Région de Yaadga: la vision de l’AES dévoilée aux populations

La Commission nationale de la confédération des Etats du Sahel (CN-AES) a animé, le vendredi 14 novembre 2025 à Ouahigouya, une conférence régionale sur les grandes lignes conformément à la vision des trois chefs d’Etat de l’AES.

La salle de conférence du collège Saint -Marie de Ouahigouya a refusé du monde, le vendredi 14 novembre 2025. Après Ziniaré, Dori, Kaya, c’était au tour de la cité de Naaba Kango d’accueillir la conférence régionale tournante de la Commission nationale de la Confédération des Etats du Sahel (CN-AES). A l’appel de la CN-AES, les populations, autorités, et forces vives de la région se sont réunies pour écouter la « bonne nouvelle ». Selon les organisateurs, l’objectif de la rencontre est clair : « renforcer la compréhension et l’adhésion populaire autour de la vision des trois chefs d’Etat à travers la création de l’Alliances des Etats du Sahel qui regroupe le Mali le Niger et le Burkina Faso ».

Dans sa communication, le conférencier, président de la CN-AES, Bassolma Bazié, a expliqué que la création de la Confédération est une réponse historique aux défis communs de nos peuples qui ont été longtemps maintenus dans l’ignorance par le colonisateur. Selon Bassolma Bazié, l’AES n’est pas seulement une alliance politique ou militaire, mais une démarche de trois Etats frères, courageux, solidaires et dignes vers la souveraineté totale au profit des peuples opprimés depuis des années. « L’AES ne réussira pas seulement selon la volonté des trois chefs d’Etat. Mais, elle réussira grâce à l’engagement collectif de tous, le travail et à la foi du peuple. Chacun doit être ambassadeur de cette vision dans sa famille, son quartier, son village… à soutenir la vision », a dit le président Bassolma Bazié.

Un lendemain meilleur

Les participants ont salué la démarche d’information et de sensibilisation engagée par la CN-AES, qui permet à la population de mieux comprendre les idéaux de la Confédération.
« Ce que nous avons entendu aujourd’hui nous réconforte beaucoup et nous donne espoir d’un lendemain meilleur. L’AES, c’est notre chance de sortir du joug de la domination coloniale et bâtir notre avenir », a confié la coordonnatrice régionale des femmes de Yaadga, Djénéba Sodré Sangarba.

La conférence de Ouahigouya s’est tenue en présence du gouverneur de la région de Yaadga, du représentant des leaders coutumiers, des représentants des Organisations de la société civile (OSC) et de nombreuses personnalités.
Dans les différentes interventions tous ont salué la clarté du message et la pertinence de la démarche de la CN-AES qui, selon eux, traduit l’engagement du Burkina et des partenaires de l’AES à savoir le Mali et le Niger à prendre en main leur destin de développement.
Pour le gouverneur, Thomas Yampa, cette conférence vise à renforcer la cohésion sociale et la confiance de l’Etat et les citoyens autour de la dynamique de reconquête du territoire.
Le représentant des leaders coutumiers, le Toogo Naaba, a exhorté les populations à bien s’approprier le projet de la Confédération de l’AES.

« Le moment est venu pour que nous fassions bloc autour de nos dirigeants et traduisons ensemble cette vision en actions concrètes dans nos localités », a déclaré le Toogo Naaba.
Le gouverneur de la région de Yaadga, Thomas Yampa, a salué le leadership du président de la CN-AES et la vision des trois chefs d’Etat de l’AES. Il par ailleurs invité l’ensemble de la population à demeurer mobilisée autour de cette cause commune. « Pour lui, l’avenir des pays de l’AES dépendrait de la capacité des peuples à rester solidaires face aux défis économiques, sécuritaires et sociaux dont les chefs d’Etat en ont fait un combat », a-t-il conclu.

 

Bassirou BADINI
bassirouba264@gmail.com

 

Initiative présidentielle Faso Mêbo: les étudiants patriotes apportent leur force

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L’Association des étudiants patriotes (AEP) a soutenu physiquement l’Initiative présidentielle « Faso Mêbo », samedi 15 novembre 2025, à Ouagadougou.

Les étudiants patriotes réunis au sein de l’Association des étudiants patriotes (AEP) ont traduit leur volonté de contribuer physiquement à la construction de la Nation burkinabè. A travers un tel acte volontaire, leur participation à l’Initiative présidentielle Faso Mêbo a mobilisé environ 2 000 personnes. Cette contribution par la force du travail a eu lieu, samedi 15 novembre 2025, à Ouagadougou. Selon la présidente de l’AEP, Djenaba Simporé et étudiante en 3e année de droit à l’Université Thomas-Sankara (UTS), cette initiative a permis à l’association de donner un coup de main par la motivation des membres à soutenir l’engagement pour le développement du Burkina Faso.

« Etre neutre aujourd’hui, c’est trahir. Etre indiffèrent, c’est abandonner », a-t-elle confié. Elle a signifié que l’AEP va tenir jusqu’au bout pour que la « paix » règne au Burkina Faso. « Nous passerons une demi-journée à faire des travaux d’intérêt commun et encouragerons les participants actifs. Car, un étudiant patriote est celui qui se bat pour sa patrie et qui a le devoir d’accomplir cette tâche », a relevé Djenaba Simporé. Faso Mêbo est une initiative qui mérite une attention à l’égard de la population citoyenne burkinabè, a déclaré le secrétaire chargé du sport de l’AEP, Mohamed Kaboré, par ailleurs, étudiant en droit à l’UTS.

« Nous avons l’initiative de contribuer de façon volontaire et physique pour le développement harmonieux du Burkina Faso. Ne soyez pas des observateurs, soyez des acteurs du changement de notre chère patrie, le Burkina Faso », a-t-il lancé. C’est ensemble, main dans la main, que les Burkinabè pourront bâtir un Burkina solide, a-t-il estimé. Le mot patriotisme qui bat son plein sur le territoire national et à l’international n’est pas un mot mais une valeur qui enseigne l’amour, l’attachement à sa Patrie, a fait savoir le secrétaire général adjoint de l’AEP, Abass Zané.

« Faso Mêbo permet à toute personne d’associer son image. Comme Thomas Sankara le disait : « quand le peuple se lève, l’impérialisme tremble ». Et je dirai que « quand la
jeunesse se lève, l’impérialisme tremble ». La jeunesse sera toujours debout pour soutenir cette belle initiative, promouvoir la jeunesse burkinabè car, elle est la force du pays », a-t-il laissé entendre. Abass Zané a aussi ajouté que l’AEP a besoin de soutien des autorités pour faire étendre ses limites sur toute l’étendue du territoire burkinabè avec pour mission première, la sensibilisation à la cohésion sociale. L’AEP a lancé un appel solennel à l’ensemble de la population burkinabè pour faire de l’Initiative présidentielle Faso Mêbo, son cheval de bataille afin d’accompagner les efforts du gouvernement pour l’édification d’un Burkina Faso prospère.

Boukary BONKOUNGOU
Rasmatou OUEDRAOGO
(Stagiaire)

Droits de retransmission de la CAN 2025: des télévisions nationales d’Afrique subsaharienne francophone dénoncent une discrimination

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Dans cette déclaration parvenue à notre rédaction, des télévisions nationales d’Afrique subsaharienne francophone ont adressé une lettre de protestation au président de la Confédération africaine de football (CAF) sur les conditions d’acquisition des droits de retransmission de la CAN 2025.

 

𝐓𝐫𝐢𝐛𝐮𝐧𝐚𝐥 𝐝𝐞 𝐠𝐫𝐚𝐧𝐝𝐞 𝐢𝐧𝐬𝐭𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐎𝐮𝐚𝐠𝐚 𝐈𝐈 : 𝐮𝐧 𝐭𝐫𝐚𝐯𝐞𝐬𝐭𝐢 𝐜𝐨𝐧𝐝𝐚𝐦𝐧é 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐡𝐨𝐦𝐨𝐬𝐞𝐱𝐮𝐚𝐥𝐢𝐭é 𝐞𝐭 𝐩𝐫𝐚𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬 𝐚𝐬𝐬𝐢𝐦𝐢𝐥é𝐞𝐬

Le vendredi 7 novembre 2025, K.M, originaire d’un pays voisin, a comparu devant la chambre correctionnelle du Tribunal de grande instance Ouaga II pour répondre d’homosexualité et de pratiques assimilées, interdites aux termes de l’article 210-3 de la loi n°012-2025/ALT du 1er septembre 2025 portant code des personnes et de la famille au Burkina Faso qui punit ces faits d’une peine d’emprisonnement de deux à cinq ans et d’une amende de deux millions (2 000 000) à dix millions (10 000 000) de francs, précisant in fine que lorsque le prévenu est de nationalité étrangère, il peut en outre être prononcé contre lui l’expulsion du territoire national.
Pour les faits de l’espèce, K.M, de sexe masculin, s’est travesti en femme et faisait le trottoir dans la ville de Ouagadougou. Appelé à la barre, il a reconnu sans ambages entretenir des rapports sexuels rémunérés avec d’autres hommes. Pour sa défense, il expliquait avoir été victime d’un viol collectif il y a environ 07 ans de cela par des garçons qui l’a entrainé dans un coma pendant 05 mois. C’est quand il a recouvré sa santé qu’il a décidé de s’habiller et de se maquiller désormais comme une femme pour sa propre sécurité.
Dans sa narration, il expliquait qu’il arrivait qu’il soit courtisé par des hommes qui pensent avoir affaire à une femme. A son tour, il ne leur révélait pas non plus son genre et prenait en moyenne 03 jours pour d’abord discuter avec eux avant de le leur avouer par la suite. Une fois son vrai genre révélé, certains clients coupaient immédiatement la communication, tandis que d’autres maintenaient leurs demandes sentimentales conduisant à des relations sexuelles. Il précisait que le coût de la prestation variait entre 20 000 et 50 000 francs CFA selon qu’elle a lieu à la résidence du client ou dans une villa meublée qu’il a lui-même louée pour un loyer mensuel de 450 000 francs CFA.
Interrogé sur le nombre d’hommes qui ont entretenu des rapports sexuels avec lui en connaissance de cause, K.M l’a estimé à environ une centaine d’hommes avec un gain mensuel d’environ 800 000 francs CFA que cette activité lui rapportait.
Sur la question de savoir s’il était informé que de telles pratiques étaient interdites et sévèrement punies au Burkina Faso, il a répondu par l’affirmative, en précisant avoir eu l’intention de quitter le Burkina Faso depuis un certain temps sans y être parvenu pour l’instant.
Prenant la parole à la clôture des débats, le Procureur du Faso a requis la culpabilité de K.M pour homosexualité et pratiques assimilées et sa condamnation à une peine d’emprisonnement ferme de 24 mois et à une amende ferme de 2 000 000 de francs CFA.
Après délibération, le Tribunal a déclaré K.M coupable d’homosexualité et de pratiques assimilées. En répression, il l’a condamné à une peine d’emprisonnement ferme de 24 mois et à une amende ferme de 2 000 000 de francs CFA. Le Tribunal a en outre ordonné son expulsion hors du territoire national quand il aura exécuté sa peine d’emprisonnement et payé l’entièreté de l’amende pénale.
𝐃𝐂𝐑𝐏 / 𝐌𝐉𝐃𝐇𝐑𝐈

Soutenance à l’Institut supérieur de technologies: Ihinibo Yéri Hien analyse la consommation des fruits et légumes chez les étudiants

L’étudiante de l’Institut supérieur de technologies (IST), Ihinibo Yéri Hien, a obtenu sa licence professionnelle en nutrition humaine et appliquée, sur l’évaluation du niveau de connaissance et de consommation des fruits et légumes chez les étudiants de l’Institut à Ouagadougou, mercredi 5 novembre 2025.

L’honneur est revenu à l’étudiante de l’Institut supérieur de technologies (IST), Ihinibo Yéri Hien, de présenter le fruit de son travail portant sur l’évaluation du niveau de connaissance et de consommation des fruits et légumes chez les étudiants de l’IST à Ouagadougou. En effet, à l’issue de la soutenance, mercredi 5 novembre 2025, au sein de l’Institut, le travail conduit par son directeur de rapport, Dr Bamory Ouattara et son maître de stage, Désiré Bayoulou, a remporté la note de 18/20 et la mention « Très bien ». « La consommation des fruits et légumes joue un rôle crucial dans le maintien d’un bon état de santé.

En Afrique subsaharienne, la moyenne de consommation de fruits et légumes est estimée entre 100 et 200 g/jour par personne », a introduit Ihinibo Yéri Hien. Elle a indiqué que selon une enquête menée au Burkina Faso en 2021, moins de 20 % des adultes atteignent les recommandations de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) sur la consommation de fruits et légumes. « En outre, selon l’analyse des données STEPwise (STEPS) de l’OMS collectées en 2014, environ 81% des Burkinabè âgés de 15 à 64 ans déclaraient consommer moins de cinq portions de fruits et légumes par jour. Une enquête menée en 2018 par le ministère de la Santé a montré que plus de 75 % des ménages urbains déclaraient une consommation faible.

Les préférences alimentaires des jeunes s’orientent beaucoup vers la consommation des protéines, les boissons gazeuses et les fast food », a-t-elle rappelé. Pour Inihibo Yéri Hien, ce faible niveau de consommation de fruits et légumes est préoccupant, car il est associé à une augmentation de risques d’hypertension, de diabète, de maladies cardiovasculaires, d’obésité, de malnutrition chronique, ainsi qu’à une baisse de la qualité de vie. Son étude relative aux étudiants de l’IST, à ses dires, est transversale à visées descriptive et analytique sur une période de 3 mois allant du 5 mars au 5 juin 2025. Il en est ressorti que la majorité des enquêtés (73,30%) connaissaient l’existence d’une relation entre la consommation des fruits et légumes et la prévention de maladies.

Également, 57,50% des étudiants connaissent le nombre de fruits et de légumes à consommer par jour. Ces résultats se justifient par le niveau de scolarisation assez élevé des enquêtés de l’étude », a justifié l’étudiante de l’IST. Elle a laissé entendre que les étudiants enquêtés ont proposé la sensibilisation sur les bienfaits de la consommation des fruits et légumes, la réduction des coûts et de rendre disponible les fruits et légumes de qualité. Elle a recommandé au ministère en charge de la santé de renforcer les politiques multisectorielles de nutrition, en intégrant des dimensions économiques permettant aux ménages démunis d’avoir accès aux fruits et légumes à tout moment, entre autres.

Au ministère en charge de l’enseignement de base, Ihinibo Yéri Hien a suggéré d’intégrer l’éducation nutritionnelle dans les programmes de formation ou organiser régulièrement des campagnes de sensibilisation sur l’importance des fruits et légumes pour la santé; de créer des points de vente ou marchés scolaires à l’intérieur ou à proximité des campus afin de faciliter l’accès à des fruits et légumes de qualité et à prix abordable, etc. Elle a fait comprendre que les restaurateurs doivent proposer des fruits et légumes crus dans leurs menus de façon systématique. Concernant les étudiants l’impétrante les a appelés à diversifier autant que faire se peut, leur alimentation, à consommer régulièrement des fruits et légumes (au moins cinq fruits et légumes par jour), etc. Au finish, les étudiants devraient être sensibilisés à réduire la consommation d’aliments ultra-transformés (boissons gazeuses, fast-foods) et à privilégier des choix alimentaires plus sains.

Boukary BONKOUNGOU

Comité international mémorial Thomas Sankara: Les points focaux des Koulsé installés  

Le Comité international du mémorial Thomas Sankara a installé, le samedi 15 novembre 2025 à Kaya, ses points focaux de la région des Koulsé. 

Le Comité international du mémorial Thomas Sankara (CIMTH) investit progressivement les régions du Burkina Faso à travers l’installation de ses points focaux. Après les régions du Kadiogo (Ouagadougou), Nazinon (Manga), Nando (Koudougou), Yaadga (Ouahigouya), c’est autour des Koulsé (Kaya) de recevoir le CIMTS pour l’opérationnalisation de sa structure régionale, le samedi 15 novembre 2025 à Kaya.

Ainsi, fort de six membres, le comité régional du mémorial Thomas Sankara est constitué d’un coordonnateur (Saydou Bargo), d’un secrétaire général (Sayouba Ouédraogo alias M’Bolo), d’un trésorier (Yoro Moumini Ouédraogo), d’un secrétaire chargé à l’organisation (Souleymane Ouédraogo), d’un secrétaire chargé à l’information (Souleymane Sawadogo) et secrétaire chargé à la question féminine (Awa Ouédraogo).

Après avoir remercié les premiers responsables du CIMTH pour le choix porté à sa modeste personne, le coordonnateur Bargo a promis de mettre en œuvre toutes ses énergies pour distiller les idéaux du père de la Révolution démocratique populaire (RDP) auprès des populations des Koulsé.

« Nous sommes à une phase de propagation des idéaux de Thomas Sankara. C’est une chaine qui quitte le niveau national pour les régions.  Notre mission première est de faire en sorte que ces structures soient plus décentraliser. Nous allons approcher les autorités régionales pour que nos rues et monuments puissent porter de nos héros nationaux, comme Thomas Sankara », a indiqué Saydou Bargo.

De même, lui et son équipe entendent mener des actions de sensibilisation et de conscientisation dans les provinces des Koulsé. « Il y aura des actions de mobilisation dans le Namentenga et le Bam et dans les structures éducatives de Kaya et des autres provinces », a envisagé le coordonnateur Bargo.

Etant un fils de la révolution Sankara, le représentant des parrains de l’évènement, Samuel Bamogo a invité les points focaux à être exemplaires sans trahir la mémoire du père de la RDP.

« Sankara était un homme très engagé, honnête et révolutionnaire. Nous les invitons d’être humble et de se donner corps et âmes pour leur patrie et surtout de l’intérêt général de la Nation.  Ils doivent éviter certains comportements pouvant affecter la cohésion sociale tout en prônant la dignité, le vivre-ensemble, le don de soi et le sacrifice suprême pour la Nation », a conseillé le parrain Bamogo.

Après le cérémonial d’installation, le gouverneur des Koulsé, Blaise Ouédraogo les a invités à savoir accepter toute adversité pour se servir du carburant pour pouvoir avancer pour l’intérêt de la Nation. Pour atteindre leur objectif, il les a exhortés à se former idéologiquement et politiquement.

« Efforcez-vous de bien comprendre votre mission avant d’aller vers les populations. Formez-vous dans votre domaine professionnel. Lisez beaucoup ses œuvres, car Thomas Sankara est un repère pour nous et nous devons montrer que nous sommes dignes de continuer son combat », a suggéré le gouverneur Ouédraogo.

Blaise Ouédraogo a invité les points focaux du CIMTS des Koulsé d’avoir des ambitions objectives et constructives pour pouvoir bâtir une Nation forte et prospère.

« Nous souhaitons donc que vous puissiez être un facteur de rassemblement, d’orientation, d’impression de la marche vers la souveraineté et la liberté réelle du peuple burkinabé et le développement de la région des Koulsé », a souligné Blaise Ouédraogo.

Le chef de la délégation du CIMTS, Jean Hubert Bazié a souligné que la mise en place des points focaux dans les régions du Burkina Faso vise à promouvoir l’identité du peuple burkinabé telle que la dignité, l’intégrité et le développement endogène.

« Le point focal, ce sont des personnes ressources qui reflètent de manière exemplaire, nos valeurs, qui sont capables de réveiller en chacun de nous, l’envie de bien faire, de mieux faire, qui inspirent en cherchant à mieux apprendre d’autrui pour mieux servir, avec pour objectif final, le bonheur de tous », a laissé entendre M. Bazié.

Pour lui, les points focaux doivent être des artères du CIMTS pour drainer les énergies, nourrir les ambitions nobles, faire battre le cœur de la Révolution au pays des Hommes intègres et partout dans le monde.

C’est pourquoi, après avoir félicité ses points focaux pour cette responsabilité assumée, Jean Hubert Bazié les a invités à refléter l’image  de Thomas Sankara dans leurs actes et paroles.

Emil Abdoul Razak SEGDA

Segda9emil@gmail.com

 

Modification de la constitution au Bénin : Le mandat présidentiel porté à 7 ans au lieu de 5 ans

Les députés ont modifié la constitution, le vendredi 14 novembre 2025,  en introduisant des nouveautés dans l’organisation des institutions :

  • Le mandat présidentiel porté à 7 ans au lieu de 5 ans. Le président sera désormais élu pour 7ans
  • Un Parlement à deux chambres, système bicaméral (Assemblée nationale et le sénat)
  • Les députés, les maires, les conseillers seront élus pour 7ans

Sidwaya.info

BUREAU NATIONAL DES GRANDS PROJETS DU BURKINA FASO : Le nouveau Directeur exécutif installé dans ses fonctions

Le Ministre Directeur de cabinet du Président du Faso, le Capitaine Martha Céleste Anderson Dekomwin MEDAH, a procédé ce vendredi 14 novembre 2025, à l’installation du nouveau Directeur exécutif du Bureau national des grands projets du Burkina Faso (BN-GPB), le Pr Hamidou SAWADOGO.

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‎Maître de conférences et agrégé en économie, Pr Hamidou SAWADOGO succède à Wendpanga Bruno COMPAORÉ, qui a dirigé le BN-GPB pendant près de deux ans.
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‎Le Ministre Directeur de cabinet a félicité le nouveau Directeur exécutif et a souligné les attentes des Burkinabè en matière de développement. « Aujourd’hui, nous sommes des Burkinabè qui avons un désir ardent du développement », déclare-t-il. Il a ainsi invité Pr SAWADOGO à s’engager pleinement dans ses fonctions et à être passionné par des projets ambitieux, guidé par les aspirations profondes du Peuple.
‎
‎Dans son discours, Pr Hamidou SAWADOGO a exprimé sa gratitude au Président du Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, pour la confiance placée en lui. Il a reconnu l’importance de sa mission, soulignant le rôle stratégique du BN-GPB dans la transformation du pays.
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‎Avec l’ambition de bâtir, avec son équipe, une institution « forte, crédible et performante au service du développement national », Pr SAWADOGO a promis d’exercer ses fonctions avec « intégrité, détermination et patriotisme », dans le respect des valeurs de la Révolution Progressiste Populaire et des orientations du Gouvernement.
‎
En transmettant le flambeau, ‎le Directeur exécutif sortant, Wendpanga Bruno COMPAORÉ, se dit certain que son successeur œuvrera pour le progrès du Burkina Faso et le mieux-être des populations.

Le Ministre Directeur de cabinet, Capitaine Martha Céleste Anderson Dekomwin MEDAH, a également salué le mérite de M. COMPAORÉ, louant sa passion et son engagement dans la conduite des dossiers du BN-GPB.
‎
‎Direction de la communication de la Présidence du Faso

Kaya/Lutte contre la criminalité : Des anciens VDP et repris de justice dans les filets de la police nationale

Le commissariat central de police de la ville de Kaya a organisé une conférence de presse, le vendredi 14 novembre 2025 dans ses locaux pour présenter à la presse trois présumés auteurs dont deux anciens VDP et repris de justice d’actes de cambriolage de commerces et de  domiciles et dans les vols de vélomoteurs dans les secteurs 1, 4, 5 et 7 de Kaya.

 

  1. S. alias papa dopel, 24 ans, ancien VDP et repris de justice, domicilié au secteur 01de la ville de Kaya, dont il est le cerveau du groupe, O. A. alias sénégalais, 21 ans, ancien VDP et repris de justice, domicilié au secteur 01 de la ville de Kaya et O. Y.,  27 ans, domicilié au secteur 01 de la ville de Kaya sont spécialisés dans le cambriolage de commerces et de  domiciles et dans les vols de vélomoteurs.

 

Ils agissent tantôt en groupe et tantôt en solidaire avec un mode opératoire classique qui consiste, entre autres, au repérage et l’identification de la cible, au guet, à l’effraction, l’intrusion frauduleuse et parfois, la tenue au respect de la victime à l’aide  d’un pistolet revolver 7,65 mm et à la soustraction de biens ou de numéraires.

 

Ces stratégies leur ont permis de soustraire frauduleusement des numéraires d’une valeur d’environ 2 millions de francs CFA, un tricycle de marque APSONIC, un vélomoteur de marque TVS, quatre télévisions, six bouteilles de gaz, un appareil de musique, une bascule, un matelas et des téléphones portables.

Toutes ces informations ont été données par le commissaire central de police de la ville de Kaya, le commissaire principal de police, P. Alassane Ouédraogo, au cours d’une conférence de presse tenue le vendredi 14 novembre 2025 dans la direction régionale de la police nationale des Koulsé.

A l’entendre, le palmarès de ce groupe est assez effroyable, en ce sens que son commissariat a enregistré plus d’une dizaine de victimes dont sept 07 connues parmi lesquelles un militaire, et une personne du troisième âge.

 

« O.S alias papa dopel (cerveau du groupe) qui était en fuite,  a été appréhendé dans une galerie sur le site aurifère de sikako dans le département de Zamo, province du Sanguié, grâce à la collaboration des FDS et des VDP de cette localité », a poursuivi le commissaire principal Ouédraogo.

Aux dires du commissaire P. Alassane Ouédraogo, les enquêtes policières sont bouclées et les suspects seront conduits devant le procureur du Faso près le Tribunal de grande  instance de  Kaya pour les suites judiciaires.

 

La Police nationale de Kaya a invité les populations à plus de prudence et de vigilance surtout à l’approche et pendant  les fêtes de fin d’année tout en réitère son appel à la collaboration.

 

Emil Abdoul Razak SEGDA

Segda9emil@gmail.com

 

Légende :

  1. Le commissaire principal de police, P. Alassane Ouédraogo a remercié les populations de Kaya pour leur frange collaboration.
  2. La police nationale de Kaya a mis fin aux actes criminels de ces présumés bandits.
  3. Ce pistolet revolver 7,65 mm était utilisé par ces présumés pour mener leurs opérations de vols et de cambriolages.

 

 

 

 

 

Pr Halidou TINTO: Exemple d’une coopération belgo-burkinabè impactante

À l’occasion de la Fête du Roi des Belges, célébrée le 15 novembre, l’Ambassade du Royaume de Belgique au Burkina Faso met à l’honneur les femmes et les hommes qui incarnent la vitalité du partenariat entre les deux pays.

Cette célébration, symbole d’amitié et de solidarité, rappelle l’engagement constant de la
Belgique aux côtés du Burkina Faso dans le développement du
capital humain, à travers l’éducation, la formation professionnelle et la recherche
scientifique.

C’est dans cet esprit que le parcours du Professeur Halidou TINTO, figure emblématique
de la recherche africaine, illustre l’impact concret et durable de la coopération belgo-burkinabè lorsqu’elle mise sur le savoir, la persévérance et l’humain.
Une coopération qui transforme une vie et un pays

À Nanoro, au cœur de la région du Nando, le Professeur Halidou Tinto fait de la recherche scientifique un véritable levier de développement. Pharmacien et parasitologue de renommée mondiale, il dirige l’Unité de Recherche Clinique de Nanoro
(URCN), devenue un centre d’excellence reconnu bien au-delà des frontières nationales.

Son parcours illustre la fécondité d’une coopération internationale bien pensée : celle
d’un chercheur visionnaire et d’un partenariat solide entre le Burkina Faso et la Belgique.
Né en Côte d’Ivoire, formé au Burkina Faso, au Mali, au Danemark et en Belgique, le
Professeur Tinto débute sa carrière au Centre Muraz de Bobo-Dioulasso.

Il y bénéficie d’une première bourse de 45 jours offerte par l’Ambassade de Belgique pour un séjour à l’Institut de Médecine Tropicale (IMT) d’Anvers, prolongé de 45 jours supplémentaires. Ce passage lui permet de publier son premier article scientifique et ouvre la voie à une bourse doctorale financée par la coopération belge.

Entre 2002 et 2006, il réalise son doctorat en sciences médicales à l’Université d’Anvers. Refusant une offre de postdoctorat aux États-Unis, il choisit de revenir au Burkina Faso, encouragé par un “re-entry grant” de la coopération belge. Ce soutien lui permet de créer l’URCN, aujourd’hui l’un des plus importants centres de recherche clinique en Afrique de l’Ouest, employant plus de 400 personnes.

 

« Si j’étais allé aux États-Unis, ces 400 emplois n’existeraient pas aujourd’hui », confie-t-il.
Au-delà de la recherche, l’impact est tangible : électrification du village, accès aux soins et dynamisme économique.

La coopération belge n’a pas seulement formé un chercheur d’exception ; elle a permis
l’émergence d’une génération de chercheurs burkinabè et la naissance d’un véritable
écosystème scientifique et social au cœur du pays.

Nanoro, un modèle de développement par la science

Le centre de Nanoro, fruit de la coopération belgo-burkinabè, joue un rôle majeur dans la lutte contre le paludisme. Sous la direction du Pr Tinto, des recherches de pointe y sont
menées sur les résistances du parasite et la mise au point de vaccins, dont le R21/Matrix-M
désormais administré aux enfants du Burkina Faso et d’Afrique.

« Qui d’autre doit proposer des solutions si ce n’est nous, les Africains ? » , interroge-t-il.
Convaincu que la recherche doit être menée en Afrique, pour l’Afrique, le Professeur Tinto a
fait de Nanoro un pôle scientifique d’excellence.

Grâce aux bourses et programmes de l’ARES et de la coopération belge, des dizaines de jeunes chercheurs burkinabè ont pu être formés en master et en doctorat
avant de revenir contribuer au développement du pays.

Un message fort pour la jeunesse et les partenaires

Le Professeur Tinto est une source d’inspiration pour la jeunesse africaine. Il prône la
patience, la rigueur et la maîtrise de l’anglais comme clés de réussite.
« J’ai totalisé 14 ans d’études après mon bac. Il faut de la
patience », confie-t-il.

S’adressant aux anciens boursiers de la coopération belge, il lance un appel vibrant :
« Revenez dans vos pays et essayez de créer des choses pour les générations futures. »
Pour lui, le développement du Burkina Faso passe avant tout par une appropriation nationale des enjeux de recherche et un investissement accru dans la
formation : « Il faut investir dans la formation, car sans formation,
on ne produit pas la connaissance nécessaire au développement. »

Une coopération qui mise sur l’humain

Le parcours du Professeur Halidou Tinto dépasse le cadre d’une réussite individuelle. Il symbolise la force d’un partenariat fondé sur la confiance, le respect mutuel et la
co-construction. En investissant dans la formation, la recherche et les talents, la coopération belgo-burkinabè démontre qu’un appui bien ciblé peut
transformer durablement des vies et des territoires.

Derrière chaque bourse, chaque projet et chaque opportunité de formation peut naître un leader, un bâtisseur, un pionnier du changement. Et parmi eux, le Professeur Halidou Tinto restera sans conteste l’une des figures emblématiques de la coopération
belge au Burkina Faso, un symbole d’excellence et d’espoir pour toute une génération.

Le Pr Halidou Tinto a obtenu plusieurs distinctions, dont le Prix d’excellence de la recherche
et de l’innovation de la Pharmacie d’Afrique (2025), le doctorat honoris causa de
l’UCLouvain et de la KU Leuven (2025), le Prix de la Fondation Al-Sumait du Koweït
(2025), ainsi que le Prix Nature’s 10 (2023) et le Prix du meilleur scientifique en sciences de la santé (2021).

Yamnoma Geoffroy ZONGO,

Communication Assistant,
Enabel Burkina Faso