Stratégie nationale de l’emploi 2025-2029: le top départ de la campagne nationale de dissémination donné à Gaoua

Le Ministère des sports, de la jeunesse et de l’emploi (MSJE), à travers la Direction générale de la promotion de l’emploi (DGPE), a procédé le lundi 17 novembre 2025 à Gaoua, au lancement officiel de la campagne nationale de dissémination de la Stratégie nationale de l’emploi (SNE) 2025-2029. Elle vise à renforcer l’appropriation du référentiel national par les autorités administratives et locales, ainsi que les acteurs du monde de l’emploi.

La promotion de l’emploi demeure une priorité du gouvernement burkinabè. C’est dans cette dynamique que le ministère des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, à travers la Direction générale de la promotion de l’emploi (DGPE), a lancé, le lundi 17 novembre 2025 à Gaoua, la campagne nationale de dissémination de la Stratégie nationale de l’emploi (SNE) 2025-2029. Cette stratégie va servir désormais de boussole pour l’action publique en matière d’insertion professionnelle. Avec cette campagne nationale, la DGPE ambitionne de renforcer l’efficacité des interventions en matière d’insertion socio-professionnelle et de favoriser l’accès du plus grand nombre à un emploi décent.

Fruit d’un travail concerté entre l’Etat et le Bureau international du Travail (BIT), la Stratégie nationale de l’emploi 2025-2029 ambitionne d’harmoniser les actions menées sur le terrain. « L’emploi est une compétence transférée et transversale.

Beaucoup d’acteurs interviennent et il est nécessaire que tous s’approprient ce cadre unique afin de contribuer efficacement à sa mise en œuvre », a expliqué le conseiller technique au ministère en charge de l’emploi, Idrissa Traoré. Pour l’année 2025, à l’en croire, cinq régions ont été retenues. Il s’agit des régions du Djôrô,
Guiriko, du Nando, des Tannouyan et de Oubri.

« Les autres régions suivront en 2026 dans le cadre d’une démarche progressive qui doit permettre une meilleure appropriation du référentiel par les collectivités territoriales et les structures intervenant dans la promotion de l’emploi », foi de M. Traoré. Au-delà de la dissémination de la stratégie, la campagne va servir également à présenter les mesures incitatives à la création d’emplois adoptées par le gouvernement.

Selon lui, ces mesures prennent la forme de lois, décrets et conventions internationales, dispositifs d’accompagnement, cadres de partenariat. « Ces mesures, souvent méconnues, constituent pourtant des leviers importants pour stimuler l’entrepreneuriat.
Il est donc essentiel de les vulgariser pour permettre à notre main-d’œuvre d’accéder à des emplois décents et productifs », a ajouté le conseiller technique. Le conseiller technique du gouverneur de la région du Djôrô, Yacouba Lingané, a, quant à lui salué l’initiative et invité les acteurs de la région à s’approprier sans réserve la Stratégie nationale de l’emploi.

« La région s’engage à accompagner la mise en œuvre de cette stratégie. Nous remercions la DGPE et le ministère pour avoir choisi le Djôrô pour le lancement d’une activité aussi capitale pour le développement de l’emploi dans notre pays »,
a-t-il déclaré. Yacouba Lingané a par ailleurs exhorté les populations du Djôrô à saisir les opportunités offertes par la stratégie, notamment les mesures d’incitation à la création d’emplois, qui ciblent aussi bien les jeunes en milieu rural qu’urbain, les scolarisés, les déscolarisés et les diplômés universitaires, etc.

Boudayinga J-M THIENON

 

Gestion des litiges dans le secteur des affaires: la CAMC-O, un modèle dans l’espace OHADA

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Le Centre d’arbitrage, des médiations et des conciliations de Ouagadougou (CAMC-O) tient les 20 et 21 novembre 2025 à Ouagadougou, un colloque international sur le thème : « le CAMC-O, 20 ans de pratique d’arbitrage et de médiation : bilan et perspectives ».

2005-2025, le Centre d’arbitrage, des médiations et des conciliations de Ouagadougou (CAMC-O) a 20 ans. Pour célébrer ces deux décennies d’existence, il organise un colloque international de haut niveau les 20 et 21 novembre 2025 à Ouagadougou. Placé sur le thème : « Le CAMC-O, 20 ans de pratique d’arbitrage et de médiation : bilan et perspectives ». Ce thème, selon le représentant du Ministre de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (MICA), Seydou Ilboudo, invite les acteurs à se pencher sur les acquis, les insuffisances, mais aussi les perspectives de promotion et de vulgarisation des Modes alternatifs de règlement et des litiges (MARL) au niveau du CAMC-O.

« Au cours du présent colloque, le centre va faire l’état des lieux de la pratique des MARL au Burkina Faso en vue d’ouvrir des perspectives de renforcement, d’attractivité et de compétitivité de nos standards d’arbitrage et de médiation », a expliqué le président du conseil d’administration du CAMC-O, Daouda Sawadogo.

En effet, à l’entendre, les modes alternatifs de règlement des litiges occupent une place importante dans la gestion des litiges commerciaux et la sécurisation des investissements sur le plan national et international. Ainsi, le centre a été saisi de 698 dossiers de procédure, dont 313 requêtes en arbitrage et 385 demandes de médiation, soit une moyenne de 36 dossiers par an. « Ces saisines proviennent de tous les secteurs d’activités à savoir des établissements financiers, aux secteurs miniers agricoles, en passant par les assurances, l’artisanat, les services, le commerce, l’immobilier, les transports et les télécommunications. L’on note également le recours fréquent des institutions publiques au service du CAMCO », a-t-il indiqué.

CAMC-O promeut les valeurs endogènes

Pour le représentant du MICA, ces mécanismes alternatifs ont montré, durant ces 20 dernières années, leur complémentarité avec le système judiciaire classique au Burkina Faso. Et de poursuivre qu’en raison de leur souplesse, solidarité et surtout de leur accessibilité, les MARL constituent un tremplin pour la promotion d’une justice fondée sur les valeurs endogènes. « Ils répondent à la fois aux besoins de confidentialité et de préservation des relations entre les parties tout en facilitant une meilleure appropriation des décisions de justice par les populations », a précisé le représentant du parrain, Bepoadi Sinini.

A l’écouter, les résultats engrangés par le CAMC-O en deux décennies de fonctionnement traduisent 20 ans de contribution à la sécurité juridique et judiciaire des affaires. Le PCA, a souligné que depuis 2022, le centre a entrepris un vaste chantier de réformes en vue de renforcer l’accessibilité de ses services et mieux répondre aux attentes des acteurs économiques. Ces réformes ont porté notamment sur la relecture des textes de procédure avec un meilleur encadrement des délais, une meilleure prise en charge des dossiers de reprise, l’adoption des listes d’arbitres et de médiateurs soumises à révision, la mise en place de plateformes d’arbitres et de médiateurs.

« Désormais, le centre jouit d’un crédit certain dans l’espace de l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (OHADA), car il atteint l’âge de la maturité, du renouveau. Il doit donc s’ouvrir davantage au monde », a laissé entendre le conférencier, Pr Filiga Michel Sawaodogo. A ce colloque international, des structures sœurs venues du Mali, du Niger, du Bénin, du Togo, du Cameroun étaient présentes physiquement et en ligne.

Fleur BIRBA

Initiation aux métiers: le Burkina offre l’opportunité à tous les apprenants

Le ministère de l’Enseignement secondaire et de la Formation professionnelle et technique a tenu, le vendredi 14 novembre 2025, à Ziniaré, une session d’échanges sur la mise en œuvre participative et durable du programme d’initiation aux métiers.

Les responsables des structures centrales et déconcentrées du ministère en charge de la formation technique et professionnelle était en conclave à Ziniaré. Sous la présidence du ministre, Boubakar Savadogo, les échanges ont porté sur le renforcement de la coordination, l’harmonisation et la cohérence des approches régionales, afin d’assurer une mise en œuvre participative et durable du programme d’initiation aux métiers. Pour le ministre, cette approche doit permettre de changer le regard des apprenants sur les métiers et la formation professionnelle.

« Chaque enfant qui va à l’école doit être initié à des métiers pour se décomplexer et développer d’autres façons de comprendre la vie », a-t-il indiqué. L’un des chantiers majeurs présentés lors de la rencontre concerne la mise en place des 170 établissements polyvalents appelés à intégrer l’enseignement technique et la formation professionnelle au sein du dispositif éducatif. Selon M. Savadogo, il s’agit de
« partager la vision avec les déconcentrés » qui conduiront la mise en œuvre sur le terrain et devront en garantir la cohérence nationale.

La rencontre de Ziniaré a également porté sur l’évaluation de la première édition de l’immersion patriotique obligatoire qui a concerné 50 000 bacheliers. Le bilan, unanimement salué, fait état d’un engagement remarquable de nombreux jeunes mobilisés dans les structures sanitaires, éducatives et communautaires. Plusieurs universités ont rapporté des comportements exemplaires et un sens accru du civisme chez les participants. Certains d’entre eux reviennent même dans leurs établissements d’origine pour sensibiliser leurs cadets, témoignant ainsi d’une appropriation profonde des valeurs inculquées.
Le ministère a prévu d’y ajouter l’encadrement civique et patriotique des élèves des classes intermédiaires, dès ce premier trimestre.

Ce dispositif concernera les classes de 6e, 5e, 4e, 2de et 1re, dans le but de préparer les apprenants à faire de la discipline et du civisme, des piliers de leur parcours scolaire. « Dans le processus de faire de l’école burkinabè un creuset d’excellence, l’ordre et la discipline doivent redevenir des références », a souligné le ministre Savadogo. Aussi, Boubakar Savadogo a salué l’engagement de ses collaborateurs pour le développement de l’enseignement technique et de la formation professionnelle. Il les a invités à agir collectivement pour que les initiatives en cours deviennent « le socle d’une véritable culture du civisme, de l’apprentissage et de la valorisation des métiers au Burkina». Et de conclure : « Ce que nous mettons en place, c’est pour que le Burkinabè nouveau puisse trouver sa place… Les défis sont énormes, mais ils ne sont pas insurmontables. J’ai confiance en vous. »

Djakaridia SIRIBIE

¼ de final Mondial U17/Italie – Burkina Faso : les Etalons prêts à faire plier la Squadra Azzurra

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Seule équipe d’Afrique subsaharienne toujours en course pour le sacre de la 20e Coupe du monde U17, les Etalons auront sur leur chemin, cet après-midi, la Squadra Azzurra d’Italie. Une rencontre qui désignera celle qui va valider son ticket pour le dernier carré. Dans l’écurie des Etalons, l’on est optimiste pour intégrer le dernier carré de la compétition.

Dernière répétition à la veille du match capital des quarts de finale de la 20e Coupe du monde U17 face à la Squadra Azzurra d’Italie. Tous les joueurs ont répondu à l’appel. Même Ousmane Ouédraogo, sorti sur blessure face à l’Ouganda, est présent. Le coach Oscar Barro donne de ces nouvelles. « Il a repris. Nous allons voir d’ici la fin de l’entrainement s’il ne ressent pas de douleur, il sera apte pour le match », rassure-t-il.

Sur l’aire de jeu de la pelouse 7, c’est le rituel à 24h de chacune de leur rencontre. Le menu : échauffement, ateliers, mise en place technique. Les joueurs s’y donnent à fond. L’engagement et la volonté sont palpables. L’Italie, on le sait, est certes technique et rapide dans les couloirs « mais prenable » selon certains joueurs étalons. « Nous connaissons un peu leurs points faibles. Malgré tout, nous n’allons pas les sous-estimer. Nous allons aborder la rencontre comme les autres en suivant les consignes du staff technique », laisse entendre l’axial Issouf Dabo.

Tout comme le portier Rahim Ouattara, ils avouent que « l’esprit d’équipe et la solidarité » constituent la force de leur groupe. Deux qualités indéniables qui comptent pour une victoire. L’un des héros de la victoire face à l’Ouganda, le portier Rahim Ouattata promet de réaliser la même performance, car, confesse-t-il, l’objectif est maintenant de remporter le trophée.

Selon le coach Oscar Barro, ce match face à l’Italie est le plus important du tournoi pour lui et ses poulains. « C’est un match très capital et nous en sommes conscients », reconnait-il. Après les Etats-Unis, la République Tchèque, le Tadjikistan, l’Allemagne et l’Ouganda, coach Barro s’apprête à dérouler une autre stratégie face à une autre nation de football qui est l’Italie.

Louckman Tapsoba et Ismaël Zallé de retour

Une équipe avec un style de jeu différent de ces 5 équipes, selon Oscar Barro. « Nous nous sommes adaptés à leur style de jeu. En venant, on avait des appréhensions. Mais, au fil du temps, nous nous sommes rendu compte que toutes les équipes se valent », analyse-t-il.

Cet après-midi sous le coup de 13h 30 GMT, la tête pensante des Etalons U17 promet de
mettre en place un plan de jeu, « d’abord en les empêchant de jouer et continuer à mettre l’accent sur ce que nous savons faire pour arriver à les supplanter ». Oscar Barro se réjouit du retour de sanction de Louckman Tapsoba et d’Ismaël Zallé. « Leurs absences étaient perceptibles. Leur retour est une bonne chose pour l’équipe. Pas que ceux qui les avaient remplacés n’ont pas été bons mais Louckman et Ismaël vont nous permettre d’avoir une bonne assise », se frotte-t-il les mains.

Yves OUEDRAOGO
Depuis Doha

Lutte contre le terrorisme: le chef d’Etat-major de l’armée de terre galvanise les Forces combattantes

Le chef d’Etat-major de l’armée de terre, le colonel Hamed Hermann Rouamba, a visité, le mercredi 19 novembre 2025, quatre détachements militaires des régions du Nakambé et du Goulmou, engagés dans la lutte contre l’hydre terroriste.

Le Chef d’état-major de l’armée de terre (CEMAT), le colonel Hamed Hermann Rouamba continue de prendre contact avec les Forces de défense et de sécurité (FDS), déployées sur le terrain de la lutte contre le terrorisme. Le mercredi 19 novembre 2025, il a visité les détachements de Bittou, Sangha, Soudigui et de Kompienga. Au camp militaire du général Tiémoko-Marc-Garango de Tenkodogo, il a également échangé avec des FDS réunies pour l’occasion.

A la fin de la rencontre, le colonel Rouamba a indiqué que cette tournée de prise de contact vise à féliciter les Forces combattantes pour les performances réalisées sur le terrain, leur rappelé quelques consignes et surtout le sens du combat que le Burkina mène. « Nous avons trouvé des FDS convaincues et engagées dans le cadre du combat que nous menons pour la souveraineté et la reconquête totale de notre territoire », a-t-il précisé. Le CEMAT a également confié avoir trouvé des hommes avec un moral au top.

« Ce sont des hommes qui sont conscients des efforts consentis par les plus hautes autorités et restent engagés et motivés pour la suite », a-t-il soutenu. Le patron de l’armée de terre a souligné que la tournée lui a permis de toucher du doigt les réalités du terrain et recueillir quelques difficultés.

Le colonel Hamed Hermann Rouamba a, à l’occasion, eu une pensée pieuse pour les FDS tombées sur le champ d’honneur et souhaiter un prompt rétablissement aux blessés.
Le jeudi 20 novembre 2025, le CEMAT entend rencontrer les autorités coutumières et administratives de la région du Nakambé pour solliciter leur accompagnement dans la lutte contre le terrorisme. C’est en décembre 2024 que le colonel Hamed Hermann Rouamba a été nommé chef d’Etat-major de l’armée de terre.

Anselme KAMBIRE

Programme de gestion durable des paysages communaux pour la REDD+ : le comité d’approbation des sous-projets se réunit pour la 2e fois

Le Programme de gestion durable des paysages communaux pour la REDD+ (PGPC/REDD+) a organisé la deuxième session du comité d’approbation des sous-projets (CAP) à financer par le Programme, jeudi 20 novembre 2025, à Ouagadougou.

Les activités de la composante 3 du Programme de gestion durable des paysages communaux pour la REDD+ (PGPC/REDD+) font l’objet d’appels à proposition et sont mises en œuvre par des coopératives, des Petites et moyennes entreprises (PME), etc. C’est pour examiner, entre autres, les appels à propositions lancés que le Comité d’approbation des sous projets (CAP) s’est réuni en sa deuxième session, jeudi 20 novembre 2025, à Ouagadougou.

Le représentant du secrétaire général du ministère de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement, Laurent Woba, a précisé que le département a lancé en 2024 et 2025, trois appels à sous-projets. Ce, a-t-il expliqué, afin de sélectionner et financer des Plans de développement d’entreprise (PDE), des Moyennes unités d’entreprise (MUE) et des sous-projets Bio compost.

« Pour permettre d’identifier et de financer d’une manière transparente les meilleurs sous projets, il a été mis en place par arrêté n°2024-974/MEEA/SG le comité d’approbation des sous projets financés par le PGPC/REDD+ », a indiqué Laurent Woba. Au cours de la session, les participants devraient apprécier le déroulement global du processus de sélection des sous-projets, les montants alloués, les types de projets retenus (les types de produit forestier non ligneux, mailons concernés, etc.), la répartition géographique des financements.

Ils devraient aussi apprécier la prise en compte des groupes vulnérables dans les sous-projets sélectionnés et formuler des orientations stratégiques pour les prochains appels à sous-projets. « Après notre première session qui s’est tenue, le 4 décembre 2024 et qui a permis d’approuver 495 sous-projets avec une subvention globale de 2 437 337 319 FCFA, pour la deuxième session, il est attendu de vous, membres du CAP, l’examen du processus de sélection et d’approbation de 498 sous-projets dont 442 PDE, 33 MUE et 23 Bio compost », a déclaré Laurent Woba. Il a détaillé que les 442 sous-projets PDE ont un besoin de subvention du PGPC/REDD+, de 870 560 400 FCFA, les 33 sou-projets MUE, de
983 749 003 FCFA et les 23 sous-projets Bio compost, de 197 496 638 FCFA.

498 sous-projets subventionnés à plus de 2 milliards FCFA

« En résumé, les 498 sous-projets qui sont soumis à l’approbation du CAP ont un besoin de subvention global attendu du PGPC/REDD+ de 2 051 806 041 FCFA », a relevé le représentant du secrétaire général du ministère en charge de l’environnement, par ailleurs chargé d’études. Quant au chef de programme de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), Jacques Somda, il a soutenu que ce sont les promoteurs des sous-projets qui vont mettre en œuvre leurs initiatives.

Il a confié que le rôle de l’UICN est de rendre disponibles les ressources au profit des promoteurs sélectionnés. « Notre mission aussi c’est de s’assurer que les porteurs de sous-projets ont les capacités nécessaires pour exécuter les montants prévus, selon leurs plans de travail. Il y aura également des renforcements de capacités en matière de gestion financière et des thématiques en lien avec la santé des forêts », a laissé entendre le chef de programme de l’UICN. Pour les bénéficiaires de financements de 2024, la majorité, aux dires de M. Somda, a déjà reçu plus de 90% du taux de leurs financements pour exécuter les activités qu’ils ont planifiées.

« Ils ont bénéficié aussi des formations à la gestion financière pour pouvoir gérer leurs entreprises. L’UICN en collaboration avec le ministère en charge de l’environnement a effectué une sortie au cours de laquelle une unité de transformation qui force l’admiration, parmi tant d’autres, a été visitée », a rappelé Jacques Somda. Le ministère en charge de l’environnement met en œuvre le PGPC/REDD+ dans 96 communes réparties dans huit régions. Le projet est composé de 4 composantes avec la composante 3 qui a pour objectif de renforcer, d’améliorer et de faciliter le développement des chaînes de valeurs des Produits forestiers non ligneux (PFNL).

Boukary BONKOUNGOU

COP30: un incendie sur le site de la Conférence

Un incendie a déclenché sur le site de la COP30, à Belém, au Brésil, cet après-midi du 20 novembre 2025, obligeant les participants à vider les lieux.

A 24 heures de sa clôture, la COP30 enregistre un évènement sur le site de la conférence qui fera date dans l’histoire de cette rencontre annuelle mondiale sur le climat. En effet, cet après du 20 novembre 2025, un incendie a déclenché dans certains pavillons, obligeant les services de sécurité à demander aux participants de quitter les salles de réunions, les stands d’expositions. C’est aux environs de 14 heures que tout a commencé. « Go out, go out », (sortez, sortez), fire, fire (du feu du feu) entend-on par-ci par-là. Guidés par les les agents de sécurités sur les lieux, tout prenait la direction des issues de secours.

A pas pressés mais sans bousculade, les participants ont vite vidé les lieux pour se retrouver à l’arrière des pavillons où ils observent les sapeurs-pompiers aussitôt déployés pour maitriser l’incendie. Journalistes, cadreurs professionnels et autres capteurs d’images d’infortune, se sont aussi mis à la tâche pour ne rien rater. Ils photographient, filment les soldats à l’œuvre à la manœuvre, la fumée qui se dégagent ou les participants amassés derrière les installations abritant les travaux de la COP30.

Après environ une trentaine de minutes, les forces de sécurités ont intimé tout le monde de se mettre hors du site. Au moment où nous traçons ses lignes, les causes de l’incident n’étaient pas encore connues. Aucun bilan n’était aussi disponible! Au niveau de la délégation burkinabè, tout le monde est sain et sauf !  Le moins que l’on puisse dire est que cette avant-dernière journée de la COP s’est terminée en queue de poisson. Contrairement aux autres jours où la majorité des gens commençaient à quitter les lieux à partir 18heures, aujourd’hui, dès 15 heures, beaucoup ont pris d’assaut les arrêts de bus pour regagner leurs hôtels ou résidences, pendant que les soldats du feu étaient à la tâche.

Les activités de la COP, notamment la clôture, vont-elles reprendre demain 21 octobre 2025 ou seront-elles délocalisées. Pour le moment, tout le monde reste suspendu à cette question, en attendant bien attendu les précisions de la présidence de la COP30. En tout état de cause, cet incendie est une tâche noire qui restera gravée dans l’histoire de la Conférence des Nations Unies sur le changement climatique.

Mahamadi SEBOGO

(Depuis Belém, Brésil)

windmad76@gmail.com

Burkina Faso : le gouvernement nationalise de la SN-CITEC, regroupe le CSC et la CIL, fusionne les fonds nationaux en quatre grands fonds

Le Président du Faso, Chef de l’État, Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, a présidé ce jeudi 20 novembre 2025, l’hebdomadaire Conseil des Ministres. Lors du point fait à la presse à la fin des travaux, le Ministre Porte-parole du Gouvernement, Pingdwendé Gilbert OUÉDRAOGO a indiqué que plusieurs rapports ont été adoptés et des décisions importantes prises pour la bonne marche de la Nation.

Pour le compte du Ministère de l’Économie et des Finances, le Conseil a adopté quatre décrets portant réorganisation, à travers des fusions, des différents fonds d’État et fonds de financement. Le regroupement des différents fonds en 4 grands fonds a pour objectif d’accompagner le développement industriel du Burkina Faso et le soutien au secteur privé selon le Ministre Dr Aboubakar NACANABO.

Ces nouveaux fonds sont :

  • le Fonds burkinabè de développement économique et social ( FBDES ) appelé « Tôogo » en langue nationale Mooré qui signifie « Puissance » ;

  • le Fonds d’Assistance sociale et de Solidarité nationale (FASSN) dénommé « Seenimin » en langue nationale Bwmu qui signifie « Entraide » ;

  • le Fonds de soutien au Sport et à la Presse privée (FASPP) désigné « Wassa Bondo » en langue nationale Dioula qui signifie « le grenier du succès » ;

  • le Fonds de soutien à l’éducation et à la recherche (FOSER) dénommé « Bângr baoobo » en langue nationale Mooré qui signifie « Recherche du savoir ».

« Quand on parle de fusion, il y a nécessairement la carrière des agents qui se pose. Tous les emplois seront préservés », rassure le Ministre de l’Économie et des Finances.

Nationalisation de la SN-CITEC

Au titre du Ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, le Conseil a adopté deux décrets portant respectivement nationalisation de la Société nouvelle-CITEC et approbation de ses statuts particuliers. Le Ministre chargé de l’Industrie, Serge Gnaniodem PODA explique que cette décision fait suite à la volonté de l’actionnaire majoritaire de se retirer du capital et de procéder à la vente de ses parts (53%).

« Dans un contexte d’affirmation de la souveraineté industrielle amorcée par le Burkina Faso sous le leadership du camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ, Président du Faso, Chef de l’État, le Gouvernement a approché l’actionnaire majoritaire pour lui exprimer sa volonté de procéder au rachat de ses parts », indique le Ministre Serge Gnagnodem PODA. Devant une situation d’impasse, le gouvernement a décidé de la nationalisation de la SN-CITEC, entreprise publique privatisée en 1995, précise le Ministre PODA.

Un nouvel organe pour regrouper le CSC et la CIL

Pour le compte du Ministère de la Justice et des Droits humains, chargé des Relations avec les Institutions, le Conseil a adopté trois projets de loi. Le premier projet de loi est relatif à la révision de la Constitution, le deuxième porte modification de la loi portant protection des personnes à l’égard du traitement des données à caractère personnel et le troisième projet de loi porte attributions, composition, organisation et fonctionnement de l’Autorité de régulation de la communication et de protection des données à caractère personnel.

À propos du deuxième et troisième projet de loi, le Ministre chargé de la Justice, Me Edasso Rodrigue BAYALA, explique qu’il s’agit de rassembler et de donner à un même organe les compétences pour réguler aussi bien la communication que le domaine de la protection des données à caractère personnel.

Direction de la communication de la Présidence du Faso

 

Forum international sur le socialisme à la chinoise : Regards croisés sur les changements inédits

L’Académie chinoise des sciences sociales organise les 12 et 13 novembre un forum international des études d’outre-mer sur la pensée de Xi Jinping concernant le socialisme à la chinoise de la nouvelle ère : des changements inédits en un siècle et la gouvernance de la Chine.

La rencontre a réuni des participants pluridisciplinaires venus de plusieurs pays. Ils ont donné des communications sur une diversité de thèmes, tels que l’Initiative pour le développement mondial et le programme de développement durable, l’Initiative pour la sécurité mondiale et les défis communs en matière de sécurité, l’Initiative pour la civilisation mondiale et les échanges et apprentissages mutuels entre les civilisations, l’Initiative pour la gouvernance mondiale et la transformation du système de gouvernance mondiale, la promotion du développement vert et la gouvernance écologique, la modernisation chinoise et la modernisation plurielle, un monde multipolaire équitable et ordonné et une mondialisation économique inclusive et la recherche à l’étranger sur la pensée de Xi Jinping relative à la gouvernance du pays. Karim Badolo de CGTN Français, y a pris part et a partagé ses réflexions sur la promotion du développement vert et la gouvernance écologique.

La promotion du développement vert et la gouvernance écologique en Chine sont le choix de mon intervention. Cela fera bientôt trois ans que je travaille en Chine en tant que journaliste. L’un des faits marquants qui a retenu mon attention en Chine, ce sont les efforts consentis en matière de développement vert. La Chine a intégré la préservation de la biodiversité dans ses plans globaux de développement économique et social. Elle a pris conscience que l’avenir de l’homme est intrinsèquement lié à une cohabitation harmonieuse avec la nature. Le développement technologique, industriel et scientifique ne saurait être bénéfique à l’homme sans la préservation de l’ensemble de la biodiversité. Dans mon travail de journaliste, j’ai eu l’occasion de voyager dans certaines provinces et régions chinoises où j’ai pu apprécier de plus près les initiatives en matière de développement vert et de gouvernance écologique.

De manière générale, le constat qui se dégage est que la Chine s’inscrit dans une dynamique de mise en place d’une culture de la civilisation écologique. Et toute la société adhère à cet élan d’accorder une attention soutenue à la protection de l’environnement.

En se fixant pour ambition d’atteindre le pic des émissions de carbone d’ici à 2030 et la neutralité carbone d’ici à 2060, la Chine s’est positionnée comme un acteur de premier plan dans la lutte contre le changement climatique. La Chine élargit la superficie des forêts et des prairies afin d’accroitre la capacité des puits de carbone. Au début de la fondation de la République populaire de Chine, le taux de couverture forestière du pays n’était que de 8,6 %. Aujourd’hui, la Chine a pris la tête du monde pour atteindre une « croissance zéro » en matière de dégradation des terres, et le taux de couverture forestière du pays est passé à 24,02 %. La capacité annuelle de puits de carbone des forêts et des prairies en Chine a dépassé 1,2 milliard de tonnes d’équivalents de dioxyde de carbone, se classant ainsi au premier rang mondial.

Verdure du Shanxi

Dans la province du Shanxi, j’ai constaté de visu les efforts en matière de développement vert. Il faut rappeler que le Shanxi a longtemps été une plaque tournante de l’industrie lourde et de l’extraction du charbon en Chine. Au cours des dernières années, les efforts locaux ont considérablement amélioré l’environnement.

Cette province accorde un intérêt de plus en plus manifeste au développement vert dans tous les secteurs de la vie. Ce qui frappe au premier regard lorsqu’on arrive dans la province du Shanxi, c’est la verdure des villes. La protection de l’environnement est une priorité absolue à travers toute la province. La plupart des villes que nous avons visitées se distinguent par leur verdure. La construction de la civilisation écologique est bel et bien une réalité dans la province du Shanxi. La province s’est résolument tournée vers la production d’énergies renouvelables. Des efforts sont consentis afin que les systèmes économique, agricole, éducatif, de production et de consommation s’inscrivent dans la recherche du bien-être général des personnes et de la préservation de l’environnement. On voit se mettre progressivement en place une vision pour une société plus verte, plus durable, plus écologique, où l’homme se réconcilie simplement avec la nature. Dans la province du Shanxi, les propos du président Xi Jinping, selon lesquels « nous devons protéger les écosystèmes aussi précieusement que nous protégeons nos yeux et les chérir aussi soigneusement que nous chérissons notre propre vie », résonnent avec exemplarité.

Engagements verts : des entreprises à la science

Dans le secteur des entreprises, la conscience écologique se met aussi progressivement en place. De grands groupes industriels se tournent de plus en plus vers les énergies vertes lors de la conception de nouveaux produits. C’est le cas du Sany Group, dans la province du Hunan, spécialisé dans la fabrication des engins lourds. Le géant industriel propose désormais des modèles de camions et de bétonnières 100 % électriques. Le groupe a intégré une démarche qui s’inscrit dans la promotion des énergies renouvelables.

L’univers de la recherche scientifique joue également sa partition dans la promotion du développement vert en proposant des solutions appropriées pour non seulement lutter contre la désertification et la dégradation des terres, mais aussi pour fournir de quoi nourrir le bétail. Le Pr Liu Gongshe, chercheur à l’Institut de Botanique qui relève de l’Académie chinoise des sciences à Beijing, est de ceux qui se sont investis dans leurs domaines de compétences respectifs pour proposer des pistes de solutions afin de relever les défis du développement vert. C’est un chercheur passionné que nous avons rencontré en 2024. Pr Liu Gongshe a consacré plus de 30 ans de recherche au développement de l’herbe à mouton Zhongke, précieuse pour l’alimentation du bétail et la lutte contre la désertification. Sa trouvaille a permis de lutter contre la salinisation des sols dans les provinces du Gansu et du Jilin et de nourrir le bétail en Mongolie intérieure.

Une grande richesse inestimable

Dans la région autonome de Mongolie intérieure, les initiatives en matière de développement vert constituent un véritable cas d’école. Confrontée à l’adversité de la nature, la région déploie d’importants efforts pour préserver ses ressources naturelles disponibles. Les prairies naturelles et vierges qui s’étendent à perte de vue sont très bien entretenues et protégées. Certaines sont dédiées à la production de l’herbe pour le bétail. La rivière Ulagai qui traverse une grande partie de la région, fait l’objet d’une protection rigoureuse. Le district d’Ulagai, qui lui doit son nom, met en œuvre des initiatives écologiques et salutaires pour préserver les écosystèmes le long du cours d’eau. S’appuyant sur le concept « Les rivières limpides et les montagnes verdoyantes constituent une grande richesse inestimable » avancé par le président chinois Xi Jinping, le district a créé une base de pratique et d’innovation. Un modèle de développement équilibré reposant sur trois secteurs piliers est expérimenté à travers l’agriculture et l’élevage modernes haut de gamme, l’énergie propre charbon-électricité et le tourisme culturel écologique des prairies. Les vastes prairies vierges bénéficient d’une protection extrêmement stricte dans cet engagement écologique. La base de pratique et d’innovation, construite sur une superficie de 35 kilomètres carrés, est riche en ressources naturelles. Le tourisme de basse altitude est actuellement l’attraction des lieux. Le district d’Ulagai s’est inspiré d’un modèle de développement qui consiste à « suivre une voie écologique et tirer parti du tourisme culturel ». Grâce à une planification scientifique, la région a mis en place des zones touristiques pittoresques et des installations de services complètes, avec pour toile de fond des prairies naturelles et des paysages à perte de vue. Dans ce paysage infini, la cohabitation entre les humains et les autres écosystèmes est harmonieuse.

Le cas du géoparc mondial de l’UNESCO qui borde la partie nord-est de la ville d’Arxan illustre aussi les efforts de protection de la biodiversité dans la région autonome de Mongolie intérieure. À travers ce parc, la ville d’Arxan construit activement une zone pilote de démonstration de haute qualité pour les puits de carbone forestiers. L’accent est mis sur la priorité écologique et le développement vert avec un mécanisme complet couvrant l’ensemble du processus, de la confirmation de la propriété des parcelles à la mesure et au calcul des puits de carbone, en passant par le lien entre les transactions sur le marché. Dans ce géoparc aux arbres droits, les écosystèmes sont protégés et vivent dans une interaction bénéfique.

Partage des opportunités de développement

Au-delà de ses ambitions nationales en matière de développement vert, la Chine est ouverte à un partage d’expériences avec le reste du monde. Promouvoir le développement vert, c’est engager un combat farouche contre le changement climatique qui est un défi mondial. Et en tant que plus grand pays en développement, l’expérience de la Chine pourrait bien inspirer les pays africains qui subissent les effets du changement climatique. Parmi les dix actions de partenariats proposées par la Chine lors du dernier Sommet du FOCAC à Beijing, le développement vert figure en bonne place. Dans ce cadre, la Chine est disposée à lancer 30 projets d’énergie propre en Afrique, à mettre en place des systèmes d’alerte météorologique précoce et à coopérer dans la prévention, l’atténuation des catastrophes et l’aide aux sinistrés ainsi que dans la conservation de la biodiversité. Il est également prévu la création d’un forum sino-africain sur l’utilisation pacifique de la technologie nucléaire, la construction conjointe de 30 laboratoires communs et la collaboration dans le domaine de la télédétection par satellite et de l’exploration de la Lune et de l’espace lointain, afin de contribuer au développement vert de l’Afrique.

Tout en promouvant un développement vert et sobre en carbone, la Chine partage également les opportunités de développement avec le monde. Fidèle au principe de « donner un filet et non pas du poisson », elle mène activement une coopération Sud-Sud et apporte son aide aux autres pays en développement dans la limite de ses capacités. L’Afrique affiche le taux d’électrification le plus faible au monde, puisque plus de 80 % de la population mondiale privée d’électricité est concentrée en Afrique subsaharienne. Dans ce contexte, la Chine a, à titre d’exemple, aidé la République centrafricaine à construire sa première centrale photovoltaïque, permettant ainsi de mettre fin aux coupures de courant nocturnes.

Loin d’être exhaustifs, ces quelques exemples traduisent la volonté de la Chine de renforcer l’harmonie entre l’homme et la nature. La Chine déploie de nombreux efforts pour promouvoir un développement vert et à faible émission de carbone. Lentement et sûrement, la civilisation écologique se met en place en Chine. L’histoire du développement vert s’écrit en lettres d’or en terre chinoise.

Karim BADOLO

CGTN Français

« Résilience climatique et souveraineté alimentaire : sortir des fausses solutions « .

L’expérience des réseaux d’agroécologie territoriale qui promeuvent la justice climatique et des systèmes alimentaires résilients a fait l’objet d’une table ronde, le lundi 17 novembre 2025, à Belém, au Brésil, autour du thème : « Réseaux d’agroécologie territoriale : intégrer la résilience climatique à la sécurité alimentaire et nutritionnelle ». Au cours de cette session, la coordinatrice de programme Bridget Mugambe, a présenté les principales initiatives de l’Alliance pour la souveraineté alimentaire en Afrique (AFSA) pour transformer les systèmes alimentaires du continent.

Les mouvements agro écologistes veulent une meilleure prise en compte de la question alimentaire et nutritionnelle dans l’action climatique. Pour faire entendre leurs voix et présenter leurs initiatives, ils ont animé une table autour du thème : « Réseaux d’agroécologie territoriale : intégrer la résilience climatique à la sécurité alimentaire et nutritionnelle ». Etaient à cette table-ronde des représentants du gouvernement brésilien et des leaders du mouvement. Ils ont partagé les enseignements tirés de leur expérience au Brésil et des alliances internationales. A cette session, la coordonnatrice de programme, Bridget Mugambe, a présenté les principales initiatives que mène l’Alliance pour la Souveraineté Alimentaire en Afrique (AFSA) pour transformer les systèmes alimentaires du continent africain. D’entrée de jeu, elle a indiqué les raisons de la présence de AFSA, un réseau continental de réseaux, réunissant des organisations paysannes, des pasteurs, des peuples autochtones, des femmes, des jeunes et des organisations de la société civile engagés pour la souveraineté alimentaire et la justice écologique, à cette COP30.

La coordonnatrice de programmes à AFSA, Bridget Mugambe : « les marchés carbone, l’agriculture de précision et la géo-ingénierie, des approches risquent d’accentuer les inégalités et de fragiliser davantage les systèmes alimentaires africains ».

« AFSA participe à cet événement pour s’opposer fermement aux fausses solutions telles que les marchés carbone, l’agriculture de précision et la géo-ingénierie, des approches qui risquent d’accentuer les inégalités et de fragiliser davantage les systèmes alimentaires africains. Au lieu de cela, AFSA promeut des alternatives éprouvées, centrées sur les communautés », a-t-elle souligné. L’une des solutions clés qu’elle a mises en avant est le Système Semencier Géré par les Paysans (FMSS). « AFSA travaille en étroite collaboration avec l’Union africaine dans un processus visant à élaborer une politique continentale sur les FMSS, reconnaissant le rôle essentiel des paysans dans la préservation de la biodiversité et de la souveraineté semencière », a confié Mme Mugambe.

Protection des droits fonciers communautaires

A cette initiative s’ajoute la campagne “My Food is African” (ma nourriture est africaine), que mène AFSA à travers l’Afrique. Cette campagne vise à valoriser les aliments locaux et endogènes du continent comme voie vers des régimes alimentaires sains, la préservation des identités culturelles et des systèmes alimentaires résilients face au climat. Autre initiative portée par l’Alliance pour la Souveraineté Alimentaire en Afrique (AFSA), cest le programme « l’Agroécologie pour l’Action Climatique », grâce auquel il y a des avancées encourageantes sur le continent.  « Par exemple, certains pays comme le Cameroun commencent à intégrer l’agroécologie dans leurs Contributions Déterminées au niveau National (CDN). Bien que nous saluions cette reconnaissance croissante, nous demeurons préoccupés par la présence persistante de concepts nuisibles tels que les marchés carbone dans le projet de texte sur l’agriculture », a-t-elle soutenu.

Les panelistes ont présenté à l’assistance les expériences des réseaux d’agroécologie territoriale qui promeuvent la justice climatique et les systèmes alimentaires résilients à l’assistance.

Avec son approche basée sur les communautés, AFSA fait également de la protection des droits fonciers communautaires, qui est un élément essentiel pour protéger les moyens de subsistance, renforcer la résilience climatique et sauvegarder la souveraineté alimentaire en Afrique. « L’ensemble de ces initiatives illustrent notre engagement à promouvoir de véritables solutions durables pour l’action climatique et la transformation des systèmes alimentaires sur le continent », a-t-elle conclu.

Mahamadi SEBOGO

Windmad76@gmail.com

(Depuis Belém, Brésil)