Solidarité nationale: le Premier ministre lance la campagne « D£m£ Sira »

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Le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a lancé officiellement la campagne nationale de communication et de sensibilisation sur la solidarité dénommée « D£m£ Sira », vendredi 14 novembre 2025 à Ouagadougou.

Face à l’adversité que rencontre la Nation burkinabè, le pouvoir politique a fait le choix de remplir sa mission sous le leadership du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré. Il a choisi la solidarité dénommée « D£m£ Sira », pas comme un simple concept, mais comme une voie d’action concrète, un chemin de progrès partagé ou personne n’est laissé au bord du chemin. Ainsi une campagne nationale de communication et de sensibilisation sur le concept a été initiée.

La cérémonie de lancement des activités s’est déroulée sous l’égide du Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, vendredi 14 novembre 2025 à Ouagadougou. De son avis « D£m£ Sira » est un rappel de qui sont les Burkinabè fondamentalement et un retour aux sources. C’est le principe du « Bayiri » qui enseigne que l’enfant appartient à toute la communauté. Il a ajouté que c’est cette chaine invisible mais indestructible qui lie les uns aux autres, au-delà des origines, des croyances ou des conditions sociales. M. Ouédraogo a également confié que cette campagne, « la voie de la solidarité » se veut la traduction concrète de cette valeur cardinale de la société.

« A travers elle, nous affirmons une vision, un choix collectif : celui de la refondation de notre Nation sur le socle de la solidarité, de la dignité et de la responsabilité partagée » a-t-il martelé. En outre pour le chef du gouvernement, « D£m£ Sira » est plus qu’une campagne. « C’est un voyage, un pèlerinage national vers le meilleur de nous-mêmes. C’est la voie qui nous mènera, ensemble, vers des jours meilleurs. Une voie où la main que l’on tend est plus forte que les armes qui divisent. Une voie où le cœur qui donne est plus riche que celui qui accumule de manière égoïste », a-t-il soutenu.

« Une démarche du cœur »

Par ailleurs, il a appelé à ce que que le flambeau allumé éclaire la marche de la Nation et qu’il soit transmis de main en main, de région en région, de génération en génération, jusqu’à ce que la lumière de la solidarité couvre tout le Burkina Faso.
Pour la ministre de l’Action humanitaire et de la Solidarité, le commandant Passowendé Pélagie Kaboré, il est des jours où l’histoire d’un peuple s’écrit non pas dans les livres, mais dans les gestes. Des jours où la parole publique devient une offrande, une promesse, une main tendue. Elle a poursuivi que « D£m£ Sira », la voie de la solidarité est une campagne nationale, certes, mais surtout une démarche du cœur.

« C’est une mobilisation de l’âme burkinabè, une réaffirmation de ce que nous sommes : un peuple debout, digne et solidaire », a-t-elle insisté. D’après elle, ce qui fonde sa confiance en la réussite de la camagne « D£m£ Sira », c’est la capacité du
peuple du Burkina Fao à se rassembler dans un même élan, à partager les mêmes valeurs d’humanité, de courage et de fraternité, surtout dans l’épreuve.

Mme Kaboré a aussi déclaré que depuis le début de la crise sécuritaire, le ministère de l’Action humanitaire et de la Solidarité nationale a vu les larmes des personnes déplacées internes, entendu les récits des veuves, soutenu les enfants sans repères, les personnes âgées sans abri, les personnes handicapées sans ressources. « Et pourtant, dans cette douleur, nous avons aussi vu la lumière : celle des femmes qui partagent le peu qu’elles ont, des jeunes qui s’organisent pour aider, des chefs coutumiers qui apaisent, des communautés qui accueillent », a-t-elle conclu.

Evariste YODA

 

Projet de mobilité et de développement urbain des villes secondaires: le ministre Adama Luc Sorgho constate des travaux d’assainissement à Bobo-Dioulasso

Le ministre des Infrastructures et du Désenclavement, Adama Luc Sorgho, a visité les chantiers d’aménagement d’ouvrages d’assainissement d’eau pluviale et de voiries connexes dans la ville de Bobo-Dioulasso, le dimanche 16 novembre 2025. D’un taux d’exécution de 25,02 %, ces travaux s’inscrivent dans le cadre du Projet de mobilité et de développement urbain des villes secondaires (PMDUVS).

Lancés le 5 avril 2025 par le Premier ministre, chef du gouvernement, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, les travaux d’aménagement d’ouvrages d’assainissement d’eau pluviale et de voiries connexes dans la ville de Bobo-Dioulasso avancent à grands pas. Dans le but de s’imprégner de l’état d’avancement desdits travaux, le ministre des Infrastructures et du Désenclavement, Adama Luc Sorgho, y a effectué une visite de suivi, le dimanche 16 novembre 2025. Situés dans plusieurs secteurs de la ville de Sya, le ministre et sa délégation se sont intéressés aux travaux du secteur 17.

Là, le premier responsable du département des Infrastructures a pu constater les réalisations faites jusque-là. L’objectif de cette visite, a expliqué le ministre, est de superviser les travaux et de vérifier s’ils s’exécutent bien. A l’en croire, avec un délai d’exécution d’un an, les travaux sont à 25 % de taux de réalisation pour un délai consommé de 43 %. « Nous n’avons pas d’inquiétudes parce qu’à la base, nous avons constaté que les caniveaux sont pratiquement achevés. Il reste quelques caniveaux qu’il faut couler et nous pensons que l’entreprise est sur un rythme correct », a-t-il souligné. Il s’est dit satisfait au vu de l’évolution des travaux et des dispositions que l’entreprise a prises par rapport aux riverains.

« Nous avons vu qu’elle a mis des passerelles métalliques pour permettre à chaque riverain de pouvoir accéder à sa cour », s’est réjoui Adama Luc Sorgho. Le chef du département des Infrastructures a félicité à cet effet l’entreprise en charge des travaux tout en l’invitant à accélérer pour les achever dans les délais prévus (mai 2026). « Nous voyons que le rythme est bon. Mais, nous allons repasser prochainement parce qu’aujourd’hui, ce qui nous intéresse, c’est d’oublier totalement ces problèmes d’inondation à Bobo-Dioulasso », a-t-il dit.

Un ouf de soulagement pour la population

Le ministre a également invité les populations riveraines à la patience. « On ne peut pas effectuer ces travaux sans qu’il y ait de petits désagréments. On leur demande d’accompagner l’entreprise pour qu’on puisse achever rapidement les travaux », a-t-il laissé entendre. Selon le Directeur général de l’Agence des infrastructures du Burkina (AGETIB), agence partenaire du projet, Ollo Franck Kansié, les travaux consistent à mettre en œuvre 20 kilomètres de caniveaux et de collecteurs ; sur ces 20 kilomètres, 18,5 kilomètres seront en béton armé et 1,5 kilomètre maçonné. De plus, 15 kilomètres de voiries en terre adjacentes à ces caniveaux devront être aménagés, ainsi qu’un linéaire de 15 kilomètres d’éclairage solaire qui sera mis en œuvre le long des différentes voies et caniveaux.

Pour lui, l’objectif est d’améliorer le cadre de vie des populations, de renforcer la mobilité dans la ville de Bobo-Dioulasso et de réduire les inondations connues par le passé. « C’est aussi l’occasion pour nous d’appeler à une participation citoyenne de l’ensemble des populations dans le cadre de ces travaux, car nous avons constaté qu’il y a certains types de vandalisme qui se produisent sur ces différents chantiers et, malheureusement, cela risque de retarder le déroulement des travaux et même d’entacher la qualité des ouvrages à exécuter », a-t-il indiqué.

Pour le chef de mission des travaux pour le compte du bureau d’études TED, Julien Mané, en plus de la réalisation des ouvrages, le projet a déjà curé plus de trois kilomètres de caniveaux. La population riveraine se réjouit de la réalisation de ces travaux. Pour elle, à l’image de Joséphine Ki, c’est un ouf de soulagement. « Avant, après une forte pluie, toute notre cour se remplissait d’eau et il nous fallait toute une journée pour pouvoir la vider et habiter tranquillement. Impossible d’accéder au domicile quand il pleut », a-t-elle affirmé. A l’écouter, depuis que les caniveaux ont été creusés, il n’y a plus de problème.

Noufou NEBIE

 

Coopération Burkina-Tadjikistan: l’ambassadeur Ludovic Tapsoba présente ses lettres de créance

Son Excellence monsieur Aristide Ludovic Tapsoba, ambassadeur du Burkina Faso auprès du Tadjikistan avec résidence à Moscou (Fédération de Russie) a présenté ses Lettres de créance le mardi 11 novembre dernier à Son Excellence monsieur Emomali Rahmon, Président de la République du Tadjikistan.

La cérémonie, empreinte de solennité, s’est déroulée au palais présidentiel à Douchanbé la capitale du Tadjikistan.
La remise officielle des Lettres de créance a été suivie d’un échange avec le chef de l’Etat. A l’occasion, l’ambassadeur Tapsoba a transmis au Président Rahmon, le message d’amitié et les salutations fraternelles de Son Excellence monsieur le capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso, chef de l’Etat. Il a aussi marqué sa disponibilité à œuvrer pour le renforcement de la coopération entre le Burkina Faso et la République de Tadjikistan. Le Président Rahmon a traduit sa reconnaissance au chef de l’Etat du Burkina Faso pour avoir accrédité un ambassadeur auprès de son pays. Il a félicité l’ambassadeur pour sa nomination et souhaité voir les relations bilatérales entre les deux pays se renforcer davantage.

DCRP/MAECR-BE

Ensemble, pour une économie souveraine

La 22ᵉ Rencontre nationale gouvernement – secteur privé (RNGSP), tenue les 10 et 11 novembre 2025 à Bobo-Dioulasso s’est inscrite dans une volonté commune de scruter les réalités de l’économie burkinabè sans détour. Ce rendez-vous annuel constitue des moments privilégiés où l’Etat et les acteurs économiques acceptent de se retrouver pour dire ce qui va, ce qui coince, et surtout ce qu’il faut changer. Depuis plus de deux décennies, cet espace de dialogue entretient cette vérité que l’économie nationale ne peut avancer que si le gouvernement et le secteur privé se parlent franchement et s’écoutent surtout.

Dans une telle dynamique, les deux parties se sont résolues à analyser ensemble les goulots d’étranglement dans les différents secteurs d’activités. Dans ce face-à-face entre les décideurs et les principaux animateurs de la vie économique du pays, chacun s’est montré disposé à entendre l’autre, sans faux-fuyant.

Les réformes engagées au sein de la Chambre de commerce et d’industrie et de la Maison de l’entreprise du Burkina Faso illustrent bien ce tournant, en vue de mieux adapter ces structures au contexte actuel, marqué par une conjoncture économique internationale morose et l’exigence d’une résilience nationale sur fond de développement endogène. Le gouvernement et le secteur privé sont unanimes qu’il n’est plus possible de fonctionner comme avant. La communauté des affaires doit être mieux accompagnée, mieux structurée, mieux préparée pour affronter les nouveaux défis de l’environnement régional, continental et mondial.

De son côté, le gouvernement entend garantir la souveraineté économique en intervenant là où les enjeux dépassent les intérêts individuels, tout en s’attelant à améliorer et assainir le climat des affaires au profit des investisseurs nationaux et étrangers. Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a rappelé, sans détour, que l’incivisme fiscal, la fraude, la contrefaçon et le désordre ne peuvent plus être tolérés. L’autorité publique promet d’assumer sa part de responsabilité, mais elle attend en retour un engagement tout aussi sincère du monde des affaires.

Le gouvernement en appelle donc au patriotisme économique. Il induit également un élan d’investir local, produire local, consommer local. Ce sursaut national ne s’appuie pas sur un réflexe défensif. Il résulte de la réalité que le Burkina Faso ne peut se développer qu’en comptant d’abord sur ses propres forces.

La Rencontre nationale gouvernement – secteur privé 2025 ne règle certes pas tous les problèmes, mais elle fixe un chemin clair. Les conclusions sont appelées à être traduites en plan d’actions concrètes, avec un suivi rigoureux. C’est désormais sur ce terrain-là que les Burkinabè vont juger la sincérité des engagements. D’autant que l’économie nationale a non seulement besoin de stabilité, de discipline, mais aussi et surtout d’un partenariat lucide entre l’Etat et le privé.

Tant que ces deux forces acceptent d’avancer ensemble, malgré le contexte difficile, le pays garde une marge de croissance. Ce qui importe aujourd’hui, c’est de tenir le cap en transcendant l’adversité à laquelle le pays est confronté dans sa marche vers la souveraineté politique et économique.

Par Assétou BADOH

Région des Koulsé: Bientôt un schéma d’aménagement du territoire

La délégation spéciale régionale des Koulsé, avec l’appui financier du Projet communautaire de relèvement et de stabilisation pour le Sahel-Burkina Faso (PCRSS-Burkina) a organisé, le vendredi 14 novembre 2025 à Kaya, un atelier de lancement du processus d’élaboration de son Schéma régional d’aménagement et de développement durable du territoire (SRADDT).

La Délégation spéciale régionale des Koulsé (DSRK) veut se doter d’une nouvelle orientation stratégique de développement d’ici à 2040 pour plus de résilience face aux défis sécuritaire, humanitaire et climatique. Ainsi, sous le bras financier du Projet communautaire de relèvement et de stabilisation pour le Sahel-Burkina Faso (PCRSS-Burkina), elle a officiellement lancé, le vendredi 14 novembre 2025 à Kaya, le processus d’élaboration de son Schéma régional d’aménagement et de développement durable du territoire (SRADDT).

Selon le 2e vice-président de la DSRK, Antarou Ly, le SRADDT est l’outil stratégique qui permettra de structurer l’espace régional de manière cohérente et équilibrée, d’identifier les potentialités et les contraintes spécifiques à chaque province et localité et d’orienter les investissements et les politiques publiques vers un développement inclusif et durable. « Il s’agit de dessiner les Koulsé de demain, un territoire où la paix est consolidée, l’accès aux services sociaux de base est garanti pour tous et la prospérité économique est partagée », a-t-il rassuré.

De ce fait, pour un schéma directeur participatif et inclusif, M. Ly a exhorté toutes les parties prenantes à une concertation franche et constructive. Abondant dans le même sens, le gouverneur des Koulsé, Blaise Ouédraogo, a invité ses structures administratives, les organisations non gouvernementales et associations à faciliter l’accès aux données du bureau d’étude chargé de l’élaboration dudit schéma.

Pour lui, ces SRADDT permettront une coordination optimale des actions de développement du territoire national afin d’accompagner la politique nationale en matière de décentralisation et de réduire les disparités inter et intra régionales pour un développement harmonieux, intégré et cohérent des collectivités territoriales du Burkina. De l’avis du gouverneur
Ouédraogo, la crise sécuritaire pourrait se justifier en partie par l’absence d’outils de
planification conséquente du développement qui prennent en compte les réalités des régions sur la base d’un diagnostic et d’une planification participatifs.

Harmoniser les actions de développement

De ce fait, les SRADDT, qui sont des documents d’orientation et de planification stratégique à long terme, contribueront à juguler cette crise à travers des orientations de développement formulées en concertation avec les acteurs régionaux et mises en œuvre par l’ensemble des acteurs intervenant sur les territoires régionaux. De façon spécifique, Blaise Ouédraogo a indiqué que le SRADDT en cours d’élaboration a vocation d’être le référentiel de planification et d’harmonisation des actions de développement sur toute l’étendue du territoire régional, qu’elles émanent de l’Etat, des collectivités territoriales ou du secteur privé.

C’est pourquoi, il a invité le bureau d’étude chargé de l’élaboration dudit schéma à plus de rigueur et de qualité afin que la future documentation stratégique réponde aux préoccupations de l’ensemble des acteurs pour un développement durable de sa région. A entendre un membre du bureau d’étude, Nama Roger de Granital, un schéma directeur d’aménagement vise à construire un territoire avec toutes les infrastructures nécessaires (routes, écoles, centres de santé, barrages…) selon la vision et les moyens ou ressources naturelles dont dispose le pays ou la région.

« Il s’agit de faire le diagnostic pour comprendre le passé. Depuis dix ans, ce qui a changé sur le territoire afin de voir l’évolution des choses dans tous les domaines et se questionner sur la situation d’évolution actuelle. C’est la photographie d’aujourd’hui. Ensuite, voir si on ne fait rien, si les choses restent comme telles, quelle sera la situation dans le futur avec des scenarios de ce qui est bon ou mauvais pour permettre que la région choisisse la meilleure posture afin de pouvoir conduire son développement. Voici le rôle du schéma », a expliqué M. Nama.

Emil Abdoul Razak SEGDA
Segda9emil@gmail.com

Caisse assurance maladie des armées: le nouveau directeur général installé

La direction générale de la caisse d’assurance maladie des armées a connu, ce jeudi 13 novembre 2025, la cérémonie de passation de charges entre le médecin colonel-major Saidou Yonaba, directeur général sorti et le pharmacien lieutenant-colonel Ousmane Sinaré, directeur général entré.

Ladite cérémonie de passation de service s’est déroulée sous la présidence de monsieur l’intendant colonel-major Yamba Leonard Ouoba, secrétaire général du ministère de la Défense et des Anciens combattants. Dans son allocution, le secrétaire général a transmis les félicitations de monsieur le ministre d’Etat, ministre de la Défense et des Anciens combattants au directeur général sorti pour la rigueur avec laquelle il a dirigé la Caisse assurance maladie des armées (CAMA), « outil stratégique, de solidarité, de dignité et de stabilité pour ceux qui, au quotidien, veillent sur la sécurité de notre Nation ».

Il a ensuite félicité le pharmacien lieutenant-colonel Ousmane Sinaré pour le choix porté sur sa personne. Tout en lui rappelant les défis à relever qui sont entre autres, la qualité de service, la couverture des prestations, la gestion rigoureuse des ressources, la confiance des assurés. Il a invité le nouveau DG à l’innovation, à la responsabilité avec un accent sur la dématérialisation afin de faire corps avec la politique gouvernementale. Prenant la parole, le lieutenant-colonel Ousmane Sinaré a adressé ses remerciements aux plus hautes autorités, plus particulièrement à monsieur le ministre d’Etat, ministre de la Défense et des Anciens combattants pour la confiance placée en sa personne.

Il a affirmé sa volonté de servir avec loyauté, intégrité et dévouement dans le souci de relever les défis de la direction générale de la CAMA. Le colonel-major Saidou Yonaba, acteur majeur du processus de transition de la MUFAN à la CAMA, a exprimé sa reconnaissance et ses remerciements à monsieur le ministre d’Etat, Ministre de la Défense et des Anciens combattants pour son engagement personnel dans la réussite de ce projet ainsi qu’à l’ensemble du personnel de la CAMA. Pour le président de la cérémonie, cette passation marque une continuité constructive pour une institution fonctionnelle crédible et au service de ses bénéficiaires.

DCRP/MDAC

Coupe du monde U17/Allemagne – Burkina : 0-1: les Etalons s’offrent le scalp du champion en titre

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En 16e de finale de la 20e Coupe du monde U17 disputée sur le terrain de l’Aspire zone spitch 2 samedi 15 novembre dernier, les Etalons ont mis fin aux ambitions du champion en titre allemand de se succéder, en l’épinglant 1-0 grâce à Mohamed Zongo.

Sur le papier, les Etalons étaient loin d’être les favoris de leur confrontation face à la Nationalmannschaft d’Allemagne en 16e de finale de la 20e Coupe du monde U17 au Qatar. C’est de bonne guerre, car, l’équipe des moins de 17 ans de ce pays est la championne en titre de cette compétition. Quoi de plus normal pour galvaniser d’avantage Chérif Fadil Badra Barro et ses camarades. Les choses commencent bien. Pendant l’échauffement, la chanson de Floby (Burkina) retentit sur l’aire de jeu annexe du stade Abdullah Bin Khalifa. Elle accompagne les U17 burkinabè pendant cet exercice.

Mais, le début du match en infériorité numérique durant près de 3 minutes a failli être préjudiciable à la formation burkinabè. En effet, juste après l’entame, l’axial Issouf Dabo est mis à la touche pour raccommoder son bandage aux doigts. Qu’à cela ne tienne, ce sont les jeunes Bur-kinabè qui vont cueillir à froid leurs adversaires. Cela dès la 5e, où, Mohamed Zongo ajuste le portier allemand d’une belle frappe enroulée du pied gauche pour ouvrir le score. A ce moment précis, plus d’un voyait un match avec une pluie de buts.

Car, avec une équipe allemande aux transitions rapides et en face une formation des Etalons qui maitrise bien son système de contre-attaque, laissait présager un but d’un camp à l’autre. La portion de jeu burkinabè est fréquemment visitée par les Allemands. Mais, la clairvoyance du portier Rahim Ouattara aidant, les Etalons tiennent bon. La domination allemande est territoriale mais stérile. La 2e partie du match est similaire à la première. Les Allemands sont les maîtres de jeu. Les Etalons résistent. Ils sont au bord de la rupture mais refusent de craquer. Cela malgré les 8 minutes de temps additionnels et les deux recours à la VAR. Ce fut un ouf de soulagement après le coup de sifflet finale de l’arbitre.

La victoire « du courage et de la détermination »

Collectivement et individuellement, les poulains d’Oscar Barro sont parvenus à tenir par moments le ballon et à se projeter quand il le faut. Ils ont réussi des attaques placées quand il le faut. Malgré la domination allemande, ils ont su résister avec une défense assez solide et un gardien présent et vigilant. Sauf que le fer de lance de l’attaque, Louckman Tapsoba (suspendu avec Ismaël Zallé pour le prochain match) peine à retrouver toutes ses sensations. En somme, ce fut une victoire « du courage et de la détermination » selon le capitaine des Etalons Fadil Badra Ali Barro. Une victoire qui semble avoir permis aux Etalons de revoir leurs objectifs. « Quand on bat le champion en titre, l’objectif est maintenant la coupe », a-t-il prévenu. Son coach, Oscar Barro, a jugé le match « très difficile et compliqué » à la fois.

« Il fallait rester très concentré, très serein et très combattif. Chose que les jeunes ont su faire », s’est-il réjoui. « Nous n’avons pas bien joué. Nous avons commis beaucoup d’erreurs avec le ballon. Notre timing n’était pas bon. Nous avons affronté une équipe adverse très travailleuse qui a tout donné pour nous empêcher de marquer », a analysé l’entraineur des U17 allemand Marc-Patrick Meister. Tout compte fait, les poulains d’Oscar Barro, en épinglant le champion en titre, donne un signal fort à leur adversaire des 8es de finale du mardi prochain (12h 30 GMT), l’Ouganda. Elle, qui a éliminé le Sénégal 1-0.

Yves OUEDRAOGO
Depuis Doha

Auto-écoles, compagnies de transport en commun…: le coup de semonce du DG des transports terrestres et maritimes

Une équipe de la direction générale des transports terrestres et maritimes a mené, le samedi 15 novembre 2025, une visite inopinée dans les auto-écoles et compagnies de transports, à Cinkansé, dans la région du Nakambé, pour s’assurer qu’elles exercent dans la légalité.

Alors que le Directeur général des transports terrestres et maritimes (DGTTM), Sibidi Vincent Tougri, voulait faire une surprise aux détenteurs d’auto-écoles de la ville de Cinkansé, dans la région du Nakambé, ce sont ses hôtes qui lui ont réservé une, dont eux seuls ont le secret. Ayant appris la présence d’une mission de contrôle dans la région, les gestionnaires d’auto-écoles, de cette ville frontalière avec le Togo, ont passé une couche de peinture sur les façades de leurs établissements, baisser les grilles, avant de prendre les jambes à leur cou.

A l’arrivée sur les lieux, le matin du 15 novembre 2025, respectivement à Atlantique auto-école et à Alliance auto-école, c’est une peinture blanche, encore fraiche, que le DG et son équipe ont constatée sur des grilles fermées. Pourtant, des témoins ont rassuré que 24 heures plus tôt, ces écoles étaient encore fonctionnelles. Pour le directeur général, si l’on n’a rien à se reprocher, on ne peut pas avoir une telle attitude. Séance tenante, il a donné instruction afin que les deux établissements soient fermés, pour « défaut d’autorisation ». « Nous avons été surpris qu’ils aient anticipé en fermant leurs écoles », a déploré le DGTTM. Qu’à cela ne tienne, M.Tougri a souhaité que ces établissements se mettent à jour afin d’exercer en toute légalité.

Des toilettes dans un état piteux

Plus tôt dans la même journée, la mission de contrôle a été à la gare de la compagnie de transport en commun TSR de Cinkansé. Là-bas, rien ou presque n’est en conformité avec les textes règlementaires, selon le constat de l’administration des transports. Pas de copie d’agrément, pas de secrétariat, encore moins une feuille de route permettant d’identifier les passagers à bord. Pire, les toilettes, dans un état piteux, et non séparées, sont utilisées à la fois par les hommes et les femmes.

Ce qui fait office de hall d’attente est un hangar de fortune en tôles ne pouvant pas contenir 100 personnes comme le prévoient les textes. Le constat fait dans un car par les techniciens de la DGTTM révèle qu’il n’y a pas de limitateurs de vitesse. Selon le chef de gare, Daouda Ouédraogo, l’agrément se trouve à Ouagadougou. A la question du DG Tougri de savoir si la gare dispose d’un secrétaire, il a indiqué que c’est lui-même qui assure cette fonction. Et qu’en est-il de la feuille de route que doit disposer le chauffeur à bord ? M. Ouédraogo a fait savoir que les données des clients sont enregistrées dans un ordinateur. «

Ce n’est pas ce que les textes prévoient. Vous devez dresser la liste des passagers comportant leurs noms, prénoms, numéros de téléphone et donner une copie au chauffeur », a rétorqué le DGTTM. Il a ajouté que cela est d’autant plus nécessaire que le Burkina Faso traverse une période d’insécurité. En outre, il a demandé au chef de gare d’afficher les tarifs de voyage sur un tableau au vu et au su des clients.

A la gare de STAF, de la même ville, si l’établissement présente un meilleur visage, les cahiers de charges ne sont pas non plus respectés. La licence d’exploitation, selon le chef de cette gare, Morou Koudougou, se trouverait à Tenkodogo. La gare a certes un hall d’attente pour clients mais le nombre de places assises est insuffisant, a constaté l’équipe de la DGTTM. Dans l’enceinte de cet établissement, les clients font leurs besoins moyennant 50 ou 100 F CFA dans des toilettes dont le confort laisse à désirer.

Pour Vincent Tougri, le client n’a pas à débourser de l’argent pour se soulager. Mais M. Koudougou a rassuré que le paiement n’est pas obligatoire. « Disposez-vous d’une mosquée à l’intérieur de la gare », a interrogé DGTTM ? « Oui », a répondu le chef de la gare. Mais pourquoi pas une chapelle, a questionné encore le DG ? Silence. Et M. Tougri de s’expliquer : « je ne suis pas contre les musulmans. Mais au nom de l’équité, s’il y a une mosquée, il doit y avoir d’autres lieux de culte pour les autres croyants ; à défaut, il faut s’abstenir de construire un seul ».

Le point de satisfaction, noté par l’équipe de contrôle, est la présence de limitateur de vitesse, relevé dans un car, même si des membres de la délégation ont dit avoir des doutes sur son efficacité au regard de la vitesse pratiquée par cette compagnie de transport en commun sur les routes. Selon le DGTTM Vincent Tougri, cette sortie a pour but de vérifier le fonctionnement des auto-écoles, des gares routières, des compagnies de transport en commun ainsi que des entreprises de transformation de véhicules pour voir d’une part qu’ils détiennent des documents administratifs les autorisant à exercer et d’autre part, s’assurer du respect des cahiers de charges.

« Certains sont à jour, d’autres n’ont pas le minimum et beaucoup ne remplissent pas les conditions. On a donné des avertissements », a-t-il prévenu. Il a invité chacun au respect des textes afin d’éviter à son équipe de recourir, à son corps défendant, à la phase de la répression.

Anselme KAMBIRE

Héroïques jusqu’au bout

Après être sortis brillamment de la phase des poules du Mondial de leur catégorie avec deux victoires probantes face à la République Tchèque et au Tadjikistan, les Etalons cadets ont « occis » le champion en titre, l’Allemagne, à l’issue d’un match âprement disputé mais maîtrisé de bout en bout. Un coup de canon de Mohamed Zongo dès la 6e minute aura donc suffit pour sceller le sort d’un match où aucun des protagonistes ne voulait lâcher prise, avec les huitièmes de finale qui se profilaient à l’horizon.

Néanmoins et nonobstant certains déchets, nos cadets auront maîtrisé leur affaire, avec un circuit de passes rarement vu au niveau de nos équipes nationales, dont la marque de fabrique est plutôt le jeu de transition rapide. A ce label burkinabè, Oscar Barro a su ajouter un jeu plus léché, plus construit et disons-le plus séduisant. Avec le petit Barro dans le rôle de Regista, les Etalons cadets ont par moment donné le tournis à leurs vis-à-vis allemands qui n’ont dû leur salut qu’à un arbitrage à caution.

L’agression sur le gardien burkinabè Rahim Ouédraogo méritait que le fautif soit sanctionné d’un rouge vif. Aussi, la main flagrante du défenseur allemand en pleine surface de réparation dans les arrêts de jeu entraînait ipso facto un penalty. Mais trêve de bavardages pour dire que les Etalons ont failli donner le bâton pour se faire battre en vendangeant des occasions nettes de but aux 77e et 86e minute, par excès de précipitation et mauvaise option sur la dernière passe. De même, on a constaté que notre défense était battue sur les longues balles qui ont toutes profité aux attaquants allemands.

Autre fait notable, la débauche d’énergie qu’entraîne le 4-4-2 de Oscar Barro qui tourne souvent en 4-2-3-1 dans les périodes de contre pressing. Cela amène des fins de matchs pénibles ainsi qu’on l’a déjà constaté lors de la CAN face au Mali et à la Côte d’Ivoire. C’est dire qu’il va falloir rééquilibrer tout cela pour espérer aller encore plus loin dans la compétition. Ce d’autant que notre chef artificier Lookman Tapsoba et le précieux Issoufou Zallé rateront le prochain match pour cumul de cartons jaunes. La science du coaching de Oscar Barro devrait néanmoins permettre de combler ces manques qui ne sont pas aussi rédhibitoires qu’il parait de prime abord.

Aussi, l’apport de sang frais donnera certainement de la fraîcheur physique au bloc équipe qui en aura besoin après le combat de gladiateurs livré face aux Allemands. L’un dans l’autre, si l’équipe arrive à gérer ses efforts et à exploiter ses temps forts, il n’y a pas de raison que cette équipe revienne bredouille de ce Mondial. Après tout, quand on a terrassé le tenant du titre, tous les rêves sont permis. Oscar as-tu du cœur ?

Boubakar SY

Sotigui awards 2025: le Sénégalais Ibrahim Mbaye remporte le Sotigui d’or

L’Académie des Sotigui a célébré du 13 au 15 novembre 2025 les 10 ans des Sotigui Awards à Ouagadougou.

Le Sénégalais Ibrahim Mbaye, pour son rôle dans le film Ni Chaînes Ni Maîtres de Simon Moutairou a été déclaré Sotigui d’or 2025 dans la soirée du samedi 15 novembre 2025 à Ouagadougou à l’occasion de la Xe édition des Sotigui Awards. Très ému, le comédien sénégalais a dédié cette distinction à l’ensemble des
acteurs africains, les invitant à « donner au cinéma ce qu’il mérite : vérité, rigueur et
authenticité ». Plusieurs catégories ont également été récompensées, couvrant aussi bien les longs métrages que les séries télévisées.

Le Came-roun, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, l’Angola, le Maroc et d’autres pays ont vu leurs talents distingués à travers des prix mettant en valeur la diversité et la vitalité du jeu d’acteur africain. Au-delà des trophées, les Sotigui Awards ont réaffirmé leur ambition de construire un espace cinématographique plus éthique, protéger les artistes, renforcer la solidarité africaine et contribuer au rayonnement mondial du cinéma du continent.
La cérémonie de clôture de cette Xe édition a rassemblé des personnalités du monde cinématographique, des représentants institutionnels et des acteurs venus de divers horizons.

Elle a marqué l’aboutissement de quatre jours d’activités ponctuées d’échanges, de panels et de projections autour du thème : « Le cinéma africain face aux défis du harcèlement sexuel : de l’indignation à l’action. »

Le ministre Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, patron de la cérémonie, a salué le rôle central du cinéma dans la construction des imaginaires africains. Revenant sur quelques dates majeures de l’histoire filmique burkinabè, il a rappelé l’attachement
constant du pays au septième art, réaffirmant la détermination du gouvernement à moderniser davantage le secteur. Il a évoqué, entre autres, la création de l’Agence burkinabè de la cinématographie et de l’audiovisuel (ABCA), le lancement du Faso Films Fonds doté d’un milliard de F CFA, ainsi que les programmes Faso Films Tour et Faso Films Wakat, destinés à renforcer la diffusion et l’éducation aux images.

Pour la réalisatrice burkinabè Apolline Traoré, membre de l’Académie des Sotigui, le cinéma demeure une arme morale capable d’interroger le monde. Dans un message empreint d’émotion, elle a rendu hommage aux acteurs, « guerriers de l’ombre » qui portent les histoires africaines, les douleurs et les rêves du continent. Elle a exhorté les comédiens à rester debout, résilients et exigeants, estimant que « si le cinéma brille d’éternité, c’est parce que les acteurs ont choisi de brûler sans s’éteindre ».

Gustave KONATE
(Collaborateur)


 

Palmarès complet

SOTIGUI D’OR : Ibrahim Mbaye (Sénégal) dans “Ni Chaines Ni Maitres” de Simon Moutairou

SOTIGUI DU PUBLIC AFRICAIN : Hortavie Mpondo (Cameroun) dans “Revelations Scandaleuses” de Ebenezer Kepombia

LONGS METRAGES
Sotigui du Meilleur Plus Jeune Acteur africain : Rosine Nguemgaing (Cameroun) dans “Classe A Part” de Ghislain Towa

Sotigui du Meilleur Espoir africain : Pape Aly Diop (Sénégal) dans “Timpi Tampa” d’Adama Bineta Sow

Sotigui de La Meilleure Interprétation masculine burkinabè : Dramane Ouédraogo (Burkina Faso) dans “Katanga, La Danse Des Scorpions” de Dani Kouyaté

Sotigui de La Meilleure Interprétation féminine burkinabè : Coulibaly Hafissatou (Burkina Faso) dans “Les Invertieuses” de Aïcha Boro

Sotigui du Meilleur Acteur de L’afrique du Nord : Nisrin Erradi (Maroc) dans “Everybody Loves Touda” de Nabil Ayouch

Sotigui du Meilleur Acteur Nigéria/Ghana : Kwadwo Nkansah Alias Lil Win (Ghana) dans “Capitain Ibrahim Traoré” de Jackson K. Bentum

Sotigui du Meilleur Acteur de L’Afrique de L’Est : Ednara Conceição (Angola) dans “Acaixa” de Carlos G. Rodrigues

Sotigui du Meilleur Acteur de L’Afrique australe : Sharone Gah Roussety (Ile Maurice) dans “Simin Zetwal, Regarder Les Etoiles” de David Constantin

Sotigui du Meilleur Acteur de L’Afrique de L’Ouest : Cheikh Babou Gaye (Sénégal) dans “Nanas” de Khalifa Ba

Sotigui du Meilleur Acteur de L’Afrique centrale ; Thérèse Ngono (Cameroun) dans “Indomptables” de Thomas Ngjiol

Sotigui du Meilleur Acteur de La Diaspora : Ibrahim Mbaye (Sénégal) dans “Ni Chaines Ni Maitres” de Simon Moutairou

SERIES TV
Sotigui du Meilleur Espoir Africain Serie Tv : Diariatou Sow (Sénégal) dans “Credule” de Almoukhtari Jantler

Sotigui de La Meilleure Interprétation masculine africaine Série TV : Fortune Akarpo (Côte D’ivoire) dans “Les Nounous” de Franck Vlehi & Marina Niava

Sotigui de La Meilleure Interprétation féminine africaine Série TV: Eve Guehi (Côte D’ivoire) dans “Les Nounous” de Franck Vlehi & Marina Niava