Régime assurance maladie universelle: le début des prestations prévu pour le 1er février 2026

Le ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale, Mathias Traoré, assisté de son collègue de la Santé, Robert Lucien Kargougou, a aminé une conférence de presse pour donner des informations relatives à l’opérationnalisation du Régime d’assurance maladie universelle, vendredi 21 novembre 2025, à Ouagadougou.

L’une des politiques majeures du gouvernement en matière de protection sociale est l’Assurance maladie universelle. Elle permet aux assurés de bénéficier de soins de santé de qualité sans que ceux-ci ne constituent un fardeau. Ainsi, dans le cadre de l’opérationnalisation du Régime d’assurance maladie universelle (RAMU), le ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale, Mathias Traoré, assisté de son collègue de la Santé, Robert Lucien Kargougou, a animé une conférence de presse, le vendredi 21 novembre 2025, à Ouagadougou.

Ils ont donné des informations sur les contours de ce dispositif majeur de protection sociale. Le ministre Traoré a rappelé que la santé et la sécurité sociale constituent une préoccupation centrale pour le gouvernement du Burkina Faso, qui bien que garanties par la Constitution, demeurent confrontées à de nombreux défis. Selon lui, moins de 10 % de la population bénéficie actuellement d’une couverture sociale, tandis que les dépenses directes des ménages en soins de santé atteignent 34 %, bien au-delà de la norme maximale de 20 % fixée prescrite par l’Organisation mondiale de la santé.

« La mise en œuvre du RAMU permettra à chaque citoyen vivant au Burkina de se soigner sans risque de s’appauvrir, en cas de maladie ou de maternité », a-t-il confié. Et de préciser que ce régime ne remet pas en cause les mutuelles sociales existantes, mais prévoit un mécanisme d’articulation avec elles. De son avis, la Caisse nationale d’assurance maladie universelle (CNAMU) n’exclut point la souscription volontaire à une assurance commerciale complémentaire. Le ministre chargé de la Protection sociale a indiqué que le RAMU se présente comme une réponse structurante.

Il a annoncé le début des prestations pour le 1er février 2026. Elles concernent entre autres, a-t-il cité, les consultations, les examens cliniques et biologiques, les interventions chirurgicales, les soins relatifs au suivi de la grossesse, à l’accouchement et aux suites de couches, les hospitalisations, les soins en ambulatoire, les explorations fonctionnelles, la radiologie et l’imagerie médicale. La rééducation fonctionnelle et la kinésithérapie, le transport médicalisé des malades vers les établissements de santé et la consultation de médecine traditionnelle agréée sont aussi pris en compte.

Le RAMU, « un bemol »

Ces soins seront administrés dans toutes les structures de santé publiques et privées avec lesquelles la CNAMU aura signé des conventions de partenariat. Concernant les modalités de contribution au RAMU, le conférencier a expliqué que les agents publics de l’Etat ainsi que les travailleurs salariés et assimilés cotisent 5 % de la rémunération brute, répartis à parts égales 2,5% au compte de l’employeur et 2,5% au compte du travailleur.
« Les travailleurs indépendants du secteur formel cotisent 15 000 francs CFA par mois.

Quant aux travailleurs indépendants de l’économie informelle, ils cotisent 4 000 francs CFA par mois et les bénéficiaires de pension ou de rente cotisent 2 % de la pension ou de la rente. Enfin pour les personnes indigentes, l’Etat paye leur cotisation à raison de
4 000 francs CFA par mois » a expliqué M. Traoré. Le ministre chargé de la Protection sociale a souligné, en outre, que le paiement de la cotisation par un assuré donne droit à l’assurance systématique sans autre contribution des membres de sa famille à charge, notamment son épouse sans revenus, ses enfants mineurs, adoptés ou sous tutelle.

Pour l’opérationnalisation, le conférencier a annoncé que seuls les fonctionnaires de l’Etat des régions du Kadiogo et du Guiriko immatriculés au régime seront concernés. Cette phase pilote permettra d’ajuster le dispositif avant son extension à l’ensemble du territoire national. Le ministre Traoré a également rappelé qu’avant de bénéficier des prestations, l’agent immatriculé devra cotiser au moins trois mois. Il a indiqué que les intéressés ont reçu sur leur bulletin du mois d’octobre 2025, une notification les informant du prélèvement à venir, à la fin du mois de novembre 2025. Par ailleurs, le ministre a confié que les immatriculations au RAMU se poursuivent au siège de la CNAMU à Ouaga 2000, à l’immeuble Baoghin à Larlé, à la préfecture de Saaba, à la maison des retraités Antoine NANGA, sise à Gounghin et dans toutes les directions régionales du travail et de la protection sociale.

Emmanuel BICABA

Semaine du numérique 2025: les meilleurs innovateurs récompensés

Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, représentant le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a présidé la « Nuit des lauréats » qui a refermé les portes de la 20e édition de la Semaine du numérique, vendredi 21 novembre 2025, à Ouagadougou.

Les rideaux de la 20e édition de la Semaine du numérique (SN), débutée mardi 18 novembre 2025, sur le thème : « L’Intelligence artificielle au cœur de la transformation digitale», sont tombés, vendredi 21 novembre 2025, à Ouagadougou. C’est le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, représentant le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, qui a présidé la « Nuit des lauréats », ayant refermé les portes de cette édition de la SN. A l’occasion, des prix ont été décernés aux meilleurs innovateurs. Le lauréat du « Prix du Président », est Abdoul Koudous Ouédraogo, pour son application FasoMath qui aide les élèves à poser leurs questions d’incompréhension dans le domaine des mathématiques.

Tout en exprimant sa satisfaction, il a remercié les autorités du Burkina Faso pour cette reconnaissance, en particulier, marquée par un bonus de 3 millions F CFA du chef de l’Etat. Abdoul Koudous Ouédraogo a précisé que l’application ne donne pas directement les réponses mais montre plutôt les procédures à suivre afin d’aboutir aux résultats. Et cela permet, selon lui, à l’élève de traiter ses exercices de mathématiques sans assistance humaine. Abdoul Koudous Ouédraogo a promis d’utiliser les fonds reçus afin d’améliorer son application FasoMath.

La soirée a été également marquée par la remise de plusieurs « Gambré d’honneur ». Ces distinctions, selon les organisateurs, visent à saluer l’engagement et les contributions majeurs au développement du secteur du numérique au Burkina Faso. A cet effet, le Premier ministre en a reçu pour son engagement en faveur de l’adoption de l’Intelligence artificielle (IA) dans l’ensemble des secteurs économiques.

Pour la ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, Aminata Zerbo, la SN 2025 a tenu toutes ses promesses au regard de l’engouement qu’elle a suscité notamment chez les exposants. « Pour les Startups IA, nous avons enregistré 47 candidatures, dont douze ont été retenues pour animer le village des startups. Pour encourager les Startups IA, chacune d’elle a reçu une enveloppe de deux millions F CFA pour murir son projet.», a-t-elle précisé. Aminata Zerbo a assuré que les lauréats vont être accompagnés pour achever leurs projets. Elle a, par ailleurs, annoncé la signature de deux accords majeurs : l’un sur les tarifs d’itinérance entre le Burkina Faso et le Ghana et l’autre sur la coordination des fréquences aux frontières dans le cadre de l’AES.

L’IA, un levier stratégique

Ces instruments permettront d’améliorer la qualité des communications et de faciliter les échanges entre les populations des pays concernés, a-t-elle fait comprendre. Au nom des parrains de l’événement, le ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale, Mathias Traoré, a rappelé que l’IA se trouve aujourd’hui au cœur des réformes de l’Etat à savoir la dématérialisation des procédures, la réduction des délais de traitement, l’optimisation de la gestion des ressources humaines et le renforcement de la compétitivité des entreprises locales. Mathias Traoré a soutenu que l’IA constitue un levier straté-gique pour moderniser l’administration, renforcer la lutte contre la corruption et améliorer la gestion des ressources humaines.

Il a également encouragé les jeunes lauréats qu’il considère comme de potentiels leaders de l’industrie numérique burkinabè. Le porte-parole des parrains a invité les opérateurs économiques, à investir davantage dans les projets numériques des jeunes.
Le ministre malien de la Communication et de l’Economie numérique, Alhamdou Ag Ilyène, représentant les pays invités spéciaux (le Mali et le Niger), a félicité le Burkina Faso pour les progrès réalisés dans le domaine du numérique.

Il a insisté sur la nécessité de préserver le caractère humain de l’innovation technologique, relevant que les machines, malgré leurs capacités, doivent toujours incarner des valeurs humaines. Il a également salué la participation massive des jeunes et des femmes, symboles de la vitalité de l’écosystème numérique national. Invité d’honneur de cette édition, le ministre ghanéen de la Communication, du Numérique et de l’Innovation, Samuel Nartey George, a loué la qualité de l’organisation et l’esprit de coopération panafricaine qui ont marqué la SN 2025. Il s’est réjoui de la signature d’accords bilatéraux avec le Burkina Faso, qu’il a qualifiés « d’avancées décisives pour les citoyens ».

Boukary BONKOUNGOU
Moubaract KIEKIETA
(Collaborateur)

Centre d’arbitrage, des médiations et des conciliations de Ouagadougou: Cinq recommandations pour améliorer le climat des affaires

Le Centre d’arbitrage, des médiations et des conciliations de Ouagadougou a clôturé son colloque international, tenu sur le thème « Le CAMC-O, 20 ans de pratique d’arbitrage et de médiation : bilan et perspectives », vendredi 21 novembre 2025, à Ouagadougou.

Les rideaux du colloque international organisé à l’occasion des 20 ans du Centre d’arbitrage, des médiations et des conciliations de Ouagadougou (CAMC-O) sont tombés, vendredi 21 novembre dernier, dans la capitale burkinabè. Pendant 48 heures, les participants venus du Burkina et de la sous-région ont muri la réflexion sur le thème « La CAMC-O, 20 ans de pratique d’arbitrage et de médiation : bilan et perspectives ». Aux termes des deux jours d’échanges, cinq recommandations ont été formulées.

Il s’agit de coordonner efficacement les interventions des acteurs dans la promotion des Modes alternatifs de règlement de litiges (MARL), de consacrer la médiation judicaire dans les textes de lois relatifs aux procédures contentieuses au regard de son adaptabilité à tous types de litiges. Les trois autres recommandations concernent la création d’un réseau de centre africain afin d’instituer un cadre de concertation, la mise en place d’un dispositif de formation professionnalisant et crédible des acteurs et la mise en place d’un fonds de financement pour soutenir les parties.

Le secrétaire permanant du CAMC-O, Drissa Coulibaly, a relevé que la question de la formation des arbitres et des médiateurs est importante, car elle permettra de faire en sorte que le centre soit davantage fréquenté. Le conseiller technique, Seydou Ilboudo, au nom du ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, patron de l’évènement, a salué les acquis du CAMC-O en deux décennies d’activités, notamment l’intérêt que les milieux d’affaires portent aux MARL promus par le centre.

A travers les travaux du colloque, a poursuivi M. Ilboudo, nous avons constaté que les modes alternatifs de résolution des litiges constituent de puissants leviers pour l’établissement d’un climat de confiance dans le milieu des affaires. Voilà pourquoi, il s’est réjoui que la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF) ait fait œuvre utile, sous l’impulsion du ministère en charge du commerce, en créant ce bel outil d’amélioration du climat des affaires.

Une synergie d’actions

Le représentant du ministre chargé du Commerce a souligné, également, que les échanges ont permis de faire ressortir les défis de l’efficacité des modes alternatifs de règlement des litiges, ainsi que les perspectives de leur développement au Burkina Faso et dans l’espace de l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (OHADA).
« De ce colloque, l’on retient l’impérieuse nécessité de travailler dans une synergie d’actions pour un plus grand ancrage des modes alternatifs de règlement des litiges dans les systèmes judiciaires de nos Etats », a-t-il confié.

Il a, par ailleurs, rassuré que la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso, restera engagée auprès du CAMC-O afin de donner suite aux recommandations formulées par le colloque. Au cours de cette rencontre, les initiateurs ont organisé un concours interuniversitaire pour susciter auprès des étudiants, un intérêt pour la médiation dans le monde des affaires.

Parmi les 9 universités en compétition, l’Université Thomas-Sankara (UTS) se hisse sur la plus haute marche du podium suivi de l’Université catholique de l’Afrique de l’Ouest (UCAO). Ainsi l’UTS a reçu un trophée, un certificat et un chèque de 500 000 F CFA. La vice-championne, l’UCAO a reçu un chèque de
250 000 F CFA. Les deux universités ont également reçu des bons de stages de 5 mois offerts par le Barreau. Les meilleurs plaideurs, Ismaël Eliel Sawadogo de l’UTS et Esther Koné de l’UCAO ont par ailleurs reçu chacun la somme de 100 000 F CFA.

A l’occasion, le secrétaire permanent du CAMC-O a dressé le bilan des activités après deux décennies. Ce sont 698 dossiers traités dont 313 requêtes en arbitrage et 385 en médiation, a-t-il indiqué. Il a soutenu que sa structure bénéficie d’une légitimité des pouvoirs publics et des acteurs judicaires car, elle contribue à établir la confiance entre les hommes d’affaires au niveau local et national au Burkina et leurs partenaires à l’étranger.

Abdoulaye BALBONE

Ministère en charge de la justice: 9 greffiers admis à la retraite célébrés

Le ministre de la Justice et des Droits humains, chargé des Relations avec les institutions, Garde des sceaux, Me Rodrigue Bayala, a présidé la Ve édition de la cérémonie d’hommage aux greffiers admis à la retraite, vendredi 21 novembre 2025, à Ouagadougou.

Les greffiers du Burkina Faso sont reconnaissants envers leurs ainés admis à la retraite. Neuf nouveaux retraités ont été célébrés au cours de la Ve édition de la cérémonie d’hommage aux greffiers. C’était sous la présidence du ministre de la Justice et des Droits humains, chargé des Relations avec les institutions, Garde des sceaux, Me Rodrigue
Bayala, vendredi 21 novembre 2025, à Ouagadougou. Ces agents sont des greffiers en chef, greffiers et secrétaires des greffes et parquets après plus de 35 ans de service.
Tour à tour, chaque nouveau retraité a reçu un présent composé d’une attestation, d’un tableau, entre autres.

Le représentant des nouveaux admis à la retraite, Me Ibrahima Zerbo, avec 35 ans de service a traduit la reconnaissance des retraités à la hiérarchie du ministère. Il a souhaité que l’esprit de célébrer les devanciers perdure. Le directeur des greffes, Me Jonathan Congo, a expliqué qu’à travers cette cérémonie, l’ensemble des greffiers du Burkina souhaite remercier solennellement les ainés pour les moments passés ensemble. « Nos chers aînés ici présents ont eu la chance de parvenir au moment de leur vie où ils sont amenés à faire valoir leurs droits à la retraite », s’est-il réjoui.

Un repos mérité

Le ministre de la Justice et des Droits humains, chargé des Relations avec les institutions, Garde des sceaux, Edasso Rodrigue Bayala, a noté qu’il est bon de se rendre hommage vivant et ne plus attendre les jours fatidiques pour lire des papiers. « Chers retraités, que cette nouvelle vie soit douce et lumineuse, que vous puissiez prendre soin de vous-même, loin du stress quotidien du service, savourer un repos mérité, entourer de vos proches », a-t-il souhaité. Le ministre Bayala a confié être marqué par le fait que tous les anciens agents ont été décorées durant leur carrière. Il a invité les greffiers à la retraite à mener la réflexion sur la création d’un cadre de concertation pour mettre en valeur leurs expériences et idées au profit du ministère.

 

Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE
(Collaborateur)

¼ de finale mondial U17 : Italie – Burkina : 1-0: Fin de l’aventure des Etalons

Battus 1-0 par la Squadra Azzurra, vendredi 21 novembre 2025, les Etalons quittent la 20e Coupe du monde Qatar 2025 à la porte des demi-finales.

Alors que les états-majors des deux équipes se préparaient pour la fatidique séance des tirs (82e) qu’un fait de jeu va être fatal pour les Etalons U17. Le portier burkinabè Rahim Ouattara, jusque-là irréprochable, rate son dégagement. Il n’a pas été aidé par son axial Adama Fadil Barro. Celui-ci contre malencontreusement la balle qui échoit à l’attaquant italien, Thomas Campaniello. Ce dernier se faufile entre les deux défenseurs et envoie un bolide qui fait trembler les filets burkinabè. Un but qui scelle le sort des jeunes joueurs de moins 17 ans burkinabè.

Pourtant, il y avait de la place pour eux de passer ce cap italien au vu de la physionomie de la rencontre et des occasions que Mohamed Zongo et ses camarades se sont procurés. Malheureusement, ils n’ont pas été cliniques comme les autres fois. Tout comme contre l’Ouganda, ils n’ont pas fait une bonne entame de match. Car dominés par une formation de la Squadra Azzurra technique, l’une des meilleurs de la compétition. Les Etalons acceptent de subir et procède par des contres. Une stratégie qui a failli payer. Notamment à la 40e sur l’une d’entre elle qui a failli faire mouche, n’eut été l’intervention du poteau gauche du gardien italien.

Des occasions non concrétisées

A force de résister, les Etalons font douter leurs adversaires qui commencent à aller au combat. Pour une équipe technique, procéder de la sorte en cours de partie est un signe de manque d’arguments. Et ils ont failli le payer cher à la 22e avec une frappe de
Mohamed Zongo repoussé par la barre. La partie s’équilibre par la suite avec des offensives de part et d’autre jusqu’ à la période cruciale de l’inscription du seul but. Les Etalons quittent ainsi la compétition face à une équipe qui a respecté l’ADN italienne : une tactique rigoureuse, incarnée par le catenaccio (défense très solide) et l’accent mis sur la ruse et les contre-attaques. Les poulains d’Oscar Barro ont été battus non sans avoir mouillés le maillot.

Ce qui attriste le capitaine de l’équipe Chérif Badra Ali Barro, mais « pas trop déçu ». Il a d’ailleurs encouragé ses coéquipiers à tenir bon, car, leur a-t-il remonté le moral en ces mots : « ce n’est pas la fin du monde et nous avons l’avenir devant nous ».
Oscar Barro, lui, s’est dit déçu. « Nous quittons la compétition avec beaucoup de regrets. Car, au vu du déroulement de la rencontre, Il y avait de la place pour nous de passer », souligné, même s’il reconnait être tomber sur une équipe très tactique. Cependant, coach Barro avoue que c’est l’apprentissage qui continue. Il a félicité ses joueurs qui se sont battus en donnant le meilleur d’eux-mêmes, ainsi que des frissons au peuple burkinabè. « Ils ont été très courageux, engagés et très disciplinés », s’est-il félicité.

Yves OUEDRAOGO
Depuis Doha

Jumelles siamoises nées à Tengandogo: de retour après leur séparation réussie en Italie

Le Centre universitaire hospitalier de Tengandogo a accueilli, le vendredi 21 novembre 2025, à l’aéroport international de Ouagadougou, les jumelles siamoises burkinabè nées en décembre 2024 au Burkina et évacuées en juin 2025 en Italie pour une intervention de séparation.

Les jumelles siamoises burkinabè nées en décembre 2024 au Centre universitaire hospitalier (CHU) de Tengandogo et évacuées en juin 2025 en Italie pour une intervention de séparation sont de retour au Burkina Faso saines et sauves. Une équipe de CHU de Tengandogo conduite par son directeur général, Lin Somda, les a accueillies à l’aéroport international de Ouagadougou dans la nuit du vendredi 21 novembre 2025. « C’est un grand plaisir de les accueillir, car elles étaient collées au départ et elles reviennent aujourd’hui séparées », a-t-il expliqué. M. Somda a indiqué que le CHU de Tengandogo avait voulu faire l’intervention au Burkina, mais au regard du plateau technique disponible, il a sollicité l’aide de l’Italie.

Grâce au soutien de l’Etat burkinabè, du gouvernement italien et de l’ONG « Une Voix pour Padre Pio », a-t-il poursuivi, les enfants siamois ont été évacués en juin 2025 en Italie. Il a relevé que l’opération s’est effectuée avec la collaboration de trois médecins burkinabè dont le chirurgien pédiatre, Damipi Djagbaré et deux médecins anesthésistes, qui se sont rendus en Italie avec le soutien de l’Etat. Le DG a remercié le gouvernement, la coopération italienne et l’ONG qui ont permis de sauver des vies. Il a également signifié que leur leitmotiv n’est pas d’envoyer leurs patients en Europe pour des soins mais de les soigner au Burkina.

« Nous travaillons dans ce sens à mettre notre plateau technique dans les normes et l’expérience acquise par nos médecins en Italie pourra être mise à profit pour parer à d’éventuels cas », a-t-il expliqué. Puis d’inviter les parents à prendre soins de leurs bébés comme la prunelle de leurs yeux. « L’hôpital de Tengandogo reste à leur disposition pour les accompagner sur le plan médical » a-t-il ajouté. Le chef de service chirurgie pédiatrique du CHU de Tengandogo, Dr Djagbaré, a confié que l’opération des jumelles Tiemtoré a été préparée depuis leur naissance en décembre 2024, car, a-t-il dit, il fallait les garder en vie afin qu’elles aient un poids idéal pour subir cette opération.
« Nous avons pris soin des bébés siamois pendant 5 mois et c’est au mois de mai 2025 qu’elles ont été évacuées », a-t-il précisé.

« Je n’ai pas les mots pour vous remercier »

Le chirurgien pédiatre médecin a, en outre, relevé que l’intervention a eu lieu le 6 juin 2025 et a duré environ 14 heures.
« La chirurgie a commencé autour de 8 heures 45 minutes et nous avons terminé autour de 22 heures. Après l’intervention, les petites n’ont pas été réveillées immédiatement. Elles ont été gardées sous sédation pendant deux mois », a-t-il fait savoir. Par ailleurs, le spécialiste a signifié que l’équipe médicale était confrontée à plusieurs défis. Après la séparation, a-t-il reconnu, le premier défi était de reconstituer le thorax, le sternum en particulier. « En sus les deux bébés avaient les deux cœurs dans un seul sac appelé le péricarde.

En séparant les cœurs, il fallait reconstituer les deux péricardes. Ils avaient aussi le foie en commun. C’était la partie la plus délicate et il a fallu 8 heures de temps pour les séparer avec des chirurgiens experts. Nous étions 13 chirurgiens à participer à cette intervention et je remercie toute l’équipe de l’hôpital Gaslini pour l’opération réussie », a-t-il assuré. Le représentant de l’ONG « Une Voix pour Padre Pio », Enzo Palvabo a relevé que l’opération a couté énormément en termes de ressources humaines et financières. « Nous avons dépassé 600 000 Euro soit plus 393 millions F CFA.

En Italie les soins intensifs sont couteux, mais nous regardons aujourd’hui le résultat. Nous souhaitons qu’il soit le départ d’une grande aventure pour sauver la vie des enfants burkinabè, surtout ceux issus des milieux défavorisés, car tous les enfants ont le droit de rester vivants » a-t-il déclaré. Il a salué le courage de la mère des jumelles, Djamila Tiemtoré qui a fait les 6 mois d’hospitalisation aux cotés de ses enfants. Le couple Tiemtoré a remercié l’ONG, les autorités burkinabè et italienne ainsi que le personnel soignant pour avoir sauvé la vie de ses enfants.

« Je suis très contente pour la réussite de l’opération de mes enfants. Avant je tenais les enfants collés mais aujourd’hui, je les tiens séparément et j’en suis heureuse. Au début, c’était très difficile parce que moi-même je n’y croyais pas », a-t-elle confié. Très émue, elle a déclaré que les mots lui manquent pour remercier tous les acteurs qui ont contribué à la réussite de l’opération. « Je prie pour que Dieu les bénisse », a-t-elle ajouté.

Abdoulaye BALBONE

Initiative présidentielle Faso Mêbo : ‎ »Allons aux travaux », un concept qui allie études et construction de la Nation

‎La Présidence de l’Université Norbert-ZONGO en collaboration avec l’Initiative présidentielle Faso Mêbo a procédé le samedi 22 novembre 2025 au lancement du concept « Allons aux travaux ».
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‎Il s’agit d’organiser des séjours d’étudiants, d’enseignants-chercheurs et du personnel ATOS de l’Université Norbert-ZONGO sur les sites de Faso Mêbo afin de participer aux différents travaux dans la région du Nando.
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‎La Présidente de l’Université Norbert-ZONGO, Pr Windkouni Haoua Eugénie MAÏGA a salué la forte mobilisation des étudiants pour participer à l’initiative « Allons aux travaux ».
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‎C’est un concept que « nous avons suscité afin de répondre à l’appel de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, Président du Faso, Chef de l’État, à contribuer à Faso Mêbo en tant qu’Université », indique-t-elle.
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‎Selon la Présidente de l’UNZ, l’Université, qui compte plus 40 000 personnes, a planifié sa participation active aux travaux de Faso Mêbo pendant quatre semaines. Et c’est l’Unité de Formation et de Recherche en Sciences économiques et de Gestion (UFR/SEG), première UFR de l’UNZ, qui a ouvert le bal avec plus de 1 000 étudiants.

‎Dans l’ordre et la discipline, les étudiants se sont repartis dans les différents ateliers pour la confection, le transport et la pose des pavés.
‎« Nous espérons que les étudiants des autres UFR ainsi que le personnel administratif et les enseignants vont répondre aussi nombreux », soutient Pr Windkouni Haoua Eugénie MAÏGA.
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‎La coordination régionale de l’Initiative présidentielle Faso Mêbo a salué ce bel exemple de l’UNZ. « Cela démontre que les Burkinabè ont compris que nul ne viendra développer le Burkina Faso à leur place. Le fait que ce soit les étudiants, ça montre une fois de plus que le message du Camarade Président, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, a été compris. Une jeunesse au service de sa Nation », souligne le Coordonnateur régional de Faso Mêbo du Nando, le Capitaine Ismaël Nathanaël NOMBRÉ.
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‎Il a saisi l’occasion pour réitérer l’appel à tous les Burkinabè à contribuer à la mise en œuvre de l’Initiative présidentielle Faso Mêbo.

‎Le concept « Allons aux travaux » va se poursuivre durant les quatre prochaines semaines avec les autres UFR, l’Institut universitaire de technologie et les Écoles doctorales de l’UNZ.
‎
‎Direction de la communication de la Présidence du Faso

Lutte contre les produits prohibés: 355 cartons de liqueurs prohibées saisis à Zawara grâce à la vigilance citoyenne

La Direction Régionale de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat (DRICA) NANDO en collaboration avec population a permis de mettre fin à une tentative d’importation illégale de liqueurs en sachet dans la commune de ZAWARA dans le Sanguie, le 22 novembre 2025
Le commerçant impliqué, identifié comme importateur de produits prohibés, a été appréhendé en possession de 355 cartons de liqueurs en sachet, une marchandise strictement interdite sur le territoire national.
L’ensemble de la cargaison a été immédiatement saisie et transférée dans les locaux de la DRICA NANDO.
Le contrevenant a été remis aux forces de l’ordre de la localité, conformément aux dispositions en vigueur.
Cette intervention rapide et efficace témoigne de la synergie entre les autorités administratives et les citoyens, engagés dans la lutte contre les pratiques commerciales illicites.
La DRICA NANDO tient à saluer la vigilance exemplaire de la population, dont la collaboration active a été déterminante dans le succès de cette opération. Elle réaffirme son engagement à protéger les consommateurs et à garantir un environnement commercial sain et conforme à la réglementation.
80 00 11 84/ 80 00 11 85/ 80 00 11 86
La BMCRF, la garantie d’une concurrence saine et loyale
Sources DRICA NANDO
SCRP/BMCRF

Les Chaînes de Télévision Africaines en désaccord avec la nouvelle politique de commercialisation des droits de retransmission de la CAN 2025(Déclaration)

 

Déclaration de Lomé

Réunies à Lomé ce samedi 22 Novembre 2025, les télévisions nationales publiques et privées et partenaires de service public issus de plusieurs pays du continent africain déclarent ce qui suit :

Nous, chaînes de télévision nationales africaines publiques ou privées assurant un service public entièrement gratuit à nos populations, tenons à exprimer notre profonde préoccupation et notre désaccord face à la nouvelle politique de commercialisation des droits de retransmission de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025, telle qu’établie par la Confédération Africaine de Football (CAF) à travers son agent exclusif, New World TV.

Alors que la compétition comptera 52 matchs, seules 32 rencontres sont proposées aux télévisions nationales africaines. Ce modèle de répartition est inacceptable.

Nous réaffirmons notre volonté commune et inébranlable d’assurer à nos populations l’accès intégral aux 52 matchs de la compétition.

La CAN est bien plus qu’un événement sportif. C’est une célébration de notre identité, un puissant levier de cohésion sociale, et surtout une manifestation concrète de l’investissement des peuples africains.

Contrairement aux compétitions de la FIFA ou de l’UEFA, le financement de la CAN repose majoritairement sur les États africains et donc sur le contribuable africain :

  • Prise en charge des sélections nationales

  • ⁠Construction et réhabilitation des infrastructures

  • Équipements logistiques et sécuritaires

  • Paiement des droits de retransmission par les chaînes publiques

Dans ce contexte, il est injustifiable et économiquement inéquitable d’imposer un modèle de commercialisation calqué sur les standards de la FIFA et de l’UEFA, sans en adopter le modèle de financement.

Faire cela revient à spolier les peuples africains qui se retrouvent contraints de souscrire à des chaînes privées ou étrangères pour suivre une compétition qu’ils ont, en réalité, déjà financée.

C’est une atteinte à l’égalité d’accès à un bien commun, une marginalisation des couches populaires défavorisées et une négation du rôle des médias de service public.

Nous appelons solennellement la CAF à revoir ce modèle inéquitable.

Nous demandons le rétablissement du principe d’accès universel à l’intégralité de la CAN pour les télévisions nationales africaines publiques ou privées assurant un service public gratuit aux populations.

Et nous rappelons notre engagement collectif à garantir une couverture libre, populaire, pédagogique et patriotique de cette compétition.

Fait à Lomé, Samedi 22 Novembre 2025.

Région des Koulsé: le Ministre de la Culture visite le musée des hauts fourneaux africains

Le Ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO a visité le musée des hauts fourneaux africains ce vendredi 21 novembre 2025 à Kaya dans la région des Koulsés.
Le Musée des fourneaux africains est une initiative de l’Association Culturelle Passaté qui organise chaque deux ans le festival Ouedbindé. Ce festival fait la promotion des savoirs-faire ancestraux en ce qui concerne la technologie de la réduction du fer, de la reconnaissance et l’extraction des minerais à la réduction du fer à travers les fourneaux métallurgiques. Des fourneaux de technologies ancestrales de plusieurs communautés du Burkina Faso, des pays de l’Afrique de l’ouest y sont représentés.
Jacob BAMOGO, promoteur du festival Ouedbindé et par ailleurs président de l’Association Culturelle Passaté de Kaya, s’est réjoui de cette visite du chef du département de la culture. Il a saisi l’occasion de cette visite pour plaider afin qu’on érige un centre de formation pour que cette technique d’extraction du fer et de fabrication des outils soit transmise à la jeune génération.
Pour le Ministre Pingdwendé, ces Savoirs-faire ancestraux indiquent que nos ancêtres étaient déjà en avance par rapport à la technologie moderne. Ce qui démontre que nous n’avons pas attendu que le colon vienne nous enseigner la science, parce que la science est avant tout africaine. <<Aujourd’hui, le ton est donné avec le Camarade Président le Capitaine Ibrahim TRAORE dont les paroles sont pour nous des leitmotiv pour aller sur le terrain et montrer à l’Afrique toute entière que nous avons des connaissances et des savoirs-faire à partager avec le reste du monde>>, a-t’il indiqué.
Depuis Kaya, le Ministre Pindgwendé Gilbert OUEDRAOGO a lancé un appel à tous les burkinabè à puiser dans l’ingéniosité de nos ancêtres la force d’inventer un Burkina Faso résolument tourné vers le progrès, l’innovation et la souveraineté industrielle.
DCRP/MCCAT