Sous le patronage du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, la 20e édition de la Semaine du numérique (SN 2025) a ouvert ses portes, mardi 18 novembre 2025 pour se dérouler jusqu’au vendredi 21 novembre 2025, au Salon international de l’artisanat de Ouagadougou.
Le Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO) abrite la célébration de la 20e édition de la Semaine du numérique (SN-2025) sur le thème : « L’Intelligence artificielle au cœur de la transformation digitale », du 18 au 21 novembre 2025. Le pays invité d’honneur est le Ghana et les pays invités spéciaux, sont le Mali et le Niger. L’ouverture de l’évènement a été placée sur le « très haut » patronage du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré et marquée par la présence du Président de l’Assemblée législative de transition (ALT), Ousmane Bougouma ainsi que des membres du gouvernement. Le chef de l’Etat a d’emblée salué le travail abattu par les Forces de défense et de sécurité (FDS) qui font preuve de détermination et de bravoure.
Il a également rendu hommage aux hommes et femmes victimes du terrorisme. « Soyez sûrs que les autorités sont là pour accompagner la Révolution numérique »,
a-t-il déclaré à l’endroit des acteurs du numérique. Tous les domaines ont besoin du numérique pour pouvoir avancer, s’est convaincu le capitaine Ibrahim Traoré.
« Nous ne pouvons pas lutter contre la corruption sans la digitalisation. Je vous invite à impliquer tous les ministères dans les plateformes digitales », a fait savoir le chef de l’Etat.
L’on ne peut pas parler de souveraineté si les données du Burkina Faso sont hébergées ailleurs, a-t-il prévenu. « Le Burkina Faso vient de très loin en matière du numérique. Je peux dire que nous sommes encore très loin. Beaucoup de choses ont été faites ces dernières années mais nous avons un programme articulé en 12 points pour être, en 2030, à un certain niveau pour montrer qu’en cinq ans, nous avons fait un bond d’au moins 100 ans », a soutenu le président du Faso.
La ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, Aminata Zerbo, a indiqué que de nombreux défis restent à relever. L’heure n’est plus au discours, en atteste, selon elle, les multiples innovations locales de la 20e édition de la Semaine du numérique. C’est le temps de l’action, de la création et de l’innovation, a-t-elle dit.
Un visage humain de l’IA
Elle a « chaleureusement » salué le pays invité d’honneur et les pays invités spéciaux. Le thème n’est pas un slogan car le numérique est un levier important de développement et du bonheur des populations, a affirmé la ministre chargée de la transition digitale. « L’IA est une technologie qui n’est pas lointaine mais le témoignage de l’engagement solennel du
Les participants ont été invités à œuvrer pour finaliser une feuille de route nationale pour l’adoption de l’IA.
Burkina Faso à faire du numérique en général, et de l’IA en particulier, les leviers essentiels pour le développement socio-économique de notre pays et le bien-être de nos populations », a-t-elle déclaré, tout en signifiant que le Burkina Faso ne veut pas une IA importée qui va accélérer sa dépendance vis-à-vis de l’extérieur et briser ses chaînes de valeurs.
L’IA au Burkina Faso aura un visage profondément humain, a-t-elle ajouté. « L’IA est source d’opportunités immenses pour une administration plus efficiente et transparente, pour lutter efficacement contre la désinformation, pour la gestion optimale de nos ressources, pour une agriculture plus résiliente et plus productive, une santé plus accessible et efficace, une éducation plus audacieuse, une finance plus inclusive, une sécurité plus efficace pour ne citer que ces secteurs prioritaires », a relevé Aminata Zerbo. Elle a invité les acteurs à participer pleinement aux travaux pour contribuer à la finalisation d’une feuille de route nationale pour l’adoption de l’Intelligence artificielle éthique, souveraine et humaine.
Mme Zerbo, au nom de l’écosystème numérique burkinabè, de celui de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) et en son nom propre, a exprimé sa profonde gratitude au chef de l’Etat pour l’immense honneur de patronner la SN 2025.Le vice-ministre chargé de l’Economie numérique du Ghana, Mohammed Adam Sukparu, a loué la tenue de la SN 2025. Il a souligné que l’IA est un moyen de développement de la sous-région ouest africaine.
L’IA est un catalyseur du développement digital et le Ghana partage le même esprit que le Burkina Faso, a noté le vice-ministre de l’Economie numérique du Ghana. « Une IA responsable nécessite des autorités responsables », a-t-il fait savoir. Il est urgent, à son avis d’avoir une coopération digitale entre les différents pays. « Je salue la présence du chef de l’Etat, affectueusement appelé Thomas Sankara
et Kwame Nkhruma au Ghana », a fait savoir Mohammed Adam Sukparu.
Le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI) a animé, mardi 18 novembre 2025 à Ouagadougou, une conférence de presse dédiée au nouveau cahier des charges portant sur les Institutions privées d’enseignement supérieur.
Le Burkina Faso s’est engagé dans une dynamique visant à garantir l’équité, l’égalité des chances, l’excellence académique et la compétence professionnelle au sein de son système éducatif. Dans cette optique, le 13 novembre 2025, le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI) a dévoilé le nouveau cahier des charges destiné aux Institutions privées d’enseignement supérieur (IPES). Face aux réactions et aux débats suscités par cette réforme, le MESRI a convié la presse, mardi 18 novembre 2025 à Ouagadougou, afin d’apporter des éclaircissements.
Les échanges ont essentiellement porté sur quatre points notamment la personnalité morale des structures, les exigences de recrutement du personnel enseignant, les conditions spécifiques liées aux formations en sciences infirmières et obstétricales, ainsi que l’organisation des examens nationaux. Le secrétaire général du MESRI, Pr Samuel Paré, a indiqué que toute IPES doit être une personne morale de droit burkinabè, avec un siège social établi au Burkina Faso et un premier responsable résidant obligatoirement sur le territoire national.
Concernant le recrutement, il a souligné que le cahier des charges impose, dès l’ouverture d’un établissement, un minimum de trois enseignants permanents titulaires d’un doctorat pour les instituts et grandes écoles, et de cinq pour les universités. Les enseignants non titulaires d’un statut universitaire doivent désormais obtenir une autorisation d’enseigner, après une formation en pédagogie universitaire délivrée par une institution publique. Les IPES devront atteindre progressivement 20 % d’enseignants permanents après dix ans de fonctionnement, puis 50 % après 25 ans.
Toute nouvelle filière entraîne l’obligation de recruter au moins un enseignant permanent supplémentaire.Selon M. Paré, des exigences renforcées s’appliquent aux établissements formant en médecine, pharmacie, chirurgie dentaire ou médecine vétérinaire. Ils doivent disposer d’au moins 60 % d’enseignants hospitalo-universitaires permanents dans les spécialités requises, avec une répartition d’âge précise dont 50 % âgés de moins de 50 ans, 30 % entre 51 et 65 ans, et un maximum de 20 % au-delà de 65 ans.
Renforcer la valeur des diplômes
S’agissant des formations en sciences infirmières et obstétricales, le SG du MERSI a précisé qu’elles ne relèvent plus du cahier des charges des IPES. Les formations de niveau inférieur au baccalauréat seront désormais agréées par le ministère de la Santé, tandis que les formations post-bac seront exclusivement assurées par les institutions publiques d’enseignement supérieur, avec la possibilité d’aller jusqu’au doctorat.
Selon le Pr Paré, le nouveau cahier des charges a également introduit des examens nationaux désormais obligatoires. Les diplômes délivrés par les institutions publiques restent automatiquement reconnus par l’Etat, contrairement à ceux des IPES qui nécessitaient auparavant une procédure de reconnaissance. Désormais, les étudiants des IPES vont passer des évaluations nationales en licence, master ou doctorat, organisées sous le contrôle du ministère.
Dans le domaine de la santé, tous les passages de niveaux, de la première année jusqu’à la soutenance, seront soumis à ces évaluations nationales. Cette mesure s’applique aux institutions publiques qu’aux privées. La confusion de cette mesure provient du fait que son annonce est intervenue lors de la présentation du cahier des charges des IPES. Ces réformes, a affirmé le Pr Paré, traduisent la volonté du gouvernement d’élever durablement le niveau de l’enseignement supérieur privé, de sécuriser les parcours des étudiants et de renforcer la valeur des diplômes, tant au plan national qu’international.
La directrice des IPES, Dr Mariette Miningou, a précisé que les soutenances seront maintenues. Les dispositifs qui coexisteront avec les examens nationaux sont encore en cours de réflexion, mais aucune mesure ne viendra affaiblir la qualité de la formation. Interrogée sur la hausse des frais de scolarité, elle a rappelé que le ministère ne fixe pas les tarifs des établissements privés, rendant pour l’instant difficile toute projection quant à un éventuel impact financier. Concernant les étudiants qui n’ont pas encore soutenu leurs travaux, elle a assuré que chaque cas sera examiné au moment de l’élaboration des textes d’application afin de prendre en compte l’ensemble des situations.
Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur, Karamoko Jean Marie Traoré, accompagné du ministre de la Communication, Gilbert Ouédraogo, et le ministre délégué chargé de la Coopération régionale, Stella Kabré, a présidé le vendredi 14 novembre 2025, la cérémonie de remise d’attestations de reconnaissance aux artistes ayant pris part à l’exposition d’œuvres d’art organisée, les 13 et 14 mai 2025 par le département en charge de la diplomatie burkinabè.
Cette exposition orga-nisée au profit du corps diplomatique accrédité au Burkina Faso a permis de faire découvrir et de valoriser le talent et le savoir-faire artistique burkinabè en vue de leur promotion hors des frontières nationales. Cette cérémonie de reconnaissance vient une fois de plus honorer les exposants, selon leur porte-parole. Pour monsieur Fidèle Yameogo, ce geste prouve à plus d’un titre que les autorités accordent une place de
choix à l’art et à la culture burkinabè.
Traduisant la gratitude des bénéficiaires aux autorités gouvernementales, M. Yameogo a sollicité l’accompa-gnement du ministère des Affaires étrangères et des représentations diplomatiques du Burkina Faso à l’étranger, pour promouvoir ce type d’évènement qui est une tribune de visibilité des artistes dans leur ensemble. SEM Karamoko Jean Marie Traoré les a rassurés que « le ministère des Affaires étrangères conti-nuera de jouer son rôle de mise en relation, son rôle d’interface, d’information et d’orientation pour donner le plus de visibilité possible à leurs œuvres », car pour lui, « l’objectif de décom-plexer les sahéliens et les Burkinabè passe d’abord par le retour à nos sources et des actions qui nous amènent à revisiter nos cultures, à les porter avec fierté et avec dignité ».
Il a par ailleurs réaffirmé l’engagement de son département à poursuivre au côté du ministère en charge de la culture, ce travail de rayonnement et de visibilité de l’art burkinabè à l’étranger. Quant au ministre en charge de la culture et des arts, il a salué
à juste titre l’engagement du département des affaires étrangères à valoriser le patri-moine culturel burkinabè et à « promouvoir la diplomatie culturelle ». Le ministre Pingdwendé Gilbert Ouédraogo a rassuré les artistes de la détermination de son départe-ment, « à travailler à exporter les potentialités culturelles du Burkina Faso et à les accompa-gner à s’exprimer dans la plénitude de leurs arts ».
En séjour dans la ville de Kaya, la semaine dernière, Kantigui a échappé de peu aux radars de la Police municipale qui « flashait » les usagers de la circulation pour excès de vitesse à l’intérieur de la ville. En effet, Kantigui qui voulait s’acheter les légendaires « coura coura » de la ville, a emprunté la moto de son ami pour rapidement faire la course, sur l’axe menant à Dori. Alors qu’il roulait heureusement à allure modérée, Kantigui a aperçu (…)
Le Président du Faso, Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ a ouvert ce mardi 18 novembre 2025, la 20e édition de la Semaine du numérique sur le site du Salon International de l’Artisanat de Ouagadougou (SIAO).
Après deux décennies de célébration du numérique, le moment est venu de faire le bilan et de se projeter vers l’avenir, indique le Président du Faso. Des progrès ont été réalisés, mais le Capitaine Ibrahim TRAORÉ demeure convaincu que « le Burkina Faso reste encore loin de ses objectifs numériques ».
Dans la dynamique de la Révolution Progressiste Populaire, la souveraineté numérique est un impératif national. C’est pourquoi, sur les instructions du Président du Faso, un programme ambitieux de transformation numérique sur 12 points a été lancé, avec pour objectif d’atteindre en 2030, un niveau de développement exceptionnel.
Il s’agit pour le Capitaine Ibrahim TRAORÉ de positionner le pays dans la sphère mondiale grâce au numérique, désormais indispensable dans tous les secteurs : santé, éducation, sécurité, défense, etc. Pour moderniser l’administration, réduire les lenteurs et améliorer les services publics, la digitalisation est présentée comme un outil clé, surtout dans la lutte contre la corruption, qui affecte toute l’Afrique.
Pour une souveraineté numérique, le Chef de l’État annonce que des datacenters nationaux sont en cours d’acquisition pour héberger localement les données produites. « Le pays développe désormais ses propres applications administratives, réduisant la dépendance extérieure », soutient-il tout en indiquant qu’une nouvelle académie polytechnique sera lancée pour former des experts sur le numérique.
La Ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, Aminata ZERBO/SABANÉ a pris l’engagement au nom des acteurs de l’écosystème numérique de travailler à concevoir des outils IA propres au Burkina Faso.
Selon Mohammed Adams SUKPARU, Vice-ministre ghanéen chargé des Technologies digitales, il faut mutualiser les efforts, car aucun pays ne peut avancer seul avec l’Intelligence artificielle.
Direction de la communication de la Présidence du Faso
Le Commissariat de Police de l’Arrondissement (CPA) n°08 de la ville de Ouagadougou, dans le cadre de la lutte contre l’insécurité sous toutes ses formes, a mis fin aux activités de deux individus qui s’adonnaient à des actes d’agressions, de vols à main armée et de viols dans les quartiers Bassinko et Yagma de la ville de Ouagadougou.
Relativement à leur mode opératoire, ces individus avaient pour cible la gente féminine. Ils sillonnaient les quartiers sus-cités et repéraient les maisons où vivent uniquement des personnes de sexe féminin. Il arrivait également qu’ils empruntent les voies menant aux établissements scolaires et accostaient les élèves qui, de retour de l’école, se retrouvaient dans des zones éloignées des habitations. Une fois les domiciles identifiés, ils s’y introduisaient nuitamment et, à l’aide de leurs armes, ils tenaient leurs victimes en respect, les dépossédaient de leurs biens et exigeaient d’elles le code secret de leurs comptes Orange money pour ensuite procéder au retrait de l’argent dans des boutiques de transfert d’argent. Aussi, ils procédaient souvent au viol de leurs victimes avant de disparaitre. Après leur forfait, les butins obtenus, notamment les téléphones portables, étaient écoulés sur le marché noir.
Il est à noter que ce binôme a à son actif une dizaine de dames victimes, dont quatre (04) ont subi des agressions sexuelles parmi lesquelles figurent deux élèves dont une mineure âgée de 17 ans.
Grâce à la collaboration des populations, les enquêteurs ont, au cours de l’interpellation des malfrats, saisi un (01) fusil de chasse, deux (02) couteux, des téléphones portables et divers autres objets.
La Police Nationale remercie l’ensemble des populations qui œuvrent inlassablement aux côtés des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) pour combattre l’insécurité sous toutes ses formes. Par ailleurs, elle les invite à toujours dénoncer les cas suspects aux numéros verts que sont les 17, 16 et 1010.
La Police Nationale, une force publique au service des citoyens !
« Soyez sûr que les Autorités sont là pour accompagner la révolution numérique », a déclaré le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORE à l’endroit des acteurs du numérique. « Tous les domaines ont besoin du numérique pour pouvoir avancer. Nous ne pouvons pas lutter contre la corruption sans la digitalisation. Je vous invite à fédérer tous les ministères dans les plateformes digitales » a fait savoir le Chef de l’État. L’on ne peut pas parler de souveraineté si les données du pays sont hébergées ailleurs, a-t-il prévenu.
Des maisons du citoyen seront créées sur le territoire national pour servir les citoyens. L’IA est un outil qui doit nous faire avancer et ne doit pas désorienter la jeunesse. Pour réussir, il faut sensibilisation la jeunesse, z fait comprendre le chef de l’État.
L’impétrant Zana Meyerké Donald Traoré a présenté sa thèse intitulé « La fiscalité des investissements miniers internationaux en Afrique de l’Ouest » pour l’obtention de doctorat unique en droit public, jeudi 13 novembre 2025 à l’université Thomas-Sankara de Ouagadougou.
Un doctorat unique en droit public avec mention très honorable a été accordé à Zana Meyerké Donald Traoré, par un jury de six membres à l’issue d’une présentation de thèse intitulée « La fiscalité des investissements miniers internationaux en Afrique de l’Ouest ». La soutenance s’est déroulée au sein de l’Université Thomas-Sankara (UTS) de Ouagadougou, jeudi 13 novembre 2025. M. Traoré a interrogé la question de l’équilibre des régimes fiscaux entre les attentes des investisseurs et les intérêts souverains des Etats. Ainsi, il est parvenu à la conclusion qu’à l’état actuel du droit positif, dans les cadres nationaux, régionaux et internationaux, tout est fait pour attirer et prioriser les investisseurs au détriment des Etats.
C’est pourquoi l’impétrant a conclu qu’il faut essayer de rééquilibrer le partenariat vers des objectifs plus justes et équitables. Quant au Pr titulaire à l’UTS, président du jury, Djibrihima Ouédraogo, il a indiqué que le jury a reconnu que le travail a été bien mené en termes de recherche. Il a renchéri que l’impétrant a fait beaucoup d’effort dans la collecte des données et mené une réflexion qui lui a permis de répondre à la problématique qu’il s’imposait. « La problématique était de savoir est-ce que le système fiscal des investissements miniers dans les pays de l’UEMOA, les pays de l’Afrique de l’Ouest, permet de garantir l’intérêt des investisseurs et les intérêts des Etats », a-t-il déclaré. Au regard de cela, à l’entendre, le candidat est parvenu au constat que le système fiscal garantit évidemment l’intérêt des investisseurs, les avantages pour les Etats sont mitigés.
Ainsi de son avis, il a essayé de proposer quelques éléments de solution pour aller vers une fiscalité plus profitable aux Etats. Pour lui, l’impétrant a souhaité un système fiscal rigide des Etats tout en offrant moins d’exonérations à l’endroit des investisseurs.
Selon le maître de conférences agrégé en droit public, directeur adjoint de l’Ecole doctorale de l’UTS, Martial Zongo, les soutenances de thèses de doctorat font partie des activités de son institution. Ainsi, il a rappelé que l’Ecole doctorale a pour objectif principal d’assurer l’encadrement des étudiants en thèse et de les conduire jusqu’à la soutenance.
« On suit tout le processus depuis le recrutement du doctorant, sa formation, son encadrement par un professeur, l’instruction de sa thèse par des enseignants de rang A. Et puis, il y a la programmation de la soutenance, sa défense devant un jury constitué aussi d’enseignants de rang A », a-t-il dit. Par ailleurs, M. Zongo a indiqué que 40 à 50 doctorats sont soutenus chaque année à l’UTS.
Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Adjima Thiombiano et le ministre de la Santé, Lucien Robert Kargougou ont lancé, le lundi 17 novembre 2025 à Ouagadougou le recrutement de 208 enseignants hospitalo-universitaires, dans le cadre de la mise en œuvre du plan 1000×5 de l’initiative présidentielle pour la santé.
Le Plan 1000×5 de l’initiative présidentielle pour la santé est en marche. Après le lancement de l’examen classant national qui permettra de disposer à terme des spécia-
listes dans la santé, c’est le tour de 441 candidats de passer devant un jury pour intégrer les rangs des enseignants hospitalo-universitaires. Le lancement de ce recrutement qui permettra de retenir 208, a été fait ce lundi 17 novembre 2025 à Ouagadougou, par le ministre chargé de l’Enseignement supérieur, Adjima Thiombiano et celui de la Santé,
Lucien Robert Kargougou.
Le ministre de la Santé s’est réjoui de l’aboutissement de ce processus qui permettra de mettre à la disposition du secteur de la santé des ressources humaines de qua-
lité. Selon lui, ce recrutement dénote de l’importance que le chef de l’Etat accorde au secteur de la santé. « Nous sommes sur la bonne voie. Nous sommes en train de faire quelque chose d’exceptionnelle. Des pays viendront apprendre de nous », a-t-il dit. Et d’indiquer que le gouvernement suit avec beaucoup d’attention ce processus. « C’est avec beaucoup d’impatience que nous attendons ce recrutement », a-t-il laissé entendre.
Retenir les meilleurs
Quant à son collègue en charge de l’enseignement supérieur, Adjima Thiombiano, il a reconnu également que ce recrutement de 208 hospitalo-universitaires est une première et historique au Burkina. « Généralement, c’est une soixantaine de places qui étaient dégagés pour ce recrutement », a-t-il précisé. Toute chose qui engendrait un problème de prise en charge des étudiants dans la phase pratique au niveau des établissements sanitaires. Le recrutement de 208 enseignants, a-t-il relevé, va changer le paysage de l’enseignement supérieur sur le plan de la santé. Il permettra surtout, a-t-il poursuivi, de mieux encadrer les étudiants au niveau des différentes structures sanitaires. Il a invité les membres du jury à faire un travail objectif de sorte à ce que les candidats qui seront retenus soient les meilleurs. « Nous les mettons face à leur responsabilité historique. Cette sélection doit être objective, équitable pour tout enfant burkinabè », a souhaité le ministre.
Dans les quartiers périphériques de la capitale burkinabè, Ouagadougou, les grossesses non désirées ruinent l’avenir de nombreuses adolescentes. Entre ignorance, pauvreté et absence d’éducation sexuelle, des destins s’éteignent avant même d’avoir commencé. Bien que les efforts de prévention commencent à porter fruit, le phénomène demeure un véritable fléau social.
Jeudi 25 septembre 2025. A quelques jours de la rentrée scolaire, M.O., 18 ans et élève en classe de Terminale D, a l’esprit ailleurs. Assise à l’ombre d’un arbre, dans le quartier Tabtenga de Ouagadougou, son regard est figé sur l’écran de son téléphone. Depuis des jours, elle scrute les réseaux sociaux, cherchant désespérément un nom, un profil et un signe de A.S., rencontré trois mois plus tôt en ligne. Leur brève idylle a porté fruit : M.O. est enceinte. Mais depuis qu’elle lui a annoncé la nouvelle, à la mi-août 2025, l’aide-maçon s’est volatilisé. Plus d’appel, plus de message.
Il est injoignable au téléphone, ses comptes sur les réseaux sociaux, introuvables. M.O. paie ainsi le prix de son ignorance des méthodes contraceptives. Abandonnée par son copain, désormais toute seule, elle ne sait comment s’occuper d’une grossesse. Aujourd’hui, M.O. redoute encore plus que ses parents découvrent sa grossesse. Elle craint d’être expulsée du domicile familial. « Si on me chasse, je n’ai nulle part où aller. Je ne sais comment m’occuper toute seule d’une grossesse. Je n’en ai pas les moyens. Pour mes études, c’est fini. Tout ça, parce que je n’ai utilisé aucun contraceptif. A.S. aussi ne s’est pas protégé », lâche-t-elle, la voix nouée. Son ambition c’était pourtant de devenir comptable, mais ce rêve semble désormais s’effriter.
Un phénomène perturbateur »
… plusieurs méthodes contraceptives sont mises à la disposition des jeunes.
La problématique des Grossesses non désirées (GND) chez les jeunes, notamment en milieu scolaire reste entière. « Malheureusement, nos écoles enregistrent toujours des cas de GND, souvent liées à une sexualité précoce », alerte le Dr Denis Vimboué, directeur régional de l’enseignement secondaire et de la formation professionnelle et technique du Kadiogo. Il décrit ce phénomène comme « relativement perturbateur » du cursus scolaire de la jeune fille, expliquant que, quelle que soit la période de la survenue d’une grossesse, elle perturbe inévitablement l’année scolaire de l’élève, étant donné que la gestation dure neuf mois.
Dr Alfred Tapsoba, médecin-chef du Centre médical avec antenne chirurgicale Sagltaaba, appartenant à l’Association Sagltaaba pour l’épanouissement de la femme et de la jeune fille (ASEEFF), estime que les GND perdurent en raison d’un environnement « très sexualisé » et de l’accès libre à Internet. Selon lui, les adolescents, équipés de smartphones, sont exposés à des contenus inadaptés.
Il souligne aussi l’influence des pairs : à l’école, certains jeunes relatent leurs
expériences, poussant les autres à expérimenter.Simon Yaméogo, chargé du partenariat et de la gouvernance à l’Association burkinabè pour le bien-être familial (ABBEF) partage cette inquiétude. Il ajoute que malgré les efforts de sensibilisation menés par le gouvernement et ses partenaires, les GND continuent de miner le quotidien des jeunes. « Elles détruisent encore trop de vies », insiste-t-il.
Selon l’annuaire statistique du ministère en charge de l’éducation nationale, 8 452 cas de grossesses en milieu scolaire ont été enregistrés au cours de l’année scolaire 2019-2020. 52 % des filles concernées étaient âgées de plus de 18 ans, tandis que 45,5 % avaient entre 15 et 18 ans. Les adolescentes de moins de 15 ans représentaient 2,6 % des cas. Durant la même période, les établissements scolaires de la région du Kadiogo ont enregistré 531 cas de GND, estime Dr Vimboué.
« Si seulement,j’utilisais un contraceptif »
« Malheureusement, nos écoles enregistrent toujours des cas de GND », alerte le Dr Denis Vimboué, directeur régional de l’enseignement secondaire du Kadiogo.
Pour Simon Yaméogo, la situation est encore plus alarmante dans les quartiers périphériques où les jeunes filles sont davantage exposées. Le chargé de partenariat et de la gouvernance de l’ABBEF parle de « phénomène très criant » dans les zones
péri-urbaines de la capitale burkinabè. « De nombreuses conditions n’y sont pas réunies, ce qui explique que cette population soit beaucoup plus exposée », poursuit Simon Yaméogo. Dr Denis Vimboué renchérit que les enfants vivant dans ces quartiers sont particulièrement vulnérables. Ils ne sont pas à l’abri des scènes qui peuvent déclencher des comportements à risques, notamment en matière de sexualité précoce.
A Ouidtenga, un quartier en périphérie de Ouagadougou, les habitations de fortune, souvent sans clôture, laissent transparaître une promiscuité et une précarité. Orpheline, F.S. y vit chez un ami de son défunt père. ll y a quatre ans, une grossesse non désirée a mis un terme à son parcours scolaire, son rêve d’enseigner avec. Agée à l’époque (en 2021) de 15 ans et inscrite en cours du soir en classe de 6e, la jeune fille s’éprend d’un autre « élève », B.S., un commerçant d’une trentaine d’années, en classe de 3e. « Il s’occupait de moi, me donnait l’argent de poche et m’offrait des cadeaux.
Il m’a dit qu’il voulait que je lui fasse un enfant, comme la preuve de mon amour pour lui », raconte-t-elle, le regard fuyant, la voix rauque. Naïve et vulnérable, F.S. cède à ses avances. Quelques semaines plus tard, les premiers signes de grossesse apparaissent : vertiges, nausées, fatigue … Informé, son « prince charmant » réfute toute responsabilité, abandonnant la jeune fille à son triste sort. Avec 4 ans maintenant, Saoudata, la fille née de cette grossesse, grandit sans avoir connu son père biologique. Sa mère, F.S., n’a jamais pu obtenir de reconnaissance de paternité de la part de B.S. Une situation qui complique l’établissement de l’acte de naissance de l’enfant, pourtant indispensable pour son avenir civique, administratif et scolaire.
« Si seulement, j’utilisais un contraceptif, je n’aurai jamais connu cette honte », dit-elle.
Dans les zones à habitats spontanés communément appelées « non loties », les GND sont un problème majeur de santé publique, exacerbées par la vulnérabilité et l’ignorance des jeunes filles, explique Karim Ouédraogo, ancien conseiller municipal de Toudbwéogo, un quartier non loti de Ouagadougou.
Vulnérables et ignorantes
Il précise que de nombreuses filles, scolarisées ou déscolarisées, déjà actives sexuellement, ne se mettent pas sous contraception. Etant issues de familles démunies, plusieurs hommes profitent de leur précarité, assène M. Ouédraogo, un jeune très engagé pour la promotion des droits de santé sexuelle et de reproduction dans ce quartier
périphérique. « Plusieurs jeunes vivant dans les zones non loties n’ont pas accès à l’information sur la planification familiale.
Les campagnes de sensibilisation menées par les associations se limitent généralement aux quartiers du centre-ville », regrette Karim Ouédraogo. Il déplore également l’absence ou le fonctionnement à minima de centres d’écoute ou d’espaces dédiés, où les jeunes pourraient se rendre en toute discrétion pour recevoir des conseils adaptés et choisir une méthode contraceptive qui leur convient.
Des propos confirmés par Simon Yaméogo de l’ABBEF. Il évoque, de son côté, la méconnaissance de l’existence et/ou la mauvaise utilisation des contraceptifs. « Il y en a qui ne savent même pas qu’il faut se protéger lors des rapports
sexuels. D’autres le savent mais ne savent pas comment le faire », soutient-il.
Des pesanteurs socioculturelles
Quant à Amida Sama, sage-femme à la clinique de l’ABBEF, elle pointe du doigt l’inaccessibilité de certains établissements scolaires, notamment en zones péri-
urbaines, lors des campagnes de sensibilisation. A cette contrainte s’ajoutent, selon elle, des pesanteurs socioculturelles, comme le refus ou la réticence des parents face à
Le médecin-chef au CMA Sagltaaba, Dr Alfred Tapsoba : « la contraception relève d’abord d’un droit fondamental ».
l’éducation sexuelle de leurs enfants. « Nous refusons parfois de voir les enfants grandir. Nous persistons à croire qu’un enfant reste un enfant. Or, celui-ci grandit et commence à comprendre les réalités de la vie. Il est donc crucial d’en discuter avec lui. Tout comportement ou toute manière d’être est la conséquence d’une action éducative ou de son absence. Si l’enfant est abandonné, il adoptera un certain type de comportement. S’il est conseillé, cela ne garantit pas le succès pour tous, mais c’est essentiel », renchérit Dr Denis Vimboué.
Le médecin-chef du CMA Sagltaaba, Dr Tapsoba Alfred, souligne également le manque d’éducation sexuelle au sein des familles. Selon lui, la majorité des parents,
absorbés par leurs activités quotidiennes, n’ont pas le temps d’aborder ces sujets avec les progénitures. « L’adolescent se tourne vers les réseaux sociaux ou ses camarades pour découvrir la sexualité. En voulant essayer pour voir ce que ça donne, beaucoup se retrouvent confrontés à une grossesse non désirée », regrette-t-il.
Agée de 15 ans, C.C., élève en classe de 4e, vend des fruits de saison dans les rues de Toudbwéogo pendant les vacances. Entretenant une relation amoureuse avec K.T., 27 ans, elle se rend régulièrement chez ce dernier, avec qui elle a des rapports intimes. Lorsqu’elle se confie à sa mère et lui exprime son désir de se mettre sous contraceptif, comme lui a recommandé une amie, sa génitrice se braque.
Mais l’aventure de C.C. et K.T. prend une autre tournure après plusieurs mois, quand le jeune, sans emploi, se rend sur un site d’orpaillage pour tenter sa chance. Peu après son départ, C.C. constate l’absence de ses menstrues. Au Centre de santé et de promotion sociale (CSPS), le diagnostic confirme sa grossesse de deux mois. Contacté par téléphone, K.T. reconnaît la paternité … mais, met brutalement fin à leur relation. Désormais pleine d’amertume, C.C. ne s’en cache point :
« J’aurais dû placer un contraceptif ».
La contraception, un rempart
La sage-femme de l’ABBEF, Amida Sama, atteste effectivement que l’adoption de méthodes contraceptives aurait évité à C.C. et à de nombreuses autres jeunes filles, de tomber dans le piège des grossesses non désirées. « La conception est un moyen efficace pour réduire les GND. Nous offrons des services de planification familiale. Il s’agit de l’offre
des méthodes contraceptives, disponibles gratuitement pour tous les jeunes », fait savoir Mme Sama. Elle cite, entre autres, le stérilet ou les dispositifs intra-utérins, la pilule contraceptive, l’implant. Du même avis, Dr Alfred Tapsoba va plus loin : « la contraception relève d’abord d’un droit fondamental. Chacun (e) doit avoir accès à une information claire pour choisir librement la méthode qui lui convient ».
Au CMA Sagltaaba, poursuit le médecin-chef, les agents de santé sensibilisent aux différentes options de planification familiale, en tenant compte du statut et des besoins de chaque personne afin de favoriser un choix réellement éclairé. « La contraception fait partie des solutions pour réduire les GND. Confrontés à une hyper-sexualisation et à une sexualité précoce, les méthodes contraceptives jouent un rôle essentiel chez les jeunes. Elles permettent, à la fois, de prévenir les infections sexuellement transmissibles et de limiter les risques de GND », argue le médecin généraliste.
Le chargé du partenariat et de la gouvernance à l’ABBEF, Simon Yaméogo, estime que les jeunes filles des quartiers non lotis sont plus exposées aux GND.
Rencontrée dans un centre de santé privé, à Nioko 2, T.S. ne souhaite pas connaitre le sort de ses consœurs qui ont été victimes de GND. En complicité avec son copain, la collégienne est venue se mettre sous contraceptif. « A la rentrée, je ferai la classe de 3e. Je ne souhaite pas qu’une grossesse vienne stopper mes études », déclare l’adolescente.
De 1 101 cas en 2018-2019, à 365 cas en 2023-2024
En plus de l’adoption de contraceptions, Simon Yaméogo de l’ABBEF plaide pour une réelle implication des parents dans l’éducation sexuelle des jeunes filles. A l’image de M.O., F.S., … il a vu les vies de plusieurs filles brisées, suite à des GND, avec son lot de déscolarisation, de stigmatisations, d’abandons, d’avortements.
C’est le cas de D.I., aide-ménagère. Sa vie a basculé lorsqu’elle est tombée enceinte de E.O. En pleine année scolaire alors qu’elle est en 3e, et expulsée du domicile familial, elle est obligée de se rendre dans le village de E.O. pour accoucher. « Depuis lors, je n’ai plus mis les pieds dans une classe », dit-elle, priant les jeunes filles de s’éduquer
sexuellement. Le gouvernement et ses partenaires, incluant diverses
associations, dont l’ABBEF et l’ASEEFF, intensifient leurs efforts pour réduire les GND. Ces actions se concrétisent par des activités péri et parascolaires, notamment à travers des journées socioculturelles et des séances de sensibilisation par des théâtres-fora organisées au sein des établissements.
Selon le directeur régional de l’enseignement secondaire du Kadiogo, Dr Denis Vimboué, ces campagnes de sensibilisation portent leurs fruits, comme en témoigne la « tendance à la baisse » des GND dans la région, passant de 1 101 cas durant l’année scolaire 2018-2019, à 365 cas durant la période de 2023-2024. Malgré cette avancée significative, Dr Vimboué insiste sur le fait que 365 cas restent encore trop nombreux, car la scolarité de ces élèves est menacée. « C’est une avancée, mais ce chiffre reste élevé. L’objectif est d’atteindre zéro cas. Tant qu’un seul cas persiste, la mission d’éducation n’est pas remplie », martèle Dr Vimboué. Il rappelle que les GND peuvent engendrer des difficultés socio-économiques majeures et causer la perte de talents essentiels au développement du pays. Il appelle donc à une mobilisation générale, soulignant qu’un enfant mal encadré est exposé aux dérives.