Zafara Plazza: un complexe immobilier pour abriter le nouveau siège de la SONATUR

Le ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat, Mikaïlou Sidibé, a posé la première pierre du complexe immobilier Zafara Plazza, devant abriter le nouveau siège de la SONATUR, lundi 17 novembre 2025, à Ouagadougou.

Dans 36 mois, Société nationale d’aménage- ment des terrains urbains (SONATUR) va se doter d’un nouveau siège sur un site à aménager, dénommé complexe immobilier Zafara Plazza, jouxtant le Palais des sports de Ouaga 2 000. La pose de la première pierre de l’infrastructure a eu lieu, lundi 17 novembre 2025, à Ouagadougou en présence des membres du gouvernement. Le ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat, Mikaïlou Sidibé, a rappelé que le programme immobilier s’inscrit dans la vision du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré et du Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, qui entendent renforcer la construction de logements tout en modernisant les villes du Burkina Faso. Le site concerné par le projet, selon lui, couvre environ un hectare (ha) et demi.

Il doit accueillir un gigantesque complexe immobilier comprenant des logements de haut standing, des espaces commerciaux et, en son centre, le futur siège de la SONATUR.
Le ministre a insisté sur la nature partenariale du projet, développé dans le cadre d’un Partenariat public-privé (PPP). Il a souligné l’importance du secteur privé dans la mise en œuvre du programme immobilier du ministère en charge de l’urbanisme, estimant que cette collaboration est déterminante pour mener à bien les infrastructures prévues.
« Le chantier générera de nombreux emplois directs et indirects. Il va contribuer également à la modernisation de la capitale, notamment dans la zone de Ouaga 2000, par une meilleure gestion de l’espace, une densification maîtrisée et la création d’infrastructures modernes orientées vers l’avenir », a-t-il confié.
Le ministre Sidibé a instruit la SONATUR d’assurer un suivi rapproché pour permettre un bon déroulement du chantier et garantir la livraison de l’infrastructure dans les délais annoncés.

La SONATUR rassure

Le Directeur général (DG) de la SONATUR, Boureima Ouattara, a présenté ce projet qui sera réalisé par l’entreprise « Reliance West Africa » comme un jalon majeur pour la capitale. Il est prévu dans le cadre de ce projet, a fait savoir le DG de la SONATUR, la construction d’un pôle économique et résidentiel intégrant des espaces commerciaux, des plateaux de bureaux haut standing et des logements bâtis selon les normes modernes de qualité et d’accessibilité. « Les plans du projet ont été conçus pour répondre aux meilleures pratiques en matière d’urbanisme, d’écologie et d’efficacité énergétique. L’initiative est présentée comme un investissement sur l’avenir du Burkina Faso, avec une forte ambition de modernisation et de croissance », a indiqué, M. Ouattara.

Il a exprimé sa gratitude envers les institutions ayant facilité la mise en œuvre du projet notamment l’exécutif, la Chambre de Commerce et d’Industrie du Burkina Faso et la commune de Ouagadougou. Les Partenaires techniques et financiers (PTF) ont également été salués pour leur engagement et leur confiance dans la viabilité du complexe
Zafara Plazza. Pour le suivi des travaux, le DG de la SONATUR a annoncé plusieurs mesures afin d’assurer une bonne conduite du projet.

« La société va assurer le suivi régulier des travaux pour garantir le respect des spécifications techniques, veiller à l’impact social positif du chantier en matière d’emploi local et livrer le complexe dans les délais souhaités, pour répondre aux attentes des populations et des investisseurs », a-t-il détaillé.
L’administrateur général de « Reliance West Africa », Essowavaro Latifou Yaya a salué la collaboration exemplaire avec la SONATUR. Sa société s’est engagée à réaliser les travaux dans les délais en maintenant un niveau d’assurance technique et à garantir la transparence à chaque étape.

Oumarou RABO

Coopération économique et commerciale : le Burkina et la Belgique veulent renforcer le partenariat

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Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur Karamoko Jean Marie Traoré a accordé une audience ce 17 novembre, à l’ambassadeur du Royaume de Belgique Erwin De Wandel.

Cette audience a servi de cadre pour les deux personnalités, pour passer en revue les points de coopération, tels que le réajustement du programme budgétaire, le maintien du programme humanitaire et la nécessité de renforcer la coopération économique et commerciale entre les entreprises belges et burkinabè. Sur ce dernier point, le chef de la diplomatie burkinabè a insisté sur la nécessité de renforcer et d’améliorer l’information juste sur le contexte national à l’usage des hommes d’affaires belges.

Ce constat s’appuie sur le fait que plusieurs acteurs continuent de se documenter à des sources diffusant des informations erronées, sur nos pays toute chose réduisant leurs motivations à venir nouer des partenariats avec des entreprises burkinabè. A cette audience, le diplomate belge a également informé le département des Affaires étrangères de la revue du réseau diplomatique engagée par Bruxelles.

DCRP/MAECR-BE

Bénin : l’autre combat de Talon

L’Assemblée nationale béninoise a adopté, le 14 novembre 2025 par 90 voix contre 19, une modification de la Constitution. Plusieurs changements structurants émergent de cette révision. Le plus marquant est sans doute l’allongement du mandat présidentiel de 5 à 7 ans, avec une seule possibilité de renouvellement, comme auparavant. Cette extension confère un cycle politique plus long au chef de l’Etat, modifiant les dynamiques électorales. De plus, la réforme introduit un Parlement bicaméral, avec la création d’un Sénat venant compléter l’Assemblée nationale. Il s’agit d’une reconfiguration profonde de l’architecture institutionnelle, destinée officiellement à renforcer l’équilibre des pouvoirs. Dans le même mouvement, les mandats des députés sont eux aussi étendus à 7 ans, avec possibilité de renouvellement. Enfin, au niveau local, la durée des fonctions des maires et conseillers communaux est également portée à 7 ans, consolidant ainsi un cycle politique unifié à tous les échelons de gouvernance.

Si ces changements peuvent être analysés comme une tentative d’instaurer une plus grande stabilité institutionnelle, ils nourrissent également diverses lectures géopolitiques et régionales. En effet, la question de la succession politique au Bénin prend une dimension plus sensible. La réforme, combinée aux dynamiques régionales, laisse entrevoir une manœuvre du Président Talon qui a promis de ne pas briguer un 3e mandat, d’assurer ses arrières, en ouvrant un boulevard à son dauphin, l’actuel ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadani. Il n’y a qu’à scruter les réformes engagées depuis mars 2024 pour se convaincre du verrouillage progressif de l’espace politique au Bénin, jadis présenté comme une vitrine de la démocratie en Afrique de l’Ouest.

En tous les cas, cette réforme de la constitution s’inscrit dans un ensemble de rapports de force internes et externes et reflète un moment où le Bénin, entre stratégies nationales, dynamiques régionales et influences internationales, redéfinit les règles de son jeu politique pour les années à venir. Il est évident que des influences extérieures y contribuent fortement, surtout que des puissances occidentales, « chassées » des pays de la Confédération AES, cherchent à maintenir des points d’ancrage en Afrique de l’Ouest. Permettre à un opposant de prendre le pouvoir au Bénin reviendrait à les éloigner davantage d’une zone stratégique où elles perdent inéluctablement du terrain. Ceci explique donc cela !

La rédaction

Faye-Sonko : le duo

La crise, désormais ouverte entre le Président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre, Ousmane Sonko, n’a pas surpris les observateurs avertis. La pomme de discorde est venue de la décision de Diomaye Faye de remplacer Aïssatou Mbodj (proche de Sonko) à la tête de la coalition présidentielle qui l’a porté au pouvoir, par Aminata Touré.

Une décision qui a mis en cause un équilibre fragile entre l’homme d’Etat, Bachirou Diomaye Faye, et le stratège politique Ousmane Sonko. Pour le PASTEF, parti-matrice du duo et dirigé par Ousmane Sonko, le chef de l’Etat aurait franchi une ligne rouge. Par contre, la Présidence du Sénégal trouve en cette décision un acte « normal » de réorganisation politique. Entre les deux interprétations, un gouffre d’incompréhension s’est installé.

Ceux qui, pourtant, avaient marché côte à côte, porté les mêmes rêves et affronté les mêmes adversaires, se retrouvent aujourd’hui, pris dans un engrenage qui menace le duo. Pourtant, la jeunesse sénégalaise, et plus largement africaine, avait un immense espoir dans ce tandem inattendu qui avait triomphé, contre vents et marées, d’un appareil étatique verrouillé, incarné par l’ancien Président Macky Sall. Beaucoup voyaient en eux le symbole du renouveau, de la loyauté politique, de la cohérence idéologique. Deux amis d’enfance, deux militants syndicalistes et politiques forgés dans la même résistance, déjà porteurs d’une légende populaire avant même d’entrer au Palais.

Ce qui, aujourd’hui oppose Faye et Sonko, n’est pas seulement une question de personne, encore moins une querelle d’ego. Il s’agit du pouvoir institutionnel d’un chef d’Etat, fort de sa légitimité constitutionnelle, contre le pouvoir charismatique d’un leader politique devenu Premier ministre et toujours maître de sa base militante.

Le Sénégal n’a pas voté le 24 mars 2024 pour un duel de personnalités, mais pour un duo de réformes. Les promesses faites (justice indépendante, gouvernance sobre, rupture avec les privilèges) sont des chantiers immenses qui exigent une unité et une cohésion réelles au sommet de l’Etat. Sans cette unité qui, aujourd’hui est mise en mal, les réformes risquent de n’être que des slogans et la victoire du 24 mars, un rêve éphémère.

La balle est désormais dans le camp de Bassirou Diomaye Faye et de Ousmane Sonko. Ils doivent choisir entre la satisfaction de l’autorité institutionnelle et la sacralité de la parole donnée au peuple. Le Sénégal a besoin d’une alliance qui transcende les susceptibilités et résiste aux pressions internes et externes. Le pire serait que les promesses d’une nouvelle ère se perdent dans les querelles de leadership. Les Sénégalais regardent. L’Afrique observe. Et l’histoire, implacable, jugera.

Kamélé FAYAMA

Journées nationales du transport par rail: le Burkina Faso mise sur une relance stratégique du transport ferroviaire

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Les travaux de la première édition des Journées nationales du transport par rail (JNTR) ont pris fin, le samedi 15 novembre 2025 à Bobo-Dioulasso sous la présidence du ministre des Infrastructures et du Désenclavement, Adama Luc Sorgho. Ces journées, initiées par la Société de gestion du patrimoine ferroviaire du Burkina (SOPAFER-B) ont permis de réfléchir sur le repositionnement du rail burkinabè comme un levier majeur de développement.

Cette clôture a débuté tôt le matin du samedi 15 novembre 2025 par une incursion ferroviaire d’une trentaine de kilomètres. A bord du train voyageur, autorités, techniciens, étudiants et citoyens ont partagé un moment aussi symbolique que révélateur. Pour certains, il s’est agi d’un retour aux souvenirs du train d’antan ; pour d’autres, notamment les plus jeunes, c’était une première expérience d’emprunter le train voyageur.
« Le train est social et accessible. Nous voulons le (le train voyageur) revoir circuler à nouveau pour nos enfants », lance, visiblement ému, Jean Paul Ouédraogo, âgé de 64 ans. Pour ce dernier, ce voyage est sa première expérience à bord d’un train.

Le même enthousiasme se lisait sur le visage de la commerçante Aminata Dembélé. « Nous sommes fiers de voir le train reprendre. C’est un transport sécurisé et moins cher que le car. Le voyage par le train nous permet, nous les commerçants, de transporter beaucoup de marchandises à moindre coût comparativement aux cars. Aussi, on a la possibilité de se mouvoir à l’intérieur du train alors que dans le car, c’est station assise jusqu’à destination », dépeint dame Dembélé.

Ces réactions traduisent une réalité évidente, le vœu de voir le train voyageur régulièrement sur les rails. Malgré son interruption, le train n’a jamais perdu son utilité sociale. Le Secrétaire général du gouvernement, Ousmane Ouattara, a salué l’engouement populaire suscité par l’incursion ferroviaire. « L’engouement populaire de ce matin est la preuve que le train reste un besoin réel », a-t-il affirmé. Au-delà de la dimension populaire, ces Journées nationales du transport par rail ont permis d’évaluer les infrastructures ferroviaires du Burkina Faso.

La visite des ateliers de maintenance s’est révélée particulièrement instructive. Les installations, encore fonctionnelles, présentent un potentiel technique important. « Nous avons vu qu’il existe ici des capacités humaines et matérielles. Il faut maintenant renforcer l’atelier avec des équipements modernes », a indiqué le ministre des Infrastructures et du Désenclavement, Adama Luc Sorgho, convaincu que ces outils constituent un point d’appui pour le redéploiement ferroviaire.

Accélérer la mise en place de l’usine « Faso Rail »

La coupure du ruban qui a matérialisé l’inauguration officielle du musée ferroviaire.

Le ministre a également rappelé la volonté du gouvernement d’accélérer la mise en place de l’usine « Faso Rail », un projet industriel destiné à appuyer la filière ferroviaire et à réduire la dépendance externe en matière de pièces et de maintenance. Selon lui, cette initiative s’inscrit dans la vision du chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré, qui voit dans le rail un instrument stratégique de désenclavement et d’intégration régionale. Ousmane Ouattara a été surpris de découvrir que l’un des plus grands ateliers de maintenance de la sous-région est logé à Bobo-Dioulasso.

« Notre objectif sera de capitaliser cet atelier pour qu’il puisse, pourquoi pas, vendre ses services aux pays voisins », a-t-il laissé entendre. Dans son discours de clôture de ces journées, Adama Luc Sorgho a présenté le rail comme un pilier de souveraineté et de résilience économique. « Le rail burkinabè renaîtra parce qu’il est le symbole même de notre unité et de notre souveraineté », a-t-il lancé. Et le réveil du rail burkinabè, aux dires du chef du département en charges des Infrastructures et du Désenclavement passe par la modernisation de l’axe Abidjan-Ouagadougou-Kaya, l’ouverture vers le Sahel et Tambao, l’intégration au sein des corridors de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) et le développement d’un système multimodal articulant rail, route, fleuve et air.

La cérémonie a été mise à profit pour inaugurer la salle d’exposition du musée ferroviaire. Pour le ministre, ce site va devenir « un sanctuaire de la mémoire des cheminots », un lieu chargé d’histoire destiné à inspirer les jeunes générations de techniciens et d’ingénieurs. Les Journées nationales du transport par rail ont ainsi permis de mesurer l’ampleur des défis, mais aussi le potentiel réel d’une relance ferroviaire ambitieuse.

 

Kamélé FAYAMA

Ouvrage de franchissement à Banakélédaga : « Le Pont camarade Président capitaine Ibrahim Traoré », inauguré

Le ministre des Infrastructures et du Désenclavement, Adama Luc Sorgho, a procédé à la mise en circulation du pont de Banakélédaga, le dimanche 16 novembre 2025. D’un coût de réalisation de plus d’un milliard de francs CFA, ce pont relie le village de Banakélédaga à celui de Desso (commune de Bama), dans la province du Houet, au franchissement du cours d’eau Houet.

Le pont de Banakélédaga est désormais opérationnel. Les habitants de Desso, dans la commune de Bama, pourront faire leur déplacement à Bobo-Dioulasso en passant par Banakélédaga sans difficulté. En effet, le pont qui relie les deux villages a été officiellement ouvert à la circulation, le dimanche 16 novembre 2025, par le ministre des Infrastructures et du Désenclavement, Adama Luc Sorgho. Cette mise en service, après plusieurs mois de travaux, est un soulagement pour les populations de la commune de Bama. D’un coût de réalisation de 1 170 897 902 F CFA, les travaux ont été confiés à l’entreprise malienne Bâtiments ébénisterie construction métallique (BECM-CG).

Financée par la Banque mondiale, la réalisation de cet ouvrage s’inscrit dans le cadre du Projet d’urgence de développement territorial et de résilience (PUDTR). Selon le ministre des Infrastructures et du Désenclavement, Adama Luc Sorgho, le pont a été réalisé au standard d’une route nationale. « Quelle que soit l’évolution de la qualité ou du standard de la route, on pourra toujours compter sur ce pont-là », a-t-il souligné. A l’en croire, l’ancien pont, qui avait été emporté par les eaux, avait coupé sept localités de la ville. «

Aujourd’hui, tout est rétabli. C’est avec satisfaction que nous avons procédé à la mise en service du pont », a ajouté le ministre. Adama Luc Sorgho a, de ce fait, félicité les acteurs pour le « bon » travail qui a été réalisé. Il a également invité les populations à un bon usage de l’infrastructure. « Nous demandons aux usagers, s’ils constatent qu’il y a un grand arbre à proximité qui peut créer des problèmes, d’aviser le service technique du ministère, notamment la direction régionale, qui viendra intervenir rapidement », a laissé entendre le ministre.

Une population reconnaissante

A travers cette coupure de ruban, le ministre des Infrastructures et du Désenclavement, Adama Luc Sorgho, a inauguré le nouveau pont.

Pour le directeur général de l’Agence des infrastructures du Burkina (AGETIB), Ollo Franck Kansié, la construction de cet ouvrage a permis de rétablir le trafic sur un site très important en termes de potentialité agricole. « Elle a permis de désenclaver pratiquement sept villages qui étaient malheureusement difficiles d’accès compte tenu du sinistre du pont en 2018 », a-t-il affirmé. A l’écouter, il permet également de réduire les coûts de transport, qui étaient auparavant très élevés sur ce trajet.

« Sur la question de la qualité, l’ensemble des dispositions techniques ont été prises pour s’assurer de la construction d’un ouvrage de qualité. L’AGETIB, en sa qualité de maître d’ouvrage délégué, a supervisé ces travaux. Une mission de contrôle a été recrutée et mandatée pour assurer le suivi technique des travaux », a indiqué le directeur Kansié. Quant au chef de mission de contrôle, le directeur général du bureau d’études, de coordination technique et d’expertises, Eustache Yaguibou, il a indiqué qu’il s’agit d’un pont de 45 mètres, constitué de trois travées de 15 mètres. La longueur totale fait environ 50 mètres avec les culées et les dalles de transition.

« Cet ouvrage a une largeur roulable de 7 mètres, avec un mètre de chaque côté comme trottoir pour permettre le passage des piétons. Il fait une hauteur d’environ 4 mètres et est fondé sur 28 pieux », a-t-il ajouté. Fiers et reconnaissants des efforts du gouvernement burkinabè pour la réalisation de cet ouvrage, les habitants ont baptisé l’infrastructure
« Pont camarade Président capitaine Ibrahim Traoré ». Par la voix du président du Comité villageois (CVD) de Desso, Abdoulaye Sanou, les communautés bénéficiaires ont remercié le ministère des Infrastructures pour avoir répondu à leur cri du cœur.
« Ce n’est pas seulement un pont de béton et d’acier que vous offrez ainsi ; c’est surtout un accès plus sûr aux marchés, aux écoles et aux soins. Cet ouvrage, rassurez-vous, raccourcit les distances et élargit nos horizons économiques », a-t-il souligné.

Noufou NEBIE

Roger Baro, ministre chargé de l’Environnement, à la COP30: « Le Burkina refuse que le devoir de justice climatique devienne un nouvel instrument de domination »

A la 30e Conférence des Parties (COP30) à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques qui se déroule du 10 au 21 novembre 2025, à Belém au Brésil, le ministre de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement du Burkina, Roger Baro, a appelé, le lundi 17 novembre 2025 à l’ouverture du segment de haut niveau de la COP 30/CMP 20/CMA7, à une prise en compte des besoins spéciaux et des circonstances particulières de l’Afrique dans les décisions de la COP30.

Le Burkina ne veut pas d’une COP30 de simples engagements sans effets. Cette position du pays des Hommes intègres, le ministre de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement du Burkina, Roger Baro, l’a fait savoir à la Communauté internationale, le lundi 17 novembre 2025 à Belém au Brésil, à l’ouverture du segment de haut niveau de la COP 30/CMP 20/CMA7, dans le cadre de la 30e Conférence des Parties (COP30) à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), qui se déroule du 10 au 21 novembre 2025, au centre de l’Amazonie.

Après avoir porté à l’assemblée « les salutations fraternelles du capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso, chef de l’Etat, artisan d’une nouvelle espérance pour le peuple burkinabè », le ministre Baro n’a pas pris de gants pour signifier la vision et les convictions du Burkina. « La planète ne sera pas sauvée par l’orgueil technologique, ni par des promesses sans suite, mais par la volonté des peuples à être justes et redevables vis-à-vis de la planète terre. C’est dans cet esprit que le Burkina, dans le cadre de la Confédération AES marche aux côtés des Groupes des pays les moins avancés, du Groupe Afrique et du G77+Chine pour un nouvel ordre climatique fondé sur la souveraineté, l’équité, le respect et la justice. A cette COP, les besoins spéciaux et les circonstances particulières de l’Afrique doivent être prises en compte dans les décisions », a-t-il martelé.

Refus de l’instrumentalisation politique de la responsabilité climatique

Avec moins de 4% des émissions des gaz à effet de serre, le continent africain a besoin de ressources financières conséquentes pour faire face à cette crise climatique, mais dans le strict respect de sa dignité. « Il faut le dire avec clarté et insistance : L’Afrique n’a pas à mendier son droit à l’adaptation. La justice climatique exige des financements multipliés, accessibles, et majoritairement en subventions. Maintenir le cap de +1,5°C n’est pas une ambition : c’est un devoir moral envers l’humanité.

Ceux qui ont le plus émis les gaz à effet de serre doivent assumer la plus grande part en triplant leur effort financier pour l’adaptation », a-t-il souligné. Et le « peuple digne et résilient qui face à l’adversité choisit toujours d’agir » dont il porte la voix à cette tribune de la COP30 ne sera pas partisan d’une quelconque instrumentalisation politique ou géopolitique de l’obligation morale des grandes puissances envers l’humanité.

« Ce devoir de responsabilité et de justice ne devrait en aucun cas être considéré comme
« une aide » aux pays les moins industrialisés. En tout état de cause le Burkina Faso refuse que ce devoir de justice climatique devienne un nouvel instrument de domination politique et assumera pleinement sa politique d’industrialisation », a été on ne peut plus clair le ministre burkinabè en charge de l’environnement.

Et en matière de lutte contre le changement le pays des Hommes intègres, sous le leadership du capitaine Ibrahim Traoré, est dans la bonne direction avec des actions concrètes et non des promesses.

« Sous l’impulsion du chef de l’Etat, le Burkina Faso mène une révolution populaire et progressiste avec une coloration verte dans l’optique de contribuer à renforcer ses puits de carbone, réduire ses émissions de gaz à effet de serre et renforcer la résilience des populations », a-t-il fait savoir.

Saisir l’opportunité d’union qu’offre la 30e COP

A titre illustratif, il a cité l’heure patriotique pour reverdir le Faso avec plus de cinq millions d’arbres plantés en une heure, la mise en place de 89 bosquets à plantes médicinales, l’opérationnalisation de systèmes d’alerte, la vulgarisation de l’énergie solaire et des initiatives de gestion intégrée des ressources en eau, le système national MRV pour garantir la transparence et la redevabilité.

« Mon pays honore pleinement ses engagements pris dans le cadre de l’Accord de Paris à travers sa CDN 3.0 plus ambitieuse qui vise une réduction de 30,87 % des émissions d’ici à 2030, avec un coût global de 7,5 milliards US$ donc 2,8 milliards US$ à rechercher. J’appelle à cette tribune une forte mobilisation des ressources pour la mise en œuvre du volet conditionnel des CDN. Aussi, le Plan national d’adaptation 2024-2028, les stratégies REDD+, la stratégie de sécurité climatique et les mécanismes endogènes de financement traduisent la responsabilité et l’engagement du Burkina en faveur du climat », a-t-il ajouté. Et de préciser qu’au Burkina Faso, chaque arbre, chaque goutte d’eau, chaque parcelle de terre est une richesse à protéger, un héritage à transmettre et une promesse à tenir devant les générations futures.

Le ministre Baro a également appelé la communauté internationale à saisir l’opportunité d’union qu’offre cette 30e COP afin de renforcer l’ambition climatique mondiale et traduire les engagements en des actions concrètes capables de protéger des vies et d’offrir des moyens d’existence ; et c’est une responsabilité partagée mais différentiée.
Enfin, il traduit la reconnaissance du peuple burkinabè au peuple frère de la République Fédérative du Brésil pour l’accueil chaleureux, et l’organisation de cette conférence qui se tient au cœur de la forêt amazonienne, sanctuaire de vie, de mémoire et de résilience.

« Le Burkina Faso apporte tout son soutien à la présidence brésilienne, pour faire de la COP 30, un moment historique de relance de l’action climatique », a-t-il confié. En tout état de cause, l’heure n’est plus à la rhétorique mais à l’action impactante. « Le temps des discours est révolu et l’humanité doit franchir un pas décisif : celui de l’action, de la responsabilité, de la solidarité et du courage climatique », a-t-il conclu.

Mahamadi SEBOGO
Windmad76@gmail.com
(Depuis Belém, Brésil)

Burkina institute of technology: la promotion ‘’Beog-Neeré’’ pour relever les défis technologiques

Burkina institute of technology (BIT), a effectué le samedi 15 novembre 2025 à Koudougou, la sortie officielle des promotions en génie informatique, électrique et mécanique. Au total, 116 lauréats de la promotion ‘’Beog-Neeré’’ sont désormais aptes à mener des activités concrètes pour le développement du pays des Hommes intègres.

Btisseurs de demain et formés par des Burkinabè à Burkina institute of technology (BIT), ils sont au total 116 lauréats à recevoir leurs parchemins, le samedi 15 novembre 2025, dans la cité du Cavalier rouge. Cette 5e promotion a été baptisée promotion ‘’Beog-Neeré’’ en mooré, qui signifie : « Un lendemain meilleur ». Les trois années passées dans cet institut privé du Burkina Faso, ont été marquées par le travail, la rigueur et le dépassement de soi. « Vous avez appris à penser, concevoir, créer, résoudre des problèmes complexes, qu’ils soient mécaniques, électriques ou informatiques et vous avez su faire des réalisations qui ont été reconnues au plan national et international ».

Le ministre chargé de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala : « avec cette promotion, l’avenir du Burkina Faso n’est pas à craindre mais à construire ».

C’est par ces mots que le directeur général de BIT, Pr François Zougmoré, a exprimé sa reconnaissance à l’ensemble des lauréats du jour. A l’entendre, le monde d’aujourd’hui et encore plus celui de demain, ont besoin des ingénieurs électriciens qui feront briller les villes et électrifier les campagnes, des ingénieurs mécaniciens capables d’imaginer des systèmes durables et ceux informaticiens qui forment des lignes de code en solutions utiles. « Et BIT a su mettre à la disposition du monde, des compétences qui vont innover, bâtir et exceller pour un avenir radieux », s’est-il convaincu.

Débutée en octobre 2022 et achevée en juillet 2025, la promotion ‘’Beog-Neeré’’ est composée d’ingénieurs de travaux en informatique spécialité programmation et entrepreneuriat, en génie mécanique/option mines et agriculture et en génie électrique/option énergies renouvelables. Pour la représentante de la promotion, Alizèta Irma Nikièma, cette fin de formation ouvre la voie à une nouvelle étape qui est celle de l’engagement concret, de l’innovation et de la participation active au développement du Burkina. « Nous ne sommes plus de simples étudiants. Nous devenons des professionnels, des bâtisseurs, des acteurs du changement porteurs de compétences », a-t-elle soutenu.

Les jeunes croient en leurs capacités

Le coordonnateur de l’ONG The Stern stewart institute (TSSI), représentant la fondatrice de BIT, Désiré Yaméogo, a signifié que ces lauréats incarnent bien le nom de leur baptême ‘’Beog-Neeré’’. « Si, la première promotion est passée de 27 étudiants à une centaine de lauréats à nos jours, cela veut dire que les jeunes commencent à croire en leurs compétences et ils viennent se former à BIT avec des enseignants qualifiés », s’est-il enthousiasmé. M. Yaméogo a par ailleurs attiré l’attention du représentant du ministre chargé des Mines, Alexis Dakuyo, sur les difficultés qu’éprouvent les étudiants en fin de formation à obtenir des stages dans les sociétés minières.

Le directeur général de BIT, Pr François Zougmoré, qui a soutenu que les lauréats ouvrent à présent un nouveau livre les a invités à porter haut les valeurs de discipline, d’intégrité, d’innovation et d’excellence.

Ce dernier qui a dit prendre bonne note, a fait savoir que ces trois domaines sont complémentaires et convergent vers un même objectif, qui consiste à accélérer la transformation structurelle du pays des Hommes intègres, qui tient à cœur le Président du Faso. Pour le ministre en charge de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala, cette sortie n’est pas seulement celle des impétrants. Elle est celle d’un peuple car selon lui, lorsqu’une jeunesse se forme, c’est tout un pays qui avance.

« La connaissance est le plus noble des héritages et vous l’avez conquise par l’effort, la persévérance et la vision. Votre savoir doit être un service pour votre communauté. N’acceptez jamais qu’on vous dise comment se font les choses. C’est à vous de montrer comment les choses doivent se faire
dé-sormais, avec tout ce qui vous avez acquis comme connaissances de vos enseignants dévoués », a-t-il lancé à l’endroit de la promotion ‘’Beog-Neeré’’.

 

Afsétou SAWADOGO

Actions gouvernementales: appel au renforcement du soutien des médias

Le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, porte-parole du gouvernement, Pindgwendé Gilbert Ouédraogo, a échangé, le vendredi 14 novrmbre 2025, à Ouagadougou avec les responsables des médias pour renforcer l’accompagnement médiatique des actions publiques.

« A chaque fois que l’occasion s’est présentée, je me fais le devoir de saluer votre travail qui est un travail de bravoure parce que nous savons que le contexte est extrêmement difficile, non seulement sur le plan social, sur le plan économique, mais aussi sur le plan sécuritaire qui impacte négativement sur l’économie des différents médias », c’est ce qu’a dit le ministre chargé de la Communication, Pindgwendé Gilbert Ouédraogo, aux responsables des médias, le vendredi 14 novembre 2025, lors de leur tête-à-tête.

Il a également salué leur résilience et le courage avec lequel, ils engagent leurs équipes au quotidien pour produire des contenus et donner de la visibilité à l’action gouvernementale. « La vision du gouvernement, c’est de dire que nous souhaitons renforcer le partenariat qui existe et mettre un point d’orgue sur ce que nous appelons la sincérité dans nos relations, que nous puissions comprendre les enjeux du gouvernement et qu’en-semble, nous puissions prendre aussi des engage-ments pour continuer à faire le travail qui est le nôtre », a-t-il fait savoir. Selon le ministre, le gouvernement est dans une dynamique constructive, a savoir, « informer pour améliorer ce qui est fait ».

« Mais, informer pour décourager, diviser, susciter de la subversion, je pense que tout cela, on n’en a vraiment pas besoin, a cette étape où les acquis sont extrêmement importants. Aujourd’hui, il faut, à mon avis, être aveugle, sinon être de mauvaise foi, que de ne pas reconnaitre qu’il y a un travail formidable qui est fait à tous les niveaux », a-t-il dit. Au niveau de l’administration publique, a-t-il dit, il y a un travail formidable qui est en train d’être fait, à travers la mise en œuvre des réformes opérées par le gouvernement.

Au niveau des médias également, selon ses dires, il y a un travail, parce que beaucoup ont adopté désormais ce qu’on pourrait appeler le journalisme de solution. « Nous devons communiquer sur l’excellence, mais nous ne devons pas faire le focus sur les contre-performances. Il faut communiquer sur l’excellence. Ce qui se fait de mieux, c’est sur cela qu’il faut donner de la visibilité, pour amener les autres, entraîner les autres vers la performance, vers l’excellence », a-t-il dit. Mais, naturellement, a-t-il signifié, « on ne demande pas de fermer les yeux sur les trains qui arrivent en retard. Il faut plutôt les interpeller pour que désormais, ils arrivent à l’heure ».

Il les a invités à adopter cette nouvelle démarche qui consiste à valoriser et à mettre en avant le patriotisme, le journalisme patriote. « On a besoin de vous parce que vous êtes un maillon essentiel, pour compléter la chaîne de l’information et de la communication », a insisté le ministre Ouédraogo. Pour y parvenir, le gouvernement, a-t-il affirmé, est disposé à être proche des médias. « Nous sommes filles et fils du même pays, et nous devons travailler main dans la main à construire notre pays, à consolider les acquis », a précisé le porte-parole du gouvernement. Pour lui, c’est dans cette dynamique qu’ensemble tous les defis seront relevés.

La Rédaction

Sécurité routière: l’ONASER sensibilise les usagers de la route à Koudougou

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L’Office national de sécurité routière a organisé, le dimanche 16 novembre 2025, à Koudougou des activités de sensibilisation et de promotion de sécurité routière au profit des usagers de la route. Cette activité entre dans le cadre de la commémoration de la 17e journée nationale de sensibilisation sur la sécurité routière.

« Jeune pour des trajets sûrs, maitrise ta vitesse et porte ton casque », c’est sous ce thème que s’est déroulée la campagne de contrôle et sensibilisation des usagers de la route le dimanche 16 novembre 2025 dans la cité du cavalier rouge. Organisée par l’Office national de la sécurité routière (ONASER) en collaboration avec la police municipale de Koudougou et l’appui de l’association « Zero goutte de sang », l’activité entre dans le cadre de la commémoration de la journée nationale de sensibilisation sur la sécurité routière, le
15 novembre de chaque année. Un évènement qui est à sa 17e édition en 2025.

Les agents de l’ONASER, accompagnés de ceux de la police municipale et des membres de l’association « Zéro goutte de sang », ont investi les grands carrefours de la ville, comme le rond-point du lycée Tal-M ’bi Yaméogo et celui de l’école Sud. Selon l’adjudant de police à l’ONASER, Pende Guigma, c’est en collaboration avec le ministère de la Sécurité et la police municipale que l’office national de la sécurité routière organise cette 17e journée nationale de sensibilisation qui rentre dans le cadre de la commémoration de la semaine nationale de la sécurité routière. « L’objectif de notre présence à Koudougou est de sensibiliser les usagers en particulier la jeunesse au respect du Code de la route », a ajouté Mme Guigma.

« Réduire les accidents de la route »

Elle a par ailleurs invité les jeunes à porter leur casque et à éviter l’usage du téléphone lors de la circulation. A l’écouter, le respect de ces codes permettra de réduire les accidents de la route qui tuent de nombreux usagers et endeuillent quotidiennement les familles.
Dans le même sens, le directeur de la police municipale de Koudougou, le contrôleur de police Patrice Bonkoungou, s’est réjoui de participer à cette campagne qui est couplée à leur niveau à la 7e édition de la rentrée scolaire en toute sécurité. « Ce sont des activités qui rentrent dans les missions quotidiennes de la police municipale qui est une police préventive », a-t-il précisé.

De façon opérationnelle, il a expliqué que leur mission consiste à déployer les agents sur les lieux stratégiques comme les grands carrefours où il y a les feux tricolores pour sensibiliser les usagers sur le port du casque, la ceinture de sécurité et les excès de vitesse dans la circulation. A Koudougou, fait-il observer, chaque jour on dénombre des accidents liés au non-respect du code de la route, ce qui montre que les usagers ont besoin de ces sensibilisations pour prévenir les accidents de la route. Parlant des élèves, le patron de la police municipale de Koudougou exhorte les parents à transmettre à leurs enfants les notions élémentaires du Code de la route lorsqu’ils leur achètent un engin. Cela va permettre d’éviter les dangers de la circulation comme les accidents de route.

 

Beyon Romain NEBIE
Didier OUEDRAOGO
(Stagiaire)