Semaine du numérique 2025 : un succès pour les stands institutionnels et privés

Les stands des institutions publiques et des entreprises privées, à la Semaine du numérique 2025 ont connu une forte affluence des « amoureux du digital », venus s’informer et enrichir leurs connaissances, mercredi 19 novembre 2025, à Ouagadougou.

Une diversité d’exposants, représentant différentes facettes de l’écosystème numérique est présente à la 20e édition de la Semaine du numérique. Parmi eux, des entreprises privées spécialisées dans les technologies de pointe côtoient des institutions publiques de protection des données des personnes, des porteurs de projets d’identité numérique, de gestion du réseau informatique public, etc.

En cette matinée du mercredi 19 novembre 2025, au pavillon du soleil levant du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO), les allées entre les stands bruissaient d’un mélange de conversations passionnées. L’enthousiasme était palpable. Les étudiants, carnets et smartphones en main, circulaient d’un stand à l’autre pour découvrir les merveilles des innovateurs du numérique. Dans les stands, les responsables prenaient le temps d’expliquer, de vulgariser des concepts techniques et d’engager de véritables conversations avec chaque visiteur.

En effet, au stand de l’Agence nationale de promotion des TIC (ANPTIC), les principaux outils technologiques développés pour moderniser l’administration publique ont été présentés aux visiteurs. Ce sont, a expliqué la cheffe du département commercial et marketing, Rufine Yoda, la plateforme « e-Conseil des ministres », la « messagerie électronique professionnelle », les plateformes de gestion des missions à l’intérieur et l’’extérieur du pays (SIM, SIMEX), etc.

La cheffe du département commercial et marketing a invité les étudiants à s’intéresser davantage aux métiers du digital, en forte évolution. Elle a cité l’Intelligence artificielle (IA) comme un domaine prioritaire qui offre des gains en temps, productivité et qualité, à condition d’être utilisée de manière pertinente.

L’identifiant unique, pierre angulaire des projets d’identité numérique, a également fait l’objet d’un intérêt marqué à cette semaine du numérique. Au stand du Programme d’identification unique pour l’intégration régionale et l’inclusion en Afrique de l’Ouest (WURI), les visiteurs ont pu découvrir l’importance de l’identifiant électronique de la personne (FID) et la sécurisation des données collectées.

A chaque visiteur, le juriste au projet WURI, Arsène Yabré, a pris le soin de présenter les missions du projet. « Nous profitons de l’occasion pour faire connaitre au public, le projet WURI dans le sens où l’identifiant unique est prévu être attribué en 2026. C’est l’occasion d’échanger avec les parties prenantes pour préparer l’interfaçage du système FID à venir »,
a-t-il confié. L’identifiant unique, selon lui est la clé qui va permettre à l’écosystème du numérique de pouvoir s’assurer de l’unicité de la personne, l’unicité des acteurs intervenant pour les personnes physiques, l’unicité des clients, etc. Il a lancé un appel à l’ensemble des acteurs à aller vers l’innovation en gardant à l’esprit que l’Homme doit disposer d’un identifiant unique.

Des équipements informatiques adaptés de l’IA vendus

Au niveau des entreprises privées, c’est la modernité et l’innovation, avec des écrans tactiles qui captivaient la foule. A l’image du stand de « Abstergo technology », une entreprise spécialisée dans le matériel informatique haut de gamme, un concept dénommé « Abstergo Intelligence » a été présenté aux visiteurs. L’initiative vise à proposer des équipements informatiques adaptés aux exigences de l’IA.

Le chargé de communication, de « Abstergo technology », Haashim Sessouma a souligné l’importance de la thématique dédiée cette année à l’intelligence artificielle. Le concept « Abstergo Intelligence », selon lui, repose sur une nouvelle génération d’ordinateurs équipés d’un microprocesseur supplémentaire dédié spécifiquement au calcul et au bon fonctionnement de l’IA. Il a précisé que les appareils vendus par son entreprise et destinés particulièrement aux ingénieurs, architectes, sont de dernière génération et intègrent
processeur, carte graphique et unité additionnelle dédiée à l’IA.

Les participants, majoritairement des étudiants, ont démontré un vif intérêt pour les différents stands. Ils ont profité de cette opportunité pour échanger directement avec les professionnels du secteur et approfondir leur compréhension des technologies émergentes. Pour Alimata Ouattara, étudiante à l’université virtuelle, la semaine du numérique est un cadre idéal pour les étudiants et les passionnés du numérique de découvrir les innovations des acteurs de l’écosystème numérique.

Oumarou RABO

Coopération Burkina-Brésil: « L’axe Ouagadougou-Brasília se porte bien », dixit l’ambassadeur Edgard Sié Sou

En marge de la COP30, l’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Burkina Faso auprès de la République Fédérative du Brésil, Edgard Sié Sou, a accordé une interview à Sidwaya, mardi 18 novembre à Belém, au Brésil.
Il y aborde le dynamisme des relations diplomatiques entre les deux pays, les axes et les perspectives de renforcement de la coopération entre Ouagadougou et Brasilia.

Sidwaya (S) : Comment se porte l’axe Ouagadougou Brasilia?

Edgard Sié Sou (E.S.S) : J’ai pris fonction le 26 mai 2025 et présenté mes lettres de créance au Président Lula le 20 octobre 2025. Le siège de l’ambassade est au Brésil, à Brasilia mais sa juridiction couvre 10 pays au total que sont, le Brésil, l’Argentine, la Bolivie, le Chili, la Colombie, l’Equateur, le Pérou, le Paraguay, l’Uruguay, le Venezuela. Avant de répondre à vos questions, Il me semble important de souligner que toutes nos actions sont guidées par les hautes instructions et orientations du camarade Président, le capitaine Ibrahim Traoré Président du Faso, chef de l’Etat.

L’axe-Ouagadougou Brasília se porte bien. Les relations d’amitié et de coopération entre le Burkina Faso et le Brésil sont au beau fixe. Elle se sont renforcées davantage avec l’ouverture de l’ambassade du Brésil à Ouagadougou en 2007 et de la création par décret en 2008 suivi de l’ouverture effective en 2009 de l’ambassade du Burkina Faso à Brasilia ainsi que par des visites réciproques des autorités qui se sont succédé année après année. Je profite de l’occasion pour féliciter tous ceux qui m’ont précédé pour le travail abattu. En outre, il faut dire que l’Afrique occupe une place importante dans la politique extérieure du Président Lula.

S : Quels sont les domaines de coopération entre le Burkina Faso et le Brésil?

E.S.S : La coopération avec le Brésil est une coopération diversifiée qui s’étend sur plusieurs domaines. Dans le domaine militaire, en
septembre 2022, une forte délégation de cadres de l’armée burkinabè a séjourné au Brésil en vue d’une prospection visant le renforcement des relations dans ce domaine. La délégation a pu signer un contrat d’achat et de maintenance des appareils aériens. Par ailleurs, les deux parties ont convenu de la signature d’un Accord de coopération militaire. La partie burkinabè a initié le projet qui a été validé par nos ministères de la Défense et des Affaires étrangères et transmis à la partie brésilienne pour observation. En octobre dernier, nous avons relancé le dossier afin que les choses puissent avancer. Nous espérons un retour dans les semaines ou mois à venir.

Le Brésil étant un grand producteur de matériels de défense et de sécurité à des coûts compétitifs, la finalisation de l’accord de coopération permettra aux deux pays d’exploiter au mieux ce potentiel. Dans le domaine de l’agriculture et de l’élevage, en juin 2025, le directeur de l’institut Daniel Franco du Brésil a fait une visite au Burkina Faso. Il a été reçu par le Premier ministre. Son objectif, proposer une collaboration dans le domaine de l’élevage durable et de la sélection animale avec le Centre de promotion de l’aviculture et de multiplication des animaux performants (CPAMAF). C’est un dossier qui est très avancé et qui doit permettre de renforcer les liens dans ce domaine.

Par ailleurs, l’entreprise EMBRAPA, en collaboration avec l’Agence
brésilienne de coopération -ABC-, a déjà apporté son appui technique à l’INERA pour la production du coton dans le cadre d’une collaboration des pays du C- 4 dont le Burkina Faso. Dans le domaine de la coopération scientifique, le Burkina Faso bénéficie depuis 2023 de la bourse brésilienne, le PEC – G (Programme des Etudiants-Convention de premier cycle) qui offre des formations gratuites dans des universités et établissements d’enseignement supérieur répartis sur l’ensemble du territoire brésilien.

C’est un programme qui a pour cible les étudiants étrangers en provenance de pays en voie de développement. Les domaines de formation sont très variés : Santé, Ingénierie (génies mécanique, informatique, …), Architecture et Construction, Mathématiques, Physique, Chimie Arts, Sciences Humaines et Sociales, Tourisme, Hôtellerie…
Selon les résultats de la session 2025 – 2026, publiés par l’ambassade du Brésil au Burkina Faso, sur 18 candidats présentés, 14 ont été admis et 4 sont en liste d’attente. Les étudiants déjà en formation dans les différentes universités et établissements supérieurs sont au nombre de 12.

S : Qu’en est-il des relations économiques et commerciales entre le Burkina Faso et le Brésil ?

E.S.S : A ce niveau, il convient de signaler qu’il y a un travail énorme à faire. Au forum investir au Burkina Faso, qui s’est déroulé du 09 au 10 octobre 2025 à Ouagadougou, le Brésil a été représenté au Burkina Faso par une délégation dans le cadre d’une prospection dans les domaines tels que les infrastructures, les mines, le transport et le commerce. La chambre de commerce et d’industrie du Burkina a même délivré une lettre de recommandation à un investisseur, qui a été encouragé par l’ambassade à effectuer le déplacement de Ouagadougou, en vue de la mobilisation des entreprises brésiliennes et du renforcement des relations d’affaires avec le Burkina Faso.

S : Quels sont les acquis de cette coopération bilatérale entre les deux pays, et les perspectives ?

L’ambassadeur du Burkina Faso au Brésil, Edgard Sié Sou: « l’industrie est un autre axe, non encore exploité dans le cadre de cette coopération ».

E.S.S : En termes d’acquis, nous pouvons nous réjouir du fait que nous avons des étudiants qui bénéficient d’une bourse brésilienne. Et les choses se passent plutôt bien. Il s’agit de formation de qualité dans pratiquement tous les domaines. En collaboration avec le gouvernement du Brésil, nous comptons pouvoir augmenter le nombre d’étudiants bénéficiaires d’année en année. Du matériel militaire a été acquis, et les échanges se poursuivront dans ce domaine. En termes de perspectives également, nous comptons
renforcer la coopération militaire, car le contexte actuel de notre pays le recommande.
Il y a d’autres perspectives, dans les autres secteurs. Dans le domaine de la santé, la coopération sanitaire mérite d’être renforcée compte tenue des énormes potentialités dont regorge le Brésil dans le domaine. Le Brésil est très bien placé en matière de spécialisation en médecine dentaire, en ophtalmologie, en optique et bien d’autres. Le Brésil dispose également d’un secteur pharmaceutique solide constitué d’institutions de référence internationale – Farmanguinhos – Fiocruz, reconnues internationalement pour leur expertise dans la production de médicament essentiels, de vaccins ainsi que pour la recherche sur les maladies tropicales. Le Burkina Faso doit maximiser sur l’exploitation de ces potentialités existantes.

Au niveau parlementaire, les échanges parlementaires, qui ne sont pas encore une réalité dans la coopération bilatérale entre le Burkina Faso et le Brésil, pourraient être le cas avec des visites réciproques entre les délégations de l’Assemblée législative de transition (ALT) et du Parlement du Brésil. La coopération décentralisée est un terrain encore vierge qui augure cependant de très belles perspectives en termes de retombées positives qui pourraient en découler au profit du Burkina Faso et du Brésil.

En effet, l’établissement des relations entre les Etats fédérés du Brésil et les régions du Burkina Faso ainsi qu’à un niveau encore plus décentralisé, pourrait susciter un développement direct de ces entités concernées, sur bien des plans (socio-économique,
culturel, universitaire, environnemental, humain, etc…).

L’industrie est un autre axe, non encore exploité dans le cadre de cette coopération. Ce secteur ayant joué un rôle majeur dans la relance de l’économie brésilienne, l’établissement de relations solides entre les acteurs burkinabè et brésiliens dudit secteur serait une source de partage d’expériences en faveur du Burkina Faso qui nourrit l’ambition de développer son industrie.

Dans le domaine de la coopération sportive, le Brésil étant connu comme un grand pays de sport en général et de football en particulier, le Burkina Faso pourrait développer des relations dans ce domaine dans le cadre du Protocole d’Entente entre le gouvernement du Burkina Faso et le gouvernement de la République Fédérative du Brésil sur la coopération technique dans le domaine du sport, signé le 15 octobre 2007 à Ouagadougou. Lors du séjour de l’ambassadeur Charles Kaboré au Brésil au mois de juin de cette année à l’occasion du mondial MMA 2025, des échanges ont porté sur les différentes perspectives dans le domaine du sport à explorer. Pour ce qui est de l’axe économique et commercial, les relations économiques et commerciales entre le Burkina Faso et le Brésil restent faibles.

Cette insuffisance peut être justifiée par le fait de la distance, du coût du voyage ainsi que du coût de la manutention qui n’encouragent pas les acteurs de ce secteur. Cependant, le Burkina Faso et le Brésil doivent travailler ensemble pour trouver les voies et moyens permettant le décollage de ce secteur.

S : Pouvez-vous nous présentez la communauté burkinabè vivant au Brésil ?

E.S.S : La communauté burkinabè vivant au Brésil est une communauté qui vit en parfaite symbiose avec les brésiliens. On compte environ 300 ressortissants dans l’ensemble de la juridiction avec la majorité au Brésil plus précisément à Sao Paulo qui est la première ville économique du pays. La grande majorité exerce dans le commerce. Nous avons également des étudiants qui sont au nombre de 12 repartis dans les universités du pays. Pour la session 2025-2026, 14 étudiants ont été retenus.

S : Le plus souvent, certains immigrés africains rencontrent des problèmes de documents administratifs ou de séjour. Qu’en est-il des Burkinabè vivant au Brésil ?

E.S.S : Les Burkinabè vivant au Brésil n’ont pas de problèmes de documents. Ils sont en possession de leurs documents d’identité, passeports, cartes consulaires, ils font enregistrer les naissances également. Donc, sur ce plan, il n’y a pas d’inquiétude. En plus ils sont très respectueux des lois du pays hôte.

S : La COP30 se tient au Brésil, quelle a été la contribution de l’ambassade à la participation du Burkina Faso a cette conférence sur le climat ?

E.S.S : La contribution de l’ambassade à la participation du Burkina Faso a cette COP a été tout d’abord de servir de relai en termes d’information régulière sur les préparatifs de l’évènement entre le gouvernement du Brésil et le ministère de l’Environnement via le ministère des Affaires étrangères, de la Coopération régionales et des Burkinabè de l’extérieur.

Ensuite, l’ambassade qui est basée à Brasilia a formé une délégation conduite par moi-même, qui a effectué le déplacement de Belém pour venir accompagner la délégation venue du Burkina Faso, conduite par monsieur Roger Baro, ministre de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement. Pour ce qui est des activités bilatérales en marge de la COP30, pour l’instant, nous avons eu une rencontre très conviviale avec la Vice-ministre de l’Environnement du Venezuela, assisté de son collaborateur. Les échanges ont porté sur les
perspectives de renforcement de la coopération dans les domaines de l’environnement et de l’eau.

S : Sur le plan sécuritaire, le Burkina Faso fait face à l’hydre terroriste depuis quelques années. Comment les Burkinabè résidant au Brésil vivent cette situation difficile que traverse la mère Patrie ?

E.S.S : Je dirais tout simplement que les Burkinabè du Brésil et des autres pays de la juridiction vivent cette situation comme s’ils étaient au Burkina Faso. Il n’y a pas cette actualité au Burkina Faso qui leur échappe.

S : Malgré ce contexte sécuritaire, le Burkina Faso fait preuve de résilience, il est aussi présent sur le front du développement avec des projets de développement
structurants et innovants dans plusieurs secteurs. Quel est le regard de la diaspora burkinabè au Brésil sur la mise en œuvre de ces politiques de développement endogène ?

E.S.S : En plus d’être très satisfaits des initiatives de développement endogène, les Burkinabè de la diaspora de notre juridiction y participent de façon régulière. Chaque année pratiquement, une collecte de fonds est faite pour le Fonds de soutien patriotique et transmise au pays même si elle est modeste du fait de leur nombre pas très important.
Par ailleurs, le mois dernier, dans le cadre de l’initiative présidentielle Faso Mêbo, une collecte de fonds a été faite et envoyée au pays. En résume, les Burkinabè de la juridiction de l’ambassade restent très attachés à la Patrie et aux valeurs de patriotisme et de solidarité. Je voudrais avant de terminer vous remercier pour l’occasion que vous m’offrez de parler de ma juridiction en plein COP30.

Interview réalisée par
Mahamadi SEBOGO
(Depuis Belém, Brésil)

Semaine du numérique: l’entreprise américaine Cybastion renforce sa présence au Burkina Faso

A l’occasion de la 20e édition de la Semaine du numérique, une équipe de Cybastion, entreprise américaine spécialisée dans les solutions numériques et d’infrastructures de classe mondiale a présenté les missions de la société et les relations qu’elle entretient avec le gouvernement, mardi 18 novembre 2025, à Ouagadougou.

La Semaine du numérique, événement phare de la transformation digitale
au Burkina Faso, accueille cette année l’entreprise américaine Cybastion, dont la présence suscite un vif intérêt auprès des acteurs du secteur technologique burkinabè. Dans la matinée du mardi 18 novembre 2025, le stand de Cybastion a reçu la visite d’une délégation de l’ambassade des Etats-Unis au Burkina Faso, marquant ainsi l’importance des relations bilatérales dans le domaine du numérique. Cette visite officielle a permis aux représentants diplomatiques américains de découvrir les solutions technologiques proposées par l’entreprise et d’échanger sur les perspectives de développement du secteur digital au pays des Hommes intègres.

La délégation conduite par l’ambassadrice des Etats-Unis d’Amérique au Burkina Faso, Joann Lockard, a parcouru les différents espaces d’exposition, manifestant un intérêt particulier pour les innovations présentées par Cybastion. A l’issue de la visite de la délégation américaine, le directeur des opérations de Cybastion, André Biyong, a détaillé les principales missions qui animent leur présence sur le territoire burkinabè.

A son avis, l’entreprise accompagne les Etats africains dans la mise en place de leurs agences nationales de cybersécurité. Elle soutient également les entreprises dites critiques dans la protection de leurs actifs numériques. Les activités de Cybastion, selon lui, s’articulent autour de deux axes majeurs. La première concerne « l’infrastructure numérique », avec des réalisations allant de la construction de Datacenter au déploiement de fibres optiques, en incluant des solutions filaires par satellite, des technologies de téléphonie satellitaire, ainsi que des dispositifs de surveillance tels que les radars et les drones.

La seconde touche au « digital », notamment à travers des solutions de dématérialisation et des projets de « e-gouvernement ». « L’entreprise accompagne les Etats dans la digitalisation des impôts, de la douane ou encore des taxes, afin de permettre le paiement en ligne et de moderniser
les services publics. Aujourd’hui, elle compte environ 200 collaborateurs et est présente dans huit pays africains, avec une ambition de croissance soutenue », a-t-il soutenu.

Un acteur majeur de la digitalisation

Présente au Burkina Faso depuis plus de six ans, Cybastion, a poursuivi le directeur des opérations, se considère aujourd’hui comme un acteur majeur de la digitalisation. A ce stade, huit à neuf projets sont en cours avec le gouvernement burkinabè, couvrant plusieurs domaines de modernisation numérique, a-t-il précisé. Parmi les projets phares en cours de finalisation, il a annoncé l’opérationnalisation du
« Data Center National » dans les prochaines semaines. Cybastion travaille également sur la « digitalisation de la signature électronique », visant à intégrer cette solution à plusieurs niveaux.

Ce système permettra de reconnaître légalement les signatures numériques sécurisées. En tant qu’intégrateur technologique, l’entreprise s’appuie sur des partenaires et collaborent avec d’autres entreprises dont Entrust, Uptime Institute, Vertiv et Open SI, a informé M. Biyong.

A ce titre, le directeur régional chargé de l’Afrique de « Entrust », Paul Mongané, a souligné que sa société partage avec Cybastion les mêmes valeurs et la même mission à savoir l’accompagnement des gouvernements africains dans la modernisation de leurs infrastructures numériques. Les projets en cours, menés en collaboration avec Cybastion, selon lui, portent sur les centres de sécurité nationale et le développement de l’infrastructure à clé publique. M. Mongané a exprimé sa fierté d’être présent au Burkina Faso, un pays dont il salue le leadership en matière de transformation numérique.

Oumarou RABO

COP30: la politique de souveraineté alimentaire du président du Faso saluée

En marge des discussions de la COP30, le ministre de l’Environnement, de l’Eau et l’Assainissement du Burkina Faso, Roger Baro, a reçu en audience, une délégation de l’Alliance pour la souveraineté alimentaire en Afrique, mardi 18 novembre à Belém, au Brésil.

La politique de développement endogène et de souveraineté du Président du Faso le capitaine Ibrahim Traoré, fait écho à Belém, au Brésil où se déroule la 30e Conférence des parties (COP30) à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC). En effet, reçue en audience par le ministre de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement du Burkina Faso, Roger Baro, une délégation de l’Alliance pour la souveraineté alimentaire en Afrique (AFSA) a traduit sa satisfaction pour le combat que mène le chef de l’Etat burkinabè.

Basée à Kampala, en Ouganda, l’Alliance pour la souveraineté alimentaire en Afrique (AFSA) est une organisation panafricaine constituée d’un réseau de 48 organisations représentant plus de 200 millions de petits producteurs, d’éleveurs, de peuples autochtones, de jeunes, de femmes et de communautés confessionnelles dans 50 pays africains, dont le Burkina Faso. Elle a pour centre d’intérêt la promotion de l’agroécologie, des semences paysannes et la souveraineté alimentaire en Afrique.

Selon le porte-parole de la délégation de AFSA, Musa Sowe, par ailleurs secrétaire général de l’Alliance nationale de l’agriculture et de l’environnement de Gambie, l’objectif de cette audience est de venir saluer l’engagement du président du Faso en faveur de la souveraineté alimentaire au Burkina Faso et les efforts du gouvernement burkinabè en matière d’agroécologie.

Il a relevé que le Burkina Faso est l’un des rares pays africains qui dispose d’une stratégie nationale de développement de l’agroécologie.
A travers cette rencontre, l’objectif de AFSA est aussi de faire le plaidoyer pour que l’agroécologie soit davantage prise en compte dans les politiques nationales climat comme le Plan national d’adaptation, la contribution déterminée au niveau national
(CDN) …, a confié M. Sowe.

L’engagement pour l’agriculture

Le porte-parole de la délégation de AFSA, Musa Sowe : « AFSA
promeut l’agroécologie, car c’est
la seule façon d’atteindre la
souveraineté alimentaire en Afrique ».

Au sortir de l’audience, il s’est réjoui de l’attention accordée par le ministre Baro à la délégation. Il a ajouté que le ministre chargé de l’Environnement a encouragé AFSA à poursuivre dans sa dynamique et à mobiliser des ressources pour des investissements, la production et non pour des renforcements de capacités. Tout en saluant AFSA pour sa démarche, Roger Baro a fait savoir que la question de la souveraineté alimentaire est une préoccupation quotidienne du capitaine Ibrahim Traoré. « Comme vous pouvez le remarquer, au Burkina Faso, notre chef d’Etat s’est engagé dans la production agricole par nous et pour nous.

Parfois, on demande aux pays de mettre 25 % du budget de l’Etat dans l’agriculture. Au Burkina Faso, nous ne le calculons pas, mais nous investissons davantage dans le secteur agricole. Chaque jour, notre chef d’Etat parle de travail, de production agricole, car c’est l’agriculture qui nous permettra d’être indépendants », a-t-il confié. En tant que ministre chargé de l’Environnement, Roger Baro a indiqué qu’il doit veiller à ce que la protection de l’environnement soit respectée dans la production agricole. Selon lui, cette tâche est facilitée, car le Président Traoré est pro-environnement. M. Baro a marqué la disponibilité de son département à collaborer avec AFSA. La délégation a émis le souhait de rencontrer le président du Faso.

Mahamadi SEBOGO
Windmad76@gmail.com
(Depuis Belém, Brésil)

Brigade Mobile de Contrôle économique et de la Repression des Fraudes: STOP à la spéculation sur les motos : la BMCRF scelle des magasins.

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La Brigade Mobile de Contrôle Économique et de la Répression des Fraudes (BMCRF) a mené ce mercredi une opération inopinée dans le secteur de la vente de motocycles pour vérifier les prix pratiqués par les commerçants et lutter contre les spéculations abusives.
Les vendeurs de motos ont été sommés de présenter leurs factures d’achat, leurs reçus de vente et de déclarer leurs lieux de stockages.
Les documents ont été confrontés sur place, révélant des écarts significatifs entre les prix affichés et ceux réellement appliqués. Des hausses jugées excessives et injustifiées ont été constatées.
Face à ces irrégularités, plusieurs dépôts, lieux de vente et magasins ont été immédiatement scellés. Ces fermetures resteront en vigueur jusqu’à ce que les responsables reviennent à des pratiques tarifaires conformes.
La BMCRF rappelle que la traque des motos vendues en dehors du circuit légal est bel et bien lancée et se poursuivra sans relâche sur toute l’étendue du territoire.
Les acteurs du secteur sont invités à faire preuve de responsabilité et à revenir à de meilleures pratiques, dans l’intérêt de la population.
Dans tous les cas, la BMCRF se réserve le droit de réprimer toute tentative de surenchère sur les motos.
Monsieur Sanibè FAHO, Coordonnateur Général de la BMCRF, appelle par ailleurs la population à dénoncer tout commerçant qui s’adonnerait à des pratiques spéculatives aux numéros suivants : 80 00 11 84 / 80 00 11 85 / 80 00 11 86
La BMCRF, la garantie d’une concurrence saine et loyale.
SCRP/BMCRF

9e édition du concours d’excellence en production médiatique sur les DSSR/PF: les nominés sont connus

L’Unité de Coordination du Partenariat de Ouagadougou (UCPO) et l’ONG RAES ont annonce le 12 novembre 2025, à Dakar au Sénégal, à travers un communiqué de presse,  les nominés de la 9eme édition du concours d’excellence en production médiatique. Sur les quatre catégories du concours, à savoir : la presse en ligne et blog, la radio, la télévision et la presse écrite, plus de 150 productions ont été évaluées par un jury international. Les nominés viennent du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Mali et du Sénégal.

Les lauréats des 1er et 2eme prix de chaque catégorie seront annoncés lors de la RAPO 2025 prévu du 16 au 18 décembre 2025

Liste des nominés :

Nominés / Prix Presse en ligne et blog

  • M. Silvère Bossiei, journaliste à Agence de presse radio et audio (Côte d’Ivoire), pour son article intitulé : « Santé sexuelle et autisme : briser le mur du silence pour protéger l’invisible – Enquête sur une urgence de santé publique en Côte d’Ivoire », publié par Agence de presse radio et audio.
  • M. Baguiri Chamsou-Dine Koto, journaliste à DD News (Bénin), pour son article intitulé :« DSSR en zone rouge : garantir l’essentiel coûte que coûte », publié par DD News.

Nominés / Prix Radio

  • Mme Cristel Hounkpatin, journaliste à Radio Peace FM (Bénin), pour son émission intitulée :« Marginalisées mais porteuses de droits universels : santé sexuelle, reproductive et planification familiale, cas des femmes handicapées », diffusée sur Radio Peace FM.
  • M. Faïshal Ouedraogo, journaliste à Studio Yafa (Burkina Faso), pour son émission intitulée : « L’avortement clandestin au Burkina Faso », diffusée sur les radios partenaires de Studio Yafa.

Nominés / Prix Télévision

  • M. Rodrigue Guel, journaliste à Burkina Info (Burkina Faso), pour son émission intitulée : « Contraception / Vasectomie : une solution masculine encore peu explorée », diffusée sur Burkina Info.
  • M. Cheick Oumar Mariko, journaliste à Joliba TV News (Mali), pour son émission intitulée : « Droits à la santé sexuelle et reproductive au Mali : les aides ménagères, oubliées de la planification familiale », diffusée sur Joliba TV News.

Nominés / Prix Presse écrite

  • Mme Aminata Djibo, journaliste à L’Essor (Mali), pour son article intitulé :
    « Fistule obstétricale : quand donner la vie vire au cauchemar », publié dans L’Essor.
  • Mme Maïmouna Gueye, journaliste au journal Le Soleil (Sénégal), pour son article intitulé : « Mobilité, communication, équipements médicaux… focus sur des freins à un accès équitable des femmes handicapées aux services de santé reproductive », publié dans Le Soleil.

Les lauréats des premiers prix de chaque catégorie recevront une somme d’un million (1 000 000) FCFA et seront invités à la cérémonie de remise des prix. Les seconds recevront chacun une somme de cinq cent mille (500 000) FCFA. Les prix seront décernés lors d’une cérémonie officielle de la 14ᵉ Réunion annuelle du Partenariat de Ouagadougou, qui se tiendra en décembre 2025 à Lomé, au Togo.

En rappel, le concours a été organisé par l’Unité de Coordination du Partenariat de Ouagadougou, en collaboration avec l’ONG RAES. Il a été lancé le 11 août 2025 à l’intention des journalistes et blogueurs des neuf (9) pays membres du Partenariat de Ouagadougou.

L’objectif de ce concours est de stimuler la production journalistique et numérique afin d’accompagner la dynamique mise en marche, d’informer le public sur les enjeux des DSSR/PF, et de responsabiliser les décideurs politiques et programmatiques pour une prise de décision basée sur des données factuelles, contribuant ainsi à l’avancement des plans nationaux de planification familiale. L’Unité de Coordination du Partenariat de Ouagadougou, et l’ONG RAES partagent la conviction que l’accès à une information juste, compréhensible est un levier essentiel pour transformer les normes sociales et influencer les politiques publiques. En soutenant les journalistes et créateurs de contenu, l’UCPO et RAES contribuent à faire des médias un moteur d’émancipation, de justice sociale et d’égalité. »____________________________

A propos des organisateurs

Le Partenariat de Ouagadougou a été lancé en février 2011, lors de la Conférence régionale sur la population, le développement et la planification familiale qui s’était tenue dans la capitale du Burkina Faso. Il mise sur l’engagement des gouvernements, une meilleure coordination entre les bailleurs de fonds pour optimiser leurs soutiens aux pays, une accélération de la mise en œuvre des interventions à haut impact et également sur une collaboration et coopération sur les plans national et régional pour remédier au taux élevé des besoins non satisfaits en matière de planification familiale. Le Partenariat de Ouagadougou compte neuf pays membres : Bénin, Burkina, Côte d’Ivoire, Guinée, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal et Togo.

RAES  »Créée en 2004 par des chercheurs du Nord et du Sud, le RAES utilise la communication et les médias pour soutenir le développement en Afrique, notamment dans les domaines de la santé et de l’éducation. Avec pour objectif de mobiliser les énergies et de contribuer aux efforts mondiaux pour l’atteinte des Objectifs de Développement Durable à l’horizon 2030, l’ONG RAES est devenue un partenaire clé des organisations de la société civile en Afrique francophone, en leur offrant un accès à une information scientifiquement juste et culturellement appropriée, et en donnant aux communautés les connaissances et les moyens nécessaires pour agir.

Plus d’informations : Partenariat de Ouagadougou – Planification familiale,  www.ongraes.org

Médias Contacts:

bmbaye@partenariatouaga.org

tsembene@partenariatouaga.org

Journées internationales de tolérance et de paix: l’efficacité des mécanismes endogènes saluée

Les Journées internationales de tolérance et paix (JITP), édition 2025, ont pris fin, le samedi 15 novembre 2025 à Bobo-Dioulasso. Débutées le 20 septembre dernier, ces journées ont mis en exergue le rôle des traditions dans la résolution des conflits et la promotion du vivre-ensemble.

Les Journées inter-nationales de la paix et de la tolérance (JIPT) 2025 se sont achevées, le samedi 15 novembre 2025, à Bobo-Dioulasso, sur une note de satisfaction. Débutés le 20 septembre dernier, ces 20 jours de commémoration, aux dires du secrétaire général du ministère de la Justice, des Droits humains, chargé des Relations avec les Institutions, Harouna Kadio, ont été un « franc succès » dans la région du Guiriko grâce à l’engagement des citoyens et des forces vives. A cet effet, le SG a exprimé sa gratitude au gouverneur de la région, Mariama Konaté, et à tous les acteurs qui ont contribué à la réussite de ces journées. La journée de témoignages des cas de conflits résolus, a fait savoir Harouna Kadio, reste le fait marquant des JITP.

« A cette journée, des ex-protagonistes sont venus raconter les causes des conflits qui les opposaient. Mais grâce aux mécanismes endogènes, ces anciens protagonistes ont pu recoudre le tissu social et renouer le fil du dialogue », a indiqué le secrétaire général. La vie commune, a poursuivi le M. Kadio, est redevenue possible. Pour preuve, a-t-il dit, un homme a pu se marier avec une fille de son ex-protagoniste après la résolution du différend qui les opposait. L’efficacité des mécanismes endogènes et traditionnels de résolution des conflits a ainsi été au cœur des débats et des conférences pendant ces 20 jours dédiés à la tolérance et à la paix.

« Ces dispositifs permettent de préserver la paix et, même après un conflit, de permettre aux ex-protagonistes de continuer à boire ensemble, à travailler encore ensemble », a indiqué le secrétaire général du ministère en charge de la justice. Ces mécanismes traditionnels contrastent avec la justice institutionnelle classique qui, selon le SG, parfois n’arrive pas à résoudre définitivement une certaine catégorie de conflits. Pour le directeur général de la promotion de la citoyenneté et de la paix, Benjamin Sow, les attentes du terrain, axées sur la sensibilisation des populations, ont été concrétisées, et l’objectif des JITP a été largement atteint.

A ces dires, les JIPT ont permis d’approfondir des sujets tels que la parenté à plaisanterie, ainsi que le rôle essentiel des femmes, des jeunes, et des neveux dans la préservation de la paix. Les échanges, a-t-il poursuivi, ont montré la nécessité d’impliquer davantage les mécanismes endogènes et traditionnels de résolution des conflits. Une suggestion qui trouve un écho favorable auprès du gouvernement, selon M. Kadio, car elle s’inscrit dans la vision du chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré.

« Le ministère de la Justice met actuellement en œuvre cette vision de manière concrète à travers un projet de loi sur la table de l’Assemblée législative de Transition. Cette loi, baptisée loi Faso Bukaoré vise à faire la promotion des mécanismes endogènes de résolution des conflits. Avec l’adoption de cette loi, l’ensemble des suggestions
et des recommandations formulées trouveront des satisfactions », a dit Harouna Kadio. Les JIPT ont également mis à l’honneur l’expression artistique avec les finales des concours de la poésie et du slam sur le thème des journées, le jeudi 13 novembre 2025.

Kamélé FAYAMA

Référent-Opportunité-Insertion : des relais locaux formés pour mieux orienter des jeunes du Sourou et de Bankui

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La secrétaire générale des régions de Bankui et du Sourou, Adjara Kientega, représentant le ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, a présidé la cérémonie de remise de matériels informatiques à 41 communes rurales des régions de Bankui et du Sourou, le vendredi 14 novembre 2025 à Dédougou.

L’Etat burkinabè veut faire en sorte que dans toutes les communes du pays, notamment celles rurales, qu’il y ait des interlocuteurs permanemment disponibles et à l’écoute de la jeunesse. Ces représentants, a fait savoir le secrétaire permanent de Youth- Connekt Burkina, Mahamoudou Zan, pourront aussi orienter les jeunes avec des informations précises dans la satisfaction de leurs besoins spécifiques. A cet effet, 41 jeunes des régions de Bankui et du Sourou ont reçu pendant cinq jours une formation en accueil et orientation des jeunes au profit des Référent-Opportunité-Insertion (ROPI).

La clôture de cette formation est intervenue, le vendredi 14 novembre 2025 à Dédougou. Les ROPI, agents publics issus des communes rurales des deux régions, ont été dotés des ordinateurs de bureau avec équipements complets pour leur faciliter le travail. Les 41 jeunes, formés et équipés, sont alors appelés à animer ces services communaux au niveau des régions de Bankui et du Sourou pour le bonheur des populations locales. L’acquisition de ces outils informatiques a été rendue possible grâce au soutien du Programme des nations unies pour le développement (PNUD) à l’endroit du ministère en charge de la Jeunesse dans le cadre de la mise en œuvre de l’initiative ROPI. Mahamoudou Zan a expliqué qu’avec le concours du ministère de l’Administration territoriale et de la Mobilité, des services de promotion et insertion professionnelle des jeunes ont été créés dans toutes les communes rurales du Burkina Faso.

Promouvoir l’auto-prise en charge des jeunes ruraux

Le secrétaire permanent de YouthConnekt Burkina a précisé qu’ils ont été formés au
jargon de la jeunesse, notamment en matière d’accueil et d’orientation. « La tâche des ROPI intègre l’orientation politique révolutionnaire de la Révolution progressiste populaire (RPP) », a souligné le SP. L’objectif, a-t-il poursuivi, est de promouvoir l’auto prise en charge de la jeunesse en facilitant la recherche des réponses à ses besoins à travers l’ensemble du dispositif étatique. La secrétaire générale du ministère chargé de la Jeunesse, Colette Ouédraogo, a exhorté les 41 ROPI à aller vers les jeunes pour les amener à développer des initiatives en vue de booster le développement et faire reculer le chômage et la pauvreté en milieu rural.

La présidente de la cérémonie, Adjara Kientega, a relevé que la mise en œuvre de l’initiative ROPI est à sa phase de déploiement et de renforcement des capacités de ses animateurs locaux ainsi que de leur équipement en outil de travail. Mme Kientega s’est réjouie du fait que les ROPI aient déjà accompagné environ 13 442 jeunes dans leur parcours d’insertion professionnelle en milieu rural. Elle a invité les communes bénéficiaires à faire un usage optimal des ressources mises à leur disposition.

Le représentant du PNUD, Patrice Joseph Quenum, a, quant à lui, salué l’engagement des autorités à offrir une vie épanouie à toute la population où qu’elle se trouve sur le sol national. Il a réaffirmé la disponibilité de sa structure à accompagner le Burkina Faso pour bâtir des communautés résilientes. Le bénéficiaire Patrice Nabié de la commune de Poura, province des Balé, a confié s’être enrichi en capacités intellectuelles
pour accueillir, conseiller et accompagner les jeunes à la recherche d’opportunités pour leur bien-être. Au cours de la cérémonie, les 41 jeunes communaux ont remis aux autorités la quittance d’une valeur de 110 000 F CFA en guise de leur contribution à l’initiative présidentielle Faso Mêbo.

Yacouba BELEM

Confédération des Etats du Sahel : « L’AES est un espace de conquête, de souveraineté et de dignité », Bassolma Bazié

Le président de la Commission nationale de la Confédération des Etats du Sahel (CN-CES), Bassolma Bazié, a animé une conférence publique dédiée à l’organisation confédérale, le lundi 17 novembre 2025 à Gaoua. Cette conférence vise à contribuer à l’ancrage de la Confédération des Etats du Sahel (AES) et à favoriser l’appropriation de la vision portée par les trois chefs d’Etat auprès des forces vives régionales et des populations.

Après Ziniaré, Dori, Kaya, Tenkodogo, Ouahigouya, Ouagadougou, c’était au tour de Gaoua d’accueillir, le lundi 17 novembre 2025, la conférence régionale tournante de la Commission nationale de la Confédération des Etats du Sahel (CN-CES). Dans la Cité de Bafudji, la démarche vise à instaurer un dialogue direct avec les populations, recueillir leurs préoccupations et expliquer les fondements ainsi que les ambitions de la CN-CES).

Pour situer la création de l’organisation confédérale dans son contexte, le président CN-CES, Bassolma Bazié a rappelé les multiples épisodes « d’humiliation et de violence » subies par les peuples africains au cours de l’histoire. Il a par exemple cité les assassinats de certaines figures africaines telles que Ruben Um Nyobè au Cameroun, Patrice Lumumba ou Thomas Isidore Sankara. Ces rappels, a-t-il expliqué, montrent la nécessité pour les peuples africains de renforcer leur unité, leur conscience et leur mobilisation. Selon lui, les dirigeants de la CES ont fait le choix d’assumer des risques pour reconstruire une souveraineté véritablement africaine.

Mais, ce projet, à ses dires, ne peut aboutir qu’avec l’engagement actif des populations. Bassolma Bazié a réaffirmé que la Confédération des Etats du Sahel représente un projet historique visant à bâtir une souveraineté assumée, portée par la conscience populaire et la mobilisation collective. Le rôle de la Commission nationale, a-t-il dit, est d’assurer le pont entre les décisions des chefs d’Etat et les aspirations du peuple afin d’asseoir une Confédération « solide, durable et véritablement portée par ses citoyens ». Cette commission s’articule autour de trois piliers fondamentaux.

Ce sont la défense et la sécurité, la diplomatie et le développement. Ces piliers doivent, selon M. Bazié, d’abord être consolidés avant d’envisager une évolution vers une fédération. Il a précisé qu’une fédération implique une fusion des souverainetés, tandis que la Confédération, à ce stade, permet à chaque Etat de conserver la sienne tout en mutualisant certaines compétences. « Si les trois piliers se renforcent durablement, les Etats pourront, le moment venu, envisager une diplomatie commune, une représentation unique et des politiques intégrées », foi de M. Bazié.

La philosophie de l’espace AES et l’appel à l’unité

Par ailleurs, il a présenté les huit missions stratégiques assignées à la Commission nationale, parmi lesquelles : le suivi de l’exécution des décisions des chefs d’Etat, l’élaboration d’un programme annuel d’activités, la coordination avec les commissions des autres pays, la mise en œuvre d’un plan de communication et la conduite de rencontres avec les forces vives pour favoriser l’appropriation des décisions. A cela s’ajoutent la formulation de propositions pour renforcer la Confédération, la réalisation d’études prospectives orientant un possible futur fédération et l’exécution de toute mission confiée par les chefs d’Etat.

Interpellé sur l’état d’esprit à adopter face au projet confédéral, Bassolma Bazié a clarifié la philosophie de l’espace de l’Alliance des Etats du Sahel (AES). Pour lui, l’AES n’est ni un repli sur soi, ni une posture hostile envers d’autres nations. « C’est un espace de conquête, de souveraineté, de liberté, de dignité et d’honneur », a-t-il déclaré. M. Bazié a souligné que l’AES n’est opposée à aucun pays, mais engagée dans la défense de sa souveraineté. Bassolma Bazié a insisté aussi sur la nécessité d’accepter les sacrifices inhérents à ce choix historique. « On ne peut pas lutter pour la souveraineté comme si l’on était sur un lit douillet sans risques.

Il y a des risques, et nous allons les assumer », a-t-il fait savoir. Pour sa part, le gouverneur de la région du Djôrô, Siaka Barro, a estimé que la rencontre était d’une grande utilité pour les acteurs locaux. Selon lui, elle a permis de renforcer la compréhension des fondements historiques du Burkina Faso et de la vision portée par les dirigeants de l’AES. Le premier responsable de la région a également souligné la vision des trois chefs d’Etat de l’AES qui entendent faire de l’espace confédéral un véritable moteur de croissance et de développement, fondé sur la valorisation des ressources propres aux Etats membres. « L’avenir de l’AES dépend de notre mobilisation collective, de notre capacité à faire bloc autour des idéaux fondateurs de cette union », a-t-il déclaré. C’est pourquoi le gouverneur Barro a invité l’ensemble des forces vives à accompagner les plus hautes autorités dans la mise en œuvre de cette vision.

Boudayinga J-M THIENON