè Faho, au cours d’une conférence de presse, vendredi 21 novembre 2025, à Ouagadougou.

Il ressort de ses explications que le ministère en charge du commerce a adopté une batterie de mesures notamment la suspension des exportations des amandes de karité, l’institution d’un laissez-passer pour le transport à l’intérieur du Burkina, en vue de s’assurer que les acteurs locaux aient des amandes pour faire tourner leurs unités. « Cependant, malgré l’interdiction d’exportation, force est de constater que nombreux sont ces commerçants/exportateurs qui s’adonnent à la fraude en contournant la réglementation, à travers des tentatives d’exportation frauduleuse vers les pays voisins, le transport d’amandes sans laissez-passer et dans certains cas, la non-communication de documents », a-t-il déploré.

Les amandes mises en vente ont été saisies à travers des opérations de contrôle menées par tous les acteurs impliqués dans la lutte contre la fraude au Burkina, partout au Burkina. Selon le coordonnateur général de la BMCRF, le MICA vise un triple objectif à cette vente. Il s’agit d’approvisionner les unités nationales de transformation en matière première, de valoriser les produits saisis conformément à la réglementation et d’assurer la transparence dans la gestion des biens confisqués.

Interrogé sur le prix et date de la mise en vente, il a indiqué que les amandes seront vendues à 310 F CFA et 300 F CFA le kilo à Ouagadougou et à Bobo-Dioulasso, ce 24 novembre 2025 à partir de 10h.

Le coordonnateur national de la BMCRF a, par ailleurs, annoncé le report sine die de la période d’exportation initialement prévue le 1er décembre 2025 et un durcissement des sanctions concernant les fraudeurs. « En plus des produits, le moyen de transport ayant servi à la commission de l’infraction sera confisqué. Le chauffeur, le propriétaire des amandes de karité, ainsi que toute personne impliquée dans l’exportation seront réquisitionnés pour des travaux d’intérêt général », a-t-il prévenu.

Nadège YE

Promotion de forages privés à Tenkodogo: une pratique illégale prévient l’ONEA

L’Office national de l’eau et de l’assainissement a rencontré, jeudi 20 novembre 2025, les promoteurs privés d’eau de forage de Tenkodogo, au cours d’un atelier, dans ladite ville, pour les sensibiliser à l’illégalité de leurs activités.

Les distributeurs privés d’eau de forages de la ville de Tenkodogo doivent se préparer à trouver, dans les meilleurs délais, une autre activité. « Nous attendons que les promoteurs privés procèdent au démantèlement de leur réseau, et par la suite, leur infrastructure », a déclaré le directeur régional de l’ONEA, Ayouba Pafadnam, jeudi 20 novembre 2025 à Tenkodogo, au cours d’un atelier. En effet, l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA), qui les a rencontrés, le même jour, à cette occasion, leur a signifié que distribuer et commercialiser de l’eau dans son périmètre est illégal.

Selon le secrétaire général de l’ONEA, Somnoma Blaise Djiguemdé, la distribution et la commercialisation d’eau potable, dans les zones urbaines et semi-urbaines abritant au moins 10 000 habitants, relèvent de la compétence exclusive de la nationale de l’eau et de l’assainissement. Néanmoins, il a reconnu que si l’on en est arrivé là, cela est dû à des difficultés que l’ONEA rencontre pour satisfaire ses clients. Il en veut pour preuves les coupures récurrentes d’eau, dans les secteurs 1 et 6 de Tenkodogo, qui génèrent la prolifération des forages et la distribution privés d’eau à des ménages.

Ces difficultés, a expliqué le secrétaire général, sont liées à l’accroissement de la population de Tenkodogo, estimée à près de 160 000 habitants en 2019, l’extension de la ville, l’indisponibilité de la ressource, car, il a précisé que certains propriétaires terriens ne veulent pas voir l’ONEA faire des forages sur leur terres. A cela, a-t-il poursuivi, s’ajoutent les délestages de courant dont a besoin l’ONEA pour faire fonctionner ses châteaux d’eau.

Plus de 100 promoteurs privés à Tenkodogo

Mais le directeur régional Pafadnam a rassuré que l’ONEA travaille à lever les goulots d’étranglements. Si l’on en croit, des forages sont en cours de réalisation notamment dans les secteurs 1 et 6 en vue de satisfaire la demande en eau des citoyens de la cité de Zoungrantenga.

Mais pas que. Il a fait savoir qu’un grand projet d’approvisionnement en eau potable à partir du barrage de Bagré dont le début des travaux est prévu au plus tard au 31 décembre 2025 va permettre de desservir Tenkodogo, mais aussi Bittou, Garango et Bagré elle-même. En attendant, M. Pafadnam a confié que les informations de la police de l’eau indiquent qu’il y a plus de 100 promoteurs privés d’eau qui mènent des activités de commercialisation et de distribution d’eau à petite échelle dans la ville de Tenkodogo. Ce qui, à son avis, peut être source de problèmes de santé pour les consommateurs. Toutefois, il a fait remarquer que la porte n’est pas fermée pour autant aux promoteurs privés notamment dans le volet commercialisation.

Ayouba Pafadnam a expliqué que pour intervenir dans le périmètre de l’ONEA, il faut avoir un accord avec celui-ci à travers la délégation de service public. « Mais pour des questions de santé publique, c’est l’ONEA qui va s’occuper de la production, s’assurer de la qualité de l’eau et la société tierce peut commercialiser », a détaillé le directeur régional. Une explication susceptible d’intéresser Soumaila Dindané, un promoteur privé d’eau de forage au secteur 6 de Tenkodogo, qui a plaidé l’accompagnement de l’ONEA et du gouvernement pour assainir leurs activités afin qu’ils servent une eau saine à la population de Tenkodogo.

Tout en reconnaissant que l’activité de distributeurs privés d’eau est illégale, M. Dindané a expliqué que leur action se justifie par l’incapacité de l’ONEA à satisfaire la demande en eau potable de la population de Tenkodogo. « Ayant constaté qu’avec l’évolution démographique, l’ONEA n’arrive pas à desservir toute la population, c’est dans cette optique que nous avons fait des forages pour l’aider », a-t-il justifié,

Anselme KAMBIRE

Communications électroniques: le Burkina, le Ghana, le Mali et le Niger harmonisent leurs fréquences

La ministre de la Transition digitale, des Postes et des communications électroniques, Aminata Zerbo, a présidé la cérémonie de signature de deux accords entre l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) et ses partenaires du Ghana, du Mali et du Niger, vendredi 21 novembre 2025, à Ouagadougou.

En marge de la 20e Semaine du numérique, les autorités en charge du numérique des pays de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) et du Ghana ont posé un jalon « majeur » pour la coopération sous régionale. En effet, sous la présidence de la ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques Aminata Zerbo, l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) et ses partenaires du Ghana, du Mali et du Niger ont signé deux accords, vendredi 21 novembre 2025, à Ouagadougou. Il s’agit du « Free Roaming entre le Burkina Faso et le Ghana et la coordination des fréquences.

Aminata Zerbo a rappelé que ces initiatives visent à renforcer les liens entre les pays et à faire progresser l’agenda du développement numérique dans l’espace AES, et plus largement en Afrique de l’Ouest. « Ces moments de coopération sont essentiels pour consolider nos relations dans le secteur du numérique et améliorer le bien-être de nos populations », a-t-elle soutenu. Le premier accord, concernant la mise en œuvre du Free Roaming entre le Burkina Faso et le Ghana, va permettre aux citoyens du Burkina Faso et du Ghana d’utiliser leurs téléphones mobiles à des tarifs locaux, lors de
leurs déplacements transfrontaliers.

Une avancée décisive

La ministre chargée de la Transition digitale a indiqué qu’il s’agit d’une avancée décisive pour faciliter la communication, les activités économiques et la mobilité entre les deux nations. « Ce mécanisme sera progressivement étendu au Mali et au Niger », a-t-elle assuré. Le second accord portant sur la coordination des fréquences aux frontières entre le Burkina Faso, le Ghana, le Mali et le Niger est un protocole qui vise à améliorer la stabilité, la qualité des services et la gestion harmonisée du spectre radioélectrique dans les zones frontalières.

La ministre chargée de la Transition digitale a salué le travail des équipes des différentes autorités de régulation qui ont œuvré à la conclusion de ces accords. Aminata Zerbo a rappelé que l’idée du « Free Roaming » est née en septembre 2025 à Dubaï, lors de sa rencontre avec son homologue ghanéen. Elle a évoqué les perspectives de collaboration à venir, dont la mutualisation des infrastructures, l’acquisition collective de capacités Internet à moindre coût et le renforcement de la cyber sécurité.

Pour le secrétaire exécutif de l’ARCEP, Wendlassida Patrice Compaoré, les équipes techniques des deux pays ont travaillé intensément pour définir les modalités tarifaires et assurer la faisabilité de l’accord. Il a estimé que cet accord traduit non seulement une avancée technique, mais aussi un pas important vers l’intégration numérique et le renforcement de la coopération entre deux peuples historiquement liés. Le ministre de la Communication électronique du Ghana, Samuel Nartey George, a souligné l’importance de renforcer la collaboration bilatérale dans le numérique, les technologies et les infrastructures, y compris le câble sous-marin. Il a exprimé sa volonté de poursuivre et d’élargir cette coopération sous régionale, avec d’autres accords à venir, pour améliorer la cyber sécurité et la protection des données.

S’agissant du second accord, le directeur général de l’ARCEP du Niger, Idrissa Chaibou, a indiqué qu’il s’agit du deuxième pour les régulateurs de l’AES, après la déclaration sur le « Free Roaming », adoptée en 2024 à Niamey. Sur le plan technique, le texte prévoit des fréquences préférentielles pour les opérateurs, des mécanismes de prévention des interférences et des zones de coordination de 15 kilomètres de part et d’autre des frontières. M. Chaibou a souligné que l’accord pourra être appliqué rapidement grâce aux travaux déjà réalisés par les techniciens des quatre pays.

Boukary BONKOUNGOU
Samira KIENORE
(Collaboratrice)