Action humanitaire Le CICR renforce la capacité des journalistes et influenceurs des Koulsé

Le Comité International de la Croix_Rouge (CICR) a organisé, le mercredi 19 novembre 2025 à Kaya, un atelier de formation des journalistes, chargés de communication,  influenceurs de la région des  Koulsé sur les principes humanitaires, les gestes de premiers secours afin de faciliter une meilleure collaboration entre ces acteurs et le CICR.

Selon la coordinatrice de la communication et de la prévention du Comité international de la croix rouge (CICR), Emeline Yaméogo/Oboulbiga, cette rencontre d’échange a permis de créer un cadre régulier de dialogue et de renforcer les capacités des acteurs de l’information afin d’encourager un traitement constructif des questions humanitaires au profit des communautés des Koulsé.

Pour elle, cette session de formation avait surtout pour l’objectif de se faire connaître, c’est à dire les actions menées par le CICR au niveau régional à travers les localités comme Kaya, Boulsa, Boussouma, Kongoussi, Barsalogho, etc.

« Les gens entendent parler de la Croix-Rouge, mais  ils ne connaissent  pas leur organisation à travers ses différentes composantes. Le CICR est une organisation exclusivement humanitaire qui travaille en toute transparence, synergie et complémentarité avec les autorités administratives et tous les acteurs humanitaires sur le terrain », a-t-elle déclaré.

C’est pourquoi, la coordinatrice Yaméogo a invité les acteurs de l’information et de la communication à plus de visibilité des actions humanitaires du CICR afin de permettre aux communautés de mieux le connaître.

La présidente de l’activité, la Secrétaire générale de la région (SGR) des Koulsé, Bernadette Adényo/ Sermé a salué l’approche participative et inclusive du CICR dans l’organisation de cette session de renforcement des capacités des journalistes, communicateurs et activistes.

Pour elle, cette rencontre a permis à la presse de mieux comprendre et de s’approprier de la vision humaniste du CICR.

La SGR Adényo a donc invité les acteurs de l’information à un accompagnement de visibilité sur les actions déjà menées par le CICR au bonheur des populations de sa circonscription administrative.

« Nous espérons que ce partenaire qui appuie nos communautés au côté des autorités aura une visibilité à travers les médias », a-t-elle indiqué.

A l’issue des échanges, les incompréhensions liées aux principes et actions humanitaires et aux modes de fonctionnement des institutions internationales ont été levées, avec à la clé une éventuelle collaboration entre le CICR et les médias des Koulsé à travers le Réseau des journalistes pour la protection des groupes spécifiques des Koulsé pour plus de visibilité des réalisations du CICR dans la régions.

Emil Abdoul Razak SEGDA

Nématou Ouédraogo (collaboratrice)

Commune de Dédougou: la solidarité des populations hôtes redonne espoir aux déplacés internes

Face à l’insécurité dans certaines localités de la région de Bankui (Dédougou), des centaines de familles ont trouvé refuge dans les villages de Nouakuy et de Soukuy, non loin de Dédougou. Bénéficiant de l’hospitalité et de la solidarité des populations hôtes, ces Personnes déplacées internes (PDI) ont eu des lopins de terre pour produire des céréales. Dans ces deux villages, la terre, au-delà du moyen de survie, est devenue le symbole d’une renaissance collective. Entre courage, entraide et labeur, déplacés et hôtes cultivent ensemble la résilience.

Le jour se lève sur Nouakuy (commune de Dédougou), enveloppant le bas-fond rizicole d’une lumière dorée, ce lundi 25 août 2025. Des silhouettes se dessinent dans la brume matinale. Les houes frappent la terre humide, les rires d’enfants s’élèvent dans le vent. Ici, la vie reprend, patiemment. Pour beaucoup de ces déplacés internes, la boue dans laquelle ils pataugent chaque matin est devenue la promesse d’un avenir reconstruit.

Dieudonné Sankara, la quarantaine bien entamée, s’active au milieu de sa parcelle. Originaire de Gombio, dans la commune de Sanaba, il a fui, il y a deux ans, les assauts répétés des groupes armés terroristes. Autour de lui, sa famille, d’une trentaine d’âmes, s’affaire dans le champ. « Nous avons tout laissé derrière nous, mais ici, nous avons retrouvé la dignité », dit-il en redressant la tête. Sur un hectare de rizière, Dieudonné Sankara cultive plus que du riz : il cultive l’espoir.

Déjà bien intégrée, le retour à Founa de Kadidja Sindé après la crise, s’avère peu probable.

A quelques mètres de son champ, Kadidia Sindé, 20 ans, travaille la terre, les pieds dans la glaise. Fuyant Founa avec ses proches, cette jeune mère célibataire a trouvé refuge à Nouakuy. Elle partage une petite parcelle avec d’autres femmes du village. « Quand je suis arrivée, je n’avais rien. Les habitants m’ont accueillie comme une sœur », raconte-
t-elle. Sa rizière, d’un demi-hectare symbolise son retour à la vie. Macaire Zida, venu de Moussankuy, salue cette solidarité qui a transformé sa détresse en force. « Les villageois nous ont donné des vivres, des vêtements. Ils m’ont même donné une maison pour abriter ma famille », confie-t-il.

La flamme de la résilience

Les terres sont rares, dit-il, mais chacun trouve sa place. « Nous sommes nombreux, et il n’y a pas beaucoup d’espace, mais nous partageons ce que nous avons. L’important, c’est de vivre en paix », indique M. Zida.

Plus loin, Mema Zouon désherbe son champ d’arachide et de niébé. Trois ans plus tôt, l’insécurité lui a tout arraché : son époux, sa maison, son village. « J’ai été accueillie ici avec mes quatre enfants. On m’a offert un terrain à cultiver et un toit. Cela m’a donné la force de continuer », laisse-t-elle entendre. Ses gestes sont précis, ses mots mesurés, mais dans ses yeux brille la flamme de la résilience.

La physionomie des plants de niébé en ce 27 août 2025 donne espoir
à Mema Zouon d’obtenir de bons rendements.

A une trentaine de kilomètres plus au nord, le village de Soukuy vit la même expé-
rience de solidarité. Ici, plus de 300 personnes déplacées ont trouvé refuge, selon le président du Comité villageois de développement (CVD), Kaza Dakuyo. Sous les grands
arbres du marché, il observe avec fierté l’intégration des nouveaux arrivants. « Ils vivent avec nous comme s’ils avaient toujours été ici », assure le CVD. Parmi ces familles, celle de Blandine Konaté. Venue de Biron-Badala, elle a fui en août 2024 après avoir été chassée de son champ par des terroristes.

« Nous avons traversé le fleuve à la hâte, certains à la nage, d’autres en pirogue », se souvient-elle, la voix tremblante. Aujourd’hui, grâce à la générosité de ses hôtes, elle cultive trois hectares de maïs, de sorgho et de niébé. « Même si une partie de nos cultures a été inondée, le peu que nous récolterons nourrira nos enfants », fait-elle savoir.
A Soukuy aussi, la solidarité s’écrit dans les sillons. Madi Pagabelem, originaire de Sono dans la province de la Koosin (Nouna), en sait quelque chose. Sa maison, construite en 2022 par les villageois, abrite toute sa famille. « Ils nous ont adoptés sans discrimination », dit-il avec reconnaissance. Sur deux hectares, il cultive du maïs, du petit mil et du riz.

Devoir moral

Pour lui, ces champs sont bien plus qu’une source de nourriture : ils sont la preuve que l’humanité survit même dans l’adversité. A Nouakuy comme à Soukuy, cette solidarité n’est pas un geste isolé parce que les habitants considèrent l’accueil des déplacés comme un devoir moral. « Elles n’ont pas choisi leur sort. Nous devons les soutenir », affirme Saïdou Gnêmê, un jeune agriculteur. Derrière son masque, l’appareil pulvérisateur au dos, il s’affaire à traiter son champ tout en expliquant qu’il a cédé une partie de ses terres à
des déplacés. Assis à l’ombre d’un manguier, Michel Faho partage la même conviction.
« Ce sont nos frères. Nous devons leur apprendre à se prendre en main », dit-il.

Ce 17 septembre 2025, Blandine Konaté récoltait les fruits de son labeur.

Pour lui, la solidarité ne doit pas se limiter à l’assistance, mais devenir un tremplin vers l’autonomie. A Soukuy, Nazidouba Dakio, dont la famille héberge plusieurs PDI, abonde dans le même sens. « Nous voulons qu’ils aient les moyens de voler de leurs propres ailes, en cultivant, en élevant du bétail, en vivant dignement », soutient-il. Le chef du village de Soukuy, Sien Dakio, salue, lui aussi, cette cohabitation exemplaire. « Ils ont été bien accueillis parce qu’ils sont nos frères. Nous partageons tout, même nos cérémonies », dit-il avec un sourire. Le respect mutuel et les traditions communes cimentent cette entente.

Un mécanisme de prévention des tensions

A Nouakuy, le représentant des coutumiers, Jérémie Magna Saboué, estime à plus de 60 hectares la superficie mise à la disposition des déplacés.
Pour prévenir les tensions, un mécanisme de médiation a été instauré. « Chaque nouveau déplacé est présenté au chef de canton. Nous tenons régulièrement des rencontres pour
rappeler les règles de vie et régler les petits différends à l’amiable », explique le président du CVD de Nouakuy, Banzourou Coulibaly. Un dialogue permanent qui, selon lui, nourrit la paix autant que les récoltes. Les autorités locales accompagnent cet élan de
solidarité.

Le directeur régional de l’action humanitaire et de la solidarité nationale de Bankui, Toirimbé Gaston Nassouri salue « l’investissement des populations hôtes qui offrent de la dignité aux déplacés ». Pour lui, l’engagement des PDI dans l’agriculture montre leur volonté de s’en sortir par le travail. « Nous appuyons ces initiatives par des formations et des activités génératrices de revenus, pour renforcer leur autonomie », fait-il savoir. Le directeur régional de l’agriculture, des ressources animales et halieutiques de Bankui, Fayçal Téguéra, souligne de son côté que la contribution des PDI dépasse le cadre social. « Elles participent aussi à l’effort de production régionale.

Les PDI contribuent à l’atteinte des objectifs de production agricole régionaux, selon le directeur régional de l’griculture de Bankui, Téguéra Fayçal.

Ces producteurs déplacés contribuent à l’atteinte des objectifs agricoles de la région », explique-t-il. En 2025-2026, plus de 200 hectares ont été mis à leur disposition dans les provinces des Balé (Boromo) et du Mouhoun (Dédougou), avec 80 tonnes d’engrais subventionnés et des labours gratuits. A Nouakuy, certains déplacés songent déjà à rester pour de bon.

« Nous gagnons notre vie ici, pourquoi repartir ? », s’interroge Mema Zouon, qui ne veut plus revivre la douleur de son passé. Kadidia Sindé, elle, rêve d’un terrain à Dédougou pour s’y installer définitivement. D’autres, comme Abdoulaye Sinandou, ont trouvé un emploi dans les boulangeries de la ville ou ont intégré le Service national de développement. Les jeunes filles apprennent la couture ou rejoignent des coopératives féminines.
A Nouakuy et à Soukuy, la terre ne nourrit pas seulement des familles. Elle fait renaître des vies. Sous le soleil de l’Ouest burkinabè, déplacés et hôtes sèment ensemble l’espoir,
convaincus qu’aucune crise, si brutale soit-elle, ne peut déraciner la solidarité.

Yacouba BELEM

Renouvellement de l’ordre de mobilisation générale et mise en garde

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Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le jeudi 20 novembre 2025, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 13 H 00 mn, sous la présidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

 

I. DELIBERATIONS
I.1. AU TITRE DU MINISTERE DE LA DEFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS
Le Conseil a adopté un décret portant renouvellement de l’ordre de mobilisation générale et mise en garde.
Au regard de la situation sécuritaire qui prévaut sur le territoire national, le Gouvernement du Burkina Faso a adopté le décret n°2024-1532/PRES/PM/MDAC/MATM/MEF/MSECU/MJDHRI du 05
décembre 2024 portant ordre de mobilisation générale et mise en garde. Cette période qui arrive à échéance en décembre prochain nécessite un renouvellement.
Ce décret permettra la poursuite de la mobilisation des ressources nécessaires en vue de restaurer la sécurité et d’assurer la protection des populations et de leurs biens contre la menace et les actions terroristes.
L’adoption de ce décret permet le renouvellement de l’ordre de mobilisation générale et mise en garde, pour compter du 05 décembre 2025.

I.2. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA MOBILITE
Le Conseil a adopté un décret portant dissolution de l’association dénommée
« Conseil national de la jeunesse du Burkina Faso » en abrégé CNJ-BF.

Le CNJ-BF est une faitière des associations et organisations de jeunesse mise en place en 2018 suivant le récépissé n°3926 du 09 novembre 2018. Il a pour but d’assurer la représentation des jeunes et leur pleine participation aux processus d’élaboration, de mise en œuvre, de suivi et d’évaluation des politiques, programmes et projets de développement.
A ce titre, il bénéficie de l’accompagnement des structures étatiques dans la mise en œuvre de ses activités.

Cependant, depuis plus d’un an la structure connait de graves dysfonctionnements liés au non-renouvellement de ses organes et instances entrainant son blocage, et ce malgré les interpellations des services techniques du ministère en charge des libertés publiques et les efforts consentis par le ministère en charge de la jeunesse, pour une sortie de crise.
Au regard de ces irrégularités contraires aux statuts de la structure, il a été décidé de la dissolution du Conseil national de la jeunesse du Burkina Faso afin de permettre d’asseoir une nouvelle organisation plus inclusive et consensuelle.
L’adoption de ce décret permet la dissolution du Conseil national de la jeunesse du Burkina Faso.

I.3. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES

Le Conseil a adopté sept (07) rapports.

Le premier rapport est relatif à une ordonnance portant autorisation de ratification de l’accord de prêt signé le 18 septembre 2025 entre le Burkina Faso et la Banque Ouest africaine de développement (BOAD) en faveur du Fonds burkinabè de développement économique et social (FBDES) pour le financement partiel de sous projets d’intérêt public.
Le montant du prêt financé par la BOAD s’élève à trente-six milliards (36 000 000 000) F CFA.
Le coût global du Projet d’appui au FBDES
(PA-FBDES) est estimé à quarante-deux milliards six cent quatre-vingt-six millions
(42 686 000 000) F CFA.
Il est financé à hauteur de six milliards quatre-vingt-six millions (6 086 000 000) F CFA par les promoteurs privés et de six cent millions (600 000 000) F CFA par l’Etat burkinabè à travers le FBDES.

L’objectif global de ce projet est de soutenir les entreprises à fort potentiel dans les secteurs stratégiques de l’économie.
De façon spécifique, il s’agit de :

  • construire et mettre en exploitation une unité de transformation de noix brutes de cajou bio au profit de la société TERRA FASO SA ;
  • mettre en place une unité composée de silos de stockage modernes des produits agricoles au profit de la société SOCOPA-Afrique SA ;
  • moderniser et étendre les activités avicoles de la société MOABLAOU SA ;
  • déployer et mettre en exploitation des infrastructures passives de communications électroniques (pylônes et énergie) au profit de la société LORYNE SA.
    L’adoption de ce rapport permet de ratifier par voie d’ordonnance l’accord de prêt entre le Burkina Faso et la Banque Ouest africaine de développement en faveur du Fonds burkinabè de développement économique et social pour le financement partiel de sous projets d’intérêt public.

Le deuxième rapport est relatif à un projet de décret portant modification du décret n°2015-1518/PRES-TRANS/PM/MEF du 18 décembre 2015 portant approbation des statuts particuliers de l’Institut national de la statistique et de la démographie (INSD).
Cette modification vise à actualiser les statuts de l’INSD pour les conformer aux nouvelles exigences règlementaires.
Les principales innovations du décret portent sur :

  • l’intégration d’un Bureau comptable matières principal (BCMP) ;
  • la suppression de l’Agence comptable (AC) ;
  • la prise en compte du Directeur général adjoint et du comptable principal des matières en qualité de membres observateurs au sein du Conseil d’administration.
    En outre, le décret prévoit le changement de dénomination de la Personne responsable des marchés (PRM) et le rattachement au Directeur général, du Service de la communication et des relations publiques (SCRP) ainsi que du Service de la documentation et des archives (SDA).
    L’adoption de ce décret permet à l’Institut national de la statistique et de la démographie de remplir efficacement ses missions.

Le troisième rapport est relatif à un projet de décret portant autorisation de perception de recettes relatives à certaines prestations du ministère de la Santé.
Le ministère de la Santé, à travers ses structures techniques centrales et rattachées, assure une multitude de prestations de service. Il s’agit entre autres, des autorisations de création, d’ouverture et d’exploitation d’établissements sanitaires privés, de l’appui au secteur privé de santé, du contrôle de conformité et de la mise à disposition d’espace.
Cependant, la majorité de ces prestations sont délivrées gratuitement faute d’un cadre règlementant la tarification, la perception et le reversement des ressources au Trésor public.
L’adoption de ce décret permet de percevoir les recettes identifiées et d’accroître les recettes de service au profit du budget de l’Etat.

Le quatrième rapport est relatif à un projet de décret portant création du Fonds burkinabè de développement économique et social (FBDES) dénommé
« Tõogo » en langue nationale Mooré qui signifie
« Puissance ».

Dans la dynamique de rationalisation et d’amélioration de l’efficacité des institutions publiques, le Gouvernement a décidé de la fusion du Fonds burkinabè de développement économique et social (FBDES), du Fonds d’appui aux activités rémunératrices des femmes (FAARF), de l’Agence de financement et de promotion des petites et moyennes entreprises (AFP-PME), du Fonds Dumu Ka Fa (FDK), du Fonds Faso Kuna Wili (FKW), du Fonds national d’appui aux travailleurs déflatés et retraités (FONA-DR) et du Fonds de développement culturel et touristique (FDCT). Cette fusion permet de créer le Fonds burkinabè de développement économique et social (FBDES)
« Tõogo ».
Ce nouveau fonds permettra de fédérer les ressources nationales et internationales dédiées au financement des activités de développement économique, de rationnaliser les dépenses de fonctionnement, d’améliorer la supervision et le contrôle des opérations de financement des bénéficiaires.
L’adoption de ce décret permet la création du Fonds burkinabè de développement économique et social « Tõogo ».

Le cinquième rapport est relatif à un projet de décret portant création du Fonds d’appui au sport et à la presse privée (FASP) dénommé « Wassa Bondo » en langue nationale Dioula qui signifie
« le grenier du succès ».
Au regard du contexte de résilience économique qui impose une rationalisation des ressources publiques, plus d’efficacité de l’action publique et une nécessité de simplification des mécanismes de financement, le Gouvernement a engagé un processus de réforme des Fonds nationaux. C’est dans ce contexte que s’inscrit la fusion du Fonds national pour la promotion du sport et des loisirs et du Fonds d’appui à la presse privée.
Ce décret vise à matérialiser le regroupement de ces deux fonds pour créer le Fonds d’appui au sport et à la presse privée (FASP).

La mission du FASP est de contribuer par le financement, à la mise en œuvre de la politique du Gouvernement en matière de promotion du sport et des loisirs et à l’accompagnement des entreprises de presse privée.
Ce nouvel instrument permettra de renforcer la cohérence des interventions publiques, d’optimiser la gestion des ressources financières et humaines et d’accroître l’impact des actions du Gouvernement en matière de sport, des loisirs et de la presse privée.
L’adoption de ce décret consacre la création du Fonds d’appui au sport et à la presse privée « Wassa Bondo ».

Le sixième rapport est relatif à un projet de décret portant création du Fonds de soutien à l’éducation et à la recherche (FOSER) dénommé
« Bãngr baoobo » en langue nationale Mooré qui signifie « Recherche du savoir ».
Le FOSER résulte de la fusion du Fonds d’appui à la formation professionnelle et à l’apprentissage (FAFPA), du Fonds national pour l’éducation et la recherche (FONER) et du Fonds national de la recherche et de l’innovation pour le développement (FONRID).
L’ambition du Gouvernement est de regrouper dans un cadre plus cohérent et performant l’ensemble de ces fonds au regard des chevauchements de missions, de la gouvernance fragmentée et de la gestion peu optimisée des ressources dans ces structures.
Le FOSER a pour mission de contribuer à la mise en œuvre de la politique gouvernementale en matière de formation, de recherche et d’innovation, en offrant un cadre sécurisé et unifié de financement.
L’adoption de ce décret permet la création du Fonds de soutien à l’éducation et à la recherche « Bãngr baoobo ».

Le septième rapport est relatif à un projet de décret portant création d’un Fonds d’assistance sociale et de solidarité nationale (FASSN) dénommé
« Seenimin » en langue nationale Bwamu qui signifie « Entraide ».

Le Fonds Seenimin est issu de la fusion du Fonds national de solidarité et de Résilience sociale (FNS-RS) et du Fonds d’assistance judiciaire (FAJ). Sa mission est de contribuer à la prise en charge des personnes et groupes sociaux vulnérables ou en détresse par le financement des actions humanitaires ainsi qu’à l’exercice de leur droit en justice.
L’adoption de ce décret permet la création du Fonds d’assistance sociale et de solidarité nationale
« Seenimin ».

I.4. AU TITRE DU MINISTERE DE LA COMMUNICATION, DE LA CULTURE, DES ARTS ET DU TOURISME
Le Conseil a adopté un décret portant approbation des statuts du Centre national des arts du spectacle et de l’audiovisuel (CENASA).
Ce décret vise la relecture du décret n°99-085/PRES/PM/MCC du 06 avril 1999 portant approbation des statuts du CENASA en vue de les conformer à la règlementation en vigueur concernant les Etablissements publics de l’Etat, à renforcer sa gouvernance et à améliorer son efficacité institutionnelle.
Il permet ainsi la réorganisation du Conseil d’administration, la création de nouvelles directions opérationnelles dont une intégrant les Ensembles artistiques nationaux et la déconcentration du CENASA.
L’adoption de ce décret permet de doter le Centre national des arts du spectacle et de l’audiovisuel de nouveaux statuts, conformément au décret n°2014-613/PRES/PM/MEF du 24 juillet 2014 portant statut général des Etablissements publics de l’Etat à caractère administratif.

I.5. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS HUMAINS, CHARGE DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS
Le Conseil a adopté trois (03) rapports.

Le premier rapport est relatif à un projet de loi constitutionnelle portant révision de la Constitution.
Cette révision vise deux (02) modifications.

La première est relative au mode d’organisation et d’administration du système de gouvernance de notre pays. L’objectif de cette modification est de replacer l’Etat au cœur du développement économique et social en rétablissant la place de la déconcentration et partant des circonscriptions administratives dans le système d’administration du territoire.
La seconde est relative à la fusion du Conseil supérieur de la communication (CSC) et de la Commission de l’informatique et des libertés (CIL).
Le CSC et la CIL ont progressivement vu leurs attributions se rapprocher au fur et à mesure de l’évolution des Technologies de l’information et de la communication, notamment en matière de protection des personnes et de la vie privée sur le réseau internet.
Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée législative de Transition.
Le deuxième rapport est relatif à un projet de loi portant modification de la loi n°001-2021/AN du 30 mars 2021 portant protection des personnes à l’égard du traitement des données à caractère personnel.

Cette réforme institutionnelle permettra de renforcer l’efficacité de la régulation des contenus internet, en confiant à un seul organe aussi bien la régulation de la communication que la protection des données à caractère personnel.
Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée législative de Transition.

Le troisième rapport est relatif à un projet de loi organique portant attributions, composition, organisation et fonctionnement de l’Autorité de régulation de la communication et de protection des données à caractère personnel.
Cette institution résulte de la fusion du Conseil supérieur de la communication (CSC) et de la Commission de l’Informatique et des libertés (CIL). Elle a pour mission de réguler la communication et de protéger les personnes à l’égard du traitement des données à caractère personnel.
Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée législative de Transition.

I.6. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE

Le Conseil a adopté un rapport relatif à la validation de la fiche d’identification sommaire du Projet de constructions et d’équipements de neuf (09) Centres hospitaliers universitaires régionaux de 500 lits (PCE/CHUR).
Le PCE/CHUR a pour objectif de renforcer de manière significative la capacité nationale de prise en charge hospitalière de haut niveau, en améliorant la couverture géographique, la qualité technique et l’équité d’accès aux soins spécialisés. Chaque hôpital sera conçu selon un plan harmonisé intégrant les pôles suivants :

  • un pôle médical et chirurgical complet avec
    des blocs opératoires modernes, des unités de
    soins intensifs et des services d’hospitalisation spécialisés ;
  • un pôle mère-enfant, dédié à la santé maternelle et néonatale ;
  • des services médico-techniques de pointe, notamment l’imagerie médicale, le laboratoire d’analyses biomédicales, la réanimation, l’hémodialyse, la radiothérapie et la rééducation ;
  • un pôle universitaire et de recherche, destiné à la formation clinique et à la recherche appliquée en partenariat avec les universités publiques.
    Le projet bénéficiera directement à 18 millions de personnes environ, soit 75% de la population nationale. Il permettra la création d’environ 15 000 emplois temporaires pendant la phase de construction et 8 000 emplois permanents à la mise en service.
    La mise en œuvre du PCE/CHUR se déroulera en deux phases successives :
  • phase I (2026-2030) : construction et équipement de cinq Centres hospitaliers universitaires régionaux ;
  • phase II (2031-2035) : réalisation de quatre autres sites pour compléter le maillage territorial.
    Le coût global du Projet de construction et d’équipement de neuf (09) Centres hospitaliers universitaires régionaux de 500 lits est estimé à 615,6 milliards F CFA.
    L’adoption de ce rapport permet la validation de la fiche d’identification sommaire du Projet de construction et d’équipement de neuf (09) Centres hospitaliers universitaires régionaux de 500 lits.

I.7. AU TITRE DU MINISTERE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE L’ARTISANAT
Le Conseil a adopté quatre (04) rapports.

Le premier rapport est relatif à un projet de décret portant conditions, modalités de délivrance et gestion de l’agrément pour la fabrication et la vente des engrais.
Ce décret vise l’application de la loi n°010-2025/ALT du 04 juillet 2025 portant gestion et contrôle des engrais au Burkina Faso.
Les innovations majeures de ce décret sont :
– l’institution d’un agrément pour la fabrication artisanale des engrais ;
– l’institution d’un agrément pour la fabrication industrielle des engrais ;
– la réduction de la durée de validité de l’agrément, ramenée de cinq (05) à trois (03) ans renouvelables.
L’adoption de ce décret permet d’assainir le sous-secteur des engrais, d’améliorer la productivité agricole et d’atteindre les objectifs de souveraineté alimentaire.

Le deuxième rapport est relatif à un projet de décret portant désignation de la structure nationale en charge de l’importation des engrais.
Ce décret vise l’application de la loi n°010-2025/ALT du 04 juillet 2025 portant gestion et contrôle des engrais au Burkina Faso. Cette loi dispose en son article 5 que « la structure nationale en charge de l’importation des engrais est désignée par voie règlementaire ».

Le décret désigne la Société burkinabè d’intrants et de matériels agropastoraux (SOBIMAP) comme structure en charge de l’importation des engrais dans notre pays.
L’adoption de ce décret permet à la Société burkinabè d’intrants et de matériels agropastoraux d’assurer sa mission d’approvisionnement du Burkina Faso en engrais de qualité et en quantité suffisante à des prix accessibles aux producteurs.

Le troisième rapport est relatif à la nationalisation de la Société Nouvelle CITEC (SN CITEC).
Dans le cadre de la Refondation marquée par un repositionnement de l’Etat dans les secteurs stratégiques de l’économie nationale, le Gouvernement a décidé de la reprise du contrôle de la SN CITEC par l’Etat burkinabè. Le capital social de ladite société est majoritairement détenu par GEOCOTON (53,42%) faisant de cet actionnaire le maître de la stratégie d’entreprise.
Cependant, de graves dysfonctionnements observés dans la gestion ont compromis les capacités de production de la SN CITEC. Au regard de la nécessité de poursuivre l’activité de production, de préserver l’outil de travail et du caractère stratégique de la société, le Conseil a décidé de la prise de contrôle total de la SN CITEC et de sa nationalisation pour cause d’utilité publique.
L’adoption de ce rapport consacre la nationalisation de la SN CITEC.

Le quatrième rapport est relatif à un projet de décret portant approbation des statuts particuliers de la SN CITEC.
L’adoption de ce décret permet à la SN CITEC de disposer de nouveaux statuts pour accomplir efficacement ses missions en tant que société d’Etat.

II. COMMUNICATIONS ORALES
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II.1. Le ministre de l’Economie et des finances a fait au Conseil une communication relative à la sortie du Burkina Faso de la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI), intervenue le 24 octobre 2025.
Notre pays a été placé sur la liste grise du GAFI dans le cadre du processus de l’International cooperation review group (ICRG). Cette position était consécutive aux lacunes décelées dans le dispositif national de Lutte contre le blanchiment des capitaux et le Financement du terrorisme (LBC/FT).
Les autorités du Burkina Faso et l’ICRG ont travaillé en étroite collaboration, de novembre 2020 à mi-février 2021, pour élaborer un plan d’actions consensuel, composé de 37 actions afin de remédier à ces lacunes.
Après le 11e cycle d’évaluation, le Burkina Faso est parvenu à achever intégralement la mise en œuvre de ses 37 actions, soit un taux de réalisation de 100%. C’est au vu de ces résultats et des engagements pris par les plus hautes autorités à poursuivre la dynamique de consolidation des améliorations du dispositif national LBC/FT que la décision de retrait de notre pays de la liste grise du Groupe d’action financière a été actée.

II.2. Le ministre des Affaires étrangères, de la coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur a fait au Conseil le compte rendu de la participation du Burkina Faso à la Conférence ministérielle du Mouvement des Non-Alignés (MNA), tenue du 13 au 16 octobre 2025 à Kampala, en République d’Ouganda.
Placée sous le thème « Renforcer la coopération pour une prospérité mondiale partagée », la Conférence a été l’occasion pour le Burkina Faso de partager son expérience en matière de gestion de la crise sécuritaire, de politiques de développement répondant aux aspirations des populations et de mise en place d’un cadre communautaire avec la création de la Confédération des Etats du Sahel (AES).

La Conférence ministérielle du Mouvement des Non-Alignés a également été une vitrine pour le Burkina Faso d’exhorter les Etats membres à travailler à la réduction de la pauvreté, à la promotion d’un environnement durable, au partage des technologies, au renforcement des capacités et à la consolidation des partenariats dans un esprit de solidarité agissante.

II.3. Le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, des ressources animales et halieutiques assurant l’intérim du ministre de l’Environnement, de l’eau et de l’assainissement a fait au Conseil une communication relative aux rapports annuels conjoints, portant sur l’état et la gestion du Fonds de réhabilitation et de fermeture de la mine (FRFM) au titre des exercices 2023 et 2024.

Pour l’exercice 2023, les recouvrements se chiffrent à sept milliards deux cent dix-huit millions trois cent cinquante-neuf mille cent trente et un (7 218 359 131) F CFA, soit un taux de réalisation de 29,59%, provenant exclusivement de trois mines industrielles.

Le montant total des cotisations attendues s’élevait à vingt-quatre milliards trois cent quatre-vingt-dix millions cent douze mille quatre cent trente-neuf (24 390 112 439) F CFA.

Il ressort également que les 14 sociétés de mines semi-mécanisées et les 31 sociétés de carrières industrielles n’ont procédé à aucune cotisation au titre du FRFM pour cette année. En matière de conformité réglementaire, seules 07 sociétés ont transmis leurs plans de réhabilitation et de fermeture.

S’agissant de l’exercice 2024, les cotisations recouvrées atteignent treize milliards sept cent trente et un millions cinq cent cinquante-quatre mille quatre cent quarante-deux (13 731 554 442) F CFA, soit un taux de réalisation de 49,55%, versés par 07 sociétés minières. Les cotisations attendues s’établissaient

à vingt-sept milliards sept cent huit millions neuf cent quatre-vingt-onze mille deux cent quarante-quatre (27 708 991 244) F CFA.

Pour cet exercice également, les 17 mines semi-mécanisées et les 34 sociétés de carrières industrielles n’ont pas honoré leurs obligations de cotisation. En matière de réhabilitation, 10 sociétés minières ont transmis leurs plans de réhabilitation et de fermeture, auxquelles s’ajoutent 07 sociétés de carrières industrielles ayant également déposé leurs plans.

L’analyse globale des rapports fait ressortir une mobilisation insuffisante des ressources du FRFM, malgré les obligations légales qui incombent aux sociétés minières et aux exploitants de carrières.

Face à cette situation, plusieurs recommandations ont été formulées. Il s’agit notamment de la prise de dispositions en vue d’assurer le recouvrement effectif des cotisations dues et leur transfert au Trésor public et de mesures pour contraindre les sociétés minières et les exploitants de carrières industrielles à soumettre leurs plans de réhabilitation et de fermeture conformément à la règlementation en vigueur.

III. NOMINATIONS

III.1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

A. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA MOBILITE
– Monsieur Yiyé Abraham SOMDO, Mle 105 205 W, Administrateur civil, 2e classe, 2e échelon, est nommé Gouverneur de la Région du Nakambé ;
– Madame Denise BADO/BOUDA, Mle 113 252 F, Juriste, 1ère classe, 9e échelon, est nommée Directrice générale du Conseil burkinabé des chargeurs ;
– Monsieur Windyam Guy Désiré KOURAOGO, Mle 372 100 D, Attaché en études et analyses, 1ère classe, 3e échelon, est nommé Directeur des études et de la planification de la Direction générale de la mobilité urbaine ;
– Monsieur Sassiémiké Ousmane SOULAMA, Mle 272 915 L, Professeur des lycées et collèges, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Directeur des Systèmes de transport intelligent ;
– Monsieur Nebwoumya SAWADOGO, Mle 43 566 R, Conseiller d’administration scolaire et universitaire, 1ère classe, 10e échelon, est nommé Directeur des transports urbains durables.
B. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES
– Monsieur Ousmane SANON, Mle 91 242 U, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 10e échelon, est nommé Inspecteur technique principal du budget ;
– Monsieur Souleymane DEMBELE, Mle 210 820 F, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Directeur du contrôle des marchés publics et des engagements financiers du Centre hospitalier universitaire de Pala ;
– Monsieur Wayiouba SAWADOGO, Mle 119 358 S, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 10e échelon, est nommé Directeur des moyennes entreprises du Guiriko ;
– Monsieur Nab Alexis DABIRE, Mle 51 975 S, Inspecteur divisionnaire des douanes, catégorie IA, grade exceptionnel, 2e échelon, est nommé Directeur du personnel, de la formation et de l’information documentaire à la Direction générale des Douanes ;
– Monsieur Mamoud SAWADOGO, Mle 58 767 P, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Directeur régional des impôts du Yaadga.

C. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS HUMAINS, CHARGE DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS
– Monsieur Zoewendpanga Albert KABORE, Mle 130 339 J, Magistrat, catégorie P, grade exceptionnel, 2e échelon, est nommé Chargé de mission.

D. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENERGIE, DES MINES ET DES CARRIERES
– Monsieur Félix KABRE, Mle 260 665 C, Commissaire principal de police, catégorie I, 3e échelon, est nommé Directeur général de la Brigade nationale anti-fraude de l’or (BNAF).

E. AU TITRE DU MINISTERE DES SPORTS, DE LA JEUNESSE ET DE L’EMPLOI
– Monsieur André ZONGO, Mle 51 149 N, Administrateur des services financiers, 2e classe, 2e échelon, est nommé Directeur de la gestion des finances.
–
III.2. NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs au Conseil d’administration :
– de la Société des aéroports du Faso (SAFA) au titre du ministère de l’Administration territoriale et de la mobilité ;
– de l’Ecole nationale de police (ENP) au titre du ministère de la Sécurité ;
– de La Poste Burkina Faso (LA POSTE BF) au titre du ministère de la Transition digitale, des postes et des communications électroniques ;
– de la Société nationale de cartons et d’emballages du Burkina (SONACEB) au titre du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat ;
– de la Société minière NORDGOLD NIOU SA et de la Société nationale des substances précieuses (SONASP) au titre du ministère de l’Energie, des mines et des carrières ;
– de Burkina Yin-Wisgr Meta (BYM) au titre du ministère des Sports, de la jeunesse et de l’emploi .

Le Conseil a également procédé à la nomination d’un Administrateur au Conseil d’orientation et de contrôle de l’Agence nationale de l’aviation civile (ANAC) au titre du ministère de l’Administration territoriale et de la mobilité.

A. MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA MOBILITE
Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret nomme Monsieur Mahamadi BADINI, Mle 92 677 E, Ingénieur en génie civil, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère des Infrastructures et du désenclavement au Conseil d’administration de la Société des aéroports du Faso (SAFA) pour un premier mandat de trois (03) ans.
Le second décret nomme Monsieur Kouesyandé Joseph SOUBEIGA, Mle 119 724 M, Médecin épidémiologiste et biostatisticien, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de la Santé au Conseil d’orientation et de contrôle de l’Agence nationale de l’aviation civile (ANAC) pour un premier mandat de trois (03) ans.

B. MINISTERE DE LA SECURITE

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Ecole nationale de police (ENP) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale :
– Monsieur Moussa GANOU, Mle 212 515 S, Inspecteur du travail, en remplacement de Monsieur Soumaïla GAMSONRE.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE COMITE DES ELEVES DE L’ECOLE NATIONALE DE POLICE
– Monsieur Isidore DABONE, Elève sous-officier de police, pour la durée de son mandat de Délégué général, en remplacement de Monsieur A. Cheick Isaac BAGUIAN.
Le second décret renouvelle le mandat des personnes ci-après, Administrateurs représentant l’Etat au Conseil d’administration de l’Ecole nationale de police (ENP) pour une dernière période de trois (03) ans.

Au titre du ministère de la Sécurité :

  • Monsieur Emanoël KABORE, Mle 57 715 C, Inspecteur général de police.
    Au titre du ministère de l’Administration territoriale et de la mobilité :

  • Monsieur Naziko Yves Patrice SAMA, Mle 118 965 H, Administrateur civil.
    Au titre du ministère de l’Economie et des finances :

  • Monsieur Koungbèpuo SOME, Mle 119 299 C, Inspecteur du trésor.

Au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation :
– Monsieur Ousséni ILLY, Mle 241 749 J, Enseignant-chercheur.

C. MINISTERE DE LA TRANSITION DIGITALE, DES POSTES ET DES COMMUNICATIONS ELECTRONIQUES
Le Conseil a adopté un décret portant renouvellement du mandat de Monsieur Alain SOME, Mle 522, Contrôleur des services postaux et financiers, Administrateur au Conseil d’administration de La Poste Burkina Faso (LA POSTE BF) pour une dernière période de trois (03) ans.

D. MINISTERE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE L’ARTISANAT
Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Mathué BADIEL, Mle 111 307 G, Conseiller des affaires économiques, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat au Conseil d’administration de la Société nationale de cartons et d’emballages du Burkina (SONACEB) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Madame Georgette SIRIMA/REMEN.

E. MINISTERE DE L’ENERGIE, DES MINES ET DES CARRIERES

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret nomme Monsieur Halidou OUEDRAOGO, Mle 91 444 N, Administrateur des services financiers, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Energie, des mines et des carrières au Conseil d’administration de la Société minière NORDGOLD NIOU SA pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le second décret nomme Madame Assiata OUEDRAOGO, Mle 205 544 Y, Attachée en études et analyses, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Administration territoriale et de la mobilité au Conseil d’administration de la Société nationale des substances précieuses (SONASP) pour un premier mandat de trois (03) ans.

F. MINISTERE DES SPORTS, DE LA JEUNESSE ET DE L’EMPLOI

Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Madame Rasmata DJIBO, Cadre de banque, Administrateur représentant l’Association professionnelle des banques et établissements financiers du Burkina au Conseil d’administration de Burkina Yin-Wisgr Meta (BYM) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Comité international Mémorial Thomas-Sankara : la coordination régionale du Liptako installée

Le secrétaire général de la région du Liptako, Auguste Kinda, a installé la coordination régionale du comité international Mémorial Thomas-Sankara, le mercredi 19 novembre 2025 à Dori.

Composée de huit membres, la coordination régionale du Liptako du comité
international Mémorial Thomas-Sankara a été installée par le secrétaire général de la région du Liptako, Auguste Kinda, le mercredi 19 novembre 2025 à Dori. Placée sur le thème : « héritiers de Thomas Sankara : Unis pour la préservation de la mémoire et des idéaux du camarade Président Thomas Sankara », la cérémonie a servi de
tribune pour inviter les populations à perpétuer les valeurs prônées par le père de la Révolution burkinabè.

Selon le coordinateur régional du Liptako du comité international Mémorial Thomas-Sankara, Moussa Pathé Diallo, les missions assignées sont la promotion et la défense des idéaux du Président Thomas Sankara. Pour ce faire, a-t-il poursuivi, la
coordination régionale entend sensibiliser la jeunesse afin qu’elle puisse adhérer aux idéaux du Président Thomas Sankara en vue de protéger la Révolution progressiste populaire (RPP) pour que la victoire revienne au peuple. Dans l’optique d’atteindre cet
objectif, M. Diallo a exhorté, la population du Liptako à s’approprier les idéaux de la RPP, car, a-t-il soutenu, elle a emboité les pas du père de la Révolution burkinabè.

« Je sais que nous pouvons compter sur chacune et chacun de vous. Et, c’est ensemble que nous réussirons cette noble mission de promotion des idéaux du Président Sankara », a-t-il lancé à la population. Pour sa part, le secrétaire général de la région du Liptako, Auguste Kinda a affirmé que la mise en place de la coordination régionale vient non seulement honorer la mémoire du père de la Révolution d’août 83, mais aussi créer un cadre structurant pour porter ses idéaux au sein de la région.

« Notre pays traverse des défis complexes. Mais plus que jamais, nous avons besoin de repères, de modèles, d’exemples d’intégrité, de courage, de services désintéressés à la nation. En cela, le message de Thomas Sankara demeure pertinent. Il nous invite à l’audace, à la dignité et à la responsabilité collective », a rappelé l’administrateur civil. A l’adresse des membres de la coordination régionale, il les a invités à s’investir avec sérieux, discipline et engagement afin que ce mémorial soit un véritable centre de réflexion, de mobilisation citoyenne et d’éducation politique et idéologique, notamment pour les jeunes.

Soutenir la révolution

En sa qualité d’invité d’honneur de la cérémonie d’installation, le chef de
bataillon, le commandant de la 4e région militaire, le commandant Amadou Sanou a rappelé que le Burkina est en RPP, d’où le soutien de la population pour sa réussite. Pour lui, l’installation de la coordination régionale entre en étroite ligne des objectifs à atteindre dans chaque région. A ce sujet, il a souligné que le soutien de la révolution doit être d’abord régional afin qu’elle puisse mener à bien ses objectifs. Et d’ajouter que c’est la seule voix de souveraineté et de réussite du Burkina et de l’Afrique toute entière.

De l’avis du représentant du président du comitéinternational Mémorial Thomas-Sankara, Ahmed Cissé, la coordination régionale du Liptako ne doit pas se contenter de discours sans actes. « Nous n’avons pas le droit de transformer une mission historique en un simple protocole. Notre devoir est simple, mais immense à savoir faire vivre le CIMTS dans les faits en mobilisant les jeunes, les femmes et l’ensemble des communautés. Pour cela, nous devons plaider pour que les lieux symboliques parlent pour les générations futures », a expliqué M. Cissé.

A cet effet, il a encouragé les membres de la coordination régionale à agir avec intégrité, discipline, modestie et détermination. Aux noms des parrains, Alfred Tiendrébeogo et Mahamoudou Housseyni Maiga, Abdoul Karim Amadou Maiga a confié qu’il ne s’agit pas d’un simple parrainage, mais d’une lourde charge d’accompagnement et de responsabilité morale. « Pour cette res- ponsabilité morale, nous nous engageons devant vous à l’assumer pleinement non pas seulement pour la cérémonie, mais aussi les parcours à venir afin que vive et rayonne les idéaux pour lesquels Thomas Sankara a consentis le sacrifice suprême », a conclu le représentant des parrains.

Souaibou NOMBRE
snombre29@yahoo.fr

COP30 : WASCAL dévoile son Plan stratégique 2026–2030 à Belém

Le Centre de services scientifiques ouest-africains sur le changement climatique et l’utilisation adaptée des terres (WASCAL) a dévoilé son nouveau plan stratégique 2026–2030, vendredi 14 novembre 2025, à Belém, au Brésil, en marge de la 30e Conférence des Parties (COP30) à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC).

Les ambitions du Centre de services scientifiques ouest-africains sur le changement climatique et l’utilisation adaptée des terres (WASCAL-West African Science Service Centre on Climate Change and Adapted Land Use en anglais) ont été dévoilées, à travers la présentation de son nouveau plan stratégique 2026–2030, vendredi 14 novembre à Belém, au Brésil.

C’était en marge de la 30e Conférence des Parties (COP30) à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC). Cet évènement parallèle de haut niveau a réuni des décideurs publics, des représentants d’institutions régionales, des partenaires techniques et financiers, ainsi que des experts du climat venus d’Afrique de l’Ouest et d’ailleurs.

A travers ce nouveau document stratégique, WASCAL veut maintenir son statut d’institution régionale leader dans la recherche climatique, le renforcement des capacités et l’appui aux politiques pour le développement durable et la résilience climatique en Afrique de l’Ouest, a indiqué son directeur exécutif, Pr Emmanuel Ramdé. Et cela en poursuivant avec détermination sa mission de faire progresser la science climatique, renforcer la formation de la prochaine génération d’experts et d’accompagner les gouvernements dans la construction d’une Afrique de l’Ouest résiliente et tournée vers un développement durable.

Pour ce faire, le Pr Ramdé a décliné les orientations stratégiques renouvelées de l’institution pour les cinq prochaines années, en mettant en exergue l’engagement constant de l’organisation en faveur de l’excellence scientifique, de l’innovation et du renforcement des capacités des Etats membres.Ce plan s’articule autour de six objectifs interconnectés.

Un budget indicatif de 96,20 millions d’euros

Il s’agit notamment de renforcer l’efficacité institutionnelle et opérationnelle de WASCAL, d’améliorer la mobilisation et la gestion des ressources pour assurer la durabilité, renforcer la recherche et le développement régionaux sur le changement climatique et l’énergie durable, d’exploiter les technologies, les données et les solutions numériques pour améliorer la prestation des services climatiques et environnementaux, renforcer et élargir les activités de renforcement des capacités par des solutions de connaissance adaptées aux Etats membres et de renforcer la communication et les partenariats.

La mise en œuvre de cet ambitieux plan va nécessiter la mobilisation d’un budget indicatif de 96,20 millions d’euros. Le dispositif de mise en œuvre du Plan stratégique repose aussi sur un modèle décentralisé, axé sur les résultats et soutenu par un leadership affirmé, une expertise technique robuste et des systèmes numériques renforcés, et appuyé par des priorités d’investissements clairement définis, afin d’assurer une exécution efficace et cohérente, a souligné M. Ramdé.

L’opérationnalisation de ce plan stratégique repose également sur une démarche de transparence et de redevabilité, un ensemble d’indicateurs clés de performance, accompagné d’un cadre d’analyse des risques et de mesures d’atténuation visant à garantir la continuité, la stabilité institutionnelle et l’efficacité opérationnelle.

A l’issue de cette session, les participants ont donc pris connaissance des besoins de financement associés au plan, des dix priorités institutionnelles devant orienter l’action de WASCAL sur la période 2026–2030 et qui traduisent l’ambition de l’institution de consolider son leadership scientifique, de renforcer la fourniture de services climatiques, de stimuler les partenariats stratégiques et de contribuer de manière accrue aux efforts de résilience climatique des pays de la région.

Une mission que WASCAL poursuit depuis une dizaine d’années, et cela grâce à des partenariats solides avec les gouvernements et les parties prenantes clés, ayant contribué à forger sa réputation d’excellence scientifique et de prestation de services permettant d’éclairer l’action climatique dans ses pays membres.

Mahamadi SEBOGO
Windmad76@gmail.com
(Depuis Belém, Brésil)

Résilience climatique à la souveraineté alimentaire : sortir des fausses solutions

L’expérience des réseaux d’agroécologie territoriale a fait l’objet d’une table ronde, lundi 17 novembre 2025, à Belém, au Brésil, autour du thème : « Réseaux d’agroécologie territoriale : intégrer la résilience climatique à la sécurité alimentaire et nutritionnelle ».

Les mouvements agroécologistes veulent une meilleure prise en compte de la question alimentaire et nutritionnelle dans l’action climatique. Pour faire entendre leurs voix et présenter leurs initiatives, ils ont animé, lundi 17 novembre 2025, à Belém, au Brésil, une table ronde autour du thème : « Réseaux d’agro-écologie territoriale : intégrer la résilience climatique à la sécurité alimentaire et nutritionnelle ». Etaient à cette table-ronde des représentants du gouvernement brésilien et des leaders du mouvement. Ils ont partagé les enseignements tirés de leurs expériences au Brésil et des alliances internationales.

A cette session, la coordonnatrice de programme, Bridget Mugambe, a présenté les principales initiatives que mène l’Alliance pour la souveraineté alimentaire en Afrique (AFSA) pour transformer les systèmes alimentaires du continent africain. D’entrée de jeu, elle a indiqué les raisons de la présence de AFSA, un réseau continental de réseaux, réunissant des organisations paysannes, des pasteurs, des peuples autochtones, des femmes, des jeunes et des organisations de la société civile engagés pour la souveraineté alimentaire et la justice écologique, à la COP30.

« AFSA participe à cet événement pour s’opposer fermement aux fausses solutions telles que les marchés carbone, l’agriculture de précision et la géo-ingénierie, des approches qui risquent d’accentuer les inégalités et de fragiliser davantage les systèmes alimentaires africains. Au lieu de cela, AFSA promeut des alternatives éprouvées, centrées sur les communautés », a-t-elle souligné. L’une des solutions clés qu’elle a mises en avant est le Système semencier géré par les paysans (FMSS). « AFSA travaille en étroite collaboration avec l’Union africaine dans un processus visant à élaborer une politique continentale sur les FMSS, reconnaissant le rôle essentiel des paysans dans la préservation de la biodiversité et de la souveraineté semencière », a confié Mme Mugambe.

Protection des droits fonciers communautaires

…la justice climatique et les systèmes alimentaires résilients, par les panélistes.

A cette initiative s’ajoute la campagne “My Food is African” (ma nourriture est africaine), que mène AFSA à travers l’Afrique. Cette campagne vise à valoriser les
aliments locaux et endogènes du continent comme voie vers des régimes alimentaires sains, la préservation des identités culturelles et des systèmes alimentaires résilients face au climat. Autre initiative portée par l’Alliance pour la souveraineté alimentaire en Afrique (AFSA), est le programme “l’Agroécologie pour l’Action Climatique”, grâce auquel il y a des avancées encourageantes sur le continent.

« Par exemple, certains pays comme le Cameroun commencent à intégrer l’agroécologie dans leurs Contributions déterminées au niveau national (CDN). Bien que nous saluions cette reconnaissance croissante, nous demeurons préoccupés par la présence persistante de concepts nuisibles tels que le marché carbone dans le projet de texte sur l’agriculture », a-t-elle soutenu.

Avec son approche basée sur les communautés, AFSA fait également de la protection des droits fonciers communautaires, qui est un élément essentiel pour protéger les moyens de subsistance, renforcer la résilience climatique et sauvegarder la souveraineté alimentaire en Afrique. « L’ensemble de ces initiatives illustrent notre engagement à promouvoir de véritables solutions durables pour l’action climatique et la transformation des systèmes alimentaires sur le continent », a-t-elle conclu.

Mahamadi SEBOGO
Windmad76@gmail.com
(Depuis Belém, Brésil)

Société de transport en commun: une vingtaine de bus pour Tenkodogo et ses environs

La Société de transport en commun (SOTRACO) et les représentants des différents acteurs de la région ont validé, le jeudi 20 novembre 2025, à Tenkodogo, 12 lignes pour 22 bus au cours d’un atelier dans ladite ville.

La ville de Tenkodogo et les communes environnantes, dans la région du Nakambé vont bénéficier de 22 bus de la Société de transport en commun (SOTRACO) circulant sur 12 lignes afin d’améliorer la mobilité urbaine. Un atelier de validation des études menées pour l’implantation de réseau de bus, tenu le jeudi 20 novembre 2025, à Tenkodogo, a permis de proposer quatre lignes ordinaires pour le chef-lieu de la région du Nakambé, 7 lignes intercommunales et une ligne touristique de Tenkodogo à Bagré.

Les autres communes concernées par ce déploiement de bus sont Bittou, Bagré, Garango Koupéla, Gounghin et Pouytenga. Le directeur général de la SOTRACO, Drissa Sawadogo, a justifié le déploiement des bus de sa société par l’augmentation démographique et l’urbanisation rapide des villes qui engendrent de nouveaux défis en termes de déplacement. Ce qui explique que le transport urbain public, selon lui, devient non seulement indispensable pour assurer la mobilité des citoyens, mais aussi pour garantir la sécurité routière, préserver l’environnement et promouvoir l’équité sociale.

« Un réseau de transport performant, accessible et fiable est essentiel pour améliorer la qualité de vie des habitants, stimuler l’économie et renforcer les lien sociaux », a-t-il soutenu. M. Sawadogo a fait savoir qu’une étude montre que le réseau de bus dans la ville de Tenkodogo et communes environnantes est viable. Il a précisé que les critères de choix sont la présence d’université et la mobilité de la population. Le directeur général a rappelé que, le 7 janvier 2025, l’Etat burkinabè a procédé à une recapitalisation de la SOTRACO, portant son capital social de 800 millions de francs CFA à 5 milliards F CFA.

Améliorer la mobilité urbaine

Drissa Sawadogo a ajouté que cette opération straté-gique a permis à la SOTRACO de devenir une société d’économie mixte avec une participation majoritaire de l’Etat, à hauteur de 89, 73%. Le président de la délégation spéciale de la commune de Tenkodogo, Sami Bérenger Pooda s’est réjoui de l’arrivée annoncée des autobus dans sa ville. Pour lui, l’utilisation des engins était source de pollution.

« L’arrivée de la SOTRACO va permettre de mutualiser les efforts, réduire de façon considérable l’encombrement de la circulation routière, et aussi réduire l’émission des gaz à effet de serre afin que Tenkodogo soit une ville plus verte et durable », a-t-il déclaré. M. Pooda a invité la population de Tenkodogo et de ses environs à un comportement responsable vis-à-vis des bus qui seront mis à leur disposition de sorte à les préserver dans le temps et la durée. Le représentant du gouverneur du Nakambé, le secrétaire général de la région, Sayouba Sawadogo, a déclaré que l’acquisition de 530 autobus s’inscrit dans les actions du gouvernement, sous l’impulsion du chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré, visant à répondre aux besoins des populations.

Il a rappelé que ce projet de desserte de la ville de Tenkodogo et ses environs en autobus s’inscrit dans le cadre de l’Initiative présentielle pour une éducation de qualité afin d’améliorer la mobilité des élèves, des étudiants et plus largement les citoyens burkinabè. M, Sawadogo a salué l’arrivée de ces bus qui vont, à son avis, contribuer non seulement à faciliter les déplacements quotidiens des populations mais aussi garantir l’accès à une éducation de qualité aux élèves et étudiants de la région et renforcer la dynamique de développement.

Anselme KAMBIRE

Développement durable: le Guiriko à l’école de la résilience climatique

Le Secrétariat permanent du Conseil national pour le développement durable organise, du 18 au 21 novembre 2025 à Bobo-Dioulasso, un atelier de formation et d’élaboration participative d’un modèle d’intégration de la Contribution déterminée au niveau national (CDN) dans le Plan régional de développement (PRD) du Guiriko.

Adoptée en 2015, la Contribution déterminée au niveau national (CDN) représente l’engagement du Burkina Faso à contribuer à la lutte mondiale contre le réchauffement climatique. L’évaluation avait cependant relevé une faiblesse majeure : son insuffisante prise en compte dans les plans locaux de développement. Depuis 2022, le PNUD soutient plusieurs régions pour élaborer des modèles d’intégration de la CDN dans leurs documents stratégiques. La région du Guiriko fait partie des nouvelles régions bénéficiaires de cet appui.

C’est dans ce cadre que se tient, du 18 au 21 novembre 2025 à Bobo-Dioulasso, un atelier de formation et d’élaboration participative d’un modèle d’intégration de la CDN dans le Plan régional de développement (PRD) du Guiriko. Organisée avec l’appui du Programme des nations unies pour le développement (PNUD) et du NDC Partnership, cette initiative vise à renforcer la capacité de la région à planifier son développement en prenant en compte les effets croissants du changement climatique.

Le représentant de la présidente de la délégation spéciale régionale du Guiriko, Brahima Zerba, a salué la tenue de l’atelier et rappelé l’importance de l’implication des collectivités territoriales dans la lutte contre le changement climatique. Selon lui, les collectivités disposent d’un rôle central dans cette lutte. « A travers des pratiques sobres en carbone, elles peuvent poursuivre leur développement tout en contribuant à la réduction des émissions de gaz à effet de serre »,
a-t-il indiqué.

Aligner la planification locale avec l’ambition nationale

Il a précisé que l’atelier comporte deux volets : une formation sur les méthodes d’intégration de la CDN dans le PRD et l’élaboration d’un modèle opérationnel d’intégration, destiné à servir d’outil d’aide à la décision pour la région. A l’en croire, ce modèle va constituer un outil d’aide à la décision pour la délégation spéciale régionale, facilitant le choix d’actions pertinentes en matière d’atténuation et d’adaptation au changement climatique.

Selon le représentant du PNUD, Dr Issaka Ouédraogo, la planification locale pour permettre la mise en œuvre effective des engagements climatiques est d’une importance capitale. Pour lui, aucune action ne peut être entreprise durablement si elle n’est pas intégrée dans les plans communaux et régionaux de développement. A l’en croire, plus de 70 % de la population burkinabè dépend de l’agriculture, ce qui rend les collectivités particulièrement vulnérables aux aléas climatiques tels que la sécheresse ou les inondations.

« Il est crucial que les défis climatiques soient intégrés dans les planifications locales et budgétisés pour renforcer la résilience des populations », a-t-il insisté. Le PNUD espère que ce processus, actuellement dans sa phase pilote, va pouvoir être étendu à d’autres collectivités dans les années à venir. Issaka Ouédraogo a également évoqué les retombées concrètes attendues de l’atelier. Ce sont, notamment un renforcement des capacités techniques des participants, le modèle reproductible pour l’intégration de la CDN et l’impulsion pour permettre à d’autres collectivités du pays de bénéficier de ce type d’appui.

Pour le Secrétariat permanent du Conseil national pour le développement durable (SP/CNDD), représenté par Dambatia Lazare Tagnabou, l’atelier constitue un maillon essentiel dans le dispositif national de suivi des engagements internationaux du Burkina Faso. « Cet atelier se veut un cadre de renforcement des capacités pour les collectivités, mais également un cadre permettant de produire un document de base pour la planification locale intégrant les questions de CDN », a-t-il indiqué. L’atelier comprend plusieurs modules, dont des communications thématiques sur les notions essentielles du climat et de la CDN, des travaux de groupe destinés à analyser les vulnérabilités et à identifier des actions d’atténuation et d’adaptation, ainsi que la conception d’un projet de document de référence pour la région.

Noufou NEBIE
Korotimi TINGARA
(Stagiaire)

Campagne nationale « Dèmè Sira » : la collecte des fonds et des dons officiellement lancée dans les Tannounyan

La région des Tannounyan a officiellement lancé la compagne régionale de collecte des dons dans le cadre de l’initiative « Dèmè Sira », le mercredi 19 novembre 2025 à Banfora. L’arrivée de la caravane nationale et la remise du flambeau ont marqué cette étape régionale.

Le flambeau de la campagne « Dèmè Sira » est arrivé dans la région des Tannounyan, à Banfora, dans l’après-midi du mercredi 19 novembre 2025. Il a été conduit par le gouverneur du Bankui et du Sourou, Babo Pierre Bassinga, qui l’a remis à son homologue des Tannounyan, Patrice Yéyé. L’arrivée de ce flambeau a marqué en effet le lancement officiel de la collecte des dons et des fonds rentrant dans le cadre de cette initiative nationale.

Le gouverneur Babo Pierre Bassinga a salué la forte mobilisation et l’accueil qui lui a été réservé dans la cité du Paysan noir. Une mobilisation qui, a-t-il dit, est l’expression de l’adhésion des populations à cette vision des plus hautes autorités du pays. M. Bassinga a déclaré que ce flambeau est le symbole de l’engagement collectif des Burkinabè, avant de souhaiter que sa lumière éclaire le trajet vers la solidarité et l’unité nationale. Patrice Yéyé, en recevant le flambeau, a appelé toute la population de la région des Tannounyan, chacun dans sa province, sa commune, son village, son quartier ou encore dans sa famille, à faire briller la flamme de la solidarité. « Dèmè Sira », pour le gouverneur des Tannounyan, plus qu’une simple initiative, est un appel à la conscience collective, à la fraternité et à l’unité nationale.

Appel à la participation de tous

« Elle nous invite à tendre la main à nos frères et sœurs durement éprouvés par les crises sécuritaires, humanitaires et socioéconomiques », a déclaré Patrice Yéyé. La région des Tannounyan, s’est félicité son gouverneur, a toujours su se montrer solidaire dans les moments difficiles. Une façon pour lui d’appeler à la participation active de tous, dont les collectivités territoriales, les services techniques de l’Etat, les Forces de défense et de sécurité (FDS), les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP), les dozos, les opérateurs économiques, les OSC, les associations de femmes et de jeunes, les leaders religieux et coutumiers et tous les citoyens de bonne volonté.

Pour la Directrice régionale en charge de l’Action humanitaire des Tannounyan, Wend-Kuuni Bernadette Yaméogo, « Dèmè Sira » vient à point nommée et appel à chacun, un sursaut de solidarité nationale. Elle a énuméré quelques actions majeures menées dans la région en 2025 en faveurs des couches vulnérables. Il s’agit entre autres, des distributions régulières de vivres et de non-vivres aux ménages vulnérables, aux PDI et aux communautés hôtes, des interventions lors des incidents sécuritaires, et des catastrophes et le renforcement de l’accompagnement psychosocial et la prise en charge des victimes de violences basées sur le genre. Aussi, a ajouté Bernadette Yaméogo, des appuis en activités génératrices de revenus ont été apportés à des ménages vulnérables.

« Plus de 200 femmes ont été formées en tissage de Faso Danfani et en teinture de Koko Dunda, les frais de scolarité de plus de 80 enfants ont été pris en charge », a confié la Directrice régionale. Et de lancer un appel à l’ensemble des institutions, organisations, leaders et citoyens de la région à contribuer à la présente campagne. « Lorsque nous unissons nos forces, nous pouvons transformer des vies et redonner espoir », a-t-elle dit. Des vivres et des non-vivres ont été remis au Centre d’accueil pour enfants en difficulté (CAED), Africa-Tilé, basé à Banfora, et un théâtre forum sur la solidarité a été déroulé par la troupe « Babouanga », en marge de la cérémonie. Le flambeau a été conduit le 20 novembre 2025 par le gouverneur des Tannounyan en direction du Guiriko, prochaine étape de la caravane.

Alpha Sékou BARRY
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